Vive les rides!

Aujourd’hui dans La Presse, Marie-Christine Blais nous offre un portrait de Louise Latraverse, 70 ans. Inspirante Louise Latraverse dont la photo est magnifique. Un visage qui n’a subi aucune chirurgie.

On en veut plus des femmes comme elle. Des modèles positifs pour les femmes qui montrent que les rides ne sont pas une calamité. Que les rides ne sont pas laides. Que les rides sont le reflet et la mémoire de nos vies, de nos joies et de nos tristesses. Que les rides ne doivent pas être effacées à tout prix.

Quand est-ce que jeunesse est devenu égale à beauté et vieillesse à laideur?

Louise Latraverse est celle qui avait dit en 2007 en recevant son premier Gémeau qu’elle valait cher, très cher, car elle n’avait pas été remontée à 67 ans. Et j’adore cette citation: « … Que les autres continuent à aller en chirurgie, moi, je vais avoir tous les beaux rôles de vieilles! »

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Des femmes en 4X4 dans le désert !

Véronique Savoie et sa pilote Naïsa Beaupré-Parent avant leur départ

L’une de mes amies, Véronique Savoie participe au trophée Roses des sables dans le désert du Maroc. Avec sa pilote, elles se classent 51e et elles sont toujours dans la course. Pas mal sur un groupe de plus de 200 équipages.

Le trophée Roses Des Sables n’est pas une course dans le désert comme le Paris-Dakar, mais se base sur l’orientation dans le désert et le franchissement des dunes. C’est un rallye réservé aux femmes.

J’ai quelques problèmes avec le rallye Paris-Dakar et sa responsabilité envers les peuples du désert, la pollution et les déchets laissés sur place. Le trophée Roses Des Sables se distingue par son action humanitaire et écoresponsable. Mais peut-on vraiment être écoresponsables quand on parcourt le désert en 4×4 et quad ? Je ne sais pas, mais toute vie humaine a un impact sur l’environnement… Le fait que ce ne soit pas une course qui tient compte de la vitesse est un atout. Moins de consommation d’essence et plus de respect des populations locales.

Avant qu’elle ne parte, Véronique a répondu à quelques questions. J’ai bien hâte de lui poser des questions à son retour. Le rallye se termine le 18 octobre. Les participantes pour fêter le plaisir d’avoir relevé un super défi. Ça me donne envie de m’y inscrire l’an prochain. Avec un 4X4 hybride ? Pourquoi pas ? J’ai toujours adoré conduire et rêver d’être pilote de Formule 1 !

En quoi consiste cette course ?
C’est un rallye automobile 100 % féminin, avec un but humanitaire. Chaque équipage doit apporter 50 kg de matériel pour les enfants du désert.

Pourquoi tu as décidé d’y participer ?
Pour l’Aventure et le défi ! Voir de quoi je suis capable ! Que les filles aussi peuvent faire des sports extrêmes ! Car toute la préparation avant est tout de même extrême. Il faut se vendre aux entreprises pour avoir des commandites.

Comment ça se déroule sur place ?
Pendant le rallye on est vraiment à la charge de l’organisation. Les déjeuners et soupers sont inclus au bivouac.
Tous les matins nous recevons un road book, donc il faut se rendre d’un CP (check point) à l’autre pour finir au bivouac avant la nuit.
Nous avons une journée d’autonomie totale, donc on s’organise nous même avec notre souper et notre déjeuner et notre dodo ! 🙂 On va coucher dans une tente en plein milieu du désert ! Il y a un gala à la fin du rallye. La location du 4×4 est à notre charge et nous devons faire les démarches pour le trouver !

Comment tu t’es préparée ?
J’ai eu un cours de boussole et ma pilote Naïsa s’est acheté un 4×4 et elle s’est pratiquée dans des pitt de sable !
Mais on n’a pas besoin d’être sportives pour participer à ce rallye, contrairement aux Gazelles.
On a besoin à mon avis d’être assez forte de caractère !

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans la préparation ?
Se vendre ! C’est très dur de vendre son projet ! Personne ne veut investir dans un rêve de deux filles qu’ils ne connaissent pas ! La grande majorité des commandites que nous avons eues, ce sont des gens qui nous connaissent ! Le trophée n’est pas beaucoup connu au Québec, malgré que Sylvie Fréchette soit participante et porte-parole cette année.

Quel est le défi de participer à un tel projet ?

Le réaliser et le vivre ! Penser le faire c’est une chose, mais commencer les démarches c’est vraiment beaucoup de chose à penser !

C’est une deuxième job à temps plein ! Nous avons décidé de le faire en mai dernier alors que certaines équipes s’y préparent des mois d’avance même des années ! Nous on s’est donné un stress supplémentaire en le faisant à la dernière minute ! C’est maintenant ou jamais ! Est-ce qu’on pourra l’an prochain? On ne le sait pas, là on peut ! Donc on se lance dans cette aventure ! C’est l’aventure d’une vie !

Des privilèges pour les parents ?

Depuis quelques semaines, je fais une recherche pour un article sur la conciliation travail-famille. Est-ce l’harmonie entre les mères de jeunes enfants et les autres (non-mères et mères d’enfants plus vieux) au travail ?

Y-a-t-il des conflits qui sont engendrés par les mamans qui doivent s’absenter régulièrement ou non à cause des enfants ? Est-ce que le fait qu’elles doivent quitter à heures fixes pour la garderie ou parfois doivent s’absenter pour un congé maternité ou une maladie engendre des jalousies de la part des employés qui doivent en faire plus ? Les mères ou parents passent aussi plusieurs heures au téléphone pour organiser la vie de famille ? Est-ce acceptable ? Travaillent-ils moins fort que les autres ?

Je cherche plusieurs témoignages. J’ai des jeunes mamans. Je cherche surtout des employés et des patrons qui doivent « subir » ou gérer les absences. La majorité semble s’en accommoder en public ? Mais en privé est-ce vraiment le cas ? Sont-ils aussi compréhensifs ?

En lisant un billet de la mère blogue sur la conciliation travail-famille vue par les patrons, certains commentaires parlaient de privilèges pour les parents. Certains s’en offusquent de manière anonyme, mais se taisent quand il s’agit de s’identifier. Faites-vous partie de ceux qui pensent qu’on en fait trop pour les parents ou alors pensez-vous qu’il est normal d’être plus conciliant ? Avez-vous des trucs et conseils pour améliorer la cohabitation ?

Le témoignage peut être anonyme. Merci.

Quand on découvre une bosse au sein…

La terreur de toutes les femmes de n’importe quel âge. Inévitablement, lorsqu’on découvre la fameuse bosse, on pense déjà mourir du cancer du sein. Pourtant, tout n’est pas aussi noir. Même si la « découverte » doit être prise au sérieux rapidement. Surtout pour se rassurer, car le stress est immense. Premier acte : on va rapidement voir un médecin pour obtenir une prescription pour une mammographie et une échographie. On oublie la peur de l’examen, du diagnostic, le manque de temps. On ne tarde pas. Au moins pour être rassurée ou pour être soignée.

Je viens de passer à travers cette angoisse pour la première fois. Je le raconte pour démystifier et encourager les femmes à passer des examens. C’est arrivé un lundi soir. Je fais régulièrement l’examen de mes seins comme recommandé et je n’avais jamais rien remarqué. Ce lundi soir tard dans mon lit, l’ordinateur sur les cuisses, après un bon souper, je découvre la fameuse masse, LA bosse dans mon sein gauche en me redressant sur mon lit.

Le choc de la découverte

Mon coeur s’arrête, je cesse de respirer pendant quelques secondes. Je fige. Mille choses me traversent l’esprit. J’ai écrit à quelques reprises sur le cancer du sein, je sais très bien que je ne suis pas « trop » jeune. Josée, la blonde d’un ami a été victime d’un cancer à 42 ans, j’ai 43 ans. Geneviève Borne et plein d’autres cas me viennent en tête. Je respire. Je respire.

Puis, je pense à ma mère qui a 70 ans, jamais de cancer du sein et des kystes bénins à profusion. Elle me l’a dit plusieurs fois. Il est 2 h du matin et j’ai seulement le goût de parler à une amie. J’écris à l’une sachant très bien qu’elle dort et que je n’aurais pas de réponse avant le lendemain matin. En attendant, pas question de dormir. La journaliste reprend le dessus et je me lance dans une recherche sur internet. Des faits rassurants. Plus de 80 % des masses que les femmes découvrent sont bénignes selon la Fondation canadienne du cancer du sein. Mais on voit le mauvais côté et on pense toujours que certaines se sont dit la même chose et se sont retrouvées dans le 20 %. Puis les traitements, la chimio et parfois le cercueil.

Ensuite, on lit les détails sur les types de masse, les kystes, etc. On tente alors de déterminer si ça ressemble plus à un kyste ou à autre chose tel que décrit dans les divers textes comme celui de Passeport Santé. Parfois, on pense que ça ressemble à un simple kyste, parfois non. Les scénarios optimistes et pessimistes se bousculent dans notre tête. Puis finalement, on se calme, on respire (merci à ma pratique du yoga), et on s’endort.

Vite le médecin
Le lendemain matin, l’amie à qui j’avais écrit, qui est plus jeune de quelques années, me rassure. Elle a eu un kyste et a passé mammographie et échographie. Je prends rendez-vous avec ma médecin de famille que j’ai négligée pendant quatre ans. Un an de plus et j’étais catégorisée comme ancienne cliente. Elle n’en prend plus de nouveaux. Ouf.

Lorsque je parle de la bosse, la secrétaire est très compatissante et me donne un rendez-vous trois jours plus tard, le 25 juin au matin. C’est le jour du septième anniversaire de la mort de mon père. J’espère qu’il sera avec moi. Je suis heureuse, c’est rapide.

Pendant trois jours, cette bosse fait partie de ma vie tout le temps. Chaque heure, chaque minute. On l’oublie quelques secondes, mais elle revient rapidement. Même si mon instinct me rassure, j’ai besoin d’être TOTALEMENT rassurée.

Finalement, ma médecin me rassure. Il semble que ce ne soit qu’un kyste. Mais elle m’envoie passer une mammographie et une échographie pour être totalement certaine de son diagnostic. Elle me conseille Maisonneuve-Rosemont qui est proche de chez moi. J’appelle en fin de journée à 15 h 58. La clinique ferme à 16 h. Aucune réponse.

Une amie, qui est à risque et qui a passé plusieurs examens de dépistage, me conseille d’aller chez Léger et associéss, une clinique privée de radiologie qui a un département pour les examens du sein. J’appelle lundi 28 juin. J’ai un rendez-vous à 8 h le vendredi suivant le 2 juillet. Qui a dit que le système de santé était engorgé et lent ?

Les examens
Dans cette clinique privée, la mammographie est gratuite ( remboursée par l’assurance maladie), mais l’échographie est payante (130 $). On peut choisir d’aller la passer à l’hôpital pour l’obtenir gratuitement. Mais qui va attendre ?

Je n’ai jamais passé de mammographie, ni d’échographie. Une amie m’a dit que ça faisait mal, que la technicienne n’était pas douce et brusque. Je suis donc un peu stressée. Qui a envie de se faire écraser les seins dans une machine qui fait mal. Ce n’est pas le cas. La technicienne est très sympa. J’enlève la jaquette d’hôpital et me retrouve torse nu avec elle. Ça ne fait pas mal et ça va vite. On décrit la procédure pour la mammographie sur le site de la Fondation canadienne du cancer. C’est exactement comme ça.

Le moment le plus stressant
Après la mammographie, je retourne attendre pour savoir si je passe mon échographie tout de suite. Une autre femme vient me voir et dans un bureau fermé me dit que la radiologiste veut une échographie. Mon coeur bat plus fort. Mais ma médecin l’avait aussi demandé. La femme me dit que je peux aller la passer gratuitement à l’hôpital. Chez Léger, c’est 130 $. Je m’en moque totalement. Je vais payer et reviens attendre. Ironique, on doit payer avant. C’est ça le privé, la business avant tout. Quelle femme ne va pas payer immédiatement pour savoir ! Ça ressemble à de la vente sous pression. Mais on m’avait prévenue lorsque j’ai pris rendez-vous. J’aurais pu aller à l’hôpital. Les échographies devraient être aussi gratuites.

Pendant l’attente, la tête s’emballe. Une question me taraude. Pourquoi veut-on une échographie rapidement ? Stressant. Puis j’attends de longues minutes dans la salle de l’échographie. Je pratique ma respiration yogique. La médecin arrive. Elle me rassure immédiatement. L’échographie est l’ultime examen, mais ma masse ne ressemble qu’à un simple kyste. Ce que l’on confirme. Et on en découvre plusieurs autres dans les deux seins. Étant donné que mon kyste principal est assez gros (environ trois cm de diamètre), la médecin me demande si je veux qu’elle l’aspire et le réduise à néant. Est-ce que ça fait mal ? Pas du tout. Étant donné que je suis douillette et que je déteste les piqures, elle m’injecte un léger anesthésiant. Après avoir tout désinfecté, je regarde l’aiguille pénétrer et le kyste disparaître sur l’écran de l’échographie à mesure que la seringue aspire le liquide qui le compose. Liquide normal, pas de sang ou de couleur suspecte. On n’aura même pas besoin de l’analyser. Je suis donc totalement rassurée. 10 jours après la stressante découverte.

Je souhaite une telle expérience positive à toutes les femmes. En même temps, je compatis énormément avec celles qui ont un diagnostic différent. Ça arrive souvent. Car une femme sur neuf aura un cancer du sein au Canada dans sa vie. Les statistiques ne sont pas rassurantes même si les femmes en guérissent plus qu’avant.

Les kystes de la quarantaine

La radiologiste me souligne que la quarantaine amène souvent des kystes pour les femmes. Des kystes inoffensifs qui disparaissent souvent à l’aube ou après la ménopause. Des kystes qui font parties de la vie et des changements dans la texture du sein. Des kystes qui nous font peur, surtout quand on découvre le premier. Mais chaque bosse, potentiellement un kyste, ne doit pas être prise à la légère. Même si la texture ressemble à un kyste, allez le faire vérifier. Un kyste peut être malin.

L’atmosphère de la salle d’attente
Dans toute cette histoire, c’est l’atmosphère hyper lourde de la salle d’attente chez Léger et associés qui m’a le plus stressée. Quand je suis arrivée avec mon sourire à 8 h le matin, après avoir enfilé la laide jaquette bleue d’hôpital, je m’assois parmi d’autres femmes. De tous les âges. Aucun homme. Ils doivent attendre à l’entrée et ne peuvent s’asseoir avec nous et nos jaquettes.

Dans cette salle très éclairée et très neutre, il y a quelques revues, trois salles pour se changer, des casiers, une salle de bain. Des fauteuils, des sofas, des chaises et une musique de fond. Mais personne ne rit, personne ne parle, c’est lourd, pesant, stressant. Une femme qui revient de son examen semble avoir pleuré. Une autre semble abattue. Une autre plus jeune paraît plus relaxe comme moi.

En attendant, j’imagine les mille et une histoires de ces femmes. Certaines viennent vérifier comme moi, d’autres viennent sûrement se faire confirmer un diagnostic de cancer du sein, d’autres doivent venir s’assurer que le cancer n’est pas revenu.

Une salle où la mort semble traîner derrière chaque femme. Triste et déprimant. Je voulais partir le plus rapidement possible. Je me disais qu’on devrait y mettre une télévision avec des films comiques. Peut-être que ça détendrait l’atmosphère. Et puis rire ne peut pas faire de mal. Même si le terrible diagnostic tombe.

Le système de santé efficace et rapide
Outre cette expérience avec le système de santé, une récente bronchite m’a permis de le tester dans le dernier mois. S’il s’est écoulé 10 jours seulement entre le moment où j’ai découvert la masse dans mon sein et le diagnostic positif, ce fut aussi rapide pour la bronchite.

À 15 h 40, je me présentais à la clinique sans rendez-vous sur Masson. À 16 h, je voyais une docteure. À 16 h 15, j’étais à la pharmacie pour cueillir mes antibiotiques. À 16 h 30, je prenais les deux premières pilules chez moi. 40 minutes en tout.

Je veux bien être chanceuse. Mais ces trois expériences de rendez-vous rapides et de services hors pair ne sont quand même pas des hasards ?

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Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
La pollution peut-elle causer le cancer du sein ?
La bataille de Farah Fawcett contre le cancer

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

J’aurais voulu être une pilote de F1… mais je suis une femme… (AJOUT)

Verra-t-on un jour une femme sous ce casque ? Photo : Cécile Gladel

Périodiquement, quelques femmes ont tenté leur chance en Formule 1. Un article dans la Presse en fait la liste et a réveillé mon vieux rêve. J’ai toujours voulu être journaliste. Aucun autre métier n’a attiré mon attention. Jamais. Sauf un. J’aurais voulu être une pilote de F1. Vraiment.

On comprend que mon premier métier de rêve a été plus facile à réaliser que le deuxième… Je n’ai jamais eu le début d’une chance de percer en F1. Mes parents n’avaient pas les moyens de me payer du karting. Pourtant, j’habitais en Auvergne, proche de Clermont-Ferrand, la ville de Michelin. Mon père m’a seulement permis de piloter le tracteur très jeune, maigre consolation, de gabarit différent d’une formule 1, puis m’a appris à conduire une « vraie » voiture dès l’âge de 14 ans. Bonheur ou torture, puisque je ne pouvais conduire « sur la route » avant d’obtenir mon permis, quelques jours à peine après mes 18 ans. Autant vous dire que je piaffais d’impatience, en parcourant les chemins de terre autour de chez moi… et quelques rares incursions sur la route. Sans permis. Vive la campagne.

Plus de 30 ans après le début de ma passion pour la F1, les femmes en sont toujours exclues. Sauf pour la décoration. Les femmes sont largement utilisées pour les publicités en tout genre. La pitoune fait encore les jours heureux des chars. Pourtant, les femmes s’intéressent à la Formule 1 comme sport tel que le démontre le site Femin-F1 que j’ai découvert il y a deux ans.

C’est vrai que des femmes se pointent dans les écuries dans des postes autres qu’attachée de presse. Mais on présente encore la grille de départ avec des pitounes légèrement habillées à titre de porteuse de drapeau, pendant que quelques femmes sont ingénieures, directrice d’écurie et autres.

Ne nous y trompons pas, malgré ces quelques avancées, on est loin du moment où une femme fera son entrée en F1. Alors que les hommes y font leur apparition dès l’âge de 20 ou 21 ans parfois, Danica Patrick, pilote de Indy depuis plusieurs années, semblent devoir faire ses preuves à la dure avant de penser peut-être intégrer la reine des courses automobiles.

Dans l’article de la Presse, le patron du Grand prix du Canada, François Dumontier, pense que la résistance physique des femmes a joué dans leur absence. Je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est une raison facile et une bonne excuse. Une excuse acceptable dans les cas de force physique. Mais la résistance physique qui est primordiale en F1 et non la force physique (les pilotes de F1 sont assez petits et minces) ? J’en doute. Je crois que les femmes sont pratiquement aussi résistantes que les hommes. La preuve ? Les temps des femmes dans les marathons et les longues distances se rapprochent des hommes.

Au contraire, il semble que les femmes qui ont tenté leur chance en F1 n’ont jamais eu la moindre chance de faire réellement leurs preuves à cause d’une voiture beaucoup moins compétitive que celles dont bénéficient les hommes. On ne leur a jamais donné la chance de montrer leur talent de pilote. Prenez Michael Schumacher et ses performances cette année. Il n’a pas le même type de voiture qu’à l’époque de sa domination avec Ferrari. Il ne gagne pas. On aurait déjà montré la porte à une femme qui donnerait le même type de performance.

Bref, si on donnait la même chance aux jeunes femmes qu’aux jeunes hommes qui arrivent en Formule 1, ce serait plus équitable. Un jour, peut-être qu’une écurie voudra profiter des retombées marketing de l’arrivée d’une femme qui fera plus que de participer aux qualifications. Quand est-ce que Danica Patrick ou une autre fera une saison complète en F1 ?

En attendant, voyez le reportage de Philippe Crépeau de Radio-Canada sur mon amie Katia Bohémier qui est l’une des seules femmes commissaires de la FIA au Québec et sur le circuit de F1. Katia occupe de poste bénévole depuis 12 ans. Je parlais d’elle et de son rôle il y a trois ans.

AJOUTS
J’ajoute ce site britannique, Girl racer sur les femmes en course automobile.

J’ajouterai aussi la pilote de rallye française, Michèle Mouton qui a gagné plusieurs rallyes dans les années 80 alors qu’elle était en compétition contre des hommes.

Autres billets sur les femmes et la F1
Montréal et la F1: un mariage gagnant, mais pas pour les femmes.

Anti-fête des Mères

Je n’aime pas la fête des Mères. Comme je n’aime pas Noël, la St-Valentin, Pâques, la fête des Pères, ces fêtes préétablies, convenues dont le seul objectif est commercial.

Depuis que j’ai lu cette chronique: Why I hate Mother’s Day, grâce à Geneviève Lefebvre, j’ai compris aussi pourquoi j’avais un profond inconfort. Comme si devenir mère conférait aux femmes un statut spécial de glorification éternelle. On élève les parents à un niveau supérieur par rapport aux non-parents. Pourquoi n’y a-t-il pas une fête des non-parents ?

Par ailleurs, les histoires de fête des Mères peuvent devenir des faux pas inconfortables quand on se met les pieds dans les plats. Quand on dit bonne fête à une femme qui à l’âge d’être mère (surtout quand on est dans la quarantaine) et qu’elle ne l’est pas. Ou quand on lui dit qu’elle va donc fêter sa mère et que cette dernière est morte (de Martine). Voilà ce qui arrive quand on assume prend pour acquis que toutes les femmes sont mères ou ont une mère à fêter.

Ces fêtes convenues dont la signification est hyper galvaudée perdent leur sens initial. N’est-ce pas rire des mères que de ne les fêter qu’une fois par année ? Car si je suis anti-fête des Mères, je ne suis pas anti-mères et anti-enfant. J’adore les enfants, je suis l’amie qui comprend ses amies mères, qui gardent leurs enfants parfois, qui couvre parfois les sujets famille et qui surtout écrit des livres pour les enfants. Je suis la tatie et la belle-mère parfaite. J’aime jouer avec les enfants de tous âges, je connecte avec eux. Mais je ne suis pas mère. Je n’ai jamais enfanté, porté un enfant. J’ai seulement été une belle-mère à une ou deux reprises dans ma vie. Suis-je moins que les mères ? Non. Chacune sa vie et ses expériences. Et j’admire certaines mères, comme j’admire certaines personnes pour d’autres raisons.

Et les mères qui ne peuvent enfanter ?
Pire encore, si on oublie alors toutes les femmes qui ne veulent pas être mères, on torture celles qui ne peuvent l’être et le souhaitent ardemment. Je pense à elles en cette journée qui leur ramène en plein visage cette triste réalité. Que dire des femmes qui sont des belles-mères, rôle ingrat comme le dit si joliment Patrick Dion.

Bref, cette fête me fatigue royalement par le fait qu’elle exclut tellement de femmes et qu’elle encourage seulement une consommation déjà galopante. Qu’elle glorifie les mères au détriment des autres femmes qui n’ont pas eu d’enfants. Une femme n’a pas besoin d’être mère pour être complète. Cette fête me fatigue, car elle rend triste les femmes stériles, les femmes célibataires que l’horloge biologique rattrape, les femmes qui ont donné leurs enfants en adoption, les femmes qui ont avorté, les femmes abandonnées par leurs enfants et j’en oublie.

Les mères méritent mieux qu’une journée, un bouquet de fleurs et une carte Hallmark achetés à la hâte. En fait, la véritable fête des Mères, c’est le 8 mars, car c’est pour toutes les femmes, sans distinction.

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