Récupérer et recycler les gadgets et appareils électroniques

J’étais à la Sphère à la Première chaîne de Radio-Canada pour parler de la gestion de nos déchets électroniques. On peut écouter mon intervention ici. J’en ai aussi parlé à l’émission du matin de la Première chaîne en Alberta. Voici les principaux conseils et des liens.

Ces appareils électroniques abandonnés au bord de la rue constituent un danger et engendrent de la pollution dans les sites d'enfouissement.

Ces appareils électroniques abandonnés au bord de la rue constituent un danger et engendrent de la pollution dans les sites d’enfouissement.

 Comment faire ?

1- Réduire sa consommation d’objets électroniques. A-t-on vraiment besoin du iPhone 5 alors qu’on a le 4 ou 4S ? A-t-on besoin d’attendre en ligne pour l’acheter. On peut résister et réduire notre consommation qui fait l’affaire des compagnies.

2-Réutiliser, donner les objets qu’on ne veut plus, ou les vendre. Mon premier iPhone, la première version sortie aux États-Unis que j’avais acheté seconde main, fait encore le bonheur de mon beau-frère. Une amie m’avait donné sa télévision quand elle a acheté un écran plat. Je l’ai eu jusqu’à cet automne alors qu’elle a flanché et que je l’ai amené à l’éco-centre. J’ai attendu ce moment pour m’acheter un écran plat.

3-Recycler. Insertech récupère les ordinateurs en tout genre, écrans et les tablettes.

4-Ne pas les jeter, surtout pas au bord de la rue. Ces objets sont garnis de produits toxiques et polluants (plomb, mercure et plus), on ne les jette pas à la poubelle et on ne les laisse pas trainer au froid, dans la neige.

5-Les amener dans les éco-centres, les Bureau en gros ou tout autre endroit mentionné sur la liste de l’Association pour le recyclage des produits électroniques.

Les écofrais

Attention ce n’est pas une taxe, mais des frais pour financer la récupération et le recyclage des déchets électroniques. Depuis octobre 2012, ces ecofrais sont imposés sur les appareils électroniques pour soutenir le recyclage. C’est ce qu’on appelle la responsabilité élargie des producteurs chez Recyc-Québec.

Ces frais sont imposés à cause de l’adoption du règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises imputables aux fabricants, aux premiers revendeurs ou aux détenteurs de la marque de produits électroniques vendus sur le marché québécois. Un règlement qui était dans les plans depuis très longtemps, des années…

L’objectif est simple. Il faut que les fabricants soient responsables de leurs produits de la conception à la fin de vie. Actuellement, c’est principalement les municipalités qui doivent débourser de fortes sommes pour la collecte des déchets, les éco-centres et la gestion des matières résiduelles. Le recyclage des produits électroniques

La majorité des commerçants les mentionne dans leur prix (ils doivent le faire en plus petit), comme si c’était une taxe. Mais l’argent n’est pas envoyé au gouvernement, mais à l’Association pour le recyclage des produits électroniques un organisme à but non lucratif créé par l’industrie. Il s’agit d’un organisme pan-canadien avec des ailes provinciales.

L’argent qui est récolté par l’Association pour le recyclage électronique – Québec est destiné presque entièrement à la récupération et vérifié par Recyc-Québec me soulignait le directeur de ce programme, Mario Laquerre.

Un exemple pour les huiles usagées (pas alimentaires) qui doivent être récupérées depuis 2004. L’organisme qui les gère, la Soghu, utilise les frais pour la récupération. Seulement 3 % des sommes est destiné à des frais d’administration.

 Les précurseurs

Avant la mise en place de ce règlement, il y a eu la mission zéro déchet électronique de Recyc-Québec en place depuis 2007, en collaboration avec Bureau en gros. On pouvait déposer tous les déchets électroniques dans les Bureau en gros sauf certains téléviseurs.

Et l’Alberta est la première province à avoir implanté un tel programme en 2004, le Québec est l’une des dernières. Il manque Terre Neuve et Le Nouveau-Brunswick qui évaluent actuellement les programmes. Dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, aucun programme n’existe.

Chiffres pour l’Alberta

1,48 million d’ordinateurs, 890 000 imprimantes, 1,39 million d’écrans et 1,02 million de téléviseurs ont été récupérés et ne se sont pas retrouvés dans les sites d’enfouissement. Ce qui donne 87 640 tonnes de métal, de plastique et de verre récupérées et réutilisées à d’autres fins.

Évidemment, les structures ne sont pas encore totalement en place, mais étant donné le premier pas pris par Recycl-Québec et Bureau en gros depuis 2007 avec la mission zéro déchet électronique, c’est dans ces magasins que les citoyens peuvent ramener leurs déchets électroniques.

De tels programmes de récupération existent pour la peinture, les pneus, les huiles. Ils ont permis d’avoir des taux de récupération de plus de 90 %.

Sur son site internet, Future Shop dit accepter les retours de petits déchets électroniques, mais pas les télés par exemple, ce qu’accepte Bureau en gros.

Best Buy souligne que l’environnement lui tient à coeur, mais ne semble récupérer les déchets électroniques qu’en Colombie-Britannique.

Le programme de Bureau en gros/Staples partout au Canada

La position de l’Office de la protection du consommateur sur les écofrais

Réseau québécois des CFER (Centre de Formation en Entreprise et Récupération)

La série Les apprentis du Rebut global sur la gestion des déchets électroniques pour lequel j’ai travaillé en 2007

Les éco-résistants !

Intéressant, je viens d’apprendre un nouveau terme, les éco-résistants, qui semblent plus nombreux qu’estimé. Est-ce une réaction aux nombreuses actions de sensibilisation et messages dont nous sommes bombardés ? Est-ce légitime ?

Voici un article de 20 minutes.fr qui parle de ces éco-résistants. «Portrait robot de l’éco-résistant: un homme de plus de 50 ans, souvent peu diplômé, habitant dans une petite ville et à faibles revenus. Plutôt climato-sceptique, il ne veut pas changer ses habitudes de consommation pour des raisons écologiques. «L’écologie était très à la mode en 2007, notamment avec le pacte de Nicolas Hulot, analyse Jean-Marie Boucher, fondateur de consoGlobe. Mais à partir de 2008, on a commencé à voir apparaître des messages négatifs sur la consommation responsable: arrêtez de nous bassiner avec ça et de nous faire la morale.»

Pourtant, le baromètre de la consommation responsable 2011 qui vient de paraître en France souligne que 88 % des citoyens veulent être des consommateurs responsables. Mais est-ce que cette volonté se traduit en action ou ce ne sont que des voeux pieux.

Le quotidien d’une cycliste : Le bonheur de la nouvelle piste cyclable sur Laurier

La nouvelle rue Laurier. Photo: Cécile Gladel

J’ai emprunté la nouvelle voie cyclable sur Laurier pour la première fois il y a quelques jours depuis les changements du printemps. Laurier est devenue une rue à sens unique vers l’est avec deux voies cyclables de chaque côté dans les deux directions est et ouest. Bonheur.

J’ai souvent eu l’occasion de passer en vélo sur l’ancienne rue Laurier et les voitures nous frôlaient toujours, même quand on roulait à quelques millimètres du trottoir. Ce changement est vraiment une véritable amélioration pour la sécurité des cyclistes, même si les automobilistes n’ont pas encore avalé les changements mis en place par l’administration Ferrandez. J’avais d’ailleurs écrit un texte sur le traitement qu’on lui avait réservé.

Maintenant, j’ai vraiment hâte que le reste de l’avenue Laurier de Brébeuf à Papineau soit aussi doté de deux voies cyclables !

Concernant ces changements, j’ai rencontré dernièrement plusieurs personnes qui habitent le quartier concerné et qui sont absolument ravis des changements. Ils n’ont pas de voiture et n’habitent pas sur la rue Chambord qui semble avoir reçu un flot de circulation supplémentaire.

Deux de ces personnes habitent sur Christophe-Colomb et me soulignaient que le bruit a diminué car les camions n’empruntent plus cette artère. Bref, les citoyens de l’extérieur du Plateau ont chialé, mais pas les résidents. Qui a raison?

Chronique environnement à Salut Bonjour : les activités écolos pour les enfants

J’étais à Salut Bonjour ce matin pour une chronique environnement pour parler des activités écolos pour sensibiliser les enfants. J’ai tenté de faire une sélection parmi le grand nombre d’activités offertes un peu partout au Québec et ailleurs. J’en reparlerai lors de l’une de mes chroniques au 98,5 FM, car je n’ai qu’effleuré le sujet. Je n’ai pas pu parler de tout, mais ma chronique et les liens sont en ligne sur le site de l’émission.

Vous pouvez aussi revoir la chronique en vidéo sur le site aussi. Je n’aime pas du tout me regarder… On ne voit que nos défauts et le poids que la télé nous fait prendre, mais c’est la vie…

Sur le toit de l’édifice TVA par cette magnifique journée, c’était hyper agréable. La vue sur Montréal en 360 est magnifique ! Un toit vert avec plusieurs plantes et fleurs. J’y verrais bien un potager…

Et la robe que je porte est une création de la designer montréalaise Eve Lavoie, achetée à la boutique Folle Guenille sur Sainte-Catherine.

Tout le monde est vert le Jour de la Terre et oublie le lendemain…

Aujourd’hui tout le monde est vert, tout le monde est écolo et toutes les entreprises nous bassinent avec leurs gestes écolos. C’est bien d’en parler, mais c’est aussi bien d’y penser à longueur d’année, sans en faire une maladie. Et surtout de penser que la modération, comme dans tout, à meilleur goût.

La modération dans la consommation, dans notre utilisation des ressources naturelles, dans notre utilisation des nombreux produits de nettoyage, cosmétiques et autres, dans les nombres de fois qu’on prend notre automobile, etc. On modère. C’est déjà un bon geste pour l’environnement.

Bref, en ce Jour de la Terre, faisons confiance à ceux qui parlent moins et qui agissent. Généralement, plus un commerce ou une entreprise se drape de vert et en beurre épais, moins c’est vert. Ceux qui agissent ne le crient pas sur tous les toits. Et n’hésitons jamais à poser des questions. Toujours demander et questionner.

Et que penser de notre campagne électorale et des politiciens qui parlent peu d’environnement, ce qui prouve que la population s’en moque et n’en fait pas un grand enjeu. Dans les débats il n’y avait aucune question sur ce dossier. Le seul moment où on en parle c’est aujourd’hui, car c’est le Jour de la Terre comme à l’émission Maisonneuve en direct.

D’ailleurs, je pense exactement comme André Boisclair qui soulignait à l’émission L’après-midi porte conseil que tout le monde est en faveur de l’environnement dans le confort de son salon, mais pour les autres.

Et profitez-en pour regarder le documentaire de Nicolas Boisclair, Cherchez le courant, ce soir à 18h30 à Radio-Canada sur la rivière La Romaine.

Allez bonne fête pauvre Planète…

Un chargeur solaire efficace?

Le solaire commence a se faire une place. Même si de nombreux panneaux solaires et autres objets alimentés avec cette énergie sont faits en Chine et peu durable.

Pourtant le solaire est une belle avenue. Et du soleil, on en a pas mal au Québec, comme en France. On peut aussi remplir des batteries grâce au soleil pour utiliser l’énergie quand les nuages le cachent. Depuis quelques années, je cherche à acheter un chargeur solaire efficace et durable pour recharger en tout temps mon iPhone, mon MacBook et même la pile de mon appareil photo, peu importe où je me trouve.

Je n’ai pas encore trouvé. Il y en a de plus en plus comme le Solio ou le Freeloader Classic et tout ceux que l’on trouve sur cette éco-boutique en ligne française. En avez-vous déjà testé ? Utilisé ? Suggestions ?

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Nature et Découvertes : le magasin écolo par excellence?

Connaissez-vous le magasin Nature et Découvertes ? Malgré mes nombreux voyages en France et le livre l’écolo écono publié chez Michel Lafon que j’y ai publié (c’est peut-être pour ça que je ne trouve pas mon livre dans leur boutique? Car je ne parle pas d’eux ?), j’ai mis les pieds dans un de ces magasins pour la première fois hier. Pourtant cela fait 15 ans que cette chaîne existe.

C’est une sorte de Moutain Equipement Coop qui intégrerait des jouets, livres et gadgets. En plus, 10 % des profits des 70 magasins sont reversés à la fondation Nature et Découvertes qui financent des projets en développement durable. Est-ce beaucoup ou trop peu ? Est-ce que les produits vendus en magasin respectent tous l’environnement ? C’est sûrement une bonne question à se poser lorsqu’on parle de consommation responsable. Car en cette veille de Noël et d’orgie d’achats, on va acheter. Alors pourquoi ne pas privilégier des achats « un peu plus » verts ?

Je suis aussi certaine que les écolos français ont sûrement des critiques envers Nature et Découvertes ? En attendant, je prendrais bien de tels magasins au Québec, car j’ai aimé ce que j’y ai vu hier.

Pourquoi des cadeaux selon le genre
Seule réserve pour le moment, la séparation des suggestions cadeaux selon le genre de la personne sur le site web. Peut-on laisser les gens être ce qu’ils veulent sans catégoriser les hommes et les femmes. Pourquoi ne pas dire, pour la personne qui aime le plein air, celle qui aime la relaxation, celle qui aime l’aventure, le bricolage et ainsi de suite.

Et pour ceux et celles qui habitent dans le coin de la Rue Masson ou à Montréal, voici quelques suggestions de cadeaux de dernière minute hyperlocal. À aller acheter sans voiture en plus.

Les dangereuses portières des automobilistes imbéciles !!!

Chaque fois que je prends mon vélo, je risque ma vie. Je sais. Pas besoin de pédaler pour ça. Mais un danger guette les cyclistes à cause de l’insouciance (et je suis polie) des automobilistes. Cette menace s’appelle les portières d’automobile que l’on ouvre sans regarder si un cycliste arrive. Ces portières qui s’ouvrent sans crier gare devant notre guidon, nos roues, notre vélo, notre vie. C’est un coup de gueule, car j’en ai marre de risquer ma vie à cause d’une étourderie, d’un oubli.

Chers automobilistes, vous savez que ces portières peuvent nous blesser gravement et même nous tuer. Bordel. Pourtant un simple geste peut l’éviter. Très simple. Avant d’ouvrir une portière, regardez en arrière, utilisez votre rétroviseur, vérifiez qu’aucun cycliste n’est en vue. C’est obligatoire. Ne pas le faire est une infraction. « Il est de la responsabilité de l’automobiliste de regarder avant d’ouvrir sa portière pour s’assurer que la voie est libre : cela est indiqué dans le Code de la sécurité routière.»

Une portière s’ouvre devant moi chaque fois que je prends mon vélo. Chaque fois, je dois rappeler à un automobiliste qu’il doit faire attention aux cyclistes. Quelques-uns s’excusent, certains vocifèrent, d’autres m’insultent. Le dernier date d’hier. Je montais la rue Fullum. J’attaquais la dernière côte. Je roulais donc lentement, je montais, dois-je vous rappeler. Pourtant, un papa m’a ouvert sa portière en pleine face et m’a engueulée. Il a grogné. J’allais si lentement que j’ai pu l’entendre… Je vous le rappelle, je montais.

Chaque jour, une portière manque de me frapper et je suis fatiguée de toujours répéter la même chose. Je suis même fâchée de devoir répéter qu’une portière peut tuer, peut blesser sérieusement. Que faudra-t-il faire pour que ça rentre enfin dans la tête des automobilistes ???

Le geste est simple. Regardez, crime. Ce n’est pas compliqué de prendre 5 secondes pour jeter un oeil dans le rétroviseur. Car la cycliste pourrait être votre ami, votre enfant, votre père ou votre mère. Car il n’y a plus d’excuse. Les automobilistes n’ont plus d’excuse. C’est tout.

Et ne me dites pas que c’est encore la faute du cycliste. Ce n’est tout de même pas lui qui ouvre votre portière.

Ah oui, une dernière petite chose. Quand vous doublez un cycliste, si vous vous rabattez immédiatement, ça s’appelle une queue de poisson. Vous coupez la route au cycliste. Car figurez-vous que le cycliste avance réellement. Oui oui même sans moteur, il avance, il bouge. Alors on lui laisse la place de passer, surtout quand vous vous arrêtez à un feu de circulation 10 secondes après l’avoir doublé. Car dans ce cas, il vous doublera, surtout dans une circulation dense. Il vous doublera par la droite. N’oubliez pas, le cycliste sera généralement à votre droite et il a la priorité, même quand vous tournez à droite.

Kleenex mise encore sur le jetable !!!

Alors qu’on parle souvent d’éviter le jetable, le gaspillage. Alors que Greenpeace semble avoir enterré la hache de guerre contre Kimberly Clark, la compagnie qui fabrique entre autres les produits Kleenex. Alors qu’on parle d’intégrer l’environnement dans nos vies, Kleenex fait totalement le contraire.

Leur dernier produit ? Un distributeur de serviette jetable au lieu de la serviette en tissu dans la salle de bain. La publicité m’a fait bondir. Difficile à croire qu’une compagnie ose mettre sur le marché de tel produit. Est-ce un signe d’incompréhension de ce qu’attendent les consommateurs ? Ou alors est-ce que Kleenex se moque à ce point de la gestion des déchets et du gaspillage des ressources que les produits jetables entraînent ? Dans la vidéo, comptez le nombre de serviettes jetables utilisées par rapport à la serviette en tissu. Et ne me parlez pas des bactéries, des germes et tout ça, nous parlons de nos maisons, pas d’un hôpital. Il faut se calmer avec la folie antibactérienne !!!

En fait, il semble que Kleenex ait choisi la réduction de la consommation d’eau comme fer de lance écolo avec cet objet. Mais à une condition, il faut acheter des produits Kimberly Clark pour « gagner » ce réducteur de consommation d’eau.

Bref, on nous encourage à jeter, à consommer et surtout à acheter. 2,99 $ par boîte pour quelques jours alors qu’un paquet de serviettes va durer plusieurs années. Évidemment, il ne faut pas les laver une par une dans la laveuse ! Soyez donc écolo écono, gardez vos serviettes en tissu !

Une vidéo comptabilise d’ailleurs le nombre de serviettes jetables nécessaires au lieu d’une serviette en tissu

SunChips vraiment compostable ?

La compagnie SunChips a lancé au printemps un sac qui serait 100 % compostable. Une vidéo a même été produite pour le montrer.

J’ai donc fait l’expérience en mettant un sac de SunChips dit 100 % compostable dans notre composteur au début du mois de juin. Après presque 3 mois et plus de 10 semaines, je l’ai retrouvé lors du déménagement du composteur. Intact ou presque. Rien n’a changé…. Et pourtant il était dans un composteur plein au beau milieu dans les conditions normales. En plein été avec la chaleur. Je l’ai remis. On continue l’expérience.

Des dildos écolos…en bois

Ce n’est pas la première fois que je parle de sexe écolo. Cette fois, c’est un jouet sexuel écolo. Un godemiché en bois fabriqué au Québec, plus précisément en Gaspésie. Il y a quelques semaines, je recevais un courriel de M. Dubois, le nom du godemiché en question et de la compagnie qui les fabrique. La masturbation et les jouets sexuels effectueraient donc un virage écolo. Eux aussi. Comme quoi aucun domaine n’échappe à la révolution verte !

Les personnes derrière cette entreprise désirent garder l’anonymat. La compagnie a été lancée il y a sept à huit mois.
L’un des co-créateur me signale que le site internet ainsi que le produit en tant que tel ont été lancés la semaine dernière après beaucoup de recherche et développement et que le produit a été créé, testé par des femmes et modifié à plusieurs reprises pour lui donner sa forme actuelle.

Par ailleurs, la fabrication se fait en Gaspésie, presque entièrement à la main. Le bois provient d’une forêt certifiée FSC. Leurs prochains dildos seront fabriqués de bois qui provient de la Gaspésie. Même la boite est fabriquée au Québec.

Ce co-créateur ajoute que « chaque produit est unique de par sa couleur et le veinage du bois, par contre, la forme a été standardisée pour que tous les M. Dubois donnent le même plaisir.» Finalement le vernis utilisé est un polyuréthane à l’eau qui lui donne un fini lisse et une protection très résistante.

Si les dildos en plastique sont parmi les plus polluants et contiennent des COV et certains polluants, il en existe, outre celui-ci en bois, en verre et autres matières plus écolos. Mais un dildo écolo à piles ? À moins qu’il n’existe une version rechargeable sans plastique ?

Pourquoi ces godemichés en bois ?
« L’idée derrière M. Dubois vient de mon désir de faire connaitre la beauté du bois du Québec au plus grand nombre possible. Je devais trouver un objet pas très gros, qui s’envoie par la poste et qui a le plus beau fini possible pour rendre au bois la beauté qui lui revient. Ainsi, se sont imposés les érables, noyer, cerisier et merisier qui sont nos feuillus nobles et durs », répond le co-créateur.

Il y a même une page Facebook M.Dubois.

L’ancêtre du dildo
D’ailleurs, les co-créateurs de M.Dubois m’ont envoyé un article qui parle du possible premier godemiché trouvé en Suède qui était fabriqué en bois de cerf. On n’a vraiment rien inventé !!!

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

Les fouineurs du recyclage

Vous le savez. Lorsque le bac ou le sac de recyclage se retrouve au bord de la rue, il sera fouillé sous toutes ses coutures à la recherche de quelconques canettes, bouteilles consignées. Ce matin, jour du recyclage, je travaillais sur mon balcon. J’ai donc été la témoin du nombre de personnes qui peuvent fouiller notre recyclage. J’en ai compté quatre qui sont passées. Il semble que le siphonnage du recyclage soit un métier en pleine expansion. Est-ce un bienfait ou une plaie ?

Je n’ai aucun problème avec ça. Cela leur fait sûrement un complément d’argent. Cependant, certains laissent le bordel après leur passage. J’ai dû demander à un monsieur de remettre ce qu’il avait sorti du bac, dans le bac. D’autres, comme celui de la photo, ont tout remis dans le sac de recyclage en partant. Il a même refermé soigneusement les sacs après les avoir ouverts par l’ouverture. Il ne les a pas éventrés, comme vient de faire une dame sur le même sac.

C’est le problème. Les sacs sont éventrés. Leur contenu s’échappe et s’envole. Le problème n’est pas le même pour le bac. Bref. Les solutions parfaites n’existent pas.

On peut se poser une question. Est-ce que la majorité des gens font la tournée du recyclage pour le plaisir, pour un complètement d’argent ou pour leur survie ? Car il semble que la concurrence devient grande. On peut observer une forte augmentation des gens qui siphonnent les bacs de recyclage. Note-t-on aussi que les citoyens deviennent plus fainéants et mettent les objets consignés dans le recyclage ? Est-ce que ça rapporte vraiment beaucoup d’argent cette tournée du recyclage ?

L’achat à plusieurs : les nouvelles communes modernes ?

Dans les années 70, il y avait les communes. De nos jours, on cherche de nouvelles manières de partager et de rendre son habitation plus écolo. Est-ce les communes modernes avec un brin d’individualisme ? Il y a les coopératives, mais personne n’est vraiment propriétaire. Il y a les écovillages, mais plusieurs problèmes avec deux d’entre eux leur ont fait une mauvaise presse. Et en ville, on achète de plus en plus avec des amis ou de la famille. Est-ce que c’est la nouvelle manière de pouvoir se permettre de vivre en ville ? J’ai parlé de ce sujet avec Marie Plourde au 98,5 Fm pour ma chronique environnement, car je suis au coeur d’un processus d’achat d’un duplex avec un couple d’amis.

Je pense donc que l’achat à plusieurs, surtout à Montréal est presque obligatoire puisque
1-si on lit l’Actualité qui vient de sortir, il y a de plus en plus de gens qui habitent seuls.
2-En étant seul, il est plus difficile d’avoir les moyens d’acheter un duplex. Les prix ont grimpé en flèche, même en ayant des locataires, il n’est pas évident, que les banques vont te prêter. Donc en achetant à plusieurs, on répartit les risques et les paiements, les banques sont moins frileuses.

Et finalement, même en étant en couple, il n’est pas évident d’avoir les moyens d’acheter. La preuve, j’achète mon duplex avec un couple.

L’achat à plusieurs à de nombreux avantages et peut-être vu comme plus écolo aussi. Cela nous permet de partager plusieurs outils, objet. On peut acheter un congélateur en commun. On partage la tondeuse mécanique et plusieurs autres outils. On cuisine ensemble, on a aussi un jardin.

Aussi, en achetant avec des amis ou de la famille, on recrée une vie communautaire, surtout quand on est célibataire.

Comment acheter en groupe sans problème
Évidemment on n’achète pas avec des inconnus en sautant dans le vide. Il faut avoir un style de vie semblable. Mes co-acheteurs et moi partageons notre sensibilité environnementale, sociale. On est des amis. On s’entend sur ce qu’on veut faire du duplex.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se préparer. Nous allons signer une convention préparée par notre notaire pour palier à toute éventualité. C’est un peu comme un mariage. On prévoit le divorce et les éventuels problèmes avant le mariage. Quand on s’entend bien, il est plus facile de prévoir.

Les nouvelles communes ?
Je crois foncièrement que ce nouveau style de vie prend ses racines dans celui des anciennes communes des années 70, tout en se modernisant et s’individualisant.

Un peu différent des coopératives qui n’impliquent pas le lien de propriétaire.

D’ailleurs, les coopératives sont de plus en plus populaires qui caractérisent ce phénomène. Plusieurs coopératives à vocation écolo existent à Montréal en particulier sur le Plateau. Le Coteau-vert est une coopérative qui verra le jour en septembre prochain au coeur du Quartier 54, qui se construit actuellement coin Chateaubriand-Rosemont, tout juste à côté du métro Rosemont. 95 logements à venir. C’est un projet de l’équipe d’architectes Oeuf.

Ces coopératives sont un mélange de cohabitation, de partage, de construction plus écolo (matériaux), d’installations de toits verts, de support à vélo, mais aussi de stationnement pour Communauto.

Mais l’achat de duplex ou triplex à plusieurs permet également d’accéder à la propriété en restant en ville et en devenant propriétaire si on ne veut pas vivre en coopérative.

Pourquoi des familles n’achèteraient pas ainsi ? Avec des amis sans enfants qui habitent au 2e. Qui peut partager, garder les enfants. Des femmes monoparentales qui pourraient ainsi s’entraider comme le modèle dont je parlais il y a quelque temps.

Aspect réduction de l’étalement urbain et du trou de beigne
En achetant à plusieurs, on peut se permettre quelque chose à Montréal, plus proche de son travail. Ce qui évite les longs et polluants déplacements. Il est certain que tout le monde ne peut pas habiter sur l’île de Montréal. Mais tout le monde ne travaille pas à Montréal.

Les voitures engendrent une forte pollution. On a développé les banlieues sans tenir compte des lieux de travail des citoyens et en favorisant le déplacement en automobile.

Un couple d’amis a déménagé à Longueuil il y a trois ans, car les prix étaient trop chers à Montréal, mais aussi parceque’ils travaillaient à Longueuil. Au lieu de prendre deux métros et un autobus pour un trajet d’une heure, le déplacement se fait en 10 minutes de la résidence au travail.

Le déplacement, c’est aussi du temps perdu avec sa famille, la course pour arriver à temps à la garderie.

Des exemples de projets écolos à Montréal
Des exemples de coopératives qui allient travail et habitation : Coop Lézard dans le Centre-Sud pour les artistes en arts visuels.

Un projet est en gestation actuellement. Il est à suivre. Il s’agit de la Cathédrale: coopérative d’habitation créative, écologique et communautaire et Le Bazar: espace de coworking abordable, convivial et professionnel.

La société d’habitation de Montréal a un premier projet vert le Phoenix est le premier projet vert de la SHDM, qui vise la certification écologique LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), de niveau argent. Diverses mesures ont notamment été adoptées pour réduire la consommation d’énergie et d’eau. Toutes les unités sont dotées d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur.

On aime moins: le Phoenix se trouve à l’intersection des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, où la circulation est particulièrement dense. Constructions Marton a toutefois porté attention à l’insonorisation des appartements: on voit davantage le trafic qu’on ne l’entend.

Adresse et site internet: 4885, Henri-Bourassa Ouest

Un prêt écolo à 0 %
Si plusieurs banques canadiennes offrent des prêts spéciaux pour des rénos écolos, rien n’égale ce que l’on trouve en France : des prêts à 0 % d’intérêts. Quand j’habitais en France, j’avais un compte au Crédit Agricole. Je l’ai fermé depuis quelques années. En voyant un prêt à 0 % d’intérêt pour les nouveaux acheteurs de maisons, une aubaine, je l’ai regretté.

Exemple de quartier plus écolo
Certains quartiers en Suède n’ont pas de stationnement pour les voitures. On est loin de nos immenses stationnements pour deux ou trois voitures ou les condos montréalais qui incluent souvent un stationnement en arrière (au détriment de la verdure, d’une cours) ou souterrain.
Le quartier Vauban est un écoquartier de la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Un modèle du genre.

Des sites internet et ressources pour l’habitation écolo

Eco Habitation

La maison du 21e siécle, la revue de l’habitation plus écolo

Un exemple d’agriculture urbaine à Los Angeles

La famille Derveas devant leur maison de Pasadena. Photo : Cécile Gladel

Il y a presque un an, je partais passer plus de trois semaines à Los Angeles. J’ai adoré la ville malgré son incohérence urbanistique et sa petite conscience environnementale. J’ai publié photos et quelques nouvelles, mais trop peu. Depuis la popularité de l’agriculture urbaine à Montréal, j’ai repensé à ma rencontre avec les membres de la famille Dervaes à Pasadena, en banlieue de L.A. Une famille qui pratique de manière intensive l’agriculture en plein centre-ville sur un petit terrain. Ce n’est pas tout. La famille élève aussi poules et chèvres. Ils se veulent un modèle d’agriculture urbaine moderne.

L'une des chèvres de la famille

La famille se compose du père, Jules, de son fils et de ses deux filles. Depuis qu’on a parlé d’eux dans plusieurs médias, ils sont pratiquement devenus des vedettes locales. Ils vivent de la production de leur petit terrain qu’ils cultivent toute l’année, grâce au climat de la Californie. Mais il y a plus. C’est aussi une famille orientée environnement. Ils récupèrent au maximum, consomment très peu, produisent leur électricité et vendent certains produits. Une vraie petite entreprise !

Ils ont aussi fondé Freedoms Gardens qui se veut une communauté d’agriculteurs urbains aux États-Unis.

Lors de la soirée où j’ai rencontré les Dervaes, il y avait la projection d’un film auquel ils ont participé, Seed Hunter. Un film qui décrit la quête d’un scientifique australien, Ken Street, qui cherche des semences dont des graines de pois chiches anciens qui auraient disparu. Ce documentaire est en lien avec le Svalbard Global Seed Vault, la chambre forte mondiale de graines. Ce film parle de la disparition de centaines de semences dans tous les coins du monde et l’uniformisation des cultures. Un exemple : avant les agriculteurs de tous les pays arrivaient à se nourrir. Ils cultivaient des plants adaptés aux conditions climatiques de leur région. Depuis l’industrialisation de l’agriculture, on leur a fourni (puis vendu) des semences inadaptées nécessitant plus d’eau, plus d’engrais et plus de pesticides. On les aurait donc appauvris et affamés… Un film à voir.

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Soleil et crème solaire : qui est le plus mortel ?

Une protection solaire en spray (bof) avec de l'Oxybenzone et de l'Octocrylène

On le savait depuis quelques temps. L’abus de soleil peut être mortel (cancer de la peau) et/ou accélérer le vieillissement de la peau. Alors on s’enduit de crème solaire. Des tonnes de crème solaire sont utilisées dans le monde. Malheureusement chacune de nos actions pour se protéger engendre d’autres problèmes qui peuvent aussi causer le cancer et qui sont nocifs pour l’environnement. Les crèmes solaires détruisent les coraux et donc la biodiversité. S’en sortira-t-on un jour ?

Un reportage d’Envoyé Spécial réalisé l’été dernier nous apprend que les produits chimiques destinés à créer une barrière entre notre peau et le soleil s’avèrent nocifs pour notre santé et l’environnement. Misère. Que faire ? Ces produits le 4-méthyl benzylidène camphre (4-MBC) et l’octocrylène (OC) seraient des perturbateurs endocriniens (ou hormonaux). Une chercheuse suisse a montré qu’ils entrainaient des malformations génétiques chez les enfants. On fait aussi un lien avec des cancers comme ceux du sein et de la prostate, toujours plus fréquents. J’ai abordé le sujet à plusieurs reprises. Lorsque j’ai parlé de la découverte d’une boule dans mon sein et lors d’un article sur le lien entre la pollution et le cancer du sein pour Clin d’oeil.

Marie-France Corre donne des solutions dans cet article. On peut utiliser des crèmes solaires biodégradables avec des filtres plus naturels comme le demandent deux réserves naturelles au Mexique (le reportage d’Envoyé Spécial en parle). On peut aussi éviter les longues expositions aux heures les plus « nocives ». On peut se protéger avec des vêtements tout simplement. Mettre un chapeau, etc. Bref les solutions existent pour éviter ces produits et se protéger du soleil. Nos ancêtres n’ont-ils pas vécu sans crème solaire et au soleil durant des milliers d’années ?

Passeport santé nous propose aussi des solutions et un article complet sur le dossier. Avec, à la fin, la liste des ingrédients à éviter. Sauf que l’article a été mis à jour en 2008. Depuis l’octocrylène, semble aussi problématique. Aussi les produits plus « naturels » et moins nocifs pour l’environnement ne le seraient pas tant que ça…Je parle du Dioxine de Titane et et Oxyde de zinc.

Bref pas simple, car je viens de noter qu’il y en a dans ma crème de jour que j’utilise tous les jours. Une crème de la marque Avène avec un FPS de 25. Je me pose des questions, mais grâce au lien de Marie-Hélène dans les commentaires, je sais que ce n’est pas si pire, mais pas super non plus. Car si on utilise de la crème solaire quelques jours par année, ce n’est pas un gros problème, sauf quand on s’en crème avant de se baigner. L’inquiétude vient du fait qu’on utilise quotidiennement une crème de jour. L’ultime solution ? Le vêtement et le chapeau ! Et la recherche d’une crème de jour avec protection solaire, mais naturelle… Pas simple.

Ma crème de jour et ses ingrédients contre le soleil

AJOUT : Merci à Marie-Hélène pour ce lien vers le guide des crèmes solaires du groupe environnemental américain : EWG. Très bien documenté.

Des villes de banlieue plus vertes : Boucherville

Le bottin des récupérateurs distribué à Boucherville

Les villes de la banlieue de Montréal n’ont pas la réputation d’être si vertes que ça. Montréal aime beaucoup se penser plus verte que tout le monde au Québec. Ce qui est le cas selon un classement établi par deux chercheurs universitaires. Mais pas dans tous les domaines. Bref, il faut faire la part des choses.

Pour vivre la vie de Boucherville depuis quelques jours, j’ai noté plusieurs points positifs. Évidemment, les gens ont des voitures, les utilisent sûrement plus qu’en ville, etc. Mais les pelouses ne sont plus aussi parfaites. Aussi, les poubelles ne sont ramassées qu’une fois semaine, tout comme le recyclage. Et on collecte les déchets verts (pelouse, feuilles, pas les déchets organiques de table) toutes les semaines.

Aussi, Boucherville s’est dotée de plusieurs pistes cyclables. Un réseau qui s’étend rapidement. Par ailleurs, oubliez vos préjugés, ces pistes sont utilisées. Je vois des gens se déplacer en vélo tous les jours.

Par ailleurs, le transport en commun existe, même si la fréquence des autobus n’est pas au 5 minutes, ils desservent toute la ville et permettent de se rendre au métro Longueuil ou au métro Radisson à Montréal. Et rapidement.

Autre point intéressant, la ville de Boucherville distribue le bottin des récupérateurs qui est aussi sur le web. On y trouve l’ensemble des informations nécessaires pour ne rien jeter. Dans un tableau, on trouve la liste de tous les objets possibles et inimaginables par ordre alphabétique et l’endroit où on peut le porter pour qu’il soit récupéré.

Les ampoules fluocompactes ? Home dépot, IKEA, deux RONA, l’écocentre Saint-Bruno, Brossard, et lors de la collecte annuelle des résidus domestiques dangereux. Vitraux ? L’écocentre Brossard. Meubles de patios ? Écocentre Brossard, Grenier de ma ville ou l’armée du salut qui viennent les chercher. Bref, rien ne se jette, tout se récupère.

Autre truc intéressant, la ville encourage le compostage qui est facilité par le fait que de nombreuses personnes ont des cours à Boucherville. Plusieurs formations sont d’ailleurs offertes par la ville au printemps et à l’automne. L’information de base est aussi sur leur site internet.

Une dernière chose que j’ai remarquée en me promenant. Les terrains de foot ne sont pas synthétiques comme à Montréal au parc Jeanne-Mance. Une pratique qui favorise les îlots urbains de chaleur.

Bon pour l’environnement la piétonnisation ?

Petite discussion hier avec Marie Plourde au sujet de la piétonnisation. Bon ou non pour l’environnement la piétonnisation ? Ça s’écoute au 98,5 FM.

Marie en a profité pour me parler de vie de banlieue. Car je garde la maison d’amis à Boucherville en ce moment. Que l’on se rassure, cette vie provisoire et temporaire de banlieue ne me donne pas du tout l’envie d’y déménager. C’est parfait pour quelques jours, pour changer et prendre la vie plus relaxe au bord de la piscine. Surtout que je suis dans le processus de devenir propriétaire à Montréal. J’ai la vie urbaine de quartier bien ancrée. RueMasson représente bien cet attachement.

Bref, le sujet de la piétonnisation représente bien cette vie urbaine que l’on veut humaniser. Mais il n’est pas certain que toutes les rues peuvent être piétonnisées. Tout dépend de la situation géographique, de la densité urbaine, de la circulation de transit, du transport en commun, du type de commerce de la rue en question. Bref, il ne s’agit pas de donner la rue aux piétons sans se poser de question. Ça demande un plan, sinon on fait comme le maire de Rosemont a du faire. On annonce une piétonnisation puis on est obligé de faire marche arrière et de remettre le tout à plus tard. J’en parlais sur RueMasson. Tous les articles sont à la fin de ce texte.

Petit point qui me chicote. Les cyclistes sont interdits sur les voies piétonnes, à moins de descendre de leur monture. Très irréaliste de leur demander ça. Pourquoi ne pas réserver une voie pour les cyclistes en leur demandant de rouler prudemment ? C’est aussi aux piétons de faire attention non ?
Mardi midi sur la Sainte-Catherine, des policiers en vélo circulaient… en vélo. Un cycliste délinquant s’est fait crier de descendre de son vélo, ce qu’il n’a pas fait, il a continué sans se faire inquiéter. Les policiers ne l’ont pas poursuivi. D’autres ont reçu des contraventions. Deux poids, deux mesures ?

Le danger des îlots de chaleur au 98,5 FM

On vient de vivre une canicule au Québec dont l’impact est plus important en ville qu’à la campagne. Pourquoi ? À cause des îlots urbains de chaleur. C’est à dire des endroits en ville qui ont une température de 10 à 12 degrés par rapport à d’autres endroits. Ce n’est pas un effet de l’esprit ou du corps, le béton, l’asphalte, le goudron absorbe la chaleur, la conserve et la rejette. C’est l’objet de ma chronique environnement au 98,5 FM à Isabelle le matin animée par Marie Plourde durant l’été. (à 10h45 lundi 12 juillet) On peut écouter la chronique, mais aussi la discussion sur la maternité que j’ai eu avec Marie Plourde au début de l’émission. Il s’agissait de la suite de ma recherche sur les mères au travail.

Problème de chaleur et d’eau

On paye maintenant la mode des années 70 de tout bétonner. Le plus bel exemple ? Le Parc Olympique. Ce béton n’accumule pas seulement la chaleur pendant la canicule, il n’absorbe pas l’eau lorsque l’orage arrive… Il existe des revêtements absorbants et des stationnements qui favorisent l’écoulement des eaux pluviables. Celui de Mountain Equipment Coop au Marché central.

Ilots seulement dans les grandes villes ?

Non, partout où il y a une concentration d’asphalte. Les mégas centres commerciaux comme Dix30 et le carrefour Laval en sont. Ailleurs aussi, car le Conseil régional en environnement de la Mauricie s’intéresse de près au sujet et entend caractériser et identifier les ilots de chaleur. Jusqu’à présent, les données préliminaires indiquent la présence de tels îlots à Trois-Rivières, Louiseville, Yamachiche, Maskinongé et Shawinigan

Interdiction des toits en goudron dans Rosemont
Une première au Québec dans le sens de réduire les ilots de chaleur, l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie forcera le verdissement en adoptant plusieurs mesures dont l’interdiction des toits en goudron dans les nouvelles constructions, mais aussi lors de la réfection des toits. Dès l’adoption de la refonte complète du plan d’urbanisme prévu en septembre, plus de goudron dans Rosemont.

D’ici septembre, il faudra un permis pour refaire son toit. Lors de l’émission du permis, il sera interdit d’y étaler du goudron. On préconise les toits blancs, les toits verts et autre matériau qui n’absorbe pas la chaleur. Car le goudron est un véritable aimant de chaleur. Les autres matériaux la réfléchissent sans l’emmagasiner. J’en parlais dans RueMasson en détails.

Pour éviter les ilots, il faut verdir
C’est bien beau de parler des ilots mais que peuvent faire les citoyens qui sentent souvent qu’ils n’ont pas de pouvoir. Ils peuvent verdir. Les ruelles, les cours arrières, les rues, les trottoirs, les toits, etc.
Planter des fleurs, des vivaces, des arbres, du gazon,etc. Éviter d’asphalter sa cour, choisir un revêtement absorbant et clair… Plusieurs solutions sont offertes. Les villes aident d’ailleurs les citoyens en donnant des fleurs au printemps. Certains députés distribuent des arbres… très petits mais ils pousseront…
On peut demander à son arrondissement d’inclure des carrés de terre dans les trottoirs lors des réfections. L’habitude de bétonner est souvent utilisée, mais on peut faire des demandes. Avec mes voisins, on l’a fait sur la 5e avenue dans Rosemont l’an dernier. Résultat, des carrés de verdure et 20 arbres de plus. On peut aussi enlever l’asphalte sur les trottoirs.

Petite nouvelle : c’est le lancement aujourd’hui d’Ecotrip, la webtélé durable. Le premier épisode sur le web sera le verdissement urbain. La vidéo sera en ligne à partir de 14h aujourd’hui !

L’histoire controversée du Rainbow Warrior

Le Rainbow Warrior est un bateau acheté par Greenpeace de la Grande-Bretagne et la participation de Greenpeace des Pays-Bas. L’objectif était d’empêcher les baleiniers de tuer les baleines. Le bateau a été victime de bombes posées par les services secrets français en 1985. Pourquoi ? Car le Rainbow Warrior s’apprêtait à dénoncer et empêcher les essais nucléaires de la France dans le Pacifique.

La réalisatrice néerlandaise, Suzanne Raes, a produit un documentaire sur l’histoire de ce bateau, mais aussi des membres de Greenpeace, qui composaient l’équipage, qui ont participé à sa naissance, sa mise à l’eau, ses batailles, puis sa mise à mort. En regardant le Rainbow Warrior, les pionniers de l’environnement ( Rainbow Warriors of Waiheke Island, titre original), j’ai appris que le bateau a été dépollué, nettoyé puis repose maintenant au fond du Pacifique comme un récif artificiel en hommage à son rôle.

Par ailleurs, il est intéressant d’apprendre que de nombreux membres de l’équipage vivent désormais sur l’île de Waiheke, en Nouvelle-Zélande à 30 minutes de la capitale, Auckland. Une île de repos pour les militants retraités comme le décrivait l’un d’eux, Martini.

Une autre des militantes, Susi, a eu des mots durs envers le Greenpeace des années 2000. Elle décrit l’organisme comme une multinationale qui n’a plus rien à voir avec les batailles de ses débuts.

Le documentaire a été diffusé sur RDI lors des Grands reportages.

L’ABC du compostage à domicile

On parle de plus en plus du compost. On veut s’y mettre, mais on hésite à cause des odeurs, insectes, etc. Pourtant, c’est plus facile qu’on pense. J’en parlais ce matin avec Marie-Claude Barrette qui remplace Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Voici un complètement à ma chronique.

Nos déchets sont constitués de 40 % de matières organiques. Après le recyclage, le compostage est le geste concret qui met son sac-poubelle au régime. Les matières organiques, une fois dans les sites d’enfouissement, émettent des biogaz en se désintégrant dans le sol. Les sites doivent les gérer. La décomposition de ces matières produit aussi du lixiviat, ce fameux jus de poubelle. Et finalement, les déchets organiques sont responsables des odeurs qui s’échappent des sites. En compostant à la maison, on évite ces inconvénients, on réduit la grosseur de ses poubelles et on fabrique son propre compost au lieu de l’acheter à fort prix dans les centres de jardinage.

Que faire pour commencer ?
On s’informe des principes de base, puis on demande à sa municipalité si elle subventionne l’achat de composteurs.

Est-ce que tout le monde peut composter ?
Oui, mais ce sera beaucoup plus facile si vous avez un jardin, même petit. On peut composter sur un balcon ou dans sa cuisine, mais ça demande plus de temps et de doigté. les gens qui n’ont pas de jardin peuvent vérifier s’il existe des centres de compostage communautaire, il en existe plusieurs à Montréal. Vérifier avec les éco-quartiers. On peut aussi amener ses résidus de cuisine chez des amis qui compostent.

Dois-je prendre un atelier ?
Ce n’est pas nécessaire pour le compostage domestique à l’extérieur, mais fortement recommandé pour le vermicompostage. Il faut cependant montrer à tous les membres de la famille ce qu’on autorise dans le compost et ce qu’on y interdit.

Où dois-je placer mon composteur ?
Dans sa cour, son jardin, facile d’accès. On préfère mi-ombre, mi-soleil.

Dois-je préparer la surface avant de l’installer ?
Non. On place son composteur directement sur le sol.

Quels sont les éléments à disposer dans le composteur ?
On y met ce qu’on appelle des matières vertes et brunes. On peut commencer par un peu de terre du jardin pour y ajouter les insectes nécessaires à la décomposition.

Quelles sont les matières vertes ? Plantes et fleurs non séchées, résidus de fruits et légumes, marcs cafés, filtres, poche de thé, poils d’animaux, coquilles d’œufs, légumineuses, pain, pâtes.

Quelles sont les matières brunes ? Les feuilles, la paille, plantes séchées, brindilles, branches coupées, gazon sec, grains de céréales crus ou cuits, copeaux et sciures, foin, épis de maïs séchés et coupés, papier journal (encre noire seulement), papier essuie-tout (non blanchi).

Y a-t-il des choses qui ne doivent pas aller dans le composteur ?

Viande, poisson, produits laitiers, gras, huile. Feuilles de rhubarbe, chêne et noyer. La cendre, la litière des chats, les excréments. Le contenu des sacs d’aspirateurs et charpies de la sécheuse, car cela contient trop de résidus synthétiques. Les mauvaises herbes comme l’herbe à puce, à poux. Les végétaux très malades.

Comment remplir le compost ?
On fait une sorte de lasagne. Lorsqu’on y jette nos matières vertes, on les recouvre toujours d’une couche de matières brunes. La proportion moyenne est deux volumes de matières brunes pour un volume de matières vertes.

Comment doit-on entretenir son compost ?
Deux actions sont importantes pour l’entretien : aération et humidité
La décomposition des matières se fait grâce aux insectes qui ont besoin d’eau et d’air. Il faut donc mélanger le contenu du composteur aux deux semaines en moyenne, avec un aérateur.
Par ailleurs, le compost doit être légèrement humide sans être détrempé. La fréquence d’arrosage dépend de la température ambiante, de l’emplacement, des matières.

Comment prévenir les mauvaises odeurs?
On ne met pas exclusivement les résidus de cuisine. On ajoute toujours des résidus du jardin. On recouvre chaque nouvel apport de matières vertes par des matières brunes. On ne met jamais de viande, produits laitiers et oeufs.

Que faire lorsque les mauvaises odeurs apparaissent?
Une odeur indique un problème. En général, le compost est trop humide.

Puis-je composter si je vis en appartement ?
c’est un type de compostage beaucoup plus difficile qui demande une bonne connaissance. Aussi, il ne faut pas être dégoûté par les vers de terre. Ce n’est vraiment pas pour tout le monde. Il faut être très motivé et il est nécessaire de prendre un atelier.

Autres solutions. Certaines villes proposent le service gratuit de collecte des matières organiques. À Montréal, une compagnie, Compost Montréal, offre le service de collecte résidentielle. Le coût est de 5 $ par semaine.

Puis-je continuer le compost en hiver ?

Tout à fait. On continue la lasagne.

Quels sont les outils du parfait composteur ?
Un Aérateur à ailettes qui coute entre 25 et 30 $
Un contenant fermé dans la cuisine pour stocker les résidus de cuisine, un vieux pot fait l’affaire
Un contenant pour les matières brunes
Un composteur ou deux (préférable) : plusieurs modèles existent. Ils sont en plastiques ou en bois, ont des côtés rigides et aérés, sans fond avec un couvercle étanche et un système pour la récolte, plus ou moins grands.

Il existe des composteurs rotatifs qui ne sont pas en contact avec le sol. Lili Michaud ne les recommande pas, car ils sont très chers (environ 200 $) et de capacités réduites. Ils peuvent cependant accommoder les personnes qui n’ont pas de jardins et une grande terrasse.

Quand on récupère le compost, on peut le tamiser s'il y a encore des matières non décomposées. Si on fonctionne à deux compostières, aucun besoin de tamiser. Car c'est du travail. Mais le jardin adore ce compost


Pour aller plus loin
Un livre indispensable : Tout sur le compost, le connaître, le faire, l’acheter et l’utiliser, Lili Michaud, Éditions Multimondes

Le compostage dans les écoquartiers de Montréal.

Compost Montréal

Le résultat : du bon compost totalement gratuit ! Ceci est le résultat de deux compostières qui ont travaillé durant plus d'un an.

J'aime les vers, ils sont les bienvenus dans mon compost... Et il y en a beaucoup. Tant mieux.

Le Bixi ou le vélo vont au Grand prix de Formule 1 (MàJ)

Le parc fermé des Bixi prêt à être emprunter

Il est plus facile qu’on le pense d’aller assister au Grand prix de Formule 1 du Canada en bicyclette, la votre ou le Bixi puisque le parc Jean-Drapeau est accessible en vélo. Je l’ai testé pour la première fois ce samedi pour la session des qualifications. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas utilisé ce moyen de transport avant. Rapide, facile et évite l’interminable attente pour le métro.

Si vous n’avez pas le vertige (la piste cyclable du pont Jacques-Cartier est suspendue au-dessus de l’eau et assez étroite), c’est beaucoup plus rapide et agréable que le métro. Malheureusement, il est impossible de prendre le pont de la Concorde. Les policiers vous barrent la route.

Pour ceux qui veulent utiliser le Bixi, rien de plus simple. La compagnie a prévu le coup : une station dépôt. Le stationnement est devant l’entrée du métro. Ne vous inquiétez pas de ne pas trouver de place dans les supports à vélo, des employés vous attendent pour enregistrer votre retour et stationner le Bixi dans ce « parc fermé » qui peut en contenir une centaine.

Pour repartir, une fois les festivités terminées, les employés sont toujours là pour enregistrer votre départ et aider les nombreux touristes qui ne savent pas comment ça fonctionne. Lors de mon passage, environ 1 h 30 après la fin des qualifications, il ne restait qu’une quinzaine de Bixi. Des amateurs de F1 américains s’offraient justement le retour vers la ville en vélo. Pour les avoir croisés à leur arrivée endiablée et joyeuse sur la piste du pont, j’espère qu’ils savaient où se situait les freins, car la piste est étroite. Leur enthousiasme était aussi bruyant et visible que le verre de bière que l’un d’entre eux terminait !!! Savaient-ils qu’il est aussi interdit de pédaler que de conduire en état d’ébriété?

La piste cyclable en direction de Longueuil était aussi ouverte. Mais sur le site de la société des ponts, on indique qu’elle est fermée durant la période du Grand prix. À vérifier. Mais il n’y a pas de stations Bixi à Longueuil. Il faut donc utiliser son propre vélo.

La piste du pont Jacques-Cartier ne pourrait accueillir des milliers de cyclistes, trop étroite et partagée avec les piétons

Pont de la Concorde interdit
Malheureusement, la police de Montréal empêche l’accès au parc Jean-Drapeau en vélo par le pont de la Concorde. Un ami s’est fait revirer de bord vendredi. L’un des employés de Bixi m’a souligné que l’accès devait être ouvert, mais que finalement la police aurait décidé de le fermer aux vélos. À vérifier. Manque de communication ou problème de sécurité ? Dommage, car le pont de la Concorde est beaucoup plus facile d’accès pour les cyclistes, pour ceux qui sont moins en forme ou qui ont simplement peur d’utiliser la piste du pont Jacques-Cartier, et plus proche du centre-ville.

La STM mousse son côté écolo
Ne perdant pas le nord, la STM (Société des transports de Montréal) mousse son côté écolo en publicisant de manière imagée le montant de CO2 non généré par l’utilisation des transports en commun. Intéressant. Est-ce efficace ? Ça permet au moins de visualiser les quantités de CO2.

Le ballon de CO2 qui flotte sur la station de métro du parc Jean-Drapeau

 

La version portable de la publicité de la STM

Publicité volante pour les pompiers
Les pompiers de Montréal ont fait fi des montants de CO2 engendrée par la publicité volante en faisant circuler un message. Est-ce pour les touristes, le maire Tremblay ou les citoyens de Montréal ? Il est vrai qu’avec le montant de pollution générée par les voitures de Formule 1, autant en profiter pour saturer le ciel…

Et pour parler de Formule 1, l’objet de tous ces déploiements, voici quelques secondes de ce que j’ai vu cet après-midi. Attention, mettez vos bouchons !!!

Un trottoir partagé entre cyclistes et piétons ?

Photo: Cécile Gladel

Les cyclistes sont en danger dans la rue. Entre les portières, les automobilistes qui frôlent, coupent, les autobus, les camions et plus. C’est l’enfer.

Rouler sur le trottoir ? Pourquoi pas, mais il faut que les trottoirs soient plus larges et qu’ils soient séparés en deux. De manière très distincte. J’ai trouvé ce genre de piste cyclables dans le quartier du MIT (Massachusset Institute of Technology) à Boston. Une piste dans le sens de la circulation sur chaque côté du trottoir. Évidemment, ce type d’aménagement ne sensibilise pas vraiment les automobilistes qui continuent à ne pas partager la rue.

Les cyclistes roulaient sur la piste, loin des portières et des véhicules. Les piétons de leur côté du trottoir. Évidemment, il faut un respect mutuel. Les piétons doivent regarder avant de traverser la piste et les cyclistes doivent y rester. Avec les étroits trottoirs de nos villes, ce n’était pas dans les plans des urbanistes. Dommage.

Par ailleurs, autre aménagement pour les cyclistes remarqué à Boston: The Bike Box. Une bande verte est réservée aux cyclistes devant les feux de circulation tels que le montre la photo. Une sorte de zone tampon qui leur permet de partir en premier. Les voitures qui tournent à droite ou à gauche n’ont d’autres choix que de les voir.

Photo Cécile Gladel

Photo : Cécile Gladel

Une maison plus saine sans polluant

L’intérieur de notre maison est plus pollué que l’extérieur. Pourquoi ? À cause des multiples produits qu’on amène chez nous. J’en parle ai parlé ce matin au 98,5 FM lors de ma chronique environnement chez Isabelle Maréchal. Les conseils sont divers. J’avais aussi écrit un article dans le Coup de Pouce d’avril 2010.

Voici un résumé des principaux conseils à suivre pour dépolluer son intérieur, les produits à éviter, car l’air de sa maison est moins sain qu’on ne le pense. En effet, selon plusieurs études, il est plus pollué que celui de l’extérieur. Problèmes : poussière, humidité, produits en tout genre.

Les produits ménagers sont un problème, car ils ajoutent plein de polluants. Le livre 175 questions-réponses sur les produits ménagers est bien fait, un peu technique pour le commun des mortels, mais il répond honnêtement aux principales questions que chaque personne se pose. Ma seule réserve, il est fait par un chimiste qui travaille pour Prolav qui fait les produits ménagers écolos Biovert. Comme journaliste je me méfie toujours. Mais ces réponses sont très intéressantes. Il nous conseille aussi de se méfier des produits bio et écolos, car ils ne sont pas forcément inoffensifs. Attention aussi au mot naturel. Il ne veut rien dire.

Je m’oppose à l’une de ses conclusions qui dit qu’on aura de plus en plus un produit pour une utilisation particulière. Non. Je crois qu’il faut arrêter de multiplier les produits. Souvent le bicarbonate et le vinaigre font l’affaire et ne coûtent pas cher.

À éviter donc :

Les « bonnes odeurs »
Premiers produits à bannir de sa vie, les désodorisants en tout genre
les multiples produits parfumés et diffuseurs d’odeur divers sont de véritables soupes chimiques qui polluent notre air intérieur. Les spécialistes les déconseillent fortement. : Exit ceux électriques qui consomment de l’électricité en plus de diffuser une odeur chimique, les Air wick ( qui font une pub très greenwashing en présentant leur produit comme écono ? et écolo ? Aussi Febreeze et tous les produits qui diffusent une odeur. Même les huiles essentielles peuvent être problèmatique si on est asthmatique ou hypersensible. On ouvre la fenêtre et on trouve l’origine de la mauvaise odeur.

Les produits parfumés
De nombreux produits sont parfumés avec un parfum synthétique qui n’est pas naturel du tout contrairement aux produits plus écolos. On évite tout produit parfumé : nettoyants, cosmétiques, shampoing, savons, etc. C’est bien meilleur pour la santé.

Produits hyper toxiques
Les nombreux produits ( nettoyants pour le four, débouche tuyaux, nettoyants pour cuvettes des toilettes, assouplissants liquides et en feuilles dégagent des composés organiques volatils (COV) et autres polluants. On garde l’essentiel : un nettoyant tout usage, un dégraissant, un liquide vaisselle et un pour la lessive.
On utilise en priorité les produits d’entretien certifiés ÉcoLogo le Choix environnemental.

Les pesticides et autres produits dangereux
Adieu pesticide. Ils sont interdits depuis 2006 et on évite tous les types de pesticides. On préfère aussi les peintures sans COV, et les vernis à l’eau, les colles dans les meubles, etc.

La cigarette
La fumée de cigarette ou de la combustion du bois engendre des polluants. C’est la base d’éviter de fumer à l’intérieur.

L’humidité
Le taux d’humidité excessif de l’intérieur des maisons nourrit la moisissure et cause de nombreux malaises 

La poussière
On époussète régulièrement avec un simple linge humide, pas de produits. On lave ses draps et surtout son couvre-lit chaque semaine.

Suggestion de lecture

Les livres de Marc Geet Ethier sont super intéressants, publiés chez Trécarré : Ménage vert, se faciliter la vie en la protégeant et Zéro toxique, petit manuel de survie.

Le site internet de la SCHL offre de nombreux livrets d’information gratuits sur la pollution intérieure.

Et bien entendu, mon livre l’écolo écono et les autres.

Autres textes sur le sujet:
Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
Lien entre pollution et cancer du sein.
Les logos écolos trop nombreux.
Se questionner sur les causes environnementales des maladies.
Faites du ménage, de l’air.
Attention aux cosmétiques bios.
Les détergents écolos pour lave-vaisselle.

Le pirate écolo qui explore l’espace est en librairie


À la veille du 40e anniversaire du Jour de la Terre, le troisième tome du Pirate des caramels, le pirate écolo dont je raconte les aventures depuis septembre dernier, vient de sortir aux Éditions Goélette. Éva Rollin dessine les fabuleuses illustrations. Ces histoires s’adressent aux jeunes de moins de 8 ans et permettent de les sensibiliser à l’environnement tout en les amusant.

Car ce sont des histoires, dont Cristo, le pirate écolo est le héros. Il est accompagné par Fée colo, la fée-sirène artiste, Vermi, le ver composteur scientifique et Caramel, le chat gaffeur, pas très écolo, qui adore les caramels.

Dans ses deux premières aventures, Cristo nettoyait l’eau puis sauvait les bélugas. Dans sa troisième aventure, il explore l’espace pour le dépolluer.

Si votre enfant est attiré par les planètes et l’espace, on l’explore de long en large.

En plus, en fin de livre, une série de 10 questions sur le thème de la pollution de l’espace plus une recette de caramel.

Autres articles sur le sujet:
Le gentil pirate arrive en ville.
Lancement du Pirate des caramels.
Je suis pirate.
Le pirate à Winnipeg.
Mes livres.
Choisissez les auteur-e-s québécois-e-s.

Le communiqué de presse

St-Hubert devient vert… assez pâle…

Les entreprises sont tellement fières des quelques gestes qu’elles posent pour l’environnement et les publicisent à grand renfort de faits, de chiffres. Le dernier en date, les rôtisseries St-Hubert qui se targuent d’avoir verdi leur boite de livraison…

Je suis d’accord, elle est mieux, l’effort est louable, mais St-Hubert devrait arrêter de se péter les bretelles aussi fort. Leur boite est loin d’être parfaite et pourrait être encore mieux. Et puis, pendant qu’on demande des efforts aux citoyens depuis des années, il est vraiment temps que les entreprises mettent la main à la pâte non ? Pas de quoi avertir toute la planète à grands coups de publicité.

On parle d’abord de l’élimination de la styromousse. Un emballage non recyclable qui se dégrade très lentement. Cependant, il semble que la fabrication ne soit pas si dommageable selon un reportage de la Vie en vert. Sauf que le maudit styromousse remplit nos poubelles.

Dernièrement, je n’en revenais pas combien les barquettes de styromousse sont utilisées pour les fruits, les légumes, la viande, le poisson… Pour les légumes et les fruits, je déballe à la caisse et je laisse au commerçant le soin de se débrouiller avec ses déchets. Pas question que je le gère à sa place dans mes poubelles.

St-Hubert a donc éliminé la styromousse ou presque. Il était temps. Rien pour se faire applaudir. En plus, l’entreprise va jusqu’à faire la morale sur sa boîte.

La boite jaune est semblable. En carton 100 % recyclé, mais seulement 35 % postconsommation. Cela veut dire que le reste soit 65 % provient de carton neuf, mais récupéré comme des retailles inutilisables. Bien, mais peut faire mieux, surtout quand on sait que des ballots de cartons prêts à être recyclés dorment dans les centres de recyclage.

Ensuite le contenant de styromousse a été remplacé par du carton. On le dit recyclable, sauf qu’on ne peut recycler les cartons contaminés par la graisse. Avec des frites, du poulet et autre truc St-Hubert, ce carton a absorbé de la graisse, il est contaminé, non recyclable. Désolée, St-Hubert, mais ça ne change rien de la styromousse. En fait, il serait compostable s’il n’était pas blanchi. Peut-être qu’un contenant en plastique recyclé et recyclable serait mieux. Ou alors un matériel, carton ou autre, compostable.

Dernière chose, la boite est plus petite et utilise 6,8 % de moins de carton. Évidemment, St-Hubert estime diminuer les déchets envoyés dans les sites d’enfouissement. Bien. Encore faut-il que les gens le recyclent. Je connais bien des citoyens et surtout des commerçants (beaucoup) ainsi que des entreprises qui ne recyclent pas encore…

Alors, ayant dit tout ça, quelles sont les meilleures solutions pour St-Hubert et tous les restaurants qui livrent et permettent d’emporter la nourriture? Le plastique biodégradable? Mauvais choix, car si on le met au recyclage, il va contaminer le plastique qui doit être recyclé. Ce dernier mélangé à du biodégradable sera de moins bonne qualité. J’ai vu du plastique biodégradable d’un traiteur de Québec. Vraiment mauvaise idée.

Du carton recyclé à 100 % post-consommation, non blanchi et compostable semble être la meilleure idée ? Surtout qu’il peut être recyclé aussi sans problème.

Peut-être aussi qu’on peut penser aux produits de Nova Envirocom fait en fécule de maïs, entre autres, et compostable.

Sauf que le biodégradable et le compostable ne sont pas la solution parfaite. Il faut d’abord réduire au maximum.

Une dernière interrogation dont je n’ai pas la réponse, ce n’est indiqué nul part sur les sites Internet. Où sont fabriqués les boîtes de St-Hubert ? Où sont fabriqués les produits de Nova Envirocom ? Car plus c’est loin, moins c’est écolo.

Un petit truc: lorsque je vais chercher une poutine à mon dépanneur du coin, j’amène mon plat. Que je lave. Zéro déchet. Évidemment, on ne peut penser à la même chose pour les livraisons. Mais il y a des solutions. En avez-vous une ?

Un cas de SLAPP en France !

Ici au Québec, on appelle ceci des poursuites- bâillons. C’est à dire que des groupes, des organismes, des citoyens sont poursuivis en justice par des compagnies pour que ces groupes se taisent. En gros, il s’agit de les faire taire dans leurs critiques.

L’association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) en a été victime comme plusieurs autres groupes ou citoyens. Éco-société aussi dans le cas du livre Noir Canada. Le gouvernement du Québec a adopté le projet de loi 9 en juin 2009 pour éviter ces poursuites-bâillons.

En France, la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table assigne devant le Tribunal de Grande Instance le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) qui se bat contre les pesticides. L’organisation des JNE (journalistes et écrivains pour l’environnement), dont je suis membre, s’inquiètent de cette poursuite.

Voici leur communiqué:

Attaque contre la diffusion d’informations sur les pesticides : les JNE s’inquiètent

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table, suite à la publication d’analyses de pesticides dans les raisins de table réalisées en novembre 2008. Cette enquête a été menée par cinq ONG, dont le MDRGF pour la France, dans cinq pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont sur le site du MDRGF (http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html).

La Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table a assigné le MDRGF en février dernier devant le TGI de Paris contre la diffusion de cette enquête, jugée tendancieuse et entraînant une mévente du raisin de table, notamment. Elle demande la somme de 500 000 euros, la publication du jugement dans 10 médias nationaux, et la suppression du dossier sur le site Internet du MDRGF. La plainte a été jugée recevable et le MDRGF est assigné le 6 janvier 2010 devant le TGI de Paris.

L’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) s’étonne qu’une association puisse être assignée pour avoir diffusé les résultats d’une enquête qui semble en tous points sérieuse. Mais au delà de ce qui est reproché au MDRGF, les journalistes et écrivains membres des JNE considèrent que cette démarche crée un précédent dans l’atteinte à la liberté d’information dans notre pays.

Elle apporte donc son soutien au MDRGF et à son président, François Veillerette.

Le supermarché santé Avril


Connaissez-vous le supermarché santé Avril? Il existe physiquement deux magasins; l’un à Longueuil et un autre à Granby. En magasin, on m’a souligné qu’un troisième ouvrirait sur la Rive-sud au quartier Dix-30 ( dommage car je déteste cet endroit où l’on ne peut se rendre sans voiture) bientôt puis un quatrième à Montréal. L’emplacement semble déjà trouvé dans la métropole mais la caissière n’a pas su me dire où. J’espère que ce sera dans Rosemont, sur la promenade Masson mais j’imagine que ce sera sur le Plateau…

Je ne connaissais pas les supermarchés Avril et pourtant j’apprends en lisant cet article de la Voix de l’Est que ce n’est pas vraiment nouveau. C’est un peu le pendant québécois des Whole Foods Market américains dont j’ai déjà parlé lorsque j’étais en Californie. Évidemment, je n’ai pas eu le temps d’étudier ce que vend Avril. Si leurs produits sont bien locaux, bios, plus écolos? Mes amis qui s’y approvisionnent n’en disent que du bien. Je me promets d’y retourner et de regarder attentivement les produits.

Toujours en lisant l’article de la Voix de l’Est, on constate que la philosophie tend vers le respect de l’environnement. Tant dans le bâtiment que dans les opérations des magasins et les produits vendus.

En furetant sur le site, je vois qu’ils vendent aussi sur Internet mais la sélection semble plus restreinte qu’en magasin.

En posant des questions à la caissière, j’ai appris qu’il s’agissait d’un couple d’affaires québécois, Rolland Tanguay et Sylvie Senay qui avait parti cette bannière santé et écolo. Tant mieux.

En lisant une vieille chronique d’Isabelle Huot datant de 2007, j’apprends que le premier Avril a vu le jour le 16 mai 2007 à Granby.

Belle histoire de réussite québécoise qui crée de l’emploi et encourage l’achat local et québécois. Espérons que ça continue…

Partager son véhicule perso et voitures électriques

Communauto, le service de partage d’auto, a connu une croissance extrême. Au cours des cinq dernières années, le nombre d’usagers est passé de 5 700 à 20 000. Le nombre de voitures en location de 300 à 1 000.

Communauto a deux autres projets dans sa manche: les PEP, Prêts entre Personnes et l’achat de véhicules électriques dans la flotte de l’entreprise. Les PEP permettraient à des gens qui possèdent une automobile de la rendre disponible aux usagers de Communauto contre rémunération.

Pas évident car certaines personnes tiennent tellement à leur véhicule et ne veulent pas le prêter. Mais ceux et celles qui ont une voiture pour la fin de semaine, qui ne l’utilisent pas beaucoup, qui ne sont pas des freaks de leur char pourront sûrement y trouver de nombreux avantages.

C’est très intéressant de lire des projets innovateurs, innovants et surtout non habituels. Essayons, tentons, innovons pour trouver des solutions qui semblent impensables au premier abord.

Le greenwashing de Copenhague!!!

En lisant les nombreux articles sur le Sommet de Copenhague, en regardant les multiples émissions spéciales et reportages télévisées, on pourrait penser que le monde entier a enfin compris. Vraiment?

Rue89 parle du greenwashing et de l’utilisation de la publicité par les entreprises sur le dos de Copenhague. Tellement. Quand on prend l’exemple de McDo, on ne peut que lever les yeux au ciel. McDo veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre? Que la compagnie s’engage à mieux payer ses employés, à réduire ses quantités astronomiques de déchets, à servir des produits locaux exclusivement, à réduire le nombre de hamburgers utilisant du boeuf, à utiliser des véritables frites, faites de vraies pomme de terre produites localement, etc. Sinon tout ce que dit McDo n’est que de la poudre aux yeux.

Comme toutes les autres entreprises. Y compris les médias. J’en parlais la semaine dernière. Ces médias qui en parlent pour les deux prochaines semaines et qui se taisent ensuite. Je vais vous donner un bon exemple des médias qui disent parfois n’importe quoi. Un tout petit exemple qui m’a fait sauter : Le Nouvel Obs offre un spécial Copenhague avec Daniel Cohn-Bendit à titre de rédacteur en chef.

En fin de revue, on trouve les 23 gestes écolos faciles. Le numéro 14 est de recycler les piles, les ampoules et les capsules Nepresso. Je m’excuse mais les capsules Nepresso sont un gaspillage éhonté. Ça ne devrait pas exister. La journaliste souligne qu’il est impossible de se passer de Nepresso. Franchement. On aurait du dire, éliminer l’utilisation de produits jetables comme le Nepresso. Point à la ligne. Le recyclage est vain si on ne favorise pas d’abord la réduction !

Pourquoi ne pas manger moins de viande?

Il semble qu’il y a eu une grande discussion sur la viande au Québec la semaine dernière. On en parle sur le blogue du Commensal.

À en juger pour les commentaires de Mario Dumont et ses questions, il semble que la consommation de viande ne soit pas près de baisser. Et pourtant. Ce ne serait que du bénéfice pour l’environnement et sa santé.

Sauf que chaque fois qu’on parle de diminuer sa consommation de viande, les carnivores convaincus pensent repas sans saveur, luzerne seulement et plein d’autres préjugés envers le végétarisme.

Mais on ne parle pas du tout de rendre les humains végétariens, on parle seulement de diminuer sa consommation de viande. Rien de très drastique. Une journée par semaine sans viande. Que ce soit le lundi ou un autre jour de la semaine, peu importe. L’important est de diminuer au moins légèrement sa consommation hebdomadaire de viande.

Un gros carnivore qui mange de la viande à TOUS les repas peut commencer pas éliminer la viande d’un seul repas, puis un autre. Il n’est pas question de lui demander d’éliminer la viande de TOUS ses repas. Juste un. Ce n’est pas la mer à boire non ?

Peu le savent, mais la consommation de viande a un impact fort sur l’environnement. Pour élever un animal pour le manger ensuite, il faut des céréales. Des plantes que l’on fait pousser à grand renfort de pesticides, eau et pétrole (la machinerie) pour nourrir des animaux, qui ensuite termineront dans nos assiettes. Si ces céréales servaient à nourrir les êtres humains, on éliminerait une étape et on nourrirait plus d’humains…

Sans compter le méthane émis pas les ruminants. Sans compter le transport de la viande.

On peut aussi en manger moins et choisir de la viande locale et biologique.

On peut choisir de devenir végétarien. Mais c’est un choix de vie comme certains choisissent d’être carnivore et manger de la viande. Chacun son choix et personne ne doit l’imposer à d’autres.

J’entends trop souvent des végétariens qui font la leçon, qui méprisent les carnivores, qui se permettent des jugements de valeur très dérangeants. Même chose du côté des carnivores qui dénigrent tout ce que disent les végétariens. Il serait temps de respecter le style de vie de l’autre sans tenter de l’imposer.

Alors, êtes-vous prêt à manger moins de viande, à la manger bio et/ou locale? En plus, vous économiserez puisque les céréales, les légumineuses, le tofu coûtent moins cher que la viande. Et avec les économies, achetez de la viande bio !

Pour ou contre les manifs de Greenpeace

Greenpeace lutte pour la protection de l’environnement et utilise parfois des méthodes très démonstratives et vigoureuses. Rien de violent cependant.

Si Steven Guilbeault, l’ancien DG de Greenpeace au Québec a déjà escaladé la tour du CN, l’organisme se fait moins radical au Canada qu’en France.

En 1985, il y a eu l’histoire du Rainbow Warrior. Le bateau de Greenpeace France était en route pour protester contre les essais nucléaires de la France dans l’océan Pacifique. Des espions français l’ont fait couler. Rien de moins. Belle démocratie.

Aujourd’hui, Greenpeace a envahi l’Assemblée Nationale à Paris. Slogan criés, bannières déployés, une militante est même descendue au rang des députés dans l’hémicycle.

Gros mots du côtés des députés, surtout ceux de la majorité, du parti du président Sarkozy. L’un les traite de clown, l’autre les accuse de bafouer l’institution et la démocratie et l’un les traite de voyou. Rien de moins.

Ont-ils raison? N’est-ce pas des mots un peu fort pour qualifier ce petit intermède? Franchement, est-ce nécessaire de déchirer sa chemise pour une bataille très réelle que mène Greenpeace pour l’environnement? Alors que le gouvernement français semble, comme les autres, dormir au gaz? Mais l’enflure verbale n’a jamais manqué aux politiciens…

Pendant ce temps les élus verts applaudissaient. Ont-ils raison? Peut-on encourager de telles actions? Est-ce anti-démocratique?

Noël Mamère, un député vert a souligné que pendant que le gouvernement tentait de détourner l’attention en parlant d’immigration et de minarets, on ne parlait pas des changements climatiques. Bon point qui vaut aussi pour le gouvernement canadien.

Alors les manifs de Greenpeace sont-elles si dangereuses? N’est-ce pas ceci, aussi, la démocratie? Pouvoir manifester sans violence? Pas de quoi fouetter un chat…Les députés devraient se garder une petite gène et s’indigner pour la planète et non pour cette petite manifestation. Non?

Les médias s’emballent pour Copenhague!!!

Ici en France, les médias préparent avec grands moyens la couverture du Sommet de Copenhague. À grands frais et à grands effets de serre ou de pollution.

Le journal Auvergnat La Montagne y consacrait une page spéciale hier tandis que la présentatrice vedette du journal télévisé de TF1, Laurence Ferrari, le présentera du Groenland demain. Les émission de carbone de ce voyage ont été compensées.

Si les médias s’intéressent de moins en moins à l’environnement. Fait confirmé par Influence communication. COP15 comme on l’appelle dans le jargon ou le Sommet de Copenhague semble raviver la flamme. Espérons seulement que ce ne sera pas un feu de paille. Il serait intéressant que les médias s’y intéressent de manière quotidienne.

D’ailleurs, il semble que TF1 ira plus loin qu’une simple couverture de la grande réunion. Selon un article de La Montagne, repiqué: « Chaque mois, à partir du 7 décembre, TF1 rappellera aux Français quel est leur impact individuel sur le réchauffement de la planète…».

Très bien mais pourquoi ne pas leur donner des trucs au quotidien pour passer à l’action. J’en profite pour reprendre la promo de mon livre, l’écolo écono sorti en France en avril 2008 chez Michel Lafon. Toujours d’actualité et encore plus, mon livre de recettes pour devenir plus écolo, un pas à la fois, un jour à la fois…Il est à la FNAC et certainement dans plusieurs librairies françaises. Hyper pratique.

L’huile de coco comme carburant…

Utiliser la noix de coco comme carburant ou plutôt comme complètement au carburant. C’est ce que fait l’Île de Vanuatu dans le Pacifique. Objectif : limiter l’achat de carburant à l’extérieur de l’île et utiliser une ressource locale.

Excellent. Sauf que quelques points m’ont chicotée lorsque je regardais un reportage de France 2 sur le sujet. Les deux personnes en charge du projet étaient des blancs. Est-ce encore une fois des gens d’affaires de l’extérieur qui viennent exploiter une ressource locale ? J’espère que non. De telles initiatives écologiques et locales devraient être gérer par une coopérative afin de favoriser les travailleurs locaux et le partage des profits entre eux.

Par ailleurs, chaque fois que l’on propose un carburant alternatif, il y a le risque de voir cette ressource être sur utilisée sans chercher à trouver le moyen de réduire la consommation d’énergie. Un peu comme le souligne cet intervenant sur le forum de France 2.

Finaliste pour la Coupe de l’info – Votez pour moi !

Surprise et joie il y a quelques semaines. On m’annonce par courriel que mon blogue, ce blogue est finaliste dans la catégorie Développement durable pour la 4e Coupe de l’info.

Le tout se déroule les 22,23 et 24 janvier 2010 à Courchevel. Malheureusement je n’y serai pas. Je serai à Montréal. Mais j’aimerais bien que le tout soit diffusé sur l’Internet, je pourrais y assister via Skype, par exemple. À suivre.

Mais je suis toujours très surprise et très fière d’être simplement finaliste dans une catégorie où se côtoie des blogues de journalistes de L’Express.fr, Conso gonzo d’Eric Lecluyse, du Nouvelobs.com avec Planète de Guillaume Malaurie, de Rue89.com avec son blog Passage à l’acte (rédacteur Collectif), et d’un autre journaliste indépendant Laurent Samuel et son blog planète.

Les internautes peuvent voter en cliquant ici pour leur meilleur blogue. Évidemment je vous encourage à voter pour le mien mais je ne me fais aucune illusion. Mon blogue n’est pas typiquement en France, j’ai beaucoup d’infos québécoises, je ne l’alimente pas que d’info écolo et je suis une indépendante, je ne suis pas payée pour écrire sur mon blogue. Je ne peux donc pas y consacrer tout mon temps.

Mais le seul fait d’être finaliste me ravie et remplie de joie. J’ai aussi l’impression d’être de plus en plus reconnue dans mon pays d’origine, surtout depuis que que la version française de mon livre l’écolo écono a été adaptée.

Déneigement sur le Plateau: enfin des politiciens courageux.

Depuis la parution de l’article d’Éric Clément sur les modifications sur la pratique du déneigement dans l’arrondissement du Plateau, les élus de Projet Montréal se font attaquer. Et voila. On ne pense plus qu’à nos voitures et la circulation automobile.

Et pourtant la décision des élus du Plateau de ne plus charger la neige la fin de semaine et d’attendre qu’il en soit tombé 15 cm au lieu de 8 cm se défend tout à fait. Si bien entendu, on arrête de penser avec notre esprit d’automobiliste.

Il y a bel et bien une hystérie du déneigement. On vit dans un pays nordique. Quand la neige tombe, rangez donc votre voiture (un peu fou d’ailleurs d’avoir une voiture quand on décide d’habiter le Plateau, vive Communauto) et marchez. Car les trottoirs seront déneigés. Et oui, l’argent économisé servira à d’autres projets.

Les cols bleus sont contre. Évidemment ils perdront de nombreuses heures supplémentaires payées à temps double, parfois triple. Pourtant, ils devraient appuyer Projet Montréal qui veut limiter les contrats donnés au secteur privé.

Quand à l’aspect sécurité ? Ben voyons donc. De quoi parle-t-on ? Les camions de pompiers, les policiers et les ambulances arriveront toujours à se déplacer. Ce sera aux automobilistes de ne pas stationner leur voiture n’importe comment. Si tu prends la responsabilité d’être propriétaire d’une auto sur le Plateau, et bien tu as aussi la responsabilité de t’en occuper durant l’hiver et de ne pas la stationner tout croche, même par une tempête de neige…C’est ainsi.

Ah la maudite totale et complète dépendance à l’automobile…

60 blogueurs et blogueuses pour 60 secondes pour la Planète

Voici une vidéo concoctée par Dominic Arpin pour reprendre la campagne mondiale Climate for Justice de Kofi Annan avant l’important sommet de Copenhague. Vous en connaissez certains, d’autres moins. J’en fais partie, je suis la 23e seconde et j’ai eu un grand plaisir à laisser mon objectivité journalistique de côté pour appuyer cette cause. Pas grande surprise…

Faites circuler et surtout agissez. Un petit geste, n’importe lequel qui en entraînera surement un autre. Éteignez le moteur, achetez moins, surtout à Noël et mieux, utilisez des objets réutilisables et surtout en dernière option, recyclez.

Maintenant, j’aimerais aussi que ces 60 blogueurs et blogueuses me donnent leur petit geste pour la Planète, pour montrer l’exemple…Je commence par moi. Je n’ai pas de voiture. Je me déplace en vélo et les autres ? J’attends 🙂

Sous la vidéo, j’ai ajouté la liste des blogueurs et blogueuses qui participaient. Ils se trouvent aussi dans les infos en haut à droite sur You Tube.

1. Caroline Allard – http://www.trashindigne.blogspot.com
2. Pierre-Léon Lalonde – http://www.taxidenuit.blogspot.com
3. Daniel Rondeau – http://www.danielrondeau.com
4. Jeff Lee – http://www.bombe.tv
5. Bob le chef – http://www.boblechef.com
6. Dominic Arpin – http://www.dominicarpin.ca
7. Josianne Massé – http://www.blogosphere.branchez-vous.com
8. Catherine Beauchamp – http://www.letapisrosedecatherine.tv
9. Maxime Tremblay – http://www.photosmax.blogs.com
10. Jean-Michel Vanasse – http://www.jeanmichelvanasse.tv
11. Martine Pagé – http://www.martinepage.com
12. Patrick Dion – http://www.patrickdion.ca
13. Laurent Maisonnave – http://www.zelaurent.com
14. Renart Léveillé – http://www.renartleveille.wordpress.com
15. Pierre-Luc Cloutier – http://www.dansmatele.ca
16. Catherine Perreault-Lessard – http://www.urbania.ca
17. Sylvain Grandmaison – http://www.fono.ca
18. Philippe Martin – http://www.nayezpaspeur.ca
19. Claude Malaison – http://www.emergenceweb.com
20. Laurent Lasalle – http://www.mesparolessenvolent.com
21. Carl Charest – http://www.carlcharest.com
23. Cecile Gladel – http://www.cecilegladel.blogspot.com
24. Josée Plamondon – http://www.joseeplamondon.com
25. Thoma Daneau – http://www.thomadaneau.com
26. Diane Nadeau – http://www.dianenadeau.ca
27. Diane Bourque – http://www.dianebourque.com
28. Marie-Julie Gagnon – http://www.marieju.com
29. Jonathan Villard – http://www.villiard.com/blog
30. Jean-François Bélisle – http://www.jfbelisle.com
31. Julia Vallelunga – http://www.alamodemontreal.com
32. Gabrielle Chalifoux – http://www.pretextes.ca
33. Jérôme Paradis – http://www.paradivision.com/blog
34. Sophie Peloquin – http://www.commensal.com/blogue
35. Catherine Lefebvre – http://www.lethnogourmande.blogspot.com
36. Véronique Desrosiers – http://www.mintbirdy.ca
37. Nathalie Rivard – http://www.twitter.com/indigonat
38. Alain Thériault – http://alaintheriault.com/startupcoach
39. Martin Lessard – http://www.zeroseconde.com
40. Maxime Dubreuil – http://www.thefoodfeed.blogspot.com
41. Marc Poulin – http://www.thefoodfeed.blogspot.com
42. Olivier Mermet – http://www.oliviermermet.com/blog
43. Katerine Rollet – http://www.tourisme-montreal.org/blogs
44. Christian Aubry – http://www.aubry.org
45. Marie-Louise Gariépy – http://www.videoqualia.blogspot.com
46. Mélanie Briev – http://www.ouvregrandtesailes.com
47. Julien Galtier – http://blog.baobaz.com
48. Cedric Essiminy – http://www.lebagelblog.wordpress.com
49. Paulina Podgorska – http://www.sosgarde.ca
50. Nicola Navratil – http://www.nicolanavratil.com
51. Christine Renaud – http://www.e-180.com
52. Frédéric Clairoux – http://www.fxstudiodesign.blogspot.com
53. Karl-Frédéric Anctil – http://www.ekorce.com/blog
54. Christelle Samson – http://www.twitter.com/christ_elle
55. David Hamel – http://www.davidhamel.ca
56. Martin Ouellette – http://www.provokat.ca
57. Yves William – http://www.yveswilliams.com
58. Adrien OLeary – http://www.b-unique.ca
59. Gina Desjardins – http://www.ginadesjardins.com
60. Michelle Blanc – http://www.michelleblanc.com

Hydro-solution dans l’eau chaude

Avez-vous vu cette publicité ? Un homme ou une femme chante sous la douche alors que de l’eau coule, coule et coule. Le message ? Ne manquez pas d’eau chaude avec Hydro-Solution. Sauf que…

Entre Eau secours et la Fondation One Drop de Guy Laliberté, n’avons-nous pas été assez sensibilisé à ne pas gaspiller l’eau ? Est-ce que le fondateur du Cirque du Soleil n’a pas assez répété son message dernièrement? Sans parler du gaspillage d’électricité pour chauffer cette eau. Ce n’est même pas du greenwashing, c’est anti-écolo.

Je n’en reviens pas qu’une compagnie comme Hydro-Solution puisse ainsi « promouvoir » en quelque sorte le gaspillage d’eau alors qu’on n’arrête pas de dire qu’il faut sauvegarder l’eau, ne pas la gaspiller. Au coin, en pénitence, Hydro-Solution, fournisseur du CAA Québec. Cette publicité mérite la poubelle, même pas le recyclage. Comment les responsables ont pu la laisser passer ?

Quand à l’agence de publicité Tam-Tam\TBWA, pas fort. Vraiment pas fort.

AJOUT: Marie-Soleil Michon en parlait d’ailleurs lors de l’émission du 22 octobre dernier de la Fosse aux lionnes. Elle aussi trouve que c’est plutôt une incitation au gaspillage d’eau.

Communauto s’aventure en banlieue

L’entreprise de partage d’automobiles, Communauto, est déjà présente en banlieue et dans certaines villes québécoises: Québec, Longueuil, Laval, Sherbrooke, Gatineau et Montréal, bien entendu.

Mais le 31 octobre, une première station ouvrira ses portes à Saint-Bruno, banlieue plus éloignée. Plusieurs banlieusards qui achètent une deuxième voiture par nécessité pourront ainsi utiliser ce service. Et vendre leur deuxième auto? Je l’espère. Plusieurs m’en ont déjà parlé.

À quand des stations Communauto à Boucherville, Mont-St-Hilaire, Drummondville, Rimouski, Blainville, St-Jérôme, Ste-Adèle et j’en passe ? Si Communauto attend que la demande se fasse sentir, ce sera long. Pourquoi ne pas en installer quelques-unes, offrir le service pour que les citoyens s’en prévalent ?

Par ailleurs, lorsque j’étais au Nouveau-Brunswick, au Salon du livre de la Péninsule acadienne, des citoyens m’ont souligné qu’ils avaient organisé leur propre petit Communauto. Ils ont une voiture qu’ils partagent à plusieurs. Et ça fonctionne. Pourquoi ne serait-ce pas une solution dans les petites communautés ? Avons-nous toujours besoin de NOTRE propre voiture?

Quels sont les bars "parlables" à Montréal?

Ce soir, première participation au Yulbiz afin d’enregistrer ma seconde pour le vidéo viral de Dominic Arpin dans le cadre de la campagne du Tck Tck avant Copenhague. Je vous en reparlerai.

C’était au Laïka sur St-Laurent. Un bar mais surtout resto où il est impossible d’avoir une saine conversation. Musique étourdissante avec la présence d’un DJ. Le niveau sonore nous a fait fuir Martine Pagé, Marie-Julie Gagnon et moi. Nous sommes allés jaser tranquillement dans un resto pas loin.

Ce qui nous a donné une idée à Martine et moi. Faire la liste des bars de Montréal où l’on peut discuter sans avoir à crier. Pourquoi monter le son lorsque personne ne danse ? Une pratique qui m’irrite au plus haut point. Obligée de crier, de hausser le ton, de faire répéter, conversation hachée par les décibels. Hyper désagréable et totalement inutile.

Je comprends que la musique soit plus forte dans les bars dotés de pistes de danse. Et encore les décibels sont généralement beaucoup trop puissants et causent des dommages irréparables à nos oreilles…J’ai fait plusieurs articles sur les dommages du bruit (la Presse, Guide Ressources, Mieux-Être) et j’en parlais ici et ici. Mon amie Marie Charbonniaud avait gagné un prix avec un article dans Sélection. Un sujet qui me tient à coeur, j’aime le silence. D’ailleurs, j’y ai aussi consacré l’un des cinq chapitres de mon livre: Les pollutions invisibles.

Il est très facile de se faire traiter de matante lorsqu’on demande de baisser le son dans un bar ou un resto. Sauf que le bruit est mauvais pas seulement pour son système auditif mais aussi pour son coeur.

En effet, on le sait, un bruit soudain et très élevé nous prend par surprise, notre coeur réagit en s’emballant. Sauf que même un son légèrement plus élevé que la norme va automatiquement faire accélérer les battements du coeur. On ne s’en aperçoit même plus, on s’habitue, mais le coeur réagit toujours en accélérant la cadence, se fatiguant. Le bruit est donc aussi l’une des causes des maladies cardiaques.

Alors, commençons cette liste des bars parlables à Montréal et même ailleurs. Je vais parler de ce qui se passe à côté de chez moi sur la rue Masson: Le café Lézard est un bar-resto parfait avec un niveau de son agréable. Chez Baptiste est dans la catégorie niveau de son acceptable. Et les autres ? Le Laïka est à éviter. Hyper désagréable ce soir.

Je suis certaine que le Regroupement québécois contre le bruit se ferait un plaisir d’avoir une telle liste aussi.

Journée d’action sur le climat

Mauvaise journée pour manifester. À Montréal il pleut, il fait froid et c’est gris. Pas de chance. Mais si vous êtes motivés, la grande cacophonie de Harper sur le climat a lieu à 14h à la Place des festivals au coin Maisonneuve-Jeanne-Mance. Équiterre en parle.

Y serez-vous ? Pensez-vous que manifester peut changer les choses?

Enregistrez votre tck et prenez position !

En décembre prochain, les dirigeants mondiaux se regroupent à Copenhague pour renouveler les accords de Kyoto. En fait, je résume, mais c’est surtout pour planifier l’après Kyoto. Une réunion de la plus haute importance et la première de Barack Obama.

Les organismes environnementaux de la Planète se mobilisent pour envoyer un message clair à nos politiciens en vue de cette réunion. Ils n’agiront certainement pas si les citoyens ne les poussent pas à le faire.

Un groupe fondé par Kofi Annan, Time for Climate justice, a lancé une horloge humaine qui symbolise le peu de temps qu’il nous reste pour agir. Je parlais ici du vidéo enregistré par plusieurs vedettes qui chantent Beds are burning de Midnight Oil.

Au Québec, les restaurants le Commensal mènent la campagne avec des groupes écologistes comme Équiterre. Outre le fait qu’ils vendent des sacs réutilisables (j’en ai vu à Pomme d’Api) et des bijoux TCK, le président encourage les Québécois à enregistrer leur TCK sur vidéo, une manière d’ajouter son nom à la pétition qui sera présentée à Copenhague. Il souhaite avoir plus de 25 000 TCK. Pour le moment, il n’y en a que 1500. Loin du compte.

Pour une fois, je vais laisser mon objectivité journalistique et j’enregistrerai mon TCK dans le cadre d’un projet dont je vous parlerai plus tard. Mais j’encourage tout le monde à enregistrer son TCK pour montrer sa sensibilité et surtout sa volonté de voir les politiciens prendre des décisions durables et écologiquement viables.

RueFrontenac explique ici l’implication du Commensal.

Energy Star faussement utilisé…et la construction verte qui cafouille

Misère. Lorsque le vert et la protection de l’environnement deviennent pertinent et presqu’obligatoire, de nombreuses entreprises en profitent. Surtout lorsque des vérifications indépendantes ne sont pas obligatoires.

Sophie Cousineau rapporte une étude américaine qui démontre qu’aucune vérification indépendante n’est faite auprès des fabricants d’électroménagers qui se certifient Energy Star eux mêmes. Bravo. Comment faire confiance à des fabricants qui veulent simplement nous vendre leur produit.

C’est tellement frustrant. On recommande aux citoyens de se fier aux certifications pour ensuite apprendre qu’on ne peut pas s’y fier. Au moins, la vérité est toujours mise à jour. Espérons maintenant que des changements surviendront. En tout temps, vérifiez les étiquettes qui indiquent la consommation d’énergie des appareils que vous achetez. J’espère qu’elles sont vraies…

Autre cas de greenwashing ou de fausse représentation verte. Hier l’émission la Facture diffusait un reportage sur la compagnie Apex qui construit des maisons écologiques bourrés de problèmes et pratiquement inhabitables. C’est qu’en matière de construction il y deux normes: le code du bâtiment et LEED. Le premier a priorité sur le second.

Identifié hier dans le reportage, le directeur général d’Apex, Patrick Payette qui justifie sa décision d’utiliser du bois vert alors que c’est interdit par le code du bâtiment. Je l’avais interviewé il y a deux ans lorsque j’écrivais un article pour la Maison du 21è siècle sur les finis extérieurs pour le bois. Je suis bien contente d’avoir apporté un bémol à ce qu’il me disait et de ne l’avoir cité qu’une seule fois.

Voici l’extrait de mon article où je le cite

«Du côté de Patrick Payette, directeur général d’Apex, la préférence se porte aussi sur trois essences québécoises plus résistantes : le mélèze, la pruche et le cèdre. « L’épinette et le pin doivent être mieux traités », ajoute-t-il

Une opinion que ne partage pas le Conseil canadien du bois pour certaines essences. «Le mélèze est moyennement résistant, tout comme le sapin de Douglas. La pruche n’est pas considérée comme étant résistante à la pourriture. Le cèdre est l’essence canadienne qui est la plus résistante naturellement. Le duramen (ou le bois de cœur) est aussi généralement plus résistant que l’aubier », mentionne Hugo Lemieux.»


Pourquoi on fait encore si peu pour l’environnement?

Youppi, c’est la semaine de réduction des déchets. Y’a du travail à faire… Selon une caractérisation de nos déchets effectués en 2206-2007 par Recyc-Québec, 95 % de nos déchets sont valorisables et ne devraient pas être enfouis. C’est à dire que nous gaspillons ÉNORMÉMENT. Nous gaspillons des ressources qui sont reutilisables, recyclables ou compostables.

Pourtant on continue allégrement de jeter. Et de consommer. Car pour jeter il faut d’abord acheter et consommer…Chaque québécois jette 278 kg de matière par année.

Je le répète mais la réduction de nos déchets passe par la réduction de notre consommation.

Je suis à la veille de faire comme Hubert Reeves dans un sketche où, personnifié par Pierre Verville, il devient un anti-écolo, se dit que si on ne l’écoute pas, bien il s’en moque lui aussi et va profiter de la vie puisqu’il ne reste que 10 ans à la Planète. C’est ici, à écouter dans l’émission radio-canadienne À la semaine prochaine.

C’est de l’humour bien sur et jamais Hubert Reeves ne fera ceci. Sauf que je suis certaine que chaque écolo a ses forts moments de découragement en se demandant si on y arrivera, si ça vaut vraiment la peine…

Surtout quand on écoute Fabien Deglise cet après-midi à l‘Après-midi porte conseil. Il y parlait d’un sondage qui divise les Québécois en trois catégories: 33 % sont de véritables verts, 35 % sont des verts tendres et 32 % ne veulent rien savoir.

Alors on fait quoi ? Je peux bien faire des livres montrant comment être écolo, écrire des articles, des billets, faire des conférences mais je ne peux pas forcer les gens. Pourquoi on s’en moque?

L’effet des pancartes électorales…

Avant cette campagne, je pensais honnêtement qu’on n’avait pas besoin de pancartes électorales. Maintenant que les partis municipaux montréalais ont décidé de ne pas en poser sur le domaine public (Union Montréal a lancé l’idée, Vision Montréal a suivi), je me demande si cela n’affectera pas le taux de participation…J’espère que non. Mais je me pose des questions.

Ironiquement, et je le disais hier, c’est le parti le plus écolo Projet Montréal, qui pose des pancartes. Et pas de belles pancartes, peu visibles. Par ailleurs, il y a très peu de pancartes sur les balcons.

À Longueuil aussi, peu de pancartes. Caroline St-Hilaire n’en a pas. Elle utilise les abris bus pour sa publicité. J’ai aussi remarqué des publicités de Louise Harel sur les abribus de Montréal. Une amie m’a fait remarqué que c’était une excellente idée puisque l’argent retournait ainsi dans un service public, le transport en commun. Très bon point. Je n’y avais pas pensé. Alors placardons donc les abribus !

Finalement, est-ce qu’un minimum de pancartes est nécessaire ou non ?

Les hauts et les bas du Salon du livre de la Péninsule Acadienne


Katia Canciani

La présidente du Salon Solangé Haché et le coordonnateur des activités: Khaled Abed

Les bonnes huitres du NB
Avec l’un de mes pirates

Un exemple de ce que nous servait, et dans quoi, la cantine du salon…

Je reviens de Shippagan au Nouveau-Brunswick avec de nouveaux amis, avec le sourire d’avoir rencontré des gens aussi charmants, tel que je le raconte ici. D’ailleurs, lors de la présentation de la conférence que j’ai donnée samedi après-midi, la personne qui faisait un résumé de ma « carrière », a lu les deux premiers paragraphes de ce billet. J’étais toute rouge…

Lors de chaque salon, je rencontre des auteurs que je ne connaissais pas. Une richesse que j’accumule avec passion. Cette fois c’est Katia Canciani et Bruno St-Aubin. Des auteurs jeunesse et adultes, illustrateur et si drôles, charmants et talentueux. À découvrir. J’ai aussi la chance de faire le voyage de retour avec une auteure que j’ai lu, Les inoubliables Filles de Caleb, mais que je ne connaissais pas: Arlette Cousture. Que de fous rires avec une personne si charmante et douée pour l’humour!

Quand au salon? Toujours celui qui accueille le mieux les auteurs. Quel plaisir de revenir avec ces belles rencontres, ces sourires. Même si tout n’est pas positif et qu’il y a toujours une petite critique à émettre. Pour ce salon, c’est le service de restauration offert aux auteurs et exposants. Trop cher pour le repas unique proposé. Un repas servit uniquement dans des assiettes jetables, ustensiles en plastique. Le pire? une lasagne réchauffée dans une assiette en styromousse dans le micro-ondes. J’ai refusé de manger ce mélange. Les responsables du salon sont conscients du problème (c’est d’ailleurs le même problème dans tous les salons, surtout à Montréal, alors). Et puis, il y a le petit café du salon qui offre espresso, capuccino, salade et sandwich. Une solution de rechange agréable.

Pas de recyclage dans la Péninsule Acadienne
Je voudrais aussi mettre de l’avant la honte dont m’ont fait part de nombreux résidents de la Péninsule Acadienne de ne pas avoir de système de recyclage. Même si je me plais à répéter que le recyclage est le dernier des gestes écolos à accomplir après la réduction et la réutilisation, un service adéquat est nécessaire.

Je ne comprends pas pourquoi le recyclage n’est pas institutionnalisé dans les municipalités et écoles de la Péninsule? Que font donc les élus municipaux et provinciaux? Est-ce à cause du fait que les conservateurs ont été au pouvoir aussi longtemps au NB ? Pourtant, il me semble que les conservateurs provinciaux de Bernard Lord n’étaient pas aussi anti-environnement que ceux de Stephen Harper ?

Animations dans les écoles
Et les jeunes ? Je suis allée présenter mes conférences dans deux écoles secondaires. Tout d’abord, deux sessions à la Polyvalente W.-A.-Losier de Tracadie-Sheila puis le lendemain, au Centre scolaire communautaire LaFontaine de Néguac. Deux expériences différentes.

J’ai rencontré des jeunes de 14-15 ans. Une période de l’adolescence difficile et souvent torturée. Tout nous paraît quétaine, dépassé, et totalement stupide à cet âge. Je le sais, je m’en souviens. Alors quand je me retrouve devant une classe d’ados, je sais que la partie ne sera pas facile, surtout si les professeurs ne les ont pas préparé. Pire, lorsque les profs ne font pas la discipline.

Au Québec, j’ai eu une expérience assez traumatisante dans une école où les professeurs n’étaient même pas présents. J’étais laissée seule avec le groupe et j’avais peu d’expérience. Le bordel. Chaque auteur m’a raconté une mauvaise expérience du genre. On s’en parle à chaque salon et on se donne des trucs.

Avec l’expérience et les conseils, tout se passe de mieux en mieux. Et la prochaine fois que les professeurs ne sont pas présents, que je suis laissée à moi-même et que les élèves me manquent de respect, j’arrête la présentation et je quitte la salle (avec mon ordi)…

J’ai aussi eu une mauvaise expérience avec la magie qui fait disparaître les ados: la cloche qui sonne et indique la fin du cours. Maintenant, je demande à quelle heure exacte elle sonne et je m’arrange pour avoir fini une ou deux minutes avant.

Surprise à Néguac. Le premier groupe est resté en place lorsque la cloche a sonné…D’ailleurs, les deux groupes, de l’école de cette ville située entre Caraquet et Moncton au bord de la mer, ont été géniaux. Intéressés, brillants, allumés, drôles, participatifs, même un vendredi matin à 8h30, ils m’ont donné une belle énergie.

Finalement, j’aime le défi que représente les ados. Et j’admire les profs !

Il faut dire que je les avais accueilli avec de la musique, ma chanson préférée du moment, I Gotta feeling de Black Eyed Peas.

À Tracadie, ils étaient plus passifs. Il a fallu aller les chercher et travailler fort mais ils étaient tranquilles et respectueux. Et parmi les deux groupes, il y en avait trois ou quatre allumés qui avaient les réponses à mes questions.

La vedette des salons: Géronimo!!!
Bord de mer à Caraquet
Ma première guédille

Laliberté sauve l’eau pendant que la NASA en cherche déjà ailleurs…

Ce soir, Guy Laliberté dirigeait sa mission sociale poétique ce soir. Objectif : sensibiliser les citoyens du monde à l’importance de préserver une ressource essentielle à notre service : l’eau.

Sa fondation One Drop se charge de la sensibilisation, de l’information, de la protection de l’or bleu.



D’ailleurs la première mission de mon Pirate des caramels est de nettoyer l’eau. Une priorité. J’aurai du m’associer avec One Drop et Guy Laliberté puisque c’est le même objectif.



Ce qui m’a choquée, c’est que pendant que Guy Laliberté tente de sensibiliser les humains à la sauvegarde de cette ressource, la NASA envoie des fusées s’écraser sur la lune pour vérifier s’il y a de l’eau.



Pendant qu’on tente de sauver ce qui nous reste sur la Terre, la NASA préfère aller polluer une autre planète pour tenter de lui extorquer une ressource qu’on détruit ici. Quand on peut aller en chercher ailleurs, pourquoi se forcer à éviter de polluer ce qu’on a à côté de chez soit.



L’être humain m’exaspère parfois. On assèche un endroit. Quand on a finit, on laisse le désert et on se tourne vers une autre planète à détruire.

Condoms dans les hôtels?

Petite réflexion du fait que j’ai fréquenté plusieurs hôtels cette année. On parle beaucoup de prévention, du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles. Cependant, j’ai rarement vu des condoms dans les salles de bain de chambre d’hôtel.

Je pense avoir vu des distributeurs à Amos à l’Amosphère, qui avait aussi des distributeurs de savon et shampoing. Pourquoi ne pas inclure les condoms? Des condoms plus écolos comme les végétaliens…Come as you are.

J’en profite pour parler de ce site Earth Erotics qui propose des produits plus écolos pour faire l’amour en protégeant la planète… (merci à Caroline Allard pour le lien). J’en avais parlé ici dans un article pour ElleQuebec.com, ici mais aussi dans un reportage de Club social qui n’est plus sur le net. Un sujet toujours d’actualité.

Avertissement: ne cherchez surtout pas à recycler vos condoms et oubliez ceux en boyau de mouton qui ne protège pas contre les MTS!!!

Une chanson pour le climat

Après la pauvreté avec le hit We are the world, plusieurs vedettes (de nombreux français – Manon Cotillard, Yannick Noah, entre autres) se mobilisent et chantent leurs convictions écolos. Dans le cadre de la campagne Time for climate justice.

Dominic Arpin en parle et explique le projet ici.

Magnifique pour la conscientisation des humains et la mobilisation. Car les politiciens, les dirigeants d’entreprises, etc, ne bougeront pas tant qu’une partie de l’humanité, les électeurs et les consommateurs ne feront pression. Tout ne repose pas sur les citoyens mais malheureusement, il est très rare qu’un politicien ou un entrepreneur aille à l’encontre du bon vouloir du peuple.

Si le peuple se réveille et fait pression sur les dirigeants, les compagnies, on verra un changement. Comme on le remarque depuis que l’environnement est devenu incontournable.

Dans ce cas, la conférence de Copenhague est vitale. Quelque chose doit se passer au Danemark sinon on court à la catastrophe. L’urgence s’entend dans cette magnifique chanson de Midnight Oil, Beds are burning qui date de 22 ans. Ironiquement, même après tant d’années, elle est toujours d’actualité. Celui qui la chantait, Peter Garrett, est maintenant ministre de l’environnement australien !

En passant, j’aimerais bien savoir ce que les vedettes qui participent à ce clip font pour l’environnement. Car on le sait, Hervé Kempf l’a écrit: Comment les riches détruisent la planète.

Comprendra-t-on un jour ?