Des cosmétiques plus écolos ?

Le gel douche shampoing Attitude

Marie-Claude Lortie écrit sur les produits de soins personnels moins polluants tant pour l’environnement, mais surtout pour nous-même. J’ai fait plusieurs articles sur le sujet et un spécialiste me soulignait combien on était entouré de produits chimiques simplement dans notre salle de bain avec nos savons, shampoings et plus.

J’ai eu la même réflexion que Marie-Claude lorsque j’ai vu les nouveaux savons et shampoing de la marque québécoise Attitude, propriété de la compagnie Bio Spectra. On y a écrit en grosses lettre sans cancérigènes. Assez éloquent et percutant. Dans la chronique de Marie-Claude, le président de la compagnie avant-gardiste s’explique. Il souligne qu’il n’utilise aucun des ingrédients que l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer met sur sa liste.

Compagnie à suivre donc. Mais il y a une autre compagnie québécoise dont les produits cosmétiques, shampoing, savons, crème et plus sont certifiés Ecocert donc composé d’ingrédients biologiques en majorité. C’est la compagnie Druide. Les produits sont fabriqués à Pointe-Claire. Une compagnie sérieuse dont le président Alain Renaud est un puriste et un précurseur. J’utilise de très nombreux produits Druide.

Quelques produits Druide que j’utilise

Autres articles sur les produits écolos, cosmétiques et nettoyants

Une maison plus saine sans polluant

Un article sur le supermarché Whole Food Market où l’on trouve d’ailleurs les produits Attitude

Les produits pour les vitres

Les produits pour les lave-vaisselle

Mon entrevue avec David Servan-Schreiber

David Servan Schreiber est mort ce dimanche. Il avait eu 50 ans en avril. Le cancer l’a finalement vaincu. Je pensais vraiment qu’il s’en sortirait encore une fois. Je suis très émue par son départ. Très touchée.

J’ai lu il y a quelques semaines ce qui est maintenant son dernier livre : On peut se dire au revoir plusieurs fois. C’était bel et bien son dernier adieu. Un livre émouvant, très bouleversant. Il meurt alors que je pars demain pour quelques jours de totales vacances. Je me promets de suivre ses conseils et de relaxer, prendre le temps de vivre, faire du sport et manger des framboises. À sa mémoire.

Voici le texte que j’avais fait en mars 2007 pour la revue Mieux-Être. J’avais rencontré David Servan-Schreiber le 10 octobre 2006 lors de l’un de ses nombreux passages à Montréal. Il avait répondu à mes questions avec grâce, même quand je lui avais posé des questions plus difficiles sur ses liens avec une compagnie qui vendait des omégas 3. Il séduisait totalement son interlocuteur. Il m’avait séduite. Un beau souvenir. Une rencontre marquante.

Cette phrase qu’il m’a dite, m’a marquée.
« Quand on connaît la littérature scientifique, c’est de la folie ce qu’on mange aujourd’hui. Comme le dit le Dr Béliveau, c’est comme si on arrosait et on mettait du soleil sur la graine du cancer qui est à l’intérieur de chaque personne. On peut décider de faire quelque chose ou de ne rien faire ».

Voici cette entrevue:

David Servan-Schreiber : le médecin qui guérit naturellement

On connaît David Servan-Schreiber comme monsieur oméga-3. Ce n’est pas son seul cheval de bataille. Dans son livre Guérir, paru en 2003, le célèbre médecin et psychiatre décrit comment éliminer la plupart des maladies sans médicaments ni psychanalyse. Possible? Oui, grâce à une alimentation saine, le sport et la gestion de ses émotions.

Un nom connu
David Servan-Schreiber vient d’une famille française connue. D’ailleurs, son père, Jean-Jacques Servan-Schreiber, écrivain et fondateur de la revue l’Express, est décédé quelques jours après notre seule rencontre le 7 novembre 2006.

« Porter un nom connu c’est comme être une jolie fille, vous avez droit à cinq minutes d’attention », a constaté David Servan-Schreiber.

Ce dernier a tout de même quitté la France à l’âge de 23 ans pour venir étudier à Québec et à Pittsburgh. « Je ne sais pas si je suis parti car je portais un nom connu. Je me suis posé la question puisque j’ai étudié la psychanalyse. Ce dont je suis certain, c’est que je ne supportais pas le système français, alors qu’ici j’étais en admiration totale sur la façon dont il fonctionne. Je suis parti pour ça et du même coup j’ai coupé le lien avec mon nom, Bien sur, cet exode m’a donné une assurance que je n’aurais jamais pu gagner autrement. Ça a contribué à forger mon caractère».

Vous prêchez par l’exemple?
Absolument. Je pratique ce que je recommande et je me sens mieux. Ça fait aussi du bien aux personnes qui l’essayent. La preuve, ce sont les nombreux courriels qu’elles m’envoient. C’est touchant, puisque je suis devenu médecin afin de soulager la souffrance. J’ai écrit ce livre, car personne n’en parlait. Aucun brevet n’existe pour la respiration, le mouvement des yeux, le poisson, le jogging, donc il n’y a pas d’argent à gagner en répandant ce message. Personne ne s’en empare pour en faire son métier.

Saine alimentation, sport, gérer ses émotions est essentiel?
Oui. Gérer ses émotions n’est pas suffisant, il y a plusieurs aspects : le EMDR (l’intégration neuroémotionnelle par les mouvements oculaires), la cohérence cardiaque qui est très similaire au Yoga et à la méditation, la communication non violente. Chacun de ses points est un pilier qui sert à gérer nos émotions.

Le livre a été bien reçu, car vous êtes médecin ?
Non ce n’est pas tout, ce livre a contribué à retirer ce mur de silence autour de ces principes car j’avais et j’ai encore un parcours de scientifique irréprochable. Parler d’acupuncture et de respiration avec 350 références scientifiques, c’était la nouveauté. Ça donne une crédibilité et oblige les médecins à faire attention.

Est-ce que l’avenir passe par une combinaison des médecines traditionnelles et alternatives ?
Bien sur. D’ailleurs à l’Université Laval, il existe la Chaire Lucie et André Chagnon pour l’avancement d’une approche intégrée en prévention qui incarne l’idée que ça n’a aucun sens aujourd’hui d’avoir une médecine purement fondée sur les médicaments et la chirurgie; qui ne prendrait pas en compte les méthodes naturelles de traitement démontrées être efficaces.

N’y a-t-il pas une réticence de la part des médecins ?
C’est tout à fait normal que les médecins soient septiques. Ils sont payés pour être ceux qui décident de la séparation du bon grain et de l’ivraie. Mais tous les médecins ont envie de traitement efficace, rapide et sans effets secondaires. Il faut simplement leur montrer que ça peut être fait avec des méthodes naturelles.

Finalement, les oméga-3 sont vraiment essentiels ?
Aucun doute, ce sont des acides gras essentiels. Ils sont absolument indispensables au fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Un manque joue sur l’ensemble des maladies de ce début de 21e siècle : les problèmes cardio-vasculaires, de mémoire et de concentration, l’irritabilité, l’agressivité et même l’arthrite. On peut remédier à ces maladies en ramenant les oméga-3 dans notre alimentation. C’est extraordinaire. Contrairement aux autres grands déficits nutritionnels, les problèmes reliés aux carences en oméga-3, mettent du temps à se développer. Si vous manquez de vitamine C, en quatre semaines vous avez un scorbut, en deux mois vous êtes mort. Quand on arrête de prendre des omega-3, les problèmes se développent sur une période de 20 ans.

Doit-on absolument prendre des suppléments ?
Non pas si on les intègre dans notre alimentation. Tout le monde doit corriger son alimentation et manger du poisson deux fois par semaine. Par contre, si on a des problèmes de santé comme un infarctus ou des problèmes émotionnels, il faut y aller plus fort. Introduire des suppléments est alors nécessaire.

Est-ce que les enfants hyperactifs devraient prendre des oméga-3 au lieu du Ritalin ?
Ça me parait essentiel d’essayer. Si ça suffit, il est préférable de corriger leur problème grâce aux oméga-3 qu’avec le Ritalin. Il y a une étude d’Oxford qui démontre la correction d’une grande partie du problème quand on leur prescrit des suppléments à base d’oméga 3. La première chose à recommander est que les enfants mangent du poisson, mais pas panné ou frit. Car ça, c’est pire que de ne pas en manger.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires aux oméga 3 ?
Seulement positifs. Les cheveux et les ongles poussent plus vite, ils sont en meilleure santé, plus brillants.

Quelle est la différence entre les oméga 3 et 6 ?
C’est le rapport entre les deux qui contrôle la physiologie. Les oméga-6 sont pro-inflammatoires, favorise la coagulation. Aujourd’hui il y a entre 10 à 40 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3 dans notre alimentation, alors que l’équilibre devrait être de trois fois plus. Les oméga-3 sont anti-inflammatoires. Lorsqu’il y a un équilibre entre les deux, tout va bien, mais lorsqu’il y a 40 fois plus d’oméga-6, on a des maladies inflammatoires. Il faut donc diminuer les oméga 6.

Où trouve-t-on des oméga-3 ?
Ceux qui ont des propriétés importantes pour le cerveau, viennent du poisson et des œufs seulement. Ceux qui sont dans les huiles, les noix, les graines de lin sont des oméga-3 végétaux. Ce ne sont pas les mêmes. Ils sont très bien, mais ne suffisent pas pour des actions sur la physiologie.

Que faire si on n’aime pas le poisson ou si on est végétarien ?
C’est un problème, car actuellement il n’y a qu’un type d’oméga-3 de poisson fabriqué par des algues et que l’on peut trouver sous forme de gélules.

D’ailleurs, vous avez fondé une compagnie qui vend des produits que vous conseillez ? Vous ne craignez pas de perdre votre crédibilité ?
J’ai contribué à créer cette compagnie, car il n’existait aucun complément alimentaire oméga-3 avec les critères de pureté et de concentration de ce qui avait été testé scientifiquement. Or mon argumentation sur les oméga-3 se basait sur ces études. Je ne pouvais pas dire aux gens que c’était formidable, mais que ça n’existait pas. J’ai donc voulu aller au bout de ma démarche. Si je ne l’avais pas fait, il y a aurait eu une incohérence dans mon discours.

Mais c’est cher ?
Moins cher que ceux de mauvaise qualité. Il suffit de comparer la concentration en EPA.

Comparativement aux médicaments ?
Oui, mais ils sont remboursés donc ça parait peu cher. Les compléments d’oméga-3 ne sont pas remboursés, c’est évidemment moins cher que les médicaments !

Ressources :
Guérir
David Servan-Schreiber
Les éditions Robert Laffont
Le site internet de Guérir

L’une des dernières entrevues de David Servan-Schreiber.

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Les meilleurs produits écolos pour nettoyer les vitres

Vitres écolos

Les six produits essayés

Petit laboratoire pour l’Après-midi porte conseil à Radio-Canada afin de tester des produits nettoyants écolos pour les vitres. En compagnie d’Hans Labrie, qui a fondé Les Lavettes une entreprise de nettoyage écolo, j’ai donné mes commentaires et mon classement des six produits que je devais essayer. On peut entendre nos commentaires et notre classement (meilleur et pire produit) sur le site de l’émission.

Voici des commentaires supplémentaires sur les produits essayés et sur les nettoyants pour les vitres et le verre en général suivit de mes commentaires pour les six produits.

La méthode
En testant l’efficacité des six produits écolos écolos, j’ai donc aussi évalué, avec la complicité de ma voisine et collègue de RueMasson, Stéphanie Lalut, leur manipulation, le jet du vaporisateur, l’endroit de fabrication, les ingrédients, la réutilisation du contenant, le remplissage et la multi-utilisation pour d’autres usages.

J’ai nettoyé mes fenêtres à l’aide d’un chiffon. J’ai essayé l’essuie-tout, mais j’ai remarqué que c’était moins efficace et que l’on utilisait plus de produit. Le chiffon est donc plus économique et plus écologique. Tous les produits ont une mise en garde : tenir hors de la portée des enfants. Car écolo ne veut pas dire inoffensif, on l’oublie trop souvent.

Les ingrédients non écolos et qu’on doit éviter

Tout d’abord, les produits qui veulent se dire écolos ne peuvent contenir certains ingrédients pour être réellement écologiques. Un livre écrit par un ingénieur chimique Ousseynou Dieye, 175 questions-réponses sur les produits ménagers donne la réponse (bémol: ce livre est commandité par Bio-vert, écrit par un ingénieur qui travaille pour eux, mais est très objectif malgré tout et ne fait pas la promotion des produits Bio-vert) et explique ce qu’il faut surveiller dans les produits ménagers, dont les nettoyants pour les vitres.

Un nettoyant pour les vitres écolos ne doit pas contenir de l’ammoniac, de l’éther de glycol, des solvants pétroliers ou de l’alcool, car ces ingrédients ont des teneurs parfois élevés en composés organiques volatils. On respire ces vapeurs lorsqu’on vaporise le produit sur notre fenêtre ou miroir. Pas fameux.

Les produits écologiques ne peuvent contenir de l’ammoniac car c’est un produit toxique qui pollue la faune et la flore tel que le souligne Ousseynou Dieye. En contact avec du chlore, l’ammoniac devient dangereuse si respiré. Un solvant comme le butoxyéthanol est interdit au Canada. Les produits problématiques comme l’éthanol améliore le temps de séchage du produit. L’acide éthylène diamine trétra acétique (EDTA) (dangereux pour l’environnement) et l’acide nitrilotriacétique (NTA) possiblement cancérigène et interdit en Europe.

Des listes d’ingrédients pas complète
La liste des ingrédients sur les contenants ne sont pas complets, ils le sont plus sur le site internet des produits, mais ce n’est que la liste des ingrédients principaux. J’ai mis les produits en ordre de préférence, mais si les numéros 1 et 6 se démarquent clairement comme étant pour moi le meilleur et le pire, entre les quatre autres, c’est très proche. Mais le meilleur produit écolo est tout simple. Pas besoin d’acheter un produit spécifique pour nettoyer ses vitres. Du liquide vaisselle (écolo) mélangé à de l’eau que l’on met dans un vaporisateur et/ou du vinaigre.

Les six produits évalués dans leur ordre de préférence:
1-Attitude – Limette et lavande
Compagnie québécoise, fabriqué au Québec.
Ecologo
Biodégradable selon la norme 301 de l’OCDE
Ingrédients : Coco glucoside, laryl glucoside, alcool, huiles essentielles (- de 5%), eau (+ de 30 %)

Pas d’ammoniac et colorant, Huiles essentielles pures, Sans enzymes, Produit végétalien, Non cancérigène (les ingrédients choisis ne se retrouvent pas dans les catégories 1, 2A ou 2B du CIRC), Hypoallergène, Sans chlore, Sans éther de glycol, Sans colorants, Sans fragrances artificielles

Les informations sont les mêmes sur le site internet que sur le contenant

Bon produit, efficace, pas de traces et odeur faible.

2-Lemieux – Bleu
Fabriqué au Québec, compagnie québécoise
Norme biodégradable selon le test de l’OCDE no.301B ou équivalent

Ingrédients : Eau, alcool isopropylique (inflammable et irritant), composé d’ammonium quaternaire (Est-ce de l’ammoniac, difficile de le savoir ? Hans Labrie soutient avoir reconnu l’odeur de l’ammoniac)

Les informations sur les ingrédients sont semblables sur le site internet

Spécifications écologiques : Sans risque pour les fosses sceptiques, Sans solvants pétroliers, Sans enzymes, Sans phosphate, Sans chlore, Sans Lauryl sulfate, Sans EDTA/NTA, Sans substances cancérogènes ou tératogènes, Sans Alkyl, Octyl, Nonyl, phénols éthoxylés (APE, OPE, NPE), Sans composés qui détruisent la couche d’ozone, Sans composés organiques volatils (COV), Sans composantes toxiques ou corrosives, Sans extraits fermentaires actifs, Biodégradable en moins de 28 jours, Non inflammable, Non testé sur les animaux, Sans Butoxy-2éthanol, Sans ammoniaque, Sans formaldéhyde, Sans azurants optiques, Sans nitrate

Le seul qui n’a pas de vaporisateur intégré, c’est moins pratique

Les avantages : le remplissage, le vrac, on réutilise les bouteilles de plastique. Plusieurs formats (500 ml à 205 l). Odeur agréable très légère. Pas de traces sur la vitre. Efficace. Dissous bien la saleté.
La solution : on le transfère dans une bouteille avec vaporisateur ou on peut insérer un vaporisateur à la bouteille. Tous les vaporisateurs ne fonctionnent pas… un peu problèmatique.

3 –Bio-Vert – Orange-cantaloup
Fabriqué au Canada, compagnie québécoise: Innuscience.
Entièrement biodégradable en six jours selon l’analyse 302B de l’OCDE.
Eco-logo (récent, car il n’était pas sur le contenant que j’avais)

Ingrédients : eau, extraits fermentaires actifs (des enzymes bactériennes embryonnaires vivantes créées en laboratoire. Selon Santé Canada peut-être nocif), surfactant non ionique, surfactant amphotérique, agent de préservation, fragrance. Sur le site web, on ajoute le propylène glycol ether, agent séquestrant écologique et agent de conservation,

On mentionne qu’il n’y a pas de colorant, alcool, ammoniac, solvant, dérivés pétroliers, formaldéyde, chlore, phosphate,

Odeur légère, un peu citronnée. J’aime bien le jet, qui est uniforme et léger. Pas de traces.

4-Eco respect de La Parisienne
Compagnie québécoise, Lavo, fabriqué au Québec
Ecologo
Biodégradable selon les normes de l’OCDE 301D

Ingrédients principaux : eau, agents tensio-actifs dérivés de l’huile de noix de coco et du maïs, Agents stabilisants dérivés du sucre, Alcool dérivé du maïs, huiles essentielles

Odeur assez chimique. Système de vaporisation agréable. Le produit fait des bulles miniatures sur la vitre et est difficile a essuyer totalement. Pas de traces une fois sec.

5-Nature Clean
Fabriqué au Canada, compagnie ontarienne
Eco-logo
Biodégradable selon le test 301D de l’OCDE
Le mot naturel sur le contenant ne veut rien dire et est inscrit sur la bouteille. All natural est traduit par au naturel. Pas exact.
Ingrédients : eau, polyglycoside gras (à partir de l’amidon de maïs et de l’huile de palmiste, extrait d’hamamélis de virginie et acide acétique (vinaigre).

Pas d’amoniaque, biodégradable et non toxique (difficulté avec ces deux derniers mots qui ne sont pas réglementés et ne veulent pas dire grand chose – surtout quand on lit sur le contenant par la suite, Peut irriter les yeux et ne pas ingérer. Si avaler obtenir des soins médicaux immédiatement. Tendance au greenwashing.
Non testé sur les animaux.

Efficace mais forte odeur de vinaigre, pas dangereuse. L’odeur s’évapore rapidement. Le système de vaporisation envoi de trop gros jets, ca noie les fenêtres. Pas de traces sur les vitres.

On se demande pourquoi acheter un tel produit alors qu’on pourrait facilement le remplacer par du vinaigre et de l’eau, tout simplement.

6-Green works, Clorox, nettoyant pour verre et surfaces
Fabriqué aux États-Unis
Logo U.S EPA, conception pour l’environnement et reconnu pour une chimie sûre ( ?)
Ingrédients : eau filtrée, éthanol de maïs, agent nettoyant à base de noix de coco, carbonate de sodium, parfum contenant de l’huile essentielle de citron, colorant bleu.

Sur le site, on a une bonne explication en français de chaque ingrédient. Le Alkylpolyglucoside C8-C10 et le colorant ne sont pas super écolos comme ingrédients.

Il est efficace, ça nettoie. L’odeur est trop forte, elle m’a saisie, pas celle du citron et m’a donné mal à la tête. Bon système de vaporisation, lasse un filme sur la vitre malgré sa nouvelle formule « sans traces améliorée ». On doit relaver la vitre avec un autre produit.

Ce n’est pas un produit vraiment écolo. Plus proche du Windex que du vinaigre.

Kleenex mise encore sur le jetable !!!

Alors qu’on parle souvent d’éviter le jetable, le gaspillage. Alors que Greenpeace semble avoir enterré la hache de guerre contre Kimberly Clark, la compagnie qui fabrique entre autres les produits Kleenex. Alors qu’on parle d’intégrer l’environnement dans nos vies, Kleenex fait totalement le contraire.

Leur dernier produit ? Un distributeur de serviette jetable au lieu de la serviette en tissu dans la salle de bain. La publicité m’a fait bondir. Difficile à croire qu’une compagnie ose mettre sur le marché de tel produit. Est-ce un signe d’incompréhension de ce qu’attendent les consommateurs ? Ou alors est-ce que Kleenex se moque à ce point de la gestion des déchets et du gaspillage des ressources que les produits jetables entraînent ? Dans la vidéo, comptez le nombre de serviettes jetables utilisées par rapport à la serviette en tissu. Et ne me parlez pas des bactéries, des germes et tout ça, nous parlons de nos maisons, pas d’un hôpital. Il faut se calmer avec la folie antibactérienne !!!

En fait, il semble que Kleenex ait choisi la réduction de la consommation d’eau comme fer de lance écolo avec cet objet. Mais à une condition, il faut acheter des produits Kimberly Clark pour « gagner » ce réducteur de consommation d’eau.

Bref, on nous encourage à jeter, à consommer et surtout à acheter. 2,99 $ par boîte pour quelques jours alors qu’un paquet de serviettes va durer plusieurs années. Évidemment, il ne faut pas les laver une par une dans la laveuse ! Soyez donc écolo écono, gardez vos serviettes en tissu !

Une vidéo comptabilise d’ailleurs le nombre de serviettes jetables nécessaires au lieu d’une serviette en tissu

Un exemple d’agriculture urbaine à Los Angeles

La famille Derveas devant leur maison de Pasadena. Photo : Cécile Gladel

Il y a presque un an, je partais passer plus de trois semaines à Los Angeles. J’ai adoré la ville malgré son incohérence urbanistique et sa petite conscience environnementale. J’ai publié photos et quelques nouvelles, mais trop peu. Depuis la popularité de l’agriculture urbaine à Montréal, j’ai repensé à ma rencontre avec les membres de la famille Dervaes à Pasadena, en banlieue de L.A. Une famille qui pratique de manière intensive l’agriculture en plein centre-ville sur un petit terrain. Ce n’est pas tout. La famille élève aussi poules et chèvres. Ils se veulent un modèle d’agriculture urbaine moderne.

L'une des chèvres de la famille

La famille se compose du père, Jules, de son fils et de ses deux filles. Depuis qu’on a parlé d’eux dans plusieurs médias, ils sont pratiquement devenus des vedettes locales. Ils vivent de la production de leur petit terrain qu’ils cultivent toute l’année, grâce au climat de la Californie. Mais il y a plus. C’est aussi une famille orientée environnement. Ils récupèrent au maximum, consomment très peu, produisent leur électricité et vendent certains produits. Une vraie petite entreprise !

Ils ont aussi fondé Freedoms Gardens qui se veut une communauté d’agriculteurs urbains aux États-Unis.

Lors de la soirée où j’ai rencontré les Dervaes, il y avait la projection d’un film auquel ils ont participé, Seed Hunter. Un film qui décrit la quête d’un scientifique australien, Ken Street, qui cherche des semences dont des graines de pois chiches anciens qui auraient disparu. Ce documentaire est en lien avec le Svalbard Global Seed Vault, la chambre forte mondiale de graines. Ce film parle de la disparition de centaines de semences dans tous les coins du monde et l’uniformisation des cultures. Un exemple : avant les agriculteurs de tous les pays arrivaient à se nourrir. Ils cultivaient des plants adaptés aux conditions climatiques de leur région. Depuis l’industrialisation de l’agriculture, on leur a fourni (puis vendu) des semences inadaptées nécessitant plus d’eau, plus d’engrais et plus de pesticides. On les aurait donc appauvris et affamés… Un film à voir.

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Soleil et crème solaire : qui est le plus mortel ?

Une protection solaire en spray (bof) avec de l'Oxybenzone et de l'Octocrylène

On le savait depuis quelques temps. L’abus de soleil peut être mortel (cancer de la peau) et/ou accélérer le vieillissement de la peau. Alors on s’enduit de crème solaire. Des tonnes de crème solaire sont utilisées dans le monde. Malheureusement chacune de nos actions pour se protéger engendre d’autres problèmes qui peuvent aussi causer le cancer et qui sont nocifs pour l’environnement. Les crèmes solaires détruisent les coraux et donc la biodiversité. S’en sortira-t-on un jour ?

Un reportage d’Envoyé Spécial réalisé l’été dernier nous apprend que les produits chimiques destinés à créer une barrière entre notre peau et le soleil s’avèrent nocifs pour notre santé et l’environnement. Misère. Que faire ? Ces produits le 4-méthyl benzylidène camphre (4-MBC) et l’octocrylène (OC) seraient des perturbateurs endocriniens (ou hormonaux). Une chercheuse suisse a montré qu’ils entrainaient des malformations génétiques chez les enfants. On fait aussi un lien avec des cancers comme ceux du sein et de la prostate, toujours plus fréquents. J’ai abordé le sujet à plusieurs reprises. Lorsque j’ai parlé de la découverte d’une boule dans mon sein et lors d’un article sur le lien entre la pollution et le cancer du sein pour Clin d’oeil.

Marie-France Corre donne des solutions dans cet article. On peut utiliser des crèmes solaires biodégradables avec des filtres plus naturels comme le demandent deux réserves naturelles au Mexique (le reportage d’Envoyé Spécial en parle). On peut aussi éviter les longues expositions aux heures les plus « nocives ». On peut se protéger avec des vêtements tout simplement. Mettre un chapeau, etc. Bref les solutions existent pour éviter ces produits et se protéger du soleil. Nos ancêtres n’ont-ils pas vécu sans crème solaire et au soleil durant des milliers d’années ?

Passeport santé nous propose aussi des solutions et un article complet sur le dossier. Avec, à la fin, la liste des ingrédients à éviter. Sauf que l’article a été mis à jour en 2008. Depuis l’octocrylène, semble aussi problématique. Aussi les produits plus « naturels » et moins nocifs pour l’environnement ne le seraient pas tant que ça…Je parle du Dioxine de Titane et et Oxyde de zinc.

Bref pas simple, car je viens de noter qu’il y en a dans ma crème de jour que j’utilise tous les jours. Une crème de la marque Avène avec un FPS de 25. Je me pose des questions, mais grâce au lien de Marie-Hélène dans les commentaires, je sais que ce n’est pas si pire, mais pas super non plus. Car si on utilise de la crème solaire quelques jours par année, ce n’est pas un gros problème, sauf quand on s’en crème avant de se baigner. L’inquiétude vient du fait qu’on utilise quotidiennement une crème de jour. L’ultime solution ? Le vêtement et le chapeau ! Et la recherche d’une crème de jour avec protection solaire, mais naturelle… Pas simple.

Ma crème de jour et ses ingrédients contre le soleil

AJOUT : Merci à Marie-Hélène pour ce lien vers le guide des crèmes solaires du groupe environnemental américain : EWG. Très bien documenté.