Se vêtir de manière plus éthique

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

La mode écolo était donc le sujet de ma chronique environnement avec Marie Plourde au 98,5 FM.

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Mise à jour du 30 avril 2013 : Avec l’effondrement de l’atelier au Bangladesh, il est temps de penser à acheter plus éthique et plus cher. Oui plus cher. Car le bas prix à un coût important. Souvent ce sont des gens qui payent ce bas prix de leur vie. Pour nourrir notre besoin de consommer. 

Les t-shirts que nous vendons pour financer RueMasson.com ne sont pas faits au Bangladesh, ils sont confectionnés en Inde, dans une coopérative, certifiés équitables et fabriqués en coton biologique. Ils ne coutent pas 8 $, mais 28 $. Ils sont vendus à la boutique Les Coureurs de Jupon sur Masson, qui est une boutique où l’on trouve des designers locaux.

Les Coureurs de Jupons sont ouverts depuis plus d’un an.

Moutain Equipment Coop a aussi une politique d’approvisionnement éthique et des vérifications régulières auprès de ses fournisseurs asiatiques.

À Hull (Gatineau), il y a la boutique Le Local sur la rue Eddy. Dans la même veine que les boutiques écolos. On y trouve des vêtements de designers locaux, des accessoires et plus.

J’ai oublié des boutiques, des designers, des idées d’achats locaux ? Merci de les mentionner dans les commentaires.

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Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Voici ce qu’on peut lire sur son site internet : « En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être « du-rable».»

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Verdir en étant délinquant

On pourrait aussi appeler ça du verdissement illégal… J’étais à Médium Large ce matin avec Marie-Claude Lortie pour parler de désobéissance écologique ou de guérilla jardinière. Ça s’écoute par ici et voici mes notes et de nombreux liens pour aller voir plus loin. Un sujet passionnant.

Il n’y a pas que le couple de Drummondville qui pratique la désobéissance par rapport aux règlements municipaux ou autres sur le verdissement. Plusieurs citoyens et groupes communautaires décident aussi de verdir, embellir pour limiter les espaces bétonnés, asphaltés et les terrains vagues, surtout en ville.

En fait la guérilla jardinière est née à New York dans les années 70 quand des gens se sont aperçus que des plants de tomates poussaient à travers des déchets et débris sur un terrain vague abandonné depuis presque 30 ans. C’est devenu le Clinton community Garden qui existe toujours.

Ces méthodes ont pour divers objectifs : verdir pour limiter les îlots de chaleur qui favorise les hausses de température en ville (surtout durant les canicules), pour limiter les inondations ( l’eau ruisselle sur l’asphalte et le béton alors qu’elle est absorbée par la terre des espaces verts), et diminuer la pollution ( les arbres absorbent le gaz carbonique)

Roger Doiron, directeur de potager sans frontières a lancé la pétition pour soutenir le couple jardinier de Drummondville. C’est aussi celui qui a encouragé le couple Obama à avoir un potager à la Maison-Blanche.

Des exemples de verdissement ou d’embellissement :

-Le plus populaire : les bombes de semences : on envoie des boules de terre et d’argiles avec des semences dans des terrains vagues. Quelques exemples à Montréal, mais peu répertoriés.

D’ailleurs des ateliers de bombes de semences sont donnés lors de divers événements, comme à la Sustainability Fair at Concordia, au centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres groupes.

-Le centre canadien d’architecture offrait un atelier le 14 mars dernier, en collaboration avec Dare-Dare (en anglais et français)
-Autre exemple, des grains de fleurs ont été semés à Paris dans les parcs en friche avec de la pelouse en mai dernier.

-Semences indigènes,des plantes qui vivent partout. On les fait avec de l’eau et de l’argile. C’est mieux de les lancer un jour de pluie.

-Un quartier au sud-est de Londres, Deptford, où le jardin de fleurs a été détruit début juillet au grand dam des voisins qui l’ont semé et l’entretenait.

Un site anglais Kabloom vend des bombes de semences toutes prêtes. Mais il faut choisir des semences indigènes pour ne pas déranger l’écosystème. Mauvaise idée de les faire venir d’Angleterre.

-À Toronto, on a Public Space, un regroupement qui organise de la guérilla jardinière, dans les lieux publics, carrés d’arbres.

-Il y a aussi le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM qui a été actif dans le dossier des poules, mais dans l’aménagement d’espaces non choyés pour les verdir. Ils ont fait de la guérilla jardinière en 2007 pour se faire connaître. C’est ainsi qu’ils ont convaincu l’UQAM de convertir certains terrains vagues ou en pelouse ou des toits en potagers.

Dans ce billet, Sheena Swirlz parle de toutes les formes d’art et de verdissement dans la rue qui peuvent exister. Il y en a beaucoup et toutes ces photos sont prises aux États-Unis. Il y a aussi les graffitis verts, une sorte de mousse. Les embellissements de rues comme le remplissage des nids de poule se pratique aussi. Une troupe de théâtre l’a fait pour Pâques sur la rue Masson le printemps dernier.

– Il y a aussi un potager « interdit » dans Pointe-Saint-Charles, à côté du marché Atwater.

-Un potager illégal de pommes de terre dans un terrain vague a aussi été menacé de démantèlement à Calgary au printemps, voir le reportage de Radio-Canada.

– Les citoyens veulent souvent pouvoir occuper des terrains vagues qui sont totalement inoccupés. C’est arrivé dans Rosemont coin Laurier et Charlemagne. Des citoyens entretenaient un terrain vague en y plantant des arbres. Ce terrain appartient à la ville qui l’a vendu à un promoteur immobilier. Ce dernier va raser les arbres pour y construire des condos. C’est le revers de la médaille. Voir mon article
-Le verdissement des carrés d’arbres : plusieurs citoyens prennent en charge les carrés d’arbres en y plantant des vivaces, annuelles ou même des légumes. Mais c’est légal… ou du moins encouragé dans la majorité des arrondissements.
L’exemple de Trixi Rittenhouse qui s’occupe de ces carrés d’arbres, qui plantent des vivaces un peu partout dans les rues de Montréal, mais a aussi fabriqué des personnages qui embrassent les arbres. Voir cet article de Sylvie St-Jacques dans La Presse.

-Certains citoyens ont décidé d’enlever l’asphalte de leur trottoir: c’est ce qu’a fait mon voisin, durant la nuit il y a plus de 4 ans, dans Rosemont. Il y a planté des fleurs, de la verdure. Les voisins d’en face l’ont imité jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’Arrondissement vient les voir et leur donne finalement l’autorisation. Maintenant chaque citoyen de Rosemont peut demander l’autorisation d’enlever l’asphalte du trottoir et verdir ainsi. Voir l’article de RueMasson sur le sujet.
Ces mêmes voisins ont aussi décidé d’enlever une bande de béton de la ruelle pour y planter des arbustes, vivace sans autorisation. Encore une fois l’inspecteur de l’Arrondissement est venu et ils sont passés à deux doigts d’avoir une amende, car une ruelle fait partie du domaine public. Maintenant l’Arrondissement de Rosemont (et plusieurs autres) encourage les ruelles vertes et casse le béton…

Autre exemple de potager devant une maison à Sherbrooke, celui d’André Nault, le fondateur des Ami-E-s de la terre de l’Estrie.

Il y a aussi les chèvres urbaines pour désherber, mais aussi pour le lait. À Vancouver, Victoria, Eugene (mais interdit), etc. À quand les chèvres à Montréal ?

D’autres liens intéressants

Le site Guerrilla Gardening (en anglais – de Londres)

Public space à Toronto

Le potager de Drummondville

Des exemples d’art et de verdissement dans la rue

Un exemple de verdissement de trottoir à Montréal

Le yarnbombing ou bombardement de fils à Montréal

Un exemple de verdissement contagieux dans le Vieux-Rosemont

Les ruelles vertes mode d’emploi dans Rosemont

Article : enlever l’asphalte du trottoir

Lettre de Yannick Gélinas sur le potager de Drummondville et le mouvement en Californie

Le jardinier urbain

Des œufs de pâques dans les nids de poule dans Rosemont

Le centre d’écologie urbaine de Montréal

Des cosmétiques plus écolos ?

Le gel douche shampoing Attitude

Marie-Claude Lortie écrit sur les produits de soins personnels moins polluants tant pour l’environnement, mais surtout pour nous-même. J’ai fait plusieurs articles sur le sujet et un spécialiste me soulignait combien on était entouré de produits chimiques simplement dans notre salle de bain avec nos savons, shampoings et plus.

J’ai eu la même réflexion que Marie-Claude lorsque j’ai vu les nouveaux savons et shampoing de la marque québécoise Attitude, propriété de la compagnie Bio Spectra. On y a écrit en grosses lettre sans cancérigènes. Assez éloquent et percutant. Dans la chronique de Marie-Claude, le président de la compagnie avant-gardiste s’explique. Il souligne qu’il n’utilise aucun des ingrédients que l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer met sur sa liste.

Compagnie à suivre donc. Mais il y a une autre compagnie québécoise dont les produits cosmétiques, shampoing, savons, crème et plus sont certifiés Ecocert donc composé d’ingrédients biologiques en majorité. C’est la compagnie Druide. Les produits sont fabriqués à Pointe-Claire. Une compagnie sérieuse dont le président Alain Renaud est un puriste et un précurseur. J’utilise de très nombreux produits Druide.

Quelques produits Druide que j’utilise

Autres articles sur les produits écolos, cosmétiques et nettoyants

Une maison plus saine sans polluant

Un article sur le supermarché Whole Food Market où l’on trouve d’ailleurs les produits Attitude

Les produits pour les vitres

Les produits pour les lave-vaisselle

Les éco-résistants !

Intéressant, je viens d’apprendre un nouveau terme, les éco-résistants, qui semblent plus nombreux qu’estimé. Est-ce une réaction aux nombreuses actions de sensibilisation et messages dont nous sommes bombardés ? Est-ce légitime ?

Voici un article de 20 minutes.fr qui parle de ces éco-résistants. «Portrait robot de l’éco-résistant: un homme de plus de 50 ans, souvent peu diplômé, habitant dans une petite ville et à faibles revenus. Plutôt climato-sceptique, il ne veut pas changer ses habitudes de consommation pour des raisons écologiques. «L’écologie était très à la mode en 2007, notamment avec le pacte de Nicolas Hulot, analyse Jean-Marie Boucher, fondateur de consoGlobe. Mais à partir de 2008, on a commencé à voir apparaître des messages négatifs sur la consommation responsable: arrêtez de nous bassiner avec ça et de nous faire la morale.»

Pourtant, le baromètre de la consommation responsable 2011 qui vient de paraître en France souligne que 88 % des citoyens veulent être des consommateurs responsables. Mais est-ce que cette volonté se traduit en action ou ce ne sont que des voeux pieux.

Noël vert et décorations gonflables…

Discussion très intéressante sur la folie consommatrice de Noël à l’Après-midi porte conseil (pour laquelle je suis recherchiste à temps partiel) et de nombreux conseils pour vivre un Noël plus vert. Est-il vraiment nécessaire de gaver nos enfants de jouets et cadeaux ? Vont-ils nous aimer plus ? N’est-ce pas un mauvais signal qu’on leur envoie ?

Premier conseil : se débarrasser de cette nouvelle mauvaise habitude, soit les décorations gonflables qui pullulent sur les balcons et devants des maisons. Ces décorations pas très durables engendrent du bruit et une augmentation de la consommation d’électricité. Ces décorations sont illuminées et un ventilateur doit fonctionner en permanence pour les faire fonctionner. Les voisins doivent donc endurer un bruit constant.

Deuxième conseil : on arrête d’acheter d’innombrables jouets pour les enfants. Pourquoi un ne serait pas suffisant ? Depuis quand les enfants ont besoin d’être enfouis sous une pluie de jouets qu’ils délaissent rapidement ? On rate une bonne occasion de leur enseigner la modération.

Troisième conseil : visitez les sites suivants pour avoir plein d’idées de cadeaux plus responsables : Équiterre, Zetika, le site du Réseau québécois de la simplicité volontaire.

Réno à saveur écolo pour une nouvelle proprio!

Quand on devient propriétaire, comme je le suis devenue en août 2010, et qui est raconté dans un article du Elle Québec d’octobre 2011 sur le cohabitat (la photo, mais rien en ligne pour le moment), on tente par tous les moyens de concilier l’environnement et les rénovations. Pas toujours facile. Je ne suis pas encore une grande spécialiste des rénovations, mais j’apprends. Je vous reparlerai une autre fois du toit vert artisanal que l’on a fabriqué pour notre cabanon. Pour le moment, parlons numéro des adresses…

En fin de semaine, on a commencé le relooking de notre façade qui en arrache. Peinture et sablage dans le désordre.

Petit truc. Pour les chiffres de nos adresses, on pensait en acheter des nouveaux tant leur apparence était désolante. Pendant que j’aidais Éric sur la construction du toit vert, Stéphanie passait son temps en tentant de trouver un moyen pour sauvegarder les chiffres de nos adresses. Elle s’est mis à les sabler. Et surprise le résultat est magnifique. On les a donc sablé (assez facile et rapide, il n’y avait que 8 chiffres). Ensuite, la version beaucoup moins écolo, Stéphanie leur a pulvérisé une couche protectrice pour éviter qu’ils ne s’oxydent. Et voilà, il ne restait plus qu’à les revisser à leur place.

Il suffit de sabler avec un papier fin, et voilà... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo


La différence entre les deux chiffres, sablés et non sablés... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo

Et voilà le résultat final.

Chronique environnement à Salut Bonjour : les activités écolos pour les enfants

J’étais à Salut Bonjour ce matin pour une chronique environnement pour parler des activités écolos pour sensibiliser les enfants. J’ai tenté de faire une sélection parmi le grand nombre d’activités offertes un peu partout au Québec et ailleurs. J’en reparlerai lors de l’une de mes chroniques au 98,5 FM, car je n’ai qu’effleuré le sujet. Je n’ai pas pu parler de tout, mais ma chronique et les liens sont en ligne sur le site de l’émission.

Vous pouvez aussi revoir la chronique en vidéo sur le site aussi. Je n’aime pas du tout me regarder… On ne voit que nos défauts et le poids que la télé nous fait prendre, mais c’est la vie…

Sur le toit de l’édifice TVA par cette magnifique journée, c’était hyper agréable. La vue sur Montréal en 360 est magnifique ! Un toit vert avec plusieurs plantes et fleurs. J’y verrais bien un potager…

Et la robe que je porte est une création de la designer montréalaise Eve Lavoie, achetée à la boutique Folle Guenille sur Sainte-Catherine.

Un chargeur solaire efficace?

Le solaire commence a se faire une place. Même si de nombreux panneaux solaires et autres objets alimentés avec cette énergie sont faits en Chine et peu durable.

Pourtant le solaire est une belle avenue. Et du soleil, on en a pas mal au Québec, comme en France. On peut aussi remplir des batteries grâce au soleil pour utiliser l’énergie quand les nuages le cachent. Depuis quelques années, je cherche à acheter un chargeur solaire efficace et durable pour recharger en tout temps mon iPhone, mon MacBook et même la pile de mon appareil photo, peu importe où je me trouve.

Je n’ai pas encore trouvé. Il y en a de plus en plus comme le Solio ou le Freeloader Classic et tout ceux que l’on trouve sur cette éco-boutique en ligne française. En avez-vous déjà testé ? Utilisé ? Suggestions ?

Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Les meilleurs produits écolos pour nettoyer les vitres

Vitres écolos

Les six produits essayés

Petit laboratoire pour l’Après-midi porte conseil à Radio-Canada afin de tester des produits nettoyants écolos pour les vitres. En compagnie d’Hans Labrie, qui a fondé Les Lavettes une entreprise de nettoyage écolo, j’ai donné mes commentaires et mon classement des six produits que je devais essayer. On peut entendre nos commentaires et notre classement (meilleur et pire produit) sur le site de l’émission.

Voici des commentaires supplémentaires sur les produits essayés et sur les nettoyants pour les vitres et le verre en général suivit de mes commentaires pour les six produits.

La méthode
En testant l’efficacité des six produits écolos écolos, j’ai donc aussi évalué, avec la complicité de ma voisine et collègue de RueMasson, Stéphanie Lalut, leur manipulation, le jet du vaporisateur, l’endroit de fabrication, les ingrédients, la réutilisation du contenant, le remplissage et la multi-utilisation pour d’autres usages.

J’ai nettoyé mes fenêtres à l’aide d’un chiffon. J’ai essayé l’essuie-tout, mais j’ai remarqué que c’était moins efficace et que l’on utilisait plus de produit. Le chiffon est donc plus économique et plus écologique. Tous les produits ont une mise en garde : tenir hors de la portée des enfants. Car écolo ne veut pas dire inoffensif, on l’oublie trop souvent.

Les ingrédients non écolos et qu’on doit éviter

Tout d’abord, les produits qui veulent se dire écolos ne peuvent contenir certains ingrédients pour être réellement écologiques. Un livre écrit par un ingénieur chimique Ousseynou Dieye, 175 questions-réponses sur les produits ménagers donne la réponse (bémol: ce livre est commandité par Bio-vert, écrit par un ingénieur qui travaille pour eux, mais est très objectif malgré tout et ne fait pas la promotion des produits Bio-vert) et explique ce qu’il faut surveiller dans les produits ménagers, dont les nettoyants pour les vitres.

Un nettoyant pour les vitres écolos ne doit pas contenir de l’ammoniac, de l’éther de glycol, des solvants pétroliers ou de l’alcool, car ces ingrédients ont des teneurs parfois élevés en composés organiques volatils. On respire ces vapeurs lorsqu’on vaporise le produit sur notre fenêtre ou miroir. Pas fameux.

Les produits écologiques ne peuvent contenir de l’ammoniac car c’est un produit toxique qui pollue la faune et la flore tel que le souligne Ousseynou Dieye. En contact avec du chlore, l’ammoniac devient dangereuse si respiré. Un solvant comme le butoxyéthanol est interdit au Canada. Les produits problématiques comme l’éthanol améliore le temps de séchage du produit. L’acide éthylène diamine trétra acétique (EDTA) (dangereux pour l’environnement) et l’acide nitrilotriacétique (NTA) possiblement cancérigène et interdit en Europe.

Des listes d’ingrédients pas complète
La liste des ingrédients sur les contenants ne sont pas complets, ils le sont plus sur le site internet des produits, mais ce n’est que la liste des ingrédients principaux. J’ai mis les produits en ordre de préférence, mais si les numéros 1 et 6 se démarquent clairement comme étant pour moi le meilleur et le pire, entre les quatre autres, c’est très proche. Mais le meilleur produit écolo est tout simple. Pas besoin d’acheter un produit spécifique pour nettoyer ses vitres. Du liquide vaisselle (écolo) mélangé à de l’eau que l’on met dans un vaporisateur et/ou du vinaigre.

Les six produits évalués dans leur ordre de préférence:
1-Attitude – Limette et lavande
Compagnie québécoise, fabriqué au Québec.
Ecologo
Biodégradable selon la norme 301 de l’OCDE
Ingrédients : Coco glucoside, laryl glucoside, alcool, huiles essentielles (- de 5%), eau (+ de 30 %)

Pas d’ammoniac et colorant, Huiles essentielles pures, Sans enzymes, Produit végétalien, Non cancérigène (les ingrédients choisis ne se retrouvent pas dans les catégories 1, 2A ou 2B du CIRC), Hypoallergène, Sans chlore, Sans éther de glycol, Sans colorants, Sans fragrances artificielles

Les informations sont les mêmes sur le site internet que sur le contenant

Bon produit, efficace, pas de traces et odeur faible.

2-Lemieux – Bleu
Fabriqué au Québec, compagnie québécoise
Norme biodégradable selon le test de l’OCDE no.301B ou équivalent

Ingrédients : Eau, alcool isopropylique (inflammable et irritant), composé d’ammonium quaternaire (Est-ce de l’ammoniac, difficile de le savoir ? Hans Labrie soutient avoir reconnu l’odeur de l’ammoniac)

Les informations sur les ingrédients sont semblables sur le site internet

Spécifications écologiques : Sans risque pour les fosses sceptiques, Sans solvants pétroliers, Sans enzymes, Sans phosphate, Sans chlore, Sans Lauryl sulfate, Sans EDTA/NTA, Sans substances cancérogènes ou tératogènes, Sans Alkyl, Octyl, Nonyl, phénols éthoxylés (APE, OPE, NPE), Sans composés qui détruisent la couche d’ozone, Sans composés organiques volatils (COV), Sans composantes toxiques ou corrosives, Sans extraits fermentaires actifs, Biodégradable en moins de 28 jours, Non inflammable, Non testé sur les animaux, Sans Butoxy-2éthanol, Sans ammoniaque, Sans formaldéhyde, Sans azurants optiques, Sans nitrate

Le seul qui n’a pas de vaporisateur intégré, c’est moins pratique

Les avantages : le remplissage, le vrac, on réutilise les bouteilles de plastique. Plusieurs formats (500 ml à 205 l). Odeur agréable très légère. Pas de traces sur la vitre. Efficace. Dissous bien la saleté.
La solution : on le transfère dans une bouteille avec vaporisateur ou on peut insérer un vaporisateur à la bouteille. Tous les vaporisateurs ne fonctionnent pas… un peu problèmatique.

3 –Bio-Vert – Orange-cantaloup
Fabriqué au Canada, compagnie québécoise: Innuscience.
Entièrement biodégradable en six jours selon l’analyse 302B de l’OCDE.
Eco-logo (récent, car il n’était pas sur le contenant que j’avais)

Ingrédients : eau, extraits fermentaires actifs (des enzymes bactériennes embryonnaires vivantes créées en laboratoire. Selon Santé Canada peut-être nocif), surfactant non ionique, surfactant amphotérique, agent de préservation, fragrance. Sur le site web, on ajoute le propylène glycol ether, agent séquestrant écologique et agent de conservation,

On mentionne qu’il n’y a pas de colorant, alcool, ammoniac, solvant, dérivés pétroliers, formaldéyde, chlore, phosphate,

Odeur légère, un peu citronnée. J’aime bien le jet, qui est uniforme et léger. Pas de traces.

4-Eco respect de La Parisienne
Compagnie québécoise, Lavo, fabriqué au Québec
Ecologo
Biodégradable selon les normes de l’OCDE 301D

Ingrédients principaux : eau, agents tensio-actifs dérivés de l’huile de noix de coco et du maïs, Agents stabilisants dérivés du sucre, Alcool dérivé du maïs, huiles essentielles

Odeur assez chimique. Système de vaporisation agréable. Le produit fait des bulles miniatures sur la vitre et est difficile a essuyer totalement. Pas de traces une fois sec.

5-Nature Clean
Fabriqué au Canada, compagnie ontarienne
Eco-logo
Biodégradable selon le test 301D de l’OCDE
Le mot naturel sur le contenant ne veut rien dire et est inscrit sur la bouteille. All natural est traduit par au naturel. Pas exact.
Ingrédients : eau, polyglycoside gras (à partir de l’amidon de maïs et de l’huile de palmiste, extrait d’hamamélis de virginie et acide acétique (vinaigre).

Pas d’amoniaque, biodégradable et non toxique (difficulté avec ces deux derniers mots qui ne sont pas réglementés et ne veulent pas dire grand chose – surtout quand on lit sur le contenant par la suite, Peut irriter les yeux et ne pas ingérer. Si avaler obtenir des soins médicaux immédiatement. Tendance au greenwashing.
Non testé sur les animaux.

Efficace mais forte odeur de vinaigre, pas dangereuse. L’odeur s’évapore rapidement. Le système de vaporisation envoi de trop gros jets, ca noie les fenêtres. Pas de traces sur les vitres.

On se demande pourquoi acheter un tel produit alors qu’on pourrait facilement le remplacer par du vinaigre et de l’eau, tout simplement.

6-Green works, Clorox, nettoyant pour verre et surfaces
Fabriqué aux États-Unis
Logo U.S EPA, conception pour l’environnement et reconnu pour une chimie sûre ( ?)
Ingrédients : eau filtrée, éthanol de maïs, agent nettoyant à base de noix de coco, carbonate de sodium, parfum contenant de l’huile essentielle de citron, colorant bleu.

Sur le site, on a une bonne explication en français de chaque ingrédient. Le Alkylpolyglucoside C8-C10 et le colorant ne sont pas super écolos comme ingrédients.

Il est efficace, ça nettoie. L’odeur est trop forte, elle m’a saisie, pas celle du citron et m’a donné mal à la tête. Bon système de vaporisation, lasse un filme sur la vitre malgré sa nouvelle formule « sans traces améliorée ». On doit relaver la vitre avec un autre produit.

Ce n’est pas un produit vraiment écolo. Plus proche du Windex que du vinaigre.

Les mal aimés de l’environnement

Quel retard dans mes mises à jour sur les articles que j’ai fait sur plusieurs dossiers. RueMasson m’accapare. J’ai particulièrement aimé travailler sur ce dossier pour Jobboom sur les mal aimés de l’environnement. Il s’agit des métiers ou des entreprises qui ne travaillent pas dans des domaines très écolo.

Malheureusement, ceux qui travaillent dans le domaine des sables bitumineux, gaz de schiste ou autres métiers pas super écolos n’ont pas voulu m’en parler. Soit ils se moquent bien de ce qu’on pense d’eux, soit ils n’en sont pas très fiers. Qu’en pensez-vous?

J’y ai aussi appris des informations intéressantes. Comme le fait que la baisse de la consommation de sacs en plastique a engendré des pertes d’emploi, mais a fait explosé la vente de sacs poubelles. Totalement paradoxal !

Bref, en diminuant notre consommation de sacs plastiques, il aurait aussi fallu penser à diminuer notre production de déchets ou apprendre à accepter un sac de temps en temps pour la poubelle. Ça aide quand on recycle tout, qu’on composte et qu’on diminue les emballages.

Rénovez sa cuisine de manière plus écolo – 1

Ce texte est le début d’une série sur les rénovations que je ferai dans ma cuisine en 2011. Pas de grosses rénovations, mais un rafraîchissement. De la manière la plus écologique possible et de mes moyens.

Ma cuisine avant. L'après dans un an.


Aucune démolition, les armoires ne bougent pas. De couleurs sombres, brunes, ce serait trop cher et peu écolo de les remplacer. Cependant, je pense y ajouter des poignées de couleur argent. J’aimerais bien en trouver usagées. Peut-être d’une ancienne cuisine ? Le remplacement des pentures d’armoire est aussi envisagée. Ou alors je repeins celles qui sont en place actuellement.

La couleur des murs est récente. Blanche pour compenser le brun des portes d’armoires et de mon frigo et four qui sont noirs. L’autre couleur dominante est l’argent-inox. Le micro-ondes, la machine à café, le grille-pain sont de couleur argent. Les deux autres électro-ménagers, le lave-vaisselle et la machine à laver sont blancs. C’est ce qui reste.

Ce qui doit changer :
-le comptoir (on en profite pour ajouter une surface sur la machine à laver et on cache l’arrivée d’eau), la céramique. Ma recherche la plus importante. Quel est le matériel le plus écolo ? durable ? sans être trop cher ? Des suggestions ?
Il y a ce comptoir avec planche intégrée et écoulement. Est-ce que le quartz est une solution ? Ou alors en béton ? J’aime bien les solutions proposées par Éco Habitation d’Emmanuel Cosgrove qui a construit la première maison certifiée LEED au Canada.

-le revêtement du plancher. Du vinyle de couleur clair très fatigué. Je dois vérifier le plancher dessous pour voir s’il peut être récupéré, sablé et vernis. Sinon, j’ai une préférence pour la céramique ou l’ardoise ?

-l’emplacement des tiroirs et de la poubelle. On ne fait que les changer de place.

-l’éclairage. Je le veux plus efficace.

-le long calorifère peint en rouge. Je n’aime pas les longs calorifères, j’en cherche des plus efficaces. Des idées ?

Le très laid calorifère et plancher


Ce qui doit partir : le meuble à côté de mon four doit être remplacé par un comptoir ou quelque chose pour ranger les livres de cuisine et cuisiner. Le robinet de l’évier que je veux moderniser.

Ce qui doit apparaître: une manière de ranger plus pratique, l’emplacement du garde-manger, un trou pour le compost. Les photos que j’ai prises qui doivent être imprimées, mises dans des cadres qui sont achetés depuis plus d’un an et poser au mur.

À l’étude: l’évier en inox est en bon état. Puis-je l’échanger pour un évier différent ? À voir.

Avant de me décider, je fais des recherches et je consulte. L’important est de ne pas improviser.

Mon budget ? Le moins cher possible et le plus écologique. Est-ce possible ?

Nature et Découvertes : le magasin écolo par excellence?

Connaissez-vous le magasin Nature et Découvertes ? Malgré mes nombreux voyages en France et le livre l’écolo écono publié chez Michel Lafon que j’y ai publié (c’est peut-être pour ça que je ne trouve pas mon livre dans leur boutique? Car je ne parle pas d’eux ?), j’ai mis les pieds dans un de ces magasins pour la première fois hier. Pourtant cela fait 15 ans que cette chaîne existe.

C’est une sorte de Moutain Equipement Coop qui intégrerait des jouets, livres et gadgets. En plus, 10 % des profits des 70 magasins sont reversés à la fondation Nature et Découvertes qui financent des projets en développement durable. Est-ce beaucoup ou trop peu ? Est-ce que les produits vendus en magasin respectent tous l’environnement ? C’est sûrement une bonne question à se poser lorsqu’on parle de consommation responsable. Car en cette veille de Noël et d’orgie d’achats, on va acheter. Alors pourquoi ne pas privilégier des achats « un peu plus » verts ?

Je suis aussi certaine que les écolos français ont sûrement des critiques envers Nature et Découvertes ? En attendant, je prendrais bien de tels magasins au Québec, car j’ai aimé ce que j’y ai vu hier.

Pourquoi des cadeaux selon le genre
Seule réserve pour le moment, la séparation des suggestions cadeaux selon le genre de la personne sur le site web. Peut-on laisser les gens être ce qu’ils veulent sans catégoriser les hommes et les femmes. Pourquoi ne pas dire, pour la personne qui aime le plein air, celle qui aime la relaxation, celle qui aime l’aventure, le bricolage et ainsi de suite.

Et pour ceux et celles qui habitent dans le coin de la Rue Masson ou à Montréal, voici quelques suggestions de cadeaux de dernière minute hyperlocal. À aller acheter sans voiture en plus.

Le vrac, pour ou contre?

Photo : Philippe Santerre- Radio-Canada

Je participais en début d’après-midi à la discussion sur le vrac et l’emballage à l’émission radio-canadienne, L’après-midi porte conseil.

Évidemment j’étais pour le vrac, donc contre l’emballage.

Tel que j’avais ramassé comme information lors de ma recherche, selon Recyc-Québec, 26% de tous les rebuts que l’on génère, recyclable ou pas, sont des emballages. On en recycle. Mais, beaucoup prennent le chemin de la poubelle. 20 % du contenu de nos poubelles sont des emballages. Selon Statistique Canada, chaque Canadien jette chaque jour environ un demi-kilo d’emballages. Cela fait 182,5 kilos par an. Souvent, on parle de styromousse, particulièrement utilisé par les fruiteries. J’ai choisi de laisser le styromousse à la caisse. Je déballe en mettant mes fruits et légumes dans mon sac. Ce n’est pas à moi de gérer leurs déchets.

Pourquoi je préfère le vrac à l’emballage ?
Car on diminue le montant de déchets donc des ressources utilisées

Acheter ses céréales en vrac permet de choisir la quantité exact et de ne pas avoir un emballage de plastique et de carton. En plus si on veut vraiment être plus écolo on utilise un contenant réutilisable au lieu du sac de plastique.

Acheter ses noix, riz, légumineuses, épices et autres produits en vrac élimine le montant de déchets.

Même chose pour le café mais surtout pour le thé. En plus on peut varier les saveurs de nos tisanes en les achetant en vrac.

Pour les fruits et légumes qui sont emballés, c’est une production supplémentaire de styromousse qui n’est pas recyclé au Québec et qu’on doit donc jeter. L’une des solutions est de le laisser à la caisse. Pourquoi je gèrerai les déchets de ma fruiterie.

Aussi pourquoi emballer des bananes, des oranges et autres fruits et légumes dans du plastique ? On les lave de toute manière à la maison. Et qui nous dit qu’ils n’ont pas été contaminés lors de l’emballage ? Même chose pour les céréales et autres produits en vrac.

Si les commerçants veulent prolonger leur durée de vie, il devrait peut-être miser sur la fraîcheur de leurs produits au lieu d’utiliser le plastique pour les faire durer plus longtemps.

Car tel que le mentionne Jean-Sébastien Trudel dans son billet sur l’emballage tout n’est pas surremballage. Le plastique permet de garder la fraîcheur et d’éviter le gaspillage, mais veut-on manger un concombre vieux de quatre semaines ? On sait que les vitamines et les nutriments d’un produit faiblissent rapidement après la cueillette.

Par ailleurs, le montant de gaspillage dans le domaine des fruits et légumes est déjà énorme, même si on utilise le plastique. Le problème est peut-être ailleurs ? Le plastique ne serait qu’un diachelon sur une blessure plus grande.

Aussi les fruits et légumes sont souvent emballés en paquet de quatre ou plus. Que faire si je n’ai besoin que d’une tomate ? Les autres vont pourrir dans le frigo. Quand on sait que

Le surremballage est aussi présent dans de nombreux objets en tout genre. Pensons au gadget électronique minuscule vendu dans un emballage de plastique dur 10 fois plus grand qu’il est presque impossible d’ouvrir sans une hache !!!
Ou alors comme l’a souligné une maman sur YouTube des jouets ou collants pour les enfants qui sont emballés et emballés par du plastique.

Les objets dans d’énormes boites de carton qui vont directement au recyclage et j’en passe.

Car c’est moins cher
En 2007, l’émission la vie en vert a fait un test à l’épicerie. Un reportage d’Ariane Paré-Legal.
Un couple a fait son épicerie habituelle : Le résultat était impressionnant : le volume des emballages étant supérieur à celui de la nourriture! À la pesée l’épicerie de Stéphanie et Philippe-Antoine contenait 3,8 livres d’emballages divers.

Quand on opte pour les grands formats et le vrac, c’est moins cher. La vie en vert avait fait le test avec du thé. En sachet, emballé dans une enveloppe en plastique puis dans un contenant en carton, il n’y a plus beaucoup de thé. Pour le même prix en vrac, on obtient plus de thé.

Car on gaspille moins

Puisqu’on achète selon nos besoins réels et non selon les quantités proposées par les commerçants. Avec le nombre de personnes qui habitent seules en augmentation, il est mieux de pouvoir choisir la quantité.

Et l’argument de l’hygiène est tiré par les cheveux. Est-ce que l’on va aussi arrêter d’embrasser et toucher les gens ? N’est-on pas un peu trop obséder par l’hygiène en Amérique du nord ?

Seul argument qui est solide pour moi, les allergies. Le vrac peut être problèmatique en permettant la contamination de certains produits. Seul endroit où on trouve des produits en vrac qui n’ont pas été contaminés par des noix ou des arachides : Bulk Barn. Une suggestion d’Isabelle Goyette, qui s’y connait en matière d’allergies.

Sur Facebook, on suggère Terre en soi une coopérative dans Hochelaga, sur Sainte-Catherine.

Il y a aussi la boutique de la Soder sur Masson. J’en avais parlé sur RueMasson.

Intéressant article aussi sur RueMasson à propos des fruiteries du coin. Ma collègue Lisa Marie Noël a aussi évalué l’emballage.

La SODER s’associe avec la fondation ONE DROP du Cirque du Soleil

La boutique écolo de la SODER sur Masson s’enrichit encore de nouveaux produits. Les chandails et sacs de la fondation ONE DROP créée par Guy Laliberté du Cirque du Soleil pour l’accès à l’eau pour tous y seront en vente en exclusivité dès le début du mois de novembre.

La suite de ce texte sur RueMasson.com

Kleenex mise encore sur le jetable !!!

Alors qu’on parle souvent d’éviter le jetable, le gaspillage. Alors que Greenpeace semble avoir enterré la hache de guerre contre Kimberly Clark, la compagnie qui fabrique entre autres les produits Kleenex. Alors qu’on parle d’intégrer l’environnement dans nos vies, Kleenex fait totalement le contraire.

Leur dernier produit ? Un distributeur de serviette jetable au lieu de la serviette en tissu dans la salle de bain. La publicité m’a fait bondir. Difficile à croire qu’une compagnie ose mettre sur le marché de tel produit. Est-ce un signe d’incompréhension de ce qu’attendent les consommateurs ? Ou alors est-ce que Kleenex se moque à ce point de la gestion des déchets et du gaspillage des ressources que les produits jetables entraînent ? Dans la vidéo, comptez le nombre de serviettes jetables utilisées par rapport à la serviette en tissu. Et ne me parlez pas des bactéries, des germes et tout ça, nous parlons de nos maisons, pas d’un hôpital. Il faut se calmer avec la folie antibactérienne !!!

En fait, il semble que Kleenex ait choisi la réduction de la consommation d’eau comme fer de lance écolo avec cet objet. Mais à une condition, il faut acheter des produits Kimberly Clark pour « gagner » ce réducteur de consommation d’eau.

Bref, on nous encourage à jeter, à consommer et surtout à acheter. 2,99 $ par boîte pour quelques jours alors qu’un paquet de serviettes va durer plusieurs années. Évidemment, il ne faut pas les laver une par une dans la laveuse ! Soyez donc écolo écono, gardez vos serviettes en tissu !

Une vidéo comptabilise d’ailleurs le nombre de serviettes jetables nécessaires au lieu d’une serviette en tissu

Consommer = bonheur ?

Le sac Chanel de Varda et Moutain Equipment Coop de Cécile

« Le bonheur est-il dans la consommation ? » C’est la question que nous posait Dominique Poirier à l’Après midi porte conseil sur la Première chaîne de Radio-Canada. J’y répondais en compagnie de Varda Étienne. Elle était pour le magasinage, moi contre.

En fait d’un côté, on avait la magasineuse qui trouve son bonheur dans l’achat en gros et de l’autre la simplicité volontaire. Comme je le soulignais, la simplicité volontaire ne veut pas dire ne rien acheter, mais acheter de manière plus responsable et surtout durable. Acheter ce dont on a réellement besoin.

Photo : Radio-Canada/ Philippe Santerre

Contre le magasinage
Je suis contre le magasinage d’habitude pour plusieurs raisons. D’abord, car c’est un entraînement sans fin à la consommation, à la dépense d’argent, au gaspillage et au remplissage de nos sites d’enfouissement. Un manque de respect pour la Planète. Par ailleurs, le magasinage est un écran de fumée qui comble le vide intérieur de manière très futile et rapide. C’est un peu comme un fix de sucre qui nous laisse encore plus affamer une heure plus tard. C’est un diachylon sur une plaie. C’est un plaisir rapide, futile qui ne règle rien.

En plus, ça engendre des frustrations pour plusieurs raisons. Les gens qui n’ont pas l’argent nécessaire se voient balancer notre société de consommation en pleine face alors qu’ils ne peuvent rien acheter.

À voir le nombre de personnes hier qui étaient coincés dans les embouteillages de l’immense stationnement du Marché central hier, et les klaxons que l’on entendait, la frustration était grande. Moi même j’ai dû pratiquer ma zenitude avant de quitter rapidement cette folie.

En plus, le magasinage est une perte totale de temps. On se promène sans but dans un centre commercial trop éclairé, surchauffé ou surclimatisé. Il y a 1001 choses à faire au lieu de magasiner. On peut ne rien faire, prendre une marche, dormir, aller au cinéma, lire un livre, etc. Pourquoi ne pas aller dans les musées pour voir de belles choses. C’est une manipulation de nos émotions et le remplissage d’un vide de manière totalement temporaire comme une drogue. Tant qu’à faire autant prendre un bon verre de vin. Trop souvent la publicité joue également sur nos émotions et sur notre culpabilité. On magasine pour se faire pardonner, pour se consoler, pour acheter la paix. Etc.

Mais c’est aussi un gaspillage total de nos ressources, matières premières et autres. Le magasinage entraîne la surconsommation qui est une plaie pour l’environnement. Trop souvent on achète des objets qui ont une durée de vie très limitée. Et trop souvent ils sont jetables et ne servent qu’à remplir les sites d’enfouissement. On jette son argent à la poubelle tout en remplissant nos maisons déjà surchargées d’une foule de choses totalement inutiles. On ne fait qu’embourber nos placards. On remplit sans discernement.

Le magasinage est un style de vie futile et superficiel. L’industrie de la surconsommation nous créé des besoins. Car l’objectif des centres commerciaux en particulier c’est de nous pousser à acheter un millier de choses et d’objets dont nous n’avons pas du tout besoin. En plus le magasinage forme nos jeunes à être des consommateurs actifs ce qui nourrit une chaîne infernale de la surconsommation.

Et finalement le magasinage est un énorme gaspillage d’argent que souvent les consommateurs n’ont pas. On magasine à crédit. On dépense de l’argent que l’on n’a pas. Car le magasinage engendre des dépenses non prévues et des achats impulsifs.

On se plaint si souvent de ne pas avoir assez d’argent. On se plaint que le gouvernement est trop gourmand, que le prix de l’essence est trop élevé, on fait la moue devant le prix des fruits et légumes bio alors qu’on dépense sans vergogne pour une robe, un sac, une paire de chaussures, un ramasse-poussière ( les bibelots inutiles), un gadget (parfois on en a plusieurs et on a oublié qu’on en avait déjà un.

La dépendance
Par ailleurs, la consommation est une dépendance comme l’alcool ou la drogue. Varda soulignait que la consommation était excessive chez elle, elle le reconnaissait. C’est un peu paradoxal. Quand des personnes sont excessives dans la consommation d’alcool, de drogue, de nourriture, on les traite. Car c’est un problème. Pourquoi les excès de notre société de consommation seraient normaux et admirables ? Pourquoi ce serait acceptable ? Seulement, car c’est le fondement de notre société capitaliste ?

À méditer, en reportant votre prochain achat pour y penser. En se demandant combien de temps l’objet sera utilisé et surtout si on en a vraiment besoin…

SunChips vraiment compostable ?

La compagnie SunChips a lancé au printemps un sac qui serait 100 % compostable. Une vidéo a même été produite pour le montrer.

J’ai donc fait l’expérience en mettant un sac de SunChips dit 100 % compostable dans notre composteur au début du mois de juin. Après presque 3 mois et plus de 10 semaines, je l’ai retrouvé lors du déménagement du composteur. Intact ou presque. Rien n’a changé…. Et pourtant il était dans un composteur plein au beau milieu dans les conditions normales. En plein été avec la chaleur. Je l’ai remis. On continue l’expérience.

Des dildos écolos…en bois

Ce n’est pas la première fois que je parle de sexe écolo. Cette fois, c’est un jouet sexuel écolo. Un godemiché en bois fabriqué au Québec, plus précisément en Gaspésie. Il y a quelques semaines, je recevais un courriel de M. Dubois, le nom du godemiché en question et de la compagnie qui les fabrique. La masturbation et les jouets sexuels effectueraient donc un virage écolo. Eux aussi. Comme quoi aucun domaine n’échappe à la révolution verte !

Les personnes derrière cette entreprise désirent garder l’anonymat. La compagnie a été lancée il y a sept à huit mois.
L’un des co-créateur me signale que le site internet ainsi que le produit en tant que tel ont été lancés la semaine dernière après beaucoup de recherche et développement et que le produit a été créé, testé par des femmes et modifié à plusieurs reprises pour lui donner sa forme actuelle.

Par ailleurs, la fabrication se fait en Gaspésie, presque entièrement à la main. Le bois provient d’une forêt certifiée FSC. Leurs prochains dildos seront fabriqués de bois qui provient de la Gaspésie. Même la boite est fabriquée au Québec.

Ce co-créateur ajoute que « chaque produit est unique de par sa couleur et le veinage du bois, par contre, la forme a été standardisée pour que tous les M. Dubois donnent le même plaisir.» Finalement le vernis utilisé est un polyuréthane à l’eau qui lui donne un fini lisse et une protection très résistante.

Si les dildos en plastique sont parmi les plus polluants et contiennent des COV et certains polluants, il en existe, outre celui-ci en bois, en verre et autres matières plus écolos. Mais un dildo écolo à piles ? À moins qu’il n’existe une version rechargeable sans plastique ?

Pourquoi ces godemichés en bois ?
« L’idée derrière M. Dubois vient de mon désir de faire connaitre la beauté du bois du Québec au plus grand nombre possible. Je devais trouver un objet pas très gros, qui s’envoie par la poste et qui a le plus beau fini possible pour rendre au bois la beauté qui lui revient. Ainsi, se sont imposés les érables, noyer, cerisier et merisier qui sont nos feuillus nobles et durs », répond le co-créateur.

Il y a même une page Facebook M.Dubois.

L’ancêtre du dildo
D’ailleurs, les co-créateurs de M.Dubois m’ont envoyé un article qui parle du possible premier godemiché trouvé en Suède qui était fabriqué en bois de cerf. On n’a vraiment rien inventé !!!

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

Un exemple d’agriculture urbaine à Los Angeles

La famille Derveas devant leur maison de Pasadena. Photo : Cécile Gladel

Il y a presque un an, je partais passer plus de trois semaines à Los Angeles. J’ai adoré la ville malgré son incohérence urbanistique et sa petite conscience environnementale. J’ai publié photos et quelques nouvelles, mais trop peu. Depuis la popularité de l’agriculture urbaine à Montréal, j’ai repensé à ma rencontre avec les membres de la famille Dervaes à Pasadena, en banlieue de L.A. Une famille qui pratique de manière intensive l’agriculture en plein centre-ville sur un petit terrain. Ce n’est pas tout. La famille élève aussi poules et chèvres. Ils se veulent un modèle d’agriculture urbaine moderne.

L'une des chèvres de la famille

La famille se compose du père, Jules, de son fils et de ses deux filles. Depuis qu’on a parlé d’eux dans plusieurs médias, ils sont pratiquement devenus des vedettes locales. Ils vivent de la production de leur petit terrain qu’ils cultivent toute l’année, grâce au climat de la Californie. Mais il y a plus. C’est aussi une famille orientée environnement. Ils récupèrent au maximum, consomment très peu, produisent leur électricité et vendent certains produits. Une vraie petite entreprise !

Ils ont aussi fondé Freedoms Gardens qui se veut une communauté d’agriculteurs urbains aux États-Unis.

Lors de la soirée où j’ai rencontré les Dervaes, il y avait la projection d’un film auquel ils ont participé, Seed Hunter. Un film qui décrit la quête d’un scientifique australien, Ken Street, qui cherche des semences dont des graines de pois chiches anciens qui auraient disparu. Ce documentaire est en lien avec le Svalbard Global Seed Vault, la chambre forte mondiale de graines. Ce film parle de la disparition de centaines de semences dans tous les coins du monde et l’uniformisation des cultures. Un exemple : avant les agriculteurs de tous les pays arrivaient à se nourrir. Ils cultivaient des plants adaptés aux conditions climatiques de leur région. Depuis l’industrialisation de l’agriculture, on leur a fourni (puis vendu) des semences inadaptées nécessitant plus d’eau, plus d’engrais et plus de pesticides. On les aurait donc appauvris et affamés… Un film à voir.

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Soleil et crème solaire : qui est le plus mortel ?

Une protection solaire en spray (bof) avec de l'Oxybenzone et de l'Octocrylène

On le savait depuis quelques temps. L’abus de soleil peut être mortel (cancer de la peau) et/ou accélérer le vieillissement de la peau. Alors on s’enduit de crème solaire. Des tonnes de crème solaire sont utilisées dans le monde. Malheureusement chacune de nos actions pour se protéger engendre d’autres problèmes qui peuvent aussi causer le cancer et qui sont nocifs pour l’environnement. Les crèmes solaires détruisent les coraux et donc la biodiversité. S’en sortira-t-on un jour ?

Un reportage d’Envoyé Spécial réalisé l’été dernier nous apprend que les produits chimiques destinés à créer une barrière entre notre peau et le soleil s’avèrent nocifs pour notre santé et l’environnement. Misère. Que faire ? Ces produits le 4-méthyl benzylidène camphre (4-MBC) et l’octocrylène (OC) seraient des perturbateurs endocriniens (ou hormonaux). Une chercheuse suisse a montré qu’ils entrainaient des malformations génétiques chez les enfants. On fait aussi un lien avec des cancers comme ceux du sein et de la prostate, toujours plus fréquents. J’ai abordé le sujet à plusieurs reprises. Lorsque j’ai parlé de la découverte d’une boule dans mon sein et lors d’un article sur le lien entre la pollution et le cancer du sein pour Clin d’oeil.

Marie-France Corre donne des solutions dans cet article. On peut utiliser des crèmes solaires biodégradables avec des filtres plus naturels comme le demandent deux réserves naturelles au Mexique (le reportage d’Envoyé Spécial en parle). On peut aussi éviter les longues expositions aux heures les plus « nocives ». On peut se protéger avec des vêtements tout simplement. Mettre un chapeau, etc. Bref les solutions existent pour éviter ces produits et se protéger du soleil. Nos ancêtres n’ont-ils pas vécu sans crème solaire et au soleil durant des milliers d’années ?

Passeport santé nous propose aussi des solutions et un article complet sur le dossier. Avec, à la fin, la liste des ingrédients à éviter. Sauf que l’article a été mis à jour en 2008. Depuis l’octocrylène, semble aussi problématique. Aussi les produits plus « naturels » et moins nocifs pour l’environnement ne le seraient pas tant que ça…Je parle du Dioxine de Titane et et Oxyde de zinc.

Bref pas simple, car je viens de noter qu’il y en a dans ma crème de jour que j’utilise tous les jours. Une crème de la marque Avène avec un FPS de 25. Je me pose des questions, mais grâce au lien de Marie-Hélène dans les commentaires, je sais que ce n’est pas si pire, mais pas super non plus. Car si on utilise de la crème solaire quelques jours par année, ce n’est pas un gros problème, sauf quand on s’en crème avant de se baigner. L’inquiétude vient du fait qu’on utilise quotidiennement une crème de jour. L’ultime solution ? Le vêtement et le chapeau ! Et la recherche d’une crème de jour avec protection solaire, mais naturelle… Pas simple.

Ma crème de jour et ses ingrédients contre le soleil

AJOUT : Merci à Marie-Hélène pour ce lien vers le guide des crèmes solaires du groupe environnemental américain : EWG. Très bien documenté.

Des villes de banlieue plus vertes : Boucherville

Le bottin des récupérateurs distribué à Boucherville

Les villes de la banlieue de Montréal n’ont pas la réputation d’être si vertes que ça. Montréal aime beaucoup se penser plus verte que tout le monde au Québec. Ce qui est le cas selon un classement établi par deux chercheurs universitaires. Mais pas dans tous les domaines. Bref, il faut faire la part des choses.

Pour vivre la vie de Boucherville depuis quelques jours, j’ai noté plusieurs points positifs. Évidemment, les gens ont des voitures, les utilisent sûrement plus qu’en ville, etc. Mais les pelouses ne sont plus aussi parfaites. Aussi, les poubelles ne sont ramassées qu’une fois semaine, tout comme le recyclage. Et on collecte les déchets verts (pelouse, feuilles, pas les déchets organiques de table) toutes les semaines.

Aussi, Boucherville s’est dotée de plusieurs pistes cyclables. Un réseau qui s’étend rapidement. Par ailleurs, oubliez vos préjugés, ces pistes sont utilisées. Je vois des gens se déplacer en vélo tous les jours.

Par ailleurs, le transport en commun existe, même si la fréquence des autobus n’est pas au 5 minutes, ils desservent toute la ville et permettent de se rendre au métro Longueuil ou au métro Radisson à Montréal. Et rapidement.

Autre point intéressant, la ville de Boucherville distribue le bottin des récupérateurs qui est aussi sur le web. On y trouve l’ensemble des informations nécessaires pour ne rien jeter. Dans un tableau, on trouve la liste de tous les objets possibles et inimaginables par ordre alphabétique et l’endroit où on peut le porter pour qu’il soit récupéré.

Les ampoules fluocompactes ? Home dépot, IKEA, deux RONA, l’écocentre Saint-Bruno, Brossard, et lors de la collecte annuelle des résidus domestiques dangereux. Vitraux ? L’écocentre Brossard. Meubles de patios ? Écocentre Brossard, Grenier de ma ville ou l’armée du salut qui viennent les chercher. Bref, rien ne se jette, tout se récupère.

Autre truc intéressant, la ville encourage le compostage qui est facilité par le fait que de nombreuses personnes ont des cours à Boucherville. Plusieurs formations sont d’ailleurs offertes par la ville au printemps et à l’automne. L’information de base est aussi sur leur site internet.

Une dernière chose que j’ai remarquée en me promenant. Les terrains de foot ne sont pas synthétiques comme à Montréal au parc Jeanne-Mance. Une pratique qui favorise les îlots urbains de chaleur.

Ce Panama qui vient de l’Équateur

Vous connaissez le fameux chapeau d’Al Capone ou de Columbo, le Panama. Un chapeau qui est de nouveau à la mode. Contrairement à ce que l’on croit, il ne vient pas du Panama, mais de l’Équateur. Il a pris le nom du petit pays, car les travailleurs équatoriens qui travaillaient à la construction du canal de Panama avaient ces chapeaux. C’est Théodore Roosevelt l’a rendu célèbre et lui a donné son nom lors d’une visite sur le chantier en 1906.

Envoyé Spécial est parti à la recherche du secret de la fabrication du Panama. Le reportage n’est pas sur internet. Il y a aussi cet article de Libération. Évidemment, on trouve des Panama pas chers fabriqués en Chine ou ailleurs. Mais le vrai vient de l’Équateur, car il est fabriqué avec les feuilles très fines d’un palmier qui ne pousse que dans la forêt équatorienne.

Le chapeau est tissé à la main par des femmes. Celles-ci ne touchent pas très cher du chapeau en général. Mais une femme Rosa Salinas qui a regroupé les femmes tisseuses pour qu’elles créent une association et touchent les bénéfices monétaires de leur travail. Car encore une fois ce sont souvent les intermédiaires qui touchent le gros lot. Parfois des entrepreneurs équatoriens qui achètent le chapeau 4 euros à ces femmes puis le revendent 20 euros à l’étranger.

Ecua-Andino commercialise le Panama dans le monde entier et en raconte l’histoire et la légende. À quand des Panama certifiés équitables ? Est-ce que cela existe ? On trouve des adresses sur le web, mais rien qui ne prouve que le chapeau n’est réellement certifié…

Si vous songez à vous acheter un Panama, choisissez donc un chapeau fait en Équateur, en espérant que la femme qui l’a tissé soit payée équitablement.

Une maison plus saine sans polluant

L’intérieur de notre maison est plus pollué que l’extérieur. Pourquoi ? À cause des multiples produits qu’on amène chez nous. J’en parle ai parlé ce matin au 98,5 FM lors de ma chronique environnement chez Isabelle Maréchal. Les conseils sont divers. J’avais aussi écrit un article dans le Coup de Pouce d’avril 2010.

Voici un résumé des principaux conseils à suivre pour dépolluer son intérieur, les produits à éviter, car l’air de sa maison est moins sain qu’on ne le pense. En effet, selon plusieurs études, il est plus pollué que celui de l’extérieur. Problèmes : poussière, humidité, produits en tout genre.

Les produits ménagers sont un problème, car ils ajoutent plein de polluants. Le livre 175 questions-réponses sur les produits ménagers est bien fait, un peu technique pour le commun des mortels, mais il répond honnêtement aux principales questions que chaque personne se pose. Ma seule réserve, il est fait par un chimiste qui travaille pour Prolav qui fait les produits ménagers écolos Biovert. Comme journaliste je me méfie toujours. Mais ces réponses sont très intéressantes. Il nous conseille aussi de se méfier des produits bio et écolos, car ils ne sont pas forcément inoffensifs. Attention aussi au mot naturel. Il ne veut rien dire.

Je m’oppose à l’une de ses conclusions qui dit qu’on aura de plus en plus un produit pour une utilisation particulière. Non. Je crois qu’il faut arrêter de multiplier les produits. Souvent le bicarbonate et le vinaigre font l’affaire et ne coûtent pas cher.

À éviter donc :

Les « bonnes odeurs »
Premiers produits à bannir de sa vie, les désodorisants en tout genre
les multiples produits parfumés et diffuseurs d’odeur divers sont de véritables soupes chimiques qui polluent notre air intérieur. Les spécialistes les déconseillent fortement. : Exit ceux électriques qui consomment de l’électricité en plus de diffuser une odeur chimique, les Air wick ( qui font une pub très greenwashing en présentant leur produit comme écono ? et écolo ? Aussi Febreeze et tous les produits qui diffusent une odeur. Même les huiles essentielles peuvent être problèmatique si on est asthmatique ou hypersensible. On ouvre la fenêtre et on trouve l’origine de la mauvaise odeur.

Les produits parfumés
De nombreux produits sont parfumés avec un parfum synthétique qui n’est pas naturel du tout contrairement aux produits plus écolos. On évite tout produit parfumé : nettoyants, cosmétiques, shampoing, savons, etc. C’est bien meilleur pour la santé.

Produits hyper toxiques
Les nombreux produits ( nettoyants pour le four, débouche tuyaux, nettoyants pour cuvettes des toilettes, assouplissants liquides et en feuilles dégagent des composés organiques volatils (COV) et autres polluants. On garde l’essentiel : un nettoyant tout usage, un dégraissant, un liquide vaisselle et un pour la lessive.
On utilise en priorité les produits d’entretien certifiés ÉcoLogo le Choix environnemental.

Les pesticides et autres produits dangereux
Adieu pesticide. Ils sont interdits depuis 2006 et on évite tous les types de pesticides. On préfère aussi les peintures sans COV, et les vernis à l’eau, les colles dans les meubles, etc.

La cigarette
La fumée de cigarette ou de la combustion du bois engendre des polluants. C’est la base d’éviter de fumer à l’intérieur.

L’humidité
Le taux d’humidité excessif de l’intérieur des maisons nourrit la moisissure et cause de nombreux malaises 

La poussière
On époussète régulièrement avec un simple linge humide, pas de produits. On lave ses draps et surtout son couvre-lit chaque semaine.

Suggestion de lecture

Les livres de Marc Geet Ethier sont super intéressants, publiés chez Trécarré : Ménage vert, se faciliter la vie en la protégeant et Zéro toxique, petit manuel de survie.

Le site internet de la SCHL offre de nombreux livrets d’information gratuits sur la pollution intérieure.

Et bien entendu, mon livre l’écolo écono et les autres.

Autres textes sur le sujet:
Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
Lien entre pollution et cancer du sein.
Les logos écolos trop nombreux.
Se questionner sur les causes environnementales des maladies.
Faites du ménage, de l’air.
Attention aux cosmétiques bios.
Les détergents écolos pour lave-vaisselle.

St-Hubert devient vert… assez pâle…

Les entreprises sont tellement fières des quelques gestes qu’elles posent pour l’environnement et les publicisent à grand renfort de faits, de chiffres. Le dernier en date, les rôtisseries St-Hubert qui se targuent d’avoir verdi leur boite de livraison…

Je suis d’accord, elle est mieux, l’effort est louable, mais St-Hubert devrait arrêter de se péter les bretelles aussi fort. Leur boite est loin d’être parfaite et pourrait être encore mieux. Et puis, pendant qu’on demande des efforts aux citoyens depuis des années, il est vraiment temps que les entreprises mettent la main à la pâte non ? Pas de quoi avertir toute la planète à grands coups de publicité.

On parle d’abord de l’élimination de la styromousse. Un emballage non recyclable qui se dégrade très lentement. Cependant, il semble que la fabrication ne soit pas si dommageable selon un reportage de la Vie en vert. Sauf que le maudit styromousse remplit nos poubelles.

Dernièrement, je n’en revenais pas combien les barquettes de styromousse sont utilisées pour les fruits, les légumes, la viande, le poisson… Pour les légumes et les fruits, je déballe à la caisse et je laisse au commerçant le soin de se débrouiller avec ses déchets. Pas question que je le gère à sa place dans mes poubelles.

St-Hubert a donc éliminé la styromousse ou presque. Il était temps. Rien pour se faire applaudir. En plus, l’entreprise va jusqu’à faire la morale sur sa boîte.

La boite jaune est semblable. En carton 100 % recyclé, mais seulement 35 % postconsommation. Cela veut dire que le reste soit 65 % provient de carton neuf, mais récupéré comme des retailles inutilisables. Bien, mais peut faire mieux, surtout quand on sait que des ballots de cartons prêts à être recyclés dorment dans les centres de recyclage.

Ensuite le contenant de styromousse a été remplacé par du carton. On le dit recyclable, sauf qu’on ne peut recycler les cartons contaminés par la graisse. Avec des frites, du poulet et autre truc St-Hubert, ce carton a absorbé de la graisse, il est contaminé, non recyclable. Désolée, St-Hubert, mais ça ne change rien de la styromousse. En fait, il serait compostable s’il n’était pas blanchi. Peut-être qu’un contenant en plastique recyclé et recyclable serait mieux. Ou alors un matériel, carton ou autre, compostable.

Dernière chose, la boite est plus petite et utilise 6,8 % de moins de carton. Évidemment, St-Hubert estime diminuer les déchets envoyés dans les sites d’enfouissement. Bien. Encore faut-il que les gens le recyclent. Je connais bien des citoyens et surtout des commerçants (beaucoup) ainsi que des entreprises qui ne recyclent pas encore…

Alors, ayant dit tout ça, quelles sont les meilleures solutions pour St-Hubert et tous les restaurants qui livrent et permettent d’emporter la nourriture? Le plastique biodégradable? Mauvais choix, car si on le met au recyclage, il va contaminer le plastique qui doit être recyclé. Ce dernier mélangé à du biodégradable sera de moins bonne qualité. J’ai vu du plastique biodégradable d’un traiteur de Québec. Vraiment mauvaise idée.

Du carton recyclé à 100 % post-consommation, non blanchi et compostable semble être la meilleure idée ? Surtout qu’il peut être recyclé aussi sans problème.

Peut-être aussi qu’on peut penser aux produits de Nova Envirocom fait en fécule de maïs, entre autres, et compostable.

Sauf que le biodégradable et le compostable ne sont pas la solution parfaite. Il faut d’abord réduire au maximum.

Une dernière interrogation dont je n’ai pas la réponse, ce n’est indiqué nul part sur les sites Internet. Où sont fabriqués les boîtes de St-Hubert ? Où sont fabriqués les produits de Nova Envirocom ? Car plus c’est loin, moins c’est écolo.

Un petit truc: lorsque je vais chercher une poutine à mon dépanneur du coin, j’amène mon plat. Que je lave. Zéro déchet. Évidemment, on ne peut penser à la même chose pour les livraisons. Mais il y a des solutions. En avez-vous une ?

Acheter plus écolo dans Rosemont (Masson)

Comme si je n’avais pas assez de plateforme pour écrire, suivez-moi aussi sur RueMasson.com. Aujourd’hui vous y trouverez un article sur les endroits pour acheter plus écolo dans le quartier. C’est par sur RueMasson.com.

Le supermarché santé Avril


Connaissez-vous le supermarché santé Avril? Il existe physiquement deux magasins; l’un à Longueuil et un autre à Granby. En magasin, on m’a souligné qu’un troisième ouvrirait sur la Rive-sud au quartier Dix-30 ( dommage car je déteste cet endroit où l’on ne peut se rendre sans voiture) bientôt puis un quatrième à Montréal. L’emplacement semble déjà trouvé dans la métropole mais la caissière n’a pas su me dire où. J’espère que ce sera dans Rosemont, sur la promenade Masson mais j’imagine que ce sera sur le Plateau…

Je ne connaissais pas les supermarchés Avril et pourtant j’apprends en lisant cet article de la Voix de l’Est que ce n’est pas vraiment nouveau. C’est un peu le pendant québécois des Whole Foods Market américains dont j’ai déjà parlé lorsque j’étais en Californie. Évidemment, je n’ai pas eu le temps d’étudier ce que vend Avril. Si leurs produits sont bien locaux, bios, plus écolos? Mes amis qui s’y approvisionnent n’en disent que du bien. Je me promets d’y retourner et de regarder attentivement les produits.

Toujours en lisant l’article de la Voix de l’Est, on constate que la philosophie tend vers le respect de l’environnement. Tant dans le bâtiment que dans les opérations des magasins et les produits vendus.

En furetant sur le site, je vois qu’ils vendent aussi sur Internet mais la sélection semble plus restreinte qu’en magasin.

En posant des questions à la caissière, j’ai appris qu’il s’agissait d’un couple d’affaires québécois, Rolland Tanguay et Sylvie Senay qui avait parti cette bannière santé et écolo. Tant mieux.

En lisant une vieille chronique d’Isabelle Huot datant de 2007, j’apprends que le premier Avril a vu le jour le 16 mai 2007 à Granby.

Belle histoire de réussite québécoise qui crée de l’emploi et encourage l’achat local et québécois. Espérons que ça continue…

Mettez un frein au Boxing Day

Mais quelle est cette folie? On dirait que les commerçants utilisent à outrance la propension des êtres humains à vouloir dépenser à tout prix. La consommation est très psychologique et joue sur nos émotions. Le lendemain de Noël c’est pire que tout.

On nous fait croire que les aubaines seront incroyables et que l’on va économiser des milliers de dollars. N’importe quoi. Vous allez dépenser, pas économiser…

La seule bonne affaire c’est lorsque quelqu’un a besoin d’un objet, comme un réfrigérateur par exemple et que cette personne attend le 26 décembre pour acheter celui choisi qui sera vendu 100 ou 200 $ de moins. Sinon, en avez-vous vraiment besoin? Est-ce que les aubaines sont vraiment des aubaines ?

Hier, j’ai fait un petit exercice sur le web, puisque le boxing day commence le 24 décembre à minuit sur l’Internet maintenant. Pratique, plus besoin de se faire tuer dans la ruée vers les ventes, se faire marcher sur les pieds, se faire écraser par un consommateur en furie. On navigue et on vérifie les prix, on compare, pour se rendre compte que les aubaines ne sont pas si attirantes que ça.

Sur le site de Best Buy, je vois que plusieurs articles sont annoncés en vente pour le Boxing day. Je note que cette pile-boitier supplémentaire pour Iphone dont le prix est de 99,99$. Intéressant. Je vérifie pour m’assurer de l’aubaine sur le site de Apple. Ah ben c’est moins cher 99,95 $. Manqué.

Si je faisais le même exercice pour plusieurs objets, je suis certaine qu’on s’apercevrait que les aubaines ne sont pas des aubaines. On s’apercevrait que les commerçants utilisent aussi le Boxing day pour vider leurs entrepôts et nous refiler leurs vieux trucs…

On annonce de la pluie verglaçante. Restez donc chez vous et vous économiserez vraiment !

Attention aux cosmétiques bios !

Les avantages des cosmétiques certifiés biologiques sont pour l’environnement et pour la santé. S’ils sont effectivement sans produits de synthèse, sans produits chimiques. Mais sont-ils plus efficaces pour enlever les rides ? Surement pas.

Un reportage d’Envoyé Spécial diffusé en France en mars dernier et ce soir sur RDI nous apprend que les cosmétiques certifiés biologiques ne contiennent que de 99 à 3 % d’ingrédients biologiques. La majorité en contient environ 10 à 15%. Surprise donc. La seule solution pour éviter les mauvaises surprises pour les consommateurs ? Lire attentivement la liste des ingrédients.

Dans le reportage d’Envoyé Spécial que l’on peut voir sur le site Internet de l’émission phare de France 2, on explique que plusieurs cosmétiques certifiés biologiques renferment des paraben et surtout de l’alcool, un ingrédient qui assèche fortement la peau. Bref, on doit faire attention, même aux certifications comme Écocert et BDIH

On trouve sur le site de l’émission un lien vers une étude de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) sur les cosmétiques sans conservateur.

Aussi le livre de Laurence Wittner qui établit chaque année le palmarès des cosmétiques bios et un lien vers l’observatoire des cosmétiques.

Je ne saurais trop vous conseiller les livres de Rita Stiens: La vérité sur les cosmétiques naturels et La vérité sur les cosmétiques. Deux bibles d’une journaliste allemande à consulter souvent. Pour ne pas se faire avoir.

Le vrai savon d’Alep

Saviez-vous que l’origine du savon vient de la ville d’Alep en Syrie. Malheureusement, très peu de savons qui portent le nom d’Alep ne sont plus de véritables savons d’Alep. On remplace l’huile d’olive par de l’huile de palme et on y introduit plusieurs autres ingrédients qui n’ont rien à faire dans la composition du véritable savon d’Alep. Tout comme le savon de Marseille…qui n’est plus fabriqué à Marseille et qui souffre de nombreuses copies.

La merveilleuse et géniale émission de France 2 que j’adore, Envoyé Spécial, a fait une enquête sur le savon. Vous pouvez voir le reportage ici et vous trouverez aussi le noms des compagnies qui fabriquent le véritable savon d’Alep. Pour ne plus se faire avoir par ces entreprises qui veulent nous fourguer leur faux produits.

Si vous en connaissez d’autres ici au Canada, ne vous gênez pas pour les ajouter dans les commentaires. Et n’oubliez pas de vérifier les ingrédients. Pas de liste d’ingrédients ? Ne vous fiez pas au vendeur, n’achetez pas…

Chronique environnement au 98,5 FM: cadeaux écolos

Pour entendre ma chronique environnement à Isabelle le matin, c‘est ici.

Je vais ajouter quelques suggestions pour un Noël plus écolo, qui s’ajoute à celles que je faisais hier. Ce n’est pas complet, il y en a sûrement que j’oublie. Ne vous gênez pas pour en ajouter.

Oxfam Québec nous offre toujours des choix écolos et équitable: à voir. Leur campagne sans emballage est diffusée à la télévision en ce moment avec plusieurs vedettes.

L’échofête, le festival environnemental de Trois-Pistoles offre aussi son écho-Noël. Des conseils pour dépenser moins d’électricité avec ses décorations de Noël. Pensez-y, vous économisez !

Autre organisme intéressant, Canopée, anciennement Éco-initiatives. Un organisme qui se bat pour sauver nos forêts et faire imprimer nos livres sur du papier plus écologique. « Canopée travaille principalement avec les éditeurs de livres, de journaux et de magazines et les imprimeurs à travers l’Amérique du Nord pour qu’ils intègrent des pratiques écologiquement responsables dans leurs opérations et en fassent une priorité. Notre but est de mettre fin à l’exploitation des forêts menacées et à l’utilisation de blanchissants toxiques, de diversifier l’offre de fibres de papiers et de réduire la consommation globale de papier.»

Saviez-vous que Harry Potter a été le livre le plus vert ? Il y a plus de 600 éditeurs qui changent leurs pratiques d’affaires. Car il n’est pas question de faire disparaître le livre, le journal et la revue mais d’imprimer de manière plus responsable. Car acheter un livre, un journal, une revue permet de faire vivre tout une industrie culturelle et journalistique. Au Québec, 43 éditeurs collaborent avec Canopée. Choisissez parmi leurs livres pour faire vos cadeaux de Noël.

Une boutique en ligne que je découvre et qui propose de merveilleux produits: eNanoo. À visiter.

Comment vivre un Noël plus écolo?

Voici une liste de lien pour aider les consommateurs à acheter plus écolo pour Noël. C’est une suite à ma chronique environnement que je livre à 10h45 au 98, 5 FM à Isabelle le matin qui est animée par Dave Parent.

Je rappelle que le premier est de réduire sa consommation. Arrêtez d’acheter plein d’objets qui seront inutiles et ne feront plaisir à personne. Moins est mieux. Il y a aussi le Buy nothing Christmas pour ceux qui ne veulent rien acheter.

Achetez le plus local possible, recyclé, réutilisé. N’oubliez pas de ne pas emballer vos cadeaux dans de multiples papiers qui seront jetés. Utilisez du tissu, du papier journal, des sacs réutilisables.

Équiterre, Ethiquette.ca et la Ville de Montréal offrent plusieurs conseils et suggestions pour un Noël plus écolo et équitable.

Pour les compagnies, voici une liste que vous pouvez allonger et que j’alimenterai plus tard. Le choix écolo est de plus en plus vaste.

En allant sur le site de la Biosphère et du salon des artisans récupérateurs qui avaient lieu au début du mois de décembre, vous trouverez plus de 52 artisans qui offrent un vaste choix de cadeaux de toute sorte.

Les lutins verts qui offrent des jouets récupérés et recyclés.

Achetez des livres des auteurs d’ici. Je pense bien entendu à mon livre jeunesse, le Pirate des caramels.

Mais à plein d’autres amis écrivains dont je vous promets une belle liste d’ici quelques jours.

Pourquoi ne pas manger moins de viande?

Il semble qu’il y a eu une grande discussion sur la viande au Québec la semaine dernière. On en parle sur le blogue du Commensal.

À en juger pour les commentaires de Mario Dumont et ses questions, il semble que la consommation de viande ne soit pas près de baisser. Et pourtant. Ce ne serait que du bénéfice pour l’environnement et sa santé.

Sauf que chaque fois qu’on parle de diminuer sa consommation de viande, les carnivores convaincus pensent repas sans saveur, luzerne seulement et plein d’autres préjugés envers le végétarisme.

Mais on ne parle pas du tout de rendre les humains végétariens, on parle seulement de diminuer sa consommation de viande. Rien de très drastique. Une journée par semaine sans viande. Que ce soit le lundi ou un autre jour de la semaine, peu importe. L’important est de diminuer au moins légèrement sa consommation hebdomadaire de viande.

Un gros carnivore qui mange de la viande à TOUS les repas peut commencer pas éliminer la viande d’un seul repas, puis un autre. Il n’est pas question de lui demander d’éliminer la viande de TOUS ses repas. Juste un. Ce n’est pas la mer à boire non ?

Peu le savent, mais la consommation de viande a un impact fort sur l’environnement. Pour élever un animal pour le manger ensuite, il faut des céréales. Des plantes que l’on fait pousser à grand renfort de pesticides, eau et pétrole (la machinerie) pour nourrir des animaux, qui ensuite termineront dans nos assiettes. Si ces céréales servaient à nourrir les êtres humains, on éliminerait une étape et on nourrirait plus d’humains…

Sans compter le méthane émis pas les ruminants. Sans compter le transport de la viande.

On peut aussi en manger moins et choisir de la viande locale et biologique.

On peut choisir de devenir végétarien. Mais c’est un choix de vie comme certains choisissent d’être carnivore et manger de la viande. Chacun son choix et personne ne doit l’imposer à d’autres.

J’entends trop souvent des végétariens qui font la leçon, qui méprisent les carnivores, qui se permettent des jugements de valeur très dérangeants. Même chose du côté des carnivores qui dénigrent tout ce que disent les végétariens. Il serait temps de respecter le style de vie de l’autre sans tenter de l’imposer.

Alors, êtes-vous prêt à manger moins de viande, à la manger bio et/ou locale? En plus, vous économiserez puisque les céréales, les légumineuses, le tofu coûtent moins cher que la viande. Et avec les économies, achetez de la viande bio !

Le salon des artisans récupérateurs


Vous voulez baisser l’impact de votre consommation de Noël sur l’environnement. Vous voulez des produits et cadeaux originaux qui utilise en grande partie des matériaux récupérés et réutilisés? Alors rendez-vous au salon des artisans récupérateurs qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche à la Biosphère à Montréal.

Vous y trouverez des cadeaux, des idées, des astuces, des auto-entrepreneurs qui ont un rêve et l’ont réalisé. Comme quoi, la consommation responsable n’est pas austère mais veut aussi dire beau et utile.

C’est aussi la preuve que l’environnement crée de l’emploi. Allez-y et découvrez les multiples talents qui peuplent le Québec.

Voici les photos que j’y avais prises l’année dernière.

Ne rien acheter: possible ?

Silvia Galipeau pose la question: pour ou contre la journée sans achat? En fait, il faut aller plus loin que la seule symbolique de la journée. Car ne rien acheter aujourd’hui pour dépenser deux fois plus demain ne sert à rien. Bien entendu.

L’objectif est plutôt de se poser des questions sur sa consommation. De se remettre en question. Se demander si notre endettement est trop élevé? Si on achète plus que nécessaire? Si notre maison est encombré d’objets de toutes sortes acheté en vitesse pour combler un vide, une émotion quelconque ?

Bref la consommation est aussi très émotive. Ce que les publicitaires ont compris depuis longtemps. Ils jouent donc sur notre psychisme avec plaisir. Et nos émotions. Mais au bout du compte, avons-nous vraiment besoin de tout ce que les commerçants nous proposent?

Pour Noël, je fais très peu de cadeaux. Je déteste les fêtes programmées pour nous faire dépenser. Je n’achète jamais de manière obligée comme semble le faire tant de personnes. Dommage.

L’huile de coco comme carburant…

Utiliser la noix de coco comme carburant ou plutôt comme complètement au carburant. C’est ce que fait l’Île de Vanuatu dans le Pacifique. Objectif : limiter l’achat de carburant à l’extérieur de l’île et utiliser une ressource locale.

Excellent. Sauf que quelques points m’ont chicotée lorsque je regardais un reportage de France 2 sur le sujet. Les deux personnes en charge du projet étaient des blancs. Est-ce encore une fois des gens d’affaires de l’extérieur qui viennent exploiter une ressource locale ? J’espère que non. De telles initiatives écologiques et locales devraient être gérer par une coopérative afin de favoriser les travailleurs locaux et le partage des profits entre eux.

Par ailleurs, chaque fois que l’on propose un carburant alternatif, il y a le risque de voir cette ressource être sur utilisée sans chercher à trouver le moyen de réduire la consommation d’énergie. Un peu comme le souligne cet intervenant sur le forum de France 2.

Pourquoi Tim Hortons n’offre pas de café équitable ?

Dernièrement, la compagnie Tim Hortons diffuse une publicité télévisée sur ses partenariats avec les producteurs de café. Des partenariats qui semblent un paradis. Mais je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi Tim Hortons a besoin de se créer son espère de certification maison ?

Pourquoi Tim Hortons ne pourrait pas simplement passer par Transfair Canada et s’approvisionner de café équitable ? Ce serait une excellente avancée pour le commerce équitable et pour Transfair Canada si une telle compagnie très connue et présente partout au Canada embarquait.

L’un des pêchés du greenwashing tel que décrit par Terra Choice est la mise en place de certification maison.

Ne voyons pas du greenwashing partout. Tim Hortons semble faire des efforts pour réduire les déchets, favoriser le recyclage et le compostage. À suivre.

Energy Star faussement utilisé…et la construction verte qui cafouille

Misère. Lorsque le vert et la protection de l’environnement deviennent pertinent et presqu’obligatoire, de nombreuses entreprises en profitent. Surtout lorsque des vérifications indépendantes ne sont pas obligatoires.

Sophie Cousineau rapporte une étude américaine qui démontre qu’aucune vérification indépendante n’est faite auprès des fabricants d’électroménagers qui se certifient Energy Star eux mêmes. Bravo. Comment faire confiance à des fabricants qui veulent simplement nous vendre leur produit.

C’est tellement frustrant. On recommande aux citoyens de se fier aux certifications pour ensuite apprendre qu’on ne peut pas s’y fier. Au moins, la vérité est toujours mise à jour. Espérons maintenant que des changements surviendront. En tout temps, vérifiez les étiquettes qui indiquent la consommation d’énergie des appareils que vous achetez. J’espère qu’elles sont vraies…

Autre cas de greenwashing ou de fausse représentation verte. Hier l’émission la Facture diffusait un reportage sur la compagnie Apex qui construit des maisons écologiques bourrés de problèmes et pratiquement inhabitables. C’est qu’en matière de construction il y deux normes: le code du bâtiment et LEED. Le premier a priorité sur le second.

Identifié hier dans le reportage, le directeur général d’Apex, Patrick Payette qui justifie sa décision d’utiliser du bois vert alors que c’est interdit par le code du bâtiment. Je l’avais interviewé il y a deux ans lorsque j’écrivais un article pour la Maison du 21è siècle sur les finis extérieurs pour le bois. Je suis bien contente d’avoir apporté un bémol à ce qu’il me disait et de ne l’avoir cité qu’une seule fois.

Voici l’extrait de mon article où je le cite

«Du côté de Patrick Payette, directeur général d’Apex, la préférence se porte aussi sur trois essences québécoises plus résistantes : le mélèze, la pruche et le cèdre. « L’épinette et le pin doivent être mieux traités », ajoute-t-il

Une opinion que ne partage pas le Conseil canadien du bois pour certaines essences. «Le mélèze est moyennement résistant, tout comme le sapin de Douglas. La pruche n’est pas considérée comme étant résistante à la pourriture. Le cèdre est l’essence canadienne qui est la plus résistante naturellement. Le duramen (ou le bois de cœur) est aussi généralement plus résistant que l’aubier », mentionne Hugo Lemieux.»


Les hauts et les bas du Salon du livre de la Péninsule Acadienne


Katia Canciani

La présidente du Salon Solangé Haché et le coordonnateur des activités: Khaled Abed

Les bonnes huitres du NB
Avec l’un de mes pirates

Un exemple de ce que nous servait, et dans quoi, la cantine du salon…

Je reviens de Shippagan au Nouveau-Brunswick avec de nouveaux amis, avec le sourire d’avoir rencontré des gens aussi charmants, tel que je le raconte ici. D’ailleurs, lors de la présentation de la conférence que j’ai donnée samedi après-midi, la personne qui faisait un résumé de ma « carrière », a lu les deux premiers paragraphes de ce billet. J’étais toute rouge…

Lors de chaque salon, je rencontre des auteurs que je ne connaissais pas. Une richesse que j’accumule avec passion. Cette fois c’est Katia Canciani et Bruno St-Aubin. Des auteurs jeunesse et adultes, illustrateur et si drôles, charmants et talentueux. À découvrir. J’ai aussi la chance de faire le voyage de retour avec une auteure que j’ai lu, Les inoubliables Filles de Caleb, mais que je ne connaissais pas: Arlette Cousture. Que de fous rires avec une personne si charmante et douée pour l’humour!

Quand au salon? Toujours celui qui accueille le mieux les auteurs. Quel plaisir de revenir avec ces belles rencontres, ces sourires. Même si tout n’est pas positif et qu’il y a toujours une petite critique à émettre. Pour ce salon, c’est le service de restauration offert aux auteurs et exposants. Trop cher pour le repas unique proposé. Un repas servit uniquement dans des assiettes jetables, ustensiles en plastique. Le pire? une lasagne réchauffée dans une assiette en styromousse dans le micro-ondes. J’ai refusé de manger ce mélange. Les responsables du salon sont conscients du problème (c’est d’ailleurs le même problème dans tous les salons, surtout à Montréal, alors). Et puis, il y a le petit café du salon qui offre espresso, capuccino, salade et sandwich. Une solution de rechange agréable.

Pas de recyclage dans la Péninsule Acadienne
Je voudrais aussi mettre de l’avant la honte dont m’ont fait part de nombreux résidents de la Péninsule Acadienne de ne pas avoir de système de recyclage. Même si je me plais à répéter que le recyclage est le dernier des gestes écolos à accomplir après la réduction et la réutilisation, un service adéquat est nécessaire.

Je ne comprends pas pourquoi le recyclage n’est pas institutionnalisé dans les municipalités et écoles de la Péninsule? Que font donc les élus municipaux et provinciaux? Est-ce à cause du fait que les conservateurs ont été au pouvoir aussi longtemps au NB ? Pourtant, il me semble que les conservateurs provinciaux de Bernard Lord n’étaient pas aussi anti-environnement que ceux de Stephen Harper ?

Animations dans les écoles
Et les jeunes ? Je suis allée présenter mes conférences dans deux écoles secondaires. Tout d’abord, deux sessions à la Polyvalente W.-A.-Losier de Tracadie-Sheila puis le lendemain, au Centre scolaire communautaire LaFontaine de Néguac. Deux expériences différentes.

J’ai rencontré des jeunes de 14-15 ans. Une période de l’adolescence difficile et souvent torturée. Tout nous paraît quétaine, dépassé, et totalement stupide à cet âge. Je le sais, je m’en souviens. Alors quand je me retrouve devant une classe d’ados, je sais que la partie ne sera pas facile, surtout si les professeurs ne les ont pas préparé. Pire, lorsque les profs ne font pas la discipline.

Au Québec, j’ai eu une expérience assez traumatisante dans une école où les professeurs n’étaient même pas présents. J’étais laissée seule avec le groupe et j’avais peu d’expérience. Le bordel. Chaque auteur m’a raconté une mauvaise expérience du genre. On s’en parle à chaque salon et on se donne des trucs.

Avec l’expérience et les conseils, tout se passe de mieux en mieux. Et la prochaine fois que les professeurs ne sont pas présents, que je suis laissée à moi-même et que les élèves me manquent de respect, j’arrête la présentation et je quitte la salle (avec mon ordi)…

J’ai aussi eu une mauvaise expérience avec la magie qui fait disparaître les ados: la cloche qui sonne et indique la fin du cours. Maintenant, je demande à quelle heure exacte elle sonne et je m’arrange pour avoir fini une ou deux minutes avant.

Surprise à Néguac. Le premier groupe est resté en place lorsque la cloche a sonné…D’ailleurs, les deux groupes, de l’école de cette ville située entre Caraquet et Moncton au bord de la mer, ont été géniaux. Intéressés, brillants, allumés, drôles, participatifs, même un vendredi matin à 8h30, ils m’ont donné une belle énergie.

Finalement, j’aime le défi que représente les ados. Et j’admire les profs !

Il faut dire que je les avais accueilli avec de la musique, ma chanson préférée du moment, I Gotta feeling de Black Eyed Peas.

À Tracadie, ils étaient plus passifs. Il a fallu aller les chercher et travailler fort mais ils étaient tranquilles et respectueux. Et parmi les deux groupes, il y en avait trois ou quatre allumés qui avaient les réponses à mes questions.

La vedette des salons: Géronimo!!!
Bord de mer à Caraquet
Ma première guédille

Condoms dans les hôtels?

Petite réflexion du fait que j’ai fréquenté plusieurs hôtels cette année. On parle beaucoup de prévention, du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles. Cependant, j’ai rarement vu des condoms dans les salles de bain de chambre d’hôtel.

Je pense avoir vu des distributeurs à Amos à l’Amosphère, qui avait aussi des distributeurs de savon et shampoing. Pourquoi ne pas inclure les condoms? Des condoms plus écolos comme les végétaliens…Come as you are.

J’en profite pour parler de ce site Earth Erotics qui propose des produits plus écolos pour faire l’amour en protégeant la planète… (merci à Caroline Allard pour le lien). J’en avais parlé ici dans un article pour ElleQuebec.com, ici mais aussi dans un reportage de Club social qui n’est plus sur le net. Un sujet toujours d’actualité.

Avertissement: ne cherchez surtout pas à recycler vos condoms et oubliez ceux en boyau de mouton qui ne protège pas contre les MTS!!!

Faire des provisions pour l’hiver : chronique au 98,5 FM

Pour les personnes qui n’ont pu prendre les informations lors de ma chronique environnement, que l’on peut écouter ici, à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM, voici un résumé avec les sites internet et les petites recettes. Il y en a sûrement beaucoup d’autres comme me l’ont dit des amis sur Facebook. N’hésitez donc pas à ajouter votre grain de sel.



L’automne, le Québec regorge de fruits et légumes qui n’auront pas fait des milliers de kilomètres pour se rendre dans nos assiettes. Un bon point pour l’environnement. On en profite pour faire des provisions pour l’hiver. Des fruits et légumes que l’on paye moins cher quand on achète de saison et qui nous permettent de cuisiner des plats sains et sans produits chimiques et conservateurs divers.



Et c’est plus simple qu’il paraît. En plus, c’est rassembleur. Et je vous préviens, je ne suis pas une spécialiste, pas douée, pas une cuisinière alors si je suis capable de faire ce qui suit, tout le monde est capable…Il faut juste s’informer, lire un peu. S’adjoindre des amis qui en connaissent plus est une bonne solution aussi. Poser des questions autour de vous.



Tout d’abord quels sont les produits de saison :

Fruits : pommes, poires, fraises, framboises, prunes, raisins.

Légumes : tomates, courgettes jaunes, vertes, longues, rondes (il en existe de nombreuses variétés), patissons, courges, carottes, citrouilles, aubergines, etc.

Les fines herbes à gérer avant les premiers gels : fleur d’ail, basilic, persil, thym.

Un super pesto facile : fleur d’ail, basilic, persil et huile d’olive : on passe le tout au mélangeur puis on garde au frigo dans un pot masson en ajoutant une couche d’huile sur le dessus pour éviter l’oxydation. Se garde plusieurs mois.

Des herbes salées selon la recette de Martine Gingras sur son merveilleux site Banlieusardises:

En résumé, on prend une tasse de fines herbes hachées et 1\4 de tasse de sel que l’on mélange, on laisse le tour macérer au frigo durant quelques jours et le tour est joué.



Les méthodes :

Conserves : beaucoup plus facile que cela ne paraît. Il suffit d’avoir une grande casserole pour la stérilisation, acheter les pots masson et surtout les couvercles qu’on ne peut réutiliser pour les conserves. Le site internet de Vincent Rivard, dit Vincent le canneux, de Montréal est essentiel car tous les conseils s’y trouvent. Lisez les questions de base avant de commencer.



Aussi Le grand livre des conserves aux Éditions de l’homme, qui contient conseils et recettes. Les conserves sont un moyen très sain et très écolo de conserver les aliments. Ma voisine ne disait que contrairement à la congélation, pas besoin d’énergie pour les conserver, seulement pour les stériliser.


Confitures en utilisant la méthode de stérilisation des conserves.


Congélation : On prend les fraises, framboises, courgettes ou betterave blanchies quelques minutes dans l’eau bouillante, on les place sur une plaque dans le congélateur . Quand elles sont dures, on les places dans des sacs à congélation en enlevant l’air. En janvier, on peut profiter de fraises du Québec pour faire un smoothie, une tarte et plus !!!



On cuisine puis on congèle: on fait une bonne ratatouille avec les légumes que l’on trouve actuellement puis on la congèle en portion individuelle. C’est excellent pour accompagner plein de plats de riz, couscous, tofu et viande. Aussi, lasagne, couscous, mijotés, etc.



Ma recette de ratatouille ( on la fait en grosse quantité, je ne mesure jamais, j’y vais selon les légumes que j’ai) : tomates, courgettes de toutes sortes, aubergines, poivrons + fines herbes ( séchées : basilic, origan, thym et persil frais). On fait revenir dans la poêle puis on fait mijoter dans un grand chaudron à feu doux pendant au moins 1h mais je préfère au moins 4h.



Déshydratation : La manière la plus facile est d’attacher les fines herbes en bottes puis de les laisser sécher la tête en bas. On peut le faire pour d’autres fruits ou légumes, mais c’est plus compliqué. Il existe des déshydratateurs.



Cuisiner en groupe

Certaines recettes sont plus faciles, d’autres plus compliquées. On y va selon le temps et la facilité. La manière que je préfère c’est d’en faire une activité entre membres de la famille, entre voisins, entre amis. On réserve une journée de la fin de semaine. Durant la semaine, on prévoit ce que l’on veut faire : confiture de fraises (il faut acheter les fraises, ou aller les cueillir le samedi et les traiter le dimanche- et le sucre), conserve de tomates (acheter ou cueillir les tomates). Ensuite le jour même, autour d’un verre de vin, en discutant, on épluche, on lave, on coupe, on fait cuire et on empote, on met dans les plats. À la fin de la journée on se sépare les plats pour pouvoir les déguster durant l’hiver.



BIO ou pas ? C’est un choix. Évidemment je préfère des produits biologiques mais certains producteurs utilisent peu de pesticides et produits chimiques. Faites une vérification, poser des questions. Est-ce que les pommes brillent et sont donc cirées ? Est-ce que les fruits et légumes sont parfaits ?



Trouver le bio

Les produits que je reçois de mon fermier biologique ont des imperfections, parfois des insectes non nuisibles…c’est ainsi. Pour trouver les producteurs bios on va sur ce site de l’Union paysanne bio et son répertoire.



Pour l’auto-cueillette c’est ici. Mais si on ne peut se déplacer dans une ferme, on peut aussi aller dans l’un des marchés publics du Québec ou ceux de Montréal.

On peut aussi participer aux cueillettes et corvées organisées par Aliments d’Ici, il y en a samedi et dimanche, vérifiez sur leur site.



Ah oui et un dernier truc de Martine Gingras, la banlieusarde : faire mûrir à l’intérieur les tomates restées vertes quand les gels vont prendre — dans une boîte de carton, avec une pomme.

Los Angeles vert ? Erreur…

Coucher de soleil de la plage de Santa Monica
Poubelles côtoient bacs de recyclage sur cette plage
Manière écolo de transporter sa planche. Car la plupart des surfers ont une voiture.
Autobus au gaz naturel
Vélo à Santa Monica
Les jardins communautaires de Santa Monica
Mon endroit préféré en Californie au milieu des montagnes à quelques minutes du centre-ville de L.A et des plages: Topanga, qui est aussi un parc.

« Aucune ville aux États-Unis n’est aussi verte que Montréal», m’a lancé Joël Pomerantz, un écolo de la première heure, lorsque je l’ai rencontré à San Francisco lors d’une randonnée de masse critique dont je vous reparlerai.

Je vous reparlerai aussi de ma déception de découvrir que San Francisco n’est pas une ville aussi verte que je pensais.

Quand à L.A., le vert est difficile à trouver même si on veut nous faire croire que la ville est devenue un modèle écolo. En furetant sur le site The official guide of Los Angeles et en vérifiant les adresses données dans le guide L.A eco-friendly, j’ai noté que plus de la moitié des quelques magasins écolos ont fermé. Ils ne sont pas vraiment à jour. Les deux compagnies qui louaient des véhicules hybrides aussi. Quand je demande une voiture dans la « green collection » chez Hertz, voici ce qui sort...

Alors non, L.A. est loin d’être vert malgré les 25 points définis ici. C’est de la poudre aux yeux complètement. Les seuls endroits verts à L.A sont Santa Monica et Venice, des exceptions américaines comme on les présente partout dans les guides. Dans ces deux villes et quartiers, on peut vivre sans voiture mais il ne faut pas être trop éloigné du centre, et il faut être riche car il semble que les prix des loyers est astronomique.

J’avais déjà parlé ici des ces multiples autoroutes qui emprisonnent et divisent la ville. Si je vois de nombreuses Prius, il y a plus. La consommation omniprésente, le jetable partout, la climatisation au max, les voitures qu’on laissent tourner pour avoir moins chaud, l’eau que l’on gaspille, les gazons hyper vert alors que nous sommes dans le désert. Et j’en passe. Non L.A. n’est pas une ville verte. La Californie non plus, n’est pas un état vert malgré plusieurs avancées.

Après avoir vécu trois semaines dans cet état de rêve très séduisant, je vois qu’il y a du travail à faire, beaucoup de travail. Même si plusieurs se battent comme des diables pour faire changer les choses. Car il y a des exceptions, j’en ai rencontré. Les Farmers’s Market qui permettent aux producteurs locaux de vendre leurs produits, principalement bios. Ils sont partout et le maire de Los Angeles les célébrait.

Je vous reparlerai aussi de la famille Dervaes de Pasadena, des écolos extrêmes et auto-suffisants que j’ai rencontrés il y a deux semaines. Aussi quelques boutiques comme celle-ci, les jardins communautaires de Santa Monica, une randonnée de masse critique rencontrée par hasard hier soir à Santa Monica dont voici des photos ci-dessous. Les cyclistes étaient sur Ocean avenue et descendaient, pas une voie étroite et dangereuse, sans place pour les cyclistes, sur la Pacific Highway, la route 1 du bord de mer, qui est aussi dangereuse. Quatre voies où les voitures roulent vite. Même si une bande à droite est réservée aux cyclistes, c’est du vent…car peu protégé.

Les cyclistes qui descendaient sur la route 1, au milieu des nombreuses voitures. Un gros défi.

Un peu comme cette voie réservée sur l’autoroute entre Moorpark et Thousand Oak. Je ne roulerai pas avec des camions qui peuvent me doubler à 120 km/h…Le même type de voie cycliste existe sur la route 1 qui longe la mer entre L.A et San Francisco alors que parfois c’est une véritable autoroute à quatre voies. Un non-sens.

Non à l’annuaire papier

L’un de mes amis, Dominic Désilets, a posté ce lien sur Facebook pour ne pas recevoir l’annuaire papier du Groupes pages jaunes en 2010 et 2011, mais aussi les autres petits annuaires. Un bon truc. Je l’ai fait car avec Internet j’utilise très rarement ce gros truc. En fait, il me sert de support pour mon écran d’ordinateur!!!

Outre cet aspect qui nous permet enfin de ne pas vouloir l’annuaire (j’ai bien hâte de voir si ceux qui le distribuent vont faire la différence), les pages jaunes avaient commencé leur éco-annuaire l’an dernier. Pas très concluant car la sélection n’était pas très bonne. Un coup de téléphone avec un questionnaire…Dans de cas-là, tout le monde va se dire vert.

Cette année, fort de leur mauvaise expérience, ils se sont associés avec Équiterre, le Jour de la Terre Canada et Green Communities Canada comme le soulignait Novae en juin dernier. Et ce guide est fait selon les municipalités, ici celui de Laval, ville très verte comme nous le savons tous!!!

Il semble que tous les annuaires sont offerts sur Internet, celui de Québec ici. Excellent.

D’ailleurs, en cliquant ici vous trouverez plein de documents et publicités en format papier sur internet. Trouvé par hasard. Si j’aime lire mes livres, mes journaux, mes revues en format papier, certaines choses comme la publicité, les annuaires et autres peuvent très bien se lire sur l’ordinateur. Quel économie de papier…

Critique écolo d’une soirée au POP!


Il y a quelques semaines, avec cinq autres blogueurs-journalistes, j’étais invitée au Pop! un bar à vin de l’avenue des Pins. Invitée veut dire que le repas et le vin étaient payés par la maison. Précisons-le.

Cindy, Marie-Julie, Jean, Patrick et Gina m’accompagnaient. Les trois premiers ont parlé du repas, de sa composition, etc. Je n’en rajouterai pas et ne répèterai pas ce qu’ils ont dit, car c’était délicieux. Rien à redire.

Ce qui m’intéressait c’est la provenance des vins, de la nourriture et les mesures prises par le restaurant en matière d’environnement. Local, bio, compostage, recyclage, etc. ?

La qualité de la nourriture et la présentation m’intéresse mais je ne suis pas une critique gastronomique. Disons que je suis plus une critique écolo. Je remarque les points forts et faibles. Exemple: je préfère un restaurant qui utilise une nappe, des serviettes en tissu que ceux qui nous offrent du jetable. Je pense que le tissu est plus classe aussi. Et c’est plus écolo, alors tant mieux.

Le POP! utilise des serviettes et nappes en tissu. Bon point. Sinon c’est un bar à vin. Je me suis donc informé sur les vins bios proposés. Ils en offrent toujours un ou deux, m’a-t-on répondu. En ce moment, on peut y déguster le rosé Château Pech Redon, du Languedoc-Roussillon, (région de Carcassonne) produit par la famille de Lambert des Granges. « On peut, en s’étirant un peu le cou, l’associer à l’histoire du Québec, ce vignoble étant situé sur un emplacement ayant appartenu aux familles Lévis et Montcalm », ajoute Hélène-Andrée Bizier, des relations publiques.

C’est peu, mais comme le rappelle madame Bizier, le sommelier du Pop!, Francis Archambault, recherche plutôt les vins d’exception dont certains, même s’ils ne sont pas certifiés biologiques, s’en rapprochent.

D’ailleurs, il faut ajouter que le cellier du POP! contient un Côte du Rhône, le No Wine’s Land, un syrah produit à Cornas, par le Domaine du Coulet. Ce vin est certifié biologique et biodynamique. Excellent paraît-il. De quoi confondre ceux qui pensent que les vins biologiques ne sont pas bons.

J’ajouterai que Jean-François Demers, qui était le porte-parole de la Fête éco-bio-paysanne, a fait découvrir deux excellents vins biologiques lors de son passage à Libre comme l’air l’émission radio-canadienne animée par Dominique Poirier.

Mon autre question sur la nourriture servie lors de nos passage était sur sa provenance. Locale ? Il semble car la charcuterie est fabriquée dans les cuisines du POP! et provient d’un seul fournisseur: Porc Meilleur. Les porcs sont élevés sur la ferme Palardy, à Sainte-Madeleine et transformés par Porc Meilleur.

Les autres produits viennent également de fermes locales. En voici une liste :
la Ferme Persil Perlà, située à Saint-Ours fournie les pousses gourganes, fleurs romarin, basilic, amarantea, pois sucrés, etc. Monsieur Bertrand, fournisseur de légumes fins, Crabes Gaspésie ; une marée livrée express par autocar , Serge Lucien Destéredjian : champignons , Lirode Champignons sauvages : champignons, La Petite Campagne (Pascale Dufour) Rimouski : Pintade, Poissonnerie Norref : poissons

Par ailleurs, celle qui s’occupe des desserts, dont le sublime pot de crème chocolat, caramel et sel de Maldon (crée par Patrice Demers, reçu chez Dominique Poirier), Michelle Marek s’approvisionne au marché Jean-Talon. Elle blogue aussi.

Il est donc intéressant de savoir que les grands restaurants comme POP et Laloux s’approvisionnent localement auprès de producteurs choisis et fidèles.

De plus, ces deux restaurants recyclent le papier et le verre. Laloux le fait depuis plus de 15 ans. Ils récupèrent aussi les restes pour les distribuer vers des organismes. Mais ils ne compostent pas encore. Personne n’est parfait. Le prochain projet?

Finalement, 80% du personnel vient travailler en vélo, m’a-t-on dit pour compléter l’aspect écolo.

Le seul aspect négatif. Ces dernières bouchées sucrées pour terminer la soirée étaient de trop. Après le bonheur du dessert et du délicieux pot de crème, ces bouchées tombaient à plat. Tout à fait quelconques et fades. Je les ai goûtées mais n’en a finit aucune.
Du pur délice. Le meilleur dessert à vie. Exceptionnel.

Belle ambiance
Des tartes-pizzas dont celle au boudin ( j’adore le boudin)

Les charcuteries. J’aime mais je ne suis pas une super fan. Il y en avait trop. Je n’aime jamais ça car je pense toujours à ce que l’on a en fait lorsqu’on ne finit pas le plat. Je préfère en avoir moins et en redemander. Tous les restaurants devraient d’ailleurs fonctionner de cette manière. En proposer moins mais resservir.
Comme le mentionne Pat Dion les fruits de mer et poissons étaient divins.
Et l’accord mets-vins parfait.

Whole Food Market dans la tourmente

Le stationnement du Whole Foods de la ville de Thousand Oaks, une charmante et verte municipalité. J’y habiterai, vraiment. Car des arbres, il y en a…Avez-vous déjà vu le stationnement d’un supermarché avec autant d’arbres ?

Whole Food Market est un supermarché américain écolo si on peut dire. J‘en avais déjà parlé ici quand j’y avais acheté du papier de banane en mai dernier. Pas parfait, loin de là mais on y trouve des produits biologiques (ou non) locaux mais aussi d’ailleurs. Mais tout est parfaitement indiqué. C’est écrit cultivé de manière biologique ou conventionnel à tel endroit.
D’ailleurs, j’ai bien ri lorsque j’ai lu que les poivrons venaient du Canada.

On y trouve aussi toute une section vitamines (en avons-nous vraiment besoin?), livres alternatifs, produits locaux, vêtements en coton bio, chaussures, chandelles en soya et bien plus.

Autre surprise, les produits Attitude de l’entreprise québécoise Bio Spectra se trouvent sur les tablettes de Whole Food. Même si je n’ai jamais aimé la vaste gamme que fabrique Attitude, un produit pour ci, un produit pour ça, leurs produits sont intéressants et se sont rapidement retrouvés dans de nombreux magasins comme Wal Mart et Jean Coutu. Et ici en Californie dans un Whole Food, bilingue et fabriqué au Canada. Bravo ! Comme il n’y a pas que le Cirque du Soleil qui réussit dans l’ouest ! En furetant sur leur site, je note qu’on les retrouve en Europe et en Asie.

Si Whole Food est intéressant, cette entreprise n’est pas sans tâche. Aujourd’hui le co fondateur et président John Mackey est pointé du doigt pour avoir critiqué la réforme du système de santé de Barack Obama. En citant la très conservatrice Magaret Thatcher au début d’un texte sur la manière dont Whole Food réglerait les problèmes en santé, il s’est attiré les foudres des consommateurs de Whole Food.

Voici la citation: “The problem with socialism is that eventually you run out of other people’s money.” (le problème avec le socialisme est qu’à un moment donné vous êtes à court de l’argent des autres). Pas très coopératif, ni très alternatif pour le dirigeant d’une compagnie qui prône une manière de faire différente en vendant du bio et des produits équitables…Bof.

J’avoue que cette prise de position sur une réforme qui est tout sauf socialiste est dérangeante. À suivre. Mais plusieurs consommateurs de ce supermarché entame un boycott. Pas seulement au Royaume-Uni mais aussi aux États-Unis comme ABC le raconte à New-York.

AJOUT: ce n’est pas la première fois que le PDG de Whole Food fait parler de lui. Nadia en parlait il y a deux ans.

Pour finir, les photos de quelques produits que j’ai achetés.

Les produits Québécois Attitude
Surprise des piments du Canada….
De l’excellent raisin de Californie biologique. Délicieux.
Beurre d’arachides
Café équitable dont l’emballage est compostable.
Du miel d’Hawaï…Bien hâte de goûter…
J’adore le lait en bouteille. Je trouve que ça donne une autre saveur au lait que le plastique ou le carton. Et c’est magnifique. Cette bouteille revient à Montréal avec moi.

La dictature de l’écolo parfait?

Je suis certaine que certains lecteurs vont en profiter pour faire du « écolo bashing » mais je vise particulièrement les entreprises et les gouvernements. J’en parle sur Branchez-vous ce matin.

La certification Fourchette Bleue pour une saine gestion des ressources maritimes


Lors de mon voyage de presse à Virginia Beach en avril dernier, j’avais découvert la certification Sensible Seafood. Dans l’Ouest canadien, il existe une certification semblable dont l’objectif est la protection des poissons et fruits de mer en voie de disparition.

La certification en Virginie

Greenpeace le rappelle chaque année, la surpêche et la surconsommation de certains types de poissons et fruits de mer remettent en cause la survie de certaines espèces. Le plus critique : la morue. Même si la pêche est interdite à plusieurs endroits, on nous a répété durant notre voyage de presse en Gaspésie qu’il était trop tard pour la morue, vouée à disparaître. Dommage.

Un point sur les phoques, qui font l’objet d’une exposition, Phoque, la controverse à Exploramer, une institution muséale reconnue, dont la mission est de sensibiliser le public à la préservation et à la reconnaissance du milieu marin du Saint-Laurent cet été. On devrait augmenter les quotas de la chasse pour protéger les morues. Car les phoques se nourrissent de morue et sont trop nombreux. Quand est-ce que les Européens comprendront ?

Revenons à Fourchette Bleue. C’est Sandra Gauthier, directrice générale d’Exploramer, qui a eu l’idée de Fouchette Bleue après un voyage dans l’ouest. Le programme prend son envol en grand cet été.

Cette dernière a mis sur pied le programme Fouchette Bleue géré par Exploramer. Contrairement à divers programmes de protection, le programme mis sur pied par Exploramer, « Fourchette bleue, pour une saine gestion des ressources marines » encourage les restaurants et les poissonneries de la Gaspésie à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent.

Ce programme d’accréditation, en encourageant la diversification de la consommation de produits marins, permettra aux pêcheurs de réduire la surpêche de certaines espèces. Laminaires, oursins verts, chair de phoque, maquereau… il y en a pour les plus téméraires, comme pour les plus timides!

Le programme Fourchette Bleue est en vigueur en Gaspésie pour le moment, mais pourrait s’implanter partout au Québec. Normand Laprise du fameux restaurant Toqué à Montréal serait intéressé.

Au départ, Sandra pensait avoir 10 restaurants et poissonneries pour la première année, mais 32 font maintenant partie de cette certification indépendante. La majorité des restaurants que nous avons visité, dont ceux de la SEPAQ, ont leur accréditation Fouchette Bleue : Jardin de Métis, Gîte du Mont Albert, Le Brise-Bise, Auberge du Fort-Prével, Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. La liste des restaurants et poissonneries est ici.

Exemples de poissons et fruits de mer peu connus et cuisinés: phoque du Groenland, oursin vert, bourgot ( que j’ai goûté dans du vinaigre : caoutchouteux, mais intéressant). La liste est ici sur le site d’Exploramer.

Dernier petit point sur Exploramer qui se trouve à Sainte-Anne-des-Monts. L’institution organise des sorties en mer où l’on sort des paniers pour vérifier quels sont les types de poissons et crustacés pris au piège. Un guide nous accompagne, donne de nombreuses explications, nous permet de toucher aux animaux puis de les rejeter dans leur habitat naturel. Passionnant. Les enfants vont adorer. On finit par une visite de leurs expositions et leur aquarium sans oublier la boutique ou j’ai acheté un bébé phoque en peluche et des porte-clefs avec homard, baleine et dauphin. Adorable.

L’hiver, Exploramer est fermé et offre des activités dans les écoles. À quand de telles activités dans l’ensemble du Québec pour que les jeunes apprennent à aimer et respecter la mer.

En images ce sera beaucoup plus intéressant. Soit vous cliquez ici ou sur le diaporama ci-dessous.

J’adore la mer, vraiment…Photo de Lise Giguère

Ce voyage a été payé et organisé par la SEPAQ et Toursime Gaspésie.

J‘en parlais aussi au 98,5 FM à l’émission d’Isabelle Maréchal animée par Catherine Lafrance.

Élimination des sacs et coton bio dans les boutiques de la SEPAQ


Je ne l’avais pas remarqué mais tranquillement la SEPAQ fait des efforts louables pour l’environnement, comme la SAQ. Un peu normal, ce sont des agences gouvernementales…Même si la SEPAQ reçoit un montant du gouvernement et doit générer des revenus pour ses opérations. Ce qui est intéressant quand on fréquente les installations de la SEPAQ c’est que les profits sont réinvestis dans le réseau et non entre des actionnaires. Chaque québécois pourra donc en profiter.

La SEPAQ a également une mission d’éducation. Outre l’aspect sensibilisation à l’aspect protection de la nature et des animaux, l’organisme vient de changer plusieurs choses dans ses boutiques. Tout d’abord, comme la SAQ, terminé les sacs. Ensuite, les nouveaux t-shirt sont en coton bio et fabriqués au Québec. Ils sont aussi super beaux mais plus cher, 29,99$. Sauf que ça vaut la peine.

Les boutiques nature mettent aussi l’emphase sur les produits locaux. Exemple, à celle du parc de l’Île-Bonnaventure-et-du-Rocher-Percé, on trouve des herbes salées et de la confiture de fraises certifiées biologiques. Une entreprise de Percé, les bio-jardins. Très intéressante car on peut aussi participer à un atelier sur le compostage.

Évidement, certains produits sont encore faits en Chine mais à Moutain Equipment Coop aussi. Un exemple ? Un carnet de notes fait de 60% de matières recyclées, fait en Chine. Sauf que la SEPAQ doit aussi aller au rythme de sa clientèle qui n’est pas encore tout à fait prête à payer plus pour du Made in Québec ou Canada….