Ma dernière fête des pères…

Il y a 10 ans, j’ai dit bonne fête à mon papa de vive voix pour la dernière fois. Moi pleine d’espoir qu’il survive, qu’il se remette, mais terriblement inquiète. Lui étendu sur son lit d’hôpital, incapable de bouger. Même pas le petit doigt. Il ne faisait que hausser légèrement les épaules. L’histoire de l’accident est ici.

Trois jours avant son accident au Puy Mary, l'endroit le plus beau d'Auvergne, disait-il. Avec ma mère et mon neveu

Ce dimanche de la fête des pères de juin 2003, mon neveu Tristan alors âgé de deux ans, avait dessiné pour lui. Un dessin où nous avions écrit Bonne fête des pères. Comme tous les jours, visite à l’hôpital. Deux personnes à la fois seulement. Avant d’entrer dans sa chambre des soins intensifs, nous revêtions l’habillage de circonstances. Tablier, protèges-chaussures, etc.

Je lui ai dit Bonne fête en lui montrant le dessin. Il était heureux. Je l’ai vu dans ses yeux.

Il nous entendait mais ne pouvait parler. Sous morphine, il semblait nous reconnaître mais j’ai appris plus tard qu’il ne se souvenait pas de ces deux semaines.

Mais je me souviens qu’il s’est réveillé lors de mon dernier passage avant le départ de mon avion de retour à Montréal.

Il venait de subir une trachéotomie (quand on est tétraplégique, on pratique une ouverture dans la gorge pour permettre la respiration sans le maudit tube dans la bouche). Les médecins ne pensaient pas qu’il se réveillerait à temps et me l’avaient dit. J’étais quand même passée le voir à l’hôpital, ce que je faisais tous les jours depuis deux semaines. Il n’était pas question de manquer notre dernier rendez-vous. Il s’est réveillé. On savait tous les deux que c’était notre dernière rencontre. Ses yeux m’ont dit adieu. Il est mort 10 jours plus tard alors que j’étais à Montréal.

Maintenant je lui dis tous les jours, bonne fête papa.

J’ai 25 ans …

J’ai 25 ans. 25 ans aujourd’hui que j’ai posé les pieds au Québec. C’était en milieu d’après-midi à Mirabel le 16 août 1987. Une journée chaude et humide comme je n’en avais jamais connue. Mon baptême de l’air au-dessus de l’Atlantique. La première fois que je quittais ma patrie aussi longtemps, pour un an. 25 ans que ça dure.

J’avais 20 ans lors de ma première visite à Montréal en septembre 87.

25 ans et le cul entre deux chaises. Pour les Québécois j’ai encore l’accent français, pour les Français, j’ai l’accent québécois.

25 ans sans aucun doute, ou presque. Si je venais d’abord pour une seule année, j’ai rapidement pris la décision de prolonger mon séjour. Encore et encore. J’ai rarement pensé repartir en France. L’idée de quitter le Québec m’a effleuré l’esprit lors de la naissance de mon neveu. Je ne pensais pas retourner en France, mais aller vivre au Mexique où il est né. Cette idée n’a vécu qu’un instant.

25 ans et des amis précieux.

25 ans sans regret. Sauf lors des fêtes qui impliquent des réunions de famille. Même si les amis veulent nous inclure dans leur famille, à un moment donné, certains mots, certaines actions nous rappellent que nous ne faisons pas complètement partie de la famille.

25 ans que j’ai quitté mon pays d’origine, mes parents, mes amis. Pourquoi ? Pour guérir une vilaine peine d’amour infligée par un garçon français du même âge que moi (on est naïf à 20 ans), pour voir du pays, pour apprendre l’anglais. Pourquoi le Canada, j’aurais pu aller en Angleterre ? Car c’était trop proche. Tant qu’à partir, je voulais aller loin, traverser l’Atlantique. Pourquoi pas les États-Unis ? Car il était trop compliqué d’y être jeune fille au pair. Pourquoi Ottawa ? Car c’est la première agence de placement de jeune fille au pair qui m’a répondu. J’ai envoyé mon dossier et on m’a trouvé une famille d’accueil. Je suis restée dans cette famille, dont les parents étaient séparés, pendant 2 ans. J’ai gardé les trois enfants, Fannie, Hugo et Ariane, qui ont maintenant l’âge de mes amis les plus proches.

25 ans et ma première expérience de Cheezwiz et de Shopper’s Drug mart. Ce sont les premières choses dont m’a parlé l’ainée des enfants que je gardais. Je m’en souviens encore.

25 ans que j’ai coupé le cordon avec mes parents. Ça a pris plusieurs années à mon père pour accepter mon choix, même s’il n’en disait mot. En fait, il ne l’a accepté qu’en 1999 lors de son unique visite à Montréal. Il a aimé cette ville et devait revenir voir les couleurs de l’automne en 2003. Son vélo en a décidé autrement en juin 2003.
La période la plus difficile. Deux allers-retours en France en un mois. Vivre un deuil loin, c’est dur. Je ne sais pas si c’est mieux ou pas. L’absence est plus facile à apprivoiser quand on ne vit plus au quotidien avec la personne. Mais on aimerait parfois que le téléphone fonctionne aussi bien entre la France et le Québec qu’avec le Québec et l’au-delà.

25 ans que je n’arrive plus à faire la différence entre l’avant et l’après, entre la France et le Québec, entre leurs expressions, les miennes, les vôtres ou les nôtres.

25 ans qu’on me demande pourquoi j’ai débarqué ici. 25 ans que je raconte la version courte, moyenne ou longue. Je l’ai racontée ici lors du 22e anniversaire. Je venais d’arriver à Los Angeles pour trois semaines.

25 ans que j’apprends sur mon pays d’accueil. J’ai commencé avec les trois enfants que je gardais. J’ai continué avec mes amis à l’Université d’Ottawa, mes cours de science politique et mon insatiable curiosité. 25 ans que je rêve d’aller visiter toutes les provinces canadiennes. Il m’en manque trop. Plus que la moitié.

25 ans que j’aime la poutine, le sirop d’érable, les déjeuners oeufs/bacon/saucisses/patates.

25 ans que je bâtis ma carrière de journaliste, le métier que j’ai toujours voulu exercer, depuis que j’ai 5 ans. Tout a commencé un soir après mon premier cours à l’Université en septembre 1988. J’ai pris le journal étudiant La Rotonde en sortant. Je le feuillette dans l’autobus 95 (le fameux) qui me ramène à Orléans et je tombe sur une annonce. Le journal cherche des journalistes pour la section actualités. J’ai peine à attendre au lendemain pour appeler et offrir mes services, croyant que je devrais passer par une sévère sélection. Mais non, on me confie un premier article (je l’ai gardé en souvenir, mais n’ose le montrer – si mauvais). Puis on m’en confie un deuxième. Tout un sujet, la conférence d’Elena Bonner et Andreï Sakharov. Je suis restée six ans à La Rotonde. J’y ai appris mon métier, j’y ai rencontré plein de monde. Un doux souvenir.

25 ans qu’on me reprend sur ma prononciation des mots gauche, jaune, juin, pâte, côte, beach et j’en passe.

25 ans qu’on me demande « comment c’est en France? ». 25 ans que je ne m’en souviens plus.

25 ans que je reste, car c’est ainsi, ma vie est à Montréal. Ma ville. Car je suis heureuse, je me suis trouvée. Je suis maintenant autant, et sinon plus Québécoise que Française. Mais j’ai déjà dit et je redis que les deux nationalités sont en moi. Mes racines sont françaises et auvergnates. La France m’a élevée, m’a donné la vie, m’a guidée durant mon enfance et mon adolescence. Une partie tellement importante de sa vie que son pays d’origine reste marqué dans ses gênes. Tandis que mon pays d’adoption a forgé l’adulte que je suis devenue. Il représente mon présent et mon avenir.

25 ans que je n’arrive pas à mettre de la relish dans mon hot-dog (sauf celle maison de Dominique Gagné qui est fabuleuse – MÀJ 2015), à manger des Jos Louis ou à boire de la Root beer.

25 ans que cet heureux mélange rend impossible tout choix. Quand certains disent que l’on ne peut avoir deux nationalités, qu’il faut choisir, ils ne savent pas de quoi ils parlent. C’est impossible. Comment choisir entre sa mère biologique et sa mère adoptive ? Le lien est différent, mais le choix est déchirant. Impossible!

25 ans que j’accumule mes souvenirs canadiens, québécois. 25 ans que je réalise mes rêves. 25 ans que j’aime ce pays. 25 ans que j’aime ses habitants. Ça fait 25 ans aujourd’hui que je suis Canadienne et Québécoise.

Le texte écrit lors de l’anniversaire de mes 20 ans au Canada avec les photos de la jeune fille de 20 ans que j’étais.

MAJ 16 août 2015 :

Le 16 août 1987 était aussi un dimanche chaud et humide. Je débarquais à Mirabel au milieu de l’après-midi après un baptême de l’air de plus de sept heures.

Mon père m’avait conduite à l’aéroport. Plus de cinq heures de route de mon Auvergne natale. 1h de sommeil après une fête avec des amis. Départ à quatre heures du matin. Ma mère retenait ses larmes avec peine.

À Roissy, je me souviens encore du moment où j’ai quitté mon père. Il m’a laissée au pied d’un escalier roulant qui montait vers les départs. Aucune larme. Je ne me suis retournée qu’une fois. Je souriais, pas lui.

28 ans plus tard, il n’est plus là et ma mère ne s’en souvient plus. Les enfants qui poussent nous rappellent que le temps passe. Depuis 3 ans, quelques gros changements. Ma mère ne vit plus chez elle, mais dans une maison pour les gens qui ont l’Alzheimer. France, la mère des trois enfants que je gardais est décédée (bien trop jeune). Trois beaux enfants sont entrés dans ma vie et me comblent de bonheur, même si ce ne sont pas les miens.

MÀJ 16 août 2017

Ça fait 30 ans et je ne change pas un mot. Ça va aussi faire 20 ans que j’habite Montréal en décembre. C’est la ville où j’ai habitée le plus longtemps. Plus que mon village natal Saint-Rémy-de-Chargnat.

Je fus une rejet à l’école…

J’ai été une rejet à l’école, pendant une année, une longue année.

En 6e. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai manqué la moitié des cours. Pourtant le secondaire avait bien commencé à Issoire, dans un lycée catholique et privé. Entrée à 10 ans avec une année d’avance, la première année fut agréable. De bons souvenirs avec une groupe de filles sympas.

Mon cauchemar a commencé l’année suivante. Les profs avaient dit à mes parents que je devais redoubler à cause de mon jeune âge. Alors j’ai redoublé et j’ai perdu mes chères amies.

Nouveau groupe, nouvelle adaptation avec des élèves de mon âge, même si j’ai une année d’expérience de plus dans cette école…Je ne sais plus comment les moqueries ont commencé. Je n’étais pas si différente.

Mais je me souviens ne plus vouloir aller à l’école. J’ai tellement pleuré lors de cette année maudite. Je me suis inventée toutes sortes de maladies, pour ne pas affronter les moqueries de la meneuse. Elle est devenue une adulte charmante. Je me souviens de son nom puisque j’ai fait tout mon secondaire avec elle, sans problème par la suite.

Des moqueries qui marquent à vie

Les moqueries ont blessé profondément la jeune adolescente que j’étais. Ça mine la confiance.

Mes parents ne savaient plus quoi faire avec mes larmes, mes refus d’aller à l’école, mes maux physiques qui n’étaient que le reflet de mon mal intérieur.

Ce mal a été jusqu’à l’hôpital, puisque je me suis faite opérée de l’appendicite cette année là. J’avais enfin de l’attention, pas pour se moquer de moi, car on ne se moque pas d’une opérée!!!

Ce fut fini. Après mon hospitalisation et ma convalescence à la maison, je revenais en héroïne. Je me demande si j’avais vraiment besoin de me faire opérer de l’appendicite?

J’ai eu aussi la chance d’avoir des parents qui ont pris le problème au sérieux et une école qui a agi, qui a compris.

Les enfants et les adolescents ne ménagent pas les plus faibles, les différents. Les mots et les actions peuvent être cinglants, méchants, blessants. L’adolescence, en particulier, est une période si difficile. On peut être si bête et si fragile à la fois…

Que faire ? Comment les parents peuvent ne rien voir, peuvent laisser faire ? Comment agir nous les adultes ? J’ai posé la question à l’une de mes amie qui travaille avec les jeunes. Voici sa réponse : « On est présent et on écoute… mais on n’est pas dans la tête des gens 24h/24h. Et autant pour les intimidateurs qui cherchent de l’attention. Qu’un jeune s’exprime par la violence ou en se repliant sur lui-même, c’est une réaction à quelque chose et qui demande la même présence et la même écoute pour briser le cycle de la violence. On ne cautionne pas les gestes de violence, mais on offre du soutien. Si un jeune peu identifier au moins un adulte en qui il peut avoir confiance dans les lieux qu’il fréquente ou dans sa famille, il y a de quoi qui peut être fait. Mais beaucoup de jeunes ont l’impression que personne ne peut comprendre ce qu’ils vivent. C’est pas facile de défaire ce mythe.»

PS : la vie d’intimidateur ou d’intimidé ne s’arrête pas quand on devient adulte. Combien intimide (se moque) sous le couvert de l’humour? Combien font des remarques désobligeantes ou dénigrantes?

L’émission le Code Chastenay a parlé des intimidateurs et des mesures à prendre.

Vive les rides!

Aujourd’hui dans La Presse, Marie-Christine Blais nous offre un portrait de Louise Latraverse, 70 ans. Inspirante Louise Latraverse dont la photo est magnifique. Un visage qui n’a subi aucune chirurgie.

On en veut plus des femmes comme elle. Des modèles positifs pour les femmes qui montrent que les rides ne sont pas une calamité. Que les rides ne sont pas laides. Que les rides sont le reflet et la mémoire de nos vies, de nos joies et de nos tristesses. Que les rides ne doivent pas être effacées à tout prix.

Quand est-ce que jeunesse est devenu égale à beauté et vieillesse à laideur?

Louise Latraverse est celle qui avait dit en 2007 en recevant son premier Gémeau qu’elle valait cher, très cher, car elle n’avait pas été remontée à 67 ans. Et j’adore cette citation: « … Que les autres continuent à aller en chirurgie, moi, je vais avoir tous les beaux rôles de vieilles! »

Avoir 44 ans, mieux que 43 ou en attente du 45 ?

Pourquoi on fête plus les dizaines ou les 35, 45, 55 ans ? Pourquoi on ne fête moins les 44 ans, 33 ans, 66 ans, 22 ans ? Drôle non ? Pourquoi on aime cette journée où tout le monde s’arrête quelques secondes pour écrire un bonne fête ou joyeux anniversaire dans un courriel, sur Facebook, dans une carte ? Pourquoi on remarque plus les gens qui n’y pensent pas ? Qui oublie ? Est-ce si grave ?

N’est-ce pas mieux un ami qui nous appelle deux semaines en retard qu’une connaissance qui nous lance un bonne fête pour se débarrasser et remplir sa corvée de la journée ? Sur Facebook, lancez-vous des voeux à tout le monde ou simplement aux personnes qui sont importantes pour vous ? Et puis est-ce si dramatique de passer son anniversaire seule, sans personne pour organiser une fête, un souper ou quelque chose ? N’est-ce pas des journées comme celle de son anniversaire, de Noël, de la St-Valentin ou de l’Action de grâce que la solitude devient encore plus pesante ?

Les anniversaires sont des journées comme les autres. On agrippe une année de plus au passage, puis ? Et s’ajoute une ride charmante, une oreille plus sourde, un oeil avisé, une peau qui se relâche, la tête blanchit, le coeur s’allège, la raison s’apaise, la confiance s’encre au creux de son âme et le bonheur paraît un peu plus facile. Vieillir s’apprend. On s’endurcit. Tout simplement. Et la Lune se met à briller. Le cadeau ultime. Merci la vie. Merci les amis.

Quand on découvre une bosse au sein…

La terreur de toutes les femmes de n’importe quel âge. Inévitablement, lorsqu’on découvre la fameuse bosse, on pense déjà mourir du cancer du sein. Pourtant, tout n’est pas aussi noir. Même si la « découverte » doit être prise au sérieux rapidement. Surtout pour se rassurer, car le stress est immense. Premier acte : on va rapidement voir un médecin pour obtenir une prescription pour une mammographie et une échographie. On oublie la peur de l’examen, du diagnostic, le manque de temps. On ne tarde pas. Au moins pour être rassurée ou pour être soignée.

Je viens de passer à travers cette angoisse pour la première fois. Je le raconte pour démystifier et encourager les femmes à passer des examens. C’est arrivé un lundi soir. Je fais régulièrement l’examen de mes seins comme recommandé et je n’avais jamais rien remarqué. Ce lundi soir tard dans mon lit, l’ordinateur sur les cuisses, après un bon souper, je découvre la fameuse masse, LA bosse dans mon sein gauche en me redressant sur mon lit.

Le choc de la découverte

Mon coeur s’arrête, je cesse de respirer pendant quelques secondes. Je fige. Mille choses me traversent l’esprit. J’ai écrit à quelques reprises sur le cancer du sein, je sais très bien que je ne suis pas « trop » jeune. Josée, la blonde d’un ami a été victime d’un cancer à 42 ans, j’ai 43 ans. Geneviève Borne et plein d’autres cas me viennent en tête. Je respire. Je respire.

Puis, je pense à ma mère qui a 70 ans, jamais de cancer du sein et des kystes bénins à profusion. Elle me l’a dit plusieurs fois. Il est 2 h du matin et j’ai seulement le goût de parler à une amie. J’écris à l’une sachant très bien qu’elle dort et que je n’aurais pas de réponse avant le lendemain matin. En attendant, pas question de dormir. La journaliste reprend le dessus et je me lance dans une recherche sur internet. Des faits rassurants. Plus de 80 % des masses que les femmes découvrent sont bénignes selon la Fondation canadienne du cancer du sein. Mais on voit le mauvais côté et on pense toujours que certaines se sont dit la même chose et se sont retrouvées dans le 20 %. Puis les traitements, la chimio et parfois le cercueil.

Ensuite, on lit les détails sur les types de masse, les kystes, etc. On tente alors de déterminer si ça ressemble plus à un kyste ou à autre chose tel que décrit dans les divers textes comme celui de Passeport Santé. Parfois, on pense que ça ressemble à un simple kyste, parfois non. Les scénarios optimistes et pessimistes se bousculent dans notre tête. Puis finalement, on se calme, on respire (merci à ma pratique du yoga), et on s’endort.

Vite le médecin
Le lendemain matin, l’amie à qui j’avais écrit, qui est plus jeune de quelques années, me rassure. Elle a eu un kyste et a passé mammographie et échographie. Je prends rendez-vous avec ma médecin de famille que j’ai négligée pendant quatre ans. Un an de plus et j’étais catégorisée comme ancienne cliente. Elle n’en prend plus de nouveaux. Ouf.

Lorsque je parle de la bosse, la secrétaire est très compatissante et me donne un rendez-vous trois jours plus tard, le 25 juin au matin. C’est le jour du septième anniversaire de la mort de mon père. J’espère qu’il sera avec moi. Je suis heureuse, c’est rapide.

Pendant trois jours, cette bosse fait partie de ma vie tout le temps. Chaque heure, chaque minute. On l’oublie quelques secondes, mais elle revient rapidement. Même si mon instinct me rassure, j’ai besoin d’être TOTALEMENT rassurée.

Finalement, ma médecin me rassure. Il semble que ce ne soit qu’un kyste. Mais elle m’envoie passer une mammographie et une échographie pour être totalement certaine de son diagnostic. Elle me conseille Maisonneuve-Rosemont qui est proche de chez moi. J’appelle en fin de journée à 15 h 58. La clinique ferme à 16 h. Aucune réponse.

Une amie, qui est à risque et qui a passé plusieurs examens de dépistage, me conseille d’aller chez Léger et associéss, une clinique privée de radiologie qui a un département pour les examens du sein. J’appelle lundi 28 juin. J’ai un rendez-vous à 8 h le vendredi suivant le 2 juillet. Qui a dit que le système de santé était engorgé et lent ?

Les examens
Dans cette clinique privée, la mammographie est gratuite ( remboursée par l’assurance maladie), mais l’échographie est payante (130 $). On peut choisir d’aller la passer à l’hôpital pour l’obtenir gratuitement. Mais qui va attendre ?

Je n’ai jamais passé de mammographie, ni d’échographie. Une amie m’a dit que ça faisait mal, que la technicienne n’était pas douce et brusque. Je suis donc un peu stressée. Qui a envie de se faire écraser les seins dans une machine qui fait mal. Ce n’est pas le cas. La technicienne est très sympa. J’enlève la jaquette d’hôpital et me retrouve torse nu avec elle. Ça ne fait pas mal et ça va vite. On décrit la procédure pour la mammographie sur le site de la Fondation canadienne du cancer. C’est exactement comme ça.

Le moment le plus stressant
Après la mammographie, je retourne attendre pour savoir si je passe mon échographie tout de suite. Une autre femme vient me voir et dans un bureau fermé me dit que la radiologiste veut une échographie. Mon coeur bat plus fort. Mais ma médecin l’avait aussi demandé. La femme me dit que je peux aller la passer gratuitement à l’hôpital. Chez Léger, c’est 130 $. Je m’en moque totalement. Je vais payer et reviens attendre. Ironique, on doit payer avant. C’est ça le privé, la business avant tout. Quelle femme ne va pas payer immédiatement pour savoir ! Ça ressemble à de la vente sous pression. Mais on m’avait prévenue lorsque j’ai pris rendez-vous. J’aurais pu aller à l’hôpital. Les échographies devraient être aussi gratuites.

Pendant l’attente, la tête s’emballe. Une question me taraude. Pourquoi veut-on une échographie rapidement ? Stressant. Puis j’attends de longues minutes dans la salle de l’échographie. Je pratique ma respiration yogique. La médecin arrive. Elle me rassure immédiatement. L’échographie est l’ultime examen, mais ma masse ne ressemble qu’à un simple kyste. Ce que l’on confirme. Et on en découvre plusieurs autres dans les deux seins. Étant donné que mon kyste principal est assez gros (environ trois cm de diamètre), la médecin me demande si je veux qu’elle l’aspire et le réduise à néant. Est-ce que ça fait mal ? Pas du tout. Étant donné que je suis douillette et que je déteste les piqures, elle m’injecte un léger anesthésiant. Après avoir tout désinfecté, je regarde l’aiguille pénétrer et le kyste disparaître sur l’écran de l’échographie à mesure que la seringue aspire le liquide qui le compose. Liquide normal, pas de sang ou de couleur suspecte. On n’aura même pas besoin de l’analyser. Je suis donc totalement rassurée. 10 jours après la stressante découverte.

Je souhaite une telle expérience positive à toutes les femmes. En même temps, je compatis énormément avec celles qui ont un diagnostic différent. Ça arrive souvent. Car une femme sur neuf aura un cancer du sein au Canada dans sa vie. Les statistiques ne sont pas rassurantes même si les femmes en guérissent plus qu’avant.

Les kystes de la quarantaine

La radiologiste me souligne que la quarantaine amène souvent des kystes pour les femmes. Des kystes inoffensifs qui disparaissent souvent à l’aube ou après la ménopause. Des kystes qui font parties de la vie et des changements dans la texture du sein. Des kystes qui nous font peur, surtout quand on découvre le premier. Mais chaque bosse, potentiellement un kyste, ne doit pas être prise à la légère. Même si la texture ressemble à un kyste, allez le faire vérifier. Un kyste peut être malin.

L’atmosphère de la salle d’attente
Dans toute cette histoire, c’est l’atmosphère hyper lourde de la salle d’attente chez Léger et associés qui m’a le plus stressée. Quand je suis arrivée avec mon sourire à 8 h le matin, après avoir enfilé la laide jaquette bleue d’hôpital, je m’assois parmi d’autres femmes. De tous les âges. Aucun homme. Ils doivent attendre à l’entrée et ne peuvent s’asseoir avec nous et nos jaquettes.

Dans cette salle très éclairée et très neutre, il y a quelques revues, trois salles pour se changer, des casiers, une salle de bain. Des fauteuils, des sofas, des chaises et une musique de fond. Mais personne ne rit, personne ne parle, c’est lourd, pesant, stressant. Une femme qui revient de son examen semble avoir pleuré. Une autre semble abattue. Une autre plus jeune paraît plus relaxe comme moi.

En attendant, j’imagine les mille et une histoires de ces femmes. Certaines viennent vérifier comme moi, d’autres viennent sûrement se faire confirmer un diagnostic de cancer du sein, d’autres doivent venir s’assurer que le cancer n’est pas revenu.

Une salle où la mort semble traîner derrière chaque femme. Triste et déprimant. Je voulais partir le plus rapidement possible. Je me disais qu’on devrait y mettre une télévision avec des films comiques. Peut-être que ça détendrait l’atmosphère. Et puis rire ne peut pas faire de mal. Même si le terrible diagnostic tombe.

Le système de santé efficace et rapide
Outre cette expérience avec le système de santé, une récente bronchite m’a permis de le tester dans le dernier mois. S’il s’est écoulé 10 jours seulement entre le moment où j’ai découvert la masse dans mon sein et le diagnostic positif, ce fut aussi rapide pour la bronchite.

À 15 h 40, je me présentais à la clinique sans rendez-vous sur Masson. À 16 h, je voyais une docteure. À 16 h 15, j’étais à la pharmacie pour cueillir mes antibiotiques. À 16 h 30, je prenais les deux premières pilules chez moi. 40 minutes en tout.

Je veux bien être chanceuse. Mais ces trois expériences de rendez-vous rapides et de services hors pair ne sont quand même pas des hasards ?

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Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
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La bataille de Farah Fawcett contre le cancer

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

La poésie, remède de l’âme !

Le 21 mars est la Journée mondiale de la poésie. Une forme d’écriture si souvent oubliée et dénigrée. Pourtant, depuis le début des temps, les poètes sont les médecins de nos âmes. Ils étaient des vedettes, adulées et encensées. Ils ne le sont plus. Dommage.

C’est la Conférence générale de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture qui a déclaré cette journée du 21 mars comme Journée mondiale de la poésie en 1999.

La poésie apaise mon âme. Un baume sur les blessures comme la musique. Les poèmes sont des rivières qui coulent à travers mes oreilles. On oublie trop souvent les bienfaits de la poésie et d’en lire. Est-ce que les jeunes étudient des poèmes à l’école ?

Car mes premières découvertes poétiques, je les ai faits à l’école, alors que nos très sévères professeurs de français nous faisaient lire et étudier des poèmes. Au primaire, on devait apprendre des textes par coeur. Les Fables de la Fontaine et bien d’autres poèmes comme ceux de Ronsard. Vous avez bien lu, au primaire. Je ne me souviens pas de tous. Je devrais d’ailleurs demander à mon enseignante au primaire que je vois toujours quand je retourne dans mon village natal: Saint-Rémy-de-Chargnat. Tiens, je vais lui envoyer un courriel pour lui demander.

Au secondaire, j’ai lu, étudié et appris de nombreux poèmes. Deux m’ont marquée. Ces deux recueils sont toujours dans ma bibliothèque. Alcools d’Apollinaire et Paroles de Jacques Prévert.

Ensuite, j’ai côtoyé un jeune poète lors de mes années universitaires. Un ami devenu conseiller municipal à Gatineau: Stefan Psenak. Ce matin j’ai ressorti deux de ses recueils de poésie qu’il a publiés en 1994 et 1997. Pour échapper à la justice des morts et Le fantasme d’immortalité.

En furetant dans les salons du livre ces dernières années, j’ai rencontré deux autres poètes: Pierre Labrie et Jean-Guy Arpin. Il y en a plusieurs autres trop souvent méconnus, trop souvent ignorés. Pourquoi les poètes devraient-ils vivre chichement et pauvrement ? Pourquoi nos poètes ne pourraient pas vivre de leur plume ? Ceux qui écrivent des chansons populaires pas très songées et un peu stupides vivent bien de leur plume.

Mais il y a aussi des poètes qui écrivent des chansons. Et une grande question, pourquoi on connait plus de poètes que de poétesses ? Honnêtement, même en y pensant quelques minutes, aucun nom de femmes poètes ne vient en tête.Je recopie ici les suggestions de mon amie écrivaine, Josée Bilodeau: Élise Turcotte, Yolande Villemaire et Kim Doré. Aidez-moi, car je suis certaine qu’il y en a d’autres…

AJOUTS: Autres femmes poètes suggérées sur Twitter : Anne Hébert, Hélène Dorion, Joséphine Bacon, Louise Dupré, Claudine Bertrand, Josée Yvon, Michèle Lalonde, Hélène Monette, Janou St-Denis.
Quels sont vos poètes et poèmes préférés ? Faites-nous découvrir des poètes méconnus.

Voici un extrait d’un poème de Stefan Psenak tiré du Fantasme d’immortalité:

« Je dis je t’aime, tu ris, tu dis que l’amour ne se dit pas, tu dis que l’amour est un grief, contre le temps qui passe»

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Choisissez les auteurs québécois.
Comment vivre un Noël plus écolo.
Le maire qui n’aime pas les livres et qui le dit…. dans un salon du livre.
Dix livres en dix minutes.

La télévision n’aime pas les rides et les femmes vintages?


La télévision souffre-t-elle d’âgisme ou du syndrome: pas de femmes avec des rides, ou pas de rides ou pas de femmes de 55 ans et plus ? Ou toutes ces réponses ? Est-ce la dictature du sans rides ?

Les rides, n’est-ce pas une phobie totale ? La phobie des rides qu’il faut combattre et éliminer à tout prix. Notre société déteste les rides. On veut les cacher, les faire disparaître au prix de Botox, crèmes couteuses, chirurgies esthétiques potentiellement dangereuses (on se souvient de Micheline Charest) et j’en passe.

Je n’ai pas encore vu l’entrevueJe viens de voir l’entrevue de Suzanne Lévesque aux Francs-Tireurs. Selon ce que j’ai pu lire sur Twitter, elle a abordé le cas des femmes vieillissantes à la télévision. Elle souligne que les femmes sont toujours perdantes. Si elles n’ont pas de chirurgie, on les critique sur leur apparence, si elles ont eu une chirurgie, on les critique sur ce point. Elle pense que la société n’aime pas les femmes. L’entrevue est vraiment excellente. À regarder, c’est la deuxième après Pierre Thibault.

Sur Twitter, Pénélope McQuade souligne qu’elle pense comme Suzanne Lévesque. Après 45 ans, point de salut pour une femme à la télévision. A-t-elle raison ? Connaissez-vous beaucoup de femmes de plus de 45 ans qui font de la télévision ? Évidemment, Suzanne Lévesque a 66 ans et elle en fait toujours. Mais sinon…à part Céline Galipeau, Sophie Thibault, Marie-Claude Lavallée. À part les nouvelles, où sont les femmes de 45 ans et plus à l’animation à la télévision ?

Anne Darche constate que pas de rides ou pas de femmes de 55 ans et plus, ce n’est pas la même chose.

Autre constatation. Plusieurs femmes qui travaillent pour la télévision ne veulent pas révéler leur véritable âge de peur que cela leur enlève un emploi potentiel. Certaines amies me l’ont dit mot pour mot. Elles restent très vagues sur leur âge. Les rides sont beaucoup moins problématiques pour les hommes. Signe de maturité et non de vieillesse. Triste pour les femmes soumises à cette dictature des rides et de la jeunesse.

Marie-Claude Lortie, qui a écrit le livre antirégimes, Mangez, va plus loin et pense qu’on ne veut pas de femmes avec des rides, mais surtout pas de femmes pas minces avec des rides.

AJOUT: Je ne vous parle même pas de ce qui se passe en France. La dictature de l’apparence pour les femmes est encore plus forte. Sans rides, jeunes, elles doivent être aussi très minces. Nommez-moi des femmes de plus de 45 ans à la télévision française? Claire Chazal, une Auvergnate (les nouvelles toujours sur Tf1) ? Et ? Je n’en vois pas d’autres. Évidemment, je ne regarde pas la télévision française tous les jours. Aidez-moi, si vous avez des exemples ?

Pire pour les comédiennes
Une autre femme sur Twitter me dit que la situation est pire chez les comédiennes. Les rides ne sont pas les bienvenues. Pire. Une femme de 115 livres et 5″4 est considérée comme voluptueuse. Je pense plutôt qu’elle est assez mince. Presque en dessous de son poids santé. Ridicule.

Parlant de rides, de poids, une campagne a été lancée lundi, la charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. J’embarque. La diversité a bien meilleur goût. Je veux aussi que mes amies (et amis, car ça touche de plus en plus les hommes) arrêtent de parler de perdre du poids alors qu’ils et elles sont vraiment loin de l’obésité. Car l’obésité est un problème de santé. Avoir des formes, être grassette, quelques livres de plus qu’à 20 ans, c’est normal, ça fait partie de la vie. Arrêtons de vouloir être filiforme en se jetant dans les régimes, les privations et j’en passe.

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Des objets-souvenirs qui nous suivent…

Ils me suivent depuis très longtemps. La plupart depuis ma naissance ou presque. Ils ont fait, sauf un, le voyage de la France au Québec pour m’y rejoindre. Vous savez, ces quelques objets qui n’ont aucune valeur monétaire, mais ont une inestimable valeur sentimentale. Parfois, ils nous rappellent des personnes chères. Parfois, un moment, un souvenir.

L’idée m’est venue en prenant le bol que m’avaient offert mes grands-parents paternels il y a très longtemps. Je devais avoir 5 ou 6 ans. Ce bol me suit depuis. Il a aussi traversé l’Atlantique.

Il y a mon toutou d’enfance que vous pouvez voir sur la photo de moi alors que j’avais un an ou deux. Il s’appelle titi tout simplement. Mes parents me l’avaient amené lors de leur voyage à Montréal en décembre 1999.

Il y a aussi le premier appareil photo de mon père. Il l’a acheté lors de ma naissance et m’a beaucoup utilisée comme mannequin. J’étais son premier bébé.

Et puis le pot à lait que mes grands-parents et parents utilisaient pour aller chercher le lait chez les voisins qui nous le vendaient. J’adorais accompagner ma grand-mère et le porter. Car j’adorais les vaches qui étaient mes amies. J’ai été élevée sur une ferme…

Finalement, le dernier objet me relie au Mexique. Ma soeur (et peut-être mon beau-frère, je ne m’en souviens pas) m’avait amené ses sous-verres lors de son premier séjour. Le Mexique est le pays de mon beau-frère, la moitié des gênes de mon neveu. Mon troisième pays.

Voilà. Et vous ? Avez-vous des objets-souvenirs qui vous suivent depuis longtemps et qui vous rappellent de bons souvenirs ?

Joyeux Noël

Saviez-vous que ces fêtes de Noël augmentent le sentiment de solitude des personnes qui sont seules. L’agence Science presse explique que les psychologues le remarque chaque année. Notre société met tellement l’emphase sur le fait que l’on doive absolument être en famille et se faire bombarder de cadeaux à Noël, que les personnes qui ne « fittent » se sentent encore plus seules.

Noël vient mettre les projecteurs sur leur solitude. Évidemment, certaines personnes décident de leur propre chef de s’isoler et ne pas fêter Noël. Mais de nombreuses autres sont irrémédiablement seules dans la vie.

Que ce soit pour de multiples raisons, disputes, problèmes psychologiques, pauvreté, et bien d’autres, Noël peut s’avérer un désastre. Parfois, on oublie que tout le monde ne vit pas dans une famille heureuse et unie, que les familles sont désunies, éloignées. Les gens célibataires, immigrants sont aussi dans ce cas.

Faire du ménage, de l’air!

L’approche d’une nouvelle année est le moment idéal pour faire le ménage, ouvrir ses placards et faire le vide. Ce que je fais. En suivant les sages conseils du livre de Sophie Legault, Vaincre le désordre, que je conseille à tout le monde.

Outre le fait que Sophie donne des conseils sur comment procéder, son livre a des tableaux de conservation des aliments au frigo, au congélateur et les aliments secs. Très utile. J’ai malheureusement composté des céréales, fines herbes, farine, pois secs qui étaient passés date. J’ai aussi appris une leçon: tout utiliser pour ne pas gaspiller et surtout inscrire sur une étiquette le nom du produit (comment faire la différence entre du son ou de la semoule, du romarin et du thym, de la farine de sarrazin ou de lin) et la date d’achat.

Dans la cuisine, on fait aussi le ménage du frigo, du congélateur puis des autres placards. Il y a toujours des objets que l’on garde, mais que l’on n’utilise peu et parfois pas du tout. Alors on donne. Renaissance les accueillera avec plaisir.

Même chose dans le bureau. Les papiers, les coupures de journaux, les revues seront triés et recyclés, donnés.

Dans la salle de bains aussi, ouste les produits que je n’utilise plus, le maquillage passé date, le vernis séché.

Ensuite on passe aux vêtements, que l’on ne porte plus, qui sont trop petits.

Ce ménage est aussi l’occasion de faire un inventaire au lieu d’acheter sans penser. On retrouve des objets que l’on ne se souvenait plus posséder. On les utilise ou on les donne.

Sans parler du bien-être que procure le ménage, l’espace que l’on récupère. On fait le vide pour repartir sans traîner toute sorte de choses. Car même si ce ne sont que des objets, ils prennent de la place et nous empêche d’avancer. Allez ouste, faisons de l’air !

Offrez votre famille à Noël

Saviez-vous que tout le monde ne célèbre pas Noël en famille? Avez-vous vérifié autour de vous si quelqu’un était seul à Noël ? Car trop souvent on se réfugie dans son individualisme sans se soucier de ses propres amis. Ne sont-ils pas aussi notre famille au fait?

Évidemment, à titre d’immigrante célibataire, je suis la parfaite candidate pour passer Noël seule. Mais cela ne m’est jamais arrivée. En fait, si cela m’arrive c’est mon choix. Car Noël et sa surconsommation excessive et hallucinante me dégoute pas mal.

Mais aujourd’hui, pour la deuxième fois, une amie m’a appelée pour me demander ce que je faisais pour Noël. Elle sait que ma famille est en Auvergne et que je n’ai pas de chum et sa famille pour compenser. Gentille attention. Une attention qui est rare. Peu d’amis me demandent si je passe Noël seule.

Rassurez-vous, j’ai deux familles adoptives sans compter des amis fidèles. Je ne serai pas seule à Noël. Mais est-ce que quelqu’un autour de vous sera seul ? Vous êtes-vous posé la question ?
Pourquoi est-ce si nécessaire de n’être qu’en famille à Noël, excluant tous les autres ? Ne peut-on faire une petite place aux amis ? Après tout ne sont-ils pas aussi notre famille ?

Donner, à qui et comment ? dans le dernier Coup de Pouce



Attention, auto-promotion. Dans le dernier numéro de la revue la plus vendue au Québec, Coup de Pouce, celui de décembre, j’écris un article sur le don. Une première collaboration pour cette revue. Très heureuse.

L’article n’est pas offert en ligne, puisqu’il est dans la revue imprimée et en kiosque en page 61.

De quoi parle-t-il ? Du don aux organismes en tout genre, aux fondations, aux causes diverses. La générosité est devenu une véritable industrie. On se bat pour obtenir notre argent et souvent on fait appel à nos émotions. Dans l’article, j’explique comment reconnaître la légitimité de l’oeuvre, comment vérifier la part des frais d’administration ( incontournables), les différentes manières de récolter des dons, et comment donner au mieux pour nous et pour les organismes.

Finalement, je termine avec la liste des organismes les plus riches…Grosse surprise. La liste est celle de l’Agence du revenu du Canada selon la liste des organismes qui reçoivent le plus de dons déductibles d’impôts. Je vous laisse aller en page 66 de la revue pour trouver ces 10 organismes où l’on trouve deux universités, un hôpital, Centraide du Grand Montréal qui redistribue ensuite à de nombreux petits organismes qui peuvent ainsi vivre. Mais je peux vous dire que leurs dons annuels se chiffrent de 62 millions pour le numéro 1 à 16 millions pour le 10e. Petite comparaison avec d’autres organismes: l’Association québécoise de la fibromalgie reçoit 821 $ tandis que l’Association québécoise de prévention du suicide 51 000 $.

Enfin, mes chiffres n’incluent pas les montants que certains petits organismes comme les deux cités ci-dessus pourraient recevoir de Centraide par exemple. D’ailleurs, pour connaître les quelques centaines d’organismes qui bénéficient de l’aide de Centraide, il suffit d’aller sur leur site internet.

Pour vérifier si l’organisme que vous souhaitez appuyer est un réel organisme de bienfaisance reconnu par le gouvernement fédéral, rendez-vous sur le site de l’Agence du revenu. J’explique comment vérifier les chiffres en page 66 de la revue.

Finalement, je parle aussi des causes plus populaires et plus « noble » et médiatiques. La cause de la santé mentale n’est pas aussi populaire que celle du cancer du sein par exemple.

Et vous, donnez-vous ? À qui ? Et comment ?

Quels sont les bars "parlables" à Montréal?

Ce soir, première participation au Yulbiz afin d’enregistrer ma seconde pour le vidéo viral de Dominic Arpin dans le cadre de la campagne du Tck Tck avant Copenhague. Je vous en reparlerai.

C’était au Laïka sur St-Laurent. Un bar mais surtout resto où il est impossible d’avoir une saine conversation. Musique étourdissante avec la présence d’un DJ. Le niveau sonore nous a fait fuir Martine Pagé, Marie-Julie Gagnon et moi. Nous sommes allés jaser tranquillement dans un resto pas loin.

Ce qui nous a donné une idée à Martine et moi. Faire la liste des bars de Montréal où l’on peut discuter sans avoir à crier. Pourquoi monter le son lorsque personne ne danse ? Une pratique qui m’irrite au plus haut point. Obligée de crier, de hausser le ton, de faire répéter, conversation hachée par les décibels. Hyper désagréable et totalement inutile.

Je comprends que la musique soit plus forte dans les bars dotés de pistes de danse. Et encore les décibels sont généralement beaucoup trop puissants et causent des dommages irréparables à nos oreilles…J’ai fait plusieurs articles sur les dommages du bruit (la Presse, Guide Ressources, Mieux-Être) et j’en parlais ici et ici. Mon amie Marie Charbonniaud avait gagné un prix avec un article dans Sélection. Un sujet qui me tient à coeur, j’aime le silence. D’ailleurs, j’y ai aussi consacré l’un des cinq chapitres de mon livre: Les pollutions invisibles.

Il est très facile de se faire traiter de matante lorsqu’on demande de baisser le son dans un bar ou un resto. Sauf que le bruit est mauvais pas seulement pour son système auditif mais aussi pour son coeur.

En effet, on le sait, un bruit soudain et très élevé nous prend par surprise, notre coeur réagit en s’emballant. Sauf que même un son légèrement plus élevé que la norme va automatiquement faire accélérer les battements du coeur. On ne s’en aperçoit même plus, on s’habitue, mais le coeur réagit toujours en accélérant la cadence, se fatiguant. Le bruit est donc aussi l’une des causes des maladies cardiaques.

Alors, commençons cette liste des bars parlables à Montréal et même ailleurs. Je vais parler de ce qui se passe à côté de chez moi sur la rue Masson: Le café Lézard est un bar-resto parfait avec un niveau de son agréable. Chez Baptiste est dans la catégorie niveau de son acceptable. Et les autres ? Le Laïka est à éviter. Hyper désagréable ce soir.

Je suis certaine que le Regroupement québécois contre le bruit se ferait un plaisir d’avoir une telle liste aussi.

Quand j’ai lancé du macaroni sur les députés de la Chambre des communes…

Des écologistes viennent de manifester durant la période de question à la Chambre des communes à Ottawa. Ils se sont faits expulser manu-militari et non sans heurts et se rebeller. Bon moyen pour faire parler de soi.

Cela me rappelle des souvenirs. J’ai déjà été expulsé du parlement de la même manière. Je me souviens encore de la pression des mains du garde de sécurité qui m’a attrapée par les épaules pour me faire sortir. Rapidement. 30 sec après le début de notre manifestation, on était à l’extérieur du Parlement.

La raison? C’était en 1990. J’étais étudiante. On manifestait contre l’imposition d’une taxe de 3 % que comptait imposer le gouvernement conservateur de Mulroney sur les prêts étudiants. Une autre décision incompréhensible d’un gouvernement de droite.

Bref, la fédération étudiante de l’Université d’Ottawa avait organisé une manif. La seule manière de faire parler de nous. On se présentait à la période de question avec du macaronis Kraft-dinner dans les poches, non cuits. Le porte-parole de l’opposition, un député du NPD dont j’ai oublié le nom, a posé une question au gouvernement sur le dossier. Lorsque le ministre responsable s’est levé pour répondre, nous nous sommes tous levés d’un trait en criant Non Non Non et en jetant nos macaronis sur les députés.

Rien de très grave, ni dangereux, ni violent. D’ailleurs, lorsque la sécurité du Parlement nous a sorti, personne n’a été blessé contrairement à ce qui semble s’être passé aujourd’hui.
Voici ce qu’en disait une revue de presse parlementaire retrouvée sur Internet:

Le 17 octobre 1990, la Chambre a été le théâtre d’un incident assez fâcheux, qui a par la suite retenu l’attention pendant plusieurs jours. Prenant place à la tribune du public pendant la période de questions, des étudiants ont choisi d’exprimer leur opposition aux changements apportés au programme de prêts étudiants en lançant sur le parquet de la Chambre des poignées de riz et de macaroni. Le lendemain, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre, Albert Cooper a soutenu que Howard McCurdy, le député qui avait la parole au moment de l’incident, connaissait les intentions des étudiants et s’était, en conséquence, rendu coupable d’un outrage au Parlement. M. McCurdy s’est vivement défendu d’avoir été de quelque façon complice de cet acte. Dans une décision rendue le 6 novembre, le Président a déclaré que la parole d’un député était sacrée à la Chambre des communes et que le démenti de M. McCurdy suffisait à clore la question.

Le Président a ensuite dit déplorer l’incident lui-même et a invité M. Cooper à présenter à la Chambre une version modifiée de sa motion visant à renvoyer la question au Comité permanent des privilèges et élections. La motion a depuis été adoptée, et le Comité est maintenant saisi de la question.

L’un de mes meilleurs souvenirs d’université. Même si j’étais aussi journaliste au journal étudiant à cette époque et que je m’étais fait chicaner par le rédacteur en chef car j’avais utilisé une passe de presse pour entrer. Je couvrais et je participais pour évaluer…

D’ailleurs, il y a eu des conséquences. La Rotonde, le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, a été barré durant quelques années du Parlement, si mes souvenirs sont justes. Désolée. Ma faute.

J’ai d’ailleurs trouvé un article en anglais de la Presse canadienne qui décrit l’événement. C’était le 17 octobre 1990. Il y a 19 ans. Ouf. L’article date du 18 octobre et avait été publié dans la Gazette.

OTTAWA – Students shouted and pelted stunned MPs with handfuls of macaroni and protest cards in the Commons yesterday to protest against federal funding policies on higher education.

About 20 university students were quickly hustled out of the public gallery by security guards as they chanted: « Three-per-cent tax: No, no, no. »

They were upset the government has imposed a 3-per-cent surcharge on student loans to discourage defaults after graduation.

The outburst came during the daily question period after New Democrat Howard McCurdy complained to the government that some students must take out « huge and onerous » loans because of government funding policies.

Speaker John Fraser remarked the timing of the protest was obviously not coincidental, but later withdrew the remark.

Protester Marc Molgat, a University of Ottawa student, complained students are so financially strapped that they must eat cheap meals of pasta and rice.

« These people in here are sitting here eating steak and potatoes every night and what have you, filet mignon or whatever, » he said. « And we’re sitting out here eating Kraft Dinner. » The protest was part of activities to mark National Students Day and to draw attention to what many students believe is inadequate federal support for higher education.

Gerry Weiner, the minister responsible for post-secondary education, defended the government’s record.

The budget for student loans has doubled to more than $400 million during the last six years while defaults have tripled, Weiner said.

McCurdy would not condone the protest although he said outside the House he believes it was held because Ottawa has patronized and ignored students for years.

« Demonstrations and civil disobedience have their place, » he said. « But you target and find the appropriate soft spots to make it work. You don’t use it under conditions where it is counterproductive. »

Yesterday the Canadian Federation of Students released a report calling for an overhaul of higher education.

The federation’s plan would give the federal government more power over colleges and universities, abolish tuition fees and increase funding by $1.7 billion a year.

The report says the federal government should increase its share of funding to $8.2 billion a year.

Parlons du suicide et de la maladie mentale

Parfois, il y a des séries. Le Québec en vit une actuellement. Décès en série de personnalités. Renée Whatelet, puis Nelly Arcan et Pierre Falardeau. Car malheureusement la mort fait aussi partie de la vie. Que voulez-vous, c’est ainsi. Il faut bien mourir un jour. Certains partent plus tôt, plus tragiquement, le choisissent. C’est la mort soudaine de mon père, il y a plus de 6 ans, qui m’a permis d’apprivoiser la mort. Depuis elle ne me fait plus peur, sauf la mienne, que j’espère très très loin.

Je ne connaissais pas Nelly Arcan. Je crois l’avoir croisée rapidement dans des salons du livre mais je ne lui ai jamais parlé. Je la connaissais seulement par des amis qui l’ont côtoyée. Celui-ci, l’ex, et son coloc de l’époque de leur histoire. Nicolas a d’ailleurs écrit ce qui m’a le plus touchée alors que la blogosphère nous offrait une orgie de mots, certains indignes de cette grande écrivaine.

Mes collègues de La Presse, Catherine Handfield, et du Devoir, Danielle Laurin, démontrent que les journalistes sont toujours bel et bien nécessaires avec ce texte et celui-ci qui mettent les points sur les i et les barres sur les t et rapporte les faits. Aussi celui-ci sur RueFrontenac, les locks-outés du Journal de Montréal.

Car beaucoup de choses ont été écrites hier. Mais ce qui m’a marqué est la gêne et la censure que s’imposent les médias lorsqu’il s’agit d’un suicide. On en parle du bout des lèvres, on n’ose pas, on attend. Pourtant, je citerai justement Nelly Arcan dans l’entrevue qu’elle accordait à François Parenteau de Club Social. La fin de l’extrait lui donne raison sur son propre suicide et la médiatisation qui a été faite au matin de sa disparition : «La violence est très esthétisée…… C’est comme un espèce de discours, si tu parles du suicide finalement, tu vas provoquer des suicides. On a très peur de ça, on est très propre dans la représentation médiatique, je trouve.»

D’ailleurs, elle disait à peu près la même chose dans un texte de P45, écrit en 2004: Se tuer peut nuire à la santé. Voici la fin du texte:

« Ce que je tente de dire, c’est que le phénomène du suicide a une complexité, et aussi une gravité, qui méritent l’attention de tout le monde, et les efforts de recherche dans toutes les disciplines. Ce que je tente de dire aussi, c’est que le suicide n’est pas une tumeur, ce n’est pas une tache ou un furoncle, ce n’est pas une vie en moins d’un consommateur ou d’un payeur de taxes, mais un acte, peut-être le plus radical en dehors du meurtre, par lequel l’individu indique qu’il est possible de choisir de mourir.

Si les gens se suicident en grand nombre dans nos sociétés industrialisées, ce n’est sûrement pas parce qu’elles n’ont pas prévu pour eux des barrières, ce n’est pas non plus parce qu’elles auront représenté des suicidés dans les médias…

C’est peut-être parce que (entre mille autres choses), le maternage de l’État qui organise tout à distance de la réalité quotidienne de ses citoyens vient de pair avec la déresponsabilisation de ces mêmes citoyens face à la misère de leurs proches. Il ne faut pas oublier que les barrières les plus solides contre la détresse des gens qui nous sont chers, c’est encore vous et moi.»

Je suis totalement d’accord avec ses mots. Car le suicide est le résultat d’une souffrance. Le suicide ne doit pas être tabou. Le suicide doit être traité comme la maladie mentale qui le précède. On doit entourer mais surtout référer car les proches ne sont pas toujours équipés pour y faire face. Il existe des professionnels dont c’est le métier. Consultons-les.

Dans la vie, on passe par des phases heureuses et malheureuses. Chaque personne est différence. Mais ce qui est commun, c’est que personne n’est parfait, personne n’est totalement sain, personne ne peut se vanter de n’avoir aucune blessure émotionnelle, aucune faiblesse, aucun petit défaut. Ces blessures sont plus ou moins profondes selon les expériences que la vie nous a envoyées, nous a fait subir.

L’important est de s’en occuper, de les traiter. Il faut se préoccuper de notre santé mentale. Il faut en parler pour évacuer. J’ai déjà consulté un psychologue, et je le referai sûrement un jour, sans me cacher, sans penser que je suis folle. Car c’est souvent le problème, l’espèce d’étiquette que l’on colle rapidement sur une personne qui avoue ses faiblesses, qui avoue consulter.

On a besoin de plus de Marie-Sissi Labrèche, de Nelly Arcan, de Normand Brathwaite, de Varda qui témoignent de leurs faiblesses, de livre comme celui de Katia Gagnon et Hugo Meunier. La santé mentale, il faut en parler. Le suicide aussi.

Dans mon billet sur Branchez-vous écrit après avoir appris le décès de Nelly Arcan, j’inclus les adresses du site de la Fondation André Dédé Fortin et de l’Association québécoise de la prévention du suicide et le numéro de téléphone:1 866 277-3553.

Une dernière chose. Être un artiste incroyable comme Dédé Fortin, une grande écrivaine comme Nelly Arcan n’est pas toujours synonyme de souffrance. Il existe une variété de grands artistes, heureux et malheureux, souffrants ou non, comme dans la vie, dans la société. Chacun utilise l’art comme il l’entend. Si on l’utilise pour évacuer la souffrance, tant mieux, mais ce n’est pas un pré-requis.

La motivation pour blogger…

J’ai des tonnes de billets qui dorment dans ma tête mais je manque de temps. Par ailleurs, quand j’ai du temps, mon cerveau n’est plus fonctionnel pour écrire. Sûrement des effets de la pollution ou un manque de motivation à cause du manque de commentaires, du nombre de visites qui stagnent. Pas toujours facile de rester toujours motiver à faire un blogue.

On se demande toujours si on est intéressant, si on est pertinent, surtout quand les commentaires ne sont pas très nombreux et que le nombre de visites stagnent après une augmentation constante.

C’est sûrement un essoufflement normal que doit connaître tout blogueur à un moment donné.

Par ailleurs, Twitter (que vous pouvez suivre grâce à la boîte ici sur la droite) me permet de micro-blogger sans écrire des billets.

Mort d’une blogueuse Montréalaise

Nouvelle stupéfiante ce matin. Choc complet. La blogueuse montréalaise Renée Wathelet a été tuée, hier, par un homme dans la vingtaine selon les quelques articles que l’on trouve en espagnol, ici et ici.

Renée vivait en alternance de quelques mois sur ses deux îles: Isla Mujeres et Montréal. Dernièrement, elle avait pris un aller simple pour le Mexique et l’explique dans ce billet. C’est chez elle qu’elle a été tuée hier matin vers les 10h. Troublant. Car avant elle avait écrit ce dernier billet. Un texte très troublant quand on le lit en connaissant les événements.

J’avais rencontré Renée lors d’un Yulblog, la rencontre mensuelle des blogueurs montréalais. Un expatriée comme moi qui avait aussi adopté le Québec. On se comprenait. Elle commentait souvent ici sur mon blogue (son dernier commentaire est sur ce billet), mais aussi sur Facebook. Elle me manquera. Je suis encore sous le choc complet.

Outre ce dernier billet si troublant, Marie-Julie Gagnon venait d’écrire une chronique sur Renée publiée mardi. Décidément.

Je vous encourage à aller lire les billets de Renée sur son blogue qui restera en ligne très longtemps je l’espère. Son profil Facebook est devenu le lieu où ses amis lui rendent hommage.

Marche en paix entre tes deux îles, Renée.

AJOUT: J’en ai fait mon événement sur le web sur Branchez-vous.

AJOUT2: En direct du ciel, le nouveau blogue de Renée. Très beau billet et hommage sur la page du Yulbiz.

AJOUT3: un article en anglais de Canwest résume l’assassinat et le fait que Renée avait écrit son avant-dernier billet sur un certain José, le prénom de son assassin.

AJOUT4: les hommages se multiplient à la douzaine sur Twitter, Facebook, partout. Un seul mot: Humaniste. Voici un blogueur qui a passé deux jours mardi et mercredi avec Renée.

AJOUT5: le texte de La Presse. Celui de Marie-Claude Lortie. C’est vrai, il était impossible de ne pas aimer Renée.

AJOUT6: l’hommage de son grand ami, Claude Malaison.

Le temps des vacances

Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai pris une semaine de véritables vacances sans mon ordinateur. C’est loin. Mais dès demain matin, ce blogue ne sera pas nourrit d’ici lundi prochain, au moins. L’ordinateur reste à L.A.

Je viens d’envoyer mon dernier article, mes deux livres jeunesse sont partis à l’imprimerie cet après-midi et mon remplaçant prend le relais pour le blogue de Branchez-vous.

Alors que tout le monde rentre au Québec et en France, que la radio et la télévision présentent leurs nouveautés, je roulerait en direction de San Francisco. Ne me cherchez pas, je camperai quelque part entre Los Angeles et S.F, regarderai les vagues, m’enivrerai de ses paysages que l’on dit merveilleux, marcherai dans le sable, respirerai l’air marin.

De Moorpark à Santa Barbara, en passant par San Luis Obispo, Monterrey, Santa Cruz, la belle vie m’attend.

Mais vous ne perdez rien pour attendre car les photos et les billets déferleront dès mon retour. En attendant, à moi la route des vacances.

Critique écolo d’une soirée au POP!


Il y a quelques semaines, avec cinq autres blogueurs-journalistes, j’étais invitée au Pop! un bar à vin de l’avenue des Pins. Invitée veut dire que le repas et le vin étaient payés par la maison. Précisons-le.

Cindy, Marie-Julie, Jean, Patrick et Gina m’accompagnaient. Les trois premiers ont parlé du repas, de sa composition, etc. Je n’en rajouterai pas et ne répèterai pas ce qu’ils ont dit, car c’était délicieux. Rien à redire.

Ce qui m’intéressait c’est la provenance des vins, de la nourriture et les mesures prises par le restaurant en matière d’environnement. Local, bio, compostage, recyclage, etc. ?

La qualité de la nourriture et la présentation m’intéresse mais je ne suis pas une critique gastronomique. Disons que je suis plus une critique écolo. Je remarque les points forts et faibles. Exemple: je préfère un restaurant qui utilise une nappe, des serviettes en tissu que ceux qui nous offrent du jetable. Je pense que le tissu est plus classe aussi. Et c’est plus écolo, alors tant mieux.

Le POP! utilise des serviettes et nappes en tissu. Bon point. Sinon c’est un bar à vin. Je me suis donc informé sur les vins bios proposés. Ils en offrent toujours un ou deux, m’a-t-on répondu. En ce moment, on peut y déguster le rosé Château Pech Redon, du Languedoc-Roussillon, (région de Carcassonne) produit par la famille de Lambert des Granges. « On peut, en s’étirant un peu le cou, l’associer à l’histoire du Québec, ce vignoble étant situé sur un emplacement ayant appartenu aux familles Lévis et Montcalm », ajoute Hélène-Andrée Bizier, des relations publiques.

C’est peu, mais comme le rappelle madame Bizier, le sommelier du Pop!, Francis Archambault, recherche plutôt les vins d’exception dont certains, même s’ils ne sont pas certifiés biologiques, s’en rapprochent.

D’ailleurs, il faut ajouter que le cellier du POP! contient un Côte du Rhône, le No Wine’s Land, un syrah produit à Cornas, par le Domaine du Coulet. Ce vin est certifié biologique et biodynamique. Excellent paraît-il. De quoi confondre ceux qui pensent que les vins biologiques ne sont pas bons.

J’ajouterai que Jean-François Demers, qui était le porte-parole de la Fête éco-bio-paysanne, a fait découvrir deux excellents vins biologiques lors de son passage à Libre comme l’air l’émission radio-canadienne animée par Dominique Poirier.

Mon autre question sur la nourriture servie lors de nos passage était sur sa provenance. Locale ? Il semble car la charcuterie est fabriquée dans les cuisines du POP! et provient d’un seul fournisseur: Porc Meilleur. Les porcs sont élevés sur la ferme Palardy, à Sainte-Madeleine et transformés par Porc Meilleur.

Les autres produits viennent également de fermes locales. En voici une liste :
la Ferme Persil Perlà, située à Saint-Ours fournie les pousses gourganes, fleurs romarin, basilic, amarantea, pois sucrés, etc. Monsieur Bertrand, fournisseur de légumes fins, Crabes Gaspésie ; une marée livrée express par autocar , Serge Lucien Destéredjian : champignons , Lirode Champignons sauvages : champignons, La Petite Campagne (Pascale Dufour) Rimouski : Pintade, Poissonnerie Norref : poissons

Par ailleurs, celle qui s’occupe des desserts, dont le sublime pot de crème chocolat, caramel et sel de Maldon (crée par Patrice Demers, reçu chez Dominique Poirier), Michelle Marek s’approvisionne au marché Jean-Talon. Elle blogue aussi.

Il est donc intéressant de savoir que les grands restaurants comme POP et Laloux s’approvisionnent localement auprès de producteurs choisis et fidèles.

De plus, ces deux restaurants recyclent le papier et le verre. Laloux le fait depuis plus de 15 ans. Ils récupèrent aussi les restes pour les distribuer vers des organismes. Mais ils ne compostent pas encore. Personne n’est parfait. Le prochain projet?

Finalement, 80% du personnel vient travailler en vélo, m’a-t-on dit pour compléter l’aspect écolo.

Le seul aspect négatif. Ces dernières bouchées sucrées pour terminer la soirée étaient de trop. Après le bonheur du dessert et du délicieux pot de crème, ces bouchées tombaient à plat. Tout à fait quelconques et fades. Je les ai goûtées mais n’en a finit aucune.
Du pur délice. Le meilleur dessert à vie. Exceptionnel.

Belle ambiance
Des tartes-pizzas dont celle au boudin ( j’adore le boudin)

Les charcuteries. J’aime mais je ne suis pas une super fan. Il y en avait trop. Je n’aime jamais ça car je pense toujours à ce que l’on a en fait lorsqu’on ne finit pas le plat. Je préfère en avoir moins et en redemander. Tous les restaurants devraient d’ailleurs fonctionner de cette manière. En proposer moins mais resservir.
Comme le mentionne Pat Dion les fruits de mer et poissons étaient divins.
Et l’accord mets-vins parfait.

22 ans aujourd’hui, j’arrivais…

Le 16 août 1987, une jeune fille pleine de rêves et totalement excitée par l’aventure, arrivait à Mirabel pour passer un an comme jeune fille au pair à Ottawa, plus exactement Orléans en banlieue.

C’était aussi un dimanche, humide et chaud. Le père des enfants m’attendait à Mirabel. On a pris la 50 puis la 17 pour se rendre dans sa famille à Rockland. La rivière des Outaouais m’avait paru si gigantesque pour la petite européenne que j’étais. L’immensité des paysages m’avait totalement subjuguée.

Les trois enfants que j’ai gardé pendant deux ans ont grandi. L’un d’eux se marie le 19 septembre prochain. Il a 29 ans. Sa soeur a eu 30 ans cette année. La dernière a 25 ans. Elle avait trois ans quand je suis arrivée. La vie passe vite…

Je partais pour une année, pour apprendre l’anglais, pour voir du pays, pour oublier un copain qui venait de me briser le coeur, me trompait et avait aussi une copine à Vancouver, pour voir du pays, faire une expérience, etc.

Pourquoi le Canada? Car je voulais partir loin, tant qu’à partir pour une année. Et qu’il était trop difficile d’être jeune fille au pair aux États-Unis.

Pourquoi Ottawa? Car c’est le premier organisme qui m’a répondu, celui d’Ottawa. Mon autre choix était Toronto. C’était The Swiss Agency géré par une certaine Wendy.
Après quelques mois, la mère des enfants m’a demandé si je voulais rester une année de plus. J’ai accepté tout en décidant de m’inscrire à l’Université d’Ottawa en Science politique. Et voila, 22 ans plus tard je suis toujours au Canada, déménagée à Montréal pour mon plus grand bonheur en 1998, en pleine crise du verglas. J’ai obtenu la nationalité canadienne en 1993, étant maintenant une double citoyenne.

Ai-je voulu repartir? Pas vraiment sauf quand ma soeur m’a annoncé qu’elle était enceinte. Je n’ai réfléchi que quelques semaines pour abandonner l’idée.

Le moment le plus difficile: la mort subite de mon père. Heureusement, j’étais bien entourée et j’avais un travail qui m’a permis de partir deux fois deux semaines en un peu plus d’un mois.

Pourquoi je reste: car c’est ainsi, ma vie est à Montréal. Ma ville. Car je suis heureuse, je me suis trouvée. Je suis maintenant autant, et sinon plus québécoise que Française. Mais j’ai déjà dit et redit que les deux nationalités sont en moi. Mes racines sont françaises et auvergnates. La France m’a élevée, m’a donné la vie, m’a guidé durant mon enfance et mon adolescence. Une partie tellement importante de sa vie fait que mon pays d’origine reste marqué dans mes gênes. Tandis que mon pays d’adoption a forgée l’adulte que je suis devenue. Il représente mon présent et mon avenir.

Un heureux mélange qui rend impossible tout choix. Quand certains disent que l’on ne peut avoir deux nationalités, qu’il faut choisir, ils ne savent pas de quoi ils parlent. C’est impossible. Comment choisir entre sa mère biologique et sa mère adoptive? Le lien est différent mais le choix est déchirant.

De retour après la pause

Un ami m’a écrit hier pour me demander s’il devait s’inquiéter du peu de billets que j’écris en ce moment. C’est vrai. Je délaisse ce blogue mais c’est seulement conjoncturel. Je travaille à temps plein à Radio-Canada, plus des articles à écrire, mon blogue sur Branchez-vous et les deux premiers livres de ma série jeunesse à fignoler. C’est beaucoup donc je n’ai pas le temps…

Et puis, j’écris régulièrement sur Twitter, ce type de micro-blogging que vous pouvez suivre dans la colonne de droite sous ma photo. C’est plus rapide. Il est vrai que vous ne pouvez commenter. Sauf que les commentaires ne se bousculent pas.

Bref, ce blogue reprendra un peu de vie dès cette fin de semaine. J’écrirai de Los Angeles où je vais passer trois semaines. Je vais garder l’appart et les chats de ma copine et collègue Mariève-MJ-Paradis ( MJ car elle a couvert de long en large la mort de Michael Jackson comme pigiste, démontrant qu’il faut sauter sur les occasions même funestes lorsqu’elles se présentent).

Mariève se marie à Montréal donc je me suis sacrifiée pour passer quelques jours avec ses minous pendant que mes charmants voisins gardent les miens. Mariève et Charles reviennent le 24 août à L.A pour une semaine. J’en profiterai pour vadrouiller et camper sur la route 1 entre L.A et San Francisco ( débranchée d’Internet donc ce blogue sera inactif. Surveillez Twitter, que je pourrais updater grâce à mon Iphone). Tout suggestion de camping sur la plage, au bord du Pacifique et autre chose à ne pas manquer sont les bienvenues…

Ensuite retour à L.A pendant le voyage de noces des nouveaux mariés. J’aurai sûrement des milliers de choses à raconter et des centaines de photos à poster, à moins que ce ne soit le contraire…D’ailleurs je dois aller m’acheter une autre carte mémoire avant mon départ samedi matin…

Voila donc mes prochaines semaines. Je serai de retour mi septembre pour lancer mes deux livres jeunesse, les histoires d’un pirate écolo et de ses amis. Sortie en librairie le 25 septembre. Je serai aussi une chroniqueuse environnement régulière à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Mon automne sera toujours marqué par les salons du livre, celui du Saguenay pour le lancement du Pirate, puis celui de la Péninsule acadienne à Shippagan où je suis invitée. Une première pour moi…Vivement que ce soit celui de Québec ou de Montréal. Signification de gloire 😉

D’ici là, racontez-moi vos pires cas de greenwashing au Québec. C’est pour un article…

Tournée des bars sur Masson


Je prévoyais faire un résumé de notre charmante tournée des bars sur Masson réalisé il y a deux semaines, mais mon voisin et ami David Bruneau l’a magnifiquement fait sur son webzine Hysterie.

J’ajouterai qu’une de nos voisines ( c’est un village le quartier de la Promenade Masson où tout le monde se connait), l’illustratrice Elise Gravel, m’a souligné que ses voisins faisaient une tournée des bars de Masson annuellement. Nous n’avons donc rien inventé.

J’ajouterai aussi que c’était une soirée hyper agréable, rires et blagues au rendez-vous. Cela faisait longtemps que je n’avais pas fermé un bar. Mentionnons que changer de bar toutes les 30 minutes ou heures permet de ne pas s’ennuyer.

La promenade Masson est intéressante à cause de sa diversité. Anciens et nouveaux résidents s’y cotoient allégrement et sans problème. Sauf que ce n’est pas gentrifié comme le Plateau. Espérons que nous y échapperons surtout grâce à l’absence de métro ! Finalement ce qui nous agace parfois, nous les résidents de ce quartier, est surement un avantage pour sauvegarder ce secret bien gardé de la Clique du Plateau.

On veut bien partager, que la rue continue à se développer, que les prêteurs sur gage (les deux derniers) ferment boutique mais pas trop. La Promenade Masson ne veut surtout pas devenir Mont-Royal et le Vieux Rosemont ne veut pas devenir le nouveau Plateau. Même si on a aussi notre lot de vedettes, le bar Chez Baptiste, la boulangerie les Copains, Première Moisson, Frites Alors (fermé en ce moment ???) et bien d’autres.

Bref, cette tournée des bars se promet d’être récurrente et de devenir un événement plus qu’annuel. Pas trop souvent quand même car la rareté en fait son charme.

En passant, Choupie la Chouette, une chouette en plastique, est devenue notre mascotte et nous accompagne partout. C’est ainsi. Il n’est pas nécessaire de chercher à comprendre.

Pour voir les photos de la tournée, c’est ici.

Les différences entre la France et le Québec

On me demande souvent d’identifier ces différences. Très difficile. Mais souvent les Français ont une critique envers les Québécois: ils se font difficilement des amis lorsqu’ils immigrent ici. Je n’ai jamais ressenti ce problème.

J’ai une explication: je suis arrivée jeune (20 ans) et je suis allée à l’Université. Par ailleurs, je ne suis pas arrivée en couple. J’ai noté que les couples de Français qui arrivent au Québec ont tendance à s’enfermer dans leur couple justement. C’est normal et facile mais rien pour favoriser les contacts extérieurs. Je pense aussi que l’attitude un peu hautaine et condescendante de certains Français rebutent parfois les Québécois. Aussi certains Français croient qu’on va les recevoir avec les honneurs et que leur statut d’immigrant fait que les Québécois (et parfois les autres Français immigrés) leur doivent l’hospitalité et la visite touristique…Désolée, mais ça se gagne…

Mais (grâce à Marie-Julie) j’ai trouvé l’explication la plus intéressante et plausible sur la différence dans les relations avec les autres sur le blogue d’un Québécois immigré en France, à Paris. Paul explique que l’impudeur et l’ouverture superficielle des Québécois trompent souvent les Français qui restent pantois et déçus devant les fausses promesses. J’avoue qu’il a totalement raison.

Alors compatriotes Français ne prenez pas les promesses des Québécois pour du cash et amis Québécois arrêtez de faire des promesses en l’air. Peut-être que mes deux peuples vont se comprendre un jour…

La bataille de Farrah Fawcett contre le cancer


Farrah Fawcett a produit un documentaire sur sa propre bataille contre le cancer, Farrah’s story (Les 11 épisodes sont en ligne sur ce blogue). Je ne l’avais pas vu avant sa mort. Je viens de le visionner. J’en suis encore bouleversée. Si les images, le message et l’histoire sont émouvantes, la tristesse s’y ajoute maintenant. Car on connait le dénouement de sa bataille. Elle voulait tellement survivre, elle voulait tellement guérir. Malheureusement elle a perdu.

J’ai regardé Farrah Fawcett avec envie durant mon adolescence. Je voulais ses cheveux, son sourire et ses yeux bleus. Je regardais Charlie’s Angels (Drôles de dames en France) avec passion. J’étais si triste lors de son départ. Je n’ai jamais vraiment aimé celle qui l’a remplacée.

Le documentaire finit en février 2009, soit moins de 4 mois avant sa mort. Après quelques semaines de rémission, elle repart dans une série de traitement qui lui font finalement perdre ses cheveux. Celle qui était connue pour sa superbe crinière ose quand même montrer sa boule à zéro à l’écran. On la voit souffrir et sourire, danser et crier de douleur, vomir, dormir, se facher contre les paparazzis qui la poursuivent alors qu’elle revient d’un traitement en Allemagne. Quelle honte de faire les manchettes des magazines à potins avec la maladie d’une vedette.

Si Farrah Fawcett se pose des questions et se demande pourquoi certains traitements alternatifs ne sont pas offerts aux États-Unis, pourquoi la recherche délaisse certains type de cancer, on ne parle jamais de prévention, en particulier à cause des facteurs environnementaux qui causent le cancer.

En la voyant aller si souvent en Allemagne, je me demandais combien coûtait tous ses traitements ? Comment les simples Américains sans assurance pouvaient bien lutter contre le cancer ou tout autre maladie ?

Finalement, son histoire est celle de milliers de personnes qui luttent contre cette saloperie de maladie. Une lutte qui ravage son corps, son esprit (elle ne semble pas reconnaître son fils qui vient la visiter, menottes au pieds). Ryan O’Neal, le père de son enfant et son fidèle compagnon, témoigne, les larmes aux yeux et des sanglots dans la voix. Le cancer affecte aussi les gens qui nous entourent.

J’écris en ce moment un article sur le cancer du sein. Voir ce film alimente ma plume tout en me remplissant d’émotions. Cela fait aussi peur. Qui veut passer à travers ce calvaire ? La recherche nous offre des traitements qui font vivre les compagnies pharmaceutiques. Mais qui s’occupent de la prévention ? Je veux bien manger bio, faire du sport, ne pas fumer mais enlevez donc de ma vie les produits chimiques qui la jalonnent.

Autres articles sur le cancer:
Soleil et crème solaire: qui est le plus mortel ?
Quand on découvre une bosse au sein…
Lien entre cancer du sein et pollution
Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
La pollution peut-elle causer le cancer du sein ?

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

Michael Jackson: la folie du personnage et des fans

Je fais donc comme tout le monde. Je parle de Michael Jackson. Je ne diffère pas des gens de ma génération. Ce roi déchu de la pop a marqué mon adolescence. J’ai acheté l’album Thriller, puis les premiers albums des Jackson 5, puis Bad, puis j’ai cessé. Pourquoi ? Car le Mickael Jackson que j’aimais n’existait plus. Mais ses merveilleux souvenirs, chansons et vidéoclips restent.

Si le personnage triste, fragile et drogué aux médicaments qu’il est devenu ne m’intéressait pas, je ne peux m’empêchais de me questionner devant la fragilité psychologique évidente de certaines vedettes. Outre Jackson, souvenons-nous de la fin de vie d’Elvis, sans parler de Marilyn Monroe!

L’équilibre psychologique est difficile à atteindre. De nombreuses blessures viennent jalonner notre vie, surtout notre enfance, pour nous marquer profondément. Michael Jackson ne fait donc pas exception à une partie de la population qui éprouve des problèmes.

Je pense aussi à ses fans qui n’hésite pas une seconde à sacrifier leur vie, leur argent à leur passion pour une seule personne. J’avoue que je trouve de telles passions excessives très bizarres et pas du tout saines. Que l’on aime une vedette, soit. Mais qu’on l’aime à la folie. Cela me dérange. Je trouve que c’est malsain. Très malsain.

Que l’on soit triste, bouleversé, je l’admets. J’ai même versé quelques larmes lorsque Daniel Balavoine est mort en 1986. Mais j’étais une jeune adulte. Maintenant je vais être émue mais pleurer? Je ne connaissais pas la personne. J’ai pleuré à la mort de mon père (c’était le sixième anniversaire hier justement…), à la mort de ma tante, des gens que je connais en personne.

Je reste aussi perplexe devant l’amour que certains fans démontrent à Céline Dion par exemple, comme pour toutes les vedettes. Je crois qu’il faut toujours rester en équilibre. Un équilibre sain qui permet de garder toute notre tête et notre bonheur.

Je parle de Jackson, de la traînée de poudre sur le net et ses chansons sur Branchez-vous aussi.

J’aime le Québec

Je profite de ce 24 juin, jour de Saint-Jean-Baptiste et de Fête Nationale du Québec (journée fériée) pour faire une petite déclaration d’amour à ma patrie d’adoption. Sans jamais oublier mes racines, mon Auvergne natale, le Québec m’a totalement séduite. Et je le dis haut et fort. Le 16 août prochain, je fêterai déjà mes 22 ans ici. J’ai désormais vécu plus longtemps au Canada ( incluant l’Ontario) qu’en France.

Être immigrant nous permet d’être de meilleures personnes, en général. De s’ouvrir aux autres, d’apprendre, de devenir débrouillard. Si mon accent s’est modifié, ma vision de la vie aussi. Je suis une française devenue nord-américaine, une québécoise mélangée d’auvergnate. Bref un joyeux mixte. J’ai adopté de nombreuses caractéristiques des Québécois, tout en gardant certaines françaises. Je chiale toujours autant lorsque je conduis mais je ne supporte plus l’espèce de confrontation permanente envers les autres à laquelle se livrent si souvent les Français. Autre point qui me tombe sur les nerfs. Les Français ont de l’humour mais ne savent pas s’arrêter. Ils épuisent une blague jusqu’à l’indigestion. Pénible.

Pour ne pas donner que des défauts des Français, je dois reconnaître leur goût pour le beau et le bon, leur manière de s’exprimer et de défendre leurs idées…

Bref, chaque peuple à ses qualités et ses défauts. C’est cette diversité qui fait de notre Planète un lieu si intéressant à découvrir.

Je parle aussi de mon amour pour le Québec sur Branchez-vous.

Jour de pluie


Vous n’aimez pas la pluie ? Elle ne me dérange pas vraiment car je suis une travailleuse autonome, je travaille quand il pleut et je sors quand il ne pleut pas. Elle m’évite d’arroser les plantes et leurs fleurs. Et puis la température a peu d’influence sur moi. On ne peut changer la météo, cela ne sert à rien donc de s’en faire, de chialer et de se fâcher. Je concentre mon énergie sur ce que je peux changer et non le contraire.

Mais la pluie fait de magnifiques photos. En voici quelques unes prise il y a quelques jours.




L’aberration des rues en garde partagée à Montréal !!!

Photo: Véronique Savoie

Les rues de Montréal sont en garde partagée entre les arrondissements et la ville centre. Une autre aberration de la division des responsabilités entre ces deux niveaux de gouvernements. Un autre argument pour Louise Harel. Puisque les pistes cyclables sont sous la responsabilité de la ville centre (une bonne chose pour pouvoir sillonner l’île), on assiste à des situations ridicules.

Comme la rénovation de la rue St-Zotique a deux vitesses. C’est une rue entourée d’une piste cyclable. L’une de mes amies m’a envoyé des photos car elle emprunte ce chemin en vélo chaque jour. Elle n’en revenait pas. Pourquoi ? Car la rue a été asphaltée sauf les deux extrémités qui sont les bandes cyclables identifiés par des poteaux. Une piste cyclable en très mauvais état. Je l’emprunte souvent. Véronique me dit que c’est la même chose que la rue Boyer. De l’asphaltage non uniforme. Une séparation entre la rue et la piste cyclable. Bizarre.

En m’informant auprès de l’arrondissement, j’ai donc appris que la rue est en garde partagée. La partie de la rue empruntée par les automobilistes a été asphaltée par l’arrondissement tandis que la piste cyclable doit attendre le bon vouloir de la ville centre. Qui est en retard par rapport à l’arrondissement qui a effectué les travaux dans les temps. Ce qui donne l’impression qu’on favorise les automobilistes au détriment des cyclistes. Ce n’est pas le cas. C’est plutôt la ville centre qui se traîne les pieds. Quand vont-ils refaire l’affreuse piste cyclable? Très bientôt m’a-t-on dit. Sauf que la saison de vélo a déjà débuté. Ils attendent quoi ? L’automne?

Pourquoi ne pas avoir refait la rue en entier en même temps ? Ce n’est pas clair mais les contrats ne sont pas octroyés au même entrepreneur. C’est donc ça l’une des aberration totale de la nouvelle ville de Montréal ! Pourquoi ne pas s’entendre pour donner le contrat au même entrepreneur qui ferait tout en même temps ? Ou alors au mieux, s’arranger pour le faire en même temps ? RIDICULE, totalement ! Combien d’autres cas?

Voler des plantes

Le retour de l’été marque un problème: le vol de plantes et fleurs. Régulièrement on m’en parle. Notre ruelle verte s’est faite voler un petit arbre. Les pots fleuris que nous installons dans la ruelle pour ralentir les voitures se sont voler durant la fin de semaine. Mon centre de yoga se fait voler les plus belles plantes qui ornent leur devanture. C’est quoi cette manie ?

Il faut vraiment avoir du toupet pour voler des plantes qui ne coûtent que quelques dollars. En plus je suis persuadé que ce ne sont pas les plus pauvres qui les volent. Et pourtant, tant de villes ou organismes donnent des plants, des semences. Profitez-en donc au lieu de venir vous servir dans nos plates-bandes.

Cela ne semble pas être une spécialité québécoise ou montréalaise puisque j’ai noté cette petite affiche (ne volez pas les roses) sur une plate-bande à Los Angeles. Et ce n’était pas dans le quartier le plus pauvre. Non pas du tout, c’était sur Sunset Boulevard.

Se raser la tête pour les enfants

On a vu Dany Turcotte et André Ducharme se faire raser la tête à Tout le monde en parle. Mais je trouve que pour les hommes le défi est moindre. Aucune comparaison avec une femme, surtout et en particulier lorsque celle-ci à une longue crinière.
Pascale Grignon ne manque pas de cheveux, ni de courage. Ma voisine se fera raser la tête dimanche prochain, le 7 juin à 10h30. Sa longue chevelure brune disparaîtra donc sous le rasoir pour une bonne cause, celle des enfants. Elle participe au défi des têtes rasées de Leucan. Son objectif? Ramasser 10 000 $. Elle l’a atteint à 85 %. Il lui reste 60 (non 59) dons de 25 $ . Aidez-là à l’atteindre. Pour donner c’est ici.

Vivre au coeur du désert


Agrandir le plan

Le depot centerUne amie que l’on peut trouver dans le désert, présenté au depot center


Lorsqu’on a traversé le désert de Mojave ou du moins la partie « Parc national », nous avons rencontré Lisa, bénévole au depot center à Kelso, une bourgade de 24 personnes au coeur de nul part ou plutôt au coeur du désert. Une ville fantôme, comme le dit Wikipedia, qui doit son nom à un travailleur qui a gagné un concours!

Lisa habite à cet endroit depuis plus d’un an car son mari travaille pour la compagnie de chemin de fer. Elle fait son magasinage à long terme à Las Vegas, qui se trouve à 100 miles soit environ 2h30 de voiture.

Comme le disait Mariève, il ne faut pas manquer de lait sinon on s’en passe. Car la plus proche épicerie ou dépanneur est à 1h30 à Baker. Lisa avait l’air très heureuse de son sort. Elle nous a fait envie en racontant le ciel étoilé du désert. Au point où on lui a demandé s’il y avait un endroit pour dormir à Kelso. Je crois qu’on se serait laissées tenter, mais non Kelso n’offre pas le gite, sauf si on est prêt à camper. Nous n’avions pas l’équipement, puis les serpents et autres habitants du désert nous inquiétaient.

Lisa nous a aussi déconseillé de grimper au sommet des dunes de Kelso en plein après-midi sous un magnifique soleil et une température d’environ 45 degrés celcius! Rassurez-vous, nous n’avions pas l’intention de le faire et ne l’avons pas fait. Nous sommes restées au pied des dunes, à lire dans un autre épisode.

Pour en savoir plus sur le désert, ses habitants, ses défis et la vie de Lisa, elle tient un blogue super intéressant, en anglais. Pour rêver et apprendre !

La face cachée de Las Vegas: Red Rock Canyon

Las Vegas est en plein milieu du désert. Ce qui fait qu’à quelques minutes du centre ville, on trouve de magnifiques et enivrants paysages comme le Red Rock Canyon. Nom qui vient des roches de grès de couleur rouge comme le mentionne Wikipedia. On voulait y faire une randonnée mais le manque de temps et la chaleur nous ont limités à une virée en voiture sur la route panoramique qui fait à peu près 12 ou 13 miles. On ne peut faire demi-tour car c’est un sens unique. On s’est fait prendre par la nuit mais ça vaut la peine. Quelques arrêts ont suffi pour contempler ce que nous offrez la nature et écouter le silence.

Malheureusement, ce silence (un baume après le bruit omniprésent des machines à sous et des cris de Vegas) était brisé par un idiot-pollueur nous offrant la musique de sa radio à fond, tout en laissant tourner le moteur évidemment. Certains ont vraiment du mal à respecter les autres et se moquent du silence nécessaire à l’admiration des excroissances de la Planète.

Au deuxième arrêt, je n’ai pu m’empêcher de lui en faire la remarque. Ça n’a rien changé mais ça m’a soulagé.

Un vidéo de 30 sec du paysage que l’on voyait de la voiture et la voix de notre charmante amie du GPS….

Souvenirs d’Hollywood


Ma super guide de L.A, Mariève, a sorti cette photo prise par Charles, son photographe personnel et son fiancé ou chum ou futur mari…Merveilleux souvenir de la visite de Hollywood. Un excellent photographe en passant. Vous vous en apercevrez en fouillant le blogue de Mariève.

Vegas, ville de tous les vices, vraiment?

Que va faire Cécile Gladel, l’écolo, à Las Vegas, m’ont demandé certains amis ? Je suis curieuse, je voulais découvrir cette ville que l’on dit de tous les vices. Je voulais aussi découvrir la ville qui constitue le décor d’une série que j’adore, Crime Scene Investigation – CSI ou les Experts pour les francophones. Et puis mes voisins, Lisa Marie Noël et David Bruneau allaient s’y marier, j’étais la seule témoin. Une occasion à ne pas manquer. Puis mon amie et collègue, Mariève Paradis venait nous y rejoindre.

Évidemment, la ville est bruyante, éblouissante avec ses néons, fausse avec ses répliques de la tour Eiffel et autres parties du monde comme Venise, mais surtout obscène dans son avidité pour l’argent, le sexe et l’alcool. Obscène aussi par le nombre de voitures, de grosses voitures qui ne cessent de faire tourner leur moteur pour la climatisation. Car il fait chaud à Vegas. Encore plus lorsque les moteurs tournent.

À Vegas, l’argent est le roi, l’alcool la reine. Tout est fait pour vous faire dépenser. Le plus possible. On vous donne des invitations VIP pour un bar, un club privé, une piscine privées ? Gratuit ? Pas vraiment, car le prix des cocktails, de la nourriture vous ruinera rapidement ! Un exemple. À mon arrivée, au club Wet Republic (invitations gratuites), j’ai payé 29 $ US (32 avec le pourboire = 38,28 $ CAD) pour un cocktail et un panini.

À Vegas, on boit donc partout, dans la rue, les piscines, partout. On fume aussi. Pas question de perdre des joueurs qui voudraient sortir griller une cigarette. On croise aussi de nombreux distributeurs de petites cartes montrant des images de filles à poil qui vous invitent à les appeler. Ils claquent leurs cartes pour vous attirer. Mes amis, Lisa et David, ont décidé, un soir, de prendre toutes les cartes qu’on leur tendait. La pile était imposante.

Vegas, c’est aussi le vieux quartier où tout a commencé. Moins clinquant, fringant, plus inquiétant plus quétaine, mais surtout plus authentique et sympathique. J’ai préféré.

Finalement, Vegas est une erreur. Et une double erreur car elle fut crée par les Mormons tel que le mentionne Wikipedia. Une ville en plein milieu du désert qui consomme et vit comme si l’eau et la nature étaient des ressources illimitées ne peut qu’être une erreur. Durant tout notre séjour, on s’est demandé qui avait eu la judicieuse idée de créer une ville à cet endroit.

J’ai rencontré à Santa Monica, par hasard, le frère de la journaliste et correspondante de Radio-Canada Anyck Beraud (une ancienne de la Rotonde comme moi), qui travaille pour le Cirque du Soleil à Las Vegas. Il y vit donc depuis plus d’un an. Il a décrit Vegas ainsi: «C’est la rue Crescent à la puissance 1000 que l’on aurait déposée au coeur de Laval». Ainsi, les touristes ne découvrent que la célèbre « strip », le Las Vegas boulevard alors que le reste de la ville ressemble à n’importe quelle autre ville.

Mes voisins qui ont habité six mois à Vegas me disaient hier que ce n’était pas la ville de tous les vices, mais seulement une image pour attirer les touristes. Ils me disaient que dans une soirée VIP, ils se sont fait virer et retourner manu militari sur le trottoir à peine 30 secondes après avoir allumé un joint. Tout dépend du vice finalement. Les États-Unis ont certains vices préférés.

Vegas c’est aussi le désert, omniprésent et les incroyables et magnifiques paysages comme le Red Rock Canyon dont je vous reparlerai. Cette virée vaut un billet à elle seule.

Ah oui, j’allais oublier. J’ai joué à Vegas, bien entendu. Et j’ai gagné. Je suis repartie avec 60$ de bénéfice. J’ai joué 25 $ offert par mon hôtel, le MGM, plus 2 $ de mes poches pour gagner 45 $ aux machines à sous. J’ai aussi testé la roulette (et aimé) pour la première fois de ma vie. En suivant l’experte Lisa j’ai gagné 15 $!

Bataille pour sauver la baguette aux États-Unis

Certains américains ont leurs priorités comme celle rapportée dans cet article de se plaindre contre le non-renouvellement du visa de la boulangère. L’article de France Amérique me fait rire quand on parle de délice. Ce qui me fait c’est la citation: «C’est une tranche de Paris chez nous»…C’est que la baguette existe dans toute la France pas seulement à Paris.

Je trouve bien drôle aussi qu’on parle du choix des fonctionnaires de Paris. Mais n’est pas d’employés américains dont on parle? Aussi cela définit bien les États-Unis. Si tu ne fais pas assez de bénéfices, tu décolles. Finalement, l’histoire finit bien grâce à la mobilisation des citoyens.

Vivre le rêve Californien


Avant de partir, Martine m’avait dit que la Californie est une grande séductrice. C’est vrai. Autant que les Californiens ! Non pas les sauveteurs musclés que l’on voyait dans Alerte à Malibu mais les surfeurs qui envahissent la mer dès qu’une vague se pointe. Une passion. J’ai même vu un cycliste avec une installation pour porter sa planche. Mais je n’ai pas été assez rapide pour le prendre en photo.

Je crois que Los Angeles n’est pas aussi séduisante que San Francisco. Mais je ne sais pas car je n’ai pas visité cette dernière. Sauf que L.A a des défauts. Ses énormes autoroutes, des tentacules qui étouffent la ville de la pollution automobile, qui séparent fermement les quartiers. Parlons-en de la pollution, omniprésente telle une écharpe brune.

Il faut dire que la ville n’est pas vraiment faite pour se déplacer autrement qu’en voiture, à part peut-être si on habite à Venice ou Santa Monica. Mais je n’ai pas tester le transport en commun. Mariève Paradis, ma collègue et amie qui m’a accueillie devrait le faire aujourd’hui. À suivre.

D’ailleurs dans son dernier billet, Mariève raconte notre épisode de discussion avec un pompier de Beverly Hills. À lire puisqu’il nous a expliqué comment on pouvait arbitrairement baisser l’amplitude d’un tremblement de terre pour éviter des dépenses…Important et d’actualité car la Californie vote aujourd’hui. Un état en presque faillite, ai-je appris. Le texte de Mariève explique le tout mieux que je ne saurai le faire.

J’ai pris des centaines de photos, en voici quelques unes avec le vélo pour thème. D’autres suivront dans les prochains jours.
À Venice en route pour Santa Monica

Nous avons loué des vélos ici. 15 $ par jour, 6$ de l’heure. J’en rêve pour Montréal.
Sur la rue à Santa Monica
À Santa Monica

La traversée du désert entre Vegas et LA






Quelques photos qui ne peuvent décrire que le millième de tout ce que j’ai vu lors de la route entre Las Vegas et Los Angeles. Deux jours de chaleur mais d’hommage à la nature qui nous donne des merveilles. Dommage qu’on ne prenne pas soin de notre planète.
Surtout dans la ville de tous les excès qu’est Las Vegas. L’environnement est loin des préoccupations dans cette orgie de consommation. Mais j’y reviendrai.
Los Angeles est polluée. On voit cette brume brune de loin et surtout hier lors de notre arrivée à Santa Monica. Lorsqu’on voit le nombre d’autoroutes et de voies, on comprend que la voiture est reine. Même si les Prius sont nombreuses. Le bord de mer entre Ventura et Malibu est somptueux.

Vacances de rêve

Ce blogue sera un peu abandonné pour la prochaine semaine. Je pars demain matin pour Las Vegas afin de marier cette jeune fille. Enfin de témoigner plutôt. Car je serai la seule témoin. Un honneur !
Ensuite je laisse les nouveaux mariés s’envoler vers le Japon d’où ils nous conteront leurs histoires.
De mon côté, je prendrai la route de Los Angeles en compagnie de Mariève, à travers le désert. On prendra notre temps et on doit éviter la route 66 pour traverser le désert de Mojave. J’ai hâte ! Ensuite je passe la fin de semaine à Los Angeles, en Californie avec Mariève et son chum assez gentils pour m’accueillir ! Mon rêve d’aller en Californie. Malibu, Santa Monica, Hollywood Boulevard, j’arrive. Serai-je séduite?
Je sais que Las Vegas, son bruit, son toc et son vice me laisseront de glace. Je veux voir mais deux jours c’est largement suffisant.
Je prendrai des photos. Bien sur. Rendez-vous en fin de semaine.

Les mots anglais utilisés en France

Mon collègue Fabien Major m’inspire en ce matin de fête des mères au Québec. La fête des mères est le 7 juin en France.

Je reviens d’une dizaine de jours en France et chaque fois je le remarque. Les Français utilisent des mots anglais à tour de bras. La gay pride, les people, etc. Le tout avec l’accent typique des Français.

Les Français ne considère pas leur langue en danger donc ils ne jugent pas urgent de la protéger. Chaque fois qu’un visiteur français vient me voir au Québec, il est impressionné par l’attachement des Québécois à leur langue et les moyens qu’ils prennent pour la protéger. Même avec l’accent, les fautes et les anglicismes.

Autre truc qui m’a fait rire en France. Il y a une nouvelle émission : Les petites stars, un hybride entre l’école des fans et Star Académie. Certains chantent en anglais sauf que je ne comprenais absolument pas les paroles tellement l’accent était épouvantable. D’ailleurs, l’un des juges, Gilbert Montagné, qui est aveugle et a donc une oreille encore plus développé, a dit à l’un des participants qu’il devrait travailler sur son anglais pour le chanter…

C’est ça. Les Français s’obstinent à inclure des mots en anglais dans leur langue même si leur prononciation est épouvantable. Je le sais, j’ai gardé certains symptômes ! Demandez-moi de prononcer Beach et Bitch….Moi je vais à Virginia Bitch et non Virginia Beach. Dur, dur.

Les "spécial écolo" des revues…

Chaque magazine fait son petit « spécial écolo », surtout pour les numéros d’avril car c’est le mois du Jour de la Terre le 22 avril prochain. Évidemment, je les achète. Car je suis une maniaque de revues et que je couvre l’environnement. Je veux lire ce qu’ils écrivent, font, qui a écrit les articles, etc. Je regarde aussi s’ils parlent parfois de mes livres. Intéressée donc pour de multiples raisons. J’en avais ramené une véritable cargaison de France en mai dernier. Les revues françaises avaient aussi sentit l’intérêt du public pour l’environnement. Sauf que trop souvent, les articles sont sporadiques, peu fouillés, répètent les mêmes choses et présentent le recyclage comme le summum du geste écolo. Passons à autre chose.

Je donc suis souvent déçue car il ne s’agit que de quelques pages qui se fondent dans le reste du contenu. Aussi car les mêmes sujets se répètent de revue en revue.

Voici celles qui ont retenu mon attention ces derniers mois.

Espace Parents propose un spécial écolo. Vert bien sûr. Intéressant même si c’est un magazine de TVA Publications (Je boycotte cette compagnie et j’ai fait exception pour ce numéro et Clin d’Oeil dans lequel j’ai un article sur les Locavores). Juste déçue que dans la section nouveautés, on propose un livre de la France. Oui on parle de mon livre, l’écolo junior en page 31. Ouf;-)

Ricardo aussi propose un spécial édition verte dans le numéro du printemps. C’est celui qui m’a le plus déçue. Vraiment pas grand chose…On aurait pu faire beaucoup mieux.

-Dans le même ordre de déception, le numéro 100 % vert de Moi&cie du 25 septembre au 10 octobre 2008. Pas grand chose.

-Une revue passionnante, Québec Science parle souvent d’environnement et depuis longtemps. Ils n’ont pas attendu que ce soit la mode. Dans le numéro de Dec2008-janv2009 on parlait de la vaisselle jetable et compostable ainsi que de la Gaspésie rongée par les changements climatiques. Ce mois-ci c’est le nucléaire.

-Le Sélection d’avril présente sa nouvelle chroniqueuse environnement, ma voisine Laure Waridel. Elle est en couverture d’un Spécial Planète.

Châtelaine offre tous les mois une chronique écolo de ma collègue Dominique Forget. Ça c’est un minimum. Châtelaine est cependant le premier à le faire. Dans le numéro d’avril, on parle des produits de beauté biologiques. Bien.

-Le Psychologies français, un excellent magazine qui parle souvent d’environnement et consommation responsable depuis un an ou deux. Le numéro de février consacre 20 pages au bio: reconnaître le vrai, le faux, l’idiot. Un article en ligne intéressant sur les anti-écolos.

-Un habitué de l’environnement aussi, le National Geographic. Le numéro de Mars parle de l’économie d’énergie qui commence à la maison.

Science&Vie, une revue française fait souvent des hors-séries et en a produit un remarquable en juin 2008. Vous le trouverez sûrement dans les bibliothèques et en le commandant par Internet. Le titre: Construire un monde durable.

– Special environnement issue du Times du 13 avril 2009. Sur la couverture : How climate change is causing A new age of Extinction.

-La revue de Martha Stewart, Body + soul a toujours un petit quelque chose sur l’environnement. Is climate change making you sick? se demande-t-on dans le numéro d’avril.

-Flare
du mois d’avril a aussi un dossier sur la mode écolo. Tendance quand tu nous tiens.

Budget Travel qui a un article : How it pays to travel green. Le numéro d’avril 2009.

U.S.News se demande : Can America prosper in the new Green economy? Une flopée d’articles sur les emplois verts, l’énergie, les autos, la réduction de l’empreinte écologique des militaires ainsi que les coûts réels des changements climatiques. Tout un programme.

-La revue Dwell a l’habitude de parler de trucs écolos comme en témoigne le titre de son dernier numéro de mai 2009: Beyond Green From niche to normal. On propose aussi des solutions vertes pour chaque pièce.

-Même Paris-Match s’y met. On souligne l’engagement de la revue pour la Planète en peinturant leur logo sur la banquise. Heu, un peu faible comme engagement, il faudrait beaucoup mieux… Dans le dernier numéro que j’ai acheté, un article sur le troc. En temps de crise, on énumère les exemples de Français qui se débrouillent et pratiquent le troc et autres solutions anti-crise et pro-écolo. Ça j’aime.

-Je m’en voudrais de ne pas mentionner L’Actualité qui a souvent un article sur l’environnement et des reportages web intéressants sur le sujet. Sans compter le blogue sur la maison écolo.

Finalement, les revues qui en ont toujours parlé, qui existent depuis longtemps comme Utne que j’ai acheté à l’aéroport de Détroit l’autre jour.

D’autres revues que j’ai oubliées? Des liens et numéros intéressants?

Virginia Beach : pas aussi reposant qu’on le pense…

Une troisième et avant-dernière journée dans ce voyage de presse à VB. Voyage où l’environnement est mis de l’avant. Enfin, certains points et certaines actions…
Un tour de kayak à First Landing State Park qui se termine en randonnée à cause du vent…superbe… Je marcherai des heures dans ce magnifique parc





eEnsuite direction Busch Gardens. Un parc d’amusement et un zoo. Pas ma tasse de thé. Trop de monde, trop de surconsommation et déchets…Mais…les animaux.
Un spectacle de loups qui m’indisposait. Finalement l’entraîneure nous a expliqué qu’aucun loup n’était obligé d’obéir. Ce que nous avons constaté. Elles ont aussi parlé de la disparition et la protection des loups. En n’insistant pas assez sur la protection de l’environnement, selon moi…

Quelques animaux sauvages. De la sensibilisation. Mieux que rien


Au milieu de l’autoroute, une deux voies réservées au covoiturage. Dans un sens le matin et l’autre le soir.
Un resto « green » qui s’appelle Croc’s crée en 1994 qui sert de l’alligator!!!

Autres articles sur le voyage à Virginia Beach:
La certification Fourchette Bleue
La manie des américains avec les pailles
Surf, randonnées et F18 à Virginia Beach
La vie au bord de la mer à Virginia Beach

Ce voyage était une invitation et payé par la ville de Virginia Beach.

Surf, randonnée et F18 à Virginia Beach

Lorsqu’on pense à Virginia Beach, on pense hôtel au bord de l’océan. Sauf qu’il y a, outre le fabuleux aquarium dont je parlais hier, un parc, le Back Bay National Wildlife Refuge/False Cape State Park.

Et le surf sauf lorsque l’eau est à 9 degrés comme aujourd’hui. Mais certaine folles comme moi tiennent quand même à l’essayer. Croyez-moi, de l’eau à 9 degrés, c’est vraiment froid, même avec une combinaison.

Au moment où j’écris, j’entends le millième F18 qui passe au-dessus de l’hôtel où je suis. Le principal problème de Virginia Beach, la base militaire. Ces fleurons de l’aviation américaine s’entraînent ici à atterrir sur les porte-avions, à toute heure du jour et de la nuit. Déplaisant car assez bruyant.

Lever de soleil vu de ma chambre d’hôtel







C’est bel et bien moi qui fait du surf à genou
Des maisons au bord de l’océan (mon rêve) à l’épreuve des ouragans et inondations

Ce voyage était une invitation et payé par la ville de Virginia Beach.

Ottawa et le salon du livre de l’Outaouais

Visite en images du salon mais surtout de ma région d’accueil au Canada: Ottawa-Hull pardon Gatineau.

Beaucoup de sacs réutilisables…
Mon collègue Michel des Intouchables, toujours aussi populaire…

Tristan Demers, celui qui dessine plus vite que son ombre, anime un atelier-concours.

Tel que je le disais ici, la place du Portage n’est que béton et fonctionnaires. Après 17h et les fins de semaine, c’est mort et laid.

La Cour suprême

La fonte des eaux…

Comment se fait-il que des déchets soient ainsi laissés dans la rivière des Outaouais?
Et ici encore des déchets ?
La glace qui fond et se fracasse
Avec le Parlement canadien en toile de fond

Le Musée des beaux-arts surveillé par un soldat de….plomb ou de béton?
Le château Laurier
Mon premier Loblaws qui a ouvert en 91 ou 92 ?
Un nouvel édifice de l’Université d’Ottawa qui n’existait pas lorsque j’y ai étudié de 1988 à 1994
Le Parlement de face ou presque
La Cour Suprême de face.

Emporter les restes ou les laisser ?

Hier soir, souper avec une amie dans un restaurant où l’on apporte son vin. À la fin du repas, il en reste. Je pense le donner aux voisins mais tout le monde part. Le personnel? Non ils me confirment qu’ils le jettent. Je décide de ramener ma bouteille, au grand dam de mon amie.

Nous filons au cinéma. Durant notre balade à pied, discussion. Elle est offusquée de voir que je ramène la bouteille et que certaines personnes ramènent les restes de leurs repas au restaurant. Pour elle, c’est fait pour être consommé immédiatement et le restaurant est une sortie. Pas question de ramener quoi que ce soit. Ça fait cheap.

De mon côté, je ne suis pas d’accord car le gaspillage me répugne. Si je ne ramène pas la moitié de mon plat ou le vin, tout ceci sera jeté. Inadmissible. Je trouve que c’est également irrespectueux pour les personnes qui ont produit et fabriqué cette nourriture.

On revient au problème de surconsommation et des portions immenses que nous servent les resto nords-américains. Je préfère commander moins et plus petit. Mais je ne me rendrais pas malade pour finir un plat trop gros pour mon estomac. Je ne peux me résoudre à le voir prendre le chemin de la poubelle. Il prend donc le chemin de mon frigo pour un dîner le jour suivant.
Et vous qu’en pensez-vous ?

Pour la petite histoire, ma copine a finalement changé d’avis pour la bouteille de vin. Car j’ai demandé un verre (jetable) au cinéma et nous l’avons fini en regardant notre film…Comme des ados outrepassant un interdit. Avez-vous déjà amené une bouteille de vin au cinéma ?
Mais on a bien failli ne jamais pourvoir la finir. J’ai cassé le bouchon en la rouvrant…Sauf que mon amie a un couteau suisse. Ouf, le bouchon a cédé. La bouteille a fini sa vie avec The Reader!

Vive le Point G



Je ne parle pas de celui des femmes mais la petite boutique, Le point G sur la rue Mont-Royal à Montréal qui fabrique de divins macarons que je viens de goûter pour la première fois…Marie-Julie n’arrêtait pas d’en parler, j’ai donc craqué et j’y suis passée. Ceux à l’érable ainsi que caramel fleur de sel fondent dans la bouche. Un délice.
L’un des propriétaires, à l’accent du midi de la France, Béziers, m’a offert une dégustation de ses crèmes glacées…La première au foie gras. Oui vous avez bien lu, de la crème glacée au foie gras. Goût salé bien sûr et à manger avec du pain. Bon et riche, à essayer. Mais ce n’est rien à côté de celle à saveur d’ananas et basilic. Une belle explosion dans la bouche. La glace aux bleuets de Charlevoix était un peu trop sucré. Quand à la dernière saveur, je ne me souviens plus…Mais leurs prochains essais sont à surveiller…
J’ai également apprécié la préoccupation des propriétaires d’offrir des produits locaux, québécois, biologiques, ayant le moins d’impact possible sur l’environnement.
Leur changement dans le contenant pour partir avec les macarons le démontre. Ils utilisaient le plastique maintenant c’est le carton…Ils ne savent pas encore si c’est vraiment le plus écolo, ils cherchent et testent…
J’y retournerai souvent…

Dix livres en deux minutes…

Je me fais un petit plaisir, un petit cadeau d’anniversaire sur Branchez-vous ce matin. En parlant livres, des livres que j’aime acheter, lire, relire, humer et feuilleter.
D’ailleurs, la saison des salons des livres a recommencé. J’adore les salons. Voir autant de livres, leurs auteurs et surtout surtout découvrir des livres d’auteurs qui ne sont pas invités à Tout le monde en parle, dans les autres émissions, qui ne font pas les manchettes, qui ne sont pas dans les palmarès mais qui font la richesse de la culture québécoise.
Je trouve toujours un peu dommage de voir que nos auteurs québécois ont tant de mal à vivre de leur plume, à part quelques exceptions. Il faut dire que si les Québécois achètent des livres, ils achètent surtout des livres de recettes, de psycho-pop et de biographies écrites parfois par des personnalités qui ont à peine 40 ans et encore…Il me semble qu’il faut attendre d’avoir vieilli un peu avant d’écrire sa vie. Janette Bertrand et Dominique Michel l’ont compris. La biographie de cette dernière m’a permis d’en apprendre beaucoup sur un Québec que je ne connaissais pas, moi l’immigrante…
Les livres qui m’ont marqué sont sur Branchez-vous…en deux minutes. En y réfléchissant, la liste s’allongerait.

Des métiers "féminins" pour les hommes…

Voici un article que j’ai écris pour Workopolis sur les hommes qui occupent des emplois soit-disant réservés ou occupés en majorité par des femmes. Je pensais que cela contribuait à améliorer les conditions salariales pour l’ensemble. Bien non, seuls les hommes en bénéficient. Malheureusement le contraire est faux pour les femmes. À lire ici.

Bashung oh Bashung !


Je l’ai chanté, rechanté, écouté, récouté 1000 fois plutôt qu’une le Gaby Oh Gaby d’Alain Bashung.
D’ailleurs, le premier album que j’ai acheté : Pizza. En 1981…
J’ai découvert sur Internet qu’une autre pochette de l’album existait. Le mien est vieillit mais aussi barbouillé par l’ado que j’étais. Tous mes albums, 33 tours, et les centaines de 45 tours que je possède sont griffés de mon prénom, nom, etc. Faut croire que j’étais possessive de mes coups de coeur musicaux.
Salut Bashung !

Votre vie amoureuse était-elle écolo?

La St-Valentin s’en vient…Misère. Je déteste les fêtes planifiées et programmées dont le seul objectif est de nous faire dépenser ou sentir coupable ou mal. Car dans le cas de la St-Valentin, c’est particulièrement agréable pour les célibataires de se faire rappeler à grands coups de pinceau que l’on n’est pas en couple. On le sait, pas la peine d’insister…
Bref, autant en rire et s’en amuser…Ce que je fais en vous suggérant de vérifier si votre vie amoureuse est vraiment écologique. Comment ? En faisant ce petit test.

Et, ce n’est pas fini. Je vous réserve quelques billets sur l’amour et le sexe écolo d’ici le 14 février…À suivre.