Discriminatoire les centres sportifs réservés aux femmes?

Question qu’on doit se poser puisque ces centres sont très populaires et existent un peu partout au Québec. Certaines femmes s’y plaisent, d’autres, comme moi, n’apprécient pas. J’étais abonnée à Énergie Cardio pendant 5 ans. Au cours des quatre premières années, je fréquentais le centre mixte du Nouveau Rosemont. Parfait. Quand j’ai déménagé dans le coin de la rue Masson, j’étais heureuse de constater qu’un Énergie Cardio venait d’ouvrir. Pas pour longtemps. Ce gym est réservé aux femmes. J’ai dû payer un supplément à mon abonnement pour y avoir accès. En plus, j’avais moins de cours qu’à mon ancien Énergie Cardio. J’ai comblé en fréquentant celui de Mont-Royal et mon ancien gym. Quand je me suis débarrassée de ma voiture, ça ne fonctionnait plus. Je n’ai pas renouvelé mon abonnement. Les centres réservés aux femmes ne me conviennent pas.

J’en ai fait un texte sur RueMasson.com où j’ai consulté des avocates, la Commission des droits de la personne, Énergie cardio et des femmes qui fréquentent ces gyms. On fait le tour de la question. À lire.

J’aurais voulu être une pilote de F1… mais je suis une femme… (AJOUT)

Verra-t-on un jour une femme sous ce casque ? Photo : Cécile Gladel

Périodiquement, quelques femmes ont tenté leur chance en Formule 1. Un article dans la Presse en fait la liste et a réveillé mon vieux rêve. J’ai toujours voulu être journaliste. Aucun autre métier n’a attiré mon attention. Jamais. Sauf un. J’aurais voulu être une pilote de F1. Vraiment.

On comprend que mon premier métier de rêve a été plus facile à réaliser que le deuxième… Je n’ai jamais eu le début d’une chance de percer en F1. Mes parents n’avaient pas les moyens de me payer du karting. Pourtant, j’habitais en Auvergne, proche de Clermont-Ferrand, la ville de Michelin. Mon père m’a seulement permis de piloter le tracteur très jeune, maigre consolation, de gabarit différent d’une formule 1, puis m’a appris à conduire une « vraie » voiture dès l’âge de 14 ans. Bonheur ou torture, puisque je ne pouvais conduire « sur la route » avant d’obtenir mon permis, quelques jours à peine après mes 18 ans. Autant vous dire que je piaffais d’impatience, en parcourant les chemins de terre autour de chez moi… et quelques rares incursions sur la route. Sans permis. Vive la campagne.

Plus de 30 ans après le début de ma passion pour la F1, les femmes en sont toujours exclues. Sauf pour la décoration. Les femmes sont largement utilisées pour les publicités en tout genre. La pitoune fait encore les jours heureux des chars. Pourtant, les femmes s’intéressent à la Formule 1 comme sport tel que le démontre le site Femin-F1 que j’ai découvert il y a deux ans.

C’est vrai que des femmes se pointent dans les écuries dans des postes autres qu’attachée de presse. Mais on présente encore la grille de départ avec des pitounes légèrement habillées à titre de porteuse de drapeau, pendant que quelques femmes sont ingénieures, directrice d’écurie et autres.

Ne nous y trompons pas, malgré ces quelques avancées, on est loin du moment où une femme fera son entrée en F1. Alors que les hommes y font leur apparition dès l’âge de 20 ou 21 ans parfois, Danica Patrick, pilote de Indy depuis plusieurs années, semblent devoir faire ses preuves à la dure avant de penser peut-être intégrer la reine des courses automobiles.

Dans l’article de la Presse, le patron du Grand prix du Canada, François Dumontier, pense que la résistance physique des femmes a joué dans leur absence. Je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est une raison facile et une bonne excuse. Une excuse acceptable dans les cas de force physique. Mais la résistance physique qui est primordiale en F1 et non la force physique (les pilotes de F1 sont assez petits et minces) ? J’en doute. Je crois que les femmes sont pratiquement aussi résistantes que les hommes. La preuve ? Les temps des femmes dans les marathons et les longues distances se rapprochent des hommes.

Au contraire, il semble que les femmes qui ont tenté leur chance en F1 n’ont jamais eu la moindre chance de faire réellement leurs preuves à cause d’une voiture beaucoup moins compétitive que celles dont bénéficient les hommes. On ne leur a jamais donné la chance de montrer leur talent de pilote. Prenez Michael Schumacher et ses performances cette année. Il n’a pas le même type de voiture qu’à l’époque de sa domination avec Ferrari. Il ne gagne pas. On aurait déjà montré la porte à une femme qui donnerait le même type de performance.

Bref, si on donnait la même chance aux jeunes femmes qu’aux jeunes hommes qui arrivent en Formule 1, ce serait plus équitable. Un jour, peut-être qu’une écurie voudra profiter des retombées marketing de l’arrivée d’une femme qui fera plus que de participer aux qualifications. Quand est-ce que Danica Patrick ou une autre fera une saison complète en F1 ?

En attendant, voyez le reportage de Philippe Crépeau de Radio-Canada sur mon amie Katia Bohémier qui est l’une des seules femmes commissaires de la FIA au Québec et sur le circuit de F1. Katia occupe de poste bénévole depuis 12 ans. Je parlais d’elle et de son rôle il y a trois ans.

AJOUTS
J’ajoute ce site britannique, Girl racer sur les femmes en course automobile.

J’ajouterai aussi la pilote de rallye française, Michèle Mouton qui a gagné plusieurs rallyes dans les années 80 alors qu’elle était en compétition contre des hommes.

Autres billets sur les femmes et la F1
Montréal et la F1: un mariage gagnant, mais pas pour les femmes.

Anti-fête des Mères

Je n’aime pas la fête des Mères. Comme je n’aime pas Noël, la St-Valentin, Pâques, la fête des Pères, ces fêtes préétablies, convenues dont le seul objectif est commercial.

Depuis que j’ai lu cette chronique: Why I hate Mother’s Day, grâce à Geneviève Lefebvre, j’ai compris aussi pourquoi j’avais un profond inconfort. Comme si devenir mère conférait aux femmes un statut spécial de glorification éternelle. On élève les parents à un niveau supérieur par rapport aux non-parents. Pourquoi n’y a-t-il pas une fête des non-parents ?

Par ailleurs, les histoires de fête des Mères peuvent devenir des faux pas inconfortables quand on se met les pieds dans les plats. Quand on dit bonne fête à une femme qui à l’âge d’être mère (surtout quand on est dans la quarantaine) et qu’elle ne l’est pas. Ou quand on lui dit qu’elle va donc fêter sa mère et que cette dernière est morte (de Martine). Voilà ce qui arrive quand on assume prend pour acquis que toutes les femmes sont mères ou ont une mère à fêter.

Ces fêtes convenues dont la signification est hyper galvaudée perdent leur sens initial. N’est-ce pas rire des mères que de ne les fêter qu’une fois par année ? Car si je suis anti-fête des Mères, je ne suis pas anti-mères et anti-enfant. J’adore les enfants, je suis l’amie qui comprend ses amies mères, qui gardent leurs enfants parfois, qui couvre parfois les sujets famille et qui surtout écrit des livres pour les enfants. Je suis la tatie et la belle-mère parfaite. J’aime jouer avec les enfants de tous âges, je connecte avec eux. Mais je ne suis pas mère. Je n’ai jamais enfanté, porté un enfant. J’ai seulement été une belle-mère à une ou deux reprises dans ma vie. Suis-je moins que les mères ? Non. Chacune sa vie et ses expériences. Et j’admire certaines mères, comme j’admire certaines personnes pour d’autres raisons.

Et les mères qui ne peuvent enfanter ?
Pire encore, si on oublie alors toutes les femmes qui ne veulent pas être mères, on torture celles qui ne peuvent l’être et le souhaitent ardemment. Je pense à elles en cette journée qui leur ramène en plein visage cette triste réalité. Que dire des femmes qui sont des belles-mères, rôle ingrat comme le dit si joliment Patrick Dion.

Bref, cette fête me fatigue royalement par le fait qu’elle exclut tellement de femmes et qu’elle encourage seulement une consommation déjà galopante. Qu’elle glorifie les mères au détriment des autres femmes qui n’ont pas eu d’enfants. Une femme n’a pas besoin d’être mère pour être complète. Cette fête me fatigue, car elle rend triste les femmes stériles, les femmes célibataires que l’horloge biologique rattrape, les femmes qui ont donné leurs enfants en adoption, les femmes qui ont avorté, les femmes abandonnées par leurs enfants et j’en oublie.

Les mères méritent mieux qu’une journée, un bouquet de fleurs et une carte Hallmark achetés à la hâte. En fait, la véritable fête des Mères, c’est le 8 mars, car c’est pour toutes les femmes, sans distinction.

Autres textes sur la maternité et les femmes
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Les futures familles, femmes célibataires et gays ?
Discussion autour de la maternité de Rachida Dati.
Incompatibilité entre la politique et la maternité ?
Un enfant seule.
Avoir un enfant, a-t-on le choix ?

Le cahier de charge de la femme moderne ! (Mise à jour)

Puisque je fais partie de celles qui n’ont pas aimé la liste des 100 habiletés que doit avoir un « vrai » homme de L’actualité et que je suis totalement d’accord avec Catherine Perrault-Lessard d’Urbania. Si un magazine féminin nous avait sortis des trucs aussi traditionnels et vieux jeu que L’actualité, on aurait crié au scandale. Et je criais au scandale en faisant passer le test à des amis l’autre soir.

En lisant ce spécial homme dans L’actualité, je me suis demandé ce qu’était une vraie femme. J’ai pensé faire une liste. Mais en tombant sur la magnifique liste de mon collègue Jean-Sébastien Marsan qui décrit avec tant de justesse ce qu’un être humain doit tenter de devenir, je ne pouvais résister plus longtemps. J’ai donc décidé de suivre son exemple, ses catégories et de décrire les 25 habiletés de la femme moderne.

En fait, les deux listes pourront être fusionnées quand les hommes et les femmes auront atteint la réelle égalité. Car ces deux listes sont des souhaits, le souhait de voir chaque personne se respecter, décider par elle-même et ne jamais se faire dicter sa vie par la société. Et j’ajouterai la phrase de mon amie Geneviève Dorais-Beauregard qui est la plus importante:

« Il n’y a pas de vrais hommes et de vraies femmes, que des correspondances à des stéréotypes dictés par la société et issus de l’histoire, de la religion et autre. »

Travail, argent

1. Une femme travaille, à l’extérieur de chez elle, ou reste à la maison. Quand elle choisit de rester à la maison, c’est sa réelle volonté, pas celle de son chum. Si son chum désire rester à la maison, c’est aussi un choix qu’elle respecte et qu’elle fait respecter auprès des autres. Elle choisit la carrière qu’elle désire sans se laisser influencer et sans penser qu’elle n’en a pas les compétences. Elle peut devenir coiffeuse ou ingénieure, infirmière ou astronaute.

2. Pour des raisons tant écologiques qu’éthiques, une vraie femme limite sa consommation et évite de s’endetter sans réfléchir. La femme moderne n’est pas une tête sans cervelle qui ne trouve son plaisir que dans le lèche-vitrines et le magasinage. Il y a autre chose dans la vie que d’acheter une énième paire de chaussures ou un dixième fond de teint.

3. Une femme, une vraie ne se laisse pas impressionner par les hommes riches qui la couvrent de cadeaux et lui fait miroiter une vie de princesse. Elle ne se laisse pas acheter comme une vulgaire propriété. Elle sait être indépendante et autonome financièrement et savoir gérer ses propres affaires.

Éducation, culture, loisirs

4. Une femme, une vraie, étudie dans les domaines qui l’intéressent vraiment. Elle n’écoute pas les gens qui lui disent que tel domaine ne convient pas aux femmes. Tout comme les vrais hommes, elle favorise une bonne culture générale. Elle ne limite pas ses lectures à la littérature chick lit, aux magazines dits féminins, aux émissions de téléréalité. Une vraie femme lit aussi L’actualité (même si le niveau de ces tests est pire que ceux des magazines féminins), l’Express, le Monde, The Economist. Elle développe d’autres intérêts que le maquillage, le magasinage, la cuisine, la mode et les enfants. L’économie et la politique sont aussi des sujets importants qui méritent qu’on s’en occupe.

5. Une femme, une vraie, est toujours soucieuse de développer son autonomie intellectuelle et son esprit critique (exactement ce qu’à écrit Jean-Sébastien. Aucun besoin de changer ceci).

6. Une femme, une vraie, consacre son temps libre à des activités qui l’enrichissent intellectuellement ou socialement. Elle pense à elle et ne consacre pas tout son temps à ses enfants et son chum. Ces derniers sont capables de s’organiser sans elle, quoi qu’elle en pense.

7. Une femme, une vraie, reconnaît le féminisme et surtout se rappelle les luttes menées par les femmes qui l’ont précédé. Elle arrête de se comparer aux autres femmes, de vouloir la perfection irréaliste projetée par les magazines, d’avoir peur de vieillir et des rides.

Identité féminine

8. Une femme, une vraie, doit assumer tant sa féminité que son côté masculin. Elle doit pouvoir se comporter comme elle le veut sans se sentir juger. Elle peut préférer changer des pneus ou coudre, poser des tablettes et/ou cuisiner un gigot, détester le ménage et aimer tondre le gazon, haïr le tricot et adorer refaire la salle de bain. Comme l’a si bien écrit Geneviève Lefebvre : « Elle doit posséder un coffre à outils, au propre comme au figuré et savoir se servir du marteau contre les voleurs. »

9. Une femme, une vraie, ne se définit pas selon son chum, selon les hommes. Elle se définit comme une personne à part entière et s’assume.

10. Une femme, une vraie, n’a pas peur d’être superficielle et capricieuse à l’occasion. Elle doit assumer tous les côtés de sa personnalité sans s’excuser d’être elle-même. L’authenticité doit gagner.

Relations sociales, amoureuses, familiales

11. Une femme, une vraie, n’essaye pas de faire plaisir tout le temps à tout le monde. Elle est capable de dire non. Elle fuit les hommes qui ne la traitent pas avec respect, les remet à leur place. Elle fuit les hommes qui sont menaçants, manipulateurs. Elle aime un homme pour ce qu’il est vraiment, peu importe le métier qu’il exerce ou son statut social.

12. Une femme, une vraie, n’attend pas d’avoir trouvé l’amour et le partenaire idéal pour réaliser ses projets de vie. Elle est capable de s’acheter une maison seule si elle le désire. Elle est capable de voyager avec ses amies sans attendre après un homme pour le faire.

13. Une femme, une vraie, prend parfois les devants dans la drague et n’attend pas toujours que l’homme fasse les premiers pas. Quand l’homme les fait, elle le reçoit avec respect même si l’homme ne l’intéresse pas. Les hommes qui draguent sont peu nombreux, il ne faut surtout pas les décourager par solidarité avec les autres femmes.

14. Parlant solidarité, une femme, une vraie, ne bitche pas les autres femmes en les critiquant sur leur physique, leur coiffure, leur maquillage ou tout autre artifice. Elle travaille sur sa confiance en elle, boude la jalousie et se réjouit du succès des autres. Les femmes ne sont pas des menaces. Chacune à sa place sur la terre.

15. Une femme, une vraie, cultive ses amitiés, élargit son réseau social, à l’extérieur de son couple si c’est le cas. Si elle est célibataire, elle ne se morfond pas chez elle, elle rayonne à l’extérieur.

16. Une femme, une vraie, apprend à rompre de manière civilisée, surtout quand des enfants sont concernés. On ne critique pas le père de ses enfants, on ne prend pas les enfants en otage, on laisse la place au père qui veut la prendre (cela ne nous enlève rien en tant que mère). Si ce dernier n’est pas présent, on ne le laisse pas s’échapper ainsi. On le place face à ses responsabilités.

17. Une femme, une vraie, arrête de nourrir des fantasmes irrationnels de contes de fées, typiquement féminins : la rencontre de rêve avec le Prince charmant sur son cheval blanc, le coup de foudre qui débouchera immédiatement sur le grand amour. On arrête de croire au Père-Noël. Les contes de fées n’existent pas, sauf dans les livres et dans les films.

18. Une femme, une vraie, arrête de jouer une game avec les hommes et de suivre de soi-disant règles pour les attirer dans son filet. Elle reste authentique et honnête en tout temps. Elle se présente sous son vrai jour.

19. Une femme, une vraie, élève ses enfants sans faire de différence selon leur sexe. Elle respecte leurs jeux même si son garçon joue à la poupée et sa fille au hockey. Elle évite de transformer sa fille en poupée et résiste à l’hypersexualisation des filles.

20. Une femme, une vraie, peut être célibataire, vivre sans homme sans être jugée et se sentir extraterrestre.

21. Une femme, une vraie, ne juge pas les autres femmes qui décident de ne pas devenir mères, qui décident de ne pas allaiter, qui décident de boire un verre de vin quand elles sont enceintes.

22. Une femme, une vraie, n’est pas nécessairement une mère. Lorsqu’elle décide d’avoir des enfants, c’est un geste assumé et décidé par elle et son conjoint. Elle ne devient pas mère par habitude, car c’est ainsi que la société voit les femmes.

23. Une femme, une vraie, laisse le père s’investir dans l’éducation des enfants et les tâches ménagères. Elle évite de toujours dire à son chum comment agir avec les enfants ou comment faire le ménage. Elle évite de toujours lui faire des reproches quand il prend des initiatives. Elle évite de considérer son chum comme un enfant et de lui donner des ordres de manière constante. Un père ne garde pas ses enfants, il s’en occupe. Elle exige le partage des tâches en évitant de faire trop de compromis.

24. Une femme, une vraie, arrête de s’exprimer en métaphores et dit clairement ce qu’elle veut.

25. Une femme, une vraie, se pardonne de ne pas être parfaite et pardonne aux autres de ne pas l’être. Elle pratique l’équilibre et le lâcher-prise en tout temps.

AJOUTS (important car on remet chaque jour ces droits en question):
26. Une femme, une vraie a le droit d’avorter ou non. S’il est préférable qu’elle fasse ce choix en consultation avec son partenaire, c’est elle qui a le choix final. Car c’est corps. Point à la ligne.

27. Une femme, une vraie a le droit d’avoir le type de corps qu’elle a. Elle a le droit d’avoir des formes sans qu’on la traite de ronde ou de grosse. Elle a le droit d’avoir de la cellulite sans qu’on lui balance des reproches, des suggestions d’exercices ou de crèmes en tout genre. Elle a le droit d’avoir des rides et des cheveux blancs. Elle a le droit d’avoir un petit ventre sans qu’on lui demande si elle est enceinte. Elle a le droit d’avoir la peau qui flétrit sans qu’on lui conseille un bon chirurgien esthétique. Elle a le droit de vivre sans qu’on lui fasse remarquer qu’elle vieillit et qu’elle pourrait « faire quelque chose ». Car vieillir n’est pas une maladie. Car vieillir n’enlaidit pas les femmes. Car vieillir est normal.

Cette liste est totalement inspirée par celle de Jean-Sébastien dans les catégories et le style. Elle est cependant inspirée de ma situation et mon expérience. J’ai sûrement oublié certains points. N’hésitez pas à l’améliorer et à ajouter des habiletés comme l’ont fait certains commentateurs quand j’ai lancé cette idée au début du mois d’avril.

La télévision n’aime pas les rides et les femmes vintages?


La télévision souffre-t-elle d’âgisme ou du syndrome: pas de femmes avec des rides, ou pas de rides ou pas de femmes de 55 ans et plus ? Ou toutes ces réponses ? Est-ce la dictature du sans rides ?

Les rides, n’est-ce pas une phobie totale ? La phobie des rides qu’il faut combattre et éliminer à tout prix. Notre société déteste les rides. On veut les cacher, les faire disparaître au prix de Botox, crèmes couteuses, chirurgies esthétiques potentiellement dangereuses (on se souvient de Micheline Charest) et j’en passe.

Je n’ai pas encore vu l’entrevueJe viens de voir l’entrevue de Suzanne Lévesque aux Francs-Tireurs. Selon ce que j’ai pu lire sur Twitter, elle a abordé le cas des femmes vieillissantes à la télévision. Elle souligne que les femmes sont toujours perdantes. Si elles n’ont pas de chirurgie, on les critique sur leur apparence, si elles ont eu une chirurgie, on les critique sur ce point. Elle pense que la société n’aime pas les femmes. L’entrevue est vraiment excellente. À regarder, c’est la deuxième après Pierre Thibault.

Sur Twitter, Pénélope McQuade souligne qu’elle pense comme Suzanne Lévesque. Après 45 ans, point de salut pour une femme à la télévision. A-t-elle raison ? Connaissez-vous beaucoup de femmes de plus de 45 ans qui font de la télévision ? Évidemment, Suzanne Lévesque a 66 ans et elle en fait toujours. Mais sinon…à part Céline Galipeau, Sophie Thibault, Marie-Claude Lavallée. À part les nouvelles, où sont les femmes de 45 ans et plus à l’animation à la télévision ?

Anne Darche constate que pas de rides ou pas de femmes de 55 ans et plus, ce n’est pas la même chose.

Autre constatation. Plusieurs femmes qui travaillent pour la télévision ne veulent pas révéler leur véritable âge de peur que cela leur enlève un emploi potentiel. Certaines amies me l’ont dit mot pour mot. Elles restent très vagues sur leur âge. Les rides sont beaucoup moins problématiques pour les hommes. Signe de maturité et non de vieillesse. Triste pour les femmes soumises à cette dictature des rides et de la jeunesse.

Marie-Claude Lortie, qui a écrit le livre antirégimes, Mangez, va plus loin et pense qu’on ne veut pas de femmes avec des rides, mais surtout pas de femmes pas minces avec des rides.

AJOUT: Je ne vous parle même pas de ce qui se passe en France. La dictature de l’apparence pour les femmes est encore plus forte. Sans rides, jeunes, elles doivent être aussi très minces. Nommez-moi des femmes de plus de 45 ans à la télévision française? Claire Chazal, une Auvergnate (les nouvelles toujours sur Tf1) ? Et ? Je n’en vois pas d’autres. Évidemment, je ne regarde pas la télévision française tous les jours. Aidez-moi, si vous avez des exemples ?

Pire pour les comédiennes
Une autre femme sur Twitter me dit que la situation est pire chez les comédiennes. Les rides ne sont pas les bienvenues. Pire. Une femme de 115 livres et 5″4 est considérée comme voluptueuse. Je pense plutôt qu’elle est assez mince. Presque en dessous de son poids santé. Ridicule.

Parlant de rides, de poids, une campagne a été lancée lundi, la charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. J’embarque. La diversité a bien meilleur goût. Je veux aussi que mes amies (et amis, car ça touche de plus en plus les hommes) arrêtent de parler de perdre du poids alors qu’ils et elles sont vraiment loin de l’obésité. Car l’obésité est un problème de santé. Avoir des formes, être grassette, quelques livres de plus qu’à 20 ans, c’est normal, ça fait partie de la vie. Arrêtons de vouloir être filiforme en se jetant dans les régimes, les privations et j’en passe.

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Plus difficile de travailler pour une femme ?

C’est le sujet d’un article que je signe dans le Coup de Pouce d’avril. Pas facile, car les témoignages variés beaucoup d’une personne à l’autre. Finalement après avoir parlé à plus d’une quinzaine de personnes, fait des appels sur Twitter, Facebook et les discussions, l’article en a déduit que…il faudra le lire. Je ne vous dévoilerai pas le résultat de ma recherche ici 😉 Puisque les revues ont un contenu spécial sur le Net et pour le papier. Tant mieux, ça ne sert à rien de vendre une revue si on offre le contenu sur le web….

Je peux vous dire que les réponses varient beaucoup selon la personne qui répond. Peu importe qu’elle soit une femme ou un homme. Je vais répondre pour moi. J’ai eu des femmes et des hommes patronnes. Le pire a été un homme. Pas parceque’il était un homme, parceque’il était lui. À cause de son tempérament, sa personnalité. Les patrons suivants, des hommes ont été formidables.

Mais maintenant, j’ai la meilleure patronne et c’est une femme. En fait, c’est moi. Et c’est la meilleure situation pour la travailleuse indépendante, dans tous les sens du terme, que je suis. Je déteste avoir un patron ou une patronne, un horaire, être supervisée. Laissez-moi gérer mon temps, merci !

Alors pour les patrons versus patronnes, j’imagine que chaque personne a son histoire d’horreur ou de bonheur ? C’est ainsi.

Vous trouverez en fin de magazine un autre article que je signe sur de multiples conseils pour assainir l’air de sa maison. Car on utilise tout ce qu’il ne faut pas et on pollue notre air intérieur. J’en reparle dans un autre billet.

Polytechnique: un film à voir!

Depuis sa sortie le 6 février 2009, je n’avais pas encore le courage de voir le film Polytechnique qui se base sur l’assassinat de 14 jeunes femmes le 6 décembre 1989 parce qu’elles étaient des femmes. Dimanche dernier, on se rappelait, 20 ans plus tard, cet événement, cette tragédie. Beaucoup de choses ont été écrites sur la tragédie. Radio-Canada propose un dossier dans ses archives. À voir et lire pour les personnes qui ne savent pas de quoi je parle. Je conseille aussi le texte de Michèle Ouimet de samedi dernier qui a parlé avec des policiers et le coroner qui sont intervenus ce soir là. C’était il y a 20 ans…

De mon côté, j’étais de la génération des victimes, elles avaient mon âge, elles étaient à l’Université comme moi. J’étais en Science politique à l’Université d’Ottawa quand j’ai appris le drame. Comme beaucoup de femmes, mais aussi d’hommes, j’ai perdu quelque chose ce jour. Mon innocence.

J’avais parlé du film et de la nécessité de faire ce film lors de sa sortie sur Branchez-vous. Après l’avoir vu et avoir pleuré à la fin, je suis toujours et encore plus persuadé qu’il fallait le faire, qu’il faut continuer à parler de cette tuerie.

Car dans le film, il est très clair que le tueur avait préparé ses gestes et a tué ses femmes très froidement sans arrière pensée. Il était clairement anti-féministe et détestait les femmes. Surtout celles qui « osaient prendre », selon lui, la place des hommes…En le voyant chercher les femmes, les poursuivre et les tirer à bout pourtant, on ne peut se cacher derrière sa folie. J’étais figée devant mon écran, mon sang se glaçait. Et j’ai peur. Peur des hommes comme les masculinistes qui entretiennent une haine des femmes et surtout des féministes en les rendant responsables de leurs problèmes au lieu de les assumer. Ils entretiennent le ressentiment, la frustration et la violence. Grave, très grave.

J’étais très heureuse de pouvoir voir sur Internet l’entrevue de Nathalie Provost et Francine Pelletier à Tout le monde en parle. J’étais en France et n’avait pu la voir. Quelle maturité et clarté dans les propos de ces deux femmes. Nathalie Provost est une des victimes de Marc Lépine, le tueur. Dans le film, on peut facilement l’identifier au rôle joué par Karine Vanasse. Elle a d’ailleurs participé au film.

Durant l’entrevue, les deux femmes soulignent que le féminisme existe pour l’égalité et non contre les hommes comme le martèlent trop d’ignorant. Ce qui m’a particulièrement touché est le fait que Nathalie Provost est celle qui avait dit à Lépine qu’elles n’étaient pas des féministes. Elle ne se pensait pas féministe à l’époque, elle s’affiche fièrement maintenant.

Je ne peux qu’être totalement d’accord avec sa déclaration. « Le jour où on aura autant d’hommes que de femmes qui s’affichent comme féministes on aura réglé cette question. La notion de féministe c’est souhaiter l’égalité entre les hommes et les femmes», a lancé Nathalie Provost à Tout le monde en parle.

Guy A. Lepage s’est déclaré féministe durant l’émission d’ailleurs.

Élection de miss France, totalement ringard et dépassé…

En discutant sur Twitter avec des collègues qui sont en France comme moi et suivent aussi l’élection de Miss France sur TF1, comme Anabelle Nicoud, je me rends compte que c’est totalement ringard cette élection.

Les dix commandements des miss ressemblent au parfait manuel de la petite femme des années 50 ou les dix commandements de l’église envers la parfaite épouse. On demande aux femmes d’être gentilles, douces, attentionnées, souriantes, se maintenir en forme, être élégante, minces, attentives aux autres, ne jamais dire non, parfaites petites femmes quoi.

Oubliez les revendications féministes, les femmes sont maintenus au rôle de jolie poupée dans ce type d’élection. Sans oublier la valorisation de la minceur à tout prix, de la beauté plastique, de la grandeur ( les miss mesurent toutes plus de 1m70) et la jeunesse (la plus vieille à 23 ans).

Mais pourquoi les gens regardent ce concours? Mon neveu de 9 ans ne comprenait pas et se demandait pourquoi ça n’existe pas pour les hommes. Ma mère voulait le regarder mais est partie se coucher avant la fin. Alors quoi? Ça sert à quoi ce flafla, cet argent, cette énergie de nombreux bénévoles? N’y a-t-il pas de causes plus importantes et plus valorisantes pour la femme actuelle. Le pire: la miss France 2009 a assisté à l’assermentation de Barack Obama. Mais que faisait-elle là ?

Quand on apprend que 80 % des tâches ménagères reviennent aux femmes en France, on ne peut s’en surprendre quand on voit qu’on garde les femmes dans un carcan très féminin-féminin.

Les femmes françaises toujours esclaves du ménage!!!

Aucune surprise. Je le constate à chaque visite en France. Les femmes françaises assument encore les tâches domestiques. Les chiffres de l’Institut national d’études démographiques (Ined) le confirment: les femmes assument 80 % des tâches domestiques.

Les femmes assument près de 80 % des tâches domestiques en France [1] et le déséquilibre est d’autant plus prononcé qu’il y a d’enfants dans la famille et que le dernier est jeune [2]. Les inégalités persistent dans ce domaine comme le montre l’enquête Étude des relations familiales et intergénérationnelles (Erfi) (encadré 1) [3]. En 2005, parmi les femmes en couple âgées de 20 à 49 ans, 8 sur 10 s’occupent « toujours » ou « le plus souvent » du repassage, 7 sur 10 de la préparation des repas, la moitié de l’aspirateur et des courses d’alimentation et 4 sur 10 de la vaisselle et de la tenue des comptes (figure 1).

L’organisation sociale de la vie du ménage (invitations, organisation des sorties) est plus souvent partagée à égalité, bien que cette tâche revienne généralement aux femmes lorsque ce n’est pas le cas.

Ces messieurs sont encore traités comme des pachas…

Je sais que j’exagère un peu car je connais des gars qui en font, un peu. Mais ils aident seulement. Ils ne prennent pas la part qui leur revient dans le ménage.

Mais j’ai une question? Est-ce que les femmes les laissent prendre leur part? Est-ce que les femmes n’arrêtent pas de les critiquer lorsque les hommes osent faire le ménage, la vaisselle, la lessive, s’occuper des enfants? Car parfois les femmes aiment que cela soit fait exactement comme elles le souhaitent. Hors de leur méthode point de salut.

Si les gars sont souvent heureux de s’en tirer à bon compte et estiment que les femmes aiment les tâches ménagères, il faudrait aussi que les femmes fassent leur part et stoppent les critiques.

Mais les chiffres augmentent lorsque le couple a des enfants. Les femmes se retrouvent toujours en première ligne quand il s’agit de s’occuper des enfants. Toujours et encore. Pourtant lorsque les enfants se font à deux, les deux parents devraient s’en occuper. Et les pères en sont tout à fait capables. Les pères homoparentales ou monoparentales le prouvent chaque jour.

Est-ce que le Québec est mieux? Un peu sûrement. Mais je suis certaine que les femmes assument encore la majorité des tâches ménagères.

Jouets séparés pour garçons et filles ? Pourquoi?

Je reviens d’un magasin de jouets à Issoire en Auvergne, avec mon neveu. Je suis encore estomaquée qu’en France on sépare les jouets pour garçons et filles. Les garçons inscrit en bleu et les filles en rose. Tout pour perpétrer les stéréotypes. Tout pour maintenir la femme à la maison et les hommes comme pourvoyeur.

Pourquoi séparer ainsi? Il y a de plus en plus de filles qui aiment les jouets que l’on dit pour les gars et le contraire. En cataloguant les jouets selon le sexe des enfants, on encourage la séparation et les rôles traditionnels. On prépare toujours et encore les filles à devenir des mères, des femmes d’intérieur, des hôtesses de l’air, etc. Tandis que les jeux virils et les métiers plus compétitifs sont réservés aux petits gars. Les filles jouent à la poupée, à la cuisine, etc. et les garçons ont des armes, des robots.

Pourquoi ne pas laisser les enfants choisir selon leur goût et non selon leur sexe ? Que se passe-t-il si une fille désire un jouet dans la section garçon ? On la traitera de garçon manqué. J’ai assez souffert de m’être fait traiter de garçon manqué toute mon enfance, je ne le souhaite à personne.

Pire, un garçon qui voudra un jouet dans la section filles subira certainement les quolibets, pourrait se faire traiter de fille, etc. Pas très agréable.

Bref, on n’encourage pas la liberté de choix pour les enfants, on favorise les stéréotypes au lieu de les laisser exprimer leur réelle personnalité, garçon ou fille. Évidemment, vous me direz que la majorité des garçons préfèrent les voitures et les filles les poupées. Peut-être mais je n’en faisais pas partie et les deux enfants de ma cousine non plus. Sa fille préfère jouer au foot et aux voitures tandis que son fils préfère les jeux plus tranquilles.

La haine de certains hommes vis à vis des femmes…

Loin de moi l’idée de vouloir faire une généralisation. Car je ne connais aucun homme dans mon entourage qui haït les femmes et je sais que ce n’est pas la majorité, mais c’est un problème qu’on doit regarder en face. Et on va me répondre que certaines femmes sont violentes aussi, vicieuses, etc. Oui, je sais qu’il y a des exemples de femmes violentes, qui utilisent la manipulation. Mais la violence physique et la haine envers les femmes sont une réalité. Une réalité inquiétante que l’on doit combattre par tous les moyens.

Ce billet est issu de l’émission La Fosse aux lionnes du 8 octobre dernier. Je sais, je suis en retard. Je viens d’avoir le temps d’écouter cette émission. Mais après avoir écouté Suzanne Lévesque, Marie-Soleil Michon et Caroline Proulx, je ne peux qu’en reparler. Surtout que Marie-Soleil (merci) me cite dans cette discussion.

Le segment peut être visualisé sur le site internet de Radio-Canada dans la deuxième partie de l’émission.

Suzanne Lévesque parle du viol d’une femme âgée de 81 ans et malade par son mari. Elle se demande d’où vient cette haine qui fait que des hommes violent, battent et martyrisent des femmes. Sans parler de ceux qui les tuent et tuent les enfants pour les atteindre. Bonne question.

Marie-Soleil parle de mon blogue et du fait que j’avais constaté ici que les commentaires sont beaucoup plus virulents quand on est une femme. Je disais qu’on me traitait facilement de tous les noms dès que j’exprimais une opinion. Je ne suis pas la seule. Marie-Claude Lortie m’en a souvent parlé. Je suis certaine que d’autres blogueuses pourraient en parler.

On ne s’attaque pas à nos idées, mais à notre statut de femme. Connu, archiconnu.

Dans le même segment d’émission, Caroline Proulx explique que c’est quotidien pour elle les commentaires misogynes. Subtil, mais ça attaque.

Suzanne Lévesque ajoute qu’on a oublié combien les commentaires des lignes ouvertes étaient violents envers les femmes le lendemain de la tuerie de Polytechnique. Elle a entendu des hommes dirent que Marc Lépine n’en avait pas tirées assez.

Mais d’où vient cette haine de certains hommes (je le redis, pas la majorité) envers les femmes, toutes les femmes? Que faire?

Quand les costumes d’Halloween sexy ont la côte !


Une amie m’appelle tantôt. Outrée. Pourtant ce n’est pas une féministe acharnée. Sauf que sa visite hier dans une boutique de vente de costume d’Halloween l’a profondément choquée. Sa fille de 17 ans et 11 mois devait acheter un costume pour l’Halloween.

Lorsqu’elles sont entrées, mon amie a été stupéfaite de constater que la grande majorité des costumes pour femmes étaient hyper sexy et stéréotypé: l’infirmière, la policière, la cochonne, etc. Rien pour celles qui ont un surplus de poids ou qui désirent ne pas tomber dans le panneau. Elles devaient aller s’habiller en homme.

Au grand dam de mon amie, sa fille a succombé à la pression et choisit un costume de matelot sexy. Elle l’a acheté mais espère la convaincre de le rapporter en lui faisant entendre raison.

La boutique en question est Party Expert à Place Rosemère, une chaîne de vente de costumes et bien d’autre chose. Vous pouvez voir les costumes sexys en question sur leur site. D’après mon amie, les costumes viennent de boutiques érotiques. Belle éducation pour nos adolescentes…

On tue encore des médecins aux États-Unis

L’actualité fournie des derniers jours a éclipsé une affreuse nouvelle, le meurtre du docteur Georges Tiller au Kansas. Ce dernier pratiquait des avortements. Horrible et totalement révoltant comme meurtre. Heureusement les réactions sont vives.

Une nouvelle qui nous prouve que les États-Unis ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver au pays libre qu’ils clament être. Est-ce qu’on tue les médecins à Cuba? Non même si la liberté de parole est totalement restreinte dans le pays de Castro. Je parlais hier soir avec une amie qui y a vécu durant un an. Son témoignage est éclairant.

Sauf que parfois la liberté de parole est aussi restreinte aux États-Unis. Essayez d’y critiquer l’armée, le patriotisme, le drapeau, etc. Lors de ma dernière soirée à Los Angeles, nous discutions de la situation économique avec des voisins autour du bain tourbillon. Les critiques pleuvaient. Une dame s’est approchée pour demander à Mariève que l’on parle moins fort et que l’on garde pour nous nos critiques car des enfants écoutaient. Vive la liberté d’expression!

Même chose lorsqu’un charmant et jeune serveur nous a dit qu’il s’engageait dans l’armée. Il ne comprenait pas ma surprise. Pour lui c’est normal de servir son pays. Bref, un point de vue différent qui se défend.

Mais que l’on tue des médecins, ça me rend folle. Si on est contre l’avortement car on affirme qu’il s’agit d’un meurtre, comment peut-on alors perpétrer un meurtre à notre tour.

Je ne vous apprendrais rien en disant que je suis pro-choix. Une cellule de quelques semaines n’est pas un bébé. De toute manière, une femme est maîtresse de son corps. Qu’elle décide, en couple ou non, de mettre fin à une grossesse est de ses affaires. L’important est d’avoir le choix. Ce que les femmes ont gagné depuis les années 60. Le choix. Celui d’enfanter ou non, celui de choisir le moment, celui de travailler ou non, celui de rester à la maison ou non, celui d’être en couple ou non. Bref, tuer un médecin est une limite au choix et à la liberté des êtres humains. Une insulte à la démocratie et à la liberté si chère au coeur des américains. Mais l’hypocrisie est reine au pays de Barack Obama.

Je vous recommande cette touchante lettre écrite par une femme qui s’est fait avorter par le Dr Tiller à 26 semaines de grossesse car le bébé était atteint de déficiences. On comprend par ses mots le choix déchirant et la grande humanité du docteur. Comme celle du Dr Morgentaler que j’avais interviewé en 1989 lorsque j’étais journaliste à La Rotonde et à CHUO. Une humanité et une grande tolérance se dégageaient de cet homme. Grandiose.

La dictature de l’apparence et les préjugés qu’elle engendre…

Avez-vous la vidéo la plus populaire sur You Tube en ce moment? C’est le vilain petit canard, la britannique Susan Boyle, qui surprend tout le monde par sa voix alors que son physique ingrat rebute.

En fait, elle n’est pas si laide que ça. Elle ne s’arrange pas et elle ne correspond pas du tout aux diktats de la mode et de la beauté. Enfin, ce qu’on dit être beau. Car c’est une véritable dictature. On veut des femmes minces et surtout aucune forme…

Je n’y corresponds pas non plus. Hanches fortes, taille fine, ma forme en poire me fait sacrer chaque fois que j’essaye d’acheter une robe, un pantalon, une jupe. Tout est fait pour des filles sans forme.

Mais j’ai toujours refusé de succomber aux régimes sans fin (et sans faim). Je suis comme je suis. Je n’ai jamais fait de régimes de ma vie. Je mange ce que j’aime, selon mes envies. Et avec l’âge, j’accepte de plus en plus mon physique, la et les formes de mon corps. Pas facile. Un travail de tous les jours dans notre société de filles minces. Vivement que la mode des corps à la Marilyn Monroe et Jane Mansfield reviennent à la mode. Il semble que ce soit pour bientôt rapporte Marie-Claude Lortie.

J’en parle aussi sur Branchez-Vous.

Le féminisme en bottes de cow-boy

Ma collègue, voisine et amie, Lisa-Marie Noël a parfaitement décrit et résumé le sujet de l’article de Jean-François Lisée dans l’Actualité. « Les jeunes chanteuses New country cassent des moules. Alors qu’elles entonnaient « Stand by your man », il y a 15 ans, elles répondent maintenant « Tu aurais dû y penser avant de me tromper! ». Jean-François Lisée a analysé la montée du féminisme chez ces chanteuses appréciées d’un public parfois misogyne.»

Lisée en parlait à Christiane Charette ce matin. Hyper intéressant. L’article sera aussi publié dans Libération vendredi!

Une radio de Québec dénigre Françoise David

Décidément, les radios de la région de Québec ont vraiment le chic pour faire parler d’elles et embaucher des animateurs irrespectueux. C’est une maladie à Québec ? D’ailleurs Jean-François Cloutier a écrit un essai qui tente d’expliquer cette malheureuse tendance de la ville de Québec. Très intéressant.

Bref, après Jeff Fillion et André Arthur, un certain Sylvain Bouchard pollue les ondes du 93,3 Fm. Sa dernière trouvaille ? Organiser un jeu en ridiculisant Françoise David. Ses participants : des jeunes qui doivent, entre autre, déchirer la page de l’un de leur manuel scolaire. Bravo, quelle intelligence d’esprit. L’histoire est ici.

La Fédération des femmes du Québec demandait aujourd’hui l’arrêt de ce jeu stupide. Ce qui est a été fait aujourd’hui semble-t-il. Françoise est ma voisine, je l’ai croisée ce soir et elle me mentionnait que la radio avait stoppé le concours mais s’est bien gardée de s’excuser. Sauf que c’est inacceptable et elle n’entend pas en rester là. J’espère sincèrement qu’elle ne laissera pas cet animateur sans scrupule et irrespectueux s’en tirer à bon compte. Trop facile de salir par des mots lancés à travers un micro.

Le choix de Rachida Dati

Grosse controverse en France sur le court congé maternité de Rachida Dati, la ministre de la justice française. Elle a accouché vendredi dernier par césarienne, mercredi elle participait au conseil des ministres. Pourquoi pas.

Ma soeur a accouché par césarienne durant la nuit du 22 au 23 décembre, le 24 décembre à 17h, elle sortait en marchant mon neveu dans les bras. Hier, après la conversation entre Katia Chapoutier à Christiane Charette, je lui ai envoyé un courriel pour vérifier si c’était souffrant. J’étais présente lors de sa sortie d’hôpital mais je voulais qu’elle me le rappelle puisque cela fait déjà 8 ans. Elle m’a confirmé qu’elle n’était pas étonné de voir Rachida Dati aussi en forme. « Je marchais bien et je n’avais pas mal du tout », m’a écrit ma sœur. Un point de réglé.

Autre sujet. Rachida Dati est apparue mince, habillée magnifiquement, et elle a osé porter des talons aiguilles!!! Faut vraiment savoir ce que l’on veut. Si elle était apparue négligée le moindrement, les critiques pleuvraient. Pourquoi une nouvelle maman ne pourrait pas être sexy et à son meilleur ? Par ailleurs, Rachida Dati est connue pour son élégance. La société est excellente pour envoyer des messages contradictoires.

Finalement, les féministes s’indignent du message qu’elle envoie à propos du congé maternité. Je suis féministe et je ne suis pas d’accord même si je suis très pro-congé maternité et paternité. Elle est ministre. Situation hautement exceptionnelle. De plus, c’est une ministre qui doit défendre sa place car elle n’est plus dans les bonnes graces. Pour moi, le féminisme nous a fait gagner notre indépendance et notre liberté de choix. Laissons Rachida Dati choisir dans cette situation très personnelle qui ne concerne qu’elle et sa fille. Je suis totalement d’accord avec Anne Sinclair qui en parle ici.

De plus tout le monde raconte plein de choses. Mais sait-on vraiment ce qui se passe réellement ? Peut-être que Rachida Dati a sa fille avec elle lorsqu’elle travaille dans son ministère ? Pourquoi elle ne pourrait pas assister à un conseil des ministres de quelques heures ? Et puis ce n’est pas de nos affaires. Aurait-on poser les mêmes questions à un nouveau père ?

Enfin, je suis outrée de l’infantilisation des femmes enceintes et des nouvelles mamans. Tout le monde se permet de leur donner moult conseils, de les juger, de les rabrouer. Une femme enceinte et une mère ne devient pas une propriété collective. Elle ne perd pas son jugement ni sa liberté individuelle. Les mères se sentent suffisamment coupables en général tant elles sont culpabilisées facilement, n’en rajoutons pas svp.

Les reines des nouvelles


Belle entrevue hier matin à Christiane Charette: Céline Galipeau et Sophie Thibault. Deux femmes d’exception qui représente une première dans le monde. Quel endroit peut se targuer d’avoir deux femmes aux postes officielles de présentatrice du plus gros journal ?
Si Sophie Thibault me disait être aux commandes du TVA de 22h depuis 2002 (et elle y a pensé avant de me répondre), Céline Galipeau faisait ses débuts hier soir. Elle est enfin arrivée ! Bravo!
Richard Therrien souligne l’entrevue. Si leur complicité et respect transpirait en ondes, ce n’était pas un jeu. Avant l’entrevue, elles parlaient avec autant de chaleur et complicité en coulisses.
Voici la photo que j’ai fait de ces deux nouvelles reines de l’information.

Parlant de femmes qui ne s’en laissent pas compter. La ministre de la Justice française, Rachida Dati, a accouché d’une petite fille vendredi. Même s’il semble que les médias français ont essayé de trouver qui était le père de son enfant, la ministre n’a pas fléchi. Mais elle s’est faite montré du doigt. Pourrait-on voir au Québec une ministre célibataire mettre un enfant au monde sans créer un scandale ?

Elle France se fait rentrer dedans

Mardi je vous parlais des catégories ridiculement fermées de la revue Elle France qui ne parlaient que des blogues soi-disant féminins : mode, beauté, maternité, etc.

Michelle Blanc en parle également. Ce qui m’enchante, tout autant que la liste alternative de blogues tenues par des femmes qui se construit par ici. Je n’en reviens pas, déjà plus de 200 blogues. Et vlan dans les dents pour Elle France. Ce serait bien qu’une autre revue prenne la balle au bond et organise un classement des blogues tenues par des femmes dans un ensemble de catégories plus large que des sujets soi-disants féminins…

Ici aussi on se rebiffe contre le classement de Elle. Ainsi qu’ici et ici. Ce qui me rassure est que les femmes françaises se rebiffent aussi. Bravo.

Renart en avait parlé aussi.

Sur ce je vais inscrire mes blogues à ce palmarès alternatif.

Une première femme à la tête de l’opposition…

Notre société avance pas à pas, très lentement, très tranquillement, trop selon moi, dans l’inclusion des femmes en politique et dans les plus hautes sphères. Françoise David a été la première femme cheffe d’un parti, puis est arrivée Pauline Marois, maintenant la première femme cheffe de l’opposition officielle au Québec. En compagnie des Louise Harel, Lise Payette, Pauline Marois a gravit les marches, repoussé le machisme ambiant, abattu des murs. Pas toujours facile de se faire juger sur sa coiffure, ses vêtements, sa réussite, sa fatigue alors qu’aucun homme ne subirait un tel traitement. Elle me l’avait raconté lors de cet article sur les femmes députées qui deviennent mères, très rares. Depuis la ministre espagnol de la Défense a accouché et Rachida Dati, la ministre de la justice française s’apprête à le faire. Elle accouchera en janvier 2009 comme Ségolène Royal l’a fait avant elle alors qu’elle était ministre de l’environnement. Lisez le texte de Rue 89 ici sur Carme Chacon pour constater qu’il reste encore beaucoup à faire, un chemin pavé de remarques sexistes qui aimeraient voir une femme enceinte et/ou une maman à la maison…
Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre une société plus égalitaire et plus ouverte aux femmes. Je suis impatiente et pessimiste, moi l’éternelle optimiste, quand j’entends les Yvon Dallaire, les masculinistes, le feministe bashing, les hommes qui crient au sexisme alors que l’on ne veut que notre place, la simple place qui nous revient, rien de plus. Je veux une société égalitaire et plus humaine pour les femmes et les hommes, ensemble!

Femmes et CA : pas évident

Un autre article écrit pour Workopolis sur la difficulté des femmes à accéder à des conseils d’administration. Car c’est une réalité. Le fameux boys club est encore bien vivant et bloque l’avancée de nombreuses femmes. Dommage.

Une femme garde les buts du Canadien…

Les Canadiens c’est l’équipe de hockey de Montréal. La jeune femme qui a gardé les buts, Kim St-Pierre, ne l’a fait que durant un entraînement régulier. Mais c’est une première en 100 d’existence du club. Imaginez une femme qui garde les buts du PSG ou de Marseille ou toute autre équipe de foot en France…Même pour l’entraînement, j’imagine que ce serait notable. Est-ce déjà arrivé durant la saison régulière en foot ?
Car c’est arrivé ici au hockey. Il y a plus de 15 ans, Manon Rhéaume écrivait l’histoire en participant à un match de hockey de la ligue nationale (Canada et États-Unis). Mais elle n’est pas restée longtemps sur la glace…
Je ne dis pas d’inclure les femmes dans des matchs mixtes mais pourquoi les ligues d’hommes sont plus populaires et plus financées que celles des femmes?
C’est comme la F1. Un sport où l’on pourrait voir des femmes sans aucun problème. Il faudrait simplement qu’une écurie ose. Juste un peu. Mais les femmes ne servent qu’à jouer les poupounes en F1. Ah misère ! On n’est pas encore sortie du bois !

Des femmes interdites de Jeux Olympiques!

Totalement d’accord avec Sophie Durocher sur le fait que personne ne se formalise des pays qui interdisent à leurs athlètes féminines de participer aux JO. Honte, sacrilège, illégal….Plein de mots me viennent en tête. Pas très gentils. Dieu que les femmes ont encore du chemin à faire.

Encore besoin d’une journée internationale des femmes ?


J’ai déjà mentionné ici l’aspect très masculin du blogue Branchez-vous. Je l’ai testé le 6 décembre lorsque j’ai publié un billet qui abordait le féminisme de manière très douce. Les commentaires et réactions n’ont pas été doux. De quoi vacciner n’importe quelle blogueuse.
Sauf que j’ai décidé de ne pas me faire arrêter par ces commentaires hyper machos et paternalistes. Me taire par peur des commentaires vitrioliques ne correspond pas à ma nature. Nous ne sommes pas en Arabie Saoudite ( où les femmes n’ont même pas le droit de conduire).
J’ai donc décidé de profiter de la journée internationale des femmes, samedi passé, pour en parler. Outre la tempête, aucun sujet ne m’inspirait alors c’est mon événement du jour. Je sais que les commentaires seront infantilisants, machos, paternalistes, dégradants et peut-être violents. Mais je m’en moque. Ces commentaires ne feront que confirmer qu’on a justement encore besoin du 8 mars…

Voici donc le billet que j’ai publié sur Branchez-Vous.

Les blogueuses victimes de machisme ?

J’en parlais déjà en janvier dernier ici. Je compte étudier le sujet et éventuellement en faire un article. Avez-vous des histoires ici ou en France ou du côté anglophone de blogueuses victimes de commentaires machos ou qui ont pratiquement abandonné un blogue à cause de ce mysoginisme.
Je le vis régulièrement sur le blogue de Branchez-vous que je partage avec mon ami Steve. Lorsque je prends le clavier pour ma semaine de garde, il est évident que certains commentaires frisent le paternalisme, la médisance et le machisme. Si Steve est virulent, pas de problèmes. Si c’est moi je me laisse mener par mes émotions ou je suis en SPM, au choix. Si je tente de modérer le débat, je joue à la maîtresse d’école. On ne peut jamais gagner !
J’ai l’impression que l’anonymat fait ressortir un sentiment anti-féminin profondèment enfouit chez certains hommes. Pas joli !
J’attends vos histoires, témoignages, suggestions, etc…

L’avortement, 20 ans plus tard…

Je dois être un peu maso pour aborder un tel sujet sur Branchez-vous mais le sujet est d’importance pour moi. Car je suis totalement et fondamentalement pour le libre choix des femmes. Trop longtemps, d’autres personnes ou institutions ou gouvernements, ont exercé un contrôle sur le corps et la liberté des femmes. Depuis 1988, c’est fini. Enfin la femme décide.
En France, c’est la loi Veil en 1975, qui a mis fin aux avortements clandestins que subissaient de toute manière les femmes. Plus qu’une question de liberté ici, il s’agissait aussi d’un cas de santé publique.
Oui, on va me parler des avortements multiples, des femmes qui l’utilisent comme moyen de contraception ou alors de la femme qui se sent obligée d’avorter pour sauver une relation qui finalement sombrera comme une lettre le raconte ce matin dans la Presse.
Mais chaque droit entraîne des abus que je suis prête à accepter. Car le droit de choisir est trop important.
Et puis, la femme n’est pas seule comme je le mentionne dans Branchez-vous. Si c’est elle qui dispose du choix ultime de l’avortement, elle ne doit pas être seule à porter la responsabilité de la contraception. Ne doit-on pas être deux pour faire l’amour, baiser, copuler, c’est selon.
Je parlais ici de l’expérience d’une amie sur le fait que son amant d’un soir avait refusé de porter un condom…Car il se pensait sécuritaire !!!

Incompatibilité entre la politique et la maternité ?

J’ai été surprise par l’annonce de Caroline St-Hilaire. La députée du Bloc québécois de 38 ans et mère de deux jeunes enfants se retire à la fin de son mandat. Après plus de deux ans et après avoir accouché de ses deux enfants durant son mandat.

Une expérience qu’elle m’avait racontée lorsque j’ai fait un article pour la Presse sur les politiciennes qui accouchent « en service ». Peu nombreuses, contrairement aux pères qui le deviennent alors qu’ils sont députés.

Évidemment, il y a la barrière physique. La maman porte l’enfant et souvent le nourrit après l’accouchement. Cela limite donc la disponibilité à ce moment. Mais rien n’est vraiment fait pour accommoder ( mot à la mode) les mamans politiciennes.

On n’en demande beaucoup à nos politiciens et ensuite on se questionne sur la difficulté de recruter des candidats intéressants. Alors les candidates, on n’y pense même pas. Elles sont peu nombreuses.

Lorsque j’avais parlé à madame St-Hilaire, rien ne laissait soupçonner son départ. Il faut dire qu’à cette époque, Diane Lemieux n’avait pas encore démissionné et son conjoint, Maka Kotto n’était pas sur le point de remplacer cette dernière ( reste l’élection, mais l’ancien comté de Camille Laurin est péquiste depuis longtemps). Cette dernière explique ce moment même à Christiane Charrette que sa réflexion avait débuté avant le saut de son conjoint. Elle voulait faire autre chose. Ce que l’on peut comprendre, car la politique use, autant les hommes que les femmes.

Cependant, je ne peux m’empêcher de penser que c’est encore la femme qui fait les compromis. Car deux députés dans la même famille, deux députés dans deux villes différentes ( Québec et Ottawa) avec 6 enfants au total ( famille recomposée), madame St-Hilaire souligne que c’était impossible. Elle a raison.

Même si le choix est sûrement songé, discuté, etc. ( c’est leur vie et leur décision), je trouve dommage que l’on soit privé d’une députée jeune et dynamique. Il y en a si peu.
Quand trouvera-t-on des solutions pour encourager les femmes à faire le saut en politique ? Sûrement pas en les critiquant sur leur vêtement et leurs rides comme le subit actuellement Hillary Clinton. D’ailleurs mon amie-collègue-blogueuse, Marie-Claude Lortie a livré une excellente chronique sur le sujet.

Les pays nordiques ( oui encore eux) semblent avoir trouvé des aménagements et des manières d’augmenter le pourcentage de politiciennes. Peut-on suivre leur exemple ?

Simone de Beauvoir

Tombe de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
Même si je viens à peine d’atterrir dans les bourrasques de vent montréalaises, que je suis debout depuis presque 24h, que j’ai passé la journée dans les aéroports, je devais rendre ce petit hommage à cette grande femme que fut Simone de Beauvoir.
Son influence restera à jamais marquée dans nos mémoires collectives car « On ne naît pas femme : on le devient… C’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin. »
Elle aurait eu 100 ans aujourd’hui !

Encore loin derrière, les femmes en affaires…

Ce matin dans le journal de Montréal, suite de la série des 100 personnalités les plus influentes du Québec avec le domaine des affaires. Surprise. La première femme, François Bertrand, présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, est 20e sur 25. On n’en retrouve que 2 en fait. L’autre, Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, est 24e. Il faut dire que les membres du jury sont exclusivement des hommes. On aurait pu faire un effort pour y inclure des femmes.
Une autre preuve que l’égalité est loin d’être acquise. Qui mêne ? Le boys club…Ne me dîtes pas qu’il n’existe aucune femme d’affaire capable de faire partie des 25 personnes les plus influentes au Québec, autre que deux présidentes de regroupement de gens d’affaires ? Voyons. Christiane Germain, Lise Watier, Fabienne Larouche ( elle sera sûrement dans la liste culturelle), etc…
Hier dans la catégorie sport, la première femme était 9e, Chantal Petitclerc. La seule autre faisant partie de la liste, Sylvie Bernier était 17e. Il n’y avait qu’une seule femme sur le jury. Demain c’est la politique. Une chance qu’on a Pauline Marois et Monique Jérôme-Forget !
Je trouve tout ça dommage, trés dommage.

Les politiciennes aussi tombent enceintes !

La conciliation travail-famille est sur toutes les lèvres. Des députés quittent la politique pour raisons familiales. Des femmes attendent d’avoir élevé leur famille avant de se présenter. Certaines, peu nombreuses encore, accouchent durant leur mandat. Mais est-ce facile de vivre une grossesse lorsqu’on est en politique active? Peut-on se permettre de prendre un congé maternité après la naissance de son enfant ? Témoignages de celles qui sont passées par là.

Article publié en 2007 dans le cahier Actuel de La Presse

Une première à Montréal ?

Carole DuSault, conseillère municipale de Rosemont, a donné naissance à son premier enfant, un garçon, Clément, le 30 août dernier. Elle serait la première politicienne montréalaise à accoucher durant son mandat.

Auparavant, la conseillère municipale du RCM, Manon Forget avait accouché durant la campagne électorale de 1986, avant d’être élue. Josée Duplessis, conseillère d’arrondissement actuelle du Plateau a fait la campagne avec un bébé de trois mois. Malgré les recherches de la Presse, rien n’indique qu’une autre conseillère municipale ait accouché durant son mandat puisque la ville de Montréal ne garde aucun registre sur les grossesses de ses élues.

Cette première historique ne donne pas de privilèges à Carole DuSault.

Si elle se réserve un mois après l’accouchement pour se reposer de sa césarienne et s’occuper de son bébé, elle retournera au bureau ensuite. Pour se faire, elle n’a pris aucune vacances cet été. « Je reprendrais tranquillement, j’installerai le nécessaire pour accueillir bébé dans mon bureau et je travaillerai plus de la maison, mais je ne peux prendre plus de temps, personne ne peut me remplacer. Être en politique ce n’est pas un emploi, c’est une charge civique », explique-t-elle.

Cette dernière participait au dernier conseil municipal, deux jours avant d’accoucher, mais ne pense pas assister au prochain, le 24 septembre. Elle a également manqué son dernier conseil d’arrondissement, sortant le même jour de l’hôpital. « Je considère que manquer un seul conseil municipal pendant quatre ans ce n’est pas de l’indiscipline. Si ce n’est pas considéré comme une condition d’absence justifiée, comptez sur moi pour le faire ajouter », lance-t-elle.

Le congé parental pour les politiciennes ?

D’autres avant elles, au niveau fédéral et provincial ont fait face à ce questionnement. Les élus, hommes ou femmes, ne sont pas des salariés mais reçoivent des indemnités. Ils n’ont donc pas accès au congé parental au niveau financier. Mais rien n’est prévu pour qu’ils puissent automatiquement bénéficier d’un certain nombre de semaines après une naissance.

« Il est quand même paradoxal que des femmes qui viennent de voter l’un des meilleurs congés parentaux ne puissent en bénéficier. Il faut trouver la manière de gérer l’absence des politiciennes », soutient Nathalie Goulet, directrice du Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail.

Cette question ne fait pas l’unanimité. « Il n’est pas évident que l’opinion publique serait favorable. Tout dépend de la capacité de maintenir les services à la population durant un congé parental », pense Louise Harel, députée de Hochelaga-Maisonneuve.

Sans comparer la maternité à la maladie, plusieurs mentionnent qu’il est déjà arrivé que des députés tombent malades et s’absentent. « On s’arrange bien dans ces cas », a constaté Sylvie Roy, députée de l’ADQ.

Même les plus féministes hésitent à se prononcer. « La politique ce n’est pas un emploi. Les femmes en connaissent la réalité. Il faudrait d’abord faire un débat sur les conditions des travailleuses autonomes qui, tout comme les politiciennes, n’ont pas des conditions idéales », souligne Martine Blanc, consultante et ancienne conseillère municipale.

La professeure de science politique de l’Université d’Ottawa, Manon Tremblay veut élargir le débat. « Il faut éviter de pointer les femmes, mais s’inscrire dans une démarche pour rendre la vie politique plus vivable, plus compatible avec une vie de famille. »

Dans cet esprit, le député du Bloc québécois, Thierry St-Cyr, entend prendre quelques semaines de congé après la naissance de son premier enfant prévue fin septembre. « J’ai prévenu le whip. Cependant, si un vote important survient, il n’est pas exclu que je fasse un voyage express à Ottawa », explique le jeune député fédéral de Jeanne-LeBer.

Évidemment, la question physique entre en ligne de compte pour les femmes. La majorité des politiciennes consultées par la Presse avoue qu’une grossesse sans histoire et un accouchement normal facilitent le retour rapide au travail.

Sauf que parfois des problèmes surviennent. Sylvie Roy a été hospitalisée plusieurs fois avant son accouchement prématuré en 2004. Tout un défi pour un petit caucus de quatre députés. « J’ai eu la chance d’avoir un chef qui a trois enfants et qui comprenait ma situation, mais j’aurais dû prendre plus de temps pour m’en remettre », regrette-t-elle.

Un frein à l’engagement des femmes ?

Carole DuSault est consciente que la maternité empêche certaines femmes d’entreprendre une carrière politique. Sylvie Roy le confirme. « C’est la raison première invoquée par les femmes qu’on approche pour être candidate ».

Selon l’ancienne présidente du Conseil du Statut de la femme, Diane Lavallée, qui a vécu une campagne électorale une semaine après son accouchement en 1994, la population serait plus prête que l’establishment politique. « Les organisateurs trouvent les bébés mignons, mais ils n’ont pas l’habitude du rythme de vie d’une nouvelle maman. Il faut être solide pour leur imposer son horaire », soutient-elle.

Plusieurs estiment qu’il faut simplement accepter que des élues prennent du temps loin de leurs électeurs après un accouchement. « Si on veut des représentants variés, il faut concilier les deux. Il faut que les mentalités fassent leur chemin », soutient Carole DuSault. « C’est inhumain de ne prendre qu’un mois pour une nouvelle maman. Il faut trouver des solutions », renchérit la chef de l’opposition de Montréal, Noushig Eloyan.

La conseillère de Rosemont est consciente d’avoir un avantage par rapport aux députées provinciales et fédérales. «Je ne dois pas partir siéger dans une autre ville, je n’aurai pas à vivre le déchirement de laisser mon bébé ».

Un déchirement bien réel pour les députées. Sauf que la majorité est consciente de leur devoir politique. « La politique exige des sacrifices. On connaît les défis lorsqu’on décide d’avoir des enfants, il faut tout réussir en même temps, la maternité et le service aux citoyens. Mais je suis la preuve qu’on peut s’épanouir en tant que maman et députée », souligne Caroline St-Hilaire.

« Oui, on peut tout faire, mais en politique, ce sont les événements qui contrôlent notre vie. On fait des sacrifices et la famille en souffre », rappelle Eleni Bakopanos, ancienne députée du parti libéral du Canada qui avait deux jeunes enfants lorsqu’elle a été élue.

Les politiciennes qui se sont confiées à la Presse ont souligné le rôle important de leur conjoint, le partage des tâches et l’implication de la famille élargie dans la réussite de leur maternité. « Il n’est pas juste question d’avoir un conjoint qui partage les tâches comme je l’ai eu, mais de l’aide et une bonne résistance physique. On me parle souvent de mes moyens financiers, mais ce sont les parents qui élèvent les enfants, pas l’argent », conclut Pauline Marois.

Encadrés

Les femmes qui ont accouché « en service »

Peu de députées ont accouché lors de leur mandat. En fait, on peut les compter sur les doigts d’une main.

Au Québec, la chef du Parti québécois, Pauline Marois est la première députée à avoir accouché quelques jours après son élection en 1981. Par la suite, elle a eu deux autres enfants alors qu’elle était ministre. Une première en occident.

Une autre députée, décédée en 1999, Denise Leblanc-Bantey, qui représentait les îles de la Madeleine, a accouché en 1982.

La députée de l’ADQ, Sylvie Roy a accouché en 2004.

Au Canada, Sheila Copps a ouvert le bal en donnant naissance à sa fille en 1987 alors qu’elle siégeait à la Chambre des communes. La Presse n’a pu lui parler, car elle était à l’extérieur du pays. Elle a été suivie, 10 ans plus tard, par les députées Michelle Dockrill du NPD ( Bras-d’Or-Cape-Breton de 1997 à 2000) et Caroline St-Hilaire du Bloc québécois ( Longueuil-Pierre-Boucher). Cette dernière a eu deux enfants depuis le début de son mandat en 1997. Sa collègue du Bloc Québécois, Maria Mourani (Ahuntsic) vient tout juste de rejoindre ce cercle restreint.

Dans les autres provinces, signalons Christy Clark, députée de la Colombie-Britannique qui a accouché en 2001 alors qu’elle était ministre.

Pas de garderie ni table à langer à l’Assemblée nationale

Outre la possibilité de prendre un congé, plusieurs mesures pourraient faciliter la vie des nouvelles mamans. Les députées interrogées ciblent l’absence de garderies à Québec et Montréal. Celles existantes ne sont pas du tout adaptées à l’horaire des députées.

Autre accessoire pratique, les tables à langer. Il n’en existe pas dans l’édifice de l’Assemblée nationale. Caroline St-Hilaire et Michelle Dockrill en ont fait installer au Parlement d’Ottawa.

Michelle Dockrill fait aussi partie de l’histoire de la Chambre des communes puisqu’elle y a siégé avec son bébé dans les bras. Une première. « C’est arrivé par hasard. J’étais avec mon fils à l’extérieur de la Chambre quand il a fallu aller voter. Je l’ai lancé à la blague, mais une députée m’a répondu qu’elle voudrait bien voir le président me demander de sortir. Finalement, je suis restée environ 40 minutes », raconte-t-elle.

Le défi de l’allaitement pour les politiciennes

Si l’allaitement est de plus en plus encouragé auprès des futures mamans, plusieurs politiciennes ont avoué que leurs fonctions les ont empêchés d’allaiter aussi longtemps qu’elles l’auraient souhaité. « J’aurais probablement allaité plus longtemps comme je l’ai fait pour ma première Catherine qui est née avant mon élection », souligne Pauline Marois.

L’environnement de l’Assemblée nationale et du Parlement n’étant pas des environnements où il est facile d’allaiter.

« Mon bureau n’était pas dans l’édifice du Parlement. Je me voyais mal courir d’un endroit à l’autre avec mes documents, le bébé, le sac de couches, etc. C’était difficile. Il faudrait une salle-garderie proche de la Chambre et réservée aux parents », soutient Michelle Dockrill.

Certaines, comme Caroline St-Hilaire, amenaient leurs enfants avec elles pour pouvoir les allaiter. « Même si je n’allais que sporadiquement à Ottawa durant les trois premiers mois après mon accouchement, j’amenais mon bébé pour l’allaiter. Égoïstement, je n’avais pas encore envie de m’en séparer. Lorsque je siégeais, j’avais des adjointes, très généreuses, car cela ne fait pas partie de leurs tâches, qui s’occupaient du bébé ».

Cette dernière avoue qu’elle aurait allaité plus longtemps si elle n’avait pas été députée.

Ailleurs dans le monde

Sans faire une recherche exhaustive à travers le monde, la Presse a trouvé quelques exemples de politiciennes ayant accouché lors de leur mandat. La plus célèbre d’entre elles étant l’ex-candidate socialiste à la dernière présidentielle française, Ségolène Royal, qui a accouché quelques semaines après son retour du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Elle était alors ministre de l’Environnement. Une première en France. Après son accouchement, elle avait fait l’objet d’un reportage à la télévision et dans Paris-Match, où elle avouait vouloir montrer qu’une femme peut occuper un tel poste et être maman. Elle n’avait pris que quelques jours de repos après la naissance de son quatrième et dernier enfant, Flora.

En Finlande, Tuija Brax, députée d’Helsinki, a pris un congé parental de six mois.

Avoir un enfant : a-t-on le choix ?

Si je n’ai pas d’enfants, cela ne veut pas dire que je ne les aime pas, bien au contraire. Lorsqu’un bébé se trouve dans la même pièce que moi, il se retrouve vite dans mes bras comme Victor ici. Et je joue souvent avec sa soeur de deux ans, Emma

Changeons de registre, oublions la politique française et l’environnement….;)
Dans son dernier billet de la revue Chatelaine, Sophie Durocher soulève la question de la maternité. On a presque le même âge, elle est journaliste ( surtout animatrice), moi aussi, elle est en couple ( avec Richard Martineau), moi non. Nous n’avons pas d’enfants.
On pourrait dire que c’est un choix. Pour moi, c’est un choix sans en être un. Car oui, j’aurais aimé avoir des enfants mais je n’ai jamais trouvé le père.
C’est bien beau de faire un enfant à tout prix, mais je préfère fabriquer un bébé avec le bon gars. C’est mon choix et pour le moment je n’ai pas trouvé le père. Que voulez-vous ? Les seuls qui, à mes yeux, avaient du potentiel, n’étaient pas intéressés…
Cependant, je n’ai pas dit mon dernier mot. Je n’ai pas lancé la serviette. Oui, je suis très consciente que le temps et la nature jouent contre moi. Oui, je suis au courant des chiffres. Après 40 ans, le taux de fécondité des femmes tombent à moins de 5 %. Oui, je connais les risques mais je ne serai pas la première, ni la dernière femme, à avoir un premier enfant après 40 ans. Je remercie Fabienne Larouche d’avoir osé faire tomber enceinte sa vedette, Virginie, à 41 ans. Merci de briser des tabous ! Merci à la Bree Van der Kamp de Desesparates housewives, Marcia Cross, d’avoir accouché à 45 ans.
Pourquoi la maternité nous serait interdite après 40 ans alors qu’elle ne l’est pas aux hommes ?

Aussi dans son dernier billet, Sophie Durocher reproduit un courriel qu’elle a reçu, suite à sa chronique, qui m’a fait frémir.
1-L’auteur du billet émet un sentiment raciste.
2-Il ne respecte pas le choix de chacune et chacun d’avoir ou non des enfants.
Doit-on rappeler que c’est un choix très personnel ? Personne n’a la mission de peupler la planète. D’ailleurs, nous n’avons pas de problème de natalité, la planète se peuple assez vite. Peu importe que les êtres humains viennent d’Asie, d’Océanie, d’Amérique, d’Europe ou d’Afrique, ce sont des êtres humains. On l’oublie trop souvent dans les barrières nationales que l’on aime ériger autour de soi. Ouvrons-nous les yeux et le coeur…

Un conseil des ministres égalitaire

Quelle bonne nouvelle. Autant de femmes que d’hommes dans le nouveau conseil des ministres de Jean Charest. Une première personne de couleur noire. Il était temps.

Interdire l’alcool aux femmes enceintes ???

J’apprends ça par le blogue de Josée via un article du Devoir. Je rêve ! Qui n’a jamais vu une femme enceinte prendre un seul petit verre de vin ? Franchement, il y a une ÉNORME différence entre prendre quelques verres de vin durant la grossesse et boire régulièrement. Son projet de loi, c’est utiliser un canon pour tuer une mouche. Bravo ! Encore un homme qui veut réglementer la vie des femmes.
Vous pensez que ce projet de loi est l’oeuvre d’un conservateur extrémiste de l’ouest ? Pas du tout, c’est sorti du cerveau de Paul Szabo, un député libéral ontarien. J’ai hâte de savoir qui va voter pour.

Voici un extrait de l’excellent article d’Hélène Buzzetti :

Pour Paul Szabo, il ne fait aucun doute que ce mal est rampant et doit être combattu avec vigueur. Les femmes enceintes ne devraient, selon lui, jamais consommer d’alcool, ne serait-ce qu’une goutte. Et comme la plupart n’apprennent qu’elles sont enceintes que plusieurs jours – ou semaines – après la conception, l’interdiction de l’alcool devrait s’appliquer tant qu’elles sont capables d’enfanter.

Voici un autre extrait intéressant :

Pour la présidente de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec (AOGQ), Diane Francoeur, le procédé est dérangeant. «Les femmes sont déjà bien vulnérables avec l’allaitement, qui est devenu une vraie folie. Toute femme qui n’est pas capable de poursuivre son allaitement est une mauvaise mère, elle se fait crier après et, effectivement, tout le monde s’en mêle. Les femmes arrivent dans nos bureaux en pleurs quand elles doivent cesser d’allaiter, parce qu’elles se font critiquer de donner des biberons. On ne va pas en plus se mettre à être sur le dos des femmes pendant la grossesse.»

Mme Francoeur accueille toutefois positivement toute tentative de mieux informer les femmes des risques associés à la consommation d’alcool pendant la grossesse. Le problème est réel et doit être pris au sérieux.

Selon justement cet organisme, on ne sait pas le moment du danger, mais on sait que si une femme enceinte boit quatre consommations par jour sur une base permanente, elle a 50 % de malchance d’avoir un bébé atteint du syndrome de l’alcoolisme foetal. Je dis bien sûr une base permanente. Pas un verre de temps en temps.
Pourquoi ne pas interdire aux femmes enceintes de fumer, de ne pas conduire de peur qu’elles aient un accident, de ne pas faire de sport extrême. Bref, pourquoi ne pas interner les femmes enceintes le temps de leur grossesse pour s’assurer qu’elles agissent correctement. Pourquoi ne pas contrôler leur nourriture, leurs états d’âme, leur bonheur… Et comme le suggère un lecteur de Josée, pourquoi ne pas interdire aussi l’alcool aux hommes qui pourraient contaminer leur sperme…
Pourquoi ne pas interdire …Non, j’arrête là, le temps de me calmer…

Moins de femmes en génie !!!

Un dossier ce matin dans la Presse Affaires sur l’ingénierie avec ma collègue Isabelle Laporte. Rapport avec l’environnement ? L’un de mes articles parle de l’effet des changements climatiques sur le métier d’ingénieur. Effets à long terme immenses…Bref disons que les ingénieurs doivent gérer une plus grande incertitude qu’ils géraient déjà.
Deux autres sujets d’importance, puisqu’ils parlent de la relève en génie : les femmes et les immigrants. Ce n’est pas moi qui le dit mais l’ensemble des intervenants à qui j’ai parlé. C’est par les femmes et les immigrants que passe l’avenir du génie québécois. Pour les immigrants, on régle tranquillement le problème de la reconnaissance des diplômes étrangers. Quant aux femmes, j’ai été très surprise d’apprendre qu’elles étaient en décroissance dans ce domaine…Des années à tenter d’intégrer les femmes dans un métier très masculin n’y ont rien fait. Le génie n’intéresse pas les femmes. Un problème. Car comme je vous le dit, elles sont la relève…Lorsque j’ai fait mes entrevues pour cet article, ce qui m’a surprise, ce sont les jeunes ingénieures qui ne se disent pas féministes comme j’en parlais précèdemment.. Elles ne sont pas les seules.
Lorsque j’en ai parlé à l’une des professeures qui a beaucoup lutté pour que les femmes en génie trouvent une place, cette dernière n’était pas étonnée. Elle m’a dit que les jeunes femmes sont féministes sans le savoir et qu’elle ne leur en voulait pas. Il est difficile dans ce domaine si masculin de s’affirmer féministe. Plusieurs hommes le prennent comme une trahison, semblerait-il. Est-ce vraiment la réalité ?

Puis les femmes, vous en êtes où ?

Même si plusieurs renient le féminisme, je crois que le 8 mars sera toujours nécessaire pour se souvenir d’où on vient et où on va. Pour se demander où nous en sommes et ce qu’il reste à faire.
Avouons-le. Lorsqu’on entend des propos sur la violence conjugale, l’importance des femmes et le drame de Poly par l’ex-conseiller municipal de Montréal et (ajout) ex-candidat de l’ADQ, Jean-François Plante, on se dit que ce n’est pas encore gagné. Je suis certaine que son opinion est partagée par plusieurs autres hommes et sûrement des femmes. Mais pour moi il est aussi clair que la grosse majorité des hommes va dans la même direction que les femmes. Une chance.
En passant, je connais Jean-François Plante puisque j’étais attachée de presse de Pierre Bourque dans une autre vie (Il était conseiller municipal pour Vision Montréal). La controverse l’entourant ne m’étonne pas du tout. Je m’y attendais. On a eu de nombreuses discussions car nos opinions étaient toujours divergentes. Vous comprenez pourquoi…

Avoir honte d’être féministe ?

Parfois des événements arrivent de manière simultanée. Je complète un article sur les femmes ingénieures. Je demande à deux d’entre elles si elles sont féministes. Les deux me répondent non. L’une beaucoup plus tranchée que l’autre comme si c’était une tare ou une maladie. Pourtant si elles savaient ce que leurs prédécesseures ingénieures ont dû affronter pour gravir le même cheminement.
Et je tombe sur ce billet de Sophie Durocher que j’approuve à 110 %.
Comme elle, je suis féministe. Tant qu’il y aura une seule femme discriminée sur la planète, je serai féministe. Pourquoi être féministe serait une tare, une honte ? Féministe ne veut pas dire contre les hommes, mais pour les femmes. Que les jeunes femmes arrêtent de penser que tout est acquis. Nos acquis sont fragiles.
Je ne comprends pas les femmes qui me répondent comme je l’ai entendu tantôt au téléphone : oh non je ne suis pas du tout féministe. Dommage, très dommage après un si long chemin. Nos grands-mères et mères féministes doivent se sentir reniées par un tel revers de la main.

C’est d’la faute d’la fille !!!!


Hier matin j’écoute Salut Bonjour pour une très rare fois. (je suis plutôt radio-canada). Claude Poirier commente un homicide impliquant deux filles qui ont ramassé un inconnu. Je n’ai pas les mots exacts mais ensuite il dit que les filles doivent faire attention. Qu’elles ramassent n’importe qui dans un bar, qu’elles vont chez le gars et qu’ensuite elles se plaignent d’être agressées. Faut faire attention, dit-il, genre.

Je bondis. Je veux crier. Comment peut-on encore dire ça ? Allez chez un gars, ça ne veut pas dire que l’on veut obligatoirement coucher avec lui. On peut changer d’idée non ? On peut avoir peur ? dégriser. La majorité des gars va comprendre. Ça ne leur fera forcément plaisir mais ils n’agresseront pas la fille. Alors please, arrêtons de culpabiliser la victime, elle se sent assez coupable comme ça.

Arrêtons de dire aux femmes de faire attention. On devrait plutôt dire aux agresseurs de se tenir tranquille. Que non veut dire non. Que prendre de force quelqu’un ça ne se fait pas. Qu’ils se soignent.

Peut-on être une femme en 2007 et être libre de se promener où l’on veut à l’heure qu’on veut.