Réinventer le baptême

Un de mes dossiers sur le baptême dans la Presse+ ce matin en plusieurs parties pour les personnes qui n’ont pas de tablette. Pour celles qui en ont une c’est dans la section Pause famille

Célébrer l’arrivée de son enfant en 2014

D’une religion à l’autre

Témoignages : la tradition sans la religion

Quelques chiffres sur la religion

Vive les rides!

Aujourd’hui dans La Presse, Marie-Christine Blais nous offre un portrait de Louise Latraverse, 70 ans. Inspirante Louise Latraverse dont la photo est magnifique. Un visage qui n’a subi aucune chirurgie.

On en veut plus des femmes comme elle. Des modèles positifs pour les femmes qui montrent que les rides ne sont pas une calamité. Que les rides ne sont pas laides. Que les rides sont le reflet et la mémoire de nos vies, de nos joies et de nos tristesses. Que les rides ne doivent pas être effacées à tout prix.

Quand est-ce que jeunesse est devenu égale à beauté et vieillesse à laideur?

Louise Latraverse est celle qui avait dit en 2007 en recevant son premier Gémeau qu’elle valait cher, très cher, car elle n’avait pas été remontée à 67 ans. Et j’adore cette citation: « … Que les autres continuent à aller en chirurgie, moi, je vais avoir tous les beaux rôles de vieilles! »

Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

Autres textes sur le journaliste à la pige:
Pourquoi signer ces contrats indignes?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Journalisme professionnel et contrat équitable
Gil Courtemanche et la solidarité à sens unique
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Des cours d’auto-défense pour les jeunes

Photo fournie par KidPower

On connaît les cours d’auto-défense pour les femmes, mais les jeunes, enfants et adolescents peuvent aussi prendre des cours. Spécifiquement pour eux, mais avec les mêmes objectifs, leur donner confiance. En 2007 je fais un article sur les cours d’auto-défense pour les femmes dans La Presse, aujourd’hui dans le même journal, j’écris sur les cours d’auto-défense pour les jeunes. À lire dans le cahier Vivre !

Du découragement à l’espoir, mon deuxième article dans La Presse

Coucher de soleil enfumé sur la Tujunda
Les soldats du feu
Devant chez Bill Ryder que je cite dans mon article
Les hélicoptères en action

Rebelote et autre commande de La Presse pour un autre texte sur les feux de forêts de Californie. Il est ici. Toujours un article sur les gens, les citoyens et leurs émotions. Les faits sont partout, l’AFP et autres agences de presse s’en occupent. Cette fois ci, Mariève et moi sommes allées plus à l’ouest que lors de notre premier déplacement. Après la Crescenda et Glendale, le quartier de Tujunga était sous haute surveillance.

Cette fois-ci, nous avons dû utiliser nos cartes de presse pour se rendre dans le secteur. Oui nos cartes de presse québécoises fonctionnent. D’ailleurs, à la minute où les gens (citoyens, policiers, pompiers et autres médias) savent qu’on est canadiennes, la sympathie est immédiate.

Nous avons rencontré des citoyens si sympathiques, si chaleureux malgré leur peur. J’imagine qu’en parler leur permet de partager et d’extérioriser. Je pense en particulier à cette infirmière, Carissa Totalca, dont le mari parle français et à qui je dois emailer le lien. Elle nous a parlé de sa forêt, nous a entraîné au bord du réservoir pour prendre les photos des hélicoptères qui se ravitaillaient, en nous montrant la petite faille dans la clôture…Si souriante, si enjouée malgré son regard triste et embué à la vision d’apocalypse qui s’offrait à nous.

Si mes vacances sont écourtées par cette couverture et que je ne visiterais pas tous les endroits que j’avais prévus, ce n’est pas grave. Je vis une expérience hors du commun qui vaut toutes les visites touristiques du monde…

Article sur les feux à L.A. dans la Presse

Ce matin, un ami m’envoie la première page de la Presse: La Presse en Californie: un mur de feu aux portes de L.A. avec une superbe photo de nuit. On renvoie à mon article en page 11. Mon premier dans le grand cahier A de la Presse. J’en suis bien fière. Je vous encourage à le lire ici car cela parle des gens qui sont aux premières loges et qui ne dorment pas beaucoup depuis 5-6 jours. Car la nuit, le feux s’étend plus rapidement…

Les feux de forêts de L.A prennent de l’ampleur


Les billets et photos sur mon voyage à San Francisco et la côte attendront, j’ai couvert ces dramatiques feux de forêts au nord de Los Angeles pour la Presse aujourd’hui, à lire ce matin dans votre journal ou sur Cyberpresse.

Avec ma collègue Mariève Paradis, dont le dernier billet décrit parfaitement les faits que je ne répéterai pas ici, nous avons pris la route pour se jeter dans les bras du feu. Quelques 30 minutes après notre départ, nous voyions les flammes sur les collines qui bordent l’autoroute 210 qui va à Pasadena.

Notre objectif est de se rendre à La Crescenda où plusieurs foyers menacent les maisons agrippés aux collines. Les hélicoptères n’arrêtent de nous passer sur la tête, des voitures de police, des pompiers et des médias. On prend la sortie indiquant la Crescenda puis on monte.

À un moment donné, Mariève me pointe un groupe de citoyens regroupés dans le stationnement d’une maison le regard vers les hauteurs. C’est le moment de recueillir des témoignages pour mon article pour La Presse dont le deadline est à 18h heure de Los Angeles. Il est 14h15!!!

Les résidents sont gentils lorsque je me présente et leur demande si je peux leur poser quelques questions. Finalement nous restons presque 1h avec eux. Ils nous offrent même de l’eau que nous refusons, gênées. Nous avons de l’eau dans la voiture. Car il fait chaud, très chaud. Presque 40 degrés.

Alors que nous sommes arrivées depuis quelques minutes, les policiers passent pour signaler que les résidents doivent évacuer. Ce qu’ils ne comptent pas faire, sauf si le danger devient imminent.

Après une heure, nous partons sans quitter la zone d’évacuation que les policiers ont bouclé. Nous remontons plus proche d’un autre foyer d’incendie. Les résidents nous apprennent que le feu est sous contrôle pour justement créer un espace déjà brûlé, une barrière entre la forêt et les résidences. Vous verrez les photos que j’ai prises. L’une des résidences étaient pratiquement encerclée par les flammes. Heureusement les pompiers réussissaient à la sauvegarder.

Les résidents regardaient le spectacle en compagnie des journalistes et des pompiers. À l’ombre d’un arbre, car le soleil brûlait, assis dans leur chaise de pique-nique, ils attendaient que le Canyon brûle complètement afin de parfaire leur protection. En espérant aussi que le vent ne tourne pas brusquement.

Les médias de Los Angeles ne parlent que de ces feux, surtout que le Mont Wilson est menacé d’être touché d’ici quelques heures. Un endroit où sont situés les tours de transmission des chaînes de télévision et radio de L.A ainsi que les tours cellulaires. Nous perdrons peut-être les nouvelles et le cellulaire mais pas l’Internet. Mais ce n’est pas tout, le Mont Wilson est aussi un observatoire comme le Mont Mégantic qui pourrait être détruit.

En se rendant sur place, Mariève et moi ne comptions pas être des voyeuses. En fait, c’est notre travail de journaliste. Notre instinct. Pour rendre compte de la réalité des faits, il faut aller sur place et parler aux gens. Des citoyens qui se confient facilement et qui ont beaucoup de choses à dire. En partant, je leur ai dit de faire attention et de ne pas rester si le danger approchait. Que leur vie valait beaucoup plus que n’importe quelle maison…

Outre les humains et les maisons, il y a aussi des milliers d’animaux à évacuer dans les ranchs des montagnes. Des chevaux. Les chiens d’un chenil ont été sauvés avant que les bâtiments ne soient totalement détruit dans la région d’Acton, de l’autre côté de La Crescenda, de l’autre côté de la Angeles National Forest.

Quand aux animaux sauvages, normalement, ils fuient et arrivent à se sauver. Sauf que leur habitat naturel est détruit. Ils reviendront.

L’autre danger actuellement est aussi le niveau de la qualité de l’air à Los Angeles qui chute dramatiquement avec ces panaches de fumée qui recouvrent tout. On avait oublié nos masques et Mariève ressentait les effets sur sa gorge de ses quelques heures près du feu. Je vous laisse avec les photos…

Elles sont ici ou ci-dessous dans le diaporama.

Pas facile l’immigration

Contrairement à ce que dit la légende urbaine, les immigrants n’ont pas la vie facile et ne vivent pas aux crochets de la société. Écoutez ce qu’en disait le couple invité à l’émission Christiane Charette en compagnie de la réalisatrice d’Islam Québec, la série de Canal vie.

Ces témoignages sur les difficultés de refaire sa vie à partir de zéro, de trouver un emploi, de faire reconnaître son expérience antérieure, ses diplômes, ressemblent à ceux décrit par Rima Elkouri dans une série de reportages. L’histoire des familles suivies par la chroniqueuse de la Presse démontre comment la fermeture et l’ignorance privent un pays d’une richesse inestimable. Alors que les pays occidentaux, tout particulièrement le Canada et le Québec manquent de professionnels dans plusieurs domaines, on bloque l’entrée d’immigrants instruits et qualifiés sur le marché du travail. Un grave problème à régler…

Et je pense que la même chose de passe en France.

La lente mort d’Actuel

Je parle du cahier du quotidien La Presse dans lequel j’ai fait mes premiers pas dans ce journal. Je me joins à mon collègue et ami, Nicolas Langelier, pour regretter la disparation de ce cahier original et intéressant. Un cahier important pour moi.

En 2004, j’y ai écrit mon premier article sur les sacs Bin Bin de l’Atelier Scrap fabriqués avec de vieilles bannières de la ville. C’est Marie-Claude Girard qui m’a donné cette première chance. Une année plus tard en 2005, ce fut Marie-Claude Lortie qui me donna une autre chance. Après les friperies nouveau genre, j’écrivais presque chaque semaine sur des gestes écolos du quotidien, sur de nouveaux magasins, de nouvelles initiatives, des écrits qui ont pavé la voie vers mon livre. Je ne remercierai jamais Marie-Claude Lortie de m’avoir fait confiance. Un merci à Stéphanie Morin avec qui je travaillais sur la section Bougez d’Actuel du dimanche. Qui a aussi pris le bord.

Dans ce cahier, j’y ai fait des dossiers super intéressants sur les sacs pas si écolos que ça de la SAQ (ils venaient de Chine), sur l’achat local, les politiciennes qui accouchent « en service », les gens qui crachent, le congé parental, manger dans les poubelles et bien d’autres. Mon dernier date du printemps, en avril dans le cahier Mode. Depuis c’est fini. J’en suis très triste car j’aimais écrire dans ce cahier, j’aimais les sujets. C’est la vie. Nostalgie.

Et surtout, j’ai toujours aimé écrire pour La Presse. Un de mes rêves. Je n’ai jamais voulu être une journaliste permanente de La Presse, ils sont assez nombreux et compétents. J’aime proposer des articles lorsque le temps et l’inspiration me prennent.

J’ai fait quelques articles pour le cahier Mon Toit dernièrement. J’avais écrit pendant une période dans le cahier Affaires, un article dans le cahier Sports, un autre dans le cahier Vacances, quelqu’uns dans le cahier Auto. Mon dernier rêve : le cahier principal un jour.

Avec le lock-out qui pointe au Journal de Montréal, j’espère que La Presse en profitera pour se renouveller, pour se consolider, pour garder la qualité qui en font un grand journal. Comme le Devoir que j’aime tout autant. Mais parmi des quotidiens, il faut en choisir un. Celui qui paye le plus ses pigistes, même si on est loin de la coupe aux lèvres.

Recyler matelas et sofas : les villes dorment au gaz !

L’un de ces trésors aux poubelles….

Hier dans le cahier Mon Toit de la Presse, je parlais de recyclage de matelas et sofas (divans). Pas évident au Québec. J’imagine que c’est la même chose ailleurs dans le monde. Étant donné que j’ai fait l’article pour la Presse, je n’ai pas vérifié en France, en Europe. Si vous avez des infos la dessus, transmettez-les moi !

J’étais abasourdie en constatant que la ville de Montréal traîne sérieusement de la patte sur ce type de recyclage. Alors que deux compagnies récupèrent les matelas, la Ville ne fait pas affaire avec eux. Toronto va plus vite et devrait d’ici quelques temps recycler les matelas de ses citoyens.

En attendant que Montréal se réveille un jour, les citoyens doivent se débrouiller. Recyc-Matelas récupère les matelas tandis que Matt Canada récupèrent les matelas et sofas. Mais il faut vraiment avoir la fibre écolo super développée et le vouloir. Car ce n’est pas gratuit. D’abord, aucun service de ramassage. Le citoyen qui désire recycler doit amener le matelas ou le sofa à l’entreprise puis débourser 10 $ pour chaque item. Qui va s’en donner la peine ? Il ne faut pas se surprendre de voir fleurir les matelas le long des rues.

J’aurai fait la même chose si je n’avais pas réussi à louer un pick up le lendemain de mon déménagement pour finaliser quelques dons, ramassage et autres. Car j’ai un vieux sofa ainsi qu’un vieux matelas de futon, totalement inutilisables, que je vais apporter chez Matt Canada. Je le fais car j’en ai l’occasion. Mais sans pick up, même avec ma fibre écolo développée, je l’aurais laissé au bord du chemin. Imaginez ce que fait la majorité de la population ? Normal.

Car elle n’est vraiment pas aidée par ses gouvernements. Les éco-centres devraient recycler les matelas. La direction de la ville de Montréal connaît l’existence de ces compagnies de recyclage mais ne bouge pas. Totalement désolant.

Au moins, une grande majorité des compagnies qui vendent des matelas ramassent vos vieux matelas pour leur donner une deuxième vie. L’une des premières à le faire, Dormez-vous donnent les matelas encore utilisables à des organismes tandis que les autres sont récupérés par Recyc-Matelas.

Vous vous demandez pourquoi Recyc-Matelas et Matt Canada facturent 10 $ par item ? Car ils revendent les matières récupérées. Sauf que la vente ne couvre pas le coût de la manutention. Aucune compagnie ne recyclerait à perte. Pourquoi les gouvernements ne les subventionneraient pas ? La majorité des matières composant un matelas et un sofa sont réutilisables. Dommage.

Si je me suis intéressée seulement à ce type de meuble, il doit encore y avoir de nombreux items et matières que les éco-centres et les villes ne récupèrent pas. Il serait temps d’agir et se réveiller. Il serait temps que la ville ramassent les gros morceaux laissés au bord de la route pour les récupérer. Au lieu de ça, je les vois jeter dans les camions de vidange des meubles, matelas, et autres objets réutilisables qui se font réduire en bouillie. Il faut dire que les gens jettent, jettent.

Évidemment tout le monde n’a pas les moyens de louer un camion, ni le temps, de porter ses affaires à l’éco-centre et dans les organismes de récupération. Surtout que ces derniers n’ont pas les ressources suffisantes pour ramasser tout ce qui pourrait l’être en cette période de déménagement. Un période d’intense gaspillage. Alors que des trésors partent remplir le trou béant de l’ancienne carrière Miron et les sites d’enfouissement…Affligeant.

Les familles de quatre enfants ! Pourquoi pas ?

Et ce ne sont pas des familles recomposées ! Mais un couple qui a décidé d’avoir des enfants, pas deux, pas trois mais quatre et plus. Si j’ai parlé à cinq familles pour cet article qui paraît dans la Presse d’aujourd’hui, dans un cahier Actuel amputé et placé à la fin d’Arts et spectacles, j’avais quelques autres familles en plus. Il fallait s’arrêter à 5, étant donné que l’article ne peut pas faire 10 feuillets. Mais il y en a des familles de quatre enfants et plus ! J’avais quatre noms juste pour le petit village de Saint-Adolphe-de-Dudswell ! Que se passe-t-il la-bas ? Quelque chose dans l’eau ?
Vous vous doutez bien que j’aurai pu en écrire le double, voir le triple avec toutes les histoires que m’ont racontées les mamans. Des histoires remplies d’amour, de joie, de bonheur, de décisions, d’organisation et surtout de débrouillardise !
Alors que les gens se permettent des commentaires négatifs et des jugements sur ces familles, elles me confirment que c’est un choix conscient et éclairé.
Deux femmes m’ont confié ne pas oser sortir lors de leur quatrième grossesse à cause des commentaires. L’une d’entre elle avait des larmes dans la voix en m’en parlant. La majorité n’osait pas annoncer la venue de ce quatrième bébé !!!!
L’entourage pense toujours à l’argent alors que ce n’est pas le problème principal de ces familles. Je crois que leur principal problème est le manque d’aide de la société, le manque de compréhension et le jugement à l’emporte-pièce, les petits commentaires qui font mal.
C’est un peu comme les gens qui jugent les couples qui décident de ne pas avoir d’enfant, les célibataires, etc….Finalement dès qu’on sort du lot et de la soi-disant normalité sociétale, on se fait montrer du doigt !

La Voix de l’Est écrit sur mon livre

Belle surprise ce matin. Un article sur mon livre dans la Voix de l’Est. Un super bon article qui résume très bien mon bouquin. Moi qui écrit pour la Presse et donc Gesca, propriétaire aussi de la Voix de l’Est, c’est le premier article aussi long sur mon bébé dans l’un des quotidiens du géant !!!
D’ailleurs, mes articles de la Presse sont parfois reproduit dans les autres quotidiens de Gesca. J’ai ainsi été publiée dans la Tribune, le Quotidien, le Nouvelliste, le Soleil. Je ne sais plus si l’un de mes articles est passé dans la Voix de l’Est…M’en souviens pas.

Nia : yoga-danse-arts martiaux !

Pour simplifier : Nia c’est une combinaison de yoga, danse et art martial. Ici le côté Yoga.
Le côté danse ici
Ces femmes sont quatre professeurs de Nia. Celle qui est en bleue a amené Nia au Québec. On voit le côté art martial ici.

Aprés la Savate dont je parlais il y a deux semaines, j’ai essayé Nia. Formidable mon métier de journaliste qui me permet de découvrir des disciplines sportives. Par la même occasion, ces sujets forme physique m’enchantent. Je décroche des sujets environnementaux qui peuvent parfois être un peu déprimants.
Nia, comme je l’ai écrit dans mon article publié dans la Presse de ce matin, est un mélange de plusieurs disciplines. Un peu cours de danse, un peu yoga, un peu arts martiaux, un peu de tout. Trés agréable le cours que j’ai pris samedi dernier. Et j’ai transpiré. Presqu’autant que lors de mes cours d’aérobie. Sauf que je n’avais aucunement mal à mon corps le jour suivant.

En passant, je me rends compte que cette page Élan du cahier Actuel n’est pas le plus lu. Plusieurs personnes m’ont demandé dernièrement si j’écrivais encore pour la Presse alors que c’est mon deuxième article en deux semaines…Il est évident que je n’ai pas le temps avec le livre pour écrire autant d’articles que d’idées qui foisonnent dans mon cerveau. Je place les nombreux sujets qui surgissent de mon esprit dans un dossier pour plus tard. En espérant que personne n’aura la même idée, sinon ce n’est pas grave, j’en aurai toujours d’autres.

Dormir dans un igloo





Simon, l’auteur de l’article

Je l’avais raconté un peu mais voici l’histoire du côté de mon compagnon d’igloo, mon collègue Simon Diotte de la Presse. Excellent texte et tout à fait véridique !
Sauf que le titre ne reflète pas la réalité. L’expérience n’a pas été glaciale mais inconfortable !

Essai de la Savate ou boxe française


Mardi dernier, j’ai mis des gants de boxe pour la première fois de ma vie et j’ai essayé la Savate, plus connue sous le nom de boxe française. Tout ça pour un article pour la Presse que vous pourrez lire ici.
À prime abord, je ne suis pas une fan de la boxe. Trés peu pour moi de frapper quelqu’un à la tête pour le plaisir de le frapper. Comme je le dis dans mon article, c’est la partie que j’ai le moins aimé du mini-cours. Lorsque Lilian, un champion de savate, m’a demandé de le frapper au front, disons que je l’ai à peine effleuré. Il fallait qu’il avance sa tête vers pour que ce soit un semblant de frappe.
Mais j’ai aimé apprendre à utiliser mes poings et mes pieds, apprendre comment frapper avec sa jambe. Une bonne manière de se défouler, de se défendre. Ce que les femmes n’osent trop souvent pas faire, doutant de leurs capacités. J’en avais parlé ici aprés un article sur l’auto-défense il y a quelques semaines.
La Savate est l’aspect physique de l’auto-défense qui est avant tout un état d’esprit. Se défendre physiquement est la dernière étape après avoir épuisé la discussion, la fuite, etc. Disons que de savoir comment et où frapper nous donne une confiance supplémentaire qui va généralement suffire.
Mais pratiquer la Savate est aussi un sport très cardio-vasculaire ( on sue pour vrai), et une bonne manière de se défouler des frustrations de la journée ! Mais je ne sais pas si le club où je suis allée prendre le cours est le bon endroit. Car c’est peuplé d’hommes. Sauf qu’on peut pratiquer contre des hommes et qu’ils ne sont pas vraiment intimidants.

Maintenant que j’ai décidé de ne pas renouveler mon abonnement chez Énergie Cardio, je me cherche un gym, une piscine et des cours à prendre pour combler mon besoin de bouger. Pourquoi pas la Savate ? J’ai laissé tombé Énergie Cardio car après avoir été 5 ans membre, ils m’ont quand même chargé 15 $ de frais pour un paiement qui n’a pas passé ( changement de numéro). Et puis le centre où j’allais était réservé aux femmes. Je devais payer un supplément pour ça alors que je m’en moquais. Finalement, j’y allais pour les cours d’aérobie et pour les appareils seulement en hiver. Je vais donc aller m’inscrire au Centre sportif du Stade Olympique pour trois mois. Même si c’est un peu plus loin pour moi, c’est moins cher pour trois mois, il y a une piscine, les cours, etc…Je pense que je vais aussi aller prendre quelques cours de danse…en plus de mes cours de yoga…Suggestions ?

L’auto-défense pour les femmes

J’ai oublié de vous parler de mon article de dimanche dernier dans la Presse sur les cours d’auto-défense. Je n’ai pas eu le temps d’essayer avant d’écrire l’article, mais je compte bien prendre un cours prochainement. Que ce soit au CPAM, au Cran des femmes ou chez Georges Manoli.Je ne me suis jamais sentie en danger, mais parfois j’aurai aimé avoir les outils nécessaires pour ne pas avoir une petite crainte.
Car les intervenants que j’ai interviewés, m’ont tous indiqué que les femmes étaient autant capables de se défendre que les hommes. Le problème est la socialisation des femmes qui leur apprend qu’elles ont besoin d’un homme pour les protéger. J’exagère un peu, mais c’est quand même la réalité non ?
Mais quand on vit seule et qu’on n’a pas de chum, on fait quoi ? On se loue un garde du corps ?
Par ailleurs, j’ai également appris que souvent il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’à la défense physique, mais la défense verbale suffit. Crier, savoir comment réagir, etc.
En tout cas, il me semble que de tels cours devraient être enseignés à tout le monde, garçons et filles, dès l’adolescence.

La gyrotonic !

Vous vous demandez ce que c’est ? Un croisement entre le yoga, la danse, le Pilates et le Tai chi. Une nouvelle discipline trés intéressante je dois dire. Vous en saurez plus en allant lire ce que j’en écris dans la Presse d’aujourd’hui. Je parle de Muv Ma de Pascale Léonard.
C’est merveilleux pour ceux qui ne s’étirent jamais, dont les articulations sont coincés mais aussi pour les dos blessés et pour les « hyperlax » comme moi qui ont énormément besoin d’étirements.
Finalement avec toutes les disciplines qui existent, il y en a pour les goûts. Plus d’excuses pour ne pas bouger …
Sur ce, je m’en vais faire une randonnée automnale…

La randonnée automnale

La récompense aprés l’effort. Les montagnes de Charlevoix.

Chantal, la super randonneuse ! À l’Acropole des Draveurs.

Les magnifiques couleurs du Parc du Mont-Tremblant, à admirer lors d’une randonnée

Le Lac Supérieur avant d’arriver au Parc Mont-Tremblant

Outre l’environnement, la consommation responsable, la famille, je couvre aussi l’activité physique et les sports. Pour la revue Mieux-Être et aussi La Presse comme ce matin dans le cahier Actuel. Quel bonheur que la randonnée automnale. Les couleurs, la fraîcheur, les feuilles qui craquent sous nos pieds, le soleil qui réchauffe.
Je n’ai vraiment pas fait ce que je prêche car ma première randonnée, je l’ai fait au Mont-Washington. Trés difficile. Mais j’étais entraînée, plus qu’actuellement…Aussi je me suis reblessée au genou lors de ma dernière randonnée à l’acropole des Draveurs du Parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. Une descente trop rapide combinée à un manque d’eau, et pouf, la chute sur le genou déjà fragile…Le fémur qui se déplace à nouveau. Rebelote chez mon physio.
Alors profitez-en et dites moi quels sont vos endroits de prédilection pour la randonnée ? Je dois y aller lundi prochain avec mon amie Chantal qui est ma partner de randonnée et celle qui m’a fait découvrir cette merveilleuse activité.

Les politiciennes aussi tombent enceintes !

La conciliation travail-famille est sur toutes les lèvres. Des députés quittent la politique pour raisons familiales. Des femmes attendent d’avoir élevé leur famille avant de se présenter. Certaines, peu nombreuses encore, accouchent durant leur mandat. Mais est-ce facile de vivre une grossesse lorsqu’on est en politique active? Peut-on se permettre de prendre un congé maternité après la naissance de son enfant ? Témoignages de celles qui sont passées par là.

Article publié en 2007 dans le cahier Actuel de La Presse

Une première à Montréal ?

Carole DuSault, conseillère municipale de Rosemont, a donné naissance à son premier enfant, un garçon, Clément, le 30 août dernier. Elle serait la première politicienne montréalaise à accoucher durant son mandat.

Auparavant, la conseillère municipale du RCM, Manon Forget avait accouché durant la campagne électorale de 1986, avant d’être élue. Josée Duplessis, conseillère d’arrondissement actuelle du Plateau a fait la campagne avec un bébé de trois mois. Malgré les recherches de la Presse, rien n’indique qu’une autre conseillère municipale ait accouché durant son mandat puisque la ville de Montréal ne garde aucun registre sur les grossesses de ses élues.

Cette première historique ne donne pas de privilèges à Carole DuSault.

Si elle se réserve un mois après l’accouchement pour se reposer de sa césarienne et s’occuper de son bébé, elle retournera au bureau ensuite. Pour se faire, elle n’a pris aucune vacances cet été. « Je reprendrais tranquillement, j’installerai le nécessaire pour accueillir bébé dans mon bureau et je travaillerai plus de la maison, mais je ne peux prendre plus de temps, personne ne peut me remplacer. Être en politique ce n’est pas un emploi, c’est une charge civique », explique-t-elle.

Cette dernière participait au dernier conseil municipal, deux jours avant d’accoucher, mais ne pense pas assister au prochain, le 24 septembre. Elle a également manqué son dernier conseil d’arrondissement, sortant le même jour de l’hôpital. « Je considère que manquer un seul conseil municipal pendant quatre ans ce n’est pas de l’indiscipline. Si ce n’est pas considéré comme une condition d’absence justifiée, comptez sur moi pour le faire ajouter », lance-t-elle.

Le congé parental pour les politiciennes ?

D’autres avant elles, au niveau fédéral et provincial ont fait face à ce questionnement. Les élus, hommes ou femmes, ne sont pas des salariés mais reçoivent des indemnités. Ils n’ont donc pas accès au congé parental au niveau financier. Mais rien n’est prévu pour qu’ils puissent automatiquement bénéficier d’un certain nombre de semaines après une naissance.

« Il est quand même paradoxal que des femmes qui viennent de voter l’un des meilleurs congés parentaux ne puissent en bénéficier. Il faut trouver la manière de gérer l’absence des politiciennes », soutient Nathalie Goulet, directrice du Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail.

Cette question ne fait pas l’unanimité. « Il n’est pas évident que l’opinion publique serait favorable. Tout dépend de la capacité de maintenir les services à la population durant un congé parental », pense Louise Harel, députée de Hochelaga-Maisonneuve.

Sans comparer la maternité à la maladie, plusieurs mentionnent qu’il est déjà arrivé que des députés tombent malades et s’absentent. « On s’arrange bien dans ces cas », a constaté Sylvie Roy, députée de l’ADQ.

Même les plus féministes hésitent à se prononcer. « La politique ce n’est pas un emploi. Les femmes en connaissent la réalité. Il faudrait d’abord faire un débat sur les conditions des travailleuses autonomes qui, tout comme les politiciennes, n’ont pas des conditions idéales », souligne Martine Blanc, consultante et ancienne conseillère municipale.

La professeure de science politique de l’Université d’Ottawa, Manon Tremblay veut élargir le débat. « Il faut éviter de pointer les femmes, mais s’inscrire dans une démarche pour rendre la vie politique plus vivable, plus compatible avec une vie de famille. »

Dans cet esprit, le député du Bloc québécois, Thierry St-Cyr, entend prendre quelques semaines de congé après la naissance de son premier enfant prévue fin septembre. « J’ai prévenu le whip. Cependant, si un vote important survient, il n’est pas exclu que je fasse un voyage express à Ottawa », explique le jeune député fédéral de Jeanne-LeBer.

Évidemment, la question physique entre en ligne de compte pour les femmes. La majorité des politiciennes consultées par la Presse avoue qu’une grossesse sans histoire et un accouchement normal facilitent le retour rapide au travail.

Sauf que parfois des problèmes surviennent. Sylvie Roy a été hospitalisée plusieurs fois avant son accouchement prématuré en 2004. Tout un défi pour un petit caucus de quatre députés. « J’ai eu la chance d’avoir un chef qui a trois enfants et qui comprenait ma situation, mais j’aurais dû prendre plus de temps pour m’en remettre », regrette-t-elle.

Un frein à l’engagement des femmes ?

Carole DuSault est consciente que la maternité empêche certaines femmes d’entreprendre une carrière politique. Sylvie Roy le confirme. « C’est la raison première invoquée par les femmes qu’on approche pour être candidate ».

Selon l’ancienne présidente du Conseil du Statut de la femme, Diane Lavallée, qui a vécu une campagne électorale une semaine après son accouchement en 1994, la population serait plus prête que l’establishment politique. « Les organisateurs trouvent les bébés mignons, mais ils n’ont pas l’habitude du rythme de vie d’une nouvelle maman. Il faut être solide pour leur imposer son horaire », soutient-elle.

Plusieurs estiment qu’il faut simplement accepter que des élues prennent du temps loin de leurs électeurs après un accouchement. « Si on veut des représentants variés, il faut concilier les deux. Il faut que les mentalités fassent leur chemin », soutient Carole DuSault. « C’est inhumain de ne prendre qu’un mois pour une nouvelle maman. Il faut trouver des solutions », renchérit la chef de l’opposition de Montréal, Noushig Eloyan.

La conseillère de Rosemont est consciente d’avoir un avantage par rapport aux députées provinciales et fédérales. «Je ne dois pas partir siéger dans une autre ville, je n’aurai pas à vivre le déchirement de laisser mon bébé ».

Un déchirement bien réel pour les députées. Sauf que la majorité est consciente de leur devoir politique. « La politique exige des sacrifices. On connaît les défis lorsqu’on décide d’avoir des enfants, il faut tout réussir en même temps, la maternité et le service aux citoyens. Mais je suis la preuve qu’on peut s’épanouir en tant que maman et députée », souligne Caroline St-Hilaire.

« Oui, on peut tout faire, mais en politique, ce sont les événements qui contrôlent notre vie. On fait des sacrifices et la famille en souffre », rappelle Eleni Bakopanos, ancienne députée du parti libéral du Canada qui avait deux jeunes enfants lorsqu’elle a été élue.

Les politiciennes qui se sont confiées à la Presse ont souligné le rôle important de leur conjoint, le partage des tâches et l’implication de la famille élargie dans la réussite de leur maternité. « Il n’est pas juste question d’avoir un conjoint qui partage les tâches comme je l’ai eu, mais de l’aide et une bonne résistance physique. On me parle souvent de mes moyens financiers, mais ce sont les parents qui élèvent les enfants, pas l’argent », conclut Pauline Marois.

Encadrés

Les femmes qui ont accouché « en service »

Peu de députées ont accouché lors de leur mandat. En fait, on peut les compter sur les doigts d’une main.

Au Québec, la chef du Parti québécois, Pauline Marois est la première députée à avoir accouché quelques jours après son élection en 1981. Par la suite, elle a eu deux autres enfants alors qu’elle était ministre. Une première en occident.

Une autre députée, décédée en 1999, Denise Leblanc-Bantey, qui représentait les îles de la Madeleine, a accouché en 1982.

La députée de l’ADQ, Sylvie Roy a accouché en 2004.

Au Canada, Sheila Copps a ouvert le bal en donnant naissance à sa fille en 1987 alors qu’elle siégeait à la Chambre des communes. La Presse n’a pu lui parler, car elle était à l’extérieur du pays. Elle a été suivie, 10 ans plus tard, par les députées Michelle Dockrill du NPD ( Bras-d’Or-Cape-Breton de 1997 à 2000) et Caroline St-Hilaire du Bloc québécois ( Longueuil-Pierre-Boucher). Cette dernière a eu deux enfants depuis le début de son mandat en 1997. Sa collègue du Bloc Québécois, Maria Mourani (Ahuntsic) vient tout juste de rejoindre ce cercle restreint.

Dans les autres provinces, signalons Christy Clark, députée de la Colombie-Britannique qui a accouché en 2001 alors qu’elle était ministre.

Pas de garderie ni table à langer à l’Assemblée nationale

Outre la possibilité de prendre un congé, plusieurs mesures pourraient faciliter la vie des nouvelles mamans. Les députées interrogées ciblent l’absence de garderies à Québec et Montréal. Celles existantes ne sont pas du tout adaptées à l’horaire des députées.

Autre accessoire pratique, les tables à langer. Il n’en existe pas dans l’édifice de l’Assemblée nationale. Caroline St-Hilaire et Michelle Dockrill en ont fait installer au Parlement d’Ottawa.

Michelle Dockrill fait aussi partie de l’histoire de la Chambre des communes puisqu’elle y a siégé avec son bébé dans les bras. Une première. « C’est arrivé par hasard. J’étais avec mon fils à l’extérieur de la Chambre quand il a fallu aller voter. Je l’ai lancé à la blague, mais une députée m’a répondu qu’elle voudrait bien voir le président me demander de sortir. Finalement, je suis restée environ 40 minutes », raconte-t-elle.

Le défi de l’allaitement pour les politiciennes

Si l’allaitement est de plus en plus encouragé auprès des futures mamans, plusieurs politiciennes ont avoué que leurs fonctions les ont empêchés d’allaiter aussi longtemps qu’elles l’auraient souhaité. « J’aurais probablement allaité plus longtemps comme je l’ai fait pour ma première Catherine qui est née avant mon élection », souligne Pauline Marois.

L’environnement de l’Assemblée nationale et du Parlement n’étant pas des environnements où il est facile d’allaiter.

« Mon bureau n’était pas dans l’édifice du Parlement. Je me voyais mal courir d’un endroit à l’autre avec mes documents, le bébé, le sac de couches, etc. C’était difficile. Il faudrait une salle-garderie proche de la Chambre et réservée aux parents », soutient Michelle Dockrill.

Certaines, comme Caroline St-Hilaire, amenaient leurs enfants avec elles pour pouvoir les allaiter. « Même si je n’allais que sporadiquement à Ottawa durant les trois premiers mois après mon accouchement, j’amenais mon bébé pour l’allaiter. Égoïstement, je n’avais pas encore envie de m’en séparer. Lorsque je siégeais, j’avais des adjointes, très généreuses, car cela ne fait pas partie de leurs tâches, qui s’occupaient du bébé ».

Cette dernière avoue qu’elle aurait allaité plus longtemps si elle n’avait pas été députée.

Ailleurs dans le monde

Sans faire une recherche exhaustive à travers le monde, la Presse a trouvé quelques exemples de politiciennes ayant accouché lors de leur mandat. La plus célèbre d’entre elles étant l’ex-candidate socialiste à la dernière présidentielle française, Ségolène Royal, qui a accouché quelques semaines après son retour du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Elle était alors ministre de l’Environnement. Une première en France. Après son accouchement, elle avait fait l’objet d’un reportage à la télévision et dans Paris-Match, où elle avouait vouloir montrer qu’une femme peut occuper un tel poste et être maman. Elle n’avait pris que quelques jours de repos après la naissance de son quatrième et dernier enfant, Flora.

En Finlande, Tuija Brax, députée d’Helsinki, a pris un congé parental de six mois.

La rentrée scolaire : pas une partie de plaisir pour tout le monde…

Sujet qui sort de l’environnement pour moi dans la Presse ce matin. Quand la rentrée scolaire devient un calvaire. J’aurais pu écrire un roman la dessus. Sauf qu’il ne faut pas paniquer. L’orthopédagogue de Sainte-Justine, Marie-Claude Béliveau, me disait que c’était rare ces enfants qui développent un dégoût de l’école.
En parlant avec plusieurs spécialistes, je me suis rendue compte que parfois ce sont les parents qui engendre ce problème. Ces parents qui ont des ambitions démesurées pour leurs enfants. Ces parents qui veulent des génies, des universitaires, etc. Sauf que chaque enfant est différent. Votre enfant ne sera peut être pas l’ingénieur que vous voulez qu’il devienne. Il sera peut être menuisier. Au lieu de faire des ponts ( qui tombent parfois), il fera des toitures ( peut-être vertes) ou des meubles ( peut-être à partir de bois récupéré). Puis ?
Aussi, un point intéressant que je n’élabore pas dans mon texte, c’est qu’il ne faut pas que le parent remplace le prof et accompagne l’enfant durant ses devoirs. On peut l’encadrer, vérifier mais en restant à côté de lui, on lui enlève toute indépendance. Si on veut que ses devoirs soient parfaits, le prof ne pourra jamais déceler le véritable niveau de l’enfant. Plusieurs parents ont l’impression d’être jugés si leur enfant ne rend pas des devoirs sans erreur.
Par ailleurs, il semble que les enfants qui font leurs devoirs seuls soient plus débrouillards.
Voila, c’est quelques unes des réflexions glanées au fur et à mesure de ma recherche. Bien entendu, chaque enfant et chaque parent est différent. Parfois les théories lancées par les spécialistes sont difficiles à appliquer. Sauf que leurs conseils s’appuient sur de nombreuses observations et études. Pourquoi ne pas les essayer ?

Les métiers liés à l’environnement

Cette fin de semaine, j’étais publiée dans le cahier Carrières de La Presse. Un article sur les métiers reliés à l’environnement. Aucune suprise, c’est l’avenir. Les choix sont aussi très variés. Je n’ai pu que survoler le sujet car il y en avait encore beaucoup à dire. Une autre fois…
Si vous exercez un métier dans ce domaine, donnez-moi votre exemple, surtout si c’est moins connu…

Les jeunes choisissent Muslix

Lors de la remise, Caroline Joassin, conceptrice de la pub, Manon Houde de l’ACEF, Micheline LaRoche, productrice, Émile Mailhot, le porte-parole du concours et André Lachance, DG de l’agence JWT

Le concours les prix du Coeurs de la publicité existe depuis quatre ans. Un concours qui s’adresse aux jeunes de 15 à 17 ans et qui les encourage à devenir critique des nombreuses publicités qui polluent parfois notre vie. Ils ont choisi Muslix comme Coeur d’or. Pour les détails, je vous laisse lire mon article publié dans la Presse d’aujourd’hui.
Comme je l’écrivais dans un précédent article, le marketing vert tend à se faire une place. Sauf que trop souvent encore, la publicité encourage le gaspillage, la surconsommation etc. Des pubs idiotes qui préconisent des comportements stupides, y’en a plein la Tivi, la radio, les journaux et nos paysages.
Mais personne n’est parfait. Je vais vous donner un petit exemple tiré par les cheveux, je l’avoue. La remise du prix avait lieu à l’agence gagnante, JWT à 12h. Pour l’occasion, ils nous offrent le lunch dans des assiettes ( en styromousse) et ustensiles jetables. J’espère qu’au moins, ils ont recyclé les petites bouteilles de Perrier servies. Ils n’y ont sûrement pas pensé. J’aurais peut être du leur dire ? Qu’en pensez-vous ?
Mais bon, il est sympa de voir une agence qui est à Montréal, gagner. Une agence qui a conçu un bon et beau petit 30 secondes sympa, qui, en plus, véhicule un beau message pour la planète. Prenez soin de la Terre, elle vous le rendra. C’est génial comme phrase. Bravo !
Pour voir l’ensemble des huit pubs en lice, rendez-vous sur le site du concours.

Cracher en public !

Je n’ai pris personne entrain de cracher mais laisser les excréments de pitou sur le trottoir est un geste tout aussi charmant pour les autres

Mon dossier sur ce phénomène dégueulasse est publié aujourd’hui dans la Presse. Par la même occasion, il fait l’objet du Forum sur Cyberpresse. On vous demande si les gens crachent trop souvent dans la rue et si la réglementation devrait être plus stricte. Allez donner votre opinion mais avant laissez là moi ici;)
Honnêtement, ce phénomème me lève le coeur. Je n’ai jamais jamais jamais craché dans la rue ou ailleurs. J’utilise un mouchoir comme toute personne civilisée non ?

Ajout : Lorsqu’on est en vélo, outre les dangers existants, on me comptait dimanche qu’il arrive que certaines personnes lancent leur café chaud et non terminé par la fenêtre. Une cycliste a failli se le ramasser en plein visage. Les gens sont vraiment charmants !

Ajout 2 : crime, le sujet est populaire, déjà plus de 101 commentaires sur Cyberpresse. Certains ont plus peur de l’urine que des crachats. Et pourtant, le docteur de l’Institut de la santé publique à qui j’ai parlé m’a souligné que l’urine est stérile. Donc ne représente aucun risque pour la santé contrairement aux excréments (de n’importe qui) et aux crachats. Ce spécialiste m’a bien mentionné que la transmission des maladies par le crachat est très rare.
Mais imaginez un instant qu’un enfant touche un crachat dans la rue pour ensuite mettre la main à la bouche ? N’est-il pas commun de voir des enfants fouiller sur le sol ? Et avoir la main dans la bouche ?

Trapèze et Trampoline !

J’écris un peu sur tout mais aussi sur le sport pour Mieux-être et la Presse. Hier dimanche, dans la Presse, sur le trapèze et le trampoline. Deux sports que j’ai essayé et qui me branche. Pourquoi pas !

Repentigny by the Sea

Une photo trouvée sur le site de la ville, de la collection Simon Thouin, qui m’a surprise. Imaginez des plages ! On appelait la ville Repentigny-les-bains à l’époque

C’était le titre original de mon article qui paraît dans la Presse ce matin sur Repentigny. C’est le titre d’une chanson des Cow-Boys Fringants qui semble-t-il, viennent de Repentigny. Ils ont d’ailleurs un album intitulé, Motel Capri, qui est l’hôtel de Repentigny. Une immense source d’inspiration pour eux 🙂
Oui oui la ville où il semble que les gens soient les plus heureux au Québec ! Une commande que j’ai reçue lundi. Intéressant, car je suis toujours curieuse et cela m’a donné l’opportunité d’aller faire un tour là-bas. Je connaissais Le Gardeur pour avoir travaillé sur leur bulletin municipal durant une couple d’années lorsque je suis arrivée à Montréal, mais pas Repentigny.
Avant d’aller m’y promener mardi après-midi, sous la pluie, contrairement au photographe, qui a eu le beau temps :), j’ai appelé un ami qui habite cette cité. Il ne m’a pas dit grand-chose…Seulement que Repentigny était platte…J’étais un peu traumatisée. Comment allai-je compléter mon article…
Mais j’ai trouvé de la vie à Repentigny, du bonheur un peu aussi. Des choses intéressantes. Mais je n’y déménagerai pas. Trop loin de Montréal. À moins que les plages ne revivent 🙂 Je décris mes découvertes dans le petit tour de ville.
Une chose qui m’a choquée : les grosses cabanes serrées sans aucun esthétisme qui jalonne le bord du fleuve. Ça fait très tape-à-l’œil et ça enlève l’accès au fleuve pour les autres citoyens. D’ailleurs, plusieurs personnes m’en ont parlé. L’une trouvait dommage que l’on ait détruit les petites maisons centenaires qui faisaient la beauté du bord du fleuve autrefois. Et il y avait des plages à Repentigny avant comme en témoigne la photo.
Alors, aujourd’hui, les résidents de Repentigny doivent être encore plus heureux d’avoir leur ville en vedette dans la Presse. Comme quoi le bonheur engendre le bonheur. Vous voyez, soyez heureux et vous serez heureux.

Une superbe lampe crée par les soeurs Julien dont je parle de la boutique dans mon tour de ville

La soirée du hockey….mixte

photo : André Pichette, La Presse
Super titre qui n’est pas de moi pour mon article sur le hockey cosom mixte ce matin dans la Presse. Ça change de l’environnement, on se diversifie 🙂 Bonne lecture !

Moins de femmes en génie !!!

Un dossier ce matin dans la Presse Affaires sur l’ingénierie avec ma collègue Isabelle Laporte. Rapport avec l’environnement ? L’un de mes articles parle de l’effet des changements climatiques sur le métier d’ingénieur. Effets à long terme immenses…Bref disons que les ingénieurs doivent gérer une plus grande incertitude qu’ils géraient déjà.
Deux autres sujets d’importance, puisqu’ils parlent de la relève en génie : les femmes et les immigrants. Ce n’est pas moi qui le dit mais l’ensemble des intervenants à qui j’ai parlé. C’est par les femmes et les immigrants que passe l’avenir du génie québécois. Pour les immigrants, on régle tranquillement le problème de la reconnaissance des diplômes étrangers. Quant aux femmes, j’ai été très surprise d’apprendre qu’elles étaient en décroissance dans ce domaine…Des années à tenter d’intégrer les femmes dans un métier très masculin n’y ont rien fait. Le génie n’intéresse pas les femmes. Un problème. Car comme je vous le dit, elles sont la relève…Lorsque j’ai fait mes entrevues pour cet article, ce qui m’a surprise, ce sont les jeunes ingénieures qui ne se disent pas féministes comme j’en parlais précèdemment.. Elles ne sont pas les seules.
Lorsque j’en ai parlé à l’une des professeures qui a beaucoup lutté pour que les femmes en génie trouvent une place, cette dernière n’était pas étonnée. Elle m’a dit que les jeunes femmes sont féministes sans le savoir et qu’elle ne leur en voulait pas. Il est difficile dans ce domaine si masculin de s’affirmer féministe. Plusieurs hommes le prennent comme une trahison, semblerait-il. Est-ce vraiment la réalité ?

La Galère : Ça existe pour vrai !


De gauche à droite : Julie, Alex, Aïko, Candice, Marie et Louka
Trois mamans et leurs trois enfants qui habitent dans un grand appartement du Plateau. Ce n’est pas de la fiction comme l’émission de Radio-Canada, la Galère, mais la réalité de la vie quotidienne telle que je la dépeins ce matin dans le cahier Actuel de la Presse.
J’ai trouvé cette famille nouveau genre, il y a presqu’un an alors que je cherchais des familles écolos pour une émission à Cogeco. Finalement, ça ne fonctionnait pas car je cherchais des familles à l’extérieur de Montréal. Mais mais… leur situation m’avait allumée. Je savais que j’avais une histoire, que c’était inusité, mais je ne savais pas quoi en faire encore à cette époque. J’ai gardé précieusement le courriel de Julie qui m’avait contactée.
Lorsque j’ai entendu parler de l’émission créée par Renée-Claude Brazeau, j’ai sauté sur l’occasion. C’était maintenant. Et Renée-Claude Brazeau n’en revenait pas lorsque je l’ai rejointe. Elle n’avait encore aucun exemple concret. Maintenant, on va planifier une rencontre, je serai présente et je suis certaine que ce sera vraiment le fun. Les trois mamans que j’ai rencontrées avec les trois enfants, il y a 10 jours sont hyper sympathiques. Une belle énergie règne dans cet appartement et les enfants respire le bonheur, tout comme leurs mamans. Et Alex, le grand ado qui a fêté ses 14 ans samedi, n’a aucun point commun avec celui de la Galère.
D’ailleurs, si vous connaissez une telle famille, écrivez-moi !

La robe de mariée peut être écolo !

Et oui on fait dans le rouge aussi en robe de mariée cette année. Vous trouverez ces magnifiques robes à la boutique Oui je le voeux comme celle ci-dessous

Je sors vraiment de mon beat habituel ce matin dans le cahier Actuel avec un article sur la tendance en matière de robes de mariée. Il y a cependant un côté écolo, la location de robes, qui a malheureusement été coupé dans mon texte publié. Je vous le copie ici.

La location populaire
Quand Isabelle Leduc, propriétaire de Oui je le Voeux a lancé sa boutique il y a plus de 10 ans, ce n’était pas vraiment dans les mentalités de louer sa robe de mariée. Quelques années plus tard, changement, sensibilisation à l’environnement et désir de dépenser moins, ont popularisé son idée. Elle réalise 60 % de son chiffre d’affaires avec la location.
Le choix de robes offertes en location est assez vaste, de la haut de gamme au modèle taille forte. Cependant, les modèles les plus fragiles ne peuvent être loués.

Acheter une photo pour les enfants malades


Voici deux des photos de Bertrand Lemeunier qui sont à vendre. Magnifiques non ? Ça vous met l’eau à la bouche ?

Envie de se faire un cadeau ? Une bonne action par la même occasion. Le photographe Bertrand Lemeunier vend ses photos au profit de la Fondation Rêves d’Enfants par le biais du projet Enfants Ô Canada. La soixantaine de photos sera exposée jusqu’au 24 mars à la Galerie Gora. Puis, en mai, le photographe aventurier entreprend un périple en vélo, de Terre-Neuve à Victoria, toujours dans le but d’amasser de l’argent pour la Fondation. Il en profitera pour prendre des photos qui feront l’objet d’un livre.
Ce jeune photographe français qui habite Montréal a réalisé le livre Français de Montréal, publié en octobre 2005 aux Éditions la Presse, avec le journaliste de la Presse, Éric Clément. D’ailleurs, la moitié des photographies exposées, prises à Montréal et en Europe, en sont issues. Trois formats sont offerts à des prix entre 100 et 350 $. 75 % des ventes de ces photos seront remis à la Fondation et les acheteurs recevront un reçu aux fins d’impôts.
Des photos, sans thème particulier, imprégnées de l’émotion de leur auteur, qui avoue une forte influence du célèbre photographe français Henri Cartier-Bresson. « Mes photos expriment ce que je ressens. Si les gens qui les regardent sentent une partie de l’émotion, j’aurais atteint mon objectif », explique-t-il.
Cette exposition ne reflète que le début du projet. L’aventure débute vraiment en mai prochain, lorsque le jeune homme entamera un périple de 15 000 km en huit mois en vélo à travers le Canada. Il réalisera ainsi son rêve tout en faisant découvrir les richesses de chaque province. Pour se motiver à pédaler, il amassera de l’argent pour la Fondation au fil des villes-étapes. « Lorsque je roulerai, sous la pluie face au vent, le fait d’aider de jeunes enfants malades à réaliser leur rêve, me donnera du courage. Je suis aussi un rêveur. Si on ne réalise pas ses rêves, une partie de soi n’aboutit pas. Je ne pourrais pas réaliser le rêve de ces enfants, mais je pourrais y participer », confie Bertrand Lemeunier.
Ce périple qui s’inscrit dans le cadre du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec par l’explorateur français Samuel de Champlain fera aussi l’objet d’un livre qui sera publié en 2008. Outre les déplacements en bicyclette, le photographe capturera les images des différentes parties de notre pays et rencontrera des enfants malades. 2008 sera aussi l’année lors de laquelle le photographe français deviendra citoyen canadien.
L’exposition de Bertrand Lemeunier se tiendra du 6 au 24 mars à la Galerie Gora au 279, Sherbrooke Ouest. Le vernissage a lieu ce soir à 17h.

Les immeubles commerciaux verts

Photo : Alex Legault

Une page pour moi dans la Presse Affaires ce matin sur les immeubles verts. Ça sort bien même si plusieurs coupures ont dû être faites pour que tout « rentre » dans la page.
Voici d’ailleurs quelques passages qui ont été coupés, malheureusement. Je vous avertis c’est long 🙂

Qui n’a pas entendu parler du Pavillon Lassonde de l’école Polytechnique ou de la TOHU ? Les deux premiers édifices certifiés LEED ( Leadership in Energy and environnemental design) au Québec; de la Tour de la Banque Nationale, premier édifice certifié Visez vert plus et de la Caisse de dépôt et de placement qui a suivi dans la même voie.
« C’est en train de devenir la norme, beaucoup de gouvernements se positionnent sur la construction. Pour moi c’est plus qu’une tendance, c’est une vague de fond », souligne le vice-président de la firme Aedifica, Guy Favreau, architecte agréé LEED.
«On observe un intérêt mais c’est une tendance irréversible », modère André Martin, conseiller en relations publiques pour la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Un intérêt qui se fait sentir jusque chez les firmes en immobilier commercial puisque GVA Devencore prépare une publication sur la certification LEED.

Une tendance si forte que BOMA-Québec (l’Association des propriétaires et administrateurs d’immeubles) a décidé de mettre en place sa propre certification, Visez vert, qui s’adresse aux immeubles existants. Cette dernière a vu le jour en Colombie-Britannique pour s’exporter au Québec en 2005.
« L’industrie a préféré s’auto réglementer au lieu de se faire imposer une réglementation. La réponse a été très positive », explique la directrice générale de BOMA-Québec, Linda Carbone.

Visez vert n’est pas la première certification du genre puisque LEED existait déjà. LEED est un système de cotation des bâtiments écologiques, reconnu internationalement, mis en place par le United States Green Building Council (USGBC) et adapté par le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa), deux organismes à but non lucratif.
Une certification exigeante qui demande un investissement financier et de temps. Une rigueur que s’impose l’organisme pour respecter l’essence même de la certification. « C’est primordial pour éviter le marketing vert ( greenwashing en anglais) », explique Vivian Irschick, architecte et membre du chapitre du Québec du CBDCa.

ou encore sur les certifications LEED et Visez Vert

La certification Visez vert est une combinaison d’obligations et d’engagements. Par la suite, les immeubles les plus avancés en matière d’engagements peuvent obtenir la certification Visez Plus. Plus exigeante, elle se calcule par ordinateur à l’aide d’un système de points sur le modèle de la certification LEED. À ce niveau, il n’est plus question de plan d’action, mais de réalisations et de résultats concrets.

Une exception cependant. Un édifice peut être vert sans posséder de certification. Le magasin de Moutain Equipment Coop de Montréal en est le parfait exemple. Cet édifice est reconnu comme un modèle en matière de construction écologique, mais n’est certifié ni LEED ni Visez vert.

Et des exemples concrets

Un premier bâtiment platine au Québec ?
Le projet de maison du développement durable d’Équiterre qui sera construit d’ici septembre 2008 sur la rue Ste-Catherine à côté du Théâtre du Nouveau Monde vise la certification platine.

Un exemple
Le premier édifice existant certifié LEED Platinium en 2004
Édifice Joe Serna JR. de l’agence de protection environnementale de la Californie (EPA), Sacramento
-Amélioration de 34 % en efficacité énergétique
Le propriétaire a investi 500 000 $ US en amélioration énergétique. La première année, les économies se chiffraient à 610 000 $ US, récurrent annuellement.
-200 tonnes de déchets détournés
-Augmentation de 12 millions de la valeur de l’édifice

Papa prend congé


Papa Sébastien et Béatrice. Il prendra ses semaines de congé à la naissance du petit frère de Béatrice en mars prochain.

Plus de la moitié des papas prennent le nouveau congé paternité auquel ils ont droit depuis le 1er janvier 2006. J’ai pondu ( ou accouché d’un ;)) un dossier sur le sujet dans la Presse de ce matin. Même si les pères prennent de plus en plus leur place et que ce congé qui leur est exclusivement réservé est populaire, cela ne régle pas la fameuse conciliation travail-famille. Les pères à qui j’ai parlé étaient très contents d’avoir cette possibilité mais peu aurait pris plus de congé. Pas le temps, trop de travail, de responsabilités. Certains ne se voyaient pas rester plus de temps à la maison. Pourtant leurs femmes n’hésitent pas..

Le bureau de demain


Sur la photo, c’est le centre de recyclage dans la section cuisine des bureaux de la Caisse de dépôt qui représente merveilleusement bien le bureau écolo de demain.

Un petit texte publié cette semaine dans La Presse affaires sur le bureau de demain qui sera aussi écolo semble-t-il. En attendant mes autres textes sur les immeubles écolos un prochain mardi toujours dans le même cahier…

Immeubles vacants à Montréal


Le 3515, rue Masson, pas très loin de chez moi, une laideur pour le quartier, vacant depuis plusieurs années. Le propriétaire est le même que le Bingo d’à côté.

Voici une petite enquête sur les immeubles vacants commerciaux. Ici mon texte dans lequel vous apprendrez que le problème ne semble plus en être un !

Une partie n’a pas eu la place d’être publié, la voici ici. Il s’agissait du nombre et de la liste d’immeubles vacants dans certains arrondissements. Car dans cette merveilleuse ville divisée en arrondissements, il n’y a pas de chiffres disponibles aux services centraux. Il faut appeler dans chaque arrondissement. Une partie de plaisir pour tout journaliste…19 arrondissements, 19 appels, 19 questionnements de communicateurs sur le pourquoi du comment. 19 rappels…
Ça, c’est lorsque tout va bien. Dans Ahuntsic-Cartierville, expérience désagréable. Pas de chiffre me dit-on, appelez à la CDEC. La CDEC me renvoie à l’arrondissement. J’adore jouer au ping-pong, cela me met de très bonne humeur. Toujours aucun chiffre à l’arrondissement. Finalement, exaspérée, j’appelle au bureau de la mairesse. Boite vocale. Laisse un message. Surprise, ils ont trouvé les chiffres… Ça aurait été trop simple de me les donner la première fois.
Savez-vous tout ce que ce tataouinage engendre ? La non-information du citoyen. Pensez-vous que les journalistes ont le temps d’appeler chaque fois dans les 19 arrondissements ? Soit on en choisit quelqu’uns comme moi, soit on laisse tomber le sujet comme une consoeur me l’a raconté cette semaine. Souvent de l’information qui serait utile au citoyen !

Assez de bavardage, si vous voulez vous lancer dans l’immobilier, voici donc quelques édifices vacants depuis longtemps. Si vous en connaissez d’autres, dites le moi 🙂

Ville-Marie : 27 édifices, de ce nombre seulement deux édifices ne sont visés par aucun projet
Édifice 1 : 807-809, rue Saint-Paul Ouest ( protégé par un périmètre de sécurité). Possède une certaine valeur patrimoniale, le propriétaire n’a aucun projet.
Édifice 2 : 1018-1022, rue Saint-Urbain. En bon état, combine commercial et résidentiel. Le propriétaire n’a aucun projet

Mercier-Hochelaga-Maisonneuve
7 édifices vacants depuis plus de 2 ans
N’inclus pas la Tour Olympique dont les locaux à bureau ont toujours été vacants

Rosemont-Petite-Patrie
2 édifices vacants depuis plus de 2 ans
Édifice 1- 6564, bd Saint-Laurent
Édifice 2 – 3515, rue Masson

Le Plateau Mont-Royal
2 édifices vacants depuis plus de 2 ans
Édifice 1 – 275 rue Mont-Royal est
Édifice 2 – 5755, rue de Gaspé

Verdun
2 édifices vacants depuis plus de 2 ans
Édifice 1 : 785, rue Riel
Édifice 2 : 3028, Bd Lasalle

Ahuntsic-Cartierville
7 édifices vacants ( incluant le résidentiel)

Haro contre le ralenti inutile !

L’un de mes sujets favoris. Les véhicules dont les conducteurs laissent le moteur tourner pour rien, juste comme ça pour avoir plus chaud ou plus froid…J’ai signé un texte sur le sujet dans le cahier Auto ce matin dans la Presse.

Au cas où vous ne sauriez pas, la réglementation montréalaise a pris des dents. C’est trois minutes pas plus. Les policiers et agents de stationnement vont commencer à donner des contraventions. On vous aura prévenus!

Pour cet article, je n’ai rencontré personne qui pouvait me dire que faire tourner son moteur inutilement servait à quelque chose. Personne. Même un garagiste, même un gars qui travaille pour un concessionnaire. D’ailleurs, ce dernier s’est avéré être le plus farouche critique des démarreurs à distance et du « ralenti inutile ».

C’est ce que je disais dans un autre billet, sur l’implication des Québécois pour l’environnement. Ils sont pour l’environnement, mais vont laisser tourner leur moteur 10 à 15 minutes parce’qui fait donc frette. Parce’qui fait donc chaud. Parce’qui en a pour pas longtemps…30 secondes, that’s it. Pas plus…Si vous avez froid, habillez-vous donc.

Ce matin, en lisant ( ou relisant) mon article, je vois par la fenêtre de la fumée de voiture…Ben oui mon voisin a parti sa camionnette et la laisse tourner. Depuis 5,6,7 minutes.Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr J’allais le prendre en photo pour illustrer ce billet, mais…la pile de ma caméra est déchargée…

Faire son épicerie dans les poubelles

Texte paru dans La Presse le 17 janvier 2007

Manger dans les poubelles

Des kilos de nourriture sont jetés, chaque jour, avant même d’avoir pris le chemin des épiceries. Pourquoi ? Diverses raisons : esthétisme, surplus, invendus. Pourtant, la plupart de ces produits sont consommables. D’ailleurs, un professeur américain qui étudie le gaspillage alimentaire depuis plus de 10 ans, estime que 40 à 50 % de la nourriture produite est jetée avant même d’atteindre les tablettes des supermarchés. Au Québec, impossible d’avoir des chiffres. Les détaillants en alimentation restent muets.

Laitues, tomates, choux-fleurs, pamplemousse, pain, fines herbes. Voici certains produits en parfait état que l’on trouve en fouillant dans les poubelles industrielles. Des organismes pratiquent ce qu’on appelle le « dumpster diving », littéralement, plonger dans les ordures. Ils récupèrent de la nourriture qui autrement, finirait dans les sites d’enfouissements. La Presse a suivi des membres de l’Être Terre ( finaliste des prix Phénix 2006) lors de leur collecte hebdomadaire.

Vendredi soir, 18 h 30. Le groupe d’une dizaine de personnes est prêt. Harnaché, casqué, les cyclistes partent en mission récupération même si une pluie fine tombe. Direction un grossiste de fruits et légumes biologiques. Arrivés sur place, ils sautent dans le premier conteneur. Rien d’intéressant. Dans le deuxième, ils trouvent des bottes d’oignons verts biologiques puis partent à l’assaut d’un troisième qui est plein. Sur le dessus, des dizaines de boites de carton qui n’ont même pas été ouvertes. Elles sont remplies de laitues encore bien rangées et en bon état. Le groupe décide de fouiller le fond du conteneur. Bonne décision. Des tomates cerise et des concombres anglais feront partie de la récolte hebdomadaire. Les récupérateurs remplissent à pleine capacité trois bacs verts de recyclage. C’est tout. Il n’y a plus de place. Les boites restantes partiront donc au site d’enfouissement, ainsi que le carton, qui est pourtant recyclable.

20 h. Dernier arrêt. Une boulangerie qui leur donne les pains invendus. Trois sacs poubelles au total. Contrairement à la journaliste, le groupe est surpris. C’est peu. Normalement c’est environ 10 sacs poubelles.

Le groupe a fouillé environ 30 minutes dans le conteneur. Personne ne les a dérangés. « Il arrive que des employés nous voient, mais ils nous connaissent et il n’y a aucun problème », souligne le fondateur d’Être Terre, Yan Levasseur. D’ailleurs, la police de Montréal a confirmé à la Presse que fouiller dans les poubelles n’est pas un acte criminel. Si les policiers reçoivent une plainte, ils vont demander aux gens de quitter les lieux, mais ne procéderont à aucune arrestation.

D’autres récupérateurs

Actuellement à Montréal, plusieurs groupes, comme l’Être Terre, récupèrent ainsi de la nourriture dans les poubelles. D’ailleurs, l’émission de Télé-Québec, la Vie en vert, a suivi un autre de ses organismes, la Coop Généreux, dans ses tournées de récupération. Le reportage mettait la table à une mission proposée à un épicier du Mile-End, celle de ne pas jeter la nourriture invendable, mais propre à la consommation, pour qu’un organisme la récupère. La première partie du reportage sera diffusée ce soir à 19h, la deuxième mercredi prochain.

La journaliste Ariane Paré-Legal était soufflée du montant de nourriture comestible récupérable. « J’ai été aussi sidérée de voir la variété des produits qui sont jetés. On peut pratiquement choisir son menu », souligne-t-elle.

Des étudiants de l’UQAM offrent aussi de manière hebdomadaire des repas confectionnés en majorité d’aliments récupérés. Une collecte permet de préparer un dîner pour 50 à 80 personnes. « L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de fruits et légumes de toute la saison », souligne Olivier Lamoureux, l’un des étudiants qui organisaient les dîners l’année dernière et qui pratiquent la récupération depuis plusieurs années.

Ce dernier souligne cependant que plusieurs supermarchés empêchent dorénavant la récupération. Les membres de l’Être Terre ont remarqué la même chose. « Plusieurs supermarchés compactent la nourriture et d’autres nous en privent l’accès », ajoute Olivier Lamoureux.

D’ailleurs, les récupérateurs de nourriture préfèrent qu’on n’identifie pas leurs endroits de fouille. « On ne veut pas qu’on nous en interdise l’accès », explique Yan Levasseur.

Le mouvement Freegan

Cette récupération de nourriture est loin d’être unique à Montréal et a donné lieu à la naissance du Mouvement Freegan à New-York. Les membres récupèrent la nourriture, mais aussi d’autres biens de consommation jetés dans les poubelles. « Les grandes compagnies gaspillent un nombre incalculable de ressources chaque jour. Les consommateurs qui sont bombardés de messages des compagnies leur disant qu’il faut acheter autre chose de mieux, nouveau, plus gros et performant, font la même chose et jettent. Nous on récupère et on sensibilise », souligne Madeline Nelson, membre du mouvement new-yorkais.

L’industrie n’a aucun chiffre

Les grands de l’alimentation restent muets sur la quantité de nourriture qui est jetée. Le Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA) qui les représente explique qu’aucun chiffre n’est disponible sur le gaspillage avant consommation.

Toutefois, Timothy Jones, un anthropologiste de l’université de l’Arizona à Tucson analyse la perte de nourriture depuis plus de 10 ans. L’une de ces études, datant de 2004, indique que 40 à 50 % de la nourriture produite ne serait jamais mangée. Il conclut que le gaspillage de nourriture coûte des milliards chaque année et a des impacts environnementaux énormes. Le professeur évalue que le gaspillage serait du même ordre au Canada. « Les chiffres sont semblables quoique légèrement moindres si je me fie à quelques données collectées à Montréal », a constaté Timothy Jones.

Les banques alimentaires se donnent un plan pour récupérer plus

L’association québécoise des banques alimentaires estime qu’elle pourrait récupérer encore bien des kilos de produits qui sont jetés. D’ailleurs, l’association mettra un plan en action en mai 2007 pour récupérer davantage. Depuis novembre dernier, un employé fait l’inventaire des fournisseurs afin d’établir ce plan de sollicitation.

Du côté de Moisson Montréal, on avoue ne pas récupérer le maximum des produits jetés. « Certains méconnaissent notre rôle, ont des craintes pour la santé et choisissent de jeter. Il y a encore beaucoup de pertes », explique Johanne Théroux, directrice générale de l’organisme à but non lucratif.

Pourtant, l’organisme scrute à la loupe la nourriture donnée, soumise aux règles d’hygiènes de la ville de Montréal. « Souvent la nourriture est rejetée pour des raisons esthétiques. Une carotte difforme est très comestible », ajoute Johanne Théroux. De plus, Moisson Montréal composte la nourriture périssable non distribuée.

L’organisme peut compter sur plusieurs groupes qui donnent régulièrement de la nourriture invendable. Kraft fournit 12 % des produits distribués par Moisson Montréal, tandis que la Fédération des producteurs de lait du Québec donne annuellement 500 000 litres de lait aux banques alimentaires.

Chiffres des banques alimentaires du Québec

Les banques alimentaires du Québec reçoivent 30 millions de kilos de denrées par année. Après un tri, 25 millions de kilos sont redistribués. Ce qui représente 100 millions de $.

Chiffres de Moisson Montréal

Moisson Montréal reçoit 740 870 kilos de denrées en moyenne par semaine dont 359 057 kilos de fruits et légumes frais

Moisson Montréal composte 88 % des déchets. Le compost est redistribué à un agriculteur qui fournit des plants pour les jardins communautaires.

Lors de l’exercice 2005-2006, selon son rapport annuel, Moisson Montréal a reçu 10,9 millions de kilos de denrées, dont 8,8 millions, des fournisseurs réguliers.

De cette quantité, 44,5 % était des fruits et légumes, 8,9 % des produits céréaliers et 7,9% des viandes et substituts.

L’histoire du reportage

Pour en savoir plus

 

Le mouvement Freegan ( en anglais)

La Vie en vert

Moisson Montréal

L’association canadienne des banques alimentaires

Conseil canadien des distributeurs alimentaires

 

Manger dans les poubelles

C’est le thème de mon dossier qui paraît dans la Presse. Des groupes fouillent les poubelles des distributeurs et grossistes alimentaires car ils jettent, ils jettent sans vergogne. Mais attention, ils n’ont pas à prendre le blâme complet…Nous sommes tous responsables. Selon les groupes à qui j’ai parlé, c’est le système alimentaire qui est en cause…La manière dont il fonctionne. Et puis nous aussi, nous sommes en cause. Car nous voulons des fruits et légumes parfaits.

La directrice de Moisson Montréal, Johanne Théroux, me disait qu’une carotte qui n’est pas parfaitement droite ne se retrouvera pas sur les tablettes. Un peu con non ?
Alors oui les banques alimentaires en récupèrent mais pas assez car il en part encore beaucoup dans les sites d’enfouissement.

Vous allez me dire, pourquoi les compagnies ne donnent pas cette nourriture au lieu de la mettre dans le containeur ? Parcequ’ils n’ont pas les ressources, le temps, etc, etc…

Pourquoi les organismes communautaires ne vont pas chercher cette nourriture ? Car eux ont encore moins les ressources, le temps et les moyens physiques.

Les membres de l’Être Terre que j’ai suivi le font en bicyclette, avec un truc patenté grâce à des bacs de recyclage…On le voit à la Une de la Presse d’ailleurs. Ils ne peuvent donc ramener qu’un nombre limité de produits.

Sur place vendredi, j’ai aussi grimpé dans le conteneur ( mais je n’ai pas fouillé), j’ai ouvert une boîte pour vérifier la qualité des laitues ( des Bostons biologiques qui se vendent 3 ou 4 $ pièce). Impeccable ! Rien à redire. Les sympathiques membres de l’Être Terre trouvaient aussi dommage qu’en hiver, ces produits que l’on jette, viennent des États-Unis principalement. Tout ce chemin pour aller aux poubelles ! Tout cette pollution inutile.

Ah oui puis la vie en vert en parle ce soir aussi à 19h et la semaine prochaine.

Voici quelques photos de la nourriture trouvée vendredi dernier.La dernière photo est prise à la boulangerie qui donne ses pains invendus. Les employés m’ont dit qu’ils ne jettent jamais rien. Tout est donné. Je vous dirai de quelle boulangerie il s’agit si vous me le demandez 🙂




Le gaspillage alimentaire demain dans La Presse

Je vous donne la primeur de ce que j’ai écris pour la Presse de demain…Ben juste quelques photos.
Vendredi dernier, je suis allée faire une virée particulière avec un très sympathique groupe de jeunes…La suite demain dans le cahier Actuel 🙂
Je vous en dirai plus et j’ai hâte de lire vos commentaires !

le départ

En pleine action

Pour bien bouffer partout !

Aujourd’hui je fais donc dans la suggestion de lectures de chronique…Bonne idée c’est vendredi, on relaxe, on en profite.
Donc Marie-Claude Lortie nous fait découvrir un site internet super intéressant ce matin dans sa chronique dans la Presse. Et quand on parle de bouffe, de restos, etc…Marie-Claude is the best 🙂

L’érotisme des plantes aphrodisiaques

Ce n’est pas un texte trop écolo…quoiqu’il parle des plantes et d’une sexualité revigorée naturellement 🙂 Vous trouverez donc ce papier dans le cahier Actuel de la Presse ce matin ou sur internet.
Un court, mais beau deux pages d’Actuel, avec MC Lortie et sa super chronique, Mali-Ilse de Londres et l’habituel Nicolas, revenu du Yucatan.
Ce texte, je l’avais presque oublié car je l’ai écrit il y a bien longtemps, genre fin août…Le voici donc enfin publié. Ce livre est vraiment magnifique, une perle à offrir pour la Saint-Valentin. Essayer les recettes, explorer, etc… et donnez m’en des nouvelles. J’ai eu le livre quelques mois dans mon salon, il intriguait toujours les visiteurs qui ne pouvaient s’empêcher de le feuilleter 🙂 Puis je l’ai envoyé à l’encan de la Presse. Maintenant il faudrait que quelqu’un me l’offre 😉 Bonne lecture

Évaluer la responsabilité sociale des entreprises

Voici la suite de mes articles sur la responsabilité sociale des entreprises…Un problème, l’évaluation est aléatoire et non réglementée. Je ne redirai pas ce que j’ai écrit dans les deux articles de la Presse affaires d’aujourd’hui que vous pouvez lire ici
http://www.cyberpresse.ca/article/20061212/CPSPECIAL11/61212042/6108/CPSPECIAL11

Responsabilité sociale des entreprises

Ne ratez pas le dossier de la Presse affaires ce matin sur ce sujet. Un dossier de ma collègue Véronique Bouvier et moi même !!! J’y travaillais depuis juillet et il reste deux textes à publier :)) Bonne lecture !

Achat local

Un dossier de mon cru dans les pages centrales du cahier Actuel de la Presse d’aujourd’hui.
Acheter local pour encourager nos agriculteurs et éviter des milliers de km d’un parcours inimaginable à nos aliments, donc des émissions de gaz à effet de serre ! Aussi, la conception bizarre de l’achat local de Wal Mart…Du moment qu’on achète à un fournisseur québécois, peu importe la provenance du produit. Hum ? Qu’en pensez-vous ?

Du marketing l’équitable ?

Excellent reportage de la Facture sur l’utilisation erronée du mot équitable…J’avais, au printemps dernier, étudié la question. Vous trouverez les résultats dans la Presse au lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/article/20060918/CPACTUEL/605101008&SearchID=73261644484060

Je crois que j’avais fait le tour de la question mais je pourrais recommencer tant le dossier évolue. D’ailleurs, j’ai entendu dire qu’en France, l’organisme de certification Max Havelaar était de plus en plus critiquée. À suivre.
L’important est de poser des questions; de ne pas se laisser impressionner par le mot équitable et les explications boiteuses d’un commerçant.
Par exemple, durant l’été, je vois un commerçant du Marché Jean-Talon annoncer des sacs et paniers écologiques et équitables. Beau marketing ! Évidemment qu’acheter un sac est écologique, du moment qu’il permet d’éliminer de multiples sacs en plastique. Mais attention, il faut vérifier s’il est fabriqué ici ou non et en quelle matière. Pour ce qui est de l’utilisation du mot équitable, le commerçant m’a dit qu’il allait chercher ses paniers à Madagascar d’une personne qu’il connaissait. Parfait mais je vérifie comment moi ? Je prends les coordonnées du fabricant à Madagascar et je lui donne un petit coup de fil pour vérifier ? Je m’y rends ? Je veux bien croire en la bonne foi et faire confiance…mais le commerce étant ce qu’il est, j’ai du mal à toujours faire confiance.
Pour faire les vérifications pour nous, il existe l’organisme Transfair qui certifie les produits équitables vendus au Canada ainsi que l’IFAT (l’International Fair Trade Association) qui certifie l’artisanat tel que vendu à la boutique 10 000 villages par exemple. Je crois qu’on peut leur faire confiance….enfin j’espère !!!
D’ailleurs dans le reportage de la Facture, la journaliste arrive à la conclusion que 10 000 villages est le magasin le plus équitable, je suis d’accord. Tout comme la Facture, j’ai, moi aussi, eu mes doutes sur la boutique KifKif planète équitable.
Bref, peut-être qu’il serait temps de réglementer le mot équitable comme l’est le mot biologique ?

Le recyclage

Aujourd’hui, plusieurs de mes articles dans le cahier Actuel de la Presse sur le recyclage dans les centres commerciaux et grands magasins. Cela faisait longtemps que je pensais à ce dossier, depuis le printemps dernier en fait…

Chaque fois que j’allais dans un magasin et que je voyais un employé jetter quelque chose de recyclable à la poubelle, je lui posais la question. Vous ne recyclez pas ici?
J’ai reçu le courriel d’une lectrice qui a envoyé une plainte à l’AMT car il n’y avait pas de bac pour les journaux.
Pour lire mes textes : http://www.cyberpresse.ca/article/20061018/CPACTUEL/610180707/1015/CPACTUEL