Se vêtir de manière plus éthique

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

La mode écolo était donc le sujet de ma chronique environnement avec Marie Plourde au 98,5 FM.

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Mise à jour du 30 avril 2013 : Avec l’effondrement de l’atelier au Bangladesh, il est temps de penser à acheter plus éthique et plus cher. Oui plus cher. Car le bas prix à un coût important. Souvent ce sont des gens qui payent ce bas prix de leur vie. Pour nourrir notre besoin de consommer. 

Les t-shirts que nous vendons pour financer RueMasson.com ne sont pas faits au Bangladesh, ils sont confectionnés en Inde, dans une coopérative, certifiés équitables et fabriqués en coton biologique. Ils ne coutent pas 8 $, mais 28 $. Ils sont vendus à la boutique Les Coureurs de Jupon sur Masson, qui est une boutique où l’on trouve des designers locaux.

Les Coureurs de Jupons sont ouverts depuis plus d’un an.

Moutain Equipment Coop a aussi une politique d’approvisionnement éthique et des vérifications régulières auprès de ses fournisseurs asiatiques.

À Hull (Gatineau), il y a la boutique Le Local sur la rue Eddy. Dans la même veine que les boutiques écolos. On y trouve des vêtements de designers locaux, des accessoires et plus.

J’ai oublié des boutiques, des designers, des idées d’achats locaux ? Merci de les mentionner dans les commentaires.

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Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Voici ce qu’on peut lire sur son site internet : « En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être « du-rable».»

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Récupérer et recycler les gadgets et appareils électroniques

J’étais à la Sphère à la Première chaîne de Radio-Canada pour parler de la gestion de nos déchets électroniques. On peut écouter mon intervention ici. J’en ai aussi parlé à l’émission du matin de la Première chaîne en Alberta. Voici les principaux conseils et des liens.

Ces appareils électroniques abandonnés au bord de la rue constituent un danger et engendrent de la pollution dans les sites d'enfouissement.

Ces appareils électroniques abandonnés au bord de la rue constituent un danger et engendrent de la pollution dans les sites d’enfouissement.

 Comment faire ?

1- Réduire sa consommation d’objets électroniques. A-t-on vraiment besoin du iPhone 5 alors qu’on a le 4 ou 4S ? A-t-on besoin d’attendre en ligne pour l’acheter. On peut résister et réduire notre consommation qui fait l’affaire des compagnies.

2-Réutiliser, donner les objets qu’on ne veut plus, ou les vendre. Mon premier iPhone, la première version sortie aux États-Unis que j’avais acheté seconde main, fait encore le bonheur de mon beau-frère. Une amie m’avait donné sa télévision quand elle a acheté un écran plat. Je l’ai eu jusqu’à cet automne alors qu’elle a flanché et que je l’ai amené à l’éco-centre. J’ai attendu ce moment pour m’acheter un écran plat.

3-Recycler. Insertech récupère les ordinateurs en tout genre, écrans et les tablettes.

4-Ne pas les jeter, surtout pas au bord de la rue. Ces objets sont garnis de produits toxiques et polluants (plomb, mercure et plus), on ne les jette pas à la poubelle et on ne les laisse pas trainer au froid, dans la neige.

5-Les amener dans les éco-centres, les Bureau en gros ou tout autre endroit mentionné sur la liste de l’Association pour le recyclage des produits électroniques.

Les écofrais

Attention ce n’est pas une taxe, mais des frais pour financer la récupération et le recyclage des déchets électroniques. Depuis octobre 2012, ces ecofrais sont imposés sur les appareils électroniques pour soutenir le recyclage. C’est ce qu’on appelle la responsabilité élargie des producteurs chez Recyc-Québec.

Ces frais sont imposés à cause de l’adoption du règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises imputables aux fabricants, aux premiers revendeurs ou aux détenteurs de la marque de produits électroniques vendus sur le marché québécois. Un règlement qui était dans les plans depuis très longtemps, des années…

L’objectif est simple. Il faut que les fabricants soient responsables de leurs produits de la conception à la fin de vie. Actuellement, c’est principalement les municipalités qui doivent débourser de fortes sommes pour la collecte des déchets, les éco-centres et la gestion des matières résiduelles. Le recyclage des produits électroniques

La majorité des commerçants les mentionne dans leur prix (ils doivent le faire en plus petit), comme si c’était une taxe. Mais l’argent n’est pas envoyé au gouvernement, mais à l’Association pour le recyclage des produits électroniques un organisme à but non lucratif créé par l’industrie. Il s’agit d’un organisme pan-canadien avec des ailes provinciales.

L’argent qui est récolté par l’Association pour le recyclage électronique – Québec est destiné presque entièrement à la récupération et vérifié par Recyc-Québec me soulignait le directeur de ce programme, Mario Laquerre.

Un exemple pour les huiles usagées (pas alimentaires) qui doivent être récupérées depuis 2004. L’organisme qui les gère, la Soghu, utilise les frais pour la récupération. Seulement 3 % des sommes est destiné à des frais d’administration.

 Les précurseurs

Avant la mise en place de ce règlement, il y a eu la mission zéro déchet électronique de Recyc-Québec en place depuis 2007, en collaboration avec Bureau en gros. On pouvait déposer tous les déchets électroniques dans les Bureau en gros sauf certains téléviseurs.

Et l’Alberta est la première province à avoir implanté un tel programme en 2004, le Québec est l’une des dernières. Il manque Terre Neuve et Le Nouveau-Brunswick qui évaluent actuellement les programmes. Dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, aucun programme n’existe.

Chiffres pour l’Alberta

1,48 million d’ordinateurs, 890 000 imprimantes, 1,39 million d’écrans et 1,02 million de téléviseurs ont été récupérés et ne se sont pas retrouvés dans les sites d’enfouissement. Ce qui donne 87 640 tonnes de métal, de plastique et de verre récupérées et réutilisées à d’autres fins.

Évidemment, les structures ne sont pas encore totalement en place, mais étant donné le premier pas pris par Recycl-Québec et Bureau en gros depuis 2007 avec la mission zéro déchet électronique, c’est dans ces magasins que les citoyens peuvent ramener leurs déchets électroniques.

De tels programmes de récupération existent pour la peinture, les pneus, les huiles. Ils ont permis d’avoir des taux de récupération de plus de 90 %.

Sur son site internet, Future Shop dit accepter les retours de petits déchets électroniques, mais pas les télés par exemple, ce qu’accepte Bureau en gros.

Best Buy souligne que l’environnement lui tient à coeur, mais ne semble récupérer les déchets électroniques qu’en Colombie-Britannique.

Le programme de Bureau en gros/Staples partout au Canada

La position de l’Office de la protection du consommateur sur les écofrais

Réseau québécois des CFER (Centre de Formation en Entreprise et Récupération)

La série Les apprentis du Rebut global sur la gestion des déchets électroniques pour lequel j’ai travaillé en 2007

Verdir en étant délinquant

On pourrait aussi appeler ça du verdissement illégal… J’étais à Médium Large ce matin avec Marie-Claude Lortie pour parler de désobéissance écologique ou de guérilla jardinière. Ça s’écoute par ici et voici mes notes et de nombreux liens pour aller voir plus loin. Un sujet passionnant.

Il n’y a pas que le couple de Drummondville qui pratique la désobéissance par rapport aux règlements municipaux ou autres sur le verdissement. Plusieurs citoyens et groupes communautaires décident aussi de verdir, embellir pour limiter les espaces bétonnés, asphaltés et les terrains vagues, surtout en ville.

En fait la guérilla jardinière est née à New York dans les années 70 quand des gens se sont aperçus que des plants de tomates poussaient à travers des déchets et débris sur un terrain vague abandonné depuis presque 30 ans. C’est devenu le Clinton community Garden qui existe toujours.

Ces méthodes ont pour divers objectifs : verdir pour limiter les îlots de chaleur qui favorise les hausses de température en ville (surtout durant les canicules), pour limiter les inondations ( l’eau ruisselle sur l’asphalte et le béton alors qu’elle est absorbée par la terre des espaces verts), et diminuer la pollution ( les arbres absorbent le gaz carbonique)

Roger Doiron, directeur de potager sans frontières a lancé la pétition pour soutenir le couple jardinier de Drummondville. C’est aussi celui qui a encouragé le couple Obama à avoir un potager à la Maison-Blanche.

Des exemples de verdissement ou d’embellissement :

-Le plus populaire : les bombes de semences : on envoie des boules de terre et d’argiles avec des semences dans des terrains vagues. Quelques exemples à Montréal, mais peu répertoriés.

D’ailleurs des ateliers de bombes de semences sont donnés lors de divers événements, comme à la Sustainability Fair at Concordia, au centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres groupes.

-Le centre canadien d’architecture offrait un atelier le 14 mars dernier, en collaboration avec Dare-Dare (en anglais et français)
-Autre exemple, des grains de fleurs ont été semés à Paris dans les parcs en friche avec de la pelouse en mai dernier.

-Semences indigènes,des plantes qui vivent partout. On les fait avec de l’eau et de l’argile. C’est mieux de les lancer un jour de pluie.

-Un quartier au sud-est de Londres, Deptford, où le jardin de fleurs a été détruit début juillet au grand dam des voisins qui l’ont semé et l’entretenait.

Un site anglais Kabloom vend des bombes de semences toutes prêtes. Mais il faut choisir des semences indigènes pour ne pas déranger l’écosystème. Mauvaise idée de les faire venir d’Angleterre.

-À Toronto, on a Public Space, un regroupement qui organise de la guérilla jardinière, dans les lieux publics, carrés d’arbres.

-Il y a aussi le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM qui a été actif dans le dossier des poules, mais dans l’aménagement d’espaces non choyés pour les verdir. Ils ont fait de la guérilla jardinière en 2007 pour se faire connaître. C’est ainsi qu’ils ont convaincu l’UQAM de convertir certains terrains vagues ou en pelouse ou des toits en potagers.

Dans ce billet, Sheena Swirlz parle de toutes les formes d’art et de verdissement dans la rue qui peuvent exister. Il y en a beaucoup et toutes ces photos sont prises aux États-Unis. Il y a aussi les graffitis verts, une sorte de mousse. Les embellissements de rues comme le remplissage des nids de poule se pratique aussi. Une troupe de théâtre l’a fait pour Pâques sur la rue Masson le printemps dernier.

– Il y a aussi un potager « interdit » dans Pointe-Saint-Charles, à côté du marché Atwater.

-Un potager illégal de pommes de terre dans un terrain vague a aussi été menacé de démantèlement à Calgary au printemps, voir le reportage de Radio-Canada.

– Les citoyens veulent souvent pouvoir occuper des terrains vagues qui sont totalement inoccupés. C’est arrivé dans Rosemont coin Laurier et Charlemagne. Des citoyens entretenaient un terrain vague en y plantant des arbres. Ce terrain appartient à la ville qui l’a vendu à un promoteur immobilier. Ce dernier va raser les arbres pour y construire des condos. C’est le revers de la médaille. Voir mon article
-Le verdissement des carrés d’arbres : plusieurs citoyens prennent en charge les carrés d’arbres en y plantant des vivaces, annuelles ou même des légumes. Mais c’est légal… ou du moins encouragé dans la majorité des arrondissements.
L’exemple de Trixi Rittenhouse qui s’occupe de ces carrés d’arbres, qui plantent des vivaces un peu partout dans les rues de Montréal, mais a aussi fabriqué des personnages qui embrassent les arbres. Voir cet article de Sylvie St-Jacques dans La Presse.

-Certains citoyens ont décidé d’enlever l’asphalte de leur trottoir: c’est ce qu’a fait mon voisin, durant la nuit il y a plus de 4 ans, dans Rosemont. Il y a planté des fleurs, de la verdure. Les voisins d’en face l’ont imité jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’Arrondissement vient les voir et leur donne finalement l’autorisation. Maintenant chaque citoyen de Rosemont peut demander l’autorisation d’enlever l’asphalte du trottoir et verdir ainsi. Voir l’article de RueMasson sur le sujet.
Ces mêmes voisins ont aussi décidé d’enlever une bande de béton de la ruelle pour y planter des arbustes, vivace sans autorisation. Encore une fois l’inspecteur de l’Arrondissement est venu et ils sont passés à deux doigts d’avoir une amende, car une ruelle fait partie du domaine public. Maintenant l’Arrondissement de Rosemont (et plusieurs autres) encourage les ruelles vertes et casse le béton…

Autre exemple de potager devant une maison à Sherbrooke, celui d’André Nault, le fondateur des Ami-E-s de la terre de l’Estrie.

Il y a aussi les chèvres urbaines pour désherber, mais aussi pour le lait. À Vancouver, Victoria, Eugene (mais interdit), etc. À quand les chèvres à Montréal ?

D’autres liens intéressants

Le site Guerrilla Gardening (en anglais – de Londres)

Public space à Toronto

Le potager de Drummondville

Des exemples d’art et de verdissement dans la rue

Un exemple de verdissement de trottoir à Montréal

Le yarnbombing ou bombardement de fils à Montréal

Un exemple de verdissement contagieux dans le Vieux-Rosemont

Les ruelles vertes mode d’emploi dans Rosemont

Article : enlever l’asphalte du trottoir

Lettre de Yannick Gélinas sur le potager de Drummondville et le mouvement en Californie

Le jardinier urbain

Des œufs de pâques dans les nids de poule dans Rosemont

Le centre d’écologie urbaine de Montréal

Les éco-résistants !

Intéressant, je viens d’apprendre un nouveau terme, les éco-résistants, qui semblent plus nombreux qu’estimé. Est-ce une réaction aux nombreuses actions de sensibilisation et messages dont nous sommes bombardés ? Est-ce légitime ?

Voici un article de 20 minutes.fr qui parle de ces éco-résistants. «Portrait robot de l’éco-résistant: un homme de plus de 50 ans, souvent peu diplômé, habitant dans une petite ville et à faibles revenus. Plutôt climato-sceptique, il ne veut pas changer ses habitudes de consommation pour des raisons écologiques. «L’écologie était très à la mode en 2007, notamment avec le pacte de Nicolas Hulot, analyse Jean-Marie Boucher, fondateur de consoGlobe. Mais à partir de 2008, on a commencé à voir apparaître des messages négatifs sur la consommation responsable: arrêtez de nous bassiner avec ça et de nous faire la morale.»

Pourtant, le baromètre de la consommation responsable 2011 qui vient de paraître en France souligne que 88 % des citoyens veulent être des consommateurs responsables. Mais est-ce que cette volonté se traduit en action ou ce ne sont que des voeux pieux.

Noël vert et décorations gonflables…

Discussion très intéressante sur la folie consommatrice de Noël à l’Après-midi porte conseil (pour laquelle je suis recherchiste à temps partiel) et de nombreux conseils pour vivre un Noël plus vert. Est-il vraiment nécessaire de gaver nos enfants de jouets et cadeaux ? Vont-ils nous aimer plus ? N’est-ce pas un mauvais signal qu’on leur envoie ?

Premier conseil : se débarrasser de cette nouvelle mauvaise habitude, soit les décorations gonflables qui pullulent sur les balcons et devants des maisons. Ces décorations pas très durables engendrent du bruit et une augmentation de la consommation d’électricité. Ces décorations sont illuminées et un ventilateur doit fonctionner en permanence pour les faire fonctionner. Les voisins doivent donc endurer un bruit constant.

Deuxième conseil : on arrête d’acheter d’innombrables jouets pour les enfants. Pourquoi un ne serait pas suffisant ? Depuis quand les enfants ont besoin d’être enfouis sous une pluie de jouets qu’ils délaissent rapidement ? On rate une bonne occasion de leur enseigner la modération.

Troisième conseil : visitez les sites suivants pour avoir plein d’idées de cadeaux plus responsables : Équiterre, Zetika, le site du Réseau québécois de la simplicité volontaire.

La mode, les designers et les boutiques plus écolos

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

On a aussi Maude Léonard, une éco-designer depuis longtemps qui a toujours essayé de récupérer tout. Alors que Etienne Jongen avait commencé à faire des sacs avec les bannières publicitaires en 2003-2004, elle a récupéré le concept depuis que la compagnie d’Étienne n’existe plus. Avec son atelier Entre-peaux design, elle conçoit divers objets en bannières et autres matières. Elle fabrique aussi des bijoux et sacs avec les fermetures éclairs sous le nom de Zip design.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

La toute nouvelle boutique sur Masson : Les coureurs de jupons, une boutique que je n’ai pas eu le temps d’évaluer encore, mais dont la décoration est impressionnante. Et des pots Mason remplace les globes des lampes. Prometteur.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Un même produit, deux prix largement différents

Le prix le moins cher dans une petite boutique anonyme.


Le prix le plus cher dans une grande épicerie.


Vous connaissez la boisson d’amandes qui peut remplacer le lait ou la boisson de soya pour plusieurs personnes ? Le prix de ce produit peut varier grandement. Et parfois de manière extrême. Puisqu’ici on parle d’une énorme différence de 1,80 $. Leçon : il faut toujours vérifier les prix, surtout dans ce cas d’énorme différence. Ceci prouve également que les grandes épiceries ne sont pas toujours les moins chères.

Je n’aime pas vraiment comparer les prix, surtout en matière d’alimentation, puisque la qualité et la provenance des produits sont plus importantes pour moi que le prix. Mais dans ce cas, on parle d’un produit semblable, d’une grosse épicerie (Loblaws Angus) et d’un petit magasin qui ressemble à un entrepôt (Seagal sur St-Laurent).

Pluie de pub papier par la poste

Depuis longtemps j’ai un collant anti-pub sur ma porte d’entrée. Je refuse le publisac et toutes les autres publicités non sollicitées. Sauf bien sur l’information de la ville, du gouvernement, les dépliants des candidats aux élections et autres informations nécessaires. Je parle d’information et non de publicité.

Certains restaurants et commerces locaux passent outre cet autocollant, rarement et malgré le fait qu’ils sont obligés, eux aussi de s’y conformer.

Il est très dommage que le journal de quartier généralement distribué avec le publisac soit malheureusement inclus dans cette publicité. Bien que parfois, en le lisant, je pense lire un simple dépliant publicitaire où se glissent quelques articles. Trop peu nombreux.

Quelle ne fut pas ma surprise hier lorsque j’ai reçu pas moins de trois belles publicités dans mon courrier. Car il semble que les publicités de ces trois compagnies m’aient été livrées par mon facteur. Est-ce que Poste Canada n’est pas soumise à la réglementation sur l’auto-collant anti-publicité non sollicitée ? Il semble que le facteur doit aussi respecter le collant anti-publicité et ne pas livrer de publicité. Normalement mon facteur respecte le tout, mais hier il s’est laissé aller. Je vais donc remettre cette publicité non sollicitée dans une boîte aux lettres de Postes Canada.

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Les meilleurs produits écolos pour nettoyer les vitres

Vitres écolos

Les six produits essayés

Petit laboratoire pour l’Après-midi porte conseil à Radio-Canada afin de tester des produits nettoyants écolos pour les vitres. En compagnie d’Hans Labrie, qui a fondé Les Lavettes une entreprise de nettoyage écolo, j’ai donné mes commentaires et mon classement des six produits que je devais essayer. On peut entendre nos commentaires et notre classement (meilleur et pire produit) sur le site de l’émission.

Voici des commentaires supplémentaires sur les produits essayés et sur les nettoyants pour les vitres et le verre en général suivit de mes commentaires pour les six produits.

La méthode
En testant l’efficacité des six produits écolos écolos, j’ai donc aussi évalué, avec la complicité de ma voisine et collègue de RueMasson, Stéphanie Lalut, leur manipulation, le jet du vaporisateur, l’endroit de fabrication, les ingrédients, la réutilisation du contenant, le remplissage et la multi-utilisation pour d’autres usages.

J’ai nettoyé mes fenêtres à l’aide d’un chiffon. J’ai essayé l’essuie-tout, mais j’ai remarqué que c’était moins efficace et que l’on utilisait plus de produit. Le chiffon est donc plus économique et plus écologique. Tous les produits ont une mise en garde : tenir hors de la portée des enfants. Car écolo ne veut pas dire inoffensif, on l’oublie trop souvent.

Les ingrédients non écolos et qu’on doit éviter

Tout d’abord, les produits qui veulent se dire écolos ne peuvent contenir certains ingrédients pour être réellement écologiques. Un livre écrit par un ingénieur chimique Ousseynou Dieye, 175 questions-réponses sur les produits ménagers donne la réponse (bémol: ce livre est commandité par Bio-vert, écrit par un ingénieur qui travaille pour eux, mais est très objectif malgré tout et ne fait pas la promotion des produits Bio-vert) et explique ce qu’il faut surveiller dans les produits ménagers, dont les nettoyants pour les vitres.

Un nettoyant pour les vitres écolos ne doit pas contenir de l’ammoniac, de l’éther de glycol, des solvants pétroliers ou de l’alcool, car ces ingrédients ont des teneurs parfois élevés en composés organiques volatils. On respire ces vapeurs lorsqu’on vaporise le produit sur notre fenêtre ou miroir. Pas fameux.

Les produits écologiques ne peuvent contenir de l’ammoniac car c’est un produit toxique qui pollue la faune et la flore tel que le souligne Ousseynou Dieye. En contact avec du chlore, l’ammoniac devient dangereuse si respiré. Un solvant comme le butoxyéthanol est interdit au Canada. Les produits problématiques comme l’éthanol améliore le temps de séchage du produit. L’acide éthylène diamine trétra acétique (EDTA) (dangereux pour l’environnement) et l’acide nitrilotriacétique (NTA) possiblement cancérigène et interdit en Europe.

Des listes d’ingrédients pas complète
La liste des ingrédients sur les contenants ne sont pas complets, ils le sont plus sur le site internet des produits, mais ce n’est que la liste des ingrédients principaux. J’ai mis les produits en ordre de préférence, mais si les numéros 1 et 6 se démarquent clairement comme étant pour moi le meilleur et le pire, entre les quatre autres, c’est très proche. Mais le meilleur produit écolo est tout simple. Pas besoin d’acheter un produit spécifique pour nettoyer ses vitres. Du liquide vaisselle (écolo) mélangé à de l’eau que l’on met dans un vaporisateur et/ou du vinaigre.

Les six produits évalués dans leur ordre de préférence:
1-Attitude – Limette et lavande
Compagnie québécoise, fabriqué au Québec.
Ecologo
Biodégradable selon la norme 301 de l’OCDE
Ingrédients : Coco glucoside, laryl glucoside, alcool, huiles essentielles (- de 5%), eau (+ de 30 %)

Pas d’ammoniac et colorant, Huiles essentielles pures, Sans enzymes, Produit végétalien, Non cancérigène (les ingrédients choisis ne se retrouvent pas dans les catégories 1, 2A ou 2B du CIRC), Hypoallergène, Sans chlore, Sans éther de glycol, Sans colorants, Sans fragrances artificielles

Les informations sont les mêmes sur le site internet que sur le contenant

Bon produit, efficace, pas de traces et odeur faible.

2-Lemieux – Bleu
Fabriqué au Québec, compagnie québécoise
Norme biodégradable selon le test de l’OCDE no.301B ou équivalent

Ingrédients : Eau, alcool isopropylique (inflammable et irritant), composé d’ammonium quaternaire (Est-ce de l’ammoniac, difficile de le savoir ? Hans Labrie soutient avoir reconnu l’odeur de l’ammoniac)

Les informations sur les ingrédients sont semblables sur le site internet

Spécifications écologiques : Sans risque pour les fosses sceptiques, Sans solvants pétroliers, Sans enzymes, Sans phosphate, Sans chlore, Sans Lauryl sulfate, Sans EDTA/NTA, Sans substances cancérogènes ou tératogènes, Sans Alkyl, Octyl, Nonyl, phénols éthoxylés (APE, OPE, NPE), Sans composés qui détruisent la couche d’ozone, Sans composés organiques volatils (COV), Sans composantes toxiques ou corrosives, Sans extraits fermentaires actifs, Biodégradable en moins de 28 jours, Non inflammable, Non testé sur les animaux, Sans Butoxy-2éthanol, Sans ammoniaque, Sans formaldéhyde, Sans azurants optiques, Sans nitrate

Le seul qui n’a pas de vaporisateur intégré, c’est moins pratique

Les avantages : le remplissage, le vrac, on réutilise les bouteilles de plastique. Plusieurs formats (500 ml à 205 l). Odeur agréable très légère. Pas de traces sur la vitre. Efficace. Dissous bien la saleté.
La solution : on le transfère dans une bouteille avec vaporisateur ou on peut insérer un vaporisateur à la bouteille. Tous les vaporisateurs ne fonctionnent pas… un peu problèmatique.

3 –Bio-Vert – Orange-cantaloup
Fabriqué au Canada, compagnie québécoise: Innuscience.
Entièrement biodégradable en six jours selon l’analyse 302B de l’OCDE.
Eco-logo (récent, car il n’était pas sur le contenant que j’avais)

Ingrédients : eau, extraits fermentaires actifs (des enzymes bactériennes embryonnaires vivantes créées en laboratoire. Selon Santé Canada peut-être nocif), surfactant non ionique, surfactant amphotérique, agent de préservation, fragrance. Sur le site web, on ajoute le propylène glycol ether, agent séquestrant écologique et agent de conservation,

On mentionne qu’il n’y a pas de colorant, alcool, ammoniac, solvant, dérivés pétroliers, formaldéyde, chlore, phosphate,

Odeur légère, un peu citronnée. J’aime bien le jet, qui est uniforme et léger. Pas de traces.

4-Eco respect de La Parisienne
Compagnie québécoise, Lavo, fabriqué au Québec
Ecologo
Biodégradable selon les normes de l’OCDE 301D

Ingrédients principaux : eau, agents tensio-actifs dérivés de l’huile de noix de coco et du maïs, Agents stabilisants dérivés du sucre, Alcool dérivé du maïs, huiles essentielles

Odeur assez chimique. Système de vaporisation agréable. Le produit fait des bulles miniatures sur la vitre et est difficile a essuyer totalement. Pas de traces une fois sec.

5-Nature Clean
Fabriqué au Canada, compagnie ontarienne
Eco-logo
Biodégradable selon le test 301D de l’OCDE
Le mot naturel sur le contenant ne veut rien dire et est inscrit sur la bouteille. All natural est traduit par au naturel. Pas exact.
Ingrédients : eau, polyglycoside gras (à partir de l’amidon de maïs et de l’huile de palmiste, extrait d’hamamélis de virginie et acide acétique (vinaigre).

Pas d’amoniaque, biodégradable et non toxique (difficulté avec ces deux derniers mots qui ne sont pas réglementés et ne veulent pas dire grand chose – surtout quand on lit sur le contenant par la suite, Peut irriter les yeux et ne pas ingérer. Si avaler obtenir des soins médicaux immédiatement. Tendance au greenwashing.
Non testé sur les animaux.

Efficace mais forte odeur de vinaigre, pas dangereuse. L’odeur s’évapore rapidement. Le système de vaporisation envoi de trop gros jets, ca noie les fenêtres. Pas de traces sur les vitres.

On se demande pourquoi acheter un tel produit alors qu’on pourrait facilement le remplacer par du vinaigre et de l’eau, tout simplement.

6-Green works, Clorox, nettoyant pour verre et surfaces
Fabriqué aux États-Unis
Logo U.S EPA, conception pour l’environnement et reconnu pour une chimie sûre ( ?)
Ingrédients : eau filtrée, éthanol de maïs, agent nettoyant à base de noix de coco, carbonate de sodium, parfum contenant de l’huile essentielle de citron, colorant bleu.

Sur le site, on a une bonne explication en français de chaque ingrédient. Le Alkylpolyglucoside C8-C10 et le colorant ne sont pas super écolos comme ingrédients.

Il est efficace, ça nettoie. L’odeur est trop forte, elle m’a saisie, pas celle du citron et m’a donné mal à la tête. Bon système de vaporisation, lasse un filme sur la vitre malgré sa nouvelle formule « sans traces améliorée ». On doit relaver la vitre avec un autre produit.

Ce n’est pas un produit vraiment écolo. Plus proche du Windex que du vinaigre.

Rénovez sa cuisine de manière plus écolo – 1

Ce texte est le début d’une série sur les rénovations que je ferai dans ma cuisine en 2011. Pas de grosses rénovations, mais un rafraîchissement. De la manière la plus écologique possible et de mes moyens.

Ma cuisine avant. L'après dans un an.


Aucune démolition, les armoires ne bougent pas. De couleurs sombres, brunes, ce serait trop cher et peu écolo de les remplacer. Cependant, je pense y ajouter des poignées de couleur argent. J’aimerais bien en trouver usagées. Peut-être d’une ancienne cuisine ? Le remplacement des pentures d’armoire est aussi envisagée. Ou alors je repeins celles qui sont en place actuellement.

La couleur des murs est récente. Blanche pour compenser le brun des portes d’armoires et de mon frigo et four qui sont noirs. L’autre couleur dominante est l’argent-inox. Le micro-ondes, la machine à café, le grille-pain sont de couleur argent. Les deux autres électro-ménagers, le lave-vaisselle et la machine à laver sont blancs. C’est ce qui reste.

Ce qui doit changer :
-le comptoir (on en profite pour ajouter une surface sur la machine à laver et on cache l’arrivée d’eau), la céramique. Ma recherche la plus importante. Quel est le matériel le plus écolo ? durable ? sans être trop cher ? Des suggestions ?
Il y a ce comptoir avec planche intégrée et écoulement. Est-ce que le quartz est une solution ? Ou alors en béton ? J’aime bien les solutions proposées par Éco Habitation d’Emmanuel Cosgrove qui a construit la première maison certifiée LEED au Canada.

-le revêtement du plancher. Du vinyle de couleur clair très fatigué. Je dois vérifier le plancher dessous pour voir s’il peut être récupéré, sablé et vernis. Sinon, j’ai une préférence pour la céramique ou l’ardoise ?

-l’emplacement des tiroirs et de la poubelle. On ne fait que les changer de place.

-l’éclairage. Je le veux plus efficace.

-le long calorifère peint en rouge. Je n’aime pas les longs calorifères, j’en cherche des plus efficaces. Des idées ?

Le très laid calorifère et plancher


Ce qui doit partir : le meuble à côté de mon four doit être remplacé par un comptoir ou quelque chose pour ranger les livres de cuisine et cuisiner. Le robinet de l’évier que je veux moderniser.

Ce qui doit apparaître: une manière de ranger plus pratique, l’emplacement du garde-manger, un trou pour le compost. Les photos que j’ai prises qui doivent être imprimées, mises dans des cadres qui sont achetés depuis plus d’un an et poser au mur.

À l’étude: l’évier en inox est en bon état. Puis-je l’échanger pour un évier différent ? À voir.

Avant de me décider, je fais des recherches et je consulte. L’important est de ne pas improviser.

Mon budget ? Le moins cher possible et le plus écologique. Est-ce possible ?

Nature et Découvertes : le magasin écolo par excellence?

Connaissez-vous le magasin Nature et Découvertes ? Malgré mes nombreux voyages en France et le livre l’écolo écono publié chez Michel Lafon que j’y ai publié (c’est peut-être pour ça que je ne trouve pas mon livre dans leur boutique? Car je ne parle pas d’eux ?), j’ai mis les pieds dans un de ces magasins pour la première fois hier. Pourtant cela fait 15 ans que cette chaîne existe.

C’est une sorte de Moutain Equipement Coop qui intégrerait des jouets, livres et gadgets. En plus, 10 % des profits des 70 magasins sont reversés à la fondation Nature et Découvertes qui financent des projets en développement durable. Est-ce beaucoup ou trop peu ? Est-ce que les produits vendus en magasin respectent tous l’environnement ? C’est sûrement une bonne question à se poser lorsqu’on parle de consommation responsable. Car en cette veille de Noël et d’orgie d’achats, on va acheter. Alors pourquoi ne pas privilégier des achats « un peu plus » verts ?

Je suis aussi certaine que les écolos français ont sûrement des critiques envers Nature et Découvertes ? En attendant, je prendrais bien de tels magasins au Québec, car j’ai aimé ce que j’y ai vu hier.

Pourquoi des cadeaux selon le genre
Seule réserve pour le moment, la séparation des suggestions cadeaux selon le genre de la personne sur le site web. Peut-on laisser les gens être ce qu’ils veulent sans catégoriser les hommes et les femmes. Pourquoi ne pas dire, pour la personne qui aime le plein air, celle qui aime la relaxation, celle qui aime l’aventure, le bricolage et ainsi de suite.

Et pour ceux et celles qui habitent dans le coin de la Rue Masson ou à Montréal, voici quelques suggestions de cadeaux de dernière minute hyperlocal. À aller acheter sans voiture en plus.

Le vrac, pour ou contre?

Photo : Philippe Santerre- Radio-Canada

Je participais en début d’après-midi à la discussion sur le vrac et l’emballage à l’émission radio-canadienne, L’après-midi porte conseil.

Évidemment j’étais pour le vrac, donc contre l’emballage.

Tel que j’avais ramassé comme information lors de ma recherche, selon Recyc-Québec, 26% de tous les rebuts que l’on génère, recyclable ou pas, sont des emballages. On en recycle. Mais, beaucoup prennent le chemin de la poubelle. 20 % du contenu de nos poubelles sont des emballages. Selon Statistique Canada, chaque Canadien jette chaque jour environ un demi-kilo d’emballages. Cela fait 182,5 kilos par an. Souvent, on parle de styromousse, particulièrement utilisé par les fruiteries. J’ai choisi de laisser le styromousse à la caisse. Je déballe en mettant mes fruits et légumes dans mon sac. Ce n’est pas à moi de gérer leurs déchets.

Pourquoi je préfère le vrac à l’emballage ?
Car on diminue le montant de déchets donc des ressources utilisées

Acheter ses céréales en vrac permet de choisir la quantité exact et de ne pas avoir un emballage de plastique et de carton. En plus si on veut vraiment être plus écolo on utilise un contenant réutilisable au lieu du sac de plastique.

Acheter ses noix, riz, légumineuses, épices et autres produits en vrac élimine le montant de déchets.

Même chose pour le café mais surtout pour le thé. En plus on peut varier les saveurs de nos tisanes en les achetant en vrac.

Pour les fruits et légumes qui sont emballés, c’est une production supplémentaire de styromousse qui n’est pas recyclé au Québec et qu’on doit donc jeter. L’une des solutions est de le laisser à la caisse. Pourquoi je gèrerai les déchets de ma fruiterie.

Aussi pourquoi emballer des bananes, des oranges et autres fruits et légumes dans du plastique ? On les lave de toute manière à la maison. Et qui nous dit qu’ils n’ont pas été contaminés lors de l’emballage ? Même chose pour les céréales et autres produits en vrac.

Si les commerçants veulent prolonger leur durée de vie, il devrait peut-être miser sur la fraîcheur de leurs produits au lieu d’utiliser le plastique pour les faire durer plus longtemps.

Car tel que le mentionne Jean-Sébastien Trudel dans son billet sur l’emballage tout n’est pas surremballage. Le plastique permet de garder la fraîcheur et d’éviter le gaspillage, mais veut-on manger un concombre vieux de quatre semaines ? On sait que les vitamines et les nutriments d’un produit faiblissent rapidement après la cueillette.

Par ailleurs, le montant de gaspillage dans le domaine des fruits et légumes est déjà énorme, même si on utilise le plastique. Le problème est peut-être ailleurs ? Le plastique ne serait qu’un diachelon sur une blessure plus grande.

Aussi les fruits et légumes sont souvent emballés en paquet de quatre ou plus. Que faire si je n’ai besoin que d’une tomate ? Les autres vont pourrir dans le frigo. Quand on sait que

Le surremballage est aussi présent dans de nombreux objets en tout genre. Pensons au gadget électronique minuscule vendu dans un emballage de plastique dur 10 fois plus grand qu’il est presque impossible d’ouvrir sans une hache !!!
Ou alors comme l’a souligné une maman sur YouTube des jouets ou collants pour les enfants qui sont emballés et emballés par du plastique.

Les objets dans d’énormes boites de carton qui vont directement au recyclage et j’en passe.

Car c’est moins cher
En 2007, l’émission la vie en vert a fait un test à l’épicerie. Un reportage d’Ariane Paré-Legal.
Un couple a fait son épicerie habituelle : Le résultat était impressionnant : le volume des emballages étant supérieur à celui de la nourriture! À la pesée l’épicerie de Stéphanie et Philippe-Antoine contenait 3,8 livres d’emballages divers.

Quand on opte pour les grands formats et le vrac, c’est moins cher. La vie en vert avait fait le test avec du thé. En sachet, emballé dans une enveloppe en plastique puis dans un contenant en carton, il n’y a plus beaucoup de thé. Pour le même prix en vrac, on obtient plus de thé.

Car on gaspille moins

Puisqu’on achète selon nos besoins réels et non selon les quantités proposées par les commerçants. Avec le nombre de personnes qui habitent seules en augmentation, il est mieux de pouvoir choisir la quantité.

Et l’argument de l’hygiène est tiré par les cheveux. Est-ce que l’on va aussi arrêter d’embrasser et toucher les gens ? N’est-on pas un peu trop obséder par l’hygiène en Amérique du nord ?

Seul argument qui est solide pour moi, les allergies. Le vrac peut être problèmatique en permettant la contamination de certains produits. Seul endroit où on trouve des produits en vrac qui n’ont pas été contaminés par des noix ou des arachides : Bulk Barn. Une suggestion d’Isabelle Goyette, qui s’y connait en matière d’allergies.

Sur Facebook, on suggère Terre en soi une coopérative dans Hochelaga, sur Sainte-Catherine.

Il y a aussi la boutique de la Soder sur Masson. J’en avais parlé sur RueMasson.

Intéressant article aussi sur RueMasson à propos des fruiteries du coin. Ma collègue Lisa Marie Noël a aussi évalué l’emballage.

Faire son épicerie dans les poubelles

Texte paru dans La Presse le 17 janvier 2007

Manger dans les poubelles

Des kilos de nourriture sont jetés, chaque jour, avant même d’avoir pris le chemin des épiceries. Pourquoi ? Diverses raisons : esthétisme, surplus, invendus. Pourtant, la plupart de ces produits sont consommables. D’ailleurs, un professeur américain qui étudie le gaspillage alimentaire depuis plus de 10 ans, estime que 40 à 50 % de la nourriture produite est jetée avant même d’atteindre les tablettes des supermarchés. Au Québec, impossible d’avoir des chiffres. Les détaillants en alimentation restent muets.

Laitues, tomates, choux-fleurs, pamplemousse, pain, fines herbes. Voici certains produits en parfait état que l’on trouve en fouillant dans les poubelles industrielles. Des organismes pratiquent ce qu’on appelle le « dumpster diving », littéralement, plonger dans les ordures. Ils récupèrent de la nourriture qui autrement, finirait dans les sites d’enfouissements. La Presse a suivi des membres de l’Être Terre ( finaliste des prix Phénix 2006) lors de leur collecte hebdomadaire.

Vendredi soir, 18 h 30. Le groupe d’une dizaine de personnes est prêt. Harnaché, casqué, les cyclistes partent en mission récupération même si une pluie fine tombe. Direction un grossiste de fruits et légumes biologiques. Arrivés sur place, ils sautent dans le premier conteneur. Rien d’intéressant. Dans le deuxième, ils trouvent des bottes d’oignons verts biologiques puis partent à l’assaut d’un troisième qui est plein. Sur le dessus, des dizaines de boites de carton qui n’ont même pas été ouvertes. Elles sont remplies de laitues encore bien rangées et en bon état. Le groupe décide de fouiller le fond du conteneur. Bonne décision. Des tomates cerise et des concombres anglais feront partie de la récolte hebdomadaire. Les récupérateurs remplissent à pleine capacité trois bacs verts de recyclage. C’est tout. Il n’y a plus de place. Les boites restantes partiront donc au site d’enfouissement, ainsi que le carton, qui est pourtant recyclable.

20 h. Dernier arrêt. Une boulangerie qui leur donne les pains invendus. Trois sacs poubelles au total. Contrairement à la journaliste, le groupe est surpris. C’est peu. Normalement c’est environ 10 sacs poubelles.

Le groupe a fouillé environ 30 minutes dans le conteneur. Personne ne les a dérangés. « Il arrive que des employés nous voient, mais ils nous connaissent et il n’y a aucun problème », souligne le fondateur d’Être Terre, Yan Levasseur. D’ailleurs, la police de Montréal a confirmé à la Presse que fouiller dans les poubelles n’est pas un acte criminel. Si les policiers reçoivent une plainte, ils vont demander aux gens de quitter les lieux, mais ne procéderont à aucune arrestation.

D’autres récupérateurs

Actuellement à Montréal, plusieurs groupes, comme l’Être Terre, récupèrent ainsi de la nourriture dans les poubelles. D’ailleurs, l’émission de Télé-Québec, la Vie en vert, a suivi un autre de ses organismes, la Coop Généreux, dans ses tournées de récupération. Le reportage mettait la table à une mission proposée à un épicier du Mile-End, celle de ne pas jeter la nourriture invendable, mais propre à la consommation, pour qu’un organisme la récupère. La première partie du reportage sera diffusée ce soir à 19h, la deuxième mercredi prochain.

La journaliste Ariane Paré-Legal était soufflée du montant de nourriture comestible récupérable. « J’ai été aussi sidérée de voir la variété des produits qui sont jetés. On peut pratiquement choisir son menu », souligne-t-elle.

Des étudiants de l’UQAM offrent aussi de manière hebdomadaire des repas confectionnés en majorité d’aliments récupérés. Une collecte permet de préparer un dîner pour 50 à 80 personnes. « L’hiver dernier, je n’ai pas acheté de fruits et légumes de toute la saison », souligne Olivier Lamoureux, l’un des étudiants qui organisaient les dîners l’année dernière et qui pratiquent la récupération depuis plusieurs années.

Ce dernier souligne cependant que plusieurs supermarchés empêchent dorénavant la récupération. Les membres de l’Être Terre ont remarqué la même chose. « Plusieurs supermarchés compactent la nourriture et d’autres nous en privent l’accès », ajoute Olivier Lamoureux.

D’ailleurs, les récupérateurs de nourriture préfèrent qu’on n’identifie pas leurs endroits de fouille. « On ne veut pas qu’on nous en interdise l’accès », explique Yan Levasseur.

Le mouvement Freegan

Cette récupération de nourriture est loin d’être unique à Montréal et a donné lieu à la naissance du Mouvement Freegan à New-York. Les membres récupèrent la nourriture, mais aussi d’autres biens de consommation jetés dans les poubelles. « Les grandes compagnies gaspillent un nombre incalculable de ressources chaque jour. Les consommateurs qui sont bombardés de messages des compagnies leur disant qu’il faut acheter autre chose de mieux, nouveau, plus gros et performant, font la même chose et jettent. Nous on récupère et on sensibilise », souligne Madeline Nelson, membre du mouvement new-yorkais.

L’industrie n’a aucun chiffre

Les grands de l’alimentation restent muets sur la quantité de nourriture qui est jetée. Le Conseil canadien des distributeurs en alimentation (CCDA) qui les représente explique qu’aucun chiffre n’est disponible sur le gaspillage avant consommation.

Toutefois, Timothy Jones, un anthropologiste de l’université de l’Arizona à Tucson analyse la perte de nourriture depuis plus de 10 ans. L’une de ces études, datant de 2004, indique que 40 à 50 % de la nourriture produite ne serait jamais mangée. Il conclut que le gaspillage de nourriture coûte des milliards chaque année et a des impacts environnementaux énormes. Le professeur évalue que le gaspillage serait du même ordre au Canada. « Les chiffres sont semblables quoique légèrement moindres si je me fie à quelques données collectées à Montréal », a constaté Timothy Jones.

Les banques alimentaires se donnent un plan pour récupérer plus

L’association québécoise des banques alimentaires estime qu’elle pourrait récupérer encore bien des kilos de produits qui sont jetés. D’ailleurs, l’association mettra un plan en action en mai 2007 pour récupérer davantage. Depuis novembre dernier, un employé fait l’inventaire des fournisseurs afin d’établir ce plan de sollicitation.

Du côté de Moisson Montréal, on avoue ne pas récupérer le maximum des produits jetés. « Certains méconnaissent notre rôle, ont des craintes pour la santé et choisissent de jeter. Il y a encore beaucoup de pertes », explique Johanne Théroux, directrice générale de l’organisme à but non lucratif.

Pourtant, l’organisme scrute à la loupe la nourriture donnée, soumise aux règles d’hygiènes de la ville de Montréal. « Souvent la nourriture est rejetée pour des raisons esthétiques. Une carotte difforme est très comestible », ajoute Johanne Théroux. De plus, Moisson Montréal composte la nourriture périssable non distribuée.

L’organisme peut compter sur plusieurs groupes qui donnent régulièrement de la nourriture invendable. Kraft fournit 12 % des produits distribués par Moisson Montréal, tandis que la Fédération des producteurs de lait du Québec donne annuellement 500 000 litres de lait aux banques alimentaires.

Chiffres des banques alimentaires du Québec

Les banques alimentaires du Québec reçoivent 30 millions de kilos de denrées par année. Après un tri, 25 millions de kilos sont redistribués. Ce qui représente 100 millions de $.

Chiffres de Moisson Montréal

Moisson Montréal reçoit 740 870 kilos de denrées en moyenne par semaine dont 359 057 kilos de fruits et légumes frais

Moisson Montréal composte 88 % des déchets. Le compost est redistribué à un agriculteur qui fournit des plants pour les jardins communautaires.

Lors de l’exercice 2005-2006, selon son rapport annuel, Moisson Montréal a reçu 10,9 millions de kilos de denrées, dont 8,8 millions, des fournisseurs réguliers.

De cette quantité, 44,5 % était des fruits et légumes, 8,9 % des produits céréaliers et 7,9% des viandes et substituts.

L’histoire du reportage

Pour en savoir plus

 

Le mouvement Freegan ( en anglais)

La Vie en vert

Moisson Montréal

L’association canadienne des banques alimentaires

Conseil canadien des distributeurs alimentaires