À vélo avec les enfants

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Mon premier dossier dans La Presse+ sur le vélo avec les enfants de 0 à 15 ans a été publié aujourd’hui. Pour ceux et celles qui n’ont pas de iPad, voici les quatre liens des différentes sections. Si vous avez une tablette, c’est dans la section Pause famille.

Quand on veut rouler avec bébé, de la naissance à 4/5 ans, voici quelques conseils et trucs à savoir.

Les différents équipements pour rouler avec les enfants, des bébés aux plus vieux

Pour rouler avec des enfants, on respecte quelques règles de sécurité de base

Et avec les plus vieux, quelques conseils pour qu’ils puissent rouler en toute sécurité

Le vélo poussette

Il y a plusieurs autres moyens de se déplacer dont le vélo poussette qui se transforme en poussette… Le Taga bike qui semble très pratique, mais n’est pas vendu au Canada. Seulement en ligne. Pour le prix de 1500 $, on veut l’essayer avant.

L’assistance vélo chez CAA Québec

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Signe que les temps changent, le CAA Québec s’intéresse maintenant aux cyclistes et vient de lancer son service d’assistance pour les cyclistes en panne pour ses membres. Votre chaine brise, les freins vous lâchent ou plus de façon plus commune, vous êtes victime de crevaison ? Vous appelez le CAA Québec et un patrouilleur vous amènera à l’endroit de votre choix.

CAA Québec offre ce service à ses membres sans tarif spécial pour les cyclistes sans voiture qui voudrait devenir membre pour en bénéficier. Le porte-parole Cédric Essiminy soulignait qu’il n’était pas exclu à l’avenir que le CAA Québec offre des tarifs de membres différents pour les cyclistes et les motocyclistes, mais que ce n’était pas envisagé pour le moment.

Donc si vous n’avez pas de voiture et que vous n’êtes pas membre, vous pouvez le devenir et vous aurez le même tarif et les mêmes conditions qu’un automobiliste.

Le CAA Québec a également envisagé d’offrir un service de réparation de base comme la crevaison, mais ne peut le garantir. « Il y a des vélos de 200 $, d’autres de 5 000 $, on ne peut pas offrir le réparer de la même manière et tous nos patrouilleurs n’ont les qualifications nécessaires. La meilleure solution est donc d’envoyer un véhicule, léger si possible, pour amener le cycliste et son vélo à l’endroit de son choix », souligne Cédric Essiminy.

Évidemment il faut que l’endroit où le cycliste est en panne soit accessible par la route.

En ville, chaque fois que j’ai été victime d’une crevaison (et ça m’est arrivé assez souvent), j’étais toujours assez proche d’une boutique de réparation de vélo ouverte. Une seule fois, j’ai été victime d’une crevaison un soir à 23 h et j’ai marché pendant 1 h pour retourner chez moi. Pas pratique avec une roue à plat. Outre le CAA Québec, on peut appeler un taxi, prendre le métro ou appeler un ami.

Il serait bien maintenant que le CAA Québec offre un service et un tarif plus spécifique pour les cyclistes. À surveiller.

Le quotidien d’une cycliste : un problème criant, les maudits écouteurs en roulant…

Combien de cyclistes croise-t-on avec des écouteurs sur les oreilles ? Beaucoup en effet. Un tel fléau que la police a décidé d’agir et de lancer une vaste opération demain mercredi pour sensibiliser la population cycliste.

Même QMI a sorti la caméra pour s’intéresser à ce gravissime problème. Vite une grande enquête journalistique sur cette malédiction.

En fait, pour être juste, tous les médias ont sorti les caméras, Cyberpresse et Radio-Canada aussi.

Oui, je suis ironique. Même si je trouve que ce n’est pas du tout une bonne idée d’avoir des écouteurs quand on roule en vélo, ce n’est pas une catastrophe et un énorme danger. Il y a pire. J’en vois souvent en effet, surtout des cyclistes en Bixi. Chaque fois, j’ai envie de leur dire que c’est illégal et que c’est dangereux, mais ils ne m’entendent pas…

Alors je passe mon chemin, car je croise beaucoup plus d’automobilistes qui parlent encore avec leur téléphone cellulaire en conduisant. Rappelons qu’une voiture avec un chauffeur inattentif est beaucoup plus dangereuse qu’un cycliste qui n’entend pas.

Alors, demain soyez vigilant et écoutez la musique du bruit de la ville au lieu du dernier album de Céline Dion. Car je suis persuadée que tous les cyclistes l’écoutent…

Le quotidien d’une cycliste: des utilisateurs de Bixi incontrôlables?

Il n’y a pas que certains automobilistes qui font comme si les cyclistes n’existaient pas, quelques utilisateurs de Bixi aussi. Même si j’apprécie grandement ce service et que je crois que le Bixi est une belle réalisation montréalaise et québécoise qu’il faut importer, j’ai quelques bémols sur les utilisateurs occasionnels.

Patrick Lagacé en parle, et j’ai noté la même chose, certains Bixeux ne connaissent pas les us et coutumes de la conduite cycliste. Ils pédalent sans se préoccuper des autres, coupent les autres cyclistes, roulent rapidement sur les trottoirs et à contre-sens. Bref, on sent le manque d’habitude de la conduite cycliste.

J’en voyais l’autre jour qui prenaient leur Bixi pour un tout terrain et s’amusaient à rouler sur une roue, tout en roulant sur le trottoir rapidement sans se préoccuper des piétons qui y marchaient.

Sans compter ceux qui prennent le Bixi en état d’ébriété après un 5 à 7 bien arrosé au centre-ville. C’est moins cher que prendre le taxi, mais ça peut coûter cher, puisqu’il est autant interdit de rouler en voiture qu’en vélo lorsqu’on dépasse la limite permise niveau alcool. J’en parlais dans un article écrit pour RueMasson.
Un cycliste qui se fait arrêter en état d’ébriété, ou pire qui cause un accident, verra son permis de conduire pénalisé au même titre que s’il était automobiliste.

Y-a-t-il un moyen d’éduquer les utilisateurs occasionnels de Bixi sans remettre en cause ce service essentiel ?

Le quotidien d’une cycliste : pourquoi je roule au milieu de la route…

J’exagère, mais je dirai plutôt pourquoi je roule à une bonne distance des automobiles stationnées plutôt que de me coller contre elle quand je suis en vélo. C’est simple. Je pense toujours qu’une portière pourrait s’ouvrir et je me place à distance d’une portière ouverte pour ne pas la frapper. Et j’ai le droit de rouler ainsi m’a confirmé un policier. Car je le fais pour ma propre sécurité.

Malheureusement pour tous les autres automobilistes qui me suivent, et qui parfois nous klaxonnent ou nous frôlent dangereusement et trop rapidement pour nous dépasser, ils doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. Mais c’est ainsi, c’est pour me protéger de tous les automobilistes (et leurs passagers) qui ouvrent leurs portières sans regarder si un cycliste (ou une moto, un scooter) comme dans cette publicité s’en vient.

Je ne veux pas être la cycliste qui va foncer dans cette portière ouverte, alors je roule plus loin pour ma sécurité. J’en suis désolée pour les automobilistes qui doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. En passant, vous pouvez franchir une ligne continue pour doubler un « véhicule » lent. Mais bon à Montréal, la vitesse sur les petites rues est limitée à 30 ou 40 km/h en général, et souvent, ils vont attendre au prochain feu rouge.

Finalement, on rend service à tous les résidents du quartier en ralentissant la circulation et aux automobilistes en faisant baisser leur consommation d’essence ! Plus sérieusement, il serait temps de mettre sur pied une bonne campagne de sensibilisation à l’ouverture de portières, pas seulement pour les chauffeurs, mais aussi pour les passagers. Et surtout d’augmenter l’amende. 30 $ est un montant ridicule quand on pense qu’un tel geste peut tuer quelqu’un!

Le quotidien d’une cycliste : parfois j’utilise les trottoirs!

Le viaduc Saint-Joseph-Iberville

Les piétons se plaignent souvent des cyclistes qui roulent sur le trottoir. Avec raison. Trop souvent les cyclistes y roulent à la même vitesse que sur la route, comme s’ils avaient la priorité. Ils ne l’ont pas. De la même manière que les cyclistes ont la priorité sur les pistes cyclables, les piétons sont maîtres et rois sur les trottoirs.

Je l’avoue. Parfois je prends les trottoirs. Pourquoi ? Car j’estime que je ne suis pas en sécurité dans la rue. Je préfère donc me rabattre sur le trottoir. Quand je le fais, je roule toujours très lentement, prête à m’arrêter à tout moment pour laisser passer un piéton, disons que parfois je roule pour ainsi dire les pieds à terre. Je ne frôle pas les piétons, je garde une bonne distance avec eux et je leur laisse toujours la priorité. Je sais je pourrais descendre de bicyclette. Mais j’occuperais le double de la place et quand il n’y a personne, je ne vois pas pourquoi je ne peux pas rouler. Toujours lentement.

Mais il y a un endroit où j’utilise TOUJOURS le trottoir : quand je passe sous un viaduc. Particulièrement ceux que j’utilise souvent : les viaducs Masson (entre Iberville et Delorimier) et Saint-Joseph (et Iberville dit le tunnel de la mort). Heureusement, le viaduc Masson sera réaménagé cet été pour y inclure une piste cyclable. Tant mieux. Pas celui de Saint-Joseph, qui malgré les améliorations au fil des années, est toujours aussi dangereux.

Imaginez-vous entre l'espace de l'autobus et du muret. C'est la place que m'avait laissée l'autocar quand il m'avait doublée.

J’ai failli m’y faire écrabouiller par un autocar (pas de la STM, mais ils sont aussi dangereux). Il y a quelques années, au moment où je passais Iberville et j’entrais dans le tunnel, l’autobus m’a dépassée en me frôlant. J’ai eu la peur de ma vie. Je n’ai plus pédalé, respiré pendant les quelques secondes qu’il passé. Je me suis concentrée pour ne pas dévier de ma route, pour ne pas faire un faux pas, pour ne pas tomber, sinon j’étais morte. Mon coeur battait à la chamade.

J’ai eu très peur et je me suis promis que jamais je ne voulais revivre cette expérience. J’ai donc décidé d’utiliser les trottoirs sous les viaducs, toujours en laissant la priorité aux piétons et en les respectant. Si jamais je me fais arrêter par la police, je leur dirais que je préfère une amende à ma sécurité et à ma vie.

Le quotidien d’une cycliste: voies réservées interdites aux vélos = danger

Cet après-midi, Patrick Dion, un grand cycliste, posait une question sur Twitter au SPVM, service de police de Montréal. Il leur demandait si les cyclistes pouvaient emprunter les voies réservées pour les autobus et les taxis. Réponse du SPVM: non. Il est interdit de rouler en vélo sur des voies réservées. Les cyclistes doivent rouler à gauche de la voie réservée, au péril de leur vie.

Car se faire dépasser par un autobus est déjà une épreuve en soi. Se faire dépasser à droite par un autobus et à gauche par une voiture sera totalement kamikaze et extrêmement dangereux pour une cycliste. Quel règlement totalement désuet et vraiment dangereux. On devrait autoriser les cyclistes à utiliser les voies réservées, quitte à devoir laisser la priorité aux autobus ou qu’on élargisse les voies réservées. Tout comme les autobus, les cyclistes permettent d’éviter autant de voitures sur la route.

Dès lundi il y a aura une voie réservée aux autobus sur St-Joseph, les cyclistes devront donc rouler au milieu de la rue ? Les cyclistes peuvent prendre la majorité des voies réservées aux autobus à Paris, pourquoi pas à Montréal ? A-t-on un accident avant d’agir ou veut-on empêcher les cyclistes d’utiliser certaines rues ? Ainsi s’il y a un accident, on pourra dire que c’est de la faute du cycliste qui aurait dû prendre une voie plus sécuritaire…

Le quotidien d’une cycliste: l’intersection Papineau-Gauthier

Un beau mélange cycliste-piétons-automobilistes

Après avoir parlé d’une intersection mal planifiée hier, aujourd’hui c’est un passage sur la rue Papineau, à l’intersection de la rue Gauthier, qui est particulièrement bordélique. La rue Gauthier est à sens unique vers l’ouest. Deux bandes cyclables ceinturent cette rue, l’une dans le sens de la circulation, l’autre en sens inverse.

Ces bandes rejoignent la piste cyclable, ou du moins les bouts de piste cyclable qui passent à travers le parc Lafontaine. Pour les cyclistes qui vont en direction ouest, c’est moins problématique. Pour ceux qui se dirigent vers l’est, on ne s’est jamais par quel bout se rendre à la bande cyclable sur Gauthier. Car la piste cyclable de Lafontaine est du côté nord, alors que la bande cyclable sur Gauthier se dirigeant vers l’est se trouve du côté sud. Le vélo que l’on devine peint sur la chaussée nous indique de traverser l’intersection en diagonale. Je veux bien, mais quand?

Quand le feu est rouge sur Papineau, les piétons peuvent traverser, mais normalement pas les cyclistes. Sauf que c’est le seul moment qu’il est possible de le faire. Mais qu’il y a toujours bien des piétons, et des automobilistes bloquant l’intersection à l’heure de pointe.

Quand le feu est vert, il l’est aussi pour les automobilistes qui arrivent de Gauthier pour tourner sur Papineau. En allant prendre la bande cyclable du côté sud, on leur coupe la route. Sans compter ceux qui mordent allégrement sur la bande cyclable pour tourner.

Ce qui arrive souvent est que je prends la bande dans le sens inverse, puis que je me tasse dans celle direction est dès qu’il n’y a plus de voitures.

Et je ne vous parle pas de l’intersection la plus dangereuse: Des Érables-Gauthier. C’est pour une autre fois.

Le quotidien d’une cycliste: le bordel du carrefour De-Lorimier/René-Lévesque

Le bleu n'est qu'un vague souvenir...

Certains carrefours à Montréal sont mal organisé pour les voitures et encore plus mal foutu pour les cyclistes. L’un d’eux est la jonction de la rue De Lorimier et René-Lévesque, sous le pont Jacques-Cartier. Lorsqu’on arrive de la piste cyclable sur René-Lévesque et que l’on veut aller aller sur la piste qui longe Notre-Dame, on doit s’y prendre à trois fois pour traverser le carrefour de manière sécuritaire. Même chose quand on arrive de l’autre côté.

Pour une piste qui fait aussi partie de la Route verte, ce n’est pas très glorieux. Les cyclistes, qui sont toujours nombreux à l’heure de pointe, traversent donc un peu n’importe comment pour ne pas avoir à attendre de longues minutes et traverser en trois étapes. Et parfois, on roule sur le trottoir, parce que c’est bougrement plus sécuritaire et facile.

En plus, les zones bleues qui sont censées montrer la voie aux cyclistes sont effacées depuis belle lurette et n’ont pas été repeintes depuis encore plus longtemps. Laisser à l’abandon ce coin? Pas mal. Dommage pour ce qui est la jonction de deux pistes cyclables. Et après, on veut encourager les cyclistes à respecter la signalisation. Il faudrait aussi leur faciliter un peu la vie, et la rendre sécuritaire.

Du vélo en hiver, pas facile

Montréal et plusieurs arrondissements se glorifient de leur réseau blanc cyclable. Après quelques tours de bicyclette entre Rosemont et Hochelaga un vendredi après-midi, je reste traumatisée par la manière dont les automobilistes ignorent totalement les cyclistes. Les piétons aussi sont ignorés des quatre roues.

Mon vélo au retour de ma virée en vélo. Aussi sale que je l'étais

Deux jours après la tempête de neige, par une température plus clémente, je me suis dit que les rues étaient plus praticables, même couverte de slush. J’avais raison, mais j’avais oublié les automobilistes. Je suis sortie traumatisée de ma virée en vélo hivernale, mais rien pour me décourager de ne pas continuer.

Tout d’abord, les cyclistes n’ont plus de pistes réservées pour se déplacer l’hiver. Nous sommes donc obligés d’utiliser les rues. Ne me parlez pas de la piste de la rue Rachel que l’arrondissement déneige. Couverte de neige, je n’ai pas osé l’utiliser de peur d’y glisser. Les trottoirs sont aussi couverts de neige pour la marche souvent pénible pour les piétons, les poussettes, les fauteuils roulants. Les automobilistes semblent être les seuls à avoir droit à des rues dégagées. Malheureusement, ils ne semblent pas du tout enclins à partager, que ce soient avec les cyclistes ou avec les piétons. Dommage et triste.

Vendredi, j’ai donc pris les rues les plus dégagées comme Dandurand, Saint-Michel, Sherbrooke et Pie IX. J’avais l’impression de pédaler sur une autoroute. Les joyeux automobilistes emballés par le vendredi après-midi et pénalisés par la neige pendant deux jours y roulaient vite (plus que le 50 km/h de rigueur) et frôlaient les cyclistes. Un frôlage désagréable et insécurisant. Pourtant, il existe un article dans le Code de la sécurité routière, article 341 : « Le conducteur d’un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l’intérieur de la même voie de circulation que s’il y a un espace suffisant pour permettre le dépassement sans danger.» Quand on me frôle, je suis en danger donc infraction au code. (l’article 344 permet de franchir la ligne continue pour dépasser un véhicule lent comme une bicyclette)

J’ai arrêté de compter ces automobilistes qui faisaient semblant de ne pas me voir après 10. J’ai préféré me concentrer à ne pas déraper dans la slush ou frapper une portière volante.

J’ai relevé ce texte écrit par un cycliste sur Facebook. Son titre : « Une espèce en danger en plein cœur de Montréal : Le cycliste d’hiver! ». L’auteur explique aux automobilistes comment partager la route avec les cyclistes et aussi les piétons.

J’ai particulièrement aimé ce passage : « Sauver un cycliste, ça rapporte! Chaque cycliste réduit l’achalandage des transports utilisant les combustibles fossiles. À chaque fois que vous ne tuez pas un cycliste, vous faites une action aussi bénéfique que si vous aviez fait vingt épiceries avec vos sacs de toile réutilisables. Ce n’est pas rien, pensons-y! C’est une belle occasion de faire votre part! (tout le risque est pour nous.)»

L’objectif ici n’est pas de dire que tous les automobilistes sont des salauds qu’il faut exterminer. Non. L’objectif est de tenter de les sensibiliser à la réalité des cyclistes et des piétons. Car l’automobiliste est le plus puissant, le plus fort. Il doit donc porter une plus grande attention à ceux qui sont moins protégés, les cyclistes et les piétons. Comme les cyclistes doivent porter une attention particulière aux piétons.

Ah oui, et ne me dites pas que le vélo devrait être interdit en hiver et que ceux qui en font sont fous. Est-ce qu’on interdit aux piétons de marcher en hiver et aux automobilistes de rouler ? Non. Alors pourquoi on interdirait aux cyclistes de pédaler. Sinon je revendique l’interdiction pour tout le monde.

Et finalement, ne me sortez pas les sempiternelles complaintes contre les cyclistes fous qui ne respectent pas le code de la sécurité routière. Tout comme les automobilistes et les piétons, il y en existe qui ne respectent aucune règle. Pas plus, pas moins. La seule chose que je réclame est qu’on me respecte lorsque je roule tranquillement (mais pas paisiblement).

Il n’y a pas que les cyclistes qui soient les victimes. Chaque année, plus de 3000 personnes sont heurtées par des voitures, 68 en meurent, le tiers à Montréal. Un reportage de Radio-Canada nous rappelle que les voitures tuent les piétons.

Les dangereuses portières des automobilistes imbéciles !!!

Chaque fois que je prends mon vélo, je risque ma vie. Je sais. Pas besoin de pédaler pour ça. Mais un danger guette les cyclistes à cause de l’insouciance (et je suis polie) des automobilistes. Cette menace s’appelle les portières d’automobile que l’on ouvre sans regarder si un cycliste arrive. Ces portières qui s’ouvrent sans crier gare devant notre guidon, nos roues, notre vélo, notre vie. C’est un coup de gueule, car j’en ai marre de risquer ma vie à cause d’une étourderie, d’un oubli.

Chers automobilistes, vous savez que ces portières peuvent nous blesser gravement et même nous tuer. Bordel. Pourtant un simple geste peut l’éviter. Très simple. Avant d’ouvrir une portière, regardez en arrière, utilisez votre rétroviseur, vérifiez qu’aucun cycliste n’est en vue. C’est obligatoire. Ne pas le faire est une infraction. « Il est de la responsabilité de l’automobiliste de regarder avant d’ouvrir sa portière pour s’assurer que la voie est libre : cela est indiqué dans le Code de la sécurité routière.»

Une portière s’ouvre devant moi chaque fois que je prends mon vélo. Chaque fois, je dois rappeler à un automobiliste qu’il doit faire attention aux cyclistes. Quelques-uns s’excusent, certains vocifèrent, d’autres m’insultent. Le dernier date d’hier. Je montais la rue Fullum. J’attaquais la dernière côte. Je roulais donc lentement, je montais, dois-je vous rappeler. Pourtant, un papa m’a ouvert sa portière en pleine face et m’a engueulée. Il a grogné. J’allais si lentement que j’ai pu l’entendre… Je vous le rappelle, je montais.

Chaque jour, une portière manque de me frapper et je suis fatiguée de toujours répéter la même chose. Je suis même fâchée de devoir répéter qu’une portière peut tuer, peut blesser sérieusement. Que faudra-t-il faire pour que ça rentre enfin dans la tête des automobilistes ???

Le geste est simple. Regardez, crime. Ce n’est pas compliqué de prendre 5 secondes pour jeter un oeil dans le rétroviseur. Car la cycliste pourrait être votre ami, votre enfant, votre père ou votre mère. Car il n’y a plus d’excuse. Les automobilistes n’ont plus d’excuse. C’est tout.

Et ne me dites pas que c’est encore la faute du cycliste. Ce n’est tout de même pas lui qui ouvre votre portière.

Ah oui, une dernière petite chose. Quand vous doublez un cycliste, si vous vous rabattez immédiatement, ça s’appelle une queue de poisson. Vous coupez la route au cycliste. Car figurez-vous que le cycliste avance réellement. Oui oui même sans moteur, il avance, il bouge. Alors on lui laisse la place de passer, surtout quand vous vous arrêtez à un feu de circulation 10 secondes après l’avoir doublé. Car dans ce cas, il vous doublera, surtout dans une circulation dense. Il vous doublera par la droite. N’oubliez pas, le cycliste sera généralement à votre droite et il a la priorité, même quand vous tournez à droite.

Le Bixi ou le vélo vont au Grand prix de Formule 1 (MàJ)

Le parc fermé des Bixi prêt à être emprunter

Il est plus facile qu’on le pense d’aller assister au Grand prix de Formule 1 du Canada en bicyclette, la votre ou le Bixi puisque le parc Jean-Drapeau est accessible en vélo. Je l’ai testé pour la première fois ce samedi pour la session des qualifications. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas utilisé ce moyen de transport avant. Rapide, facile et évite l’interminable attente pour le métro.

Si vous n’avez pas le vertige (la piste cyclable du pont Jacques-Cartier est suspendue au-dessus de l’eau et assez étroite), c’est beaucoup plus rapide et agréable que le métro. Malheureusement, il est impossible de prendre le pont de la Concorde. Les policiers vous barrent la route.

Pour ceux qui veulent utiliser le Bixi, rien de plus simple. La compagnie a prévu le coup : une station dépôt. Le stationnement est devant l’entrée du métro. Ne vous inquiétez pas de ne pas trouver de place dans les supports à vélo, des employés vous attendent pour enregistrer votre retour et stationner le Bixi dans ce « parc fermé » qui peut en contenir une centaine.

Pour repartir, une fois les festivités terminées, les employés sont toujours là pour enregistrer votre départ et aider les nombreux touristes qui ne savent pas comment ça fonctionne. Lors de mon passage, environ 1 h 30 après la fin des qualifications, il ne restait qu’une quinzaine de Bixi. Des amateurs de F1 américains s’offraient justement le retour vers la ville en vélo. Pour les avoir croisés à leur arrivée endiablée et joyeuse sur la piste du pont, j’espère qu’ils savaient où se situait les freins, car la piste est étroite. Leur enthousiasme était aussi bruyant et visible que le verre de bière que l’un d’entre eux terminait !!! Savaient-ils qu’il est aussi interdit de pédaler que de conduire en état d’ébriété?

La piste cyclable en direction de Longueuil était aussi ouverte. Mais sur le site de la société des ponts, on indique qu’elle est fermée durant la période du Grand prix. À vérifier. Mais il n’y a pas de stations Bixi à Longueuil. Il faut donc utiliser son propre vélo.

La piste du pont Jacques-Cartier ne pourrait accueillir des milliers de cyclistes, trop étroite et partagée avec les piétons

Pont de la Concorde interdit
Malheureusement, la police de Montréal empêche l’accès au parc Jean-Drapeau en vélo par le pont de la Concorde. Un ami s’est fait revirer de bord vendredi. L’un des employés de Bixi m’a souligné que l’accès devait être ouvert, mais que finalement la police aurait décidé de le fermer aux vélos. À vérifier. Manque de communication ou problème de sécurité ? Dommage, car le pont de la Concorde est beaucoup plus facile d’accès pour les cyclistes, pour ceux qui sont moins en forme ou qui ont simplement peur d’utiliser la piste du pont Jacques-Cartier, et plus proche du centre-ville.

La STM mousse son côté écolo
Ne perdant pas le nord, la STM (Société des transports de Montréal) mousse son côté écolo en publicisant de manière imagée le montant de CO2 non généré par l’utilisation des transports en commun. Intéressant. Est-ce efficace ? Ça permet au moins de visualiser les quantités de CO2.

Le ballon de CO2 qui flotte sur la station de métro du parc Jean-Drapeau

 

La version portable de la publicité de la STM

Publicité volante pour les pompiers
Les pompiers de Montréal ont fait fi des montants de CO2 engendrée par la publicité volante en faisant circuler un message. Est-ce pour les touristes, le maire Tremblay ou les citoyens de Montréal ? Il est vrai qu’avec le montant de pollution générée par les voitures de Formule 1, autant en profiter pour saturer le ciel…

Et pour parler de Formule 1, l’objet de tous ces déploiements, voici quelques secondes de ce que j’ai vu cet après-midi. Attention, mettez vos bouchons !!!

Un trottoir partagé entre cyclistes et piétons ?

Photo: Cécile Gladel

Les cyclistes sont en danger dans la rue. Entre les portières, les automobilistes qui frôlent, coupent, les autobus, les camions et plus. C’est l’enfer.

Rouler sur le trottoir ? Pourquoi pas, mais il faut que les trottoirs soient plus larges et qu’ils soient séparés en deux. De manière très distincte. J’ai trouvé ce genre de piste cyclables dans le quartier du MIT (Massachusset Institute of Technology) à Boston. Une piste dans le sens de la circulation sur chaque côté du trottoir. Évidemment, ce type d’aménagement ne sensibilise pas vraiment les automobilistes qui continuent à ne pas partager la rue.

Les cyclistes roulaient sur la piste, loin des portières et des véhicules. Les piétons de leur côté du trottoir. Évidemment, il faut un respect mutuel. Les piétons doivent regarder avant de traverser la piste et les cyclistes doivent y rester. Avec les étroits trottoirs de nos villes, ce n’était pas dans les plans des urbanistes. Dommage.

Par ailleurs, autre aménagement pour les cyclistes remarqué à Boston: The Bike Box. Une bande verte est réservée aux cyclistes devant les feux de circulation tels que le montre la photo. Une sorte de zone tampon qui leur permet de partir en premier. Les voitures qui tournent à droite ou à gauche n’ont d’autres choix que de les voir.

Photo Cécile Gladel

Photo : Cécile Gladel