Le quotidien d’une cycliste : pourquoi je roule au milieu de la route…

J’exagère, mais je dirai plutôt pourquoi je roule à une bonne distance des automobiles stationnées plutôt que de me coller contre elle quand je suis en vélo. C’est simple. Je pense toujours qu’une portière pourrait s’ouvrir et je me place à distance d’une portière ouverte pour ne pas la frapper. Et j’ai le droit de rouler ainsi m’a confirmé un policier. Car je le fais pour ma propre sécurité.

Malheureusement pour tous les autres automobilistes qui me suivent, et qui parfois nous klaxonnent ou nous frôlent dangereusement et trop rapidement pour nous dépasser, ils doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. Mais c’est ainsi, c’est pour me protéger de tous les automobilistes (et leurs passagers) qui ouvrent leurs portières sans regarder si un cycliste (ou une moto, un scooter) comme dans cette publicité s’en vient.

Je ne veux pas être la cycliste qui va foncer dans cette portière ouverte, alors je roule plus loin pour ma sécurité. J’en suis désolée pour les automobilistes qui doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. En passant, vous pouvez franchir une ligne continue pour doubler un « véhicule » lent. Mais bon à Montréal, la vitesse sur les petites rues est limitée à 30 ou 40 km/h en général, et souvent, ils vont attendre au prochain feu rouge.

Finalement, on rend service à tous les résidents du quartier en ralentissant la circulation et aux automobilistes en faisant baisser leur consommation d’essence ! Plus sérieusement, il serait temps de mettre sur pied une bonne campagne de sensibilisation à l’ouverture de portières, pas seulement pour les chauffeurs, mais aussi pour les passagers. Et surtout d’augmenter l’amende. 30 $ est un montant ridicule quand on pense qu’un tel geste peut tuer quelqu’un!

Le quotidien d’une cycliste: automobilistes attentionnés

Ce quotidien d’une cycliste ne sera pas que négatif. Car il existe aussi sur la route des automobilistes attentionnés qui partagent la route et qui ne nous envoient pas leur portière dans le nez. Des portières qui sont très dangereuses pour les cyclistes.

J’en ai rencontré deux aujourd’hui qui ont regardé dans leur rétroviseur et ont attendu que je passe avant d’ouvrir la portière de leur auto. Ça fait grand plaisir et je leur fais toujours un beau sourire, car ils montrent leur respect. C’est toujours plus encourageant d’avoir un respect mutuel. Merci à ces automobilistes. On apprécie.

Le quotidien d’une cycliste: une portière évitée

Avec les reflets, les vitres plus ou moins teintées, les appuis-tête, voyez comme il est difficile de savoir si une personne est assise dans la voiture. Sans compter qu'il faut aussi regarder où l'on va, faire attention aux piétons, aux autres automobilistes. Bref, pas évident!

Depuis plusieurs jours une idée trotte dans ma tête. Raconter sur ce blogue mon expérience de cycliste en ville, parfois en images ou vidéo. Car je crois que les automobilistes qui ne font pas de vélo en ville n’ont aucune idée de ce qu’on peut affronter. Ça sera donc dans la catégorie le quotidien d’une cycliste. Parfois, ça sera aussi pour signaler le manque de savoir-vivre des piétons et des cyclistes. Mais dans mon cas, quand je roule, ce sont les automobilistes qui sont les plus dangereux et qui mettent ma vie en danger. Ce sera donc de mon guidon que j’écrirais, enfin presque.

Les satanées portières. J’en ai vraiment très peur. D’ailleurs, j’ai failli en être victime il y a quelques minutes en roulant sur Des Érables dans le Plateau. Une voiture me double pour aller se stationner un peu plus loin. Je vais arriver à sa hauteur dans quelques secondes et le chauffeur va sortir. Étant donné que j’ai eu la chance de le voir se stationner, je sais que quelqu’un est dans la voiture. Comme je le fais toujours, je prends mes distances avec la voiture et je roule à une bonne distance de portière de la voiture. Dans les petites rues du Plateau, cela veut presque dire au milieu de la rue. Quelle bonne idée. Au moment où j’arrive à sa hauteur, le jeune homme au volant ouvre sa portière sans regarder et m’aurait envoyée sur l’asphalte si je n’avais pas été prévoyante.

Comme je le fais chaque fois, je lui signale qu’il aurait pu regarder avant d’ouvrir. Aucune réaction. Peu importe, ça me soulage de le dire. Je le fais sans agressivité, simplement pour tenter de le sensibiliser. Même si j’ai peu d’espoir. Parfois, quand j’ai vraiment eu peur, je suis moins zen. Parfois.