L’assistance vélo chez CAA Québec

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Signe que les temps changent, le CAA Québec s’intéresse maintenant aux cyclistes et vient de lancer son service d’assistance pour les cyclistes en panne pour ses membres. Votre chaine brise, les freins vous lâchent ou plus de façon plus commune, vous êtes victime de crevaison ? Vous appelez le CAA Québec et un patrouilleur vous amènera à l’endroit de votre choix.

CAA Québec offre ce service à ses membres sans tarif spécial pour les cyclistes sans voiture qui voudrait devenir membre pour en bénéficier. Le porte-parole Cédric Essiminy soulignait qu’il n’était pas exclu à l’avenir que le CAA Québec offre des tarifs de membres différents pour les cyclistes et les motocyclistes, mais que ce n’était pas envisagé pour le moment.

Donc si vous n’avez pas de voiture et que vous n’êtes pas membre, vous pouvez le devenir et vous aurez le même tarif et les mêmes conditions qu’un automobiliste.

Le CAA Québec a également envisagé d’offrir un service de réparation de base comme la crevaison, mais ne peut le garantir. « Il y a des vélos de 200 $, d’autres de 5 000 $, on ne peut pas offrir le réparer de la même manière et tous nos patrouilleurs n’ont les qualifications nécessaires. La meilleure solution est donc d’envoyer un véhicule, léger si possible, pour amener le cycliste et son vélo à l’endroit de son choix », souligne Cédric Essiminy.

Évidemment il faut que l’endroit où le cycliste est en panne soit accessible par la route.

En ville, chaque fois que j’ai été victime d’une crevaison (et ça m’est arrivé assez souvent), j’étais toujours assez proche d’une boutique de réparation de vélo ouverte. Une seule fois, j’ai été victime d’une crevaison un soir à 23 h et j’ai marché pendant 1 h pour retourner chez moi. Pas pratique avec une roue à plat. Outre le CAA Québec, on peut appeler un taxi, prendre le métro ou appeler un ami.

Il serait bien maintenant que le CAA Québec offre un service et un tarif plus spécifique pour les cyclistes. À surveiller.

Bon pour l’environnement la piétonnisation ?

Petite discussion hier avec Marie Plourde au sujet de la piétonnisation. Bon ou non pour l’environnement la piétonnisation ? Ça s’écoute au 98,5 FM.

Marie en a profité pour me parler de vie de banlieue. Car je garde la maison d’amis à Boucherville en ce moment. Que l’on se rassure, cette vie provisoire et temporaire de banlieue ne me donne pas du tout l’envie d’y déménager. C’est parfait pour quelques jours, pour changer et prendre la vie plus relaxe au bord de la piscine. Surtout que je suis dans le processus de devenir propriétaire à Montréal. J’ai la vie urbaine de quartier bien ancrée. RueMasson représente bien cet attachement.

Bref, le sujet de la piétonnisation représente bien cette vie urbaine que l’on veut humaniser. Mais il n’est pas certain que toutes les rues peuvent être piétonnisées. Tout dépend de la situation géographique, de la densité urbaine, de la circulation de transit, du transport en commun, du type de commerce de la rue en question. Bref, il ne s’agit pas de donner la rue aux piétons sans se poser de question. Ça demande un plan, sinon on fait comme le maire de Rosemont a du faire. On annonce une piétonnisation puis on est obligé de faire marche arrière et de remettre le tout à plus tard. J’en parlais sur RueMasson. Tous les articles sont à la fin de ce texte.

Petit point qui me chicote. Les cyclistes sont interdits sur les voies piétonnes, à moins de descendre de leur monture. Très irréaliste de leur demander ça. Pourquoi ne pas réserver une voie pour les cyclistes en leur demandant de rouler prudemment ? C’est aussi aux piétons de faire attention non ?
Mardi midi sur la Sainte-Catherine, des policiers en vélo circulaient… en vélo. Un cycliste délinquant s’est fait crier de descendre de son vélo, ce qu’il n’a pas fait, il a continué sans se faire inquiéter. Les policiers ne l’ont pas poursuivi. D’autres ont reçu des contraventions. Deux poids, deux mesures ?

Doit-on habiter la ville pour comprendre la vie urbaine?

Est-ce que tous les employés municipaux habitent la ville pour laquelle ils travaillent ? Bonne question. À Montréal, 41,2 % résident à l’extérieur de la métropole selon le parti Projet Montréal.
Une situation que le deuxième parti d’opposition décrie. Ce qui veut quand même dire que la majorité de ses employés l’habitent si on prend les chiffres dans l’autre sens.

Pour des raisons de respect de la charte des droits de la personne et d’un jugement de la Cour suprême en 1997, il est impossible d’imposer un lieu de résidence à des employés municipaux. «C’est un constat d’échec, quand les employés de la Ville, ceux qui devraient à juste titre promouvoir la vie en ville, habitent eux-mêmes en banlieue», déclarait Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal dans le communiqué de son parti.

Préoccupant en effet qu’une ville ne puisse pas attirer ses propres employés. Sauf que la ville n’a pas vraiment les moyens de contrôler le prix des propriétés et des loyers sur son territoire. Mais elle peut mettre en place des actions pour ne pas encourager l’éloignement de ses employés. Il est vrai qu’on ne doit pas leur rembourser les frais d’utilisation de leur automobile et leur offrir le stationnement gratuitement.

Des employés qui ne comprennent pas la vie urbaine
Est-ce que des employés qui habitent à l’extérieur de la ville à une incidence sur leur travail. Parfois non, parfois oui. J’ai vécu une situation qui le démontrait. Mes voisins et moi travaillons à verdir notre ruelle depuis deux ans. Un employé de l’arrondissement est venu nous rencontrer pour parler du projet. Il est arrivé avec son pick-up personnel dans notre ruelle. Après quelques minutes de discussion, il semblait très fermé au projet et ne le comprenait pas du tout. « Déménagez donc en banlieue si vous voulez des espaces verts et des endroits pour que les enfants jouent», nous a-t-il lancé à un moment donné. Les gens qui assistaient à la rencontre étaient époustouflés et en colère. En n’habitant pas la ville pour laquelle il travaillait, cet employé démontré sa méconnaissance totale et complète de la vie urbaine.

Tous les employés n’auront pas la même réaction, mais c’est un exemple très probant des répercussions de l’exode des fonctionnaires municipaux sur les services aux citoyens.

Je me demande d’ailleurs si les employés des villes de Paris, Londres, New-York et Los Angeles habitent la ville pour laquelle ils travaillent. Avec des résidences hors de prix par rapport à Montréal. En ont-ils les moyens ?

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Des Bixis dans les ruelles.
Une patinoire dans ma ruelle.

Petits conseils pour Français en quête d’immigration vers le Québec…

Article ce matin dans la Presse sur les immigrants Français qui envahissent le Plateau, quartier central de Montréal. Habitués aux loyers élevés en France, ils acceptent sans problème des prix incroyables pour des appartements et des propriétés. Merci. Premier problème. Ils entraînent ainsi une spéculation vers la hausse. Voilà pourquoi les prix de l’immobilier atteignent des sommets. Petit hic. Le Plateau sera bientôt vidé de ces résidents habituels si ça continue.

Bref, on espère que cette hausse des prix ne contaminera pas les quartiers voisins comme le mien. On en reparlera sur RueMasson.

Mais avant, quelques conseils à mes compatriotes qui pensent immigrer au Québec, le nouvel El Dorado. Il est vrai que tout est possible ici. La preuve, la fille d’un agriculteur auvergnat (pour les parisiens, c’est perdu en maudit), sans sang bleu, sans grands moyens, a réussi à travailler pour le maire de Montréal et à devenir journaliste, même à publier des livres. Restée en France, jamais je n’aurai pu espérer travailler pour le maire de Paris. Je n’étais pas dans la bonne classe sociale.

Alors oui, il y a des possibilités au Québec. Mais premier point. Si on parle français au Québec, ça ne veut pas dire que c’est la France. C’est l’Amérique du Nord. Les Français et les Québécois ont la langue en commun et une vague histoire, mais c’est tout. Les mentalités sont totalement différentes. Mettez-vous ça dans la tête avant d’immigrer et de chialer sur les différences.

C’est l’Amérique du Nord pour les soins de santé. Pas d’assurances mur à mur comme en France. Ce n’est pas les États-Unis, mais c’est la mère patrie. Le système de santé en arrache. Les urgences débordent. Soyez-en conscient.

C’est aussi un système d’éducation différent. La culture générale n’y est pas autant valorisée qu’en France. Dans mes souvenirs d’école en France, c’était beaucoup plus complet et sévère. Mais vu les fautes de français que font les jeunes français, la méthode a sûrement changé en France. Ça va quand même faire 23 ans que j’ai traversé l’Atlantique….

Aussi, si on parle français au Québec, on le défend aussi. Question de survie. Ne commencez pas à penser que vos enfants vont aller à l’école en anglais. Renseignez-vous sur la loi 101 avant.

J’oubliais. Les Français sont des maudits Français ici. La France a abandonné le Québec. Puis les Français se sont souvent comportés en colonisateurs qui connaissent tout et qui parlent le « bon » français. Erreur. Attention. Les Québécois sont sensibles à leur identité. On ne les froisse pas en arrivant et on ne joue pas au Français qui connait tout et qui va leur enseigner la vie. J’ai trop souvent été témoin de cette attitude.

Autre point. Il y a un bon hiver au Québec. Il fait froid pour vrai, pas comme l’annonce les animateurs météo en France dès que la température descend sous zéro.

Et puis, ici c’est deux semaines de congé, pas cinq semaines.

Et puis, ici les femmes ne sont pas les esclaves des hommes. Le féminisme a fait évoluer la famille et la situation des femmes. Si rien n’est parfait, elles ne sont plus responsables totalement des enfants, du ménage, de la maison. Pas le temps, elles travaillent. Et elles ne prennent pas le nom de leur homme quand elles se marient. J’en ai fait un billet ici.

J’en oublie sûrement, mais avant d’immigrer, pensez-y bien et venez donc faire un petit séjour de 2 semaines. En hiver. En plein mois de janvier.

Et arrêtez d’acheter des manteaux Canada Goose. Aucun Québécois n’en porte. On vous reconnait à coup sûr.

RueMasson.com en ligne

J’ai mis en onglet RueMasson.com pour signaler un nouvel endroit sur le web où j’écrirai. J’explique tout ça ici. Je vous encourage à aller y faire un tour, vous faire connaître si vous êtes des résidents du coin, nous écrire si vous connaissez des sites semblables qui parlent de quartier dans les villes du monde entier.

Pour voir les talents qui ont mis au monde ce site Internet, vous trouverez ici nos biographies revisitées, pas très sérieuses, mais combien réalistes.

Faites suivre, parlez-en et retournez-y.