Les dangereuses portières des automobilistes imbéciles !!!

Chaque fois que je prends mon vélo, je risque ma vie. Je sais. Pas besoin de pédaler pour ça. Mais un danger guette les cyclistes à cause de l’insouciance (et je suis polie) des automobilistes. Cette menace s’appelle les portières d’automobile que l’on ouvre sans regarder si un cycliste arrive. Ces portières qui s’ouvrent sans crier gare devant notre guidon, nos roues, notre vélo, notre vie. C’est un coup de gueule, car j’en ai marre de risquer ma vie à cause d’une étourderie, d’un oubli.

Chers automobilistes, vous savez que ces portières peuvent nous blesser gravement et même nous tuer. Bordel. Pourtant un simple geste peut l’éviter. Très simple. Avant d’ouvrir une portière, regardez en arrière, utilisez votre rétroviseur, vérifiez qu’aucun cycliste n’est en vue. C’est obligatoire. Ne pas le faire est une infraction. « Il est de la responsabilité de l’automobiliste de regarder avant d’ouvrir sa portière pour s’assurer que la voie est libre : cela est indiqué dans le Code de la sécurité routière.»

Une portière s’ouvre devant moi chaque fois que je prends mon vélo. Chaque fois, je dois rappeler à un automobiliste qu’il doit faire attention aux cyclistes. Quelques-uns s’excusent, certains vocifèrent, d’autres m’insultent. Le dernier date d’hier. Je montais la rue Fullum. J’attaquais la dernière côte. Je roulais donc lentement, je montais, dois-je vous rappeler. Pourtant, un papa m’a ouvert sa portière en pleine face et m’a engueulée. Il a grogné. J’allais si lentement que j’ai pu l’entendre… Je vous le rappelle, je montais.

Chaque jour, une portière manque de me frapper et je suis fatiguée de toujours répéter la même chose. Je suis même fâchée de devoir répéter qu’une portière peut tuer, peut blesser sérieusement. Que faudra-t-il faire pour que ça rentre enfin dans la tête des automobilistes ???

Le geste est simple. Regardez, crime. Ce n’est pas compliqué de prendre 5 secondes pour jeter un oeil dans le rétroviseur. Car la cycliste pourrait être votre ami, votre enfant, votre père ou votre mère. Car il n’y a plus d’excuse. Les automobilistes n’ont plus d’excuse. C’est tout.

Et ne me dites pas que c’est encore la faute du cycliste. Ce n’est tout de même pas lui qui ouvre votre portière.

Ah oui, une dernière petite chose. Quand vous doublez un cycliste, si vous vous rabattez immédiatement, ça s’appelle une queue de poisson. Vous coupez la route au cycliste. Car figurez-vous que le cycliste avance réellement. Oui oui même sans moteur, il avance, il bouge. Alors on lui laisse la place de passer, surtout quand vous vous arrêtez à un feu de circulation 10 secondes après l’avoir doublé. Car dans ce cas, il vous doublera, surtout dans une circulation dense. Il vous doublera par la droite. N’oubliez pas, le cycliste sera généralement à votre droite et il a la priorité, même quand vous tournez à droite.

Le Bixi ou le vélo vont au Grand prix de Formule 1 (MàJ)

Le parc fermé des Bixi prêt à être emprunter

Il est plus facile qu’on le pense d’aller assister au Grand prix de Formule 1 du Canada en bicyclette, la votre ou le Bixi puisque le parc Jean-Drapeau est accessible en vélo. Je l’ai testé pour la première fois ce samedi pour la session des qualifications. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas utilisé ce moyen de transport avant. Rapide, facile et évite l’interminable attente pour le métro.

Si vous n’avez pas le vertige (la piste cyclable du pont Jacques-Cartier est suspendue au-dessus de l’eau et assez étroite), c’est beaucoup plus rapide et agréable que le métro. Malheureusement, il est impossible de prendre le pont de la Concorde. Les policiers vous barrent la route.

Pour ceux qui veulent utiliser le Bixi, rien de plus simple. La compagnie a prévu le coup : une station dépôt. Le stationnement est devant l’entrée du métro. Ne vous inquiétez pas de ne pas trouver de place dans les supports à vélo, des employés vous attendent pour enregistrer votre retour et stationner le Bixi dans ce « parc fermé » qui peut en contenir une centaine.

Pour repartir, une fois les festivités terminées, les employés sont toujours là pour enregistrer votre départ et aider les nombreux touristes qui ne savent pas comment ça fonctionne. Lors de mon passage, environ 1 h 30 après la fin des qualifications, il ne restait qu’une quinzaine de Bixi. Des amateurs de F1 américains s’offraient justement le retour vers la ville en vélo. Pour les avoir croisés à leur arrivée endiablée et joyeuse sur la piste du pont, j’espère qu’ils savaient où se situait les freins, car la piste est étroite. Leur enthousiasme était aussi bruyant et visible que le verre de bière que l’un d’entre eux terminait !!! Savaient-ils qu’il est aussi interdit de pédaler que de conduire en état d’ébriété?

La piste cyclable en direction de Longueuil était aussi ouverte. Mais sur le site de la société des ponts, on indique qu’elle est fermée durant la période du Grand prix. À vérifier. Mais il n’y a pas de stations Bixi à Longueuil. Il faut donc utiliser son propre vélo.

La piste du pont Jacques-Cartier ne pourrait accueillir des milliers de cyclistes, trop étroite et partagée avec les piétons

Pont de la Concorde interdit
Malheureusement, la police de Montréal empêche l’accès au parc Jean-Drapeau en vélo par le pont de la Concorde. Un ami s’est fait revirer de bord vendredi. L’un des employés de Bixi m’a souligné que l’accès devait être ouvert, mais que finalement la police aurait décidé de le fermer aux vélos. À vérifier. Manque de communication ou problème de sécurité ? Dommage, car le pont de la Concorde est beaucoup plus facile d’accès pour les cyclistes, pour ceux qui sont moins en forme ou qui ont simplement peur d’utiliser la piste du pont Jacques-Cartier, et plus proche du centre-ville.

La STM mousse son côté écolo
Ne perdant pas le nord, la STM (Société des transports de Montréal) mousse son côté écolo en publicisant de manière imagée le montant de CO2 non généré par l’utilisation des transports en commun. Intéressant. Est-ce efficace ? Ça permet au moins de visualiser les quantités de CO2.

Le ballon de CO2 qui flotte sur la station de métro du parc Jean-Drapeau

 

La version portable de la publicité de la STM

Publicité volante pour les pompiers
Les pompiers de Montréal ont fait fi des montants de CO2 engendrée par la publicité volante en faisant circuler un message. Est-ce pour les touristes, le maire Tremblay ou les citoyens de Montréal ? Il est vrai qu’avec le montant de pollution générée par les voitures de Formule 1, autant en profiter pour saturer le ciel…

Et pour parler de Formule 1, l’objet de tous ces déploiements, voici quelques secondes de ce que j’ai vu cet après-midi. Attention, mettez vos bouchons !!!

Tour la nuit = embouteillages monstres (MAJ)

L'embouteillage du parc Maisonneuve

C’était un Tour la nuit cycliste hier dans les rues de Montréal. Un prélude au Tour de l’île de dimanche. J’aime et j’ai participé. 20 km dans les rues de la métropole fermées et sans voiture, un délice. Mais à voir les embouteillages et les voitures au pas-à-pas un peu partout en se rendant vers le départ, de nombreux automobilistes ont dû pester contre les maudits vélos. Même les policiers semblaient à bout de nerfs. Sauf les automobilistes le savent et ont aussi la responsabilité de s’informer.

Alors, que fait-on pour éviter cette congestion annuelle ? On dirait que tout le monde se souvient du Tour de l’île de dimanche, mais qu’on oublie le Tour la nuit et qu’on se fait prendre dans la prison des multiples rues fermées. Si je fais du vélo, si je n’étais pas prise dans ces bouchons, ça me préoccupe, car c’est une occasion de plus que l’on donne aux automobilistes de pester contre les cyclistes.

J’imagine que les organisateurs de la Féria du vélo pensent aux meilleurs parcours et solutions pour éviter de fermer des artères principales. Mais en quelques minutes hier, ma rue tranquille et très résidentielle s’est transformée en stationnement. Du jamais vu. C’est que le Tour passait dans mon quartier et que la rue Dandurand était fermée, ainsi qu’une partie de St-Joseph. Pourtant, Rosemont ne l’était pas. Seulement entre Pix IX et Viau.

Manque d’information ?
En écoutant la radio toute la journée ainsi que la télévision, je n’ai pas entendu grande publicité sur les fermetures de rues durant le Tour la nuit. Il faudrait peut-être envoyer des avis à toutes les personnes qui habitent dans les quartiers qui seront touchés ? Car je n’ai rien reçu. Mais est-ce que les organisateurs ont vraiment les moyens financiers de faire un énorme blitz publicitaire ? Ne serait-ce pas vain, car les automobilistes oublieraient ?

Je ne sais pas. On jase là. Y-a-t-il vraiment un moyen pour éviter cette cacophonie automobile ? Faire partir les cyclistes plus tard ? Genre vers 21h ? 22h ? 23h ? Pour en faire un véritable Tour la nuit ?

Responsabilité des automobilistes de s’informer
Ou alors comme le suggère Dumoulin Bicyclettes, les automobilistes devraient aussi avoir la responsabilité d’aller faire une petite visite sur le site de la Féria du vélo pour s’informer des rues fermées. On sait que c’est la fin de semaine du vélo. Faites donc un effort pour éviter les rues fermées. Ce n’est pas une surprise pour les automobilistes. La première fin de semaine de juin est réservé au vélo. Toutes les rues fermées sont sur le site de la Féria. Les automobilistes doivent donc arrêter de plaider l’ignorance et s’informer. Il leur faut prévoir. S’ils oublient, ils ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes.

Autre point. Le jeune cadet qui était placé au coin de notre rue pour diriger et informer les gens ne connaissait absolument pas le quartier et n’avait pas de carte adéquate. Il nous a demandé de l’aide. St-Michel était à quelques rues. Il ne le savait pas. Il ne savait même pas si la rue était fermée. Entre les automobilistes exaspérés et les cyclistes exaltés, il a sûrement fait une crise de nerfs…Bref, manque de coordination…

Le goulot d’étranglement du Parc Maisonneuve
Parlant du Tour de nuit en tant que tel. Nous étions les derniers. Très agréable de ne pas être dans la foule et de pouvoir rouler tranquillement et pas au pas. Sauf le fameux goulot d’étranglement du parc Maisonneuve. De la rue Viau à trois voies de circulation, on passait sur la piste cyclable. Embouteillage monstre. L’objectif était de nous faire passer sous la rue Sherbrooke, puis par le Stade olympique et rejoindre Hochelaga-Maisonneuve. C’était dommage, mais j’imagine inévitable afin d’éviter la fermeture de la rue Sherbrooke, une rue de transit…

Sauf qu’il y a plusieurs accès aux pistes cyclables du Parc…On aurait pu diversifier les accès et éviter l’embouteillage. Mais il nous a permis de relaxer, de jaser, de nous reposer. Car après tout, le Tour de nuit n’est pas une compétition, mais une joyeuse balade dans les rues de Montréal. Des rues qui nous appartiennent totalement pour une rare fois dans l’année.