Le célibat des agriculteurs, un problème d’attitude ?

Documentaire sur RDI à 109 sur le célibat des agriculteurs. Un problème criant semble-t-il qui serait l’un des facteurs de l’abandon des jeunes agriculteurs ? Les femmes sont pointées du doigt. Elles n’accepteraient plus la vie difficile du monde agricole. Facile de culpabiliser les femmes. Et si le problème était dans l’attitude des agriculteurs envers la femme ? Et si ces derniers devaient revoir leur manière de traiter les femmes ?

Une sociologue, Diane Parent, explique que c’est un facteur qui menace l’agriculture au Québec. En écoutant le documentaire, j’ai plutôt l’impression que les hommes cherchent plus des cuisinières et des femmes de ménage que des partenaires. Une twitteuse me souligne que les messages sur agrirencontres ( un site de rencontre pour le milieu rural) laissent à penser que plusieurs cherchent aussi du cheap labor à rabais au lieu d’une conjointe. Elle mentionne aussi qu’elle connait plusieurs femmes célibataires de son entourage qui n’ont aucun problème avec la dureté de la vie agricole.

Serait-ce donc plutôt un problème d’attitude des agriculteurs ?

Autre point. Où sont les femmes agricultrices ? Pourquoi ne parle-t-on pas du fait que même les femmes peuvent faire carrière en agriculture. Est-ce l’attitude macho et un peu rétrograde qui empêche les femmes d’investir ce domaine ?

Car je sais de quoi je parle. J’ai été élevée sur une ferme. Mon père était agriculteur. Je pense parfois que cela me plairait de finir ma vie sur une ferme, car j’aime le style de vie, j’aime les animaux, la terre et je peux travailler de partout maintenant… Mais je ne serai jamais une cuisinière qui attendra son homme au retour de l’étable avec le dîner sur le feu…

Virilité, célibat et vie en solo

Un sujet qui me touche et me passionne est en vedette aujourd’hui et génère de nombreuses discussions. Le célibat, la vie en solo et la virilité des hommes québécois. Tout un dossier.

On commence d’abord avec le dernier numéro de L’actualité en kiosque qui parle de la vie en solo sous la plume de ma collègue Dominique Forget. J’ai participé à ce dossier, ainsi que ma collègue Sophie Galipeau qui en fait la page couverture et mon amie Sandra Doyon, la camionneuse solitaire.

Par ailleurs, ce matin à l’émission Isabelle le matin au 98,5 FM, Marie Plourde et ses invités, Claudia Larochelle, Johanne Charbonneau et Jean-Michel Dufaux parler de la vie en solo et du célibat. Ce dernier soulignait très justement que les célibataires sont toujours montrés du doigt, analysés, décortiqués, alors que le couple est jugé comme une situation normale. Mais que fait-on des nombreuses personnes en couple qui ne sont pas heureuses ?

Bref, les célibataires peuvent être heureux et le sont de plus en plus, car c’est souvent un choix. Certaines personnes sont aussi faites pour la vie en solo et non en duo. Chacun vit selon ses besoins et ses envies. Pourquoi y aurait-il un seul modèle bon pour tout le monde ? Pourquoi chaque personne ne pourrait pas trouver son modèle, la façon de vivre qui lui convient ?

Autre discussion qui rejoint le sujet du célibat, la virilité des hommes. À l’émission d’Anne-Marie Withenshaw à la Première chaîne de Radio-Canada, Stéphane Dompierre, Jean-Sébastien Marsan et Mathieu-Robert Sauvé décortiquait le mâle moderne.

Et finalement, Gina Desjardins a lancé une discussion sur son Facebook, qui engendré pas moins de 73 commentaires. Elle se demande pourquoi plusieurs de ses amies belles, intelligentes et intéressantes sont toujours célibataires et ne semblent pas intéresser les hommes.

Voici mon commentaire: « Je pense que les gars restent moins seuls que les filles et se matchent rapidement. Et parmi les célibataires, il y a ceux qui veulent, 1-soit le rester, 2-soit sont pissous et ne regardent même pas les filles, ne cruisent pas. Et si on tente de les cruiser, ils ne répondent même pas !!! Et puis, 3-il y a ceux qui ne nous intéressent pas, car c’est ainsi, ça ne clique pas. Alors finalement, on ne trouve rien, rien, rien…. »

Il faut faire attention aux généralités. Il y a sûrement une combinaison de réponses qui explique ce fait: le fait que les hommes ne draguent plus, que les femmes prennent les devants, que ces changements engendrent des adaptations, des ajustements. Que les hommes restent moins seuls longtemps que les femmes, en général. Qu’ils sont souvent seuls par choix. Que ceux qui sont seuls depuis longtemps attendent souvent la superbe femme belle et mince des magazines, que certains autres ne font pas d’effort pour se rendre intéressants (moins que les filles qui se font belles), que certains entretiennent leurs bibittes et que d’autres, au fond, ne sont pas prêts. Les mêmes commentaires s’adressent aussi aux femmes célibataires.

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Se contenter de monsieur potable ? Mais il faudrait au moins le rencontrer…

Depuis la semaine dernière, on parle du livre Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough de Lori Gottlieb, dont la discussion chez Christiane Charette, et du fait que les femmes seraient donc trop difficiles (je suis en train de lire le livre). Jean-Sébastien Marsan a aussi écrit un billet sur le sujet.

Ça discute, ça échange, ça parle. Très bien. Il est vrai que certaines femmes ont une liste interminable et ridicule (comme de nombreux hommes ne veulent que des femmes plus jeunes et très jolies, minces et sans rides – voir les profils sur Réseau Contact). Certaines femmes collectionnent les rendez-vous et les conjoints potentiels. Elles ont le choix et n’en profitent pas. D’accord. On veut bien mettre de l’eau dans son vin et donner leur chance à tous les hommes, enfin presque.

Mais avant même de leur donner une chance, il faudrait d’abord les rencontrer ces hommes. On veut bien se contenter de monsieur potable, ou de monsieur qui n’est pas parfait (personne ne l’est), mais avant il faudrait qu’on rencontre des hommes ? Le problème est que pour plusieurs femmes, c’est le désert total. Plusieurs ne se souviennent pas de leur dernier rendez-vous galant… La raison ? Les hommes ne draguent plus (voir le livre de mon collègue Jean-Sébastien Marsan) et quand on les drague, on se fait revirer. On les déstabilise tant qu’ils font marche arrière. Résultat ? De nombreuses femmes de plus de 30 ans célibataires et sans choix, sans rendez-vous, sans même la possibilité de rencontrer monsieur potable (une traduction libre de ce que Lori Gottlieb appelle Mr good enough.

Alors, on fait quoi ? On drague tout ce qui bouge comme certains hommes sur Saint-Laurent ? On s’inscrit sur les sites de rencontre par internet, on se fait botoxer, on passe par la chirurgie esthétique pour devenir la femme parfaite dont la majorité des hommes rêvent ? Que fait-on quand on ne pogne pas ? Si on leur donnait monsieur potable, plusieurs femmes s’en contenteraient avec plaisir.

Sinon, marions-nous par intérêt sans amour avec le premier venu. Il y a quand même une différence entre monsieur parfait (qui n’existe pas), monsieur potable (qui est le bon) et monsieur pas le bon (quand on ne ressent rien). Sans oublier monsieur problème (qui est à éviter).