Du camping ou des hôtels écolos au Québec ?

Ce matin, j’étais au 98,5 FM avec Marie Plourde qui remplace Isabelle Maréchal pour quelques semaines. J’y serai les deux prochains lundis matins à 10 h 45. On peut écouter la chronique sur leur site.

Une tente Huttopia du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Comment savoir où trouver l’endroit le plus écolo pour les vacances ? Car de plus en plus d’hôtel et de campings font attention à l’environnement. Je parle principalement du Québec.
Il y a la garantie clef verte (http://www.laclefverte.org/), qui a été créée en 1994 au Danemark, puis en France en 1998.

La SEPAQ
Au Québec, il y a surtout les parcs de la Sépaq pour qui la protection de l’environnement fait partie des principes de base, mais aussi l’éducation avec les nombreuses activités de découverte offertes dans tous les parcs. Depuis quelques années, les parcs de la Sépaq ont mis les bouchées doubles et sont les précurseurs au Québec.

Les panneaux solaires sont partout dans les parcs de la Sépaq. Ici au parc de la Jacques-Cartier. Photo: Cécile Gladel

Que ce soit dans les chalets, les campings, les prêts à camper, les auberges comme celle du Gite du Mont-Albert, la SEPAQ offre des produits locaux, recycle, a des règles strictes sur les principes du Sans trace, utilise des énergies renouvelables, etc.

On parle aussi de l’installation de l’énergie solaire dans les parcs, l’exemple des Hautes-Gorges et son centre d’accueil est incroyable, car une partie du parc est alimenté à l’énergie solaire, tel que vous pouvez le constater avec les photos ci-dessous.

solaire

Les panneaux solaires du chalet d'accueil du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Le chalet du parc des Hautes-Gorges, on peut voir la centrale solaire. Photo: Cécile Gladel


Les piles qui emagasinne l'énergie solaire. Photo: Cécile Gladel

Dans les parcs, la récupération est partout, dans les campings, les chalets. L’achat local est maintenant favorisé dans les boutiques de la SEPAQ, les t-shirts en coton bio et j’en passe.

Disons que cet article, écrit en 2007, n’est plus du tout d’actualité. La SEPAQ a fait ses devoirs. Depuis de la vaisselle compostable est utilisée au restaurant du centre de service.

Ajoutons que la Sépaq a mis en place, en 2008, la récupération et le recyclage de bonbonnes de propane pour le camping.

Par ailleurs, sur le site Internet on donne d’autres exemples d’actions pour préserver l’environnement:

• des véhicules électriques dans plusieurs campings

• des scooters au lieu de camionnettes

• le remplacement des motoneiges de service et des moteurs hors-bord à 2 temps par des modèles plus propres ou à 4 temps

• l’implantation du transport en commun dans certains parcs nationaux, comme dans ceux des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ou de la Jacques-Cartier

Il existe aussi quelques campings hors Sépaq qui sont écolos, on peut les trouver sur le site de Camping Québec.Mais je ne les ai pas testés contrairement à la Sépaq, où j’ai pu constater de visu les efforts réels faits pour l’environnement.
Le camping écologique de Frelighsburg

La Halte écologique de Kamouraska
ou Sebka. Un collègue y va au mois d’août, je lui demanderai ses commentaires.

Le jardin Achillée millefeuille sont situés dans les Laurentides et leur réputation n’est plus à faire. Un véritable éden écolo!

Aussi, un endroit pour dormir dans les arbres qui prône la protection de l’environnement : au Diable vert.
Entre Cîmes et Racines propose des éco-gites, des chalets contruits dans le respect de l’environnement et de la forêt.
Par ailleurs, du côté des auberges plus vertes, L’autrejardin à Québec est une pionnière dans le domaine en faisant de l’environnement sa priorité depuis plusieurs années

À respecter quand on part, peu importe ou et surtout dans la nature le Sans trace. Même jeter de la nourriture dans un parc de la Sépaq est interdit. Imaginez si tout le monde jette son trognon de pomme… Quand 900 personnes passent dans un sentier, ça fera un beau tas de pommes… Et les animaux s’y habituent.

Lors des voyages dans les installations de la Sépaq, j’étais leur invitée.

La Gaspésie en ski, yoga, raquettes et massage

Un paysage féérique. Photo: Cécile Gladel

Je viens de passer quatre jours en Gaspésie au Gîte du Mont-Albert invitée par la Sépaq. Du pur bonheur. J’y serais restée une semaine. C’est le sujet de mon premier billet sur Copines en cavale. Je parle des diverses activités offertes sur place. Du pur bonheur. Hiver comme été.

Pour voir le diaporama des photos de mon séjour
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Gîte du Mont-Albert – 28-31 janvier 2011

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Car j’y étais passée en juillet 2009 lors de mon tour de la Gaspésie avec la Sépaq. Toute une différence de découvrir le Gîte recouvert de neige. Le jour et la nuit.

Les joyeux raquetteurs. Photo : Cécile Gladel

Pour en lire un peu plus sur la Gaspésie, ma collègue Stéphanie Morin de la Presse était du même voyage que moi. Elle a fait du ski, pendant que je faisais de la raquette. Car en ski, je suis plutôt de type très débutante…

Aussi les textes de Roger Laroche sur le Carnet du ski.

Le voyage était organisé et payé par la Sépaq.

Mon nouveau blogue : les copines en cavale

Cinq des huit copines. De gauche à droite, Katerine-Lune, Karine, Marie-Julie, moi-même et Nathalie P. Absentes: Marie, Isabelle Marjorie et Nathalie R.

En fait, ce n’est pas seulement mon blogue, mais plutôt celui que je partage avec sept autres copines. Des nouvelles et plus anciennes copines. Des filles qui ont été réunies grâce à Marie-Julie Gagnon, à l’origine de ce blogue avec la gang d’Ulysse.

Copines en cavale est une blogue de filles, mais n’est pas sexiste. Je vous le garantis, foi de féministe 😉 En fait, je suis persuadé que toutes les cavales que l’on propose pourraient être faites par des gangs d’hommes ou des couples… Mais ces sorties, activités, voyages sont facile à faire en gang. Un jour, il faudrait écrire un livre sur les sorties, voyages et autres choses à faire seul sans problème. Même si ça va coûter plus cher. Le principal désavantage.

Alors, avec Marie-Julie, Marie Normand, Isabelle Marjorie Tremblay, Katerine-Lune Rollet, Karine Charbonneau, Nathalie Rivard et Nathalie Pelletier que je connais depuis l’Université d’Ottawa… On se partagera l’écriture, car le projet n’est pas rémunéré.

Mais que peuvent faire des filles en gang, entre copines ? Tout je pense, selon leurs intérêts. De la relaxation dans un spa, d’une randonnée dans Charlevoix, à une conférence politique, d’un road-trip en Californie, une fin de semaine de pêche ou de chasse, de l’escalade, à un 5 à 7 au centre-ville ou une virée magasinage à New York. Bref, plein de propositions vous surprendront. Suivez-vous !

Un exemple d’agriculture urbaine à Los Angeles

La famille Derveas devant leur maison de Pasadena. Photo : Cécile Gladel

Il y a presque un an, je partais passer plus de trois semaines à Los Angeles. J’ai adoré la ville malgré son incohérence urbanistique et sa petite conscience environnementale. J’ai publié photos et quelques nouvelles, mais trop peu. Depuis la popularité de l’agriculture urbaine à Montréal, j’ai repensé à ma rencontre avec les membres de la famille Dervaes à Pasadena, en banlieue de L.A. Une famille qui pratique de manière intensive l’agriculture en plein centre-ville sur un petit terrain. Ce n’est pas tout. La famille élève aussi poules et chèvres. Ils se veulent un modèle d’agriculture urbaine moderne.

L'une des chèvres de la famille

La famille se compose du père, Jules, de son fils et de ses deux filles. Depuis qu’on a parlé d’eux dans plusieurs médias, ils sont pratiquement devenus des vedettes locales. Ils vivent de la production de leur petit terrain qu’ils cultivent toute l’année, grâce au climat de la Californie. Mais il y a plus. C’est aussi une famille orientée environnement. Ils récupèrent au maximum, consomment très peu, produisent leur électricité et vendent certains produits. Une vraie petite entreprise !

Ils ont aussi fondé Freedoms Gardens qui se veut une communauté d’agriculteurs urbains aux États-Unis.

Lors de la soirée où j’ai rencontré les Dervaes, il y avait la projection d’un film auquel ils ont participé, Seed Hunter. Un film qui décrit la quête d’un scientifique australien, Ken Street, qui cherche des semences dont des graines de pois chiches anciens qui auraient disparu. Ce documentaire est en lien avec le Svalbard Global Seed Vault, la chambre forte mondiale de graines. Ce film parle de la disparition de centaines de semences dans tous les coins du monde et l’uniformisation des cultures. Un exemple : avant les agriculteurs de tous les pays arrivaient à se nourrir. Ils cultivaient des plants adaptés aux conditions climatiques de leur région. Depuis l’industrialisation de l’agriculture, on leur a fourni (puis vendu) des semences inadaptées nécessitant plus d’eau, plus d’engrais et plus de pesticides. On les aurait donc appauvris et affamés… Un film à voir.

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Premier article sur les feux dans la Presse
Feux de forêt à L.A
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Moorpark, banlieue de L.A
Whole Food Market dans la tempête
Camper en Californie
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La carte de mon voyage Las Vegas-Los Angeles
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Fin du règne des picks-up aux États-Unis
Vivre le rêve californien

Soleil et crème solaire : qui est le plus mortel ?

Une protection solaire en spray (bof) avec de l'Oxybenzone et de l'Octocrylène

On le savait depuis quelques temps. L’abus de soleil peut être mortel (cancer de la peau) et/ou accélérer le vieillissement de la peau. Alors on s’enduit de crème solaire. Des tonnes de crème solaire sont utilisées dans le monde. Malheureusement chacune de nos actions pour se protéger engendre d’autres problèmes qui peuvent aussi causer le cancer et qui sont nocifs pour l’environnement. Les crèmes solaires détruisent les coraux et donc la biodiversité. S’en sortira-t-on un jour ?

Un reportage d’Envoyé Spécial réalisé l’été dernier nous apprend que les produits chimiques destinés à créer une barrière entre notre peau et le soleil s’avèrent nocifs pour notre santé et l’environnement. Misère. Que faire ? Ces produits le 4-méthyl benzylidène camphre (4-MBC) et l’octocrylène (OC) seraient des perturbateurs endocriniens (ou hormonaux). Une chercheuse suisse a montré qu’ils entrainaient des malformations génétiques chez les enfants. On fait aussi un lien avec des cancers comme ceux du sein et de la prostate, toujours plus fréquents. J’ai abordé le sujet à plusieurs reprises. Lorsque j’ai parlé de la découverte d’une boule dans mon sein et lors d’un article sur le lien entre la pollution et le cancer du sein pour Clin d’oeil.

Marie-France Corre donne des solutions dans cet article. On peut utiliser des crèmes solaires biodégradables avec des filtres plus naturels comme le demandent deux réserves naturelles au Mexique (le reportage d’Envoyé Spécial en parle). On peut aussi éviter les longues expositions aux heures les plus « nocives ». On peut se protéger avec des vêtements tout simplement. Mettre un chapeau, etc. Bref les solutions existent pour éviter ces produits et se protéger du soleil. Nos ancêtres n’ont-ils pas vécu sans crème solaire et au soleil durant des milliers d’années ?

Passeport santé nous propose aussi des solutions et un article complet sur le dossier. Avec, à la fin, la liste des ingrédients à éviter. Sauf que l’article a été mis à jour en 2008. Depuis l’octocrylène, semble aussi problématique. Aussi les produits plus « naturels » et moins nocifs pour l’environnement ne le seraient pas tant que ça…Je parle du Dioxine de Titane et et Oxyde de zinc.

Bref pas simple, car je viens de noter qu’il y en a dans ma crème de jour que j’utilise tous les jours. Une crème de la marque Avène avec un FPS de 25. Je me pose des questions, mais grâce au lien de Marie-Hélène dans les commentaires, je sais que ce n’est pas si pire, mais pas super non plus. Car si on utilise de la crème solaire quelques jours par année, ce n’est pas un gros problème, sauf quand on s’en crème avant de se baigner. L’inquiétude vient du fait qu’on utilise quotidiennement une crème de jour. L’ultime solution ? Le vêtement et le chapeau ! Et la recherche d’une crème de jour avec protection solaire, mais naturelle… Pas simple.

Ma crème de jour et ses ingrédients contre le soleil

AJOUT : Merci à Marie-Hélène pour ce lien vers le guide des crèmes solaires du groupe environnemental américain : EWG. Très bien documenté.

Ce Panama qui vient de l’Équateur

Vous connaissez le fameux chapeau d’Al Capone ou de Columbo, le Panama. Un chapeau qui est de nouveau à la mode. Contrairement à ce que l’on croit, il ne vient pas du Panama, mais de l’Équateur. Il a pris le nom du petit pays, car les travailleurs équatoriens qui travaillaient à la construction du canal de Panama avaient ces chapeaux. C’est Théodore Roosevelt l’a rendu célèbre et lui a donné son nom lors d’une visite sur le chantier en 1906.

Envoyé Spécial est parti à la recherche du secret de la fabrication du Panama. Le reportage n’est pas sur internet. Il y a aussi cet article de Libération. Évidemment, on trouve des Panama pas chers fabriqués en Chine ou ailleurs. Mais le vrai vient de l’Équateur, car il est fabriqué avec les feuilles très fines d’un palmier qui ne pousse que dans la forêt équatorienne.

Le chapeau est tissé à la main par des femmes. Celles-ci ne touchent pas très cher du chapeau en général. Mais une femme Rosa Salinas qui a regroupé les femmes tisseuses pour qu’elles créent une association et touchent les bénéfices monétaires de leur travail. Car encore une fois ce sont souvent les intermédiaires qui touchent le gros lot. Parfois des entrepreneurs équatoriens qui achètent le chapeau 4 euros à ces femmes puis le revendent 20 euros à l’étranger.

Ecua-Andino commercialise le Panama dans le monde entier et en raconte l’histoire et la légende. À quand des Panama certifiés équitables ? Est-ce que cela existe ? On trouve des adresses sur le web, mais rien qui ne prouve que le chapeau n’est réellement certifié…

Si vous songez à vous acheter un Panama, choisissez donc un chapeau fait en Équateur, en espérant que la femme qui l’a tissé soit payée équitablement.

Les hauts et les bas du Salon du livre de la Péninsule Acadienne


Katia Canciani

La présidente du Salon Solangé Haché et le coordonnateur des activités: Khaled Abed

Les bonnes huitres du NB
Avec l’un de mes pirates

Un exemple de ce que nous servait, et dans quoi, la cantine du salon…

Je reviens de Shippagan au Nouveau-Brunswick avec de nouveaux amis, avec le sourire d’avoir rencontré des gens aussi charmants, tel que je le raconte ici. D’ailleurs, lors de la présentation de la conférence que j’ai donnée samedi après-midi, la personne qui faisait un résumé de ma « carrière », a lu les deux premiers paragraphes de ce billet. J’étais toute rouge…

Lors de chaque salon, je rencontre des auteurs que je ne connaissais pas. Une richesse que j’accumule avec passion. Cette fois c’est Katia Canciani et Bruno St-Aubin. Des auteurs jeunesse et adultes, illustrateur et si drôles, charmants et talentueux. À découvrir. J’ai aussi la chance de faire le voyage de retour avec une auteure que j’ai lu, Les inoubliables Filles de Caleb, mais que je ne connaissais pas: Arlette Cousture. Que de fous rires avec une personne si charmante et douée pour l’humour!

Quand au salon? Toujours celui qui accueille le mieux les auteurs. Quel plaisir de revenir avec ces belles rencontres, ces sourires. Même si tout n’est pas positif et qu’il y a toujours une petite critique à émettre. Pour ce salon, c’est le service de restauration offert aux auteurs et exposants. Trop cher pour le repas unique proposé. Un repas servit uniquement dans des assiettes jetables, ustensiles en plastique. Le pire? une lasagne réchauffée dans une assiette en styromousse dans le micro-ondes. J’ai refusé de manger ce mélange. Les responsables du salon sont conscients du problème (c’est d’ailleurs le même problème dans tous les salons, surtout à Montréal, alors). Et puis, il y a le petit café du salon qui offre espresso, capuccino, salade et sandwich. Une solution de rechange agréable.

Pas de recyclage dans la Péninsule Acadienne
Je voudrais aussi mettre de l’avant la honte dont m’ont fait part de nombreux résidents de la Péninsule Acadienne de ne pas avoir de système de recyclage. Même si je me plais à répéter que le recyclage est le dernier des gestes écolos à accomplir après la réduction et la réutilisation, un service adéquat est nécessaire.

Je ne comprends pas pourquoi le recyclage n’est pas institutionnalisé dans les municipalités et écoles de la Péninsule? Que font donc les élus municipaux et provinciaux? Est-ce à cause du fait que les conservateurs ont été au pouvoir aussi longtemps au NB ? Pourtant, il me semble que les conservateurs provinciaux de Bernard Lord n’étaient pas aussi anti-environnement que ceux de Stephen Harper ?

Animations dans les écoles
Et les jeunes ? Je suis allée présenter mes conférences dans deux écoles secondaires. Tout d’abord, deux sessions à la Polyvalente W.-A.-Losier de Tracadie-Sheila puis le lendemain, au Centre scolaire communautaire LaFontaine de Néguac. Deux expériences différentes.

J’ai rencontré des jeunes de 14-15 ans. Une période de l’adolescence difficile et souvent torturée. Tout nous paraît quétaine, dépassé, et totalement stupide à cet âge. Je le sais, je m’en souviens. Alors quand je me retrouve devant une classe d’ados, je sais que la partie ne sera pas facile, surtout si les professeurs ne les ont pas préparé. Pire, lorsque les profs ne font pas la discipline.

Au Québec, j’ai eu une expérience assez traumatisante dans une école où les professeurs n’étaient même pas présents. J’étais laissée seule avec le groupe et j’avais peu d’expérience. Le bordel. Chaque auteur m’a raconté une mauvaise expérience du genre. On s’en parle à chaque salon et on se donne des trucs.

Avec l’expérience et les conseils, tout se passe de mieux en mieux. Et la prochaine fois que les professeurs ne sont pas présents, que je suis laissée à moi-même et que les élèves me manquent de respect, j’arrête la présentation et je quitte la salle (avec mon ordi)…

J’ai aussi eu une mauvaise expérience avec la magie qui fait disparaître les ados: la cloche qui sonne et indique la fin du cours. Maintenant, je demande à quelle heure exacte elle sonne et je m’arrange pour avoir fini une ou deux minutes avant.

Surprise à Néguac. Le premier groupe est resté en place lorsque la cloche a sonné…D’ailleurs, les deux groupes, de l’école de cette ville située entre Caraquet et Moncton au bord de la mer, ont été géniaux. Intéressés, brillants, allumés, drôles, participatifs, même un vendredi matin à 8h30, ils m’ont donné une belle énergie.

Finalement, j’aime le défi que représente les ados. Et j’admire les profs !

Il faut dire que je les avais accueilli avec de la musique, ma chanson préférée du moment, I Gotta feeling de Black Eyed Peas.

À Tracadie, ils étaient plus passifs. Il a fallu aller les chercher et travailler fort mais ils étaient tranquilles et respectueux. Et parmi les deux groupes, il y en avait trois ou quatre allumés qui avaient les réponses à mes questions.

La vedette des salons: Géronimo!!!
Bord de mer à Caraquet
Ma première guédille

La Péninsule Acadienne sait accueillir

Je le dis sans ambages, le salon de la péninsule acadienne est le plus accueillant, celui où nous sommes bichonnés, chouchoutés, nourris aux fruits de mer, transportés, bref accueillis comme des princes et princesses.

Les Acadiens ne chialent pas, ne rechignent pas, débordent d’une énergie positive contagieuse. Ils rient tout le temps, sont des gens sociaux et aiment les humains. Aucun stress, aucun problème, on prend le temps de vivre, de rire et de profiter des plaisirs du moment présent. Quelle joie d’être entourée de cette belle énergie électrisante.

Seul point négatif de ce salon: le manque d’un hôtel assez grand et rassembleur pour accueillir l’ensemble des auteurs et exposants. Car tout le monde doit se disperser aux quatre coins de Shippagan. Mais l’esprit chaleureux et accueillant des acadiens nous rassemble dans le petit resto-bar du salon du livre ou ailleurs dans la ville.

J’ai commencé une série de conférences dans les écoles. Ce matin c’était à la polyvalente de Tracadie-Sheila, demain matin c’est à Neguac. Des jeunes de 14 ans qui ne clament pas leur environnementalisme sur les toits, surtout le matin à 9h ! Mais ils sont si brillants quand ils se décident à partager ce qu’ils savent…

Samedi je donne une conférence l’écolo écono au campus de Shippagan de l’Université de Moncton, toujours dans le cadre du salon qui a mis un volet environnement à son programme cette année. L’autre partie de ce double volet c’est Serge Fortier, un auteur-pratiquant-paysagiste-écologiste-idéologue très intéressant. Il publie Zéro mauvaises herbes, c’est possible aux Éditions de Mortagne.

Sinon j’ai plusieurs séances de signature aux Intouchables et Goélette pour mon Pirate qui remporte toujours autant de succès. Surtout grâce aux merveilleuses illustrations de ma compatriote Éva Rollin !

Je terminerai en citant le communiqué publié ce soir après l’ouverture officielle du salon:

Le comité organisateur avait retenu le thème Souffle-moi les mots… pour l’édition de 2009 de l’événement. Comme l’a souligné Solange Haché, la présidente du Salon du livre, dans son discours inaugural, «les mots que les auteurs du Salon souffleront sur la Péninsule acadienne tels une brise fraîche d’automne résonneront dans les classes de toutes les écoles de la région, des garderies en milieu familial de même que durant les animations, rencontres littéraires, conférences et ateliers» inscrits dans la programmation.

Durant sa première journée, le Salon du livre 2009 a déjà accueilli presque un millier d’élèves en visites scolaires et s’attend à en recevoir encore le double vendredi, tandis que les auteurs du Salon ont entrepris leurs tournées des 22 écoles et des 19 garderies en milieu familial de la région. En somme, près de 6500 petits et étudiant-e-s seront ainsi interpelés par l’une des nombreuses animations offertes par le Salon en milieu scolaire ou sur place.

L’auteur-conteur Sylvain Rivière a donné le coup d’envoi des conférences publiques jeudi avec sa conférence-conterie L’étranger de soi-même durant laquelle, en toute sincérité, il a fait vibrer son public avec le récit de son vécu. M. Rivière a notamment raconté comment les «mots de poésie sont entrés dans [son] oreille, ont fait fondre la cire et lui ont atteint le cœur». Les visiteurs du Salon du livre ont aussi pu assister à la Soirée des Souffleurs de vers, une rencontre littéraire entre poèmes, contes et musique menée de main de maître par l’auteure Christiane Saint-Pierre.

Plusieurs conférences publiques portant sur l’environnement, la santé et le mieux-être sont prévues pour vendredi, samedi et dimanche. L’écrivaine Arlette Cousture, à qui l’on doit Les Filles de Caleb et Ces enfants d’ailleurs, prononcera une conférence sur sa démarche artistique intitulée Genèse d’une œuvre littéraire : Depuis la fenêtre de mes cinq ans.

De Saguenay à Shippagan: pour les livres

Une partie de la merveilleuse gang des auteurs que je côtoie aux Intouchables: debout en arrière, Sylvain Hotte et Corinne de Vailly. En avant: Julie Miville, Michel J. Lévesque, Sylvie-Catherine de Vailly, India Desjardins, moi et Alexandre Girard. Pour voir ce qu’ils et elles publient, cliquez sur leur nom.

Après avoir passé un merveilleux salon du livre de Saguenay avec le lancement de la série jeunesse Pirate des caramels, qui a eu un beau succès, surtout grâce aux fabuleuses illustrations de ma collègue pirate, Éva Rollin.

Le salon du livre de Saguenay est toujours populaire auprès des citoyens, même si leur maire n’aime pas les livres, toujours organisé de main de maître, toujours des plus sympathiques et rassembleur. C’est aussi le seul salon qui fait des efforts environnementaux.

Ma collègue et amie, Marie-Julie Gagnon publie une mosaïque des photos qu’elle a prise lors de ce salon.

Je reste dans l’ambiance des salons en m’envolant pour Bathurst cet après-midi pour participer au Salon du livre de la Péninsule Acadienne à Shippagan. L’année dernière, j’y avais été en voiture avec mon ami Steve Proulx. Cette année, sa douce et lui attendent la visite de la cigogne, si ce n’est fait et je suis invitée (pour la première fois) du Salon. Donc j’y vais en avion…

Petite plogue pour Steve et sa nouvelle série jeunesse Le Cratère. Il me l’a lu lors des nombreuses heures de voiture entre Montréal et Shippagan, l’an dernier. J’ai adoré. Ce sera en librairie la semaine prochaine.

Demain et vendredi matin, je donnerai des conférences dans les écoles de la région. Samedi, ce sera une conférence sur l’écolo écono dans le cadre du salon. Sans oublier les séances de signature, que ce soit au kiosque des Intouchables ou Goélette pour mes derniers bébés: Pirate des caramels !

Je n’aime pas vraiment voyager seule

Voici l’un des paysages dont j’aurais aimé partager la beauté avec un partner de voyage
Et puis, en voyage solo, il faut se prendre soi-même en photo, ce qui ne donne pas de super résultat…

Durant mon voyage en Californie, je suis partie six jours en voyage seule sur la route entre Los Angeles et San Francisco. Si j’aime passer du temps seule, tout en étant une personne très sociable, je ne suis pas une globe trotter en solitaire comme mon amie Colette qui a parcouru la Planète en solo.

Plusieurs raisons pour lesquelles le voyage en solo ne m’intéresse pas vraiment. Si je ne suis pas une grande parleuse lorsque je conduis (contrairement à la vie en général), j’aime partager mes découvertes. Quand je découvre des paysages parmi les plus beaux du monde comme dans Big Sur, j’éprouve le besoin de le partager.
Impossible quand on est seule. Re-Impossible quand les gens qui voyagent autour de vous sont en couple ou en groupe. Ils ne vous regardent même pas. Re-re-impossible quand on s’arrête moins de 15 minutes au bord de la route. Difficile de socialiser dans son char…

Voyage en voiture entre Los Angeles et San Francisco

Autre raison. Je n’ai pas aimé faire du camping seule. Beaucoup de choses à monter, à déplacer. Fatiguant et peu plaisant lorsqu’on est seule. J’osais espérer parler avec mes voisins de camping. Manqué. J’étais entourée de couples. Non. Pour moi le camping, c’est un trip de gang.

Encore plus. Ça coute plus cher de voyager seule. J’étais seule pour payer la location de la voiture, l’essence, l’emplacement de camping, l’hôtel à San Luis Obispo et à San Francisco. Imaginez l’économie à 2 ou 3…

Je n’ai pas une grande expérience de voyage en solo, c’était pratiquement ma première. J’aurais aimé l’apprécier…vraiment. Mais j’ai dû m’avouer (pas facile) que je n’étais pas faite pour voyager seule. Je peux faire la comparaison avec mon road trip dans le désert avec Mariève en mai dernier. Vraiment plus cool et intéressant. Tout comme mes voyages à Virginia Beach ou en Gaspésie avec des groupes. Flexible, je m’adapte à mes compagnons de voyage facilement. J’ai compris pourquoi…Je les préfère à la solitude.

Rassurez-vous. Ceci ne m’a nullement empêché d’apprécier mon voyage. J’en rêvais et c’est pour ceci que je l’ai fait quand même. Plusieurs personnes auraient aimé m’accompagner mais ne pouvaient pas aux dates choisies. Tant pis car je préfère quand même voyager seule plutôt que de rester à la maison accompagnée !

En route pour San Francisco, premier arrêt: Santa Barbara

Alors que mon séjour en Californie tire à sa fin, je prends enfin le temps de regardes les centaines de photos prises sur la route. Pour la première étape, Santa Barbara. Une ville riche, très riche où la moyenne d’âge semble élevée. Mais la ville n’est pas snob, à voir.

Agrandir le plan

Voici une carte de mon parcours qui s’est déroulé en six jours. Le retour s’est fait sur l’autoroute en 6 h 30 de voiture alors que l’aller s’était fait en trois jours en longeant la merveilleuse côte californienne longeant le pacifique. Trop court. Je pense qu’il faut le faire en une semaine pour profiter pleinement des beautés que la nature a semé sur la route. Car après San Luis Obispo et plus spécifiquement San Simeon, c’est la plus magnifique côte que j’ai jamais vu. Le brouillard, courant en été, ajoute à la magie de ces escarpements baignés par l’océan Pacifique.

Revenons à Santa Barbara. Une ville très agréable à visiter. Tout est facile. Lorsqu’on roule sur la 101, il faut prendre la sortie Downtown puis suivre les pancartes Tourist information. Le stationnement est gratuit pour 15 minutes, ce qui vous donne le temps d’aller chercher une carte de la ville, et de faire un détour par les toilettes.

Ensuite vous allez stationner au bord de l’océan pour aller voir les magnifiques plages de cette ville. Puis direction le centre ville et la Mission de Santa Barbara sur les hauteurs. Je ne l’ai pas visité mais l’extérieur est magnifique. Elle a été créée le 4 décembre 1786. C’est aussi ici l’histoire des États-Unis. Toujours religieusement active.

L’autre partie de Santa Barbara à ne pas manquer, c’est la route scénique à l’ouest en se dirigeant tranquillement pour reprendre la 101. L’endroit est situé sur les hauteurs, donnant une vue magnifique sur les falaises et la mer. Puis en quittant le bord de mer et en retournant sur la 101, on passe dans un quartier presque caché où se trouvent les maisons de quelques stars et riches résidents.

Ensuite, retour sur la 101 pour quelques minutes avant de la quitter pour suivre la route 1 qui suit le bord de l’océan, presque tout le temps. Une route qui passe à travers les plantations de légumes et fruits, à travers les ranchs et les élevages de vaches et chevaux. Car c’est aussi ça la Californie. Un monde agricole qui travaille 12 mois par année et qui emploie de très nombreux mexicains. D’ailleurs, les villes entre Santa Barbara et San Luis Obispo (où j’ai passé ma première nuit), m’ont replongé dans le Mexique que je connais. Peu de différence. Si Lompoc est une ville plus typiquement américaine, Guadalupe ressemble totalement à sa soeur mexicaine. Plus pauvre aussi que les autres villes américaines. D’ailleurs, c’est toujours des Mexicains qui travaillent dans les champs. J’en reparlerai.

Pour finir avec Santa Barbara, cette ville m’a étonnée tant par sa beauté que par les quelques gestes écolos que j’y ai remarqués pendant les quelques heures de mon passage. Intéressant.

Voici les photos que l’on peut voir ici ou en cliquant ci-dessous sur le diaporama:

Los Angeles vert ? Erreur…

Coucher de soleil de la plage de Santa Monica
Poubelles côtoient bacs de recyclage sur cette plage
Manière écolo de transporter sa planche. Car la plupart des surfers ont une voiture.
Autobus au gaz naturel
Vélo à Santa Monica
Les jardins communautaires de Santa Monica
Mon endroit préféré en Californie au milieu des montagnes à quelques minutes du centre-ville de L.A et des plages: Topanga, qui est aussi un parc.

« Aucune ville aux États-Unis n’est aussi verte que Montréal», m’a lancé Joël Pomerantz, un écolo de la première heure, lorsque je l’ai rencontré à San Francisco lors d’une randonnée de masse critique dont je vous reparlerai.

Je vous reparlerai aussi de ma déception de découvrir que San Francisco n’est pas une ville aussi verte que je pensais.

Quand à L.A., le vert est difficile à trouver même si on veut nous faire croire que la ville est devenue un modèle écolo. En furetant sur le site The official guide of Los Angeles et en vérifiant les adresses données dans le guide L.A eco-friendly, j’ai noté que plus de la moitié des quelques magasins écolos ont fermé. Ils ne sont pas vraiment à jour. Les deux compagnies qui louaient des véhicules hybrides aussi. Quand je demande une voiture dans la « green collection » chez Hertz, voici ce qui sort...

Alors non, L.A. est loin d’être vert malgré les 25 points définis ici. C’est de la poudre aux yeux complètement. Les seuls endroits verts à L.A sont Santa Monica et Venice, des exceptions américaines comme on les présente partout dans les guides. Dans ces deux villes et quartiers, on peut vivre sans voiture mais il ne faut pas être trop éloigné du centre, et il faut être riche car il semble que les prix des loyers est astronomique.

J’avais déjà parlé ici des ces multiples autoroutes qui emprisonnent et divisent la ville. Si je vois de nombreuses Prius, il y a plus. La consommation omniprésente, le jetable partout, la climatisation au max, les voitures qu’on laissent tourner pour avoir moins chaud, l’eau que l’on gaspille, les gazons hyper vert alors que nous sommes dans le désert. Et j’en passe. Non L.A. n’est pas une ville verte. La Californie non plus, n’est pas un état vert malgré plusieurs avancées.

Après avoir vécu trois semaines dans cet état de rêve très séduisant, je vois qu’il y a du travail à faire, beaucoup de travail. Même si plusieurs se battent comme des diables pour faire changer les choses. Car il y a des exceptions, j’en ai rencontré. Les Farmers’s Market qui permettent aux producteurs locaux de vendre leurs produits, principalement bios. Ils sont partout et le maire de Los Angeles les célébrait.

Je vous reparlerai aussi de la famille Dervaes de Pasadena, des écolos extrêmes et auto-suffisants que j’ai rencontrés il y a deux semaines. Aussi quelques boutiques comme celle-ci, les jardins communautaires de Santa Monica, une randonnée de masse critique rencontrée par hasard hier soir à Santa Monica dont voici des photos ci-dessous. Les cyclistes étaient sur Ocean avenue et descendaient, pas une voie étroite et dangereuse, sans place pour les cyclistes, sur la Pacific Highway, la route 1 du bord de mer, qui est aussi dangereuse. Quatre voies où les voitures roulent vite. Même si une bande à droite est réservée aux cyclistes, c’est du vent…car peu protégé.

Les cyclistes qui descendaient sur la route 1, au milieu des nombreuses voitures. Un gros défi.

Un peu comme cette voie réservée sur l’autoroute entre Moorpark et Thousand Oak. Je ne roulerai pas avec des camions qui peuvent me doubler à 120 km/h…Le même type de voie cycliste existe sur la route 1 qui longe la mer entre L.A et San Francisco alors que parfois c’est une véritable autoroute à quatre voies. Un non-sens.

Les feux à L.A et l’environnement à Isabelle Maréchal au 98,5 FM

Le soleil, voilé par l’épais nuage brun de fumée. Alerte maximale à la qualité de l’air avec ces millions de particules dans l’air.

Chassé de leur habitat naturel par les feux, ces daims avaient trouvés refuge dans les quartiers résidentiels et n’étaient plus effrayés par les humains et les nombreux camions de pompiers qui passaient. Nous en avons vu à d’autres endroits mais aussi des lapins, ratons-laveurs, etc. J’ai aussi noté que les insectes, mouches, guêpes et autres étaient plus agressifs envers les humains proche des feux. J’ai d’ailleurs failli me faire piquer par une guêpe alors que je parlais à un citoyen devant chez lui.

En soirée, les pompiers protègent une résidence
Ces herbes sèches sont partout et compose un excellent carburant pour le feu. C’est pour ça que ça brûle si vite.
Spectacle de désolation au bord de Big Tujunga Canyon mardi après-midi. Mariève et moi sommes restés plusieurs minutes, muettes devant ce paysage lunaire.

Si c’est ma collègue Mariève Paradis qui est spécialiste des converses à RDI et plusieurs autres médias, tant sur les feux que sur la mort de Michaël Jackson, c’est à titre de sa chroniqueuse environnement régulière que j’ai parlé à Isabelle Maréchal ce matin. La discussion est ici.

Si les feux continuent toujours et que les autorités ne s’attendent pas à les contrôler avant le 15 septembre, on peut se demander pour Los Angeles et la Californie sont toujours aux prises avec de telles catastrophes. La réponse est simple mais complexe aussi. Le climat californien est désertique. En fin d’été, il n’a pas plu depuis des mois, donc la moindre étincelle déclenche les incendies. Que cette étincelle soit humaine ou naturelle. Un article de Tree Hugger en parle justement ici ( trouvé via François Cardinal): «Around Los Angeles, researchers have found that about two-thirds of new building in Southern California over the past decade was on land susceptible to wildfires, said Mike Davis, a historian at the University of California at Irvine and author of a social history of Los Angeles.»

Étant donné que les forêts sont nombreuses en Californie, ainsi que le climat désertique, la tradition revient. La forêt brûle quelque part. Dans le coin actuel, la forêt nationale d’Angeles, les citoyens de Tujunga et La Crescenda qui résident dans ce coin depuis une trentaine d’années n’avaient jamais vu leur forêt brûler.

Mais les feux de forêts sont aussi un phénomène et processus naturel pour que la nature se régénère. Un pompier, le capitaine Art Burgess, grand adepte de plein air, me le soulignait. Les cendres servent d’engrais naturel pour la repousse. Il me disait aussi que les citoyens construisaient leurs maisons dans des endroits dangereux et qu’ensuite il fallait aller les protéger…Finalement l’être humain tente toujours de contrôler la nature, de se l’approprier mais elle reprend toujours ses droits.

Il faut voir ses maisons tant dans les secteurs touchés actuellement qu’à Beverly Hills, Bel Air et autres, perchées dans les montagnes et défiant totalement la nature. Un jour ou l’autre celle-ci vous rappelle à l’ordre. Et ici, en Californie, état le plus peuplé des États-Unis, les humains ne cessent de pousser les limites. Pourtant, la nature n’a pas été particulièrement accueillante: désert, pas d’eau, feux, vents et surtout une ville qui repose sur une faille et une zone sismique importante. Comme me le disait un ami, les catastrophes naturelles ne sont pas terminées à L.A. Et on ne parle pas des feux mais de tremblement de terre, le fameux big one…

Du découragement à l’espoir, mon deuxième article dans La Presse

Coucher de soleil enfumé sur la Tujunda
Les soldats du feu
Devant chez Bill Ryder que je cite dans mon article
Les hélicoptères en action

Rebelote et autre commande de La Presse pour un autre texte sur les feux de forêts de Californie. Il est ici. Toujours un article sur les gens, les citoyens et leurs émotions. Les faits sont partout, l’AFP et autres agences de presse s’en occupent. Cette fois ci, Mariève et moi sommes allées plus à l’ouest que lors de notre premier déplacement. Après la Crescenda et Glendale, le quartier de Tujunga était sous haute surveillance.

Cette fois-ci, nous avons dû utiliser nos cartes de presse pour se rendre dans le secteur. Oui nos cartes de presse québécoises fonctionnent. D’ailleurs, à la minute où les gens (citoyens, policiers, pompiers et autres médias) savent qu’on est canadiennes, la sympathie est immédiate.

Nous avons rencontré des citoyens si sympathiques, si chaleureux malgré leur peur. J’imagine qu’en parler leur permet de partager et d’extérioriser. Je pense en particulier à cette infirmière, Carissa Totalca, dont le mari parle français et à qui je dois emailer le lien. Elle nous a parlé de sa forêt, nous a entraîné au bord du réservoir pour prendre les photos des hélicoptères qui se ravitaillaient, en nous montrant la petite faille dans la clôture…Si souriante, si enjouée malgré son regard triste et embué à la vision d’apocalypse qui s’offrait à nous.

Si mes vacances sont écourtées par cette couverture et que je ne visiterais pas tous les endroits que j’avais prévus, ce n’est pas grave. Je vis une expérience hors du commun qui vaut toutes les visites touristiques du monde…

Les feux de forêts de L.A prennent de l’ampleur


Les billets et photos sur mon voyage à San Francisco et la côte attendront, j’ai couvert ces dramatiques feux de forêts au nord de Los Angeles pour la Presse aujourd’hui, à lire ce matin dans votre journal ou sur Cyberpresse.

Avec ma collègue Mariève Paradis, dont le dernier billet décrit parfaitement les faits que je ne répéterai pas ici, nous avons pris la route pour se jeter dans les bras du feu. Quelques 30 minutes après notre départ, nous voyions les flammes sur les collines qui bordent l’autoroute 210 qui va à Pasadena.

Notre objectif est de se rendre à La Crescenda où plusieurs foyers menacent les maisons agrippés aux collines. Les hélicoptères n’arrêtent de nous passer sur la tête, des voitures de police, des pompiers et des médias. On prend la sortie indiquant la Crescenda puis on monte.

À un moment donné, Mariève me pointe un groupe de citoyens regroupés dans le stationnement d’une maison le regard vers les hauteurs. C’est le moment de recueillir des témoignages pour mon article pour La Presse dont le deadline est à 18h heure de Los Angeles. Il est 14h15!!!

Les résidents sont gentils lorsque je me présente et leur demande si je peux leur poser quelques questions. Finalement nous restons presque 1h avec eux. Ils nous offrent même de l’eau que nous refusons, gênées. Nous avons de l’eau dans la voiture. Car il fait chaud, très chaud. Presque 40 degrés.

Alors que nous sommes arrivées depuis quelques minutes, les policiers passent pour signaler que les résidents doivent évacuer. Ce qu’ils ne comptent pas faire, sauf si le danger devient imminent.

Après une heure, nous partons sans quitter la zone d’évacuation que les policiers ont bouclé. Nous remontons plus proche d’un autre foyer d’incendie. Les résidents nous apprennent que le feu est sous contrôle pour justement créer un espace déjà brûlé, une barrière entre la forêt et les résidences. Vous verrez les photos que j’ai prises. L’une des résidences étaient pratiquement encerclée par les flammes. Heureusement les pompiers réussissaient à la sauvegarder.

Les résidents regardaient le spectacle en compagnie des journalistes et des pompiers. À l’ombre d’un arbre, car le soleil brûlait, assis dans leur chaise de pique-nique, ils attendaient que le Canyon brûle complètement afin de parfaire leur protection. En espérant aussi que le vent ne tourne pas brusquement.

Les médias de Los Angeles ne parlent que de ces feux, surtout que le Mont Wilson est menacé d’être touché d’ici quelques heures. Un endroit où sont situés les tours de transmission des chaînes de télévision et radio de L.A ainsi que les tours cellulaires. Nous perdrons peut-être les nouvelles et le cellulaire mais pas l’Internet. Mais ce n’est pas tout, le Mont Wilson est aussi un observatoire comme le Mont Mégantic qui pourrait être détruit.

En se rendant sur place, Mariève et moi ne comptions pas être des voyeuses. En fait, c’est notre travail de journaliste. Notre instinct. Pour rendre compte de la réalité des faits, il faut aller sur place et parler aux gens. Des citoyens qui se confient facilement et qui ont beaucoup de choses à dire. En partant, je leur ai dit de faire attention et de ne pas rester si le danger approchait. Que leur vie valait beaucoup plus que n’importe quelle maison…

Outre les humains et les maisons, il y a aussi des milliers d’animaux à évacuer dans les ranchs des montagnes. Des chevaux. Les chiens d’un chenil ont été sauvés avant que les bâtiments ne soient totalement détruit dans la région d’Acton, de l’autre côté de La Crescenda, de l’autre côté de la Angeles National Forest.

Quand aux animaux sauvages, normalement, ils fuient et arrivent à se sauver. Sauf que leur habitat naturel est détruit. Ils reviendront.

L’autre danger actuellement est aussi le niveau de la qualité de l’air à Los Angeles qui chute dramatiquement avec ces panaches de fumée qui recouvrent tout. On avait oublié nos masques et Mariève ressentait les effets sur sa gorge de ses quelques heures près du feu. Je vous laisse avec les photos…

Elles sont ici ou ci-dessous dans le diaporama.

Feux de forets à L.A: enflure verbale

Ce matin à Los Angeles, où je suis toujours, les feux ont doublé de superficie. Deux pompiers sont morts dans un accident, la qualité de l’air est épouvantable à cause du panache de fumée, la température n’aide pas les pompiers, l’humidité étant très basse.

Bref, les nouvelles ne sont pas bonnes. Ma collègue Mariève Paradis, chez qui je réside, fera une converse avec RDI sur le sujet demain matin. Je vais donc aller sur le terrain avec elle pour voir, recueillir des informations, prendre des photos. L’instinct de journaliste, même en vacances, reprend vite le dessus. En plus, à deux, c’est mieux! Plus rassurant.

En faisant une petite recherche j’ai trouvé cet article de M6 dont le titre est franchement faux. Une bel exemple d’enflure journalistique. Les feux ne menacent pas Los Angeles, voyons donc. Le feu menace des quartiers de certaines petites villes au Nord de L.A, pas des quartiers urbains de L.A mais des villes qui nichent au coeur de la Angeles National Forest.

Il est évident qu’un tel feu est dramatique pour les gens qui voient leur maison partir en fumée, mais surtout pour les personnes comme les pompiers qui mettent leur vie en danger, la faune et la flore totalement détruite, les animaux. On parle aussi d’une qualité de l’air en chute à Los Angeles à cause des particules engendrée par la fumée.

La cause de ce feu n’est pas encore connue. Mais parfois la forêt se gère elle-même et les feux sont d’origine naturelle, parfois non. Ici les humains ont envahi la forêt, de nombreuses habitations s’y trouvent et certains tiennent à rester sur place même si les évacuations sont obligatoires. Il me semble évident qu’une vie est plus importante qu’une maison.

Pour vous donner une idée de l’endroit du feu, voir la carte sur le site du L.A Times ou ci-dessous ( pour votre information, je suis à Moorpark quand vous glissez sur la gauche)

View Los Angeles County fires north of La Canada Flintridge, Altadena in a larger map

La situation des feux empire à Los Angeles

Sur la 405 (voir la carte en bas), on voyait très bien les feux qui sont au bord de la 210
Vue de Marina del Rey…
Même endroit Marina des Rey
Los Angeles enrobé par le nuage de fumée

Cet après-midi en allant à Long Beach, l’épais nuage de fumée des feux de forêt dans le nord de Los Angeles était très visible. Ce qui veut dire, outre le désastre de voir une partie de la nature partir en fumée, que la pollution augmente.

Je ne vous mentionnerai pas plus de nouvelles, mais il semble que le feu ne soit contenu qu’à 5 % et qu’il menace le Mont Wilson, source de nombreuses stations de transmissions de télévisions comme le mentionne le Los Angeles Times.

Feux de forêts à Los Angeles


Toujours en vacances, mais de retour à Los Angeles, j’ai repris mon ordi…
Hier j’ai fait 6h de route pour revenir de San francisco par une chaleur incroyable au coeur de la Californie en passant par la 5. J’avais l’air climatisé. Heureusement.

Loin de L.A, j’ai commencé à voir cet épais nuage gris-brun. Je me disais que ce n’était pas de la pollution mais malheureusement un autre de ces feux de forêt qui ravagent régulièrement la Californie. En fin d’été c’est le temps idéal car la nature est hyper asséchée par des mois sans pluie. Je n’ai d’ailleurs pas eu de pluie depuis mon arrivée il y a deux semaines. Ma disette la plus longue je crois…

Bref, arrivée à une quarantaine de kilomètres de L.A, voici la photo que j’ai prise de ce nuage incroyable. Pour apprendre ensuite que c’était au nord de Pasadena. J’y étais dimanche dernier.
Triste.

Le temps des vacances

Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai pris une semaine de véritables vacances sans mon ordinateur. C’est loin. Mais dès demain matin, ce blogue ne sera pas nourrit d’ici lundi prochain, au moins. L’ordinateur reste à L.A.

Je viens d’envoyer mon dernier article, mes deux livres jeunesse sont partis à l’imprimerie cet après-midi et mon remplaçant prend le relais pour le blogue de Branchez-vous.

Alors que tout le monde rentre au Québec et en France, que la radio et la télévision présentent leurs nouveautés, je roulerait en direction de San Francisco. Ne me cherchez pas, je camperai quelque part entre Los Angeles et S.F, regarderai les vagues, m’enivrerai de ses paysages que l’on dit merveilleux, marcherai dans le sable, respirerai l’air marin.

De Moorpark à Santa Barbara, en passant par San Luis Obispo, Monterrey, Santa Cruz, la belle vie m’attend.

Mais vous ne perdez rien pour attendre car les photos et les billets déferleront dès mon retour. En attendant, à moi la route des vacances.

Californie = plages? Pas tout à fait…


Je ne sais pas combien il y a de plages en Californie, la liste est ici, cet état baigné de tout son long par le Pacifique. Mais ce ne sont pas les seules attractions que l’on trouve ici. Si la vie des résidents des villes bordant l’océan est fortement influencée par la plage, on oublie presque la proximité de l’eau quand on s’en éloigne.

Car la Californie c’est 1000 et unes autres activités, choses, attractions et autres que la plage. Même si on ne voit que ça lorsqu’on parle et on pense à la Californie. C’est aussi les montagnes, le ski, (oui on peut se baigner, faire du surf et skier dans la même journée), les randonnées, l’équitation, le désert, les petites villes plus reculées, bref des milliers de choses à découvrir.

Évidemment, je suis loin, très loin, d’avoir découvert le centième de ce que la Californie offre. Ce fut ma première découverte. D’avoir l’envie de fouiller cet état passionnant, mystérieux, déroutant, plein de paradoxes. Cela prendra du temps car ma liste s’allonge chaque jour, chaque fois que je lis, que j’apprends quelque chose. Une chose à la fois.

Je n’aimerais pas vivre à L.A ou dans la banlieue. Pas assez écolo pour moi. Peut-être, non sûrement à Santa Monica, plus Venice ou plus haut. Mais c’est à voir, je n’ai pas encore découvert la côte entre Ventura et San Francisco, c’est réservé pour la semaine prochaine. Trois nuits de camping et une nuit à l’hôtel à San Francisco.

En fait, je viendrais bien passer 2 ou 3 mois d’hiver montréalais en Californie. J’en ferai bien ma résidence secondaire mais pas plus…

En attendant, je visite et aujourd’hui, je n’ai pas pu résister à l’appel de la plage maintenant que j’ai une voiture. J’avais vu le Ventura Pier avec Mariève lors de ma première visite, je suis allée tout près à San Buenaventura State Beach. C’est la plage la plus proche de Moorpark en voiture. 30 minutes à travers les plantations d’orangers, de framboisiers et de tous les fruits californiens qui viennent garnir les tablettes des supermarchés montréalais.

L’océan était agité au grand plaisir de plusieurs. L’eau était fraîche, je n’y ai plongé que les jambes. Magnifique. Je serai restée des heures à regarder les vagues, les oiseaux, les gens. J’ai une passion sans limite pour l’océan, la mer, l’eau. Les vagues ressemblent à un spectacle de danse pour moi. Elles m’hypnotisent, m’appellent, me cajolent. Leur bruit m’apaise et me calme.

Lorsque je suis allée à Virginia Beach en avril dernier
, je dormais la fenêtre ouverte pour entendre ce son merveilleux. J’ai réservé un camping proche de la plage à Manresa State Beach, proche de Monterrey. J’espère dormir avec cette musique. Il me reste à trouver un camping pour ma première nuit autour de San Luis de Obispo. J’aimerais tellement dormir sur la plage et trouver un camping qui offre cette possibilité. Je cherche.

Ma prochaine plage: Zuma Beach à Malibu, 45 minutes de Moorpark. Vous pouvez voir le coucher de soleil sur le Pacifique grâce à la caméra web qui vous l’offre en direct ici. Le soleil se couche vers 19h30 en Californie ( 9h de moins que la France donc 4h30 du matin), 3h de différence avec Montréal soit à 22h30).

Et voici le diaporama ou cliquez ici:

Aux États-Unis, on cultive la peur avec passion….

C’est la première que je reste aussi longtemps aux États-Unis. J’y suis depuis 5 jours, pour encore une vingtaine. Même si je ne sors pas beaucoup à cause d’articles à finir d’ici la fin de semaine, j’allume la télé et j’entends les nouvelles et la publicité.

Tout n’est que peur. Peur des autres, peur de voir son enfant enlevé, se faire mal, peur des éléments, peur de la maladie, peur des bactéries, peur de l’Afghanistan, peur du changement du système de santé, peur de se faire attaquer, peur de tout et de rien. Et je ne parle pas des publicités en tout genre pour se protéger. Ça pullule.

Évidemment, la peur est soigneusement cultivée. Les nouvelles des médias télévisées locaux en Californie ( c’est la même chose lorsque je regarde les nouvelles locales du Nord-Est) ne parlent que de faits divers: un homme qui a accosté une jeune fille, un couple tué par des chiens errants, sans parler de la mannequin tué par un canadien. Déprimant. Il faut fouiller pour attraper quelques autres nouvelles plus intéressantes: Facebook poursuivit par cinq californiens pour atteinte à la vie privée ou la fermeture possible de 100 parcs nationaux pour cause de faillite possible de l’état.

J’oubliais l’accueil triomphal réservé au policier qui a arrêté un professeur noir de Harvard et rencontré le président Obama, lors d’une rencontre à Long Beach. Certains lui ont même demandé un autographe…

Bref, j’ai l’impression que les États-Unis vivent en état de peur constante. Fatiguant de vivre ainsi. Est-ce seulement la Californie ? Un État aux prises avec la peur du fameux Big One, le tremblement de terre que tout le monde attend ? Aux prises avec de sempiternels feux de forêt? Pourquoi cette culture de la peur ?

Moorpark, banlieue de L.A

un héron blanc très petit…désolée les photos avec le Iphone sont très moyennes…
Malheureusement les Californiens ne sont pas aussi propres que l’on pensent…et les banlieusards aisés de Moorpark non plus. Cette piste cyclable utilisée par des coureurs, des marcheurs et des cyclistes est jonchée de crottes de chien. Dommage et pas très agréable. On se croirait en France !!!
Des canards !
Au loin un cheval blanc

Ma piste de course

Si ce n’était de Mariève Paradis, je n’aurai jamais entendu parler de cette ville de banlieue à 40 km de Los Angeles. Je ne sais pas à quelle ville québécoise la comparer: Boucherville ou Lorraine. Entre les deux.

Sur le site de la ville, on la décrit comme une ville très désirable. Wikipedia souligne sa forte croissance depuis les années 70. Normal, l’étalement urbain généralisé a engendré cette explosion des villes de banlieue en Amérique du Nord.

Moorpark est donc une ville de banlieue cossue, blanche et jeune de plus de 37 000 habitants. Sur son site, elle se vante du salaire moyen de ses résidents: 89 069 $ (US je vous le rappelle). Ils sont jeunes aussi 31, 5 ans.

Intéressant de vivre la vie de banlieue en Californie après l’avoir expérimenté à Boucherville. Même constat, les gens restent chez eux le soir et travaillent le jour. Ce sont deux villes dortoirs. Il ne s’y passe pas grand chose mais j’imagine que c’est ce que les résidants recherchent. Un peu trop tranquille pour moi. C’est confirmé, la travailleuse autonome que je suis est faite pour vivre en ville. Mais j’adore la campagne pour les vacances et le week-end.

Hier j’ai ramené la voiture que j’avais loué à l’aéroport. Trop cher de la garder ! Saviez-vous que l’on peut faire des grosses économies en louant des voitures à l’extérieur des grands centres et surtout des aéroports.

Je suis donc sans voiture jusqu’à vendredi dans une ville comme Moorpark où la voiture est nécessaire comme toutes les villes de banlieue. Sauf qu’ici comme à Boucherville, il y a le transport en commun, le metrolink avec un horaire barbare mais acceptable. Il existe aussi le Moorpark Beach Bus. Mais pour se déplacer les résidants prennent leur voiture, constamment. Oubliez le vélo. D’ailleurs, le gars d’Enterprise qui me ramenait à Moorpark a bien rit quand je lui ai demandé où je pouvais louer un vélo. C’était la première fois que quelqu’un lui posait la question. Il reconnaissait que les Californiens du sud aiment trop leur voiture. Qu’il n’y a que les enfants qui font du vélo ou ceux qui font du sport. Mais, il a avoué que plusieurs en font maintenant à cause de la crise économique. Sauf qu’ici, contrairement à Montréal, on fait du vélo quand on a pas les moyens d’avoir une voiture. Pas pour la planète ou l’environnement.

Mais être sans voiture ne me dérange pas. J’ai deux articles à finir cette semaine. J’ai donc assez de travail pour m’occuper avant de vraies vacances à rouler entre L.A et San Francisco. Et puis j’ai la magnifique piscine d’eau salée du complexe où j’habite ainsi qu’une piste en terre pour aller courir. À proximité, environ 3 minutes, j’ai une épicerie, plusieurs magasins et même un spa, Euodia que je compte bien visiter. J’ai besoin d’un massage !!!

Mais vendredi, vive la voiture pour aller à la plage, voir des amis à Pasadena et aller chercher les nouveaux mariés qui reviennent lundi.

Camper en Californie

Le jour se lève doucement en Californie, brouillard qui commence seulement à partir. Il est 9h du matin. Le soleil se pointe timidement.

Vive le web pour trouver ce que l’on cherche. Je voulais aller faire l’épicerie au Whole Foods, une épicerie plus écolo que la moyenne ici. Le plus proche de Moorpark est à Thousand Oaks, à environ 15 minutes en voiture.

Ensuite j’ai pu constater sur le site de la ville de Moorpark qu’un service de navette pour aller à la plage était offert, le Moorpark Beach Bus. Bien pour moi cette semaine alors que je n’aurai pas de voitures ou lors de ma dernière fin de semaine.

Par ailleurs, la colocataire d’une amie m’a suggéré le forum du Lonely Planet pour en savoir plus et poser des questions. Excellent car je cherche des campings pour la semaine prochaine. Je compte faire Los Angeles – San Franciso- Los Angeles en voiture. Je prendrais la route qui longe la côte bien entendu. J’aurai 6 jours. Je souhaite camper même s’il semble que les places soient rares. En effet il faut réserver d’avance mais bon je trouverai bien en pleine semaine, quelques petites places.

En furetant sur le forum du LP, j’ai trouvé le site du spécialiste du plein air en Californie, Tom Stienstra. Je vais tenter de trouver son livre sur le camping. Peut-être sera-t-il au Whole Food que je visiterai tantôt.

Toute suggestion sur le camping en Californie et sur la route que je compte prendre est la bienvenue !

Arrivée à Los Angeles


En fait, je suis à Moorpark, en banlieue de L.A plus exactement. J’ai loué une voiture à l’aéroport, un PT Cruiser que je déteste conduire mais cela ne durera que deux jours. Je testerai la banlieue de L.A sans voiture jusqu’à vendredi. Ensuite je redeviendrai automobiliste pour deux semaines. Je suis ici pour visiter aussi.

Pour aller de l’aéoroport à Moorpark, c’est une bonne heure. Cela m’a pris le double. Pourquoi ? Car j’ai pris un chemin beaucoup plus beau et agréable, le bord de mer et la montagne. Pour le constater, voici mon itinéraire sur Google Map.

Agrandir le plan

En passant, pour la première fois je prenais United Airlines. Quelconque. Nos écrans ne fonctionnaient pas, ils n’étaient pas individuels. Et cette manie des compagnies aériennes de faire payer les repas et de ne donner que des boites à lunch engendre de nombreux déchets. Même si certains sont totalement bio comme celui que ma voisine a pris, ci dessous.

Mais j’ai noté qu’United récupère les canettes, le carton et le plastique. Bon point. Air Canada aussi. Maintenant on attend la réduction de l’emballage.

Voici quelques images, pas superbes, pris par mon Iphone ou rapidement…

Pour s’asseoir sans crainte, à l’aéroport de Chicago…un plastique qui se déplace tout seul…Il suffit…

…d’actionner le système en plaçant sa main devant cette petite machine, qu’il faut trouver. Le numéro indique le nombre de passage qu’il reste…

Un hall de l’aéroport de Chicago. L’un des plus agréables que j’ai vu avec des bancs peints…Superbe

Une heure avant L.A, le Grand Canyon vu des airs. Magnifique. J’ai l’habitude de voler au-dessus de l’Atlantique où tout est bleu. C’est divin de voler à travers les États-Unis et des paysages à couper le souffle. Des champs ronds du Kansas au Grand Canyon, puis au désert et aux montagnes de Californie. Sans parler des grands lacs avant d’arriver à Chicago.

À Malibu

L’Auvergne serait ensorcelante…

Samedi dernier, La Presse consacrait un gros trois pages à ma région d’origine, l’Auvergne. J’en ai souvent parlé dans ce blogue, lors de chacun de mes voyages pour voir ma famille à St-Rémy-de-Chargnat. Le journaliste l’a qualifiée d’ensorcelante. J’adore. Car c’est ça l’Auvergne, la région la plus méconnue de France mais riche, insoupçonnable de beautés, d’activités et de ressources.

Début 2008 j’avais proposé une série d’articles à la Presse justement mais seul celui-ci avait été accepté: sur les châteaux auvergnats. Cela m’avait permis de rencontrer Vanessa Michy qui a justement servi de guide à André Duchesne. Je n’étais donc pas dans le champ en jugeant que des articles sur l’Auvergne intéresserait les lecteurs de La Presse. Tant mieux. J’aurai aimé les écrire mais les sujets ne manquent pas sur l’Auvergne: la nourriture du terroir: saucisson, Saint-Nectaire et autre fromages, etc, les randonnées, les volcans et Vulcania, Michelin, et j’en passe…

Je vous le dis, mon amie Véronique pourrait en témoigner, l’Auvergne est à découvrir. Pensez-y. Et je ne suis même pas payée par Tourisme Auvergne pour vous dire tout ça. C’est mon coeur d’Auvergnate qui parle !

Ce soir, je voudrais être à Gaspé!!!

À qui est ce château ? Quelque part entre Rivière-du-loup et Matane…

J’y étais début juillet. J’aimerais y être ce soir pour le spectacle commémoratif de l’arrivée de Jacques Cartier à Gaspé: Terre! Une programmation qui fait baver d’envie. Mais ne compter sur Via Rail pour vous amener à Gaspé aujourd’hui. Grève!

Je vais profiter des festivités du 475e de Gaspé pour vous parler de ma tournée de la Gaspésie en général. Une magnifique région dont j’aimerais refaire le tour en vélo-camping, un jour…

Tout d’abord, des paysages qui changent totalement entre Mont-Joli et Carleton-sur-Mer. D’un côté, les plages de galets et la mer au bord de la route, puis en route vers Gaspé, les falaises qui grossissent, ressemblent à l’autre côté, à la Bretagne, puis des plages de sable dans la Baie des Chaleurs. Mais une constante: c’est magnifique. Un plaisir de suivre la route au bord du fleuve, que dis-je de la mer, de l’océan…

Autre constante en Gaspésie, les éoliennes. Je ne déteste pas si c’est contrôlé. Je ne trouve pas qu’elle gâche le paysage si évidemment les éoliennes ne pullulent pas comme des fourmis. Pour le moment, on en voit souvent mais pas partout. Sauf que je trouve que de nombreuses éoliennes sont trop proches des résidences. Les hélices font du bruit qui dérangent certainement les résidents. Dommage qu’Hydro-Québec ne soit pas responsable de la gestion de ce type d’énergie. Je ne crois pas que la prise de contrôle par le privé soit raisonnable.

Je vous propose un tour en photos au fil de la route et de nos rencontres, incluant des commentaires supplémentaires. C’est ici en lien et en diaporama ci-dessous.

Ce voyage était organisé et payé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.

Le Rocher Percé et l’île Bonaventure


Retournons en Gaspésie qui fêtera demain soir à Gaspé le 475e de cette ville par un concert très couru. J’aurai aimé y être mais je suis à Montréal.

Cela faisait très longtemps que je voulais voir le Rocher Percé. J’ai été comblée, aucune déception, il est magnifique. On l’a vu de loin et de proche, en bateau en route pour l’Île Bonaventure. Car il est très dangereux de l’approcher à pied.

Un problème d’ailleurs. Le Rocher Percé fait partie du parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé géré par la SEPAQ. Depuis quelques années, la SEPAQ a d’abord interdit l’accès au Rocher puis a finalement enlevé l’escalier permettant d’y accèder. Pourquoi? Simplement car c’est dangereux. Des pierres et des roches se détachent souvent et surtout sans prévenir. La SEPAQ a installé des pancartes pour prévenir les randonneurs du danger. Pourtant comme partout, certains s’y aventurent à leurs risques et périls. Pourquoi ne pas l’interdire tout simplement? Car cela ne changerait pas grand chose et qu’il faudrait une surveillance en permanence, ce qui n’est pas évident nous a raconté le directeur du parc, Rémy Plourde.

Mais dites-moi pourquoi prendre un risque mettant sa vie en danger alors qu’on peut très bien voir le Rocher de proche en bateau? Et les pancartes sont édifiantes comme le montre celle que j’ai pris en photo. Bizarre que l’être humain ne veuille que défier les lois physiques parfois…

Si le Rocher est magnifique et grandiose, l’Île Bonaventure est semblable. Paradis des fous de bassans, ces oiseaux qui ressemblent à des mouettes mais n’en sont pas, l’Île est un sanctuaire mondial. L’Île est aussi un lieu de promenade reposant, envivrant pour les yeux. Un site enchanteur où l’on ne fait que passer. Impossible d’y passer la nuit. L’Île Bonaventure est protégée.

D’ailleurs, le petit restaurant de la SEPAQ utilise l’énergie solaire, des couverts compostables, aucune eau potable sur l’Île, des toilettes sèches, une interdiction de fumer sauf à deux endroits désignés et équipés de cendriers. Comme dans tous les parcs de la SEPAQ, on pratique le Sans trace. C’est quoi ? On ne jette rien. Même pas un coeur de pomme, une gomme et surtout pas un mégot de cigarette.

Sur l’Île, outre la promenade, vous découvrirez des bâtiments restaurés en respectant leur époque de construction. Des moindres détails d’architecture au mobilier. Sans parler des fous de bassan, ces oiseaux magnifiques avec des yeux grâcement maquillés de bleu. D’ailleurs, vous verrez ici les photos que j’aurai aimé prendre si j’avais eu mon autre lentille…

Voici mes photos en cliquant sur le lien ou sur le diaporama ci-dessous.

Avec l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs et le parc Forillon, celui-ci est dans mon trio de tête de la Gaspésie. Il est vrai que la ville de Percé est agréable. Certains aiment moins son aspect touristique qui la fait ressembler un peu à Saint-Sauveur en plein hiver.

Ce voyage était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie.

La poutine aux crevettes chez Claudine

L’institution de Gaspé


La poutine aux crevettes: frites, sauce blanche et crevettes
La chef nous a préparé un festin

L’eau au fond…
Avec Claudine et la fameuse poutine…

J’adore les frites et la poutine. J’en ai goûté des centaines mais pas celle au foie gras que je promets de déguster un jour. Alors quand ma collègue Annie Richer m’a conseillé fortement de goûter la poutine aux crevettes, j’en ai parlé constamment à l’organisatrice de notre tournée. Pourrait-on faire un petit arrêt au Brise-Bise pour y goûter la poutine ? Je n’ai pas eu de réponse tout de suite mais après la visite au Parc Forillon et au Musée de la Gaspésie, nous nous sommes dirigés vers le Brise-Bise, cette institution de Gaspé qui existe depuis 23 ans.

Outre le service de traiteur (les délicieux dîners que l’on a dégusté sur la plage du parc Forillon venait du Brise-Bise), le Brise-Glace en été, ce restaurant offre des concerts. Il est seulement dommage que la route et un immense stationnement le séparent de l’eau.

Grosse surprise, la propriétaire et fondatrice du Brise-Bise mais aussi de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond, Claudine Roy, nous attendait pour un charmant et délicieux 5 à 7 sur sa terrasse privée. C’est là que j’ai réalisé que c’était la Claudine dont parlait si souvent Josée Blanchette. Claudine qui aime sa Gaspésie, qui la chérie et veut la faire découvrir. D’ailleurs, la Traversée est l’un des moyens pour ouvrir la Gaspésie en hiver. Claudine si chaleureuse, accueillante et enthousiaste. Elle pourrait faire aimer la Gaspésie en hiver à la Mama Cool, Marie-Julie Gagnon 😉

Car, lors de ma toute petite incursion en Gaspésie en 2007, lors du salon du livre de Rimouski, j’avais constaté que tout était fermé. Sur la route entre Rimouski et Matane, les portes closes foisonnaient. Métis-sur-mer paraissait comme une ville fantôme avec ses villas aux volets closonnés de planches de bois. La Gaspésie ferme ses portes d’octobre à mai. Comment peuvent bien vivre ses habitants ? Tout ceux qui travaillent dans le tourisme et autour?

Dommage de voir une si belle région inopérante durant de long mois. Alors que l’hiver est magnifique, m’a-t-on dit en Gaspésie. Le contraste entre la mer et la neige donne des spectacles exceptionnels. Il faut faire connaître la Gaspésie l’hiver, voici ce que tente de faire la Traversée. L’Auberge de montagne des Chic-Chocs est aussi l’un des attraits hivernal. La fréquentation y est plus élevée en hiver qu’en été.

En passant, je me suis pratiquement engagée à participer à la prochaine en 2010. À suivre.
Avec toutes les poutines aux crevettes que je pourrais manger, il faudra que je fasse du ski de fond…

En passant la poutine aux crevettes a séduit plusieurs membres de la tournée qui n’aimaient pas la poutine ou n’en avaient jamais mangé. Faut le faire. On pourrait aussi faire de la poutine au crabe et au homard ? Ça existe peut-être ?

On a même eu une visite surprise: Jean Lemire dont le Sedna passe tout l’été et une partie de l’automne à Gaspé !

J’ai dégusté…
Les photos où j’apparais sont de Lise Giguère

Ce voyage en Gaspésie était organisé et payé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.

Le parc Forillon et les baleines




Je n’avais jamais vu de baleines. Je ne suis jamais allée à Tadoussac. D’ailleurs, saviez-vous qu’on peut voir des baleines en Gaspésie ? Il me semble que la région de Tadoussac s’est approprié les excursions en bateau pour approcher et observer les baleines.

Bref, en Gaspésie, à Gaspé et Percé, on peut embarquer sur un bateau et observer les baleines. On l’a fait avec Croisières Baie de Gaspé. Ce n’est pas donné 55 $ pour un adulte.

J’avoue cependant que je n’étais pas très enthousiaste à y aller à cause de la folie autour des mammifères marins et des impacts de ces excursions sur eux. Mais si on s’approche, c’est de loin et on s’arrête pour observer. On en a vu quelques-unes dont la plus grosse des baleines. Sauf que cette dernière n’a pas montré sa queue, les autres oui. Même de loin, on pouvait très bien imaginer son poids et sa grosseur. Immense, on ne voit que le cinquième de la baleine.

L’une de mes collègues journalistes a expérimenté Tadoussac. Beaucoup de bateaux et aucun n’arrête ses moteurs. Imaginez le bordel. Personne ne me fera croire que cela ne dérange pas les baleines. Dans la baie de Gaspé, il n’y a qu’un seul bateau, le nôtre. En plus, plusieurs fois, le capitaine arrête le moteur. Magnifique aussi d’écouter les baleines, pas juste de les voir.

À un moment donné, on s’était déplacé plusieurs fois pour approcher une baleine ou l’autre. Sans succès. J’ai entendu le capitaine dire qu’il ne voulait pas courir après une autre baleine. Il n’a pas redémarré le bateau car c’était assez, qu’on allait les déranger. Bravo.

Cependant, je me suis posé une question. Pourquoi les observations de mammifères marins ne se feraient pas en bateaux électriques ? Ce serait une manière de diminuer grandement le bruit ainsi que l’impact sur l’environnement de la vitesse du bateau. Car plus un bateau est rapide, plus il dérange la vie marine… Sans parler de la pollution à cause des moteurs à combustion des bateaux. Car je ne peux pas croire que ces excursions ne dérangent pas les baleines et autres animaux marins. Bien entendu il y a une différence entre Tadoussac et Gaspé. Croisières Baie de Gaspé est seule dans la baie. Espérons que cela restera ainsi longtemps.

Ce type d’excursion se déroule sur le territoire du Parc national Forillon, un parc sous la responsabilité de Parc Canada. Quelques différences avec la SEPAQ. Les préoccupations environnementales sont moins présentes comme le recyclage. Autre différence majeure. La SEPAQ gère l’ensemble de ses activités et services, boutique, restaurants, etc et réinvestit les profits dans les parcs tandis que Parc Canada fait affaire avec des sous-traitants, dommage. Mais l’aspect préservation et éducation sont les mêmes.

Les photos de ce magnifique parc et des quelques mammifères marins observés sont ici. Vous pouvez aussi cliquer sur le diaporama.

Ce voyage était payé et organisé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ.

AJOUT: en faisant une petite recherche, je trouve cette compagnie qui parle de ses bateaux silencieux et écologiques ? En fouillant je ne trouve rien de plus ? Pourquoi écologique ? Mystère…À vérifier. Avez-vous déjà entendu parler d’observation de baleines en bateau électrique?

La certification Fourchette Bleue pour une saine gestion des ressources maritimes


Lors de mon voyage de presse à Virginia Beach en avril dernier, j’avais découvert la certification Sensible Seafood. Dans l’Ouest canadien, il existe une certification semblable dont l’objectif est la protection des poissons et fruits de mer en voie de disparition.

La certification en Virginie

Greenpeace le rappelle chaque année, la surpêche et la surconsommation de certains types de poissons et fruits de mer remettent en cause la survie de certaines espèces. Le plus critique : la morue. Même si la pêche est interdite à plusieurs endroits, on nous a répété durant notre voyage de presse en Gaspésie qu’il était trop tard pour la morue, vouée à disparaître. Dommage.

Un point sur les phoques, qui font l’objet d’une exposition, Phoque, la controverse à Exploramer, une institution muséale reconnue, dont la mission est de sensibiliser le public à la préservation et à la reconnaissance du milieu marin du Saint-Laurent cet été. On devrait augmenter les quotas de la chasse pour protéger les morues. Car les phoques se nourrissent de morue et sont trop nombreux. Quand est-ce que les Européens comprendront ?

Revenons à Fourchette Bleue. C’est Sandra Gauthier, directrice générale d’Exploramer, qui a eu l’idée de Fouchette Bleue après un voyage dans l’ouest. Le programme prend son envol en grand cet été.

Cette dernière a mis sur pied le programme Fouchette Bleue géré par Exploramer. Contrairement à divers programmes de protection, le programme mis sur pied par Exploramer, « Fourchette bleue, pour une saine gestion des ressources marines » encourage les restaurants et les poissonneries de la Gaspésie à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent.

Ce programme d’accréditation, en encourageant la diversification de la consommation de produits marins, permettra aux pêcheurs de réduire la surpêche de certaines espèces. Laminaires, oursins verts, chair de phoque, maquereau… il y en a pour les plus téméraires, comme pour les plus timides!

Le programme Fourchette Bleue est en vigueur en Gaspésie pour le moment, mais pourrait s’implanter partout au Québec. Normand Laprise du fameux restaurant Toqué à Montréal serait intéressé.

Au départ, Sandra pensait avoir 10 restaurants et poissonneries pour la première année, mais 32 font maintenant partie de cette certification indépendante. La majorité des restaurants que nous avons visité, dont ceux de la SEPAQ, ont leur accréditation Fouchette Bleue : Jardin de Métis, Gîte du Mont Albert, Le Brise-Bise, Auberge du Fort-Prével, Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. La liste des restaurants et poissonneries est ici.

Exemples de poissons et fruits de mer peu connus et cuisinés: phoque du Groenland, oursin vert, bourgot ( que j’ai goûté dans du vinaigre : caoutchouteux, mais intéressant). La liste est ici sur le site d’Exploramer.

Dernier petit point sur Exploramer qui se trouve à Sainte-Anne-des-Monts. L’institution organise des sorties en mer où l’on sort des paniers pour vérifier quels sont les types de poissons et crustacés pris au piège. Un guide nous accompagne, donne de nombreuses explications, nous permet de toucher aux animaux puis de les rejeter dans leur habitat naturel. Passionnant. Les enfants vont adorer. On finit par une visite de leurs expositions et leur aquarium sans oublier la boutique ou j’ai acheté un bébé phoque en peluche et des porte-clefs avec homard, baleine et dauphin. Adorable.

L’hiver, Exploramer est fermé et offre des activités dans les écoles. À quand de telles activités dans l’ensemble du Québec pour que les jeunes apprennent à aimer et respecter la mer.

En images ce sera beaucoup plus intéressant. Soit vous cliquez ici ou sur le diaporama ci-dessous.

J’adore la mer, vraiment…Photo de Lise Giguère

Ce voyage a été payé et organisé par la SEPAQ et Toursime Gaspésie.

J‘en parlais aussi au 98,5 FM à l’émission d’Isabelle Maréchal animée par Catherine Lafrance.

Coup de coeur pour l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs

Plus de photos avec explication dans le diaporama à la fin du billet….

L’Auberge de Montagne des Chic-Chocs est la seule auberge de montagne dans l’est du Canada. Avant que ce projet ne voie le jour, il s’est passé 35 ans.

On y monte pour deux nuits minimum par une navette qui part de Cap-Chat. Lors de notre passage, il a fallu partir de Matane car un pont était en réparation sur l’autre chemin. Un peu plus long par un chemin de terre à travers la Réserve faunique de Matane. Les 10 derniers kilomètres grimpant à l’auberge n’existaient pas avant. Il s’agit du seul chemin y menant.

Passer même une seule nuit (dans notre cas) est une expérience unique garantie, mais ce n’est pas donné monétairement. Environ 250 $ par personne en été et plus de 300 $ en hiver. Peu importe si vous êtes en occupation double ou simple. Mais cela comprend les repas, les activités avec guide et l’équipement. Skis et raquettes ainsi que vélos de montagne.

Une fois dans votre vie, c’est un cadeau à se faire. Car le fait que l’Auberge n’héberge qu’un maximum de 36 personnes permet une plus grande intimité. Le silence, la forêt, les étoiles, la nuit, la nature, les animaux que l’on peut voir, l’éloignement (l’internet est offert, mais seulement pas satellite et 10 minutes à la fois pour chaque client) permettent de vraiment décrocher.

Si l’objectif premier de cette auberge est le développement d’un aspect touristique unique de la Gaspésie, l’isolement et le respect du milieu naturel ont forcé la SEPAQ à y installer des mesures environnementales. Ce n’est pas une auberge totalement écolo et j’avoue que j’ai été déçue de voir que la SEPAQ n’en a pas profité pour maximiser les solutions écolos. Ma seule déception par contre, car c’est un site, une auberge et une équipe incroyable.

Pour l’électricité, c’est le mazout qui chauffe et éclaire l’auberge. Sauf que des mesures d’économies ont permis de réduire grandement la consommation de mazout depuis l’ouverture de l’auberge. On demande aux clients d’éteindre les lumières lorsqu’ils quittent la chambre, il n’y a ni téléphone, ni télévision, ni radio-réveil dans les chambres. À l’avenir, la géothermie sera envisagée. Le solaire a été considéré, mais rejeté à cause du peu d’heures d’ensoleillement, c’est 242 jours de brouillard.

Par ailleurs, on y réduit la consommation d’eau, on composte et surtout on laisse les lieux intacts derrière soi. Une manière de sensibiliser la clientèle.

Autre caractéristique de l’auberge de montagne, aucun échange d’argent ne s’y déroule durant le séjour. Le bar, la salle à manger et la boutique nature sont toujours ouverts. On fait confiance aux clients qui doivent noter leur achat.

Autre point très intéressant. Si la nourriture est excellente, elle est servie dans des plats communs, comme à la maison. J’adore, car cela évite le gaspillage et permet de garder les restes. Bien entendu, certains exagèrent et s’empiffrent. Mais bon celles qui ne mangent pas beaucoup à la fois comme moi compensent…
Par ailleurs, le café, le thé, les fruits, les biscuits sont dans la salle à manger. Une fringale à 3h du mat ? Pas de problème, sortez de votre chambre et rendez-vous dans la salle à manger. Sans bruit pour ne pas déranger.

Pour le moment, la clientèle vient en majorité du Canada mais les européens, surtout les Français apprécient de plus en plus l’expérience. C’est pour eux, leur véritable cabane au Canada, surtout en hiver. Du côté des États-Unis, peu de succès, l’expérience de haute montagne isolée ne semble pas séduire les Américains.

Finalement, vous vous demandez qui accepte donc de travailler dans un tel environnement ? Des passionnés qui habitent à l’Auberge et vivent avec les clients 24h sur 24h durant des séjours d’environ 7 jours de travail et redescendent pour 6 ou 7 jours de congé. Le directeur de l’Auberge Dominique Gagnon est vraiment un passionné qui passe souvent plus de 7 jours de suite en haut…

En passant, il y a aussi une mini bibliothèque (vous y retrouverez mes livres bientôt ainsi que la série du journal d’Aurelie Laflamme de ma copine India Desjardins), un écran pour visionner des documentaires ou films, des tapis pour faire de l’exercice ou du yoga, des jeux de société. Bref, un petit paradis…

Pour en profiter un peu plus, voici le diaporama de mon séjour (trop court) à l’Auberge. Pour voir le diaporama en plus intense, cliquez dessus ou ici pour aller sur Picasa.

Ce voyage était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie

Éliminer les contenants individuels dans les hôtels


J’en parle souvent puisqu’en raison des salons du livre et de mes récents voyages, j’ai fréquentais les hôtels. La grande majorité ont encore bien du chemin à faire en matière d’environnement et de réduction des déchets. Beaucoup font des efforts pour réduire le changement des serviettes et des draps. D’ailleurs qui changent ses serviettes et ses draps chaque jour ? Franchement…

Je parlais des distributeurs de savon, shampoing à l’Amosphère à Amos.

Durant mon voyage en Gaspésie, j’ai donc regardé ce que faisais les hôtels. La majorité des hôtels visités sont sous la gestion de la SEPAQ. Ils font des efforts et du recyclage mais les contenants individuels sont encore présents.

Si les contenants individuels sont légions, la SEPAQ fait affaire avec la compagnie NaturAlgo qui mentionne sur son site que les produits sont écologiques, biodégradables, sans paraben…etc

Je ne connais pas cette compagnie et je ne vois aucune certification donc je ne pourrais en dire plus. J’imagine et surtout j’espère que la SEPAQ a vérifié leurs dires. Je regarde la composition d’un savon que j’ai ramené: sodium palmitate, sodium palm kernelate, eau, stearic acid, glycerin, fragrance, tocotheryl nicotinate, spirulina extract, BHT, tétrasodium EDTA. Il faut un bac en chimie pour traduire tout ceci. Je ne sais pas.

Voici pour comparer les ingrédients du savon que j’achète chez Nettoyants écologiques Lemieux: Huile coco, poudre de lait de chèvre, huile et extraits d’amande, glycérine kasher. Beaucoup moins.

Bref, je ne suis pas convaincue. Mais hier dans mon billet sur le Gîte du Mont-Albert, j’ai oublié de mentionner que cet hôtel allait transférer vers les distributeurs de produits pour éliminer les contenants individuels. Le directeur du Gîte, David Dubreuil, expliquait faire des efforts pour offrir un produit québécois et plus écologique. Par ailleurs, la SEPAQ fait affaire avec Cascades pour le papier toilette et les mouchoirs.

Le Gîte fait la même chose pour le lait et les autres produits qui peuvent être offert en vrac.

Espérons maintenant que les autres hébergements de la SEPAQ emboiteront le pas.

Mont Albert et restaurants de la Gaspésie


Après la visite des Jardins de Métis, on file au Gîte du Mont-Albert pour y passer la nuit. Situé dans le parc de la Gaspésie, un parc de la SEPAQ, je découvre mon dixième parc. Toujours un plaisir après ceux de Boucherville, Mont-Saint-Bruno, Mont-Orford, Mégantic, Mont-Tremblant, Hautes-Gorges- de-la-Rivière-Malbaie, Jacques-Cartier, Bic, Monts-Valins.

Outre les traditionnels chalets (20 dont certains sont tout équipés, pratique et moins cher en groupe que seul ou à deux) et le camping, on peut loger au Gîte. Les chambres sont correctes, moins belles qu’à Duchesnay et assez sombres. Le prix est assez élevé en été, 174 $ pour deux personnes. Encore une fois, ça coûte cher de voyager seul… Mais le bistro avec sa grande salle donnant sur le Mont-Albert est agréable. La bouffe est excellente, c’est un quatre étoiles ! Les prix sont en conséquence…Les forfaits sont plus intéressants mais assez chers quand même, 150,50$ par personne, souper et déjeuner inclus.

D’ailleurs, j’ai noté que les prix des plats offerts dans les divers restaurants étaient assez élevés. C’est un ami qui m’a confirmé la chose. Il n’aime pas la Gaspésie à cause de cela. «Ils essayent de faire les revenus d’une année en deux mois. J’ai vu du homard plus cher en Gaspésie qu’à Montréal», m’a-t-il écrité. Trop cher et qualité qui n’est pas toujours au rendez-vous se plaint-il.

Je ne suis pas toujours d’accord car la qualité a souvent été au rendez-vous dans les restos visités. Mais bon, j’imagine qu’on ne nous a pas emmenés dans les pires restaurants de la Gaspésie.

Par ailleurs, on peut éviter les restaurants si notre budget est serré. Camping et pique-nique sont aussi conseillés en Gaspésie.

Ce que j’ai adoré, c’est la randonnée du Mont Ernest-Laforce. Assez facile, en boucle, pas très longue (environ 2h), elle permet une vue magnifique sur le Mont-Albert et les Chic-Chocs. On a croisé une couleuvre et une maman orignal avec bébé. Le temps était parfait. Soleil mais pas trop chaud. Un petit vent à l’arrivée pour permettre de se rafraîchir. Une belle balade à faire en famille.

La prochaine fois, je veux faire la plus difficile, le Mont Albert. À suivre. Prochaine étape de notre périple ? La magnifique Auberge de Montagne des Chics-Chocs située dans la réserve faunique de Matane. Une expérience. Je vous en parle demain.

En attendant, voici les photos du Gîte et de la randonnée…Pour mieux voir les photos, cliquez sur le diaporama pour le visualiser directement sur Picasa.

Ce voyage était payé et organisé par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ

Les Jardins de Métis en images

Lorsque j’ai écrit le billet sur ma visite aux Jardins de Métis, je comptais inclure les images. Malheureusement la connexion internet du Gîte du Mont-Albert n’était pas assez rapide pour le permettre. J’ai pris des centaines de photos mais voici ma sélection de celles des Jardins de Métis.

Si notre voyage s’est déroulé sous un magnifique soleil et la chaleur (oui oui, l’été se cachait en Gaspésie la semaine dernière – on a terminé nos crèmes solaires et attrapé des coups de soleil sur la mer), cette visite le 6 juillet dernier était l’exception. Au moins, il ne pleuvait pas.

La villa Estevan, résidence d’été de la fondatrice des Jardins, Elsie Reford est aussi un musée des objets ayant appartenu au couple Reford. Elle abrite aussi un restaurant dont voici le menu qui offre de nombreux plats agrémentés de fleurs.

Je vous laisse avec le diaporama des Jardins.

Ce voyage était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie.

La Gaspésie branchée? Pas vraiment…MAJ

Je croyais que la plupart des hôtels étaient branchés sur Internet. Certains, les plus cossus, font chèrement payer leur accès, mais pour tous les autres, c’est gratuit. Sauf pour la Gaspésie, endroit qui n’est pas privilégié pour l’internet et le téléphone cellulaire comme le notait ce blogueur gaspésien en relatant mon dernier billet. Le problème est que certains hôtels perdent des congrès à cause de la situation. Quand on parle d’une région qui en arrache, ce n’est rien pour l’aider.

Parlons cellulaire. Je suis une cliente de Rogers. Saviez-vous que Rogers ne couvre pas la Gaspésie? Même pas une entente avec ses compétiteurs Telus ou Bell pour accommoder sa fidèle clientèle qui paye assez cher pour un service continu. À partir de Matane jusqu’à Carleton-sur-mer, votre cellulaire restera muet contrairement à la publicité de Rogers qui souligne que c’est le réseau qui va partout comme je l’ai vu ce matin sur un grand panneau publicitaire. Encore plus insultant pour la Gaspésie, cette région n’apparaît même pas sur la carte de couverture de Rogers. D’ailleurs, on remarque que d’autres régions ne sont pas desservis par Rogers.

Vous me direz que c’est donc l’endroit idéal pour des vacances pour les clients de Rogers. Aucun risque de se faire déranger.

Truc inusité, lorsque mon téléphone a enfin trouvé un signal à Carleton, je me suis retrouvée automatiquement à l’heure du Nouveau-Brunswick en face!!!

Pour l’Internet, j’étais branchée au Gîte du Mont-Albert mais la connexion était inégale et coupait. Bien entendu lors de me deuxième nuit à l’Auberge de montage des Chic-Chocs, pas question d’être branchée en pleine montage isolée. C’est un peu l’objectif d’ailleurs de décrocher lorsqu’on monte aussi haut et aussi loin.

Le problème est gigantesque à l’Auberge du Fort-Prével située à mi-chemin entre Gaspé et Percé. Gigantesque car l’Auberge a perdu trois congrès l’année dernière à cause de son non branchement haute-vitesse. Un endroit qui serait parfait pour de tels événements, club de golf inclus.

Les deux autres hôtels étaient branchés. Sauf que la connexion était déficiente à l’Hostellerie Baie-Bleue de Carleton-sur-mer. Quand on sait que c’est aussi le tout neuf et nouveau Centre des congrès de la Gaspésie, on espère que le problème sera résolu.

Certaines villes comme Percé ont pris le taureau par les cornes. La ville s’est organisée. Il existe Percé sans fil.

Si j’étais gaspésienne, je prendrais personnel ce presque black out des compagnies de télécommunications sur ma région. On veut développer durablement cette merveilleuse région sauf qu’on ne lui en donne pas les moyens.

MAJ : mon collègue Alain McKenna me dit que la Gaspésie a signé un contrat avec Telus pour le meilleur et le pire…

Je rappelle que ce voyage de presse en Gaspésie était payé et organisé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie.

Merveilleuse Gaspésie


Quelle merveille ! La Gaspésie est un enchantement. Sauf pour les accès internet dans les hôtels. Débranchée depuis plusieurs jours, je n’ai pu écrire sur mes découvertes au fur et à mesure.
Je ferai donc des billets sur l’Auberge de montagne des Chic Chocs, sur Exploramer et le programme Fourchette bleue, sur le Parc Forillon, sur les baleines, sur la poutine aux crevettes du Brise bise à Gaspé, sur le rocher Percé et le parc des îles Bonnaventure et sur bien d’autres attraits de la Gaspésie dès la semaine prochaine.
J’en parlerai aussi à l’émission d’Isabelle Maréchal, animée par Catherine Lafrance lundi 13 juillet à 10h45.
Des centaines de photos aussi. C’est tellement beau !

L’enivrement floral des Jardins de Métis


Saviez-vous que la porte de la Gaspésie change de place ? Ce ne sera plus Sainte-Flavie, mais Mont-Joli. Une anecdote puisqu’aujourd’hui commençait notre tournée de la Gaspésie. Première visite aux Jardins de Métis en compagnie de l’arrière-petit-fils de la fondatrice Elsie Reford. Alexander Reford nous a donc raconté l’histoire de sa famille qui se fond avec celle des Jardins de Métis.

Après avoir laissé la gestion de ce patrimoine québécois au gouvernement provincial en 1955, le 24 juin plus précisément, les Jardins de Métis sont revendus aux héritiers de la famille Reford en 1995.

Bref, tout en gardant l’esprit d’Elsie, ses descendants se sont aussi tournés vers l’avenir avec des expositions modernes et inusitées dans le cadre du Festival des Jardins qui déroule du 27 juin au 4 octobre 2009.

Outre les magnifiques fleurs et plantes du jardin, on peut aussi visiter la villa où vivait Elsie et son mari durant l’été. Maintenant on y mange (des fleurs entre autres) et on peut visiter une sorte de musée à la mémoire de la fondatrice.

Si nous avons fait la visite en 1 h 30, on peut réserver une journée complète à cet endroit. Si vous avez des enfants, des jeux les distrairont. Évidemment, après quelques minutes d’émerveillement devant les fleurs, ils perdront sûrement patience.

Pas les adultes. Les odeurs florales, l’harmonie parfaite entre les couleurs des fleurs et le vert des plantes et des arbres ravissent l’œil. Il faut prendre son temps pour goûter à ce plaisir visuel. Laissez-vous bercer par le vent, le soleil (qui n’était pas présent lors de notre visite), glissez-vous sur les fauteuils et regardez la mer, tout simplement. Les Jardins de Métis ce sont les vacances, les vraies…

Pour ceux qui connaissent le Jardin botanique de Montréal, c’est aussi beau, aussi magnifique, mais différent. L’un est urbain, l’autre plus campagnard, mais vraiment différent.

Les Jardins de Métis sont également cultivés sans pesticides. Alexander Reford a d’ailleurs participé au comité de consultation sur la réglementation interdisant plusieurs pesticides mis en place en 2006.

Sa constatation depuis l’arrêt des pesticides: les fleurs sont aussi belles, les oiseaux sont plus nombreux et les jardiniers sont plus heureux !

La suite de la visite en images !

Je vous rappelle que ce voyage est organisé et payé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie

La station touristique Duchesnay






Premier arrêt sur la route pour la Gaspésie: l’auberge Duchesnay. L’un des endroit pour dormir dans cette station touristique de la SEPAQ. Le plus cher à 186 $ la chambre en haute saison tel que le démontre la grille de tarifs. Pas donné. J’ai dormi dans des hôtels plus luxueux pour moins cher. Il y a des chalets, des pavillons. Notre passage est rapide. Une petite nuit. Pas le temps de profiter des nombreuses activités, de la piscine, du jacuzzi et des vélos.

J’ai quand même eu le temps de constater que l’air climatisé fonctionnait à mon arrivée dans la chambre. Il ne faisait pas si chaud que ça. Et comme le montre la photo que les multiples petits contenants et emballages sont toujours présents. Il y a la poubelle de recyclage mais bon la réduction a meilleur goût!

L’auberge offre aussi un restaurant sympathique avec un menu intéressant. Le tartare de saumon aux fraises, mangues et vanille surprenait.

Je rappelle que ce voyage est organisé et payé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie.

Intéressant, j’aurai aimé en essayer !



Le tour de la Gaspésie!!!

Je réalise un rêve, faire le tour de la Gaspésie. Je pars aujourd’hui pour Québec, nuit à l’Auberge Duchesnay, puis départ tôt demain matin pour les Jardins de Métis. Une semaine pour faire le tour de cette région que je ne connais pas mais dont tout le monde me parle. Une région que j’ai entrevue en allant au Salon du livre de Rimouski aux portes de la Gaspésie. C’était en novembre. J’avais été jusqu’à Matane, une ville dont l’entrée ne m’avait pas impressionnée.

Chaque jour, je vous promets un récit des visites de la journée. Car c’est une tournée de presse organisée et payée par Tourisme Gaspésie et la SEPAQ ( Société des établissements de parcs et plein air du Québec). On visitera donc les principaux parcs de la Gaspésie ainsi que les principaux attraits.

Je vous laisse avec la carte de cette tournée, je dois aller finir mes bagages!!!

Agrandir le plan

Quelques semaines à L.A.

Je prépare un séjour de trois semaines dans la banlieue de L.A. en août et septembre. Je n’y pars pas vraiment en vacances mais je vais jouer à la gardienne de chats. Il y a pire dans la vie.

Je serai donc assez seule dans cette grande ville où je ne connais presque personne. Outre le fait que j’ai l’intention de visiter San Diego, la plage, le parc Joshua Tree, Palm Spring, la plage, les montagnes de Santa Monica, la plage et San Francisco, j’aimerais y vivre quelques expériences et rencontrer des gens intéressants. Par exemple des personnes impliquées en environnement d’une manière ou d’une autre.

J’ai aussi l’intention de trouver une manière de faire du yoga sur la plage. Ça doit être divin avec le bruit des vagues. J’aimerais trouver un groupe pour faire de la randonnée. Aussi aller visiter une île au large de L.A. dont m’a parlé Mariève. Je ne me souviens plus du nom…

J’aimerais bien profiter de ces trois semaines pour pratiquer sérieusement mon anglais. Ça pourrait être en échange de cours de français. Je suis une ancienne professeur de français langue seconde d’ailleurs. J’ai enseigné plus de 5 ans aux fonctionnaires du gouvernement fédéral lorsque j’habitais Ottawa !!! Petite anecdote. J’ai donné des cours au fonctionnaire qui a pensé la TPS…Fascinant!

Bref, vous avez des contacts, des noms ou des conseils, je les prends ! Merci !

La carte de mon voyage Nevada-Californie en voiture

Je ne vous l’avais pas montré. Voici à quelques détails près la route que nous avons suivie. Nous avons dormi à Victorville, passé par Cima, Kelso, Bagdad cafe, Barstow, Victorville, Palmdale, Santa Paula, Ventura, Malibu, Santa Monica, Venice, etc. En deux jours. Départ le jeudi matin, arrivée le vendredi en fin d’après-midi. Nous avons pris notre temps, photos, dîner, souper !

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Vivre au coeur du désert


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Le depot centerUne amie que l’on peut trouver dans le désert, présenté au depot center


Lorsqu’on a traversé le désert de Mojave ou du moins la partie « Parc national », nous avons rencontré Lisa, bénévole au depot center à Kelso, une bourgade de 24 personnes au coeur de nul part ou plutôt au coeur du désert. Une ville fantôme, comme le dit Wikipedia, qui doit son nom à un travailleur qui a gagné un concours!

Lisa habite à cet endroit depuis plus d’un an car son mari travaille pour la compagnie de chemin de fer. Elle fait son magasinage à long terme à Las Vegas, qui se trouve à 100 miles soit environ 2h30 de voiture.

Comme le disait Mariève, il ne faut pas manquer de lait sinon on s’en passe. Car la plus proche épicerie ou dépanneur est à 1h30 à Baker. Lisa avait l’air très heureuse de son sort. Elle nous a fait envie en racontant le ciel étoilé du désert. Au point où on lui a demandé s’il y avait un endroit pour dormir à Kelso. Je crois qu’on se serait laissées tenter, mais non Kelso n’offre pas le gite, sauf si on est prêt à camper. Nous n’avions pas l’équipement, puis les serpents et autres habitants du désert nous inquiétaient.

Lisa nous a aussi déconseillé de grimper au sommet des dunes de Kelso en plein après-midi sous un magnifique soleil et une température d’environ 45 degrés celcius! Rassurez-vous, nous n’avions pas l’intention de le faire et ne l’avons pas fait. Nous sommes restées au pied des dunes, à lire dans un autre épisode.

Pour en savoir plus sur le désert, ses habitants, ses défis et la vie de Lisa, elle tient un blogue super intéressant, en anglais. Pour rêver et apprendre !

La face cachée de Las Vegas: Red Rock Canyon

Las Vegas est en plein milieu du désert. Ce qui fait qu’à quelques minutes du centre ville, on trouve de magnifiques et enivrants paysages comme le Red Rock Canyon. Nom qui vient des roches de grès de couleur rouge comme le mentionne Wikipedia. On voulait y faire une randonnée mais le manque de temps et la chaleur nous ont limités à une virée en voiture sur la route panoramique qui fait à peu près 12 ou 13 miles. On ne peut faire demi-tour car c’est un sens unique. On s’est fait prendre par la nuit mais ça vaut la peine. Quelques arrêts ont suffi pour contempler ce que nous offrez la nature et écouter le silence.

Malheureusement, ce silence (un baume après le bruit omniprésent des machines à sous et des cris de Vegas) était brisé par un idiot-pollueur nous offrant la musique de sa radio à fond, tout en laissant tourner le moteur évidemment. Certains ont vraiment du mal à respecter les autres et se moquent du silence nécessaire à l’admiration des excroissances de la Planète.

Au deuxième arrêt, je n’ai pu m’empêcher de lui en faire la remarque. Ça n’a rien changé mais ça m’a soulagé.

Un vidéo de 30 sec du paysage que l’on voyait de la voiture et la voix de notre charmante amie du GPS….

Souvenirs d’Hollywood


Ma super guide de L.A, Mariève, a sorti cette photo prise par Charles, son photographe personnel et son fiancé ou chum ou futur mari…Merveilleux souvenir de la visite de Hollywood. Un excellent photographe en passant. Vous vous en apercevrez en fouillant le blogue de Mariève.

Vegas, ville de tous les vices, vraiment?

Que va faire Cécile Gladel, l’écolo, à Las Vegas, m’ont demandé certains amis ? Je suis curieuse, je voulais découvrir cette ville que l’on dit de tous les vices. Je voulais aussi découvrir la ville qui constitue le décor d’une série que j’adore, Crime Scene Investigation – CSI ou les Experts pour les francophones. Et puis mes voisins, Lisa Marie Noël et David Bruneau allaient s’y marier, j’étais la seule témoin. Une occasion à ne pas manquer. Puis mon amie et collègue, Mariève Paradis venait nous y rejoindre.

Évidemment, la ville est bruyante, éblouissante avec ses néons, fausse avec ses répliques de la tour Eiffel et autres parties du monde comme Venise, mais surtout obscène dans son avidité pour l’argent, le sexe et l’alcool. Obscène aussi par le nombre de voitures, de grosses voitures qui ne cessent de faire tourner leur moteur pour la climatisation. Car il fait chaud à Vegas. Encore plus lorsque les moteurs tournent.

À Vegas, l’argent est le roi, l’alcool la reine. Tout est fait pour vous faire dépenser. Le plus possible. On vous donne des invitations VIP pour un bar, un club privé, une piscine privées ? Gratuit ? Pas vraiment, car le prix des cocktails, de la nourriture vous ruinera rapidement ! Un exemple. À mon arrivée, au club Wet Republic (invitations gratuites), j’ai payé 29 $ US (32 avec le pourboire = 38,28 $ CAD) pour un cocktail et un panini.

À Vegas, on boit donc partout, dans la rue, les piscines, partout. On fume aussi. Pas question de perdre des joueurs qui voudraient sortir griller une cigarette. On croise aussi de nombreux distributeurs de petites cartes montrant des images de filles à poil qui vous invitent à les appeler. Ils claquent leurs cartes pour vous attirer. Mes amis, Lisa et David, ont décidé, un soir, de prendre toutes les cartes qu’on leur tendait. La pile était imposante.

Vegas, c’est aussi le vieux quartier où tout a commencé. Moins clinquant, fringant, plus inquiétant plus quétaine, mais surtout plus authentique et sympathique. J’ai préféré.

Finalement, Vegas est une erreur. Et une double erreur car elle fut crée par les Mormons tel que le mentionne Wikipedia. Une ville en plein milieu du désert qui consomme et vit comme si l’eau et la nature étaient des ressources illimitées ne peut qu’être une erreur. Durant tout notre séjour, on s’est demandé qui avait eu la judicieuse idée de créer une ville à cet endroit.

J’ai rencontré à Santa Monica, par hasard, le frère de la journaliste et correspondante de Radio-Canada Anyck Beraud (une ancienne de la Rotonde comme moi), qui travaille pour le Cirque du Soleil à Las Vegas. Il y vit donc depuis plus d’un an. Il a décrit Vegas ainsi: «C’est la rue Crescent à la puissance 1000 que l’on aurait déposée au coeur de Laval». Ainsi, les touristes ne découvrent que la célèbre « strip », le Las Vegas boulevard alors que le reste de la ville ressemble à n’importe quelle autre ville.

Mes voisins qui ont habité six mois à Vegas me disaient hier que ce n’était pas la ville de tous les vices, mais seulement une image pour attirer les touristes. Ils me disaient que dans une soirée VIP, ils se sont fait virer et retourner manu militari sur le trottoir à peine 30 secondes après avoir allumé un joint. Tout dépend du vice finalement. Les États-Unis ont certains vices préférés.

Vegas c’est aussi le désert, omniprésent et les incroyables et magnifiques paysages comme le Red Rock Canyon dont je vous reparlerai. Cette virée vaut un billet à elle seule.

Ah oui, j’allais oublier. J’ai joué à Vegas, bien entendu. Et j’ai gagné. Je suis repartie avec 60$ de bénéfice. J’ai joué 25 $ offert par mon hôtel, le MGM, plus 2 $ de mes poches pour gagner 45 $ aux machines à sous. J’ai aussi testé la roulette (et aimé) pour la première fois de ma vie. En suivant l’experte Lisa j’ai gagné 15 $!