Se vêtir de manière plus éthique

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

La mode écolo était donc le sujet de ma chronique environnement avec Marie Plourde au 98,5 FM.

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Mise à jour du 30 avril 2013 : Avec l’effondrement de l’atelier au Bangladesh, il est temps de penser à acheter plus éthique et plus cher. Oui plus cher. Car le bas prix à un coût important. Souvent ce sont des gens qui payent ce bas prix de leur vie. Pour nourrir notre besoin de consommer. 

Les t-shirts que nous vendons pour financer RueMasson.com ne sont pas faits au Bangladesh, ils sont confectionnés en Inde, dans une coopérative, certifiés équitables et fabriqués en coton biologique. Ils ne coutent pas 8 $, mais 28 $. Ils sont vendus à la boutique Les Coureurs de Jupon sur Masson, qui est une boutique où l’on trouve des designers locaux.

Les Coureurs de Jupons sont ouverts depuis plus d’un an.

Moutain Equipment Coop a aussi une politique d’approvisionnement éthique et des vérifications régulières auprès de ses fournisseurs asiatiques.

À Hull (Gatineau), il y a la boutique Le Local sur la rue Eddy. Dans la même veine que les boutiques écolos. On y trouve des vêtements de designers locaux, des accessoires et plus.

J’ai oublié des boutiques, des designers, des idées d’achats locaux ? Merci de les mentionner dans les commentaires.

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Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Voici ce qu’on peut lire sur son site internet : « En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être « du-rable».»

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Faut-il plus de rues piétonnes ?

Intéressante discussion ce matin à l’émission d’Isabelle Maréchal, animée par Marie Plourde durant l’été, sur les rues piétonnes. Est-ce un moyen pour revitaliser un quartier ? Une rue commerciale? J’en discutais avec le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, qui comme moi, ne pense pas que les rues piétonnes sont la panacée. La discussion est ici.

La piétonnisation est souvent vu comme la mort pour les commerçants qui l’avaient refusé les fins de semaine de l’été sur Masson. Pourtant, ce sont les mêmes commerçants qui organisent les ventes-trottoir et ferment les rues ?

Évidemment, la piétonnisation n’est pas la solution, loin de là, pour toutes les rues. Nous ne sommes pas en Europe avec une forte densité urbaine. Il y a bien des solutions pour verdir, revitaliser et améliorer nos rues avant de les fermer.

La rue Masson piétonne le temps d’une vente trottoir. Photo : Cécile Gladel

La violence inacceptable envers un élu

Parlant de Luc Ferrandez, pour ceux qui veulent le diaboliser (car il semble être le paratonnerre de toutes les personnes qui pensent que la circulation va mal à Montréal), il n’est pas un adepte de la rue piétonne à tout prix. C’était la première fois que je le rencontrais en personne et il est très sympathique. L’un des rares politiciens qui ne pratiquent pas la langue de bois.

Par ailleurs, je n’arrive pas encore à comprendre la violence des citoyens envers Luc Ferrandez. Un citoyen l’a insulté et a craché devant lui alors qu’il se promenait avec son bébé !?!. Lors d’une assemblée publique sur la fermeture de la rue Marie-Anne au niveau du parc Baldwin, un citoyen s’est levé en disant qu’il fallait le trouver et lui casser les deux jambes. Il a été chaudement applaudi. Quand un citoyen s’est levé pour dire qu’il ne fallait pas exagérer, il a été hué. Pardon ?!?

On peut être en total désaccord avec un élu (ou toute autre personne), mais rien, absolument rien, n’excuse ce type d’attitude indigne d’un être humain. Ce type de violence doit être dénoncée. Peut-on discuter et donner son opinion sans menacer, insulter ou cracher sur quelqu’un ? J’en avais déjà parlé d’ailleurs dans un autre billet.

J’en parlais aussi lors des manifestations ce printemps et que les manifestants se rendaient devant la résidence de Jean Charest. Inacceptable. Devant la résidence de chroniqueur. Tout aussi inacceptable.

L’automobile rend violent ?

Pourquoi les êtres humains et ici les automobilistes deviennent si violents et intolérants quand on réduit leur marge de manoeuvre ? Est-ce que l’auto nous rend inhumains? Je n’ai jamais vu ce type de réaction en Europe. On peut sabrer dans les services de santé, dans l’éducation et plus, sans que presque personne ne s’en formalise, mais osez changer le sens de quelques rues, restreindre un peu la marge de manoeuvre des automobilistes et on vous traite comme le pire des criminels. Il faudrait qu’un psychologue m’explique ? Pourquoi l’automobiliste devient violent ? On peut aussi parler des cas de rages au volant…

Et je m’inclus, quand je conduis, je suis une championne chialeuse. Mais je conduis beaucoup moins vite depuis que je couvre les conseils d’Arrondissements de Rosemont-La Petite-Patrie et que j’entends chaque mois des citoyens se plaindre de la vitesse sur leur rue. En ville, je respecte scrupuleusement les limites de vitesse maintenant. Je ne voudrais pas renverser un enfant, un cycliste…

Évidemment, il y a des cyclistes violents aussi. Mais ce n’est pas mon cas, je suis beaucoup plus sereine et tranquille quand je pédale que lorsque je conduis. Il faut vraiment en parler à un psychologue.

Un Parc olympique qui se cherche

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Le stade illuminé. Photo : Cécile Gladel

À quelques jours des Jeux olympiques de Londres, parlons du Parc olympique de Montréal qui est en pleine recherche d’identité et en quête de transformation. Le rapport final sur son avenir sera remis fin 2012. C’est Lise Bissonnette qui préside le comité.

Mais le Parc olympique doit surtout être en quête de verdissement. Cet espace entièrement bétonné, signe de la mode des années 70 a vraiment besoin d’un rafraîchissement, des plantes, des arbres, du vert et de la beauté. Le béton est fatigué, il est donc temps de rajeunir le tout.

Plusieurs projets voient le jour depuis le printemps. Un nouveau bistro s’installera dans l’ancienne boutique des Expos dès l’automne, une nouvelle du Journal de Rosemont, l’Esplanade qui s’anime les premiers vendredi du mois avec la bouffe de rue et plus d’activités, une fin de semaine de cirque, un festival fin août ExpérienceMtl avec un concert de Malajube le 24 août. Bref, cet endroit pourrait devenir un véritable lieu de rencontre, de rendez-vous et une petite Place des arts pour les Montréalais de l’Est. On peut aussi y avoir des spectacles en tout genre, des festivals. Bref, tout est possible.

L’un des principaux problèmes est l’accès, surtout pour les citoyens du Nord et de l’Ouest. Le quadrilatère du Parc olympique est isolé par des quasi-autoroutes. Sherbrooke et Pie IX ne sont pas très agréables à pied et en vélo. Ces deux artères, surtout l’intersection, semblent totalement réservées à l’automobile. Pour ouvrir le Parc olympique sur Rosemont (ou le contraire) et sur l’ouest d’Hochelaga-Maisonneuve, il faudrait repenser l’intersection, ralentir les voitures qui utilisent la rue Sherbrooke comme une piste de course.

Il faudrait rétrécir ces rues, y inclure une voie réservée aux autobus et des pistes cyclables tout en élargissant les trottoirs. À l’intersection, on devrait planter des arbres, sur les côtés et au centre. Il faudrait aussi ouvrir l’Esplanade un peu plus et la publiciser, car il est difficile de la voir du Jardin botanique. On peut d’ailleurs se demander pourquoi on a coupé les arbres que l’on voit sur la photo de 1956 par rapport à celle de 2012 prise par Jean-Philippe Pleau.

Un album photo du stade olympique et ses anneaux

Le Stade et ses anneaux olympiques. Photo : Cécile Gladel

L’assistance vélo chez CAA Québec

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Signe que les temps changent, le CAA Québec s’intéresse maintenant aux cyclistes et vient de lancer son service d’assistance pour les cyclistes en panne pour ses membres. Votre chaine brise, les freins vous lâchent ou plus de façon plus commune, vous êtes victime de crevaison ? Vous appelez le CAA Québec et un patrouilleur vous amènera à l’endroit de votre choix.

CAA Québec offre ce service à ses membres sans tarif spécial pour les cyclistes sans voiture qui voudrait devenir membre pour en bénéficier. Le porte-parole Cédric Essiminy soulignait qu’il n’était pas exclu à l’avenir que le CAA Québec offre des tarifs de membres différents pour les cyclistes et les motocyclistes, mais que ce n’était pas envisagé pour le moment.

Donc si vous n’avez pas de voiture et que vous n’êtes pas membre, vous pouvez le devenir et vous aurez le même tarif et les mêmes conditions qu’un automobiliste.

Le CAA Québec a également envisagé d’offrir un service de réparation de base comme la crevaison, mais ne peut le garantir. « Il y a des vélos de 200 $, d’autres de 5 000 $, on ne peut pas offrir le réparer de la même manière et tous nos patrouilleurs n’ont les qualifications nécessaires. La meilleure solution est donc d’envoyer un véhicule, léger si possible, pour amener le cycliste et son vélo à l’endroit de son choix », souligne Cédric Essiminy.

Évidemment il faut que l’endroit où le cycliste est en panne soit accessible par la route.

En ville, chaque fois que j’ai été victime d’une crevaison (et ça m’est arrivé assez souvent), j’étais toujours assez proche d’une boutique de réparation de vélo ouverte. Une seule fois, j’ai été victime d’une crevaison un soir à 23 h et j’ai marché pendant 1 h pour retourner chez moi. Pas pratique avec une roue à plat. Outre le CAA Québec, on peut appeler un taxi, prendre le métro ou appeler un ami.

Il serait bien maintenant que le CAA Québec offre un service et un tarif plus spécifique pour les cyclistes. À surveiller.

Le quotidien d’une cycliste : les automobilistes souffrent d’amnésie cycliste en hiver?

Cet après-midi, par une température clémente et un magnifique soleil, je suis sortie en vélo. Il y a de la glace le long des rues seulement, mais la chaussée était sèche. Idéale pour une sortie cycliste hivernale (je ne prends pas encore mon vélo quand il neige, je n’ai pas mes pneus clous ou un vélo avec trois roues comme celui-ci utilisé par le co-propriétaire de Dumoulin Bicylettes).

Sauf que la température ne semblait pas idéale pour les automobilistes semblent-ils. Sauf un qui m’a gentiment remercié de lui l’avoir laissé passé dans une rue rendue étroite par les bords glacés. Le geste de la main est assez rare de la part des automobilistes pour que je le signale.

En roulant sur Masson, puis St-Joseph, ensuite Gilford et Mont-Royal, les automobilistes ne m’ont que doublé en me collant de trop proche. Je sais que la Saint-Valentin approche, mais j’aime mon espace quand je roule. Et c’est franchement désagréable de sentir le rétroviseur jouer du coude avec nous. Sans compter la jeune femme qui a ouvert sa portière alors que j’arrivais à son niveau, l’autre qui m’a coupé la route en tournant ou la fourgonnette blanche qui a lentement mais surement grillé le feu rouge (le orange avait tourné) à l’un des carrefours les plus dangereux de Montréal: Iberville/St-Joseph surnommé le tunnel de la mort.

Bref, l’hiver n’est pas exclusivement réservé aux voitures dans nos rues. La preuve est que j’ai croisé de nombreux cyclistes et les photos sur ce blogue en montrent aussi. Est-ce que le nombre grossissant fera un jour la différence ?
Soulignons aussi un événement de sensibilisation au vélo d’hiver cette fin de semaine, partout au Québec.

Les îlots urbains de chaleur à C’est ça la vie

Cet automne, je ferai des chroniques écolos à l’émission C’est ça la vie à Radio-Canada. La première était diffusée aujourd’hui, enregistrée vendredi à Ottawa, ma ville canadienne d’accueil.

J’y parlais des îlots urbains de chaleur et de leur impact sur la hausse des températures, mais aussi de la gestion des eaux fluviales. J’en avais déjà parlé au 98,5 FM l’an dernier.

La chronique, en deux parties, est sur le site web de l’émission. Dans la première partie, je commente le reportage sur Baldwin Baldwin, un personnage haut en couleurs qui récupère le bois des granges. Très intéressant comme initiative. À voir également.

La deuxième partie est sur le sujet de ma chronique, les îlots urbains de chaleur.

Réno à saveur écolo pour une nouvelle proprio!

Quand on devient propriétaire, comme je le suis devenue en août 2010, et qui est raconté dans un article du Elle Québec d’octobre 2011 sur le cohabitat (la photo, mais rien en ligne pour le moment), on tente par tous les moyens de concilier l’environnement et les rénovations. Pas toujours facile. Je ne suis pas encore une grande spécialiste des rénovations, mais j’apprends. Je vous reparlerai une autre fois du toit vert artisanal que l’on a fabriqué pour notre cabanon. Pour le moment, parlons numéro des adresses…

En fin de semaine, on a commencé le relooking de notre façade qui en arrache. Peinture et sablage dans le désordre.

Petit truc. Pour les chiffres de nos adresses, on pensait en acheter des nouveaux tant leur apparence était désolante. Pendant que j’aidais Éric sur la construction du toit vert, Stéphanie passait son temps en tentant de trouver un moyen pour sauvegarder les chiffres de nos adresses. Elle s’est mis à les sabler. Et surprise le résultat est magnifique. On les a donc sablé (assez facile et rapide, il n’y avait que 8 chiffres). Ensuite, la version beaucoup moins écolo, Stéphanie leur a pulvérisé une couche protectrice pour éviter qu’ils ne s’oxydent. Et voilà, il ne restait plus qu’à les revisser à leur place.

Il suffit de sabler avec un papier fin, et voilà... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo


La différence entre les deux chiffres, sablés et non sablés... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo

Et voilà le résultat final.