Se vêtir de manière plus éthique

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

La mode écolo était donc le sujet de ma chronique environnement avec Marie Plourde au 98,5 FM.

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Mise à jour du 30 avril 2013 : Avec l’effondrement de l’atelier au Bangladesh, il est temps de penser à acheter plus éthique et plus cher. Oui plus cher. Car le bas prix à un coût important. Souvent ce sont des gens qui payent ce bas prix de leur vie. Pour nourrir notre besoin de consommer. 

Les t-shirts que nous vendons pour financer RueMasson.com ne sont pas faits au Bangladesh, ils sont confectionnés en Inde, dans une coopérative, certifiés équitables et fabriqués en coton biologique. Ils ne coutent pas 8 $, mais 28 $. Ils sont vendus à la boutique Les Coureurs de Jupon sur Masson, qui est une boutique où l’on trouve des designers locaux.

Les Coureurs de Jupons sont ouverts depuis plus d’un an.

Moutain Equipment Coop a aussi une politique d’approvisionnement éthique et des vérifications régulières auprès de ses fournisseurs asiatiques.

À Hull (Gatineau), il y a la boutique Le Local sur la rue Eddy. Dans la même veine que les boutiques écolos. On y trouve des vêtements de designers locaux, des accessoires et plus.

J’ai oublié des boutiques, des designers, des idées d’achats locaux ? Merci de les mentionner dans les commentaires.

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Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Voici ce qu’on peut lire sur son site internet : « En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être « du-rable».»

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

L’assistance vélo chez CAA Québec

Image

Signe que les temps changent, le CAA Québec s’intéresse maintenant aux cyclistes et vient de lancer son service d’assistance pour les cyclistes en panne pour ses membres. Votre chaine brise, les freins vous lâchent ou plus de façon plus commune, vous êtes victime de crevaison ? Vous appelez le CAA Québec et un patrouilleur vous amènera à l’endroit de votre choix.

CAA Québec offre ce service à ses membres sans tarif spécial pour les cyclistes sans voiture qui voudrait devenir membre pour en bénéficier. Le porte-parole Cédric Essiminy soulignait qu’il n’était pas exclu à l’avenir que le CAA Québec offre des tarifs de membres différents pour les cyclistes et les motocyclistes, mais que ce n’était pas envisagé pour le moment.

Donc si vous n’avez pas de voiture et que vous n’êtes pas membre, vous pouvez le devenir et vous aurez le même tarif et les mêmes conditions qu’un automobiliste.

Le CAA Québec a également envisagé d’offrir un service de réparation de base comme la crevaison, mais ne peut le garantir. « Il y a des vélos de 200 $, d’autres de 5 000 $, on ne peut pas offrir le réparer de la même manière et tous nos patrouilleurs n’ont les qualifications nécessaires. La meilleure solution est donc d’envoyer un véhicule, léger si possible, pour amener le cycliste et son vélo à l’endroit de son choix », souligne Cédric Essiminy.

Évidemment il faut que l’endroit où le cycliste est en panne soit accessible par la route.

En ville, chaque fois que j’ai été victime d’une crevaison (et ça m’est arrivé assez souvent), j’étais toujours assez proche d’une boutique de réparation de vélo ouverte. Une seule fois, j’ai été victime d’une crevaison un soir à 23 h et j’ai marché pendant 1 h pour retourner chez moi. Pas pratique avec une roue à plat. Outre le CAA Québec, on peut appeler un taxi, prendre le métro ou appeler un ami.

Il serait bien maintenant que le CAA Québec offre un service et un tarif plus spécifique pour les cyclistes. À surveiller.

Les îlots urbains de chaleur à C’est ça la vie

Cet automne, je ferai des chroniques écolos à l’émission C’est ça la vie à Radio-Canada. La première était diffusée aujourd’hui, enregistrée vendredi à Ottawa, ma ville canadienne d’accueil.

J’y parlais des îlots urbains de chaleur et de leur impact sur la hausse des températures, mais aussi de la gestion des eaux fluviales. J’en avais déjà parlé au 98,5 FM l’an dernier.

La chronique, en deux parties, est sur le site web de l’émission. Dans la première partie, je commente le reportage sur Baldwin Baldwin, un personnage haut en couleurs qui récupère le bois des granges. Très intéressant comme initiative. À voir également.

La deuxième partie est sur le sujet de ma chronique, les îlots urbains de chaleur.

Réno à saveur écolo pour une nouvelle proprio!

Quand on devient propriétaire, comme je le suis devenue en août 2010, et qui est raconté dans un article du Elle Québec d’octobre 2011 sur le cohabitat (la photo, mais rien en ligne pour le moment), on tente par tous les moyens de concilier l’environnement et les rénovations. Pas toujours facile. Je ne suis pas encore une grande spécialiste des rénovations, mais j’apprends. Je vous reparlerai une autre fois du toit vert artisanal que l’on a fabriqué pour notre cabanon. Pour le moment, parlons numéro des adresses…

En fin de semaine, on a commencé le relooking de notre façade qui en arrache. Peinture et sablage dans le désordre.

Petit truc. Pour les chiffres de nos adresses, on pensait en acheter des nouveaux tant leur apparence était désolante. Pendant que j’aidais Éric sur la construction du toit vert, Stéphanie passait son temps en tentant de trouver un moyen pour sauvegarder les chiffres de nos adresses. Elle s’est mis à les sabler. Et surprise le résultat est magnifique. On les a donc sablé (assez facile et rapide, il n’y avait que 8 chiffres). Ensuite, la version beaucoup moins écolo, Stéphanie leur a pulvérisé une couche protectrice pour éviter qu’ils ne s’oxydent. Et voilà, il ne restait plus qu’à les revisser à leur place.

Il suffit de sabler avec un papier fin, et voilà... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo


La différence entre les deux chiffres, sablés et non sablés... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo

Et voilà le résultat final.

Le quotidien d’une cycliste : le malotru du volant, et le gentil..

Ce matin, alors que je roule tranquillement sur Dandurand, dans le Vieux-Rosemont, trop proche des voitures stationnées à mon goût, le chauffeur d’une camionnette de compagnie me klaxonne et me double dangereusement en me frôlant. Je proteste en levant la main. Il freine brusquement au milieu de la chaussée sans raison pour redémarrer alors que j’approche de lui.

Dommage je lui aurais gentiment expliqué qu’on ne klaxonne pas sans raison les cyclistes (ça nous surprend et ça fait peur pour rien), on les double en prenant soin d’avoir une distance raisonnable et finalement on ne freine pas pour rien dans une rue, humide de surcroît, il a même dérapé légèrement.

J’ai aussi pris ça pour une tentative d’intimidation. Je n’ai pas été assez vite pour prendre une photo du camion afin de l’envoyer à la compagnie de débouchage de drain en question.

Heureusement, quelques minutes plus tard, le chauffeur d’une camionnette d’une autre compagnie m’a gentiment laissé le passage et m’a doublé en prenant ses distances. Tout le monde n’est pas dangereux au volant. Une chance que l’on croise aussi des automobilistes respectueux.

Le quotidien d’une cycliste : Le bonheur de la nouvelle piste cyclable sur Laurier

La nouvelle rue Laurier. Photo: Cécile Gladel

J’ai emprunté la nouvelle voie cyclable sur Laurier pour la première fois il y a quelques jours depuis les changements du printemps. Laurier est devenue une rue à sens unique vers l’est avec deux voies cyclables de chaque côté dans les deux directions est et ouest. Bonheur.

J’ai souvent eu l’occasion de passer en vélo sur l’ancienne rue Laurier et les voitures nous frôlaient toujours, même quand on roulait à quelques millimètres du trottoir. Ce changement est vraiment une véritable amélioration pour la sécurité des cyclistes, même si les automobilistes n’ont pas encore avalé les changements mis en place par l’administration Ferrandez. J’avais d’ailleurs écrit un texte sur le traitement qu’on lui avait réservé.

Maintenant, j’ai vraiment hâte que le reste de l’avenue Laurier de Brébeuf à Papineau soit aussi doté de deux voies cyclables !

Concernant ces changements, j’ai rencontré dernièrement plusieurs personnes qui habitent le quartier concerné et qui sont absolument ravis des changements. Ils n’ont pas de voiture et n’habitent pas sur la rue Chambord qui semble avoir reçu un flot de circulation supplémentaire.

Deux de ces personnes habitent sur Christophe-Colomb et me soulignaient que le bruit a diminué car les camions n’empruntent plus cette artère. Bref, les citoyens de l’extérieur du Plateau ont chialé, mais pas les résidents. Qui a raison?

Le quotidien d’une cycliste : un problème criant, les maudits écouteurs en roulant…

Combien de cyclistes croise-t-on avec des écouteurs sur les oreilles ? Beaucoup en effet. Un tel fléau que la police a décidé d’agir et de lancer une vaste opération demain mercredi pour sensibiliser la population cycliste.

Même QMI a sorti la caméra pour s’intéresser à ce gravissime problème. Vite une grande enquête journalistique sur cette malédiction.

En fait, pour être juste, tous les médias ont sorti les caméras, Cyberpresse et Radio-Canada aussi.

Oui, je suis ironique. Même si je trouve que ce n’est pas du tout une bonne idée d’avoir des écouteurs quand on roule en vélo, ce n’est pas une catastrophe et un énorme danger. Il y a pire. J’en vois souvent en effet, surtout des cyclistes en Bixi. Chaque fois, j’ai envie de leur dire que c’est illégal et que c’est dangereux, mais ils ne m’entendent pas…

Alors je passe mon chemin, car je croise beaucoup plus d’automobilistes qui parlent encore avec leur téléphone cellulaire en conduisant. Rappelons qu’une voiture avec un chauffeur inattentif est beaucoup plus dangereuse qu’un cycliste qui n’entend pas.

Alors, demain soyez vigilant et écoutez la musique du bruit de la ville au lieu du dernier album de Céline Dion. Car je suis persuadée que tous les cyclistes l’écoutent…

Le quotidien d’une cycliste : même sur le Tour de France, les automobilistes heurtent les cyclistes… (MàJ)

L'accident avec une voiture de France Télévision qui a été exclue du Tour.


Vous voulez voir ce que ça fait de se faire rentrer dedans pas une voiture quand on roule en vélo ? Regardez le début de la vidéo suivante, c’est spectaculaire, je vous avertis.

Saisissante, car ces coureurs du Tour de France roulaient à 60 km/h, l’un d’eux a été projeté sur des fils barbelés, ces jambes étaient en sang.

On ne sait pas si les deux cyclistes pourront continuer le Tour. Dans leur malchance, ils ont la chance d’une journée de congé demain lundi.

Bref, il est stupéfiant et dérangeant de voir qu’en milieu protégé (les routes sont fermées lorsque le Tour de France passe), lors d’un événement sportif, les automobilistes peuvent encore blesser des cyclistes.

Quand une voiture double un cycliste trop rapidement, le frôle, se rabat presque sur nous ou ne laisse pas une distance de sécurité en nous doublant, c’est l’accident qui peut se produire. À méditer pour y penser la prochaine fois que vous doublez un cycliste. Laissez au moins 1,5 mètre en vous et le vélo.

Si vous ne pouvez doubler de manière sécuritaire, restez derrière et attendez. Un point c’est tout. En ville, la vitesse est généralement limitée à 40 km/h et vous serez probablement arrêté à un prochain feu de circulation et le cycliste que vous venez de doubler en le frôlant et en mettant sa vie en jeu vous rattrapera…

Autre article sur le Tour de France qui est en Auvergne dans ma région natale.

L’affaire fait du bruit en France, le Journal L’équipe souligne que la voiture n’avait pas respecté les consignes, que la voiture est exclue et les coureurs se plaignent que souvent les voitures les frôlent. Inadmissible dans une épreuve pour les cyclistes.

Ironiquement, la voiture était identifiée à France Télévision qui s’excuse faiblement. Je suivais le tour sur France Télévision via RFO et les commentateurs n’ont jamais mentionné que la voiture était de leur équipe. France Télévision, la télévision publique en France, couvre le Tour de France depuis longtemps…

Oublions la banlieue, on peut aussi élever des enfants en ville et connaître ses voisins!

Une ruelle habitée

Un article de La Presse ce matin détruit quelques mythes selon lesquels on ne peut élever une famille en ville et qu’on ne connait pas ses voisins. Plusieurs rabâchent que c’est impossible d’élever leurs enfants à Montréal en évoquant leurs raisons de déménager en banlieue. Faux. On élève très bien les enfants en ville.

Je vis exactement la même situation que ce couple du Plateau, excepté que les enfants ce ne sont pas les miens, mais ceux de mes voisins. Et il y en a des enfants dans mon quartier. Dans la ruelle, il y en a plus d’une quarantaine qui joue ensemble, alors que les parents sont assis avec une coupe de vin ou une bière à discuter.

Juste autour de chez moi en haut de la ruelle, il y Arthur, Charlotte, Tess, Zoyia, Pénélope, Louis-Ferdinand, Joseph-Emmanuel, Arnaud, Clémence, Mathilde…et j’en oublie plein. Ce sont les enfants que je connais bien et qui me parlent presque quotidiennement. Qui agace ou parle à notre chien Napoléon quand celui-ci leur aboie après quand il a peur.

Ce sont des enfants qui me lancent des allo quand j’arrive chez moi en vélo. D’autres qui s’amusent avec moi et me sautent dans les bras pour que je les fasse rire. Une autre qui veut que je lui mette mon vernis bleu sur les ongles des pieds, un autre qui m’offre un truc qu’il a fabriqué avec des plantes. Bref c’est une vie de quartier riche et intéressante.

Des voisins que l’on côtoie au quotidien, qui nous donne des conseils de rénovation, qui nous masse (ma voisine immédiate est massothérapeute), avec qui on fait des projets de ruelle verte, qui nous donne des vivaces ou des framboisiers, qui nous prête leur gant de baseball quand on a un match dans une heure et pas de gants, qui s’occupent de nos chats quand on est absente, qui nous donne des nouvelles pour notre média hyperlocal et qui nous offre aussi parfois un verre de vin.

C’est donc ma vie dans un quartier de Rosemont où je connais presque tous mes voisins, que ce soit ceux à proximité, que ceux de toute ma ruelle. Et c’est ainsi dans le quartier. Les gens se parlent beaucoup et connaissent leurs voisins.

Est-ce que c’est ainsi dans les banlieues faites pour les voitures avec certaines rues sans trottoir. Les enfants jouent dans leurs cours arrière, parfois avec leurs amis, des voisins ou autres, mais ils n’ont pas tout l’univers d’une ruelle où ils jouent sans fin, sans avoir besoin que les parents les occupent.

Mais je ne parle pas de la vie en campagne, dans un village qui s’apparente à notre vie de quartier, sans la beauté de la nature évidemment.

Une ruelle devenue lieu de vie
On a même fait barrer deux entrées sur quatre de la ruelle pour avoir plus de tranquillité et surtout de sécurité pour les enfants comme le rapporte l’article dans RueMasson. Sans oublier l’article sur le monde d’emploi des ruelles vertes. L’album photo de l’article montre combien les ruelles peuvent être des espaces de vie magnifiques.

D’ailleurs, de nombreuses personnes ne savent pas que l’utilisation de la ruelle comme voie de transit est interdite, en particulier dans Rosemont:

R.R.V.M., c. C-4.1 RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT À L’ÉGARD DE L’ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT–LA PETITE-PATRIE (CODIFICATION ADMINISTRATIVE). Article 14. Le conducteur d’un véhicule routier ne peut circuler dans une ruelle à seule fin de passer d’une rue à une autre.

Le quotidien d’une cycliste : attention aux camions de déménagements…

Ce camion m'avait doublé dangereusement

Ces jours-ci, des milliers de personnes déménagent et on se retrouve avec des centaines de chauffeurs de camions totalement inexpérimentés et dangereux sur la route.

Ce soir, j’ai constaté que les camions sont plus nombreux, et plusieurs me dépassaient en me frôlant, en me faisant une queue de poisson. Les camions sont évidemment plus dangereux pour les cyclistes, car plus gros. Ils font très mal si on s’y frotte. Il faut aussi tenir compte du fait que leur visibilité est moindre.

Déjà que certaines personnes conduisent mal leur voiture, imaginez un camion…Cycliste, roulez sur les trottoirs pour les prochains jours… mettez vos casques…

Le quotidien d’une cycliste: des utilisateurs de Bixi incontrôlables?

Il n’y a pas que certains automobilistes qui font comme si les cyclistes n’existaient pas, quelques utilisateurs de Bixi aussi. Même si j’apprécie grandement ce service et que je crois que le Bixi est une belle réalisation montréalaise et québécoise qu’il faut importer, j’ai quelques bémols sur les utilisateurs occasionnels.

Patrick Lagacé en parle, et j’ai noté la même chose, certains Bixeux ne connaissent pas les us et coutumes de la conduite cycliste. Ils pédalent sans se préoccuper des autres, coupent les autres cyclistes, roulent rapidement sur les trottoirs et à contre-sens. Bref, on sent le manque d’habitude de la conduite cycliste.

J’en voyais l’autre jour qui prenaient leur Bixi pour un tout terrain et s’amusaient à rouler sur une roue, tout en roulant sur le trottoir rapidement sans se préoccuper des piétons qui y marchaient.

Sans compter ceux qui prennent le Bixi en état d’ébriété après un 5 à 7 bien arrosé au centre-ville. C’est moins cher que prendre le taxi, mais ça peut coûter cher, puisqu’il est autant interdit de rouler en voiture qu’en vélo lorsqu’on dépasse la limite permise niveau alcool. J’en parlais dans un article écrit pour RueMasson.
Un cycliste qui se fait arrêter en état d’ébriété, ou pire qui cause un accident, verra son permis de conduire pénalisé au même titre que s’il était automobiliste.

Y-a-t-il un moyen d’éduquer les utilisateurs occasionnels de Bixi sans remettre en cause ce service essentiel ?

Le quotidien d’une cycliste : pourquoi je roule au milieu de la route…

J’exagère, mais je dirai plutôt pourquoi je roule à une bonne distance des automobiles stationnées plutôt que de me coller contre elle quand je suis en vélo. C’est simple. Je pense toujours qu’une portière pourrait s’ouvrir et je me place à distance d’une portière ouverte pour ne pas la frapper. Et j’ai le droit de rouler ainsi m’a confirmé un policier. Car je le fais pour ma propre sécurité.

Malheureusement pour tous les autres automobilistes qui me suivent, et qui parfois nous klaxonnent ou nous frôlent dangereusement et trop rapidement pour nous dépasser, ils doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. Mais c’est ainsi, c’est pour me protéger de tous les automobilistes (et leurs passagers) qui ouvrent leurs portières sans regarder si un cycliste (ou une moto, un scooter) comme dans cette publicité s’en vient.

Je ne veux pas être la cycliste qui va foncer dans cette portière ouverte, alors je roule plus loin pour ma sécurité. J’en suis désolée pour les automobilistes qui doivent attendre d’avoir la voie libre pour me doubler. En passant, vous pouvez franchir une ligne continue pour doubler un « véhicule » lent. Mais bon à Montréal, la vitesse sur les petites rues est limitée à 30 ou 40 km/h en général, et souvent, ils vont attendre au prochain feu rouge.

Finalement, on rend service à tous les résidents du quartier en ralentissant la circulation et aux automobilistes en faisant baisser leur consommation d’essence ! Plus sérieusement, il serait temps de mettre sur pied une bonne campagne de sensibilisation à l’ouverture de portières, pas seulement pour les chauffeurs, mais aussi pour les passagers. Et surtout d’augmenter l’amende. 30 $ est un montant ridicule quand on pense qu’un tel geste peut tuer quelqu’un!

Le quotidien d’une cycliste : parfois j’utilise les trottoirs!

Le viaduc Saint-Joseph-Iberville

Les piétons se plaignent souvent des cyclistes qui roulent sur le trottoir. Avec raison. Trop souvent les cyclistes y roulent à la même vitesse que sur la route, comme s’ils avaient la priorité. Ils ne l’ont pas. De la même manière que les cyclistes ont la priorité sur les pistes cyclables, les piétons sont maîtres et rois sur les trottoirs.

Je l’avoue. Parfois je prends les trottoirs. Pourquoi ? Car j’estime que je ne suis pas en sécurité dans la rue. Je préfère donc me rabattre sur le trottoir. Quand je le fais, je roule toujours très lentement, prête à m’arrêter à tout moment pour laisser passer un piéton, disons que parfois je roule pour ainsi dire les pieds à terre. Je ne frôle pas les piétons, je garde une bonne distance avec eux et je leur laisse toujours la priorité. Je sais je pourrais descendre de bicyclette. Mais j’occuperais le double de la place et quand il n’y a personne, je ne vois pas pourquoi je ne peux pas rouler. Toujours lentement.

Mais il y a un endroit où j’utilise TOUJOURS le trottoir : quand je passe sous un viaduc. Particulièrement ceux que j’utilise souvent : les viaducs Masson (entre Iberville et Delorimier) et Saint-Joseph (et Iberville dit le tunnel de la mort). Heureusement, le viaduc Masson sera réaménagé cet été pour y inclure une piste cyclable. Tant mieux. Pas celui de Saint-Joseph, qui malgré les améliorations au fil des années, est toujours aussi dangereux.

Imaginez-vous entre l'espace de l'autobus et du muret. C'est la place que m'avait laissée l'autocar quand il m'avait doublée.

J’ai failli m’y faire écrabouiller par un autocar (pas de la STM, mais ils sont aussi dangereux). Il y a quelques années, au moment où je passais Iberville et j’entrais dans le tunnel, l’autobus m’a dépassée en me frôlant. J’ai eu la peur de ma vie. Je n’ai plus pédalé, respiré pendant les quelques secondes qu’il passé. Je me suis concentrée pour ne pas dévier de ma route, pour ne pas faire un faux pas, pour ne pas tomber, sinon j’étais morte. Mon coeur battait à la chamade.

J’ai eu très peur et je me suis promis que jamais je ne voulais revivre cette expérience. J’ai donc décidé d’utiliser les trottoirs sous les viaducs, toujours en laissant la priorité aux piétons et en les respectant. Si jamais je me fais arrêter par la police, je leur dirais que je préfère une amende à ma sécurité et à ma vie.

Du vélo en hiver, pas facile

Montréal et plusieurs arrondissements se glorifient de leur réseau blanc cyclable. Après quelques tours de bicyclette entre Rosemont et Hochelaga un vendredi après-midi, je reste traumatisée par la manière dont les automobilistes ignorent totalement les cyclistes. Les piétons aussi sont ignorés des quatre roues.

Mon vélo au retour de ma virée en vélo. Aussi sale que je l'étais

Deux jours après la tempête de neige, par une température plus clémente, je me suis dit que les rues étaient plus praticables, même couverte de slush. J’avais raison, mais j’avais oublié les automobilistes. Je suis sortie traumatisée de ma virée en vélo hivernale, mais rien pour me décourager de ne pas continuer.

Tout d’abord, les cyclistes n’ont plus de pistes réservées pour se déplacer l’hiver. Nous sommes donc obligés d’utiliser les rues. Ne me parlez pas de la piste de la rue Rachel que l’arrondissement déneige. Couverte de neige, je n’ai pas osé l’utiliser de peur d’y glisser. Les trottoirs sont aussi couverts de neige pour la marche souvent pénible pour les piétons, les poussettes, les fauteuils roulants. Les automobilistes semblent être les seuls à avoir droit à des rues dégagées. Malheureusement, ils ne semblent pas du tout enclins à partager, que ce soient avec les cyclistes ou avec les piétons. Dommage et triste.

Vendredi, j’ai donc pris les rues les plus dégagées comme Dandurand, Saint-Michel, Sherbrooke et Pie IX. J’avais l’impression de pédaler sur une autoroute. Les joyeux automobilistes emballés par le vendredi après-midi et pénalisés par la neige pendant deux jours y roulaient vite (plus que le 50 km/h de rigueur) et frôlaient les cyclistes. Un frôlage désagréable et insécurisant. Pourtant, il existe un article dans le Code de la sécurité routière, article 341 : « Le conducteur d’un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l’intérieur de la même voie de circulation que s’il y a un espace suffisant pour permettre le dépassement sans danger.» Quand on me frôle, je suis en danger donc infraction au code. (l’article 344 permet de franchir la ligne continue pour dépasser un véhicule lent comme une bicyclette)

J’ai arrêté de compter ces automobilistes qui faisaient semblant de ne pas me voir après 10. J’ai préféré me concentrer à ne pas déraper dans la slush ou frapper une portière volante.

J’ai relevé ce texte écrit par un cycliste sur Facebook. Son titre : « Une espèce en danger en plein cœur de Montréal : Le cycliste d’hiver! ». L’auteur explique aux automobilistes comment partager la route avec les cyclistes et aussi les piétons.

J’ai particulièrement aimé ce passage : « Sauver un cycliste, ça rapporte! Chaque cycliste réduit l’achalandage des transports utilisant les combustibles fossiles. À chaque fois que vous ne tuez pas un cycliste, vous faites une action aussi bénéfique que si vous aviez fait vingt épiceries avec vos sacs de toile réutilisables. Ce n’est pas rien, pensons-y! C’est une belle occasion de faire votre part! (tout le risque est pour nous.)»

L’objectif ici n’est pas de dire que tous les automobilistes sont des salauds qu’il faut exterminer. Non. L’objectif est de tenter de les sensibiliser à la réalité des cyclistes et des piétons. Car l’automobiliste est le plus puissant, le plus fort. Il doit donc porter une plus grande attention à ceux qui sont moins protégés, les cyclistes et les piétons. Comme les cyclistes doivent porter une attention particulière aux piétons.

Ah oui, et ne me dites pas que le vélo devrait être interdit en hiver et que ceux qui en font sont fous. Est-ce qu’on interdit aux piétons de marcher en hiver et aux automobilistes de rouler ? Non. Alors pourquoi on interdirait aux cyclistes de pédaler. Sinon je revendique l’interdiction pour tout le monde.

Et finalement, ne me sortez pas les sempiternelles complaintes contre les cyclistes fous qui ne respectent pas le code de la sécurité routière. Tout comme les automobilistes et les piétons, il y en existe qui ne respectent aucune règle. Pas plus, pas moins. La seule chose que je réclame est qu’on me respecte lorsque je roule tranquillement (mais pas paisiblement).

Il n’y a pas que les cyclistes qui soient les victimes. Chaque année, plus de 3000 personnes sont heurtées par des voitures, 68 en meurent, le tiers à Montréal. Un reportage de Radio-Canada nous rappelle que les voitures tuent les piétons.

Mon nouveau blogue : les copines en cavale

Cinq des huit copines. De gauche à droite, Katerine-Lune, Karine, Marie-Julie, moi-même et Nathalie P. Absentes: Marie, Isabelle Marjorie et Nathalie R.

En fait, ce n’est pas seulement mon blogue, mais plutôt celui que je partage avec sept autres copines. Des nouvelles et plus anciennes copines. Des filles qui ont été réunies grâce à Marie-Julie Gagnon, à l’origine de ce blogue avec la gang d’Ulysse.

Copines en cavale est une blogue de filles, mais n’est pas sexiste. Je vous le garantis, foi de féministe 😉 En fait, je suis persuadé que toutes les cavales que l’on propose pourraient être faites par des gangs d’hommes ou des couples… Mais ces sorties, activités, voyages sont facile à faire en gang. Un jour, il faudrait écrire un livre sur les sorties, voyages et autres choses à faire seul sans problème. Même si ça va coûter plus cher. Le principal désavantage.

Alors, avec Marie-Julie, Marie Normand, Isabelle Marjorie Tremblay, Katerine-Lune Rollet, Karine Charbonneau, Nathalie Rivard et Nathalie Pelletier que je connais depuis l’Université d’Ottawa… On se partagera l’écriture, car le projet n’est pas rémunéré.

Mais que peuvent faire des filles en gang, entre copines ? Tout je pense, selon leurs intérêts. De la relaxation dans un spa, d’une randonnée dans Charlevoix, à une conférence politique, d’un road-trip en Californie, une fin de semaine de pêche ou de chasse, de l’escalade, à un 5 à 7 au centre-ville ou une virée magasinage à New York. Bref, plein de propositions vous surprendront. Suivez-vous !

Pourquoi quelques centimètres de neige paralysent l’Europe et ses principaux aéroports?

Depuis le début du mois de décembre, la neige perturbe l’Europe. Mais quand elle s’est remise à tomber en plein départ des vacances de Noël, la paralysie a atteint son paroxysme comme le rapporte un article de La Presse.

«Enfin, des centaines de vols ont été annulés à Francfort et à Munich. Devant ce capharnaüm, le commissaire européen aux transports Siim Kallas s’est dit «extrêmement préoccupé par les perturbations que la neige a causées aux voyageurs en Europe. C’est inacceptable et cela ne devrait pas se reproduire».»

Pensez-vous qu’il est tombé plus de 30 cm de neige ? Pas du tout. À peine quelques centimètres. Pas plus de 10 cm. Alors que le Québec en rit (jaune), l’Europe pleure. Pourquoi donc quelques centimètres paralysent plusieurs pays et provoquent la fermeture de grands aéroports pendant plusieurs jours alors qu’on s’en accommode à Montréal ?

Ma collègue Anne Pélouas a écrit un article pour Le Monde sur le plan déneigement de l’aéroport de Montréal. L’expérience, l’équipement et l’équipe sont à la base du succès de Montréal. Malgré tout lors de mon départ de Montréal le 12 décembre dernier, l’avion d’Air France dans lequel je prenais place est parti avec 1 h de retard. Pourquoi ? Car de la neige puis de la pluie verglaçante sont tombées. L’avion a du passer au déglaçage.

Il semble que les aéroports de Londres, de Paris et de Francfort n’ont pas les mêmes plans de déneigement puisqu’ils sont paralysés par quelques centimètres. Et en même temps, les compagnies aériennes sont très critiquées pour leur gestion de la crise neige. Ils laissent leurs clients dans l’ignorance, comme toujours. Pourquoi? Manque d’organisation ou d’employés ?

Même chose pour les aéroports. Même s’ils sont situés dans le nord de l’Europe, ils ne paraissent pas avoir de plan d’urgence en cas de neige. Surtout quand quelques centimètres forcent la fermeture de l’aéroport de Londres et mettent des voyageurs à la porte comme en témoigne mon ami et collègue Pascal Henrard qui a du aller chercher sa conjointe et sa fille à Calais.

Les camionneurs pénalisés en France
La panique n’est pas que dans les aéroports. Sur les routes françaises (et européennes) c’est le bordel dès que quelques centimètres de neige se pointent. Bizarrement, les autorités françaises interdisent la circulation des poids lourds dès que les routes s’enneigent. Ce qui ne leur plaît pas vraiment. Au lieu d’interdire la circulation automobile, on empêche ceux qui travaillent de circuler. Il est rare que l’on fasse la même chose au Québec. Les poids lourds et les autobus roulent plus facilement, ils sont plus lourds et adhérent mieux à la route.

Un routier souligne dans cet article qu’il n’y a qu’en France qu’on n’oblige pas les routiers et automobilistes à s’équiper de pneus neiges. Et on arrête tout au premier flocon.

À Paris aussi ça ne rigolait pas. Les parisiens aiment bien la neige dans les stations de sport d’hiver où ils passent leurs vacances, mais pas dans leur ville. Pourtant, c’est l’hiver. Et de nouvelles chutes de neige sont prévues.

Espérons qu’on ne verra pas d’autres reportages tel que celui de TF1, bourré d’erreurs et de préjugés comme j’en parlais dans un précédent billet.

Le budget de Rosemont La Petite-Patrie sur RueMasson

Dépôt du budget 2011 et du plan d’immobilisations triennal de l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie. Des nouvelles comme une maison du citoyen (ou de la citoyenne non?) pour 2013 et d’autres nouvelles à lire sur RueMasson.

Les dangereuses portières des automobilistes imbéciles !!!

Chaque fois que je prends mon vélo, je risque ma vie. Je sais. Pas besoin de pédaler pour ça. Mais un danger guette les cyclistes à cause de l’insouciance (et je suis polie) des automobilistes. Cette menace s’appelle les portières d’automobile que l’on ouvre sans regarder si un cycliste arrive. Ces portières qui s’ouvrent sans crier gare devant notre guidon, nos roues, notre vélo, notre vie. C’est un coup de gueule, car j’en ai marre de risquer ma vie à cause d’une étourderie, d’un oubli.

Chers automobilistes, vous savez que ces portières peuvent nous blesser gravement et même nous tuer. Bordel. Pourtant un simple geste peut l’éviter. Très simple. Avant d’ouvrir une portière, regardez en arrière, utilisez votre rétroviseur, vérifiez qu’aucun cycliste n’est en vue. C’est obligatoire. Ne pas le faire est une infraction. « Il est de la responsabilité de l’automobiliste de regarder avant d’ouvrir sa portière pour s’assurer que la voie est libre : cela est indiqué dans le Code de la sécurité routière.»

Une portière s’ouvre devant moi chaque fois que je prends mon vélo. Chaque fois, je dois rappeler à un automobiliste qu’il doit faire attention aux cyclistes. Quelques-uns s’excusent, certains vocifèrent, d’autres m’insultent. Le dernier date d’hier. Je montais la rue Fullum. J’attaquais la dernière côte. Je roulais donc lentement, je montais, dois-je vous rappeler. Pourtant, un papa m’a ouvert sa portière en pleine face et m’a engueulée. Il a grogné. J’allais si lentement que j’ai pu l’entendre… Je vous le rappelle, je montais.

Chaque jour, une portière manque de me frapper et je suis fatiguée de toujours répéter la même chose. Je suis même fâchée de devoir répéter qu’une portière peut tuer, peut blesser sérieusement. Que faudra-t-il faire pour que ça rentre enfin dans la tête des automobilistes ???

Le geste est simple. Regardez, crime. Ce n’est pas compliqué de prendre 5 secondes pour jeter un oeil dans le rétroviseur. Car la cycliste pourrait être votre ami, votre enfant, votre père ou votre mère. Car il n’y a plus d’excuse. Les automobilistes n’ont plus d’excuse. C’est tout.

Et ne me dites pas que c’est encore la faute du cycliste. Ce n’est tout de même pas lui qui ouvre votre portière.

Ah oui, une dernière petite chose. Quand vous doublez un cycliste, si vous vous rabattez immédiatement, ça s’appelle une queue de poisson. Vous coupez la route au cycliste. Car figurez-vous que le cycliste avance réellement. Oui oui même sans moteur, il avance, il bouge. Alors on lui laisse la place de passer, surtout quand vous vous arrêtez à un feu de circulation 10 secondes après l’avoir doublé. Car dans ce cas, il vous doublera, surtout dans une circulation dense. Il vous doublera par la droite. N’oubliez pas, le cycliste sera généralement à votre droite et il a la priorité, même quand vous tournez à droite.

Stationnements réservés pour autos écolos et l’horreur des méga centre commerciaux

Si les personnes handicapées et les familles ont leur stationnement réservé, les véhicules à faibles émissions, hybrides et d’auto-partage aussi.

De plus en plus de commerces leur réservent des espaces proche de l’entrée. Mountain equipment Coop a été l’un des premiers à le faire. Puis IKEA. Cet après-midi j’ai remarqué que le Reno-dépôt du Marché Central à Montréal Le faisait aussi. Mais une seule place qui était embourbée par des chariots! Je n’ai pas remarqué les 10 autres espaces réservés… sur des centaines d’espaces pour les autres voitures

L’horrible Marché Central
Il n’y avait pas que ça qui était embourbé! Le Marché Central n’était un vaste stationnement! Du monde, des pare-chocs à pare-chocs. On critique souvent le mega centre Dix-30, mais le Marché Central est aussi une erreur d’urbanisme, le royaume de la voiture sans trottoir ou tout le monde se déplace en voiture pour aller de boutique en boutique! Pourquoi ne pas avoir fait des magasins sur 2 étages? Un stationnement central, des trottoirs pour se déplacer à pied? Un transport en commun adéquat? Bref le Marché Central est un souvenir du passé pour se rappeler ce qu’il ne faut pas refaire.

Et ce, même si ce méga centre fait des efforts pour l’environnement.

Est-ce que d’autres commerces réservent ainsi des stationnements?

Parlant de Communauto pour le Québec, il faut noter son partenariat avec Via Rail qui permet aux abonnés d’obtenir 10% de rabais sur tous les billets de train au Canada! Sympa.

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

Les fouineurs du recyclage

Vous le savez. Lorsque le bac ou le sac de recyclage se retrouve au bord de la rue, il sera fouillé sous toutes ses coutures à la recherche de quelconques canettes, bouteilles consignées. Ce matin, jour du recyclage, je travaillais sur mon balcon. J’ai donc été la témoin du nombre de personnes qui peuvent fouiller notre recyclage. J’en ai compté quatre qui sont passées. Il semble que le siphonnage du recyclage soit un métier en pleine expansion. Est-ce un bienfait ou une plaie ?

Je n’ai aucun problème avec ça. Cela leur fait sûrement un complément d’argent. Cependant, certains laissent le bordel après leur passage. J’ai dû demander à un monsieur de remettre ce qu’il avait sorti du bac, dans le bac. D’autres, comme celui de la photo, ont tout remis dans le sac de recyclage en partant. Il a même refermé soigneusement les sacs après les avoir ouverts par l’ouverture. Il ne les a pas éventrés, comme vient de faire une dame sur le même sac.

C’est le problème. Les sacs sont éventrés. Leur contenu s’échappe et s’envole. Le problème n’est pas le même pour le bac. Bref. Les solutions parfaites n’existent pas.

On peut se poser une question. Est-ce que la majorité des gens font la tournée du recyclage pour le plaisir, pour un complètement d’argent ou pour leur survie ? Car il semble que la concurrence devient grande. On peut observer une forte augmentation des gens qui siphonnent les bacs de recyclage. Note-t-on aussi que les citoyens deviennent plus fainéants et mettent les objets consignés dans le recyclage ? Est-ce que ça rapporte vraiment beaucoup d’argent cette tournée du recyclage ?

L’achat à plusieurs : les nouvelles communes modernes ?

Dans les années 70, il y avait les communes. De nos jours, on cherche de nouvelles manières de partager et de rendre son habitation plus écolo. Est-ce les communes modernes avec un brin d’individualisme ? Il y a les coopératives, mais personne n’est vraiment propriétaire. Il y a les écovillages, mais plusieurs problèmes avec deux d’entre eux leur ont fait une mauvaise presse. Et en ville, on achète de plus en plus avec des amis ou de la famille. Est-ce que c’est la nouvelle manière de pouvoir se permettre de vivre en ville ? J’ai parlé de ce sujet avec Marie Plourde au 98,5 Fm pour ma chronique environnement, car je suis au coeur d’un processus d’achat d’un duplex avec un couple d’amis.

Je pense donc que l’achat à plusieurs, surtout à Montréal est presque obligatoire puisque
1-si on lit l’Actualité qui vient de sortir, il y a de plus en plus de gens qui habitent seuls.
2-En étant seul, il est plus difficile d’avoir les moyens d’acheter un duplex. Les prix ont grimpé en flèche, même en ayant des locataires, il n’est pas évident, que les banques vont te prêter. Donc en achetant à plusieurs, on répartit les risques et les paiements, les banques sont moins frileuses.

Et finalement, même en étant en couple, il n’est pas évident d’avoir les moyens d’acheter. La preuve, j’achète mon duplex avec un couple.

L’achat à plusieurs à de nombreux avantages et peut-être vu comme plus écolo aussi. Cela nous permet de partager plusieurs outils, objet. On peut acheter un congélateur en commun. On partage la tondeuse mécanique et plusieurs autres outils. On cuisine ensemble, on a aussi un jardin.

Aussi, en achetant avec des amis ou de la famille, on recrée une vie communautaire, surtout quand on est célibataire.

Comment acheter en groupe sans problème
Évidemment on n’achète pas avec des inconnus en sautant dans le vide. Il faut avoir un style de vie semblable. Mes co-acheteurs et moi partageons notre sensibilité environnementale, sociale. On est des amis. On s’entend sur ce qu’on veut faire du duplex.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se préparer. Nous allons signer une convention préparée par notre notaire pour palier à toute éventualité. C’est un peu comme un mariage. On prévoit le divorce et les éventuels problèmes avant le mariage. Quand on s’entend bien, il est plus facile de prévoir.

Les nouvelles communes ?
Je crois foncièrement que ce nouveau style de vie prend ses racines dans celui des anciennes communes des années 70, tout en se modernisant et s’individualisant.

Un peu différent des coopératives qui n’impliquent pas le lien de propriétaire.

D’ailleurs, les coopératives sont de plus en plus populaires qui caractérisent ce phénomène. Plusieurs coopératives à vocation écolo existent à Montréal en particulier sur le Plateau. Le Coteau-vert est une coopérative qui verra le jour en septembre prochain au coeur du Quartier 54, qui se construit actuellement coin Chateaubriand-Rosemont, tout juste à côté du métro Rosemont. 95 logements à venir. C’est un projet de l’équipe d’architectes Oeuf.

Ces coopératives sont un mélange de cohabitation, de partage, de construction plus écolo (matériaux), d’installations de toits verts, de support à vélo, mais aussi de stationnement pour Communauto.

Mais l’achat de duplex ou triplex à plusieurs permet également d’accéder à la propriété en restant en ville et en devenant propriétaire si on ne veut pas vivre en coopérative.

Pourquoi des familles n’achèteraient pas ainsi ? Avec des amis sans enfants qui habitent au 2e. Qui peut partager, garder les enfants. Des femmes monoparentales qui pourraient ainsi s’entraider comme le modèle dont je parlais il y a quelque temps.

Aspect réduction de l’étalement urbain et du trou de beigne
En achetant à plusieurs, on peut se permettre quelque chose à Montréal, plus proche de son travail. Ce qui évite les longs et polluants déplacements. Il est certain que tout le monde ne peut pas habiter sur l’île de Montréal. Mais tout le monde ne travaille pas à Montréal.

Les voitures engendrent une forte pollution. On a développé les banlieues sans tenir compte des lieux de travail des citoyens et en favorisant le déplacement en automobile.

Un couple d’amis a déménagé à Longueuil il y a trois ans, car les prix étaient trop chers à Montréal, mais aussi parceque’ils travaillaient à Longueuil. Au lieu de prendre deux métros et un autobus pour un trajet d’une heure, le déplacement se fait en 10 minutes de la résidence au travail.

Le déplacement, c’est aussi du temps perdu avec sa famille, la course pour arriver à temps à la garderie.

Des exemples de projets écolos à Montréal
Des exemples de coopératives qui allient travail et habitation : Coop Lézard dans le Centre-Sud pour les artistes en arts visuels.

Un projet est en gestation actuellement. Il est à suivre. Il s’agit de la Cathédrale: coopérative d’habitation créative, écologique et communautaire et Le Bazar: espace de coworking abordable, convivial et professionnel.

La société d’habitation de Montréal a un premier projet vert le Phoenix est le premier projet vert de la SHDM, qui vise la certification écologique LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), de niveau argent. Diverses mesures ont notamment été adoptées pour réduire la consommation d’énergie et d’eau. Toutes les unités sont dotées d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur.

On aime moins: le Phoenix se trouve à l’intersection des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, où la circulation est particulièrement dense. Constructions Marton a toutefois porté attention à l’insonorisation des appartements: on voit davantage le trafic qu’on ne l’entend.

Adresse et site internet: 4885, Henri-Bourassa Ouest

Un prêt écolo à 0 %
Si plusieurs banques canadiennes offrent des prêts spéciaux pour des rénos écolos, rien n’égale ce que l’on trouve en France : des prêts à 0 % d’intérêts. Quand j’habitais en France, j’avais un compte au Crédit Agricole. Je l’ai fermé depuis quelques années. En voyant un prêt à 0 % d’intérêt pour les nouveaux acheteurs de maisons, une aubaine, je l’ai regretté.

Exemple de quartier plus écolo
Certains quartiers en Suède n’ont pas de stationnement pour les voitures. On est loin de nos immenses stationnements pour deux ou trois voitures ou les condos montréalais qui incluent souvent un stationnement en arrière (au détriment de la verdure, d’une cours) ou souterrain.
Le quartier Vauban est un écoquartier de la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Un modèle du genre.

Des sites internet et ressources pour l’habitation écolo

Eco Habitation

La maison du 21e siécle, la revue de l’habitation plus écolo

Un exemple d’agriculture urbaine à Los Angeles

La famille Derveas devant leur maison de Pasadena. Photo : Cécile Gladel

Il y a presque un an, je partais passer plus de trois semaines à Los Angeles. J’ai adoré la ville malgré son incohérence urbanistique et sa petite conscience environnementale. J’ai publié photos et quelques nouvelles, mais trop peu. Depuis la popularité de l’agriculture urbaine à Montréal, j’ai repensé à ma rencontre avec les membres de la famille Dervaes à Pasadena, en banlieue de L.A. Une famille qui pratique de manière intensive l’agriculture en plein centre-ville sur un petit terrain. Ce n’est pas tout. La famille élève aussi poules et chèvres. Ils se veulent un modèle d’agriculture urbaine moderne.

L'une des chèvres de la famille

La famille se compose du père, Jules, de son fils et de ses deux filles. Depuis qu’on a parlé d’eux dans plusieurs médias, ils sont pratiquement devenus des vedettes locales. Ils vivent de la production de leur petit terrain qu’ils cultivent toute l’année, grâce au climat de la Californie. Mais il y a plus. C’est aussi une famille orientée environnement. Ils récupèrent au maximum, consomment très peu, produisent leur électricité et vendent certains produits. Une vraie petite entreprise !

Ils ont aussi fondé Freedoms Gardens qui se veut une communauté d’agriculteurs urbains aux États-Unis.

Lors de la soirée où j’ai rencontré les Dervaes, il y avait la projection d’un film auquel ils ont participé, Seed Hunter. Un film qui décrit la quête d’un scientifique australien, Ken Street, qui cherche des semences dont des graines de pois chiches anciens qui auraient disparu. Ce documentaire est en lien avec le Svalbard Global Seed Vault, la chambre forte mondiale de graines. Ce film parle de la disparition de centaines de semences dans tous les coins du monde et l’uniformisation des cultures. Un exemple : avant les agriculteurs de tous les pays arrivaient à se nourrir. Ils cultivaient des plants adaptés aux conditions climatiques de leur région. Depuis l’industrialisation de l’agriculture, on leur a fourni (puis vendu) des semences inadaptées nécessitant plus d’eau, plus d’engrais et plus de pesticides. On les aurait donc appauvris et affamés… Un film à voir.

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Des villes de banlieue plus vertes : Boucherville

Le bottin des récupérateurs distribué à Boucherville

Les villes de la banlieue de Montréal n’ont pas la réputation d’être si vertes que ça. Montréal aime beaucoup se penser plus verte que tout le monde au Québec. Ce qui est le cas selon un classement établi par deux chercheurs universitaires. Mais pas dans tous les domaines. Bref, il faut faire la part des choses.

Pour vivre la vie de Boucherville depuis quelques jours, j’ai noté plusieurs points positifs. Évidemment, les gens ont des voitures, les utilisent sûrement plus qu’en ville, etc. Mais les pelouses ne sont plus aussi parfaites. Aussi, les poubelles ne sont ramassées qu’une fois semaine, tout comme le recyclage. Et on collecte les déchets verts (pelouse, feuilles, pas les déchets organiques de table) toutes les semaines.

Aussi, Boucherville s’est dotée de plusieurs pistes cyclables. Un réseau qui s’étend rapidement. Par ailleurs, oubliez vos préjugés, ces pistes sont utilisées. Je vois des gens se déplacer en vélo tous les jours.

Par ailleurs, le transport en commun existe, même si la fréquence des autobus n’est pas au 5 minutes, ils desservent toute la ville et permettent de se rendre au métro Longueuil ou au métro Radisson à Montréal. Et rapidement.

Autre point intéressant, la ville de Boucherville distribue le bottin des récupérateurs qui est aussi sur le web. On y trouve l’ensemble des informations nécessaires pour ne rien jeter. Dans un tableau, on trouve la liste de tous les objets possibles et inimaginables par ordre alphabétique et l’endroit où on peut le porter pour qu’il soit récupéré.

Les ampoules fluocompactes ? Home dépot, IKEA, deux RONA, l’écocentre Saint-Bruno, Brossard, et lors de la collecte annuelle des résidus domestiques dangereux. Vitraux ? L’écocentre Brossard. Meubles de patios ? Écocentre Brossard, Grenier de ma ville ou l’armée du salut qui viennent les chercher. Bref, rien ne se jette, tout se récupère.

Autre truc intéressant, la ville encourage le compostage qui est facilité par le fait que de nombreuses personnes ont des cours à Boucherville. Plusieurs formations sont d’ailleurs offertes par la ville au printemps et à l’automne. L’information de base est aussi sur leur site internet.

Une dernière chose que j’ai remarquée en me promenant. Les terrains de foot ne sont pas synthétiques comme à Montréal au parc Jeanne-Mance. Une pratique qui favorise les îlots urbains de chaleur.

Bon pour l’environnement la piétonnisation ?

Petite discussion hier avec Marie Plourde au sujet de la piétonnisation. Bon ou non pour l’environnement la piétonnisation ? Ça s’écoute au 98,5 FM.

Marie en a profité pour me parler de vie de banlieue. Car je garde la maison d’amis à Boucherville en ce moment. Que l’on se rassure, cette vie provisoire et temporaire de banlieue ne me donne pas du tout l’envie d’y déménager. C’est parfait pour quelques jours, pour changer et prendre la vie plus relaxe au bord de la piscine. Surtout que je suis dans le processus de devenir propriétaire à Montréal. J’ai la vie urbaine de quartier bien ancrée. RueMasson représente bien cet attachement.

Bref, le sujet de la piétonnisation représente bien cette vie urbaine que l’on veut humaniser. Mais il n’est pas certain que toutes les rues peuvent être piétonnisées. Tout dépend de la situation géographique, de la densité urbaine, de la circulation de transit, du transport en commun, du type de commerce de la rue en question. Bref, il ne s’agit pas de donner la rue aux piétons sans se poser de question. Ça demande un plan, sinon on fait comme le maire de Rosemont a du faire. On annonce une piétonnisation puis on est obligé de faire marche arrière et de remettre le tout à plus tard. J’en parlais sur RueMasson. Tous les articles sont à la fin de ce texte.

Petit point qui me chicote. Les cyclistes sont interdits sur les voies piétonnes, à moins de descendre de leur monture. Très irréaliste de leur demander ça. Pourquoi ne pas réserver une voie pour les cyclistes en leur demandant de rouler prudemment ? C’est aussi aux piétons de faire attention non ?
Mardi midi sur la Sainte-Catherine, des policiers en vélo circulaient… en vélo. Un cycliste délinquant s’est fait crier de descendre de son vélo, ce qu’il n’a pas fait, il a continué sans se faire inquiéter. Les policiers ne l’ont pas poursuivi. D’autres ont reçu des contraventions. Deux poids, deux mesures ?

Le danger des îlots de chaleur au 98,5 FM

On vient de vivre une canicule au Québec dont l’impact est plus important en ville qu’à la campagne. Pourquoi ? À cause des îlots urbains de chaleur. C’est à dire des endroits en ville qui ont une température de 10 à 12 degrés par rapport à d’autres endroits. Ce n’est pas un effet de l’esprit ou du corps, le béton, l’asphalte, le goudron absorbe la chaleur, la conserve et la rejette. C’est l’objet de ma chronique environnement au 98,5 FM à Isabelle le matin animée par Marie Plourde durant l’été. (à 10h45 lundi 12 juillet) On peut écouter la chronique, mais aussi la discussion sur la maternité que j’ai eu avec Marie Plourde au début de l’émission. Il s’agissait de la suite de ma recherche sur les mères au travail.

Problème de chaleur et d’eau

On paye maintenant la mode des années 70 de tout bétonner. Le plus bel exemple ? Le Parc Olympique. Ce béton n’accumule pas seulement la chaleur pendant la canicule, il n’absorbe pas l’eau lorsque l’orage arrive… Il existe des revêtements absorbants et des stationnements qui favorisent l’écoulement des eaux pluviables. Celui de Mountain Equipment Coop au Marché central.

Ilots seulement dans les grandes villes ?

Non, partout où il y a une concentration d’asphalte. Les mégas centres commerciaux comme Dix30 et le carrefour Laval en sont. Ailleurs aussi, car le Conseil régional en environnement de la Mauricie s’intéresse de près au sujet et entend caractériser et identifier les ilots de chaleur. Jusqu’à présent, les données préliminaires indiquent la présence de tels îlots à Trois-Rivières, Louiseville, Yamachiche, Maskinongé et Shawinigan

Interdiction des toits en goudron dans Rosemont
Une première au Québec dans le sens de réduire les ilots de chaleur, l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie forcera le verdissement en adoptant plusieurs mesures dont l’interdiction des toits en goudron dans les nouvelles constructions, mais aussi lors de la réfection des toits. Dès l’adoption de la refonte complète du plan d’urbanisme prévu en septembre, plus de goudron dans Rosemont.

D’ici septembre, il faudra un permis pour refaire son toit. Lors de l’émission du permis, il sera interdit d’y étaler du goudron. On préconise les toits blancs, les toits verts et autre matériau qui n’absorbe pas la chaleur. Car le goudron est un véritable aimant de chaleur. Les autres matériaux la réfléchissent sans l’emmagasiner. J’en parlais dans RueMasson en détails.

Pour éviter les ilots, il faut verdir
C’est bien beau de parler des ilots mais que peuvent faire les citoyens qui sentent souvent qu’ils n’ont pas de pouvoir. Ils peuvent verdir. Les ruelles, les cours arrières, les rues, les trottoirs, les toits, etc.
Planter des fleurs, des vivaces, des arbres, du gazon,etc. Éviter d’asphalter sa cour, choisir un revêtement absorbant et clair… Plusieurs solutions sont offertes. Les villes aident d’ailleurs les citoyens en donnant des fleurs au printemps. Certains députés distribuent des arbres… très petits mais ils pousseront…
On peut demander à son arrondissement d’inclure des carrés de terre dans les trottoirs lors des réfections. L’habitude de bétonner est souvent utilisée, mais on peut faire des demandes. Avec mes voisins, on l’a fait sur la 5e avenue dans Rosemont l’an dernier. Résultat, des carrés de verdure et 20 arbres de plus. On peut aussi enlever l’asphalte sur les trottoirs.

Petite nouvelle : c’est le lancement aujourd’hui d’Ecotrip, la webtélé durable. Le premier épisode sur le web sera le verdissement urbain. La vidéo sera en ligne à partir de 14h aujourd’hui !

Le Bixi ou le vélo vont au Grand prix de Formule 1 (MàJ)

Le parc fermé des Bixi prêt à être emprunter

Il est plus facile qu’on le pense d’aller assister au Grand prix de Formule 1 du Canada en bicyclette, la votre ou le Bixi puisque le parc Jean-Drapeau est accessible en vélo. Je l’ai testé pour la première fois ce samedi pour la session des qualifications. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas utilisé ce moyen de transport avant. Rapide, facile et évite l’interminable attente pour le métro.

Si vous n’avez pas le vertige (la piste cyclable du pont Jacques-Cartier est suspendue au-dessus de l’eau et assez étroite), c’est beaucoup plus rapide et agréable que le métro. Malheureusement, il est impossible de prendre le pont de la Concorde. Les policiers vous barrent la route.

Pour ceux qui veulent utiliser le Bixi, rien de plus simple. La compagnie a prévu le coup : une station dépôt. Le stationnement est devant l’entrée du métro. Ne vous inquiétez pas de ne pas trouver de place dans les supports à vélo, des employés vous attendent pour enregistrer votre retour et stationner le Bixi dans ce « parc fermé » qui peut en contenir une centaine.

Pour repartir, une fois les festivités terminées, les employés sont toujours là pour enregistrer votre départ et aider les nombreux touristes qui ne savent pas comment ça fonctionne. Lors de mon passage, environ 1 h 30 après la fin des qualifications, il ne restait qu’une quinzaine de Bixi. Des amateurs de F1 américains s’offraient justement le retour vers la ville en vélo. Pour les avoir croisés à leur arrivée endiablée et joyeuse sur la piste du pont, j’espère qu’ils savaient où se situait les freins, car la piste est étroite. Leur enthousiasme était aussi bruyant et visible que le verre de bière que l’un d’entre eux terminait !!! Savaient-ils qu’il est aussi interdit de pédaler que de conduire en état d’ébriété?

La piste cyclable en direction de Longueuil était aussi ouverte. Mais sur le site de la société des ponts, on indique qu’elle est fermée durant la période du Grand prix. À vérifier. Mais il n’y a pas de stations Bixi à Longueuil. Il faut donc utiliser son propre vélo.

La piste du pont Jacques-Cartier ne pourrait accueillir des milliers de cyclistes, trop étroite et partagée avec les piétons

Pont de la Concorde interdit
Malheureusement, la police de Montréal empêche l’accès au parc Jean-Drapeau en vélo par le pont de la Concorde. Un ami s’est fait revirer de bord vendredi. L’un des employés de Bixi m’a souligné que l’accès devait être ouvert, mais que finalement la police aurait décidé de le fermer aux vélos. À vérifier. Manque de communication ou problème de sécurité ? Dommage, car le pont de la Concorde est beaucoup plus facile d’accès pour les cyclistes, pour ceux qui sont moins en forme ou qui ont simplement peur d’utiliser la piste du pont Jacques-Cartier, et plus proche du centre-ville.

La STM mousse son côté écolo
Ne perdant pas le nord, la STM (Société des transports de Montréal) mousse son côté écolo en publicisant de manière imagée le montant de CO2 non généré par l’utilisation des transports en commun. Intéressant. Est-ce efficace ? Ça permet au moins de visualiser les quantités de CO2.

Le ballon de CO2 qui flotte sur la station de métro du parc Jean-Drapeau

 

La version portable de la publicité de la STM

Publicité volante pour les pompiers
Les pompiers de Montréal ont fait fi des montants de CO2 engendrée par la publicité volante en faisant circuler un message. Est-ce pour les touristes, le maire Tremblay ou les citoyens de Montréal ? Il est vrai qu’avec le montant de pollution générée par les voitures de Formule 1, autant en profiter pour saturer le ciel…

Et pour parler de Formule 1, l’objet de tous ces déploiements, voici quelques secondes de ce que j’ai vu cet après-midi. Attention, mettez vos bouchons !!!

Tour la nuit = embouteillages monstres (MAJ)

L'embouteillage du parc Maisonneuve

C’était un Tour la nuit cycliste hier dans les rues de Montréal. Un prélude au Tour de l’île de dimanche. J’aime et j’ai participé. 20 km dans les rues de la métropole fermées et sans voiture, un délice. Mais à voir les embouteillages et les voitures au pas-à-pas un peu partout en se rendant vers le départ, de nombreux automobilistes ont dû pester contre les maudits vélos. Même les policiers semblaient à bout de nerfs. Sauf les automobilistes le savent et ont aussi la responsabilité de s’informer.

Alors, que fait-on pour éviter cette congestion annuelle ? On dirait que tout le monde se souvient du Tour de l’île de dimanche, mais qu’on oublie le Tour la nuit et qu’on se fait prendre dans la prison des multiples rues fermées. Si je fais du vélo, si je n’étais pas prise dans ces bouchons, ça me préoccupe, car c’est une occasion de plus que l’on donne aux automobilistes de pester contre les cyclistes.

J’imagine que les organisateurs de la Féria du vélo pensent aux meilleurs parcours et solutions pour éviter de fermer des artères principales. Mais en quelques minutes hier, ma rue tranquille et très résidentielle s’est transformée en stationnement. Du jamais vu. C’est que le Tour passait dans mon quartier et que la rue Dandurand était fermée, ainsi qu’une partie de St-Joseph. Pourtant, Rosemont ne l’était pas. Seulement entre Pix IX et Viau.

Manque d’information ?
En écoutant la radio toute la journée ainsi que la télévision, je n’ai pas entendu grande publicité sur les fermetures de rues durant le Tour la nuit. Il faudrait peut-être envoyer des avis à toutes les personnes qui habitent dans les quartiers qui seront touchés ? Car je n’ai rien reçu. Mais est-ce que les organisateurs ont vraiment les moyens financiers de faire un énorme blitz publicitaire ? Ne serait-ce pas vain, car les automobilistes oublieraient ?

Je ne sais pas. On jase là. Y-a-t-il vraiment un moyen pour éviter cette cacophonie automobile ? Faire partir les cyclistes plus tard ? Genre vers 21h ? 22h ? 23h ? Pour en faire un véritable Tour la nuit ?

Responsabilité des automobilistes de s’informer
Ou alors comme le suggère Dumoulin Bicyclettes, les automobilistes devraient aussi avoir la responsabilité d’aller faire une petite visite sur le site de la Féria du vélo pour s’informer des rues fermées. On sait que c’est la fin de semaine du vélo. Faites donc un effort pour éviter les rues fermées. Ce n’est pas une surprise pour les automobilistes. La première fin de semaine de juin est réservé au vélo. Toutes les rues fermées sont sur le site de la Féria. Les automobilistes doivent donc arrêter de plaider l’ignorance et s’informer. Il leur faut prévoir. S’ils oublient, ils ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes.

Autre point. Le jeune cadet qui était placé au coin de notre rue pour diriger et informer les gens ne connaissait absolument pas le quartier et n’avait pas de carte adéquate. Il nous a demandé de l’aide. St-Michel était à quelques rues. Il ne le savait pas. Il ne savait même pas si la rue était fermée. Entre les automobilistes exaspérés et les cyclistes exaltés, il a sûrement fait une crise de nerfs…Bref, manque de coordination…

Le goulot d’étranglement du Parc Maisonneuve
Parlant du Tour de nuit en tant que tel. Nous étions les derniers. Très agréable de ne pas être dans la foule et de pouvoir rouler tranquillement et pas au pas. Sauf le fameux goulot d’étranglement du parc Maisonneuve. De la rue Viau à trois voies de circulation, on passait sur la piste cyclable. Embouteillage monstre. L’objectif était de nous faire passer sous la rue Sherbrooke, puis par le Stade olympique et rejoindre Hochelaga-Maisonneuve. C’était dommage, mais j’imagine inévitable afin d’éviter la fermeture de la rue Sherbrooke, une rue de transit…

Sauf qu’il y a plusieurs accès aux pistes cyclables du Parc…On aurait pu diversifier les accès et éviter l’embouteillage. Mais il nous a permis de relaxer, de jaser, de nous reposer. Car après tout, le Tour de nuit n’est pas une compétition, mais une joyeuse balade dans les rues de Montréal. Des rues qui nous appartiennent totalement pour une rare fois dans l’année.

Un trottoir partagé entre cyclistes et piétons ?

Photo: Cécile Gladel

Les cyclistes sont en danger dans la rue. Entre les portières, les automobilistes qui frôlent, coupent, les autobus, les camions et plus. C’est l’enfer.

Rouler sur le trottoir ? Pourquoi pas, mais il faut que les trottoirs soient plus larges et qu’ils soient séparés en deux. De manière très distincte. J’ai trouvé ce genre de piste cyclables dans le quartier du MIT (Massachusset Institute of Technology) à Boston. Une piste dans le sens de la circulation sur chaque côté du trottoir. Évidemment, ce type d’aménagement ne sensibilise pas vraiment les automobilistes qui continuent à ne pas partager la rue.

Les cyclistes roulaient sur la piste, loin des portières et des véhicules. Les piétons de leur côté du trottoir. Évidemment, il faut un respect mutuel. Les piétons doivent regarder avant de traverser la piste et les cyclistes doivent y rester. Avec les étroits trottoirs de nos villes, ce n’était pas dans les plans des urbanistes. Dommage.

Par ailleurs, autre aménagement pour les cyclistes remarqué à Boston: The Bike Box. Une bande verte est réservée aux cyclistes devant les feux de circulation tels que le montre la photo. Une sorte de zone tampon qui leur permet de partir en premier. Les voitures qui tournent à droite ou à gauche n’ont d’autres choix que de les voir.

Photo Cécile Gladel

Photo : Cécile Gladel

Doit-on habiter la ville pour comprendre la vie urbaine?

Est-ce que tous les employés municipaux habitent la ville pour laquelle ils travaillent ? Bonne question. À Montréal, 41,2 % résident à l’extérieur de la métropole selon le parti Projet Montréal.
Une situation que le deuxième parti d’opposition décrie. Ce qui veut quand même dire que la majorité de ses employés l’habitent si on prend les chiffres dans l’autre sens.

Pour des raisons de respect de la charte des droits de la personne et d’un jugement de la Cour suprême en 1997, il est impossible d’imposer un lieu de résidence à des employés municipaux. «C’est un constat d’échec, quand les employés de la Ville, ceux qui devraient à juste titre promouvoir la vie en ville, habitent eux-mêmes en banlieue», déclarait Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal dans le communiqué de son parti.

Préoccupant en effet qu’une ville ne puisse pas attirer ses propres employés. Sauf que la ville n’a pas vraiment les moyens de contrôler le prix des propriétés et des loyers sur son territoire. Mais elle peut mettre en place des actions pour ne pas encourager l’éloignement de ses employés. Il est vrai qu’on ne doit pas leur rembourser les frais d’utilisation de leur automobile et leur offrir le stationnement gratuitement.

Des employés qui ne comprennent pas la vie urbaine
Est-ce que des employés qui habitent à l’extérieur de la ville à une incidence sur leur travail. Parfois non, parfois oui. J’ai vécu une situation qui le démontrait. Mes voisins et moi travaillons à verdir notre ruelle depuis deux ans. Un employé de l’arrondissement est venu nous rencontrer pour parler du projet. Il est arrivé avec son pick-up personnel dans notre ruelle. Après quelques minutes de discussion, il semblait très fermé au projet et ne le comprenait pas du tout. « Déménagez donc en banlieue si vous voulez des espaces verts et des endroits pour que les enfants jouent», nous a-t-il lancé à un moment donné. Les gens qui assistaient à la rencontre étaient époustouflés et en colère. En n’habitant pas la ville pour laquelle il travaillait, cet employé démontré sa méconnaissance totale et complète de la vie urbaine.

Tous les employés n’auront pas la même réaction, mais c’est un exemple très probant des répercussions de l’exode des fonctionnaires municipaux sur les services aux citoyens.

Je me demande d’ailleurs si les employés des villes de Paris, Londres, New-York et Los Angeles habitent la ville pour laquelle ils travaillent. Avec des résidences hors de prix par rapport à Montréal. En ont-ils les moyens ?

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