Les mal aimés de l’environnement

Quel retard dans mes mises à jour sur les articles que j’ai fait sur plusieurs dossiers. RueMasson m’accapare. J’ai particulièrement aimé travailler sur ce dossier pour Jobboom sur les mal aimés de l’environnement. Il s’agit des métiers ou des entreprises qui ne travaillent pas dans des domaines très écolo.

Malheureusement, ceux qui travaillent dans le domaine des sables bitumineux, gaz de schiste ou autres métiers pas super écolos n’ont pas voulu m’en parler. Soit ils se moquent bien de ce qu’on pense d’eux, soit ils n’en sont pas très fiers. Qu’en pensez-vous?

J’y ai aussi appris des informations intéressantes. Comme le fait que la baisse de la consommation de sacs en plastique a engendré des pertes d’emploi, mais a fait explosé la vente de sacs poubelles. Totalement paradoxal !

Bref, en diminuant notre consommation de sacs plastiques, il aurait aussi fallu penser à diminuer notre production de déchets ou apprendre à accepter un sac de temps en temps pour la poubelle. Ça aide quand on recycle tout, qu’on composte et qu’on diminue les emballages.

Les cassières debout, quelle honte !

Je termine de lire le dossier de Michèle Ouimet dans La Presse sur les conditions de travail des caissières de supermarché. (Je ne trouve pas le texte en ligne). Évidemment, c’est l’une des choses qui m’a surprise lorsque je suis arrivée au Canada. Le fait qu’elles étaient debout et surtout qu’elles emballaient nos produits. En France, elles sont assises et le client emballe ses achats lui-même. Tous mes visiteurs français m’ont aussi parlé de cette différence. Ils n’en revenaient pas.

Michèle Ouimet a travaillé pendant quelques jours dans un supermarché. Au salaire minimum je vous le rappelle. Et les géants de l’alimentation, IGA-Sobeys, Loblaws-Provigo-Maxi et Metro-SuperC n’ont même pas honte des conditions de travail qu’ils offrent à leurs employés.

C’est un sujet qui m’a toujours surprise et même scandalisée. J’ai souvent posé la question aux caissières ici. Surtout quand je reviens de France et que j’entendais mon beau-frère se plaindre de ses conditions de travail dans un supermarché français. Il a passé quelque temps à la caisse. Assis. Ma cousine travaille aussi à la caisse du même supermarché. Assise.

Quand je leur mentionne les conditions de travail des caissières canadiennes, ils n’en reviennent pas. Moi non plus. Quand je lis les textes de Michèle, je bouillonne. Comment peut-on imposer de tels horaires, de telles conditions et surtout à un maigre salaire. Et en plus les gérants veulent que les caissières sourient et représentent bien le supermarché. Et s’ils les respectaient avant ?

C’est l’une des raisons (outre le type de produits) pour lesquelles je vais très rarement faire mes courses dans les supermarchés. Mais la situation est la même dans les fruiteries et autres magasins. Tout le monde debout. Quand est-ce que la situation va changer ? Quand est-ce que la CSST va faire son travail ?

Et une question me taraude. Si la majorité des personnes qui travaillent debout était des hommes, est-ce que la situation serait semblable? Car la majorité des caissières sont des femmes… et travaillent au salaire minimum.

Faudra-t-il que la génération Y s’en mêle ?

Pourquoi bloguer ? Je l’explique sur Canoë

Je blogue depuis octobre 2006. Presque quatre ans. Un plaisir qui se multiplie sur le web pour moi puisque outre ce blogue, j’écris sur Branchez-vous, RueMasson et Workopolis. Bientôt, un quatrième endroit se rajoutera. À suivre.
Pour le moment voici le portrait de blogueuse qu’a fait de moi Simon-Pierre Goulet. La vidéo semble avoir disparu. Je ne la trouve plus.

Sympa. Le texte est là.

J’ai trouvé drôle et dommage que le logo de Rue Frontenac a été brouillé, car il est collé sur mon ordinateur depuis plus d’un an… Avec celui de RueMasson et un autre slogan.

Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?

La vie de journaliste indépendante est difficile. On nous soumet des contrats et des tarifs ridicules. J’en ai déjà parlé. Quand on vous offre un beau contrat, un tarif supérieur à la moyenne et une certaine régularité, c’est formidable. Quand vous prenez la décision de ne pas accepter ce contrat, car il y a un petit hic, vous en avez le coeur brisé. Mais je persiste et continue à dire que tous les journalistes pigistes devraient être membres de l’AJIQ. Pour garantir l’avenir du journalisme indépendant. (Voir la vidéo à la fin de ce texte).

C’est ce que je viens de faire, la mort dans l’âme (Pas devenir membre de l’AJIQ, mais refuser un contrat). J’en ai honnêtement les larmes aux yeux. De tristesse et de rage de devoir toujours choisir. Je ne vous donnerai pas les détails sur le nom du client. Mais je peux vous dire que c’était quelque chose d’intéressant, de passionnant que j’aurai adoré faire. Et très bien payé. Sauf que je devais renoncer à mes droits moraux. Aucune négociation possible.

Je ne pouvais pas, même en secret, signer un tel contrat. J’aurai eu l’impression de trahir mes collègues, mon association (l’AJIQ), mon métier. À titre de membre du CA de l’AJIQ, je me suis battue pendant plus de quatre ans contre la cessionle renoncement à ses droits moraux. Je suis montée aux barricades pour dénoncer de tels contrats. J’ai conseillé mes collègues de ne pas signer. Comment aurais-je pu signer ? J’ai réfléchi. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais aller à l’encontre de mes principes.

Ça me brise le coeur, car je me prive ainsi d’un revenu intéressant et de l’écriture de textes différents de ce que je fais habituellement. Mais c’est ainsi. J’ai choisi puisqu’aucune négociation n’était possible. J’ai choisi de ne pas signer pour garder ma crédibilité et mon éthique personnelle.

J’en parle car je veux que tout le monde sache que notre métier n’est pas toujours facile. Je veux que l’on sache que tout n’est pas rose et que de nombreux autres journalistes choisissent aussi de renoncer à de bons contrats qui payent bien pour une question de droits et de principes. Et puis j’ajouterai que j’aimerais que les éditeurs qui nous font signer ces contrats sachent qu’il y a des implications humaines derrières ces simples mots et ces contrats qui ne semblent être que des bouts de papier. Qu’il y a des décisions déchirantes que l’on doit prendre. Que tout n’est pas que business et cash…Il y a des humains, des professionnels qui tiennent et aiment leur métier.

Je veux aussi pouvoir toujours dire à d’autres journalistes de ne pas signer et leur donner mon exemple. Car sans union et solidarité, on ne fera jamais avancer les choses. Je veux aussi que ça change et que l’on n’impose plus des contrats inacceptables. Car c’est injuste, vraiment trop injuste. Mais j’ai fait le meilleur choix. Car il faut s’unir pour agir.
J’en profite pour vous présenter la vidéo préparée pour l’AJIQ pour sa nouvelle campagne de recrutement dont parle Nicolas Langelier. Bref, devenez donc membre de l’AJIQ. C’est important.

Autres textes sur le journalisme et les contrats:
Mandat terminé au CA de l’AJIQ.
Quebecor: l’arroseur arrosé
Signeriez-vous ça ?
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Plus difficile de travailler pour une femme ?

C’est le sujet d’un article que je signe dans le Coup de Pouce d’avril. Pas facile, car les témoignages variés beaucoup d’une personne à l’autre. Finalement après avoir parlé à plus d’une quinzaine de personnes, fait des appels sur Twitter, Facebook et les discussions, l’article en a déduit que…il faudra le lire. Je ne vous dévoilerai pas le résultat de ma recherche ici 😉 Puisque les revues ont un contenu spécial sur le Net et pour le papier. Tant mieux, ça ne sert à rien de vendre une revue si on offre le contenu sur le web….

Je peux vous dire que les réponses varient beaucoup selon la personne qui répond. Peu importe qu’elle soit une femme ou un homme. Je vais répondre pour moi. J’ai eu des femmes et des hommes patronnes. Le pire a été un homme. Pas parceque’il était un homme, parceque’il était lui. À cause de son tempérament, sa personnalité. Les patrons suivants, des hommes ont été formidables.

Mais maintenant, j’ai la meilleure patronne et c’est une femme. En fait, c’est moi. Et c’est la meilleure situation pour la travailleuse indépendante, dans tous les sens du terme, que je suis. Je déteste avoir un patron ou une patronne, un horaire, être supervisée. Laissez-moi gérer mon temps, merci !

Alors pour les patrons versus patronnes, j’imagine que chaque personne a son histoire d’horreur ou de bonheur ? C’est ainsi.

Vous trouverez en fin de magazine un autre article que je signe sur de multiples conseils pour assainir l’air de sa maison. Car on utilise tout ce qu’il ne faut pas et on pollue notre air intérieur. J’en reparle dans un autre billet.