Verdir en étant délinquant

On pourrait aussi appeler ça du verdissement illégal… J’étais à Médium Large ce matin avec Marie-Claude Lortie pour parler de désobéissance écologique ou de guérilla jardinière. Ça s’écoute par ici et voici mes notes et de nombreux liens pour aller voir plus loin. Un sujet passionnant.

Il n’y a pas que le couple de Drummondville qui pratique la désobéissance par rapport aux règlements municipaux ou autres sur le verdissement. Plusieurs citoyens et groupes communautaires décident aussi de verdir, embellir pour limiter les espaces bétonnés, asphaltés et les terrains vagues, surtout en ville.

En fait la guérilla jardinière est née à New York dans les années 70 quand des gens se sont aperçus que des plants de tomates poussaient à travers des déchets et débris sur un terrain vague abandonné depuis presque 30 ans. C’est devenu le Clinton community Garden qui existe toujours.

Ces méthodes ont pour divers objectifs : verdir pour limiter les îlots de chaleur qui favorise les hausses de température en ville (surtout durant les canicules), pour limiter les inondations ( l’eau ruisselle sur l’asphalte et le béton alors qu’elle est absorbée par la terre des espaces verts), et diminuer la pollution ( les arbres absorbent le gaz carbonique)

Roger Doiron, directeur de potager sans frontières a lancé la pétition pour soutenir le couple jardinier de Drummondville. C’est aussi celui qui a encouragé le couple Obama à avoir un potager à la Maison-Blanche.

Des exemples de verdissement ou d’embellissement :

-Le plus populaire : les bombes de semences : on envoie des boules de terre et d’argiles avec des semences dans des terrains vagues. Quelques exemples à Montréal, mais peu répertoriés.

D’ailleurs des ateliers de bombes de semences sont donnés lors de divers événements, comme à la Sustainability Fair at Concordia, au centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres groupes.

-Le centre canadien d’architecture offrait un atelier le 14 mars dernier, en collaboration avec Dare-Dare (en anglais et français)
-Autre exemple, des grains de fleurs ont été semés à Paris dans les parcs en friche avec de la pelouse en mai dernier.

-Semences indigènes,des plantes qui vivent partout. On les fait avec de l’eau et de l’argile. C’est mieux de les lancer un jour de pluie.

-Un quartier au sud-est de Londres, Deptford, où le jardin de fleurs a été détruit début juillet au grand dam des voisins qui l’ont semé et l’entretenait.

Un site anglais Kabloom vend des bombes de semences toutes prêtes. Mais il faut choisir des semences indigènes pour ne pas déranger l’écosystème. Mauvaise idée de les faire venir d’Angleterre.

-À Toronto, on a Public Space, un regroupement qui organise de la guérilla jardinière, dans les lieux publics, carrés d’arbres.

-Il y a aussi le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM qui a été actif dans le dossier des poules, mais dans l’aménagement d’espaces non choyés pour les verdir. Ils ont fait de la guérilla jardinière en 2007 pour se faire connaître. C’est ainsi qu’ils ont convaincu l’UQAM de convertir certains terrains vagues ou en pelouse ou des toits en potagers.

Dans ce billet, Sheena Swirlz parle de toutes les formes d’art et de verdissement dans la rue qui peuvent exister. Il y en a beaucoup et toutes ces photos sont prises aux États-Unis. Il y a aussi les graffitis verts, une sorte de mousse. Les embellissements de rues comme le remplissage des nids de poule se pratique aussi. Une troupe de théâtre l’a fait pour Pâques sur la rue Masson le printemps dernier.

– Il y a aussi un potager « interdit » dans Pointe-Saint-Charles, à côté du marché Atwater.

-Un potager illégal de pommes de terre dans un terrain vague a aussi été menacé de démantèlement à Calgary au printemps, voir le reportage de Radio-Canada.

– Les citoyens veulent souvent pouvoir occuper des terrains vagues qui sont totalement inoccupés. C’est arrivé dans Rosemont coin Laurier et Charlemagne. Des citoyens entretenaient un terrain vague en y plantant des arbres. Ce terrain appartient à la ville qui l’a vendu à un promoteur immobilier. Ce dernier va raser les arbres pour y construire des condos. C’est le revers de la médaille. Voir mon article
-Le verdissement des carrés d’arbres : plusieurs citoyens prennent en charge les carrés d’arbres en y plantant des vivaces, annuelles ou même des légumes. Mais c’est légal… ou du moins encouragé dans la majorité des arrondissements.
L’exemple de Trixi Rittenhouse qui s’occupe de ces carrés d’arbres, qui plantent des vivaces un peu partout dans les rues de Montréal, mais a aussi fabriqué des personnages qui embrassent les arbres. Voir cet article de Sylvie St-Jacques dans La Presse.

-Certains citoyens ont décidé d’enlever l’asphalte de leur trottoir: c’est ce qu’a fait mon voisin, durant la nuit il y a plus de 4 ans, dans Rosemont. Il y a planté des fleurs, de la verdure. Les voisins d’en face l’ont imité jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’Arrondissement vient les voir et leur donne finalement l’autorisation. Maintenant chaque citoyen de Rosemont peut demander l’autorisation d’enlever l’asphalte du trottoir et verdir ainsi. Voir l’article de RueMasson sur le sujet.
Ces mêmes voisins ont aussi décidé d’enlever une bande de béton de la ruelle pour y planter des arbustes, vivace sans autorisation. Encore une fois l’inspecteur de l’Arrondissement est venu et ils sont passés à deux doigts d’avoir une amende, car une ruelle fait partie du domaine public. Maintenant l’Arrondissement de Rosemont (et plusieurs autres) encourage les ruelles vertes et casse le béton…

Autre exemple de potager devant une maison à Sherbrooke, celui d’André Nault, le fondateur des Ami-E-s de la terre de l’Estrie.

Il y a aussi les chèvres urbaines pour désherber, mais aussi pour le lait. À Vancouver, Victoria, Eugene (mais interdit), etc. À quand les chèvres à Montréal ?

D’autres liens intéressants

Le site Guerrilla Gardening (en anglais – de Londres)

Public space à Toronto

Le potager de Drummondville

Des exemples d’art et de verdissement dans la rue

Un exemple de verdissement de trottoir à Montréal

Le yarnbombing ou bombardement de fils à Montréal

Un exemple de verdissement contagieux dans le Vieux-Rosemont

Les ruelles vertes mode d’emploi dans Rosemont

Article : enlever l’asphalte du trottoir

Lettre de Yannick Gélinas sur le potager de Drummondville et le mouvement en Californie

Le jardinier urbain

Des œufs de pâques dans les nids de poule dans Rosemont

Le centre d’écologie urbaine de Montréal

Un premier prix en journalisme !

Jeudi dernier lors du Gala des Grands Prix du journalisme indépendant, RueMasson.com, le média que j’ai créé avec quatre amis a gagné son premier prix grâce au dossier de Stéphan Dussault sur l’Empire Shiller. Joie et bonheur pour notre bébé qui a seulement deux ans et n’a pas de grands moyens.

Par ailleurs, de mon côté, j’ai gagné le prix pour la recherche audio/vidéo pour cette discussion de l’Après-midi porte conseil. Un premier prix aussi.

Oublions la banlieue, on peut aussi élever des enfants en ville et connaître ses voisins!

Une ruelle habitée

Un article de La Presse ce matin détruit quelques mythes selon lesquels on ne peut élever une famille en ville et qu’on ne connait pas ses voisins. Plusieurs rabâchent que c’est impossible d’élever leurs enfants à Montréal en évoquant leurs raisons de déménager en banlieue. Faux. On élève très bien les enfants en ville.

Je vis exactement la même situation que ce couple du Plateau, excepté que les enfants ce ne sont pas les miens, mais ceux de mes voisins. Et il y en a des enfants dans mon quartier. Dans la ruelle, il y en a plus d’une quarantaine qui joue ensemble, alors que les parents sont assis avec une coupe de vin ou une bière à discuter.

Juste autour de chez moi en haut de la ruelle, il y Arthur, Charlotte, Tess, Zoyia, Pénélope, Louis-Ferdinand, Joseph-Emmanuel, Arnaud, Clémence, Mathilde…et j’en oublie plein. Ce sont les enfants que je connais bien et qui me parlent presque quotidiennement. Qui agace ou parle à notre chien Napoléon quand celui-ci leur aboie après quand il a peur.

Ce sont des enfants qui me lancent des allo quand j’arrive chez moi en vélo. D’autres qui s’amusent avec moi et me sautent dans les bras pour que je les fasse rire. Une autre qui veut que je lui mette mon vernis bleu sur les ongles des pieds, un autre qui m’offre un truc qu’il a fabriqué avec des plantes. Bref c’est une vie de quartier riche et intéressante.

Des voisins que l’on côtoie au quotidien, qui nous donne des conseils de rénovation, qui nous masse (ma voisine immédiate est massothérapeute), avec qui on fait des projets de ruelle verte, qui nous donne des vivaces ou des framboisiers, qui nous prête leur gant de baseball quand on a un match dans une heure et pas de gants, qui s’occupent de nos chats quand on est absente, qui nous donne des nouvelles pour notre média hyperlocal et qui nous offre aussi parfois un verre de vin.

C’est donc ma vie dans un quartier de Rosemont où je connais presque tous mes voisins, que ce soit ceux à proximité, que ceux de toute ma ruelle. Et c’est ainsi dans le quartier. Les gens se parlent beaucoup et connaissent leurs voisins.

Est-ce que c’est ainsi dans les banlieues faites pour les voitures avec certaines rues sans trottoir. Les enfants jouent dans leurs cours arrière, parfois avec leurs amis, des voisins ou autres, mais ils n’ont pas tout l’univers d’une ruelle où ils jouent sans fin, sans avoir besoin que les parents les occupent.

Mais je ne parle pas de la vie en campagne, dans un village qui s’apparente à notre vie de quartier, sans la beauté de la nature évidemment.

Une ruelle devenue lieu de vie
On a même fait barrer deux entrées sur quatre de la ruelle pour avoir plus de tranquillité et surtout de sécurité pour les enfants comme le rapporte l’article dans RueMasson. Sans oublier l’article sur le monde d’emploi des ruelles vertes. L’album photo de l’article montre combien les ruelles peuvent être des espaces de vie magnifiques.

D’ailleurs, de nombreuses personnes ne savent pas que l’utilisation de la ruelle comme voie de transit est interdite, en particulier dans Rosemont:

R.R.V.M., c. C-4.1 RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT À L’ÉGARD DE L’ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT–LA PETITE-PATRIE (CODIFICATION ADMINISTRATIVE). Article 14. Le conducteur d’un véhicule routier ne peut circuler dans une ruelle à seule fin de passer d’une rue à une autre.

Le quotidien d’une cycliste : parfois j’utilise les trottoirs!

Le viaduc Saint-Joseph-Iberville

Les piétons se plaignent souvent des cyclistes qui roulent sur le trottoir. Avec raison. Trop souvent les cyclistes y roulent à la même vitesse que sur la route, comme s’ils avaient la priorité. Ils ne l’ont pas. De la même manière que les cyclistes ont la priorité sur les pistes cyclables, les piétons sont maîtres et rois sur les trottoirs.

Je l’avoue. Parfois je prends les trottoirs. Pourquoi ? Car j’estime que je ne suis pas en sécurité dans la rue. Je préfère donc me rabattre sur le trottoir. Quand je le fais, je roule toujours très lentement, prête à m’arrêter à tout moment pour laisser passer un piéton, disons que parfois je roule pour ainsi dire les pieds à terre. Je ne frôle pas les piétons, je garde une bonne distance avec eux et je leur laisse toujours la priorité. Je sais je pourrais descendre de bicyclette. Mais j’occuperais le double de la place et quand il n’y a personne, je ne vois pas pourquoi je ne peux pas rouler. Toujours lentement.

Mais il y a un endroit où j’utilise TOUJOURS le trottoir : quand je passe sous un viaduc. Particulièrement ceux que j’utilise souvent : les viaducs Masson (entre Iberville et Delorimier) et Saint-Joseph (et Iberville dit le tunnel de la mort). Heureusement, le viaduc Masson sera réaménagé cet été pour y inclure une piste cyclable. Tant mieux. Pas celui de Saint-Joseph, qui malgré les améliorations au fil des années, est toujours aussi dangereux.

Imaginez-vous entre l'espace de l'autobus et du muret. C'est la place que m'avait laissée l'autocar quand il m'avait doublée.

J’ai failli m’y faire écrabouiller par un autocar (pas de la STM, mais ils sont aussi dangereux). Il y a quelques années, au moment où je passais Iberville et j’entrais dans le tunnel, l’autobus m’a dépassée en me frôlant. J’ai eu la peur de ma vie. Je n’ai plus pédalé, respiré pendant les quelques secondes qu’il passé. Je me suis concentrée pour ne pas dévier de ma route, pour ne pas faire un faux pas, pour ne pas tomber, sinon j’étais morte. Mon coeur battait à la chamade.

J’ai eu très peur et je me suis promis que jamais je ne voulais revivre cette expérience. J’ai donc décidé d’utiliser les trottoirs sous les viaducs, toujours en laissant la priorité aux piétons et en les respectant. Si jamais je me fais arrêter par la police, je leur dirais que je préfère une amende à ma sécurité et à ma vie.

Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

Autres textes sur le journaliste à la pige:
Pourquoi signer ces contrats indignes?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Journalisme professionnel et contrat équitable
Gil Courtemanche et la solidarité à sens unique
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

RueMasson à Dimanche Magazine à Radio-Canada

La gang de RueMasson lors du lancement de la version 2 de notre site web: de gauche à droite: Éric Noël, Lisa Marie Noël, Dominic Désilets, Cécile Gladel, David Bruneau et Stéphanie Lalut. Photo: Alex Albert

Ce matin, incroyable reportage d’Arthur Lacomme à Radio-Canada sur RueMasson.com. Le reportage peut être écouté en cliquant sur ce lien. J’en parle souvent et j’y écris plus souvent qu’ici (Oui je sais, le nombre de billets sur La Planète écolo a diminué du même niveau qu’augmentait le nombre de mes articles pour RueMasson.com).

Pour une journaliste pigiste comme moi qui tient farouchement à son indépendance, le summum de celle-ci a été de créer sa propre entreprise de presse indépendante. Avec mes quatre autres collègues, on choisit nos sujets, notre ton, notre angle, etc. C’est notre vision, notre entreprise et notre bébé qui va fêter son premier anniversaire à la fin du mois de février.

Évidemment les défis qui nous attendent sont importants. Dont celui de durer. Et pour durer, il faudra trouver des moyens de se financer à long terme. Pas évident. Pas facile, car il s’agit de ne pas être tributaire de la seule publicité. Pour plusieurs raisons dont deux importantes.
1-On a pu constater les difficultés des médias avec la baisse des revenus publicitaires lors de la dernière crise économique.
2-Au niveau de l’hyperlocal, la proximité est grande entre tous les intervenants dont les « acheteurs » de publicité et les médias. Il faut garder son indépendance et ne pas dépendre seulement de la publicité qui peut s’évaporer rapidement si un commerçant mécontent d’un article décide de faire pression sur le média et de convaincre ses collègues de ne plus annoncer dans le média en question.

RueMasson a choisi, comme il se doit, de séparer le côté rédaction et publicité. Les journalistes ne vendent pas de pub bien entendu et il n’y a aucun lien entre l’achat de publicité et un article évidemment. Ce n’est pas facile (il faut expliquer et ré-expliquer souvent cette séparation aux annonceurs, aux organismes), mais on entend respecter cette indépendance. La règle est simple: on fait un article quand on juge qu’il y a un sujet, un intérêt, une nouvelle. Que le commerce ou l’organisme ait acheté ou non de la publicité n’entre pas en ligne de compte. Il n’y a aucun rapport encore les deux.

Pour réussir, il faut donc innover et expérimenter. Ce qu’on entend faire dans les prochaines années…Que de beaux défis à l’aube d’entreprendre notre deuxième année d’existence.

Le quotidien Le Devoir est l’un des médias québécois qui a gardé la tête hors de l’eau lors de crise. Il a peu de publicité et fait payer une partie de l’accès à ses articles. Sauf que Le Devoir s’appuie sur une solide crédibilité et histoire de plus de 100 ans.

Discriminatoire les centres sportifs réservés aux femmes?

Question qu’on doit se poser puisque ces centres sont très populaires et existent un peu partout au Québec. Certaines femmes s’y plaisent, d’autres, comme moi, n’apprécient pas. J’étais abonnée à Énergie Cardio pendant 5 ans. Au cours des quatre premières années, je fréquentais le centre mixte du Nouveau Rosemont. Parfait. Quand j’ai déménagé dans le coin de la rue Masson, j’étais heureuse de constater qu’un Énergie Cardio venait d’ouvrir. Pas pour longtemps. Ce gym est réservé aux femmes. J’ai dû payer un supplément à mon abonnement pour y avoir accès. En plus, j’avais moins de cours qu’à mon ancien Énergie Cardio. J’ai comblé en fréquentant celui de Mont-Royal et mon ancien gym. Quand je me suis débarrassée de ma voiture, ça ne fonctionnait plus. Je n’ai pas renouvelé mon abonnement. Les centres réservés aux femmes ne me conviennent pas.

J’en ai fait un texte sur RueMasson.com où j’ai consulté des avocates, la Commission des droits de la personne, Énergie cardio et des femmes qui fréquentent ces gyms. On fait le tour de la question. À lire.

Le vrac, pour ou contre?

Photo : Philippe Santerre- Radio-Canada

Je participais en début d’après-midi à la discussion sur le vrac et l’emballage à l’émission radio-canadienne, L’après-midi porte conseil.

Évidemment j’étais pour le vrac, donc contre l’emballage.

Tel que j’avais ramassé comme information lors de ma recherche, selon Recyc-Québec, 26% de tous les rebuts que l’on génère, recyclable ou pas, sont des emballages. On en recycle. Mais, beaucoup prennent le chemin de la poubelle. 20 % du contenu de nos poubelles sont des emballages. Selon Statistique Canada, chaque Canadien jette chaque jour environ un demi-kilo d’emballages. Cela fait 182,5 kilos par an. Souvent, on parle de styromousse, particulièrement utilisé par les fruiteries. J’ai choisi de laisser le styromousse à la caisse. Je déballe en mettant mes fruits et légumes dans mon sac. Ce n’est pas à moi de gérer leurs déchets.

Pourquoi je préfère le vrac à l’emballage ?
Car on diminue le montant de déchets donc des ressources utilisées

Acheter ses céréales en vrac permet de choisir la quantité exact et de ne pas avoir un emballage de plastique et de carton. En plus si on veut vraiment être plus écolo on utilise un contenant réutilisable au lieu du sac de plastique.

Acheter ses noix, riz, légumineuses, épices et autres produits en vrac élimine le montant de déchets.

Même chose pour le café mais surtout pour le thé. En plus on peut varier les saveurs de nos tisanes en les achetant en vrac.

Pour les fruits et légumes qui sont emballés, c’est une production supplémentaire de styromousse qui n’est pas recyclé au Québec et qu’on doit donc jeter. L’une des solutions est de le laisser à la caisse. Pourquoi je gèrerai les déchets de ma fruiterie.

Aussi pourquoi emballer des bananes, des oranges et autres fruits et légumes dans du plastique ? On les lave de toute manière à la maison. Et qui nous dit qu’ils n’ont pas été contaminés lors de l’emballage ? Même chose pour les céréales et autres produits en vrac.

Si les commerçants veulent prolonger leur durée de vie, il devrait peut-être miser sur la fraîcheur de leurs produits au lieu d’utiliser le plastique pour les faire durer plus longtemps.

Car tel que le mentionne Jean-Sébastien Trudel dans son billet sur l’emballage tout n’est pas surremballage. Le plastique permet de garder la fraîcheur et d’éviter le gaspillage, mais veut-on manger un concombre vieux de quatre semaines ? On sait que les vitamines et les nutriments d’un produit faiblissent rapidement après la cueillette.

Par ailleurs, le montant de gaspillage dans le domaine des fruits et légumes est déjà énorme, même si on utilise le plastique. Le problème est peut-être ailleurs ? Le plastique ne serait qu’un diachelon sur une blessure plus grande.

Aussi les fruits et légumes sont souvent emballés en paquet de quatre ou plus. Que faire si je n’ai besoin que d’une tomate ? Les autres vont pourrir dans le frigo. Quand on sait que

Le surremballage est aussi présent dans de nombreux objets en tout genre. Pensons au gadget électronique minuscule vendu dans un emballage de plastique dur 10 fois plus grand qu’il est presque impossible d’ouvrir sans une hache !!!
Ou alors comme l’a souligné une maman sur YouTube des jouets ou collants pour les enfants qui sont emballés et emballés par du plastique.

Les objets dans d’énormes boites de carton qui vont directement au recyclage et j’en passe.

Car c’est moins cher
En 2007, l’émission la vie en vert a fait un test à l’épicerie. Un reportage d’Ariane Paré-Legal.
Un couple a fait son épicerie habituelle : Le résultat était impressionnant : le volume des emballages étant supérieur à celui de la nourriture! À la pesée l’épicerie de Stéphanie et Philippe-Antoine contenait 3,8 livres d’emballages divers.

Quand on opte pour les grands formats et le vrac, c’est moins cher. La vie en vert avait fait le test avec du thé. En sachet, emballé dans une enveloppe en plastique puis dans un contenant en carton, il n’y a plus beaucoup de thé. Pour le même prix en vrac, on obtient plus de thé.

Car on gaspille moins

Puisqu’on achète selon nos besoins réels et non selon les quantités proposées par les commerçants. Avec le nombre de personnes qui habitent seules en augmentation, il est mieux de pouvoir choisir la quantité.

Et l’argument de l’hygiène est tiré par les cheveux. Est-ce que l’on va aussi arrêter d’embrasser et toucher les gens ? N’est-on pas un peu trop obséder par l’hygiène en Amérique du nord ?

Seul argument qui est solide pour moi, les allergies. Le vrac peut être problèmatique en permettant la contamination de certains produits. Seul endroit où on trouve des produits en vrac qui n’ont pas été contaminés par des noix ou des arachides : Bulk Barn. Une suggestion d’Isabelle Goyette, qui s’y connait en matière d’allergies.

Sur Facebook, on suggère Terre en soi une coopérative dans Hochelaga, sur Sainte-Catherine.

Il y a aussi la boutique de la Soder sur Masson. J’en avais parlé sur RueMasson.

Intéressant article aussi sur RueMasson à propos des fruiteries du coin. Ma collègue Lisa Marie Noël a aussi évalué l’emballage.

Un ouvrier raconte son quotidien aux défuntes usines Angus !

Passionnante l’histoire racontée par un ancien ouvrier des usines Angus dans le Vieux-Rosemont qui fabriquaient des pièces pour les locomotives et chemins de fer.

André Sévigny a travaillé presque 40 ans aux Shops Angus en tant que plombier industriel et tuyauteur (pipefitter). Tout ce qui se rapportait à la tuyauterie dans la mécanique et l’entretien des trains et des engins, c’était sa spécialité. La suite se lit sur RueMasson.

Le budget de Rosemont La Petite-Patrie sur RueMasson

Dépôt du budget 2011 et du plan d’immobilisations triennal de l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie. Des nouvelles comme une maison du citoyen (ou de la citoyenne non?) pour 2013 et d’autres nouvelles à lire sur RueMasson.

À quand un répertoire des auteur-E-s de Rosemont ? de Montréal ? Ajout

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal offre sur Internet et dans ses bibliothèques un répertoire des auteurs de l’arrondissement. Cela permet aussi aux bibliothèques du Plateau d’offrir les livres de leurs auteurs en prêt (même si c’est toujours plus payant pour un ou une auteure de vendre une copie que de la voir prêter – on n’obtient rien pour les prêts sauf quand on écrit des romans. Les essais guides pratiques ne comptent pas. Mes livres sont considérés comme des guides pratiques et non comme des essais).

Évidemment, il n’est pas question ici de ne glorifier que les auteurs locaux et de laisser tomber les autres. Mais quand on peut encourager des auteurs du coin intéressants, c’est toujours valorisant pour ces derniers. Les bibliothèques de Montréal le font-elles ? Aucune idée. Mais je sais que mes livres sont dans peu de bibliothèques montréalaises. Car on regarde toujours selon son propre exemple.

Quand je parle de ma série jeunesse, Le pirate des caramels, on ne trouve aucune copie des trois tomes dans les bibliothèques de Rosemont La Petite-Patrie où j’habite. Ce n’est pas mieux ailleurs, on ne le retrouve que dans deux ou trois bibliothèques. De quoi se questionner, je l’avoue…

Voyons du côté d’autres auteures du coin. Ma collègue Corinne De Vailly a écrit de très nombreux romans jeunesse et habite Rosemont. Son livre aux éditions Goélette, Mon premier livre de contes du Québec, n’est même pas dans les bibliothèques de Rosemont se trouve un peu partout si on clique sur visionner les autres exemplaires. Merci au commentaire qui me permet de rectifier.

Un autre exemple, ma voisine Sophie Legault et son livre : Vaincre le désordre. Pas disponible dans les bibliothèques de Rosemont. Ici aussi il faut cliquer sur Visionner les autres exemplaires.

Même chose pour mon autre voisine Jacinthe Tremblay et pour Patrick Dion qui habite Rosemont. Pour la première, son livre Entretiens avec Henry Mintzberg n’est même pas répertorié dans les bibliothèques. Au moins, on le trouve chez Paulines sur la rue Masson, bien mis en évidence. Ce qui n’est pas le cas de tous les auteurs du coin.

Le roman de Patrick Dion, Fol allié n’est pas aux bibliothèques de Rosemont et Petite-Patrie.

Ma collègue et voisine me souligne qu’il existe le regroupement Arts et cultures de Rosemont La Petite Patrie.

L’information hyperlocale, l’avenir ?

RueMasson est l’un de mes projets (avec mes livres et ce blogue) dont je suis le plus fière. Lancer un site de nouvelles hyperlocales avec zéro budget et en investissant de l’argent de notre poche, se faire connaître, travailler en gang, faire des compromis, couvrir des sujets qui nous allument, et réussir en sept mois à faire quelque chose de reconnu, c’est très gratifiant. Il n’y a pas que l’argent dans la vie. Surtout quand on travaille pour soi et non pour quelqu’un d’autre.

En entrevue à Projet J avec Anne-Caroline Desplanques, j’ai parlé de plein de choses, mais surtout de l’avenir de RueMasson. Elle est revenue avec la question que tout le monde nous pose, nous avec. Est-ce possible d’être rentable ? Pourrons-nous un jour vivre de RueMasson ? En faire un média où on paye les gens ? Je n’ai pas encore la réponse. Mais celle de Jeff Mignon dans l’article de Projet J me fait penser que nous avons eu une excellente idée et que l’hyperlocal comme RueMasson représente l’avenir. En plus, je suis totalement d’accord avec lui quand il dit que la publicité ne doit et ne pourra être la seule source de revenus. Il faut avoir plusieurs sources de revenus pour survivre.

Et puis inclure de la publicité n’est pas aussi simple que ça. Il faut une personne pour vendre de cette publicité, l’inclure dans le site de manière intelligente sans bombarder les lecteurs, s’assurer de l’indépendance des journalistes par rapport aux commerçants, gérer le tout. Puis, ça ne veut pas dire que l’argent généré par la publicité serait énorme… Il y a plusieurs étapes à franchir qui demandent de la planification et de la gestion.

Depuis le lancement de RueMasson en janvier dernier, je prends connaissance de l’existence de plusieurs sites du même genre. Lisa Marie Noël a découvert le média de Brooklyn, le site BushwickBK.com, lors de son séjour à New York. Un ami de David Bruneau lui a fait suivre cet article de Media Trend qui se demande aussi si les sites hyperlocaux sont viables et qui m’a permis de découvrir deux sites semblables à Paris, dixhuitinfo.com et dixneufinfo.com.

Il y a aussi le réseau Patch.com qui vient d’être acheté par AOL qui regroupe un réseau de site hyperlocaux aux États-Unis. D’ailleurs, l’une des solutions pour l’hyperlocal est peut-être de s’unir. La plupart des nouvelles se recoupent et peuvent se ressembler. Un exemple ? L’article de RueMasson sur les poules et celui de Dixhuitinfo sur les abeilles. Sujet commun : l’agriculture urbaine.

Bref, n’est-ce pas l’avenir après la mode de la mondialisation, sans oublier l’actualité internationale, tout aussi importante.

Pourquoi bloguer ? Je l’explique sur Canoë

Je blogue depuis octobre 2006. Presque quatre ans. Un plaisir qui se multiplie sur le web pour moi puisque outre ce blogue, j’écris sur Branchez-vous, RueMasson et Workopolis. Bientôt, un quatrième endroit se rajoutera. À suivre.
Pour le moment voici le portrait de blogueuse qu’a fait de moi Simon-Pierre Goulet. La vidéo semble avoir disparu. Je ne la trouve plus.

Sympa. Le texte est là.

J’ai trouvé drôle et dommage que le logo de Rue Frontenac a été brouillé, car il est collé sur mon ordinateur depuis plus d’un an… Avec celui de RueMasson et un autre slogan.

Bon pour l’environnement la piétonnisation ?

Petite discussion hier avec Marie Plourde au sujet de la piétonnisation. Bon ou non pour l’environnement la piétonnisation ? Ça s’écoute au 98,5 FM.

Marie en a profité pour me parler de vie de banlieue. Car je garde la maison d’amis à Boucherville en ce moment. Que l’on se rassure, cette vie provisoire et temporaire de banlieue ne me donne pas du tout l’envie d’y déménager. C’est parfait pour quelques jours, pour changer et prendre la vie plus relaxe au bord de la piscine. Surtout que je suis dans le processus de devenir propriétaire à Montréal. J’ai la vie urbaine de quartier bien ancrée. RueMasson représente bien cet attachement.

Bref, le sujet de la piétonnisation représente bien cette vie urbaine que l’on veut humaniser. Mais il n’est pas certain que toutes les rues peuvent être piétonnisées. Tout dépend de la situation géographique, de la densité urbaine, de la circulation de transit, du transport en commun, du type de commerce de la rue en question. Bref, il ne s’agit pas de donner la rue aux piétons sans se poser de question. Ça demande un plan, sinon on fait comme le maire de Rosemont a du faire. On annonce une piétonnisation puis on est obligé de faire marche arrière et de remettre le tout à plus tard. J’en parlais sur RueMasson. Tous les articles sont à la fin de ce texte.

Petit point qui me chicote. Les cyclistes sont interdits sur les voies piétonnes, à moins de descendre de leur monture. Très irréaliste de leur demander ça. Pourquoi ne pas réserver une voie pour les cyclistes en leur demandant de rouler prudemment ? C’est aussi aux piétons de faire attention non ?
Mardi midi sur la Sainte-Catherine, des policiers en vélo circulaient… en vélo. Un cycliste délinquant s’est fait crier de descendre de son vélo, ce qu’il n’a pas fait, il a continué sans se faire inquiéter. Les policiers ne l’ont pas poursuivi. D’autres ont reçu des contraventions. Deux poids, deux mesures ?

Se faire belle sur Masson

Le printemps est souvent synonyme de changement, de fraîcheur. Bien qu’il ne soit pas encore le temps de sortir sandales et mini-jupes, des salons d’esthétique et de coiffure sur Masson sont déjà prêts à vous offrir une véritable journée de princesse.

En compagnie de Maryse Tessier, j’ai pris mon courage à deux mains pour tester quelques salons. Nos constations, critiques, remarques et photos sont sur le site de RueMasson.

Acheter plus écolo dans Rosemont (Masson)

Comme si je n’avais pas assez de plateforme pour écrire, suivez-moi aussi sur RueMasson.com. Aujourd’hui vous y trouverez un article sur les endroits pour acheter plus écolo dans le quartier. C’est par sur RueMasson.com.

RueMasson.com en ligne

J’ai mis en onglet RueMasson.com pour signaler un nouvel endroit sur le web où j’écrirai. J’explique tout ça ici. Je vous encourage à aller y faire un tour, vous faire connaître si vous êtes des résidents du coin, nous écrire si vous connaissez des sites semblables qui parlent de quartier dans les villes du monde entier.

Pour voir les talents qui ont mis au monde ce site Internet, vous trouverez ici nos biographies revisitées, pas très sérieuses, mais combien réalistes.

Faites suivre, parlez-en et retournez-y.