Récupérer et recycler les gadgets et appareils électroniques

J’étais à la Sphère à la Première chaîne de Radio-Canada pour parler de la gestion de nos déchets électroniques. On peut écouter mon intervention ici. J’en ai aussi parlé à l’émission du matin de la Première chaîne en Alberta. Voici les principaux conseils et des liens.

Ces appareils électroniques abandonnés au bord de la rue constituent un danger et engendrent de la pollution dans les sites d'enfouissement.

Ces appareils électroniques abandonnés au bord de la rue constituent un danger et engendrent de la pollution dans les sites d’enfouissement.

 Comment faire ?

1- Réduire sa consommation d’objets électroniques. A-t-on vraiment besoin du iPhone 5 alors qu’on a le 4 ou 4S ? A-t-on besoin d’attendre en ligne pour l’acheter. On peut résister et réduire notre consommation qui fait l’affaire des compagnies.

2-Réutiliser, donner les objets qu’on ne veut plus, ou les vendre. Mon premier iPhone, la première version sortie aux États-Unis que j’avais acheté seconde main, fait encore le bonheur de mon beau-frère. Une amie m’avait donné sa télévision quand elle a acheté un écran plat. Je l’ai eu jusqu’à cet automne alors qu’elle a flanché et que je l’ai amené à l’éco-centre. J’ai attendu ce moment pour m’acheter un écran plat.

3-Recycler. Insertech récupère les ordinateurs en tout genre, écrans et les tablettes.

4-Ne pas les jeter, surtout pas au bord de la rue. Ces objets sont garnis de produits toxiques et polluants (plomb, mercure et plus), on ne les jette pas à la poubelle et on ne les laisse pas trainer au froid, dans la neige.

5-Les amener dans les éco-centres, les Bureau en gros ou tout autre endroit mentionné sur la liste de l’Association pour le recyclage des produits électroniques.

Les écofrais

Attention ce n’est pas une taxe, mais des frais pour financer la récupération et le recyclage des déchets électroniques. Depuis octobre 2012, ces ecofrais sont imposés sur les appareils électroniques pour soutenir le recyclage. C’est ce qu’on appelle la responsabilité élargie des producteurs chez Recyc-Québec.

Ces frais sont imposés à cause de l’adoption du règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises imputables aux fabricants, aux premiers revendeurs ou aux détenteurs de la marque de produits électroniques vendus sur le marché québécois. Un règlement qui était dans les plans depuis très longtemps, des années…

L’objectif est simple. Il faut que les fabricants soient responsables de leurs produits de la conception à la fin de vie. Actuellement, c’est principalement les municipalités qui doivent débourser de fortes sommes pour la collecte des déchets, les éco-centres et la gestion des matières résiduelles. Le recyclage des produits électroniques

La majorité des commerçants les mentionne dans leur prix (ils doivent le faire en plus petit), comme si c’était une taxe. Mais l’argent n’est pas envoyé au gouvernement, mais à l’Association pour le recyclage des produits électroniques un organisme à but non lucratif créé par l’industrie. Il s’agit d’un organisme pan-canadien avec des ailes provinciales.

L’argent qui est récolté par l’Association pour le recyclage électronique – Québec est destiné presque entièrement à la récupération et vérifié par Recyc-Québec me soulignait le directeur de ce programme, Mario Laquerre.

Un exemple pour les huiles usagées (pas alimentaires) qui doivent être récupérées depuis 2004. L’organisme qui les gère, la Soghu, utilise les frais pour la récupération. Seulement 3 % des sommes est destiné à des frais d’administration.

 Les précurseurs

Avant la mise en place de ce règlement, il y a eu la mission zéro déchet électronique de Recyc-Québec en place depuis 2007, en collaboration avec Bureau en gros. On pouvait déposer tous les déchets électroniques dans les Bureau en gros sauf certains téléviseurs.

Et l’Alberta est la première province à avoir implanté un tel programme en 2004, le Québec est l’une des dernières. Il manque Terre Neuve et Le Nouveau-Brunswick qui évaluent actuellement les programmes. Dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, aucun programme n’existe.

Chiffres pour l’Alberta

1,48 million d’ordinateurs, 890 000 imprimantes, 1,39 million d’écrans et 1,02 million de téléviseurs ont été récupérés et ne se sont pas retrouvés dans les sites d’enfouissement. Ce qui donne 87 640 tonnes de métal, de plastique et de verre récupérées et réutilisées à d’autres fins.

Évidemment, les structures ne sont pas encore totalement en place, mais étant donné le premier pas pris par Recycl-Québec et Bureau en gros depuis 2007 avec la mission zéro déchet électronique, c’est dans ces magasins que les citoyens peuvent ramener leurs déchets électroniques.

De tels programmes de récupération existent pour la peinture, les pneus, les huiles. Ils ont permis d’avoir des taux de récupération de plus de 90 %.

Sur son site internet, Future Shop dit accepter les retours de petits déchets électroniques, mais pas les télés par exemple, ce qu’accepte Bureau en gros.

Best Buy souligne que l’environnement lui tient à coeur, mais ne semble récupérer les déchets électroniques qu’en Colombie-Britannique.

Le programme de Bureau en gros/Staples partout au Canada

La position de l’Office de la protection du consommateur sur les écofrais

Réseau québécois des CFER (Centre de Formation en Entreprise et Récupération)

La série Les apprentis du Rebut global sur la gestion des déchets électroniques pour lequel j’ai travaillé en 2007

Des cosmétiques plus écolos ?

Le gel douche shampoing Attitude

Marie-Claude Lortie écrit sur les produits de soins personnels moins polluants tant pour l’environnement, mais surtout pour nous-même. J’ai fait plusieurs articles sur le sujet et un spécialiste me soulignait combien on était entouré de produits chimiques simplement dans notre salle de bain avec nos savons, shampoings et plus.

J’ai eu la même réflexion que Marie-Claude lorsque j’ai vu les nouveaux savons et shampoing de la marque québécoise Attitude, propriété de la compagnie Bio Spectra. On y a écrit en grosses lettre sans cancérigènes. Assez éloquent et percutant. Dans la chronique de Marie-Claude, le président de la compagnie avant-gardiste s’explique. Il souligne qu’il n’utilise aucun des ingrédients que l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer met sur sa liste.

Compagnie à suivre donc. Mais il y a une autre compagnie québécoise dont les produits cosmétiques, shampoing, savons, crème et plus sont certifiés Ecocert donc composé d’ingrédients biologiques en majorité. C’est la compagnie Druide. Les produits sont fabriqués à Pointe-Claire. Une compagnie sérieuse dont le président Alain Renaud est un puriste et un précurseur. J’utilise de très nombreux produits Druide.

Quelques produits Druide que j’utilise

Autres articles sur les produits écolos, cosmétiques et nettoyants

Une maison plus saine sans polluant

Un article sur le supermarché Whole Food Market où l’on trouve d’ailleurs les produits Attitude

Les produits pour les vitres

Les produits pour les lave-vaisselle

Mon entrevue avec David Servan-Schreiber

David Servan Schreiber est mort ce dimanche. Il avait eu 50 ans en avril. Le cancer l’a finalement vaincu. Je pensais vraiment qu’il s’en sortirait encore une fois. Je suis très émue par son départ. Très touchée.

J’ai lu il y a quelques semaines ce qui est maintenant son dernier livre : On peut se dire au revoir plusieurs fois. C’était bel et bien son dernier adieu. Un livre émouvant, très bouleversant. Il meurt alors que je pars demain pour quelques jours de totales vacances. Je me promets de suivre ses conseils et de relaxer, prendre le temps de vivre, faire du sport et manger des framboises. À sa mémoire.

Voici le texte que j’avais fait en mars 2007 pour la revue Mieux-Être. J’avais rencontré David Servan-Schreiber le 10 octobre 2006 lors de l’un de ses nombreux passages à Montréal. Il avait répondu à mes questions avec grâce, même quand je lui avais posé des questions plus difficiles sur ses liens avec une compagnie qui vendait des omégas 3. Il séduisait totalement son interlocuteur. Il m’avait séduite. Un beau souvenir. Une rencontre marquante.

Cette phrase qu’il m’a dite, m’a marquée.
« Quand on connaît la littérature scientifique, c’est de la folie ce qu’on mange aujourd’hui. Comme le dit le Dr Béliveau, c’est comme si on arrosait et on mettait du soleil sur la graine du cancer qui est à l’intérieur de chaque personne. On peut décider de faire quelque chose ou de ne rien faire ».

Voici cette entrevue:

David Servan-Schreiber : le médecin qui guérit naturellement

On connaît David Servan-Schreiber comme monsieur oméga-3. Ce n’est pas son seul cheval de bataille. Dans son livre Guérir, paru en 2003, le célèbre médecin et psychiatre décrit comment éliminer la plupart des maladies sans médicaments ni psychanalyse. Possible? Oui, grâce à une alimentation saine, le sport et la gestion de ses émotions.

Un nom connu
David Servan-Schreiber vient d’une famille française connue. D’ailleurs, son père, Jean-Jacques Servan-Schreiber, écrivain et fondateur de la revue l’Express, est décédé quelques jours après notre seule rencontre le 7 novembre 2006.

« Porter un nom connu c’est comme être une jolie fille, vous avez droit à cinq minutes d’attention », a constaté David Servan-Schreiber.

Ce dernier a tout de même quitté la France à l’âge de 23 ans pour venir étudier à Québec et à Pittsburgh. « Je ne sais pas si je suis parti car je portais un nom connu. Je me suis posé la question puisque j’ai étudié la psychanalyse. Ce dont je suis certain, c’est que je ne supportais pas le système français, alors qu’ici j’étais en admiration totale sur la façon dont il fonctionne. Je suis parti pour ça et du même coup j’ai coupé le lien avec mon nom, Bien sur, cet exode m’a donné une assurance que je n’aurais jamais pu gagner autrement. Ça a contribué à forger mon caractère».

Vous prêchez par l’exemple?
Absolument. Je pratique ce que je recommande et je me sens mieux. Ça fait aussi du bien aux personnes qui l’essayent. La preuve, ce sont les nombreux courriels qu’elles m’envoient. C’est touchant, puisque je suis devenu médecin afin de soulager la souffrance. J’ai écrit ce livre, car personne n’en parlait. Aucun brevet n’existe pour la respiration, le mouvement des yeux, le poisson, le jogging, donc il n’y a pas d’argent à gagner en répandant ce message. Personne ne s’en empare pour en faire son métier.

Saine alimentation, sport, gérer ses émotions est essentiel?
Oui. Gérer ses émotions n’est pas suffisant, il y a plusieurs aspects : le EMDR (l’intégration neuroémotionnelle par les mouvements oculaires), la cohérence cardiaque qui est très similaire au Yoga et à la méditation, la communication non violente. Chacun de ses points est un pilier qui sert à gérer nos émotions.

Le livre a été bien reçu, car vous êtes médecin ?
Non ce n’est pas tout, ce livre a contribué à retirer ce mur de silence autour de ces principes car j’avais et j’ai encore un parcours de scientifique irréprochable. Parler d’acupuncture et de respiration avec 350 références scientifiques, c’était la nouveauté. Ça donne une crédibilité et oblige les médecins à faire attention.

Est-ce que l’avenir passe par une combinaison des médecines traditionnelles et alternatives ?
Bien sur. D’ailleurs à l’Université Laval, il existe la Chaire Lucie et André Chagnon pour l’avancement d’une approche intégrée en prévention qui incarne l’idée que ça n’a aucun sens aujourd’hui d’avoir une médecine purement fondée sur les médicaments et la chirurgie; qui ne prendrait pas en compte les méthodes naturelles de traitement démontrées être efficaces.

N’y a-t-il pas une réticence de la part des médecins ?
C’est tout à fait normal que les médecins soient septiques. Ils sont payés pour être ceux qui décident de la séparation du bon grain et de l’ivraie. Mais tous les médecins ont envie de traitement efficace, rapide et sans effets secondaires. Il faut simplement leur montrer que ça peut être fait avec des méthodes naturelles.

Finalement, les oméga-3 sont vraiment essentiels ?
Aucun doute, ce sont des acides gras essentiels. Ils sont absolument indispensables au fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Un manque joue sur l’ensemble des maladies de ce début de 21e siècle : les problèmes cardio-vasculaires, de mémoire et de concentration, l’irritabilité, l’agressivité et même l’arthrite. On peut remédier à ces maladies en ramenant les oméga-3 dans notre alimentation. C’est extraordinaire. Contrairement aux autres grands déficits nutritionnels, les problèmes reliés aux carences en oméga-3, mettent du temps à se développer. Si vous manquez de vitamine C, en quatre semaines vous avez un scorbut, en deux mois vous êtes mort. Quand on arrête de prendre des omega-3, les problèmes se développent sur une période de 20 ans.

Doit-on absolument prendre des suppléments ?
Non pas si on les intègre dans notre alimentation. Tout le monde doit corriger son alimentation et manger du poisson deux fois par semaine. Par contre, si on a des problèmes de santé comme un infarctus ou des problèmes émotionnels, il faut y aller plus fort. Introduire des suppléments est alors nécessaire.

Est-ce que les enfants hyperactifs devraient prendre des oméga-3 au lieu du Ritalin ?
Ça me parait essentiel d’essayer. Si ça suffit, il est préférable de corriger leur problème grâce aux oméga-3 qu’avec le Ritalin. Il y a une étude d’Oxford qui démontre la correction d’une grande partie du problème quand on leur prescrit des suppléments à base d’oméga 3. La première chose à recommander est que les enfants mangent du poisson, mais pas panné ou frit. Car ça, c’est pire que de ne pas en manger.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires aux oméga 3 ?
Seulement positifs. Les cheveux et les ongles poussent plus vite, ils sont en meilleure santé, plus brillants.

Quelle est la différence entre les oméga 3 et 6 ?
C’est le rapport entre les deux qui contrôle la physiologie. Les oméga-6 sont pro-inflammatoires, favorise la coagulation. Aujourd’hui il y a entre 10 à 40 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3 dans notre alimentation, alors que l’équilibre devrait être de trois fois plus. Les oméga-3 sont anti-inflammatoires. Lorsqu’il y a un équilibre entre les deux, tout va bien, mais lorsqu’il y a 40 fois plus d’oméga-6, on a des maladies inflammatoires. Il faut donc diminuer les oméga 6.

Où trouve-t-on des oméga-3 ?
Ceux qui ont des propriétés importantes pour le cerveau, viennent du poisson et des œufs seulement. Ceux qui sont dans les huiles, les noix, les graines de lin sont des oméga-3 végétaux. Ce ne sont pas les mêmes. Ils sont très bien, mais ne suffisent pas pour des actions sur la physiologie.

Que faire si on n’aime pas le poisson ou si on est végétarien ?
C’est un problème, car actuellement il n’y a qu’un type d’oméga-3 de poisson fabriqué par des algues et que l’on peut trouver sous forme de gélules.

D’ailleurs, vous avez fondé une compagnie qui vend des produits que vous conseillez ? Vous ne craignez pas de perdre votre crédibilité ?
J’ai contribué à créer cette compagnie, car il n’existait aucun complément alimentaire oméga-3 avec les critères de pureté et de concentration de ce qui avait été testé scientifiquement. Or mon argumentation sur les oméga-3 se basait sur ces études. Je ne pouvais pas dire aux gens que c’était formidable, mais que ça n’existait pas. J’ai donc voulu aller au bout de ma démarche. Si je ne l’avais pas fait, il y a aurait eu une incohérence dans mon discours.

Mais c’est cher ?
Moins cher que ceux de mauvaise qualité. Il suffit de comparer la concentration en EPA.

Comparativement aux médicaments ?
Oui, mais ils sont remboursés donc ça parait peu cher. Les compléments d’oméga-3 ne sont pas remboursés, c’est évidemment moins cher que les médicaments !

Ressources :
Guérir
David Servan-Schreiber
Les éditions Robert Laffont
Le site internet de Guérir

L’une des dernières entrevues de David Servan-Schreiber.

Une heure de noirceur, pourquoi pas à l’année longue?

Ce soir, c’est une heure pour la Terre lancée il y a quelques années par le WWF. L’objectif ? Éteindre les lumières pendant 1h pour montrer la consommation d’électricité la nuit et réfléchir à notre consommation d’énergie.

Un article du Figaro souligne que l’éclairage représente 1/5 de la consommation d’électricité mondiale. C’est aussi la source de la pollution lumineuse. Bref, on éclaire trop souvent la nuit pour rien. Et si on éteignait toute l’année et pas seulement pour 1h ?

Les démarreurs à distance pollueurs me découragent…

Les démarreurs à distance me découragent totalement. Ça devrait être interdit. J’en ai parlé à multiples reprises, mais je me répète. En plus, ils engendrent encore plus de gaspillage d’essence, pollue notre atmosphère tant au niveau de l’air qu’au niveau sonore.

Quand les gens n’arrêtent pas de se plaindre à la moindre augmentation du prix de l’essence, je ne comprends pas pourquoi on démarre sa voiture à distance pour la laisser tourner 3, 5, 10 et parfois 15 et même 30 minutes. Tant que les démarreurs seront largement utilisés par la population, je n’aurai aucune pitié et aucune tristesse lors des augmentations du prix à la pompe. Avant de se lamenter, de chialer, consommons moins d’essence et les pétrolières nous écouterons peut-être. Je suggérai justement de ralentir et d’éviter de faire tourner son moteur quand on ne roule pas hier à l’émission d’Isabelle Maréchal.

Et ce n’est pas nécessaire. Plusieurs garagistes et concessionnaires automobiles m’ont souligné qu’il suffisait de laisser tourner le moteur 30 secondes et de rouler lentement. C’est la meilleure manière de réchauffer le moteur.

En plus, le prix du pétrole va augmenter avec ce qui se passe en Libye (gros producteur), au Bahreïn, en Iran et ailleurs dans ce coin du monde.

Par ailleurs, les démarreurs à distance encouragent les automobilistes à laisser tourner leur véhicule pendant de longues minutes alors que le gaz carbonique se répand dans l’atmosphère. Laisseriez-vous votre voiture tourner dans votre garage ? Non. Alors pourquoi dans notre grand garage collectif.

Vous avez peur d’avoir froid ? Habillez-vous calvaire comme le disait mon ami Pascal Henrard il y a quelques années. Vous avez peur que votre chérubin ait froid ? Habillez-le aussi. Ce n’est pas quelques minutes au froid qui fera une différence. On est au Québec, un pays où l’hiver est froid. On est équipé de bons manteaux, de bottes, et de caleçons longs. Portez-les et laissez-nous respirer sans nous empoisonner.

Sans compter la pollution sonore des voitures qui tournent devant notre fenêtre. Merci pour le réveil. Un ronronnement de moteur constant pendant de longues minutes est particulièrement désagréable, surtout quand on tente de se rendormir le matin à 6h. Pas très sympa.

Et puis, saviez-vous qu’il y a un règlement à Montréal et dans plusieurs villes du Québec qui interdit de laisser tourner un véhicule plus de trois minutes sans rouler ? Évidemment il y a des exceptions. Pour les travailleurs comme les taxis, les autobus et lorsque la température descend sous 10. Il est aussi évident que lorsque le véhicule est glacé, on doit le dégivrer.

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Les meilleurs produits écolos pour nettoyer les vitres

Vitres écolos

Les six produits essayés

Petit laboratoire pour l’Après-midi porte conseil à Radio-Canada afin de tester des produits nettoyants écolos pour les vitres. En compagnie d’Hans Labrie, qui a fondé Les Lavettes une entreprise de nettoyage écolo, j’ai donné mes commentaires et mon classement des six produits que je devais essayer. On peut entendre nos commentaires et notre classement (meilleur et pire produit) sur le site de l’émission.

Voici des commentaires supplémentaires sur les produits essayés et sur les nettoyants pour les vitres et le verre en général suivit de mes commentaires pour les six produits.

La méthode
En testant l’efficacité des six produits écolos écolos, j’ai donc aussi évalué, avec la complicité de ma voisine et collègue de RueMasson, Stéphanie Lalut, leur manipulation, le jet du vaporisateur, l’endroit de fabrication, les ingrédients, la réutilisation du contenant, le remplissage et la multi-utilisation pour d’autres usages.

J’ai nettoyé mes fenêtres à l’aide d’un chiffon. J’ai essayé l’essuie-tout, mais j’ai remarqué que c’était moins efficace et que l’on utilisait plus de produit. Le chiffon est donc plus économique et plus écologique. Tous les produits ont une mise en garde : tenir hors de la portée des enfants. Car écolo ne veut pas dire inoffensif, on l’oublie trop souvent.

Les ingrédients non écolos et qu’on doit éviter

Tout d’abord, les produits qui veulent se dire écolos ne peuvent contenir certains ingrédients pour être réellement écologiques. Un livre écrit par un ingénieur chimique Ousseynou Dieye, 175 questions-réponses sur les produits ménagers donne la réponse (bémol: ce livre est commandité par Bio-vert, écrit par un ingénieur qui travaille pour eux, mais est très objectif malgré tout et ne fait pas la promotion des produits Bio-vert) et explique ce qu’il faut surveiller dans les produits ménagers, dont les nettoyants pour les vitres.

Un nettoyant pour les vitres écolos ne doit pas contenir de l’ammoniac, de l’éther de glycol, des solvants pétroliers ou de l’alcool, car ces ingrédients ont des teneurs parfois élevés en composés organiques volatils. On respire ces vapeurs lorsqu’on vaporise le produit sur notre fenêtre ou miroir. Pas fameux.

Les produits écologiques ne peuvent contenir de l’ammoniac car c’est un produit toxique qui pollue la faune et la flore tel que le souligne Ousseynou Dieye. En contact avec du chlore, l’ammoniac devient dangereuse si respiré. Un solvant comme le butoxyéthanol est interdit au Canada. Les produits problématiques comme l’éthanol améliore le temps de séchage du produit. L’acide éthylène diamine trétra acétique (EDTA) (dangereux pour l’environnement) et l’acide nitrilotriacétique (NTA) possiblement cancérigène et interdit en Europe.

Des listes d’ingrédients pas complète
La liste des ingrédients sur les contenants ne sont pas complets, ils le sont plus sur le site internet des produits, mais ce n’est que la liste des ingrédients principaux. J’ai mis les produits en ordre de préférence, mais si les numéros 1 et 6 se démarquent clairement comme étant pour moi le meilleur et le pire, entre les quatre autres, c’est très proche. Mais le meilleur produit écolo est tout simple. Pas besoin d’acheter un produit spécifique pour nettoyer ses vitres. Du liquide vaisselle (écolo) mélangé à de l’eau que l’on met dans un vaporisateur et/ou du vinaigre.

Les six produits évalués dans leur ordre de préférence:
1-Attitude – Limette et lavande
Compagnie québécoise, fabriqué au Québec.
Ecologo
Biodégradable selon la norme 301 de l’OCDE
Ingrédients : Coco glucoside, laryl glucoside, alcool, huiles essentielles (- de 5%), eau (+ de 30 %)

Pas d’ammoniac et colorant, Huiles essentielles pures, Sans enzymes, Produit végétalien, Non cancérigène (les ingrédients choisis ne se retrouvent pas dans les catégories 1, 2A ou 2B du CIRC), Hypoallergène, Sans chlore, Sans éther de glycol, Sans colorants, Sans fragrances artificielles

Les informations sont les mêmes sur le site internet que sur le contenant

Bon produit, efficace, pas de traces et odeur faible.

2-Lemieux – Bleu
Fabriqué au Québec, compagnie québécoise
Norme biodégradable selon le test de l’OCDE no.301B ou équivalent

Ingrédients : Eau, alcool isopropylique (inflammable et irritant), composé d’ammonium quaternaire (Est-ce de l’ammoniac, difficile de le savoir ? Hans Labrie soutient avoir reconnu l’odeur de l’ammoniac)

Les informations sur les ingrédients sont semblables sur le site internet

Spécifications écologiques : Sans risque pour les fosses sceptiques, Sans solvants pétroliers, Sans enzymes, Sans phosphate, Sans chlore, Sans Lauryl sulfate, Sans EDTA/NTA, Sans substances cancérogènes ou tératogènes, Sans Alkyl, Octyl, Nonyl, phénols éthoxylés (APE, OPE, NPE), Sans composés qui détruisent la couche d’ozone, Sans composés organiques volatils (COV), Sans composantes toxiques ou corrosives, Sans extraits fermentaires actifs, Biodégradable en moins de 28 jours, Non inflammable, Non testé sur les animaux, Sans Butoxy-2éthanol, Sans ammoniaque, Sans formaldéhyde, Sans azurants optiques, Sans nitrate

Le seul qui n’a pas de vaporisateur intégré, c’est moins pratique

Les avantages : le remplissage, le vrac, on réutilise les bouteilles de plastique. Plusieurs formats (500 ml à 205 l). Odeur agréable très légère. Pas de traces sur la vitre. Efficace. Dissous bien la saleté.
La solution : on le transfère dans une bouteille avec vaporisateur ou on peut insérer un vaporisateur à la bouteille. Tous les vaporisateurs ne fonctionnent pas… un peu problèmatique.

3 –Bio-Vert – Orange-cantaloup
Fabriqué au Canada, compagnie québécoise: Innuscience.
Entièrement biodégradable en six jours selon l’analyse 302B de l’OCDE.
Eco-logo (récent, car il n’était pas sur le contenant que j’avais)

Ingrédients : eau, extraits fermentaires actifs (des enzymes bactériennes embryonnaires vivantes créées en laboratoire. Selon Santé Canada peut-être nocif), surfactant non ionique, surfactant amphotérique, agent de préservation, fragrance. Sur le site web, on ajoute le propylène glycol ether, agent séquestrant écologique et agent de conservation,

On mentionne qu’il n’y a pas de colorant, alcool, ammoniac, solvant, dérivés pétroliers, formaldéyde, chlore, phosphate,

Odeur légère, un peu citronnée. J’aime bien le jet, qui est uniforme et léger. Pas de traces.

4-Eco respect de La Parisienne
Compagnie québécoise, Lavo, fabriqué au Québec
Ecologo
Biodégradable selon les normes de l’OCDE 301D

Ingrédients principaux : eau, agents tensio-actifs dérivés de l’huile de noix de coco et du maïs, Agents stabilisants dérivés du sucre, Alcool dérivé du maïs, huiles essentielles

Odeur assez chimique. Système de vaporisation agréable. Le produit fait des bulles miniatures sur la vitre et est difficile a essuyer totalement. Pas de traces une fois sec.

5-Nature Clean
Fabriqué au Canada, compagnie ontarienne
Eco-logo
Biodégradable selon le test 301D de l’OCDE
Le mot naturel sur le contenant ne veut rien dire et est inscrit sur la bouteille. All natural est traduit par au naturel. Pas exact.
Ingrédients : eau, polyglycoside gras (à partir de l’amidon de maïs et de l’huile de palmiste, extrait d’hamamélis de virginie et acide acétique (vinaigre).

Pas d’amoniaque, biodégradable et non toxique (difficulté avec ces deux derniers mots qui ne sont pas réglementés et ne veulent pas dire grand chose – surtout quand on lit sur le contenant par la suite, Peut irriter les yeux et ne pas ingérer. Si avaler obtenir des soins médicaux immédiatement. Tendance au greenwashing.
Non testé sur les animaux.

Efficace mais forte odeur de vinaigre, pas dangereuse. L’odeur s’évapore rapidement. Le système de vaporisation envoi de trop gros jets, ca noie les fenêtres. Pas de traces sur les vitres.

On se demande pourquoi acheter un tel produit alors qu’on pourrait facilement le remplacer par du vinaigre et de l’eau, tout simplement.

6-Green works, Clorox, nettoyant pour verre et surfaces
Fabriqué aux États-Unis
Logo U.S EPA, conception pour l’environnement et reconnu pour une chimie sûre ( ?)
Ingrédients : eau filtrée, éthanol de maïs, agent nettoyant à base de noix de coco, carbonate de sodium, parfum contenant de l’huile essentielle de citron, colorant bleu.

Sur le site, on a une bonne explication en français de chaque ingrédient. Le Alkylpolyglucoside C8-C10 et le colorant ne sont pas super écolos comme ingrédients.

Il est efficace, ça nettoie. L’odeur est trop forte, elle m’a saisie, pas celle du citron et m’a donné mal à la tête. Bon système de vaporisation, lasse un filme sur la vitre malgré sa nouvelle formule « sans traces améliorée ». On doit relaver la vitre avec un autre produit.

Ce n’est pas un produit vraiment écolo. Plus proche du Windex que du vinaigre.

Rénovez sa cuisine de manière plus écolo – 1

Ce texte est le début d’une série sur les rénovations que je ferai dans ma cuisine en 2011. Pas de grosses rénovations, mais un rafraîchissement. De la manière la plus écologique possible et de mes moyens.

Ma cuisine avant. L'après dans un an.


Aucune démolition, les armoires ne bougent pas. De couleurs sombres, brunes, ce serait trop cher et peu écolo de les remplacer. Cependant, je pense y ajouter des poignées de couleur argent. J’aimerais bien en trouver usagées. Peut-être d’une ancienne cuisine ? Le remplacement des pentures d’armoire est aussi envisagée. Ou alors je repeins celles qui sont en place actuellement.

La couleur des murs est récente. Blanche pour compenser le brun des portes d’armoires et de mon frigo et four qui sont noirs. L’autre couleur dominante est l’argent-inox. Le micro-ondes, la machine à café, le grille-pain sont de couleur argent. Les deux autres électro-ménagers, le lave-vaisselle et la machine à laver sont blancs. C’est ce qui reste.

Ce qui doit changer :
-le comptoir (on en profite pour ajouter une surface sur la machine à laver et on cache l’arrivée d’eau), la céramique. Ma recherche la plus importante. Quel est le matériel le plus écolo ? durable ? sans être trop cher ? Des suggestions ?
Il y a ce comptoir avec planche intégrée et écoulement. Est-ce que le quartz est une solution ? Ou alors en béton ? J’aime bien les solutions proposées par Éco Habitation d’Emmanuel Cosgrove qui a construit la première maison certifiée LEED au Canada.

-le revêtement du plancher. Du vinyle de couleur clair très fatigué. Je dois vérifier le plancher dessous pour voir s’il peut être récupéré, sablé et vernis. Sinon, j’ai une préférence pour la céramique ou l’ardoise ?

-l’emplacement des tiroirs et de la poubelle. On ne fait que les changer de place.

-l’éclairage. Je le veux plus efficace.

-le long calorifère peint en rouge. Je n’aime pas les longs calorifères, j’en cherche des plus efficaces. Des idées ?

Le très laid calorifère et plancher


Ce qui doit partir : le meuble à côté de mon four doit être remplacé par un comptoir ou quelque chose pour ranger les livres de cuisine et cuisiner. Le robinet de l’évier que je veux moderniser.

Ce qui doit apparaître: une manière de ranger plus pratique, l’emplacement du garde-manger, un trou pour le compost. Les photos que j’ai prises qui doivent être imprimées, mises dans des cadres qui sont achetés depuis plus d’un an et poser au mur.

À l’étude: l’évier en inox est en bon état. Puis-je l’échanger pour un évier différent ? À voir.

Avant de me décider, je fais des recherches et je consulte. L’important est de ne pas improviser.

Mon budget ? Le moins cher possible et le plus écologique. Est-ce possible ?

Stationnements réservés pour autos écolos et l’horreur des méga centre commerciaux

Si les personnes handicapées et les familles ont leur stationnement réservé, les véhicules à faibles émissions, hybrides et d’auto-partage aussi.

De plus en plus de commerces leur réservent des espaces proche de l’entrée. Mountain equipment Coop a été l’un des premiers à le faire. Puis IKEA. Cet après-midi j’ai remarqué que le Reno-dépôt du Marché Central à Montréal Le faisait aussi. Mais une seule place qui était embourbée par des chariots! Je n’ai pas remarqué les 10 autres espaces réservés… sur des centaines d’espaces pour les autres voitures

L’horrible Marché Central
Il n’y avait pas que ça qui était embourbé! Le Marché Central n’était un vaste stationnement! Du monde, des pare-chocs à pare-chocs. On critique souvent le mega centre Dix-30, mais le Marché Central est aussi une erreur d’urbanisme, le royaume de la voiture sans trottoir ou tout le monde se déplace en voiture pour aller de boutique en boutique! Pourquoi ne pas avoir fait des magasins sur 2 étages? Un stationnement central, des trottoirs pour se déplacer à pied? Un transport en commun adéquat? Bref le Marché Central est un souvenir du passé pour se rappeler ce qu’il ne faut pas refaire.

Et ce, même si ce méga centre fait des efforts pour l’environnement.

Est-ce que d’autres commerces réservent ainsi des stationnements?

Parlant de Communauto pour le Québec, il faut noter son partenariat avec Via Rail qui permet aux abonnés d’obtenir 10% de rabais sur tous les billets de train au Canada! Sympa.

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

Les fouineurs du recyclage

Vous le savez. Lorsque le bac ou le sac de recyclage se retrouve au bord de la rue, il sera fouillé sous toutes ses coutures à la recherche de quelconques canettes, bouteilles consignées. Ce matin, jour du recyclage, je travaillais sur mon balcon. J’ai donc été la témoin du nombre de personnes qui peuvent fouiller notre recyclage. J’en ai compté quatre qui sont passées. Il semble que le siphonnage du recyclage soit un métier en pleine expansion. Est-ce un bienfait ou une plaie ?

Je n’ai aucun problème avec ça. Cela leur fait sûrement un complément d’argent. Cependant, certains laissent le bordel après leur passage. J’ai dû demander à un monsieur de remettre ce qu’il avait sorti du bac, dans le bac. D’autres, comme celui de la photo, ont tout remis dans le sac de recyclage en partant. Il a même refermé soigneusement les sacs après les avoir ouverts par l’ouverture. Il ne les a pas éventrés, comme vient de faire une dame sur le même sac.

C’est le problème. Les sacs sont éventrés. Leur contenu s’échappe et s’envole. Le problème n’est pas le même pour le bac. Bref. Les solutions parfaites n’existent pas.

On peut se poser une question. Est-ce que la majorité des gens font la tournée du recyclage pour le plaisir, pour un complètement d’argent ou pour leur survie ? Car il semble que la concurrence devient grande. On peut observer une forte augmentation des gens qui siphonnent les bacs de recyclage. Note-t-on aussi que les citoyens deviennent plus fainéants et mettent les objets consignés dans le recyclage ? Est-ce que ça rapporte vraiment beaucoup d’argent cette tournée du recyclage ?

Soleil et crème solaire : qui est le plus mortel ?

Une protection solaire en spray (bof) avec de l'Oxybenzone et de l'Octocrylène

On le savait depuis quelques temps. L’abus de soleil peut être mortel (cancer de la peau) et/ou accélérer le vieillissement de la peau. Alors on s’enduit de crème solaire. Des tonnes de crème solaire sont utilisées dans le monde. Malheureusement chacune de nos actions pour se protéger engendre d’autres problèmes qui peuvent aussi causer le cancer et qui sont nocifs pour l’environnement. Les crèmes solaires détruisent les coraux et donc la biodiversité. S’en sortira-t-on un jour ?

Un reportage d’Envoyé Spécial réalisé l’été dernier nous apprend que les produits chimiques destinés à créer une barrière entre notre peau et le soleil s’avèrent nocifs pour notre santé et l’environnement. Misère. Que faire ? Ces produits le 4-méthyl benzylidène camphre (4-MBC) et l’octocrylène (OC) seraient des perturbateurs endocriniens (ou hormonaux). Une chercheuse suisse a montré qu’ils entrainaient des malformations génétiques chez les enfants. On fait aussi un lien avec des cancers comme ceux du sein et de la prostate, toujours plus fréquents. J’ai abordé le sujet à plusieurs reprises. Lorsque j’ai parlé de la découverte d’une boule dans mon sein et lors d’un article sur le lien entre la pollution et le cancer du sein pour Clin d’oeil.

Marie-France Corre donne des solutions dans cet article. On peut utiliser des crèmes solaires biodégradables avec des filtres plus naturels comme le demandent deux réserves naturelles au Mexique (le reportage d’Envoyé Spécial en parle). On peut aussi éviter les longues expositions aux heures les plus « nocives ». On peut se protéger avec des vêtements tout simplement. Mettre un chapeau, etc. Bref les solutions existent pour éviter ces produits et se protéger du soleil. Nos ancêtres n’ont-ils pas vécu sans crème solaire et au soleil durant des milliers d’années ?

Passeport santé nous propose aussi des solutions et un article complet sur le dossier. Avec, à la fin, la liste des ingrédients à éviter. Sauf que l’article a été mis à jour en 2008. Depuis l’octocrylène, semble aussi problématique. Aussi les produits plus « naturels » et moins nocifs pour l’environnement ne le seraient pas tant que ça…Je parle du Dioxine de Titane et et Oxyde de zinc.

Bref pas simple, car je viens de noter qu’il y en a dans ma crème de jour que j’utilise tous les jours. Une crème de la marque Avène avec un FPS de 25. Je me pose des questions, mais grâce au lien de Marie-Hélène dans les commentaires, je sais que ce n’est pas si pire, mais pas super non plus. Car si on utilise de la crème solaire quelques jours par année, ce n’est pas un gros problème, sauf quand on s’en crème avant de se baigner. L’inquiétude vient du fait qu’on utilise quotidiennement une crème de jour. L’ultime solution ? Le vêtement et le chapeau ! Et la recherche d’une crème de jour avec protection solaire, mais naturelle… Pas simple.

Ma crème de jour et ses ingrédients contre le soleil

AJOUT : Merci à Marie-Hélène pour ce lien vers le guide des crèmes solaires du groupe environnemental américain : EWG. Très bien documenté.

Le danger des îlots de chaleur au 98,5 FM

On vient de vivre une canicule au Québec dont l’impact est plus important en ville qu’à la campagne. Pourquoi ? À cause des îlots urbains de chaleur. C’est à dire des endroits en ville qui ont une température de 10 à 12 degrés par rapport à d’autres endroits. Ce n’est pas un effet de l’esprit ou du corps, le béton, l’asphalte, le goudron absorbe la chaleur, la conserve et la rejette. C’est l’objet de ma chronique environnement au 98,5 FM à Isabelle le matin animée par Marie Plourde durant l’été. (à 10h45 lundi 12 juillet) On peut écouter la chronique, mais aussi la discussion sur la maternité que j’ai eu avec Marie Plourde au début de l’émission. Il s’agissait de la suite de ma recherche sur les mères au travail.

Problème de chaleur et d’eau

On paye maintenant la mode des années 70 de tout bétonner. Le plus bel exemple ? Le Parc Olympique. Ce béton n’accumule pas seulement la chaleur pendant la canicule, il n’absorbe pas l’eau lorsque l’orage arrive… Il existe des revêtements absorbants et des stationnements qui favorisent l’écoulement des eaux pluviables. Celui de Mountain Equipment Coop au Marché central.

Ilots seulement dans les grandes villes ?

Non, partout où il y a une concentration d’asphalte. Les mégas centres commerciaux comme Dix30 et le carrefour Laval en sont. Ailleurs aussi, car le Conseil régional en environnement de la Mauricie s’intéresse de près au sujet et entend caractériser et identifier les ilots de chaleur. Jusqu’à présent, les données préliminaires indiquent la présence de tels îlots à Trois-Rivières, Louiseville, Yamachiche, Maskinongé et Shawinigan

Interdiction des toits en goudron dans Rosemont
Une première au Québec dans le sens de réduire les ilots de chaleur, l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie forcera le verdissement en adoptant plusieurs mesures dont l’interdiction des toits en goudron dans les nouvelles constructions, mais aussi lors de la réfection des toits. Dès l’adoption de la refonte complète du plan d’urbanisme prévu en septembre, plus de goudron dans Rosemont.

D’ici septembre, il faudra un permis pour refaire son toit. Lors de l’émission du permis, il sera interdit d’y étaler du goudron. On préconise les toits blancs, les toits verts et autre matériau qui n’absorbe pas la chaleur. Car le goudron est un véritable aimant de chaleur. Les autres matériaux la réfléchissent sans l’emmagasiner. J’en parlais dans RueMasson en détails.

Pour éviter les ilots, il faut verdir
C’est bien beau de parler des ilots mais que peuvent faire les citoyens qui sentent souvent qu’ils n’ont pas de pouvoir. Ils peuvent verdir. Les ruelles, les cours arrières, les rues, les trottoirs, les toits, etc.
Planter des fleurs, des vivaces, des arbres, du gazon,etc. Éviter d’asphalter sa cour, choisir un revêtement absorbant et clair… Plusieurs solutions sont offertes. Les villes aident d’ailleurs les citoyens en donnant des fleurs au printemps. Certains députés distribuent des arbres… très petits mais ils pousseront…
On peut demander à son arrondissement d’inclure des carrés de terre dans les trottoirs lors des réfections. L’habitude de bétonner est souvent utilisée, mais on peut faire des demandes. Avec mes voisins, on l’a fait sur la 5e avenue dans Rosemont l’an dernier. Résultat, des carrés de verdure et 20 arbres de plus. On peut aussi enlever l’asphalte sur les trottoirs.

Petite nouvelle : c’est le lancement aujourd’hui d’Ecotrip, la webtélé durable. Le premier épisode sur le web sera le verdissement urbain. La vidéo sera en ligne à partir de 14h aujourd’hui !

L’histoire controversée du Rainbow Warrior

Le Rainbow Warrior est un bateau acheté par Greenpeace de la Grande-Bretagne et la participation de Greenpeace des Pays-Bas. L’objectif était d’empêcher les baleiniers de tuer les baleines. Le bateau a été victime de bombes posées par les services secrets français en 1985. Pourquoi ? Car le Rainbow Warrior s’apprêtait à dénoncer et empêcher les essais nucléaires de la France dans le Pacifique.

La réalisatrice néerlandaise, Suzanne Raes, a produit un documentaire sur l’histoire de ce bateau, mais aussi des membres de Greenpeace, qui composaient l’équipage, qui ont participé à sa naissance, sa mise à l’eau, ses batailles, puis sa mise à mort. En regardant le Rainbow Warrior, les pionniers de l’environnement ( Rainbow Warriors of Waiheke Island, titre original), j’ai appris que le bateau a été dépollué, nettoyé puis repose maintenant au fond du Pacifique comme un récif artificiel en hommage à son rôle.

Par ailleurs, il est intéressant d’apprendre que de nombreux membres de l’équipage vivent désormais sur l’île de Waiheke, en Nouvelle-Zélande à 30 minutes de la capitale, Auckland. Une île de repos pour les militants retraités comme le décrivait l’un d’eux, Martini.

Une autre des militantes, Susi, a eu des mots durs envers le Greenpeace des années 2000. Elle décrit l’organisme comme une multinationale qui n’a plus rien à voir avec les batailles de ses débuts.

Le documentaire a été diffusé sur RDI lors des Grands reportages.

Une maison plus saine sans polluant

L’intérieur de notre maison est plus pollué que l’extérieur. Pourquoi ? À cause des multiples produits qu’on amène chez nous. J’en parle ai parlé ce matin au 98,5 FM lors de ma chronique environnement chez Isabelle Maréchal. Les conseils sont divers. J’avais aussi écrit un article dans le Coup de Pouce d’avril 2010.

Voici un résumé des principaux conseils à suivre pour dépolluer son intérieur, les produits à éviter, car l’air de sa maison est moins sain qu’on ne le pense. En effet, selon plusieurs études, il est plus pollué que celui de l’extérieur. Problèmes : poussière, humidité, produits en tout genre.

Les produits ménagers sont un problème, car ils ajoutent plein de polluants. Le livre 175 questions-réponses sur les produits ménagers est bien fait, un peu technique pour le commun des mortels, mais il répond honnêtement aux principales questions que chaque personne se pose. Ma seule réserve, il est fait par un chimiste qui travaille pour Prolav qui fait les produits ménagers écolos Biovert. Comme journaliste je me méfie toujours. Mais ces réponses sont très intéressantes. Il nous conseille aussi de se méfier des produits bio et écolos, car ils ne sont pas forcément inoffensifs. Attention aussi au mot naturel. Il ne veut rien dire.

Je m’oppose à l’une de ses conclusions qui dit qu’on aura de plus en plus un produit pour une utilisation particulière. Non. Je crois qu’il faut arrêter de multiplier les produits. Souvent le bicarbonate et le vinaigre font l’affaire et ne coûtent pas cher.

À éviter donc :

Les « bonnes odeurs »
Premiers produits à bannir de sa vie, les désodorisants en tout genre
les multiples produits parfumés et diffuseurs d’odeur divers sont de véritables soupes chimiques qui polluent notre air intérieur. Les spécialistes les déconseillent fortement. : Exit ceux électriques qui consomment de l’électricité en plus de diffuser une odeur chimique, les Air wick ( qui font une pub très greenwashing en présentant leur produit comme écono ? et écolo ? Aussi Febreeze et tous les produits qui diffusent une odeur. Même les huiles essentielles peuvent être problèmatique si on est asthmatique ou hypersensible. On ouvre la fenêtre et on trouve l’origine de la mauvaise odeur.

Les produits parfumés
De nombreux produits sont parfumés avec un parfum synthétique qui n’est pas naturel du tout contrairement aux produits plus écolos. On évite tout produit parfumé : nettoyants, cosmétiques, shampoing, savons, etc. C’est bien meilleur pour la santé.

Produits hyper toxiques
Les nombreux produits ( nettoyants pour le four, débouche tuyaux, nettoyants pour cuvettes des toilettes, assouplissants liquides et en feuilles dégagent des composés organiques volatils (COV) et autres polluants. On garde l’essentiel : un nettoyant tout usage, un dégraissant, un liquide vaisselle et un pour la lessive.
On utilise en priorité les produits d’entretien certifiés ÉcoLogo le Choix environnemental.

Les pesticides et autres produits dangereux
Adieu pesticide. Ils sont interdits depuis 2006 et on évite tous les types de pesticides. On préfère aussi les peintures sans COV, et les vernis à l’eau, les colles dans les meubles, etc.

La cigarette
La fumée de cigarette ou de la combustion du bois engendre des polluants. C’est la base d’éviter de fumer à l’intérieur.

L’humidité
Le taux d’humidité excessif de l’intérieur des maisons nourrit la moisissure et cause de nombreux malaises 

La poussière
On époussète régulièrement avec un simple linge humide, pas de produits. On lave ses draps et surtout son couvre-lit chaque semaine.

Suggestion de lecture

Les livres de Marc Geet Ethier sont super intéressants, publiés chez Trécarré : Ménage vert, se faciliter la vie en la protégeant et Zéro toxique, petit manuel de survie.

Le site internet de la SCHL offre de nombreux livrets d’information gratuits sur la pollution intérieure.

Et bien entendu, mon livre l’écolo écono et les autres.

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