Se vêtir de manière plus éthique

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

La mode écolo était donc le sujet de ma chronique environnement avec Marie Plourde au 98,5 FM.

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Mise à jour du 30 avril 2013 : Avec l’effondrement de l’atelier au Bangladesh, il est temps de penser à acheter plus éthique et plus cher. Oui plus cher. Car le bas prix à un coût important. Souvent ce sont des gens qui payent ce bas prix de leur vie. Pour nourrir notre besoin de consommer. 

Les t-shirts que nous vendons pour financer RueMasson.com ne sont pas faits au Bangladesh, ils sont confectionnés en Inde, dans une coopérative, certifiés équitables et fabriqués en coton biologique. Ils ne coutent pas 8 $, mais 28 $. Ils sont vendus à la boutique Les Coureurs de Jupon sur Masson, qui est une boutique où l’on trouve des designers locaux.

Les Coureurs de Jupons sont ouverts depuis plus d’un an.

Moutain Equipment Coop a aussi une politique d’approvisionnement éthique et des vérifications régulières auprès de ses fournisseurs asiatiques.

À Hull (Gatineau), il y a la boutique Le Local sur la rue Eddy. Dans la même veine que les boutiques écolos. On y trouve des vêtements de designers locaux, des accessoires et plus.

J’ai oublié des boutiques, des designers, des idées d’achats locaux ? Merci de les mentionner dans les commentaires.

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Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Voici ce qu’on peut lire sur son site internet : « En récupérant d’anciennes fourrures, nous avons épargné, depuis 15 ans, la vie de plus de 600 000 animaux. Mais nous avons aussi permis de donner un second souffle à plus de 60 000 manteaux, carrés de soie, cachemires, robes de mariée, qui n’auraient plus jamais été portés s’ils n’avaient été réinventés. Les plus belles matières retrouvent ainsi une seconde vie et se transforment en pièces uniques, prouvant que la mode aussi peut être « du-rable».»

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Un Parc olympique qui se cherche

Image

Le stade illuminé. Photo : Cécile Gladel

À quelques jours des Jeux olympiques de Londres, parlons du Parc olympique de Montréal qui est en pleine recherche d’identité et en quête de transformation. Le rapport final sur son avenir sera remis fin 2012. C’est Lise Bissonnette qui préside le comité.

Mais le Parc olympique doit surtout être en quête de verdissement. Cet espace entièrement bétonné, signe de la mode des années 70 a vraiment besoin d’un rafraîchissement, des plantes, des arbres, du vert et de la beauté. Le béton est fatigué, il est donc temps de rajeunir le tout.

Plusieurs projets voient le jour depuis le printemps. Un nouveau bistro s’installera dans l’ancienne boutique des Expos dès l’automne, une nouvelle du Journal de Rosemont, l’Esplanade qui s’anime les premiers vendredi du mois avec la bouffe de rue et plus d’activités, une fin de semaine de cirque, un festival fin août ExpérienceMtl avec un concert de Malajube le 24 août. Bref, cet endroit pourrait devenir un véritable lieu de rencontre, de rendez-vous et une petite Place des arts pour les Montréalais de l’Est. On peut aussi y avoir des spectacles en tout genre, des festivals. Bref, tout est possible.

L’un des principaux problèmes est l’accès, surtout pour les citoyens du Nord et de l’Ouest. Le quadrilatère du Parc olympique est isolé par des quasi-autoroutes. Sherbrooke et Pie IX ne sont pas très agréables à pied et en vélo. Ces deux artères, surtout l’intersection, semblent totalement réservées à l’automobile. Pour ouvrir le Parc olympique sur Rosemont (ou le contraire) et sur l’ouest d’Hochelaga-Maisonneuve, il faudrait repenser l’intersection, ralentir les voitures qui utilisent la rue Sherbrooke comme une piste de course.

Il faudrait rétrécir ces rues, y inclure une voie réservée aux autobus et des pistes cyclables tout en élargissant les trottoirs. À l’intersection, on devrait planter des arbres, sur les côtés et au centre. Il faudrait aussi ouvrir l’Esplanade un peu plus et la publiciser, car il est difficile de la voir du Jardin botanique. On peut d’ailleurs se demander pourquoi on a coupé les arbres que l’on voit sur la photo de 1956 par rapport à celle de 2012 prise par Jean-Philippe Pleau.

Un album photo du stade olympique et ses anneaux

Le Stade et ses anneaux olympiques. Photo : Cécile Gladel

L’acharnement contre Luc Ferrandez

Depuis quelques semaines, on assiste à un véritable acharnement tant médiatique que citoyen contre le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez. Il se fait littéralement lyncher de toutes parts et de manière pas du tout respectueuse et glorieuse. Un déferlement qui ne facilite pas le dialogue. Malheureusement. Et pourtant, Luc Ferrandez et son équipe assument. Pour combien de temps?

Mais qu’a osé faire de si terrible ce maire ? A-t-il vendu son âme et donné des contrats sans appel d’offres à des firmes d’ingénieurs ? Des constructeurs de condos ? A-t-il manipulé des élections ? A-t-il demandé une loi spéciale au gouvernement ? A-t-il dilapidé des fonds publics ? A-t-il espionné les courriels de ses fonctionnaires ou collègues ? Est-il soupçonné de malversation ?

Pas du tout. Il n’a pas subi la foudre et les insultes du bon peuple pour avoir fait ce que plusieurs maires sont soupçonnés d’avoir fait depuis quelques années. Il a seulement fait changer le sens de la circulation de deux rues. Enfin, il l’a fait en équipe, avec les autres élus de l’arrondissement, mais c’est lui le bouc-émissaire. Luc Ferrandez a seulement osé s’attaquer à la circulation automobile. Et ça, en Amérique du Nord, au royaume de l’automobile, ça engendre la haine.

Les critiques sont donc très virulentes, agressives et totalement irrespectueuses. Et elles viennent de partout et n’importe comment. En fait, maintenant dès qu’un automobiliste arrive en retard quelque part, Luc Ferrandez est blâmé. Peu importe si les nombreux travaux routiers qui parsèment Montréal en sont responsables.

Respirer par le nez
Un instant. Peut-on se calmer et respirer un bon coup. Tout d’abord, je ne me prononce pas sur les changements amenés par l’équipe du Plateau, mais je pense que le traitement qu’on leur réserve est injuste et indigne. Je ne dis pas que Luc Ferrandez et son équipe ont totalement tort ou raison. Je ne sais pas si la décision de changer le sens des rues Christophe-Colomb et Laurier est une bonne décision. Je ne pense pas qu’en faisant des changements dans un seul arrondissement soit LA solution. Je crois qu’on doit avoir un plan urbain de transport pour l’ensemble de Montréal. Je crois que les solutions doivent être trouvées en collaboration entre tous les arrondissements et surtout en arrêtant de penser que l’automobiliste doit être le seul roi. Il ne s’agit pas de bannir l’automobile qui est là pour rester, mais de trouver des solutions pour améliorer la vie en ville et le partage de la route.

Le problème ? Luc Ferrandez et son équipe ont décidé d’agir dans leur arrondissement puisque c’est le seul pouvoir qu’ils ont. Aurait-il pu consulter l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie et celui de Villeray ? Sûrement et travailler en concertation avec eux pour limiter le flot de circulation venant de Christophe-Colomb au nord. Mais ces deux arrondissements sont dirigés par Vision Montréal, alors que le Plateau est dirigé par Projet Montréal. Montréal n’est pas dirigé par un maire, mais par 19 maires. Ingérable.

Les changements sont difficiles à instaurer, surtout quand on touche à la sacro-sainte auto. Mon collègue et ami Pascal Henrard a mis les mots sur ce problème. Les gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et se braquent sans prendre la peine de discuter et de voir si on peut aller plus loin. La colère n’est jamais bonne conseillère. Et l’être humain n’aime pas les changements.

La situation ? Malgré les critiques qui le traitent pratiquement de dictateur, Luc Ferrandez semble écouter les gens et être ouvert aux critiques et aux suggestions. Il a quand même affronté une foule hostile lors d’une séance d’information qui s’est transformée en séance d’insultes et de défoulement collectif. Bel exercice démocratique.

Un élu se présente devant les citoyens pour les entendre et les écouter, mais ces derniers préfèrent l’insulter, lui couper la parole et chialer. Dire à une personne « Retourne en Espagne » en dit long sur l’esprit de fermeture de certains. Il en dit long aussi sur le peu de respect des citoyens envers leurs représentants et envers leurs semblables. Il est vrai qu’au fil des années, de nombreux élus ont aussi démontré leur peu de respect de la démocratie et des citoyens.

Sauf qu’il est totalement inadmissible de crier après un élu, de lui couper la parole, de l’insulter. Bien entendu, on peut lui exprimer vigoureusement son opposition et son point de vue. C’est même encouragé. Mais il est totalement désolant de voir les gens se comporter de manière si agressive et irrespectueuse. Surtout quand un maire n’a rien fait de si répréhensible et que ce dernier a le courage de faire face à ces décisions et qu’il a le courage d’organiser des rencontres avec les citoyens et d’assumer ses choix.

Comment voulez-vous que des gens intelligents et compétents se présentent en politique quand ils voient ce qu’on fait subir à ceux qui osent. Autant rester chez soi.

Le budget de Rosemont La Petite-Patrie sur RueMasson

Dépôt du budget 2011 et du plan d’immobilisations triennal de l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie. Des nouvelles comme une maison du citoyen (ou de la citoyenne non?) pour 2013 et d’autres nouvelles à lire sur RueMasson.

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

L’achat à plusieurs : les nouvelles communes modernes ?

Dans les années 70, il y avait les communes. De nos jours, on cherche de nouvelles manières de partager et de rendre son habitation plus écolo. Est-ce les communes modernes avec un brin d’individualisme ? Il y a les coopératives, mais personne n’est vraiment propriétaire. Il y a les écovillages, mais plusieurs problèmes avec deux d’entre eux leur ont fait une mauvaise presse. Et en ville, on achète de plus en plus avec des amis ou de la famille. Est-ce que c’est la nouvelle manière de pouvoir se permettre de vivre en ville ? J’ai parlé de ce sujet avec Marie Plourde au 98,5 Fm pour ma chronique environnement, car je suis au coeur d’un processus d’achat d’un duplex avec un couple d’amis.

Je pense donc que l’achat à plusieurs, surtout à Montréal est presque obligatoire puisque
1-si on lit l’Actualité qui vient de sortir, il y a de plus en plus de gens qui habitent seuls.
2-En étant seul, il est plus difficile d’avoir les moyens d’acheter un duplex. Les prix ont grimpé en flèche, même en ayant des locataires, il n’est pas évident, que les banques vont te prêter. Donc en achetant à plusieurs, on répartit les risques et les paiements, les banques sont moins frileuses.

Et finalement, même en étant en couple, il n’est pas évident d’avoir les moyens d’acheter. La preuve, j’achète mon duplex avec un couple.

L’achat à plusieurs à de nombreux avantages et peut-être vu comme plus écolo aussi. Cela nous permet de partager plusieurs outils, objet. On peut acheter un congélateur en commun. On partage la tondeuse mécanique et plusieurs autres outils. On cuisine ensemble, on a aussi un jardin.

Aussi, en achetant avec des amis ou de la famille, on recrée une vie communautaire, surtout quand on est célibataire.

Comment acheter en groupe sans problème
Évidemment on n’achète pas avec des inconnus en sautant dans le vide. Il faut avoir un style de vie semblable. Mes co-acheteurs et moi partageons notre sensibilité environnementale, sociale. On est des amis. On s’entend sur ce qu’on veut faire du duplex.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se préparer. Nous allons signer une convention préparée par notre notaire pour palier à toute éventualité. C’est un peu comme un mariage. On prévoit le divorce et les éventuels problèmes avant le mariage. Quand on s’entend bien, il est plus facile de prévoir.

Les nouvelles communes ?
Je crois foncièrement que ce nouveau style de vie prend ses racines dans celui des anciennes communes des années 70, tout en se modernisant et s’individualisant.

Un peu différent des coopératives qui n’impliquent pas le lien de propriétaire.

D’ailleurs, les coopératives sont de plus en plus populaires qui caractérisent ce phénomène. Plusieurs coopératives à vocation écolo existent à Montréal en particulier sur le Plateau. Le Coteau-vert est une coopérative qui verra le jour en septembre prochain au coeur du Quartier 54, qui se construit actuellement coin Chateaubriand-Rosemont, tout juste à côté du métro Rosemont. 95 logements à venir. C’est un projet de l’équipe d’architectes Oeuf.

Ces coopératives sont un mélange de cohabitation, de partage, de construction plus écolo (matériaux), d’installations de toits verts, de support à vélo, mais aussi de stationnement pour Communauto.

Mais l’achat de duplex ou triplex à plusieurs permet également d’accéder à la propriété en restant en ville et en devenant propriétaire si on ne veut pas vivre en coopérative.

Pourquoi des familles n’achèteraient pas ainsi ? Avec des amis sans enfants qui habitent au 2e. Qui peut partager, garder les enfants. Des femmes monoparentales qui pourraient ainsi s’entraider comme le modèle dont je parlais il y a quelque temps.

Aspect réduction de l’étalement urbain et du trou de beigne
En achetant à plusieurs, on peut se permettre quelque chose à Montréal, plus proche de son travail. Ce qui évite les longs et polluants déplacements. Il est certain que tout le monde ne peut pas habiter sur l’île de Montréal. Mais tout le monde ne travaille pas à Montréal.

Les voitures engendrent une forte pollution. On a développé les banlieues sans tenir compte des lieux de travail des citoyens et en favorisant le déplacement en automobile.

Un couple d’amis a déménagé à Longueuil il y a trois ans, car les prix étaient trop chers à Montréal, mais aussi parceque’ils travaillaient à Longueuil. Au lieu de prendre deux métros et un autobus pour un trajet d’une heure, le déplacement se fait en 10 minutes de la résidence au travail.

Le déplacement, c’est aussi du temps perdu avec sa famille, la course pour arriver à temps à la garderie.

Des exemples de projets écolos à Montréal
Des exemples de coopératives qui allient travail et habitation : Coop Lézard dans le Centre-Sud pour les artistes en arts visuels.

Un projet est en gestation actuellement. Il est à suivre. Il s’agit de la Cathédrale: coopérative d’habitation créative, écologique et communautaire et Le Bazar: espace de coworking abordable, convivial et professionnel.

La société d’habitation de Montréal a un premier projet vert le Phoenix est le premier projet vert de la SHDM, qui vise la certification écologique LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), de niveau argent. Diverses mesures ont notamment été adoptées pour réduire la consommation d’énergie et d’eau. Toutes les unités sont dotées d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur.

On aime moins: le Phoenix se trouve à l’intersection des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, où la circulation est particulièrement dense. Constructions Marton a toutefois porté attention à l’insonorisation des appartements: on voit davantage le trafic qu’on ne l’entend.

Adresse et site internet: 4885, Henri-Bourassa Ouest

Un prêt écolo à 0 %
Si plusieurs banques canadiennes offrent des prêts spéciaux pour des rénos écolos, rien n’égale ce que l’on trouve en France : des prêts à 0 % d’intérêts. Quand j’habitais en France, j’avais un compte au Crédit Agricole. Je l’ai fermé depuis quelques années. En voyant un prêt à 0 % d’intérêt pour les nouveaux acheteurs de maisons, une aubaine, je l’ai regretté.

Exemple de quartier plus écolo
Certains quartiers en Suède n’ont pas de stationnement pour les voitures. On est loin de nos immenses stationnements pour deux ou trois voitures ou les condos montréalais qui incluent souvent un stationnement en arrière (au détriment de la verdure, d’une cours) ou souterrain.
Le quartier Vauban est un écoquartier de la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Un modèle du genre.

Des sites internet et ressources pour l’habitation écolo

Eco Habitation

La maison du 21e siécle, la revue de l’habitation plus écolo

Des villes de banlieue plus vertes : Boucherville

Le bottin des récupérateurs distribué à Boucherville

Les villes de la banlieue de Montréal n’ont pas la réputation d’être si vertes que ça. Montréal aime beaucoup se penser plus verte que tout le monde au Québec. Ce qui est le cas selon un classement établi par deux chercheurs universitaires. Mais pas dans tous les domaines. Bref, il faut faire la part des choses.

Pour vivre la vie de Boucherville depuis quelques jours, j’ai noté plusieurs points positifs. Évidemment, les gens ont des voitures, les utilisent sûrement plus qu’en ville, etc. Mais les pelouses ne sont plus aussi parfaites. Aussi, les poubelles ne sont ramassées qu’une fois semaine, tout comme le recyclage. Et on collecte les déchets verts (pelouse, feuilles, pas les déchets organiques de table) toutes les semaines.

Aussi, Boucherville s’est dotée de plusieurs pistes cyclables. Un réseau qui s’étend rapidement. Par ailleurs, oubliez vos préjugés, ces pistes sont utilisées. Je vois des gens se déplacer en vélo tous les jours.

Par ailleurs, le transport en commun existe, même si la fréquence des autobus n’est pas au 5 minutes, ils desservent toute la ville et permettent de se rendre au métro Longueuil ou au métro Radisson à Montréal. Et rapidement.

Autre point intéressant, la ville de Boucherville distribue le bottin des récupérateurs qui est aussi sur le web. On y trouve l’ensemble des informations nécessaires pour ne rien jeter. Dans un tableau, on trouve la liste de tous les objets possibles et inimaginables par ordre alphabétique et l’endroit où on peut le porter pour qu’il soit récupéré.

Les ampoules fluocompactes ? Home dépot, IKEA, deux RONA, l’écocentre Saint-Bruno, Brossard, et lors de la collecte annuelle des résidus domestiques dangereux. Vitraux ? L’écocentre Brossard. Meubles de patios ? Écocentre Brossard, Grenier de ma ville ou l’armée du salut qui viennent les chercher. Bref, rien ne se jette, tout se récupère.

Autre truc intéressant, la ville encourage le compostage qui est facilité par le fait que de nombreuses personnes ont des cours à Boucherville. Plusieurs formations sont d’ailleurs offertes par la ville au printemps et à l’automne. L’information de base est aussi sur leur site internet.

Une dernière chose que j’ai remarquée en me promenant. Les terrains de foot ne sont pas synthétiques comme à Montréal au parc Jeanne-Mance. Une pratique qui favorise les îlots urbains de chaleur.