Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

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Vous pensiez que les auteurs étaient riches? (Ajout)

Pas vraiment. Écrire un livre ne rend pas riche, même si des centaines de personnes continuent d’envoyer des manuscrits aux éditeurs comme le racontait Jean Barbe dernièrement. Sauf quelques exceptions rares au Québec dont Marie Laberge et Michel Tremblay qui gagnent leur vie en écrivant. (AJOUT: il y en a d’autres, mais je ne voulais pas faire une liste et me tromper, j’ai ciblé les plus connus).

Et puis même. Un livre peut se vendre une année, mais pas les années suivantes. Voici donc le chèque que j’ai reçu pour mes droits d’auteur de mon premier livre l’écolo écono pour la période octobre 2009-octobre 2010. Le livre est paru en octobre 2007. 48,18 $. De quoi me payer un bon souper, sans le vin. Une amie croyait lire 481 $ quand je lui ai montré le chèque. Elle n’en revenait pas. Et je vous rassure, ce livre ne m’a rapporté qu’environ 2300 $ au total, plus les 48,18 $ reçus. Heureusement que le livre a été publié en France où les avances triplent. Les droits d’auteur aussi si on compte les 63 millions de Français acheteurs potentiels par rapport aux 7 millions de Québécois.

Et je n’ai rien touché pour mes deux autres livres, l’écolo écono junior et les pollutions invisibles. Car je n’en ai pas vendu assez. Le montant des droits d’auteur ne dépassent pas l’à-valoir (avance) de 1000 $ que j’ai reçu pour les écrire. Quand on compte les heures de recherche, les heures pour écrire, les heures de promotion (on n’est pas payée quand on fait des entrevues lors de la sortie d’un livre), les heures dans les salon du livre ( pas payée non plus), il ne faut pas faire le calcul du taux horaire sinon on déprime. Il faut compter en terme de visibilité, crédibilité, etc. sinon on n’écrit plus.

Savez-vous combien touche un auteur sur le prix de vente du livre ? En moyenne, 10 % du prix de vente. Faites le calcul. Sur un livre comme l’écolo écono vendu à 14,95 $, c’est 1,49 $ par livre dans ma poche. Le reste est pour l’éditeur (qui est celui qui prend les risques et avance l’argent), le distributeur et le libraire (ces deux derniers touchent la plus grosse partie, mais je ne me risquerai pas dans les chiffres). AJOUT: pour les livres jeunesse avec des illustrations, l’auteure partage ce 10 % avec l’illustrateur. Normal, car les illustrations sont aussi importantes que le texte)

Et quand on sait que 80 % des livres sont vendus dans les grandes surfaces comme le Club Price, Walmart, Jean Coutu et cie, on comprend pourquoi ce sont toujours les mêmes qui cartonnent. Car ces grandes surfaces cassent les prix (il n’y a pas de prix uniques au Québec comparativement à la France) et ne vendent que les plus gros vendeurs. Ne cherchez pas mes livres au Club Price, Walmart (sauf le Pirate des caramels) ou Jean Coutu. Ils n’ont pas été assez vendus pour s’y trouver. Et dans les librairies, les livres les moins vendus sont cachés dans les étagères du fond.

Bref, si vous songez à écrire pour devenir riche, un conseil, achetez un billet de loterie, votre chance sera multipliée par deux. Et n’écrivez pas des livres qui parlent d’environnement.

AJOUT: Je n’ai pas parlé de mes livres jeunesse, le Pirate des caramels. Ce n’est pas aussi pire, mais ce n’est pas la mer à boire. J’ai dépassé mon avance d’environ 200 $ d’après mes souvenirs pour les deux premiers. Les avances sont généralement de 1 000 $.
Mais plusieurs de mes collègues auteurs me soulignent que les avances ne semblent pas la norme. Plusieurs auteurs n’ont pas d’avance… Ils ne touchent leurs droits d’auteur qu’un an après la sortie de leur livre. Alors qu’ils y ont travaillé plus d’un an avant cette sortie. Parfois plus.

Et plusieurs ne reçoivent rien pour faire les salons du livre. Ils payent leur hébergement et leur transport. Comment font-ils ? Ils ont une autre job et carburent simplement à la passion et au bonheur.

Car les droits d’auteur nous parviennent généralement une fois par an, selon les ententes et les contrats.

Et je vous encourage à aller voir le blogue de l’auteur François Bélisle que nous réfère Annie Bacon. Il dévoile ses chiffres de vente.

Et je connais plein de nouveaux auteurs qui se disent qu’ils vont faire différent. Certains perceront, surtout s’ils publient en France. Mais pour un qui perce, combien restent sur le quai ?

Non je ne donnerai pas mon travail gratuitement !!!

Le projet de loi C-32 du gouvernement canadien sur le droit d’auteur n’est pas équitable. Des artistes connus ont attiré l’attention sur ce projet de loi en allant manifester contre son adoption hier à Ottawa. Les auteurs-compositeurs et chanteurs sont contre. Ils ne veulent pas donner leur musique.

Les auteurs et les journalistes indépendants sont contre. On ne veut pas donner notre travail gratuitement. Pourquoi ce sont toujours les gens qui écrivent qui devraient gracieusement et naturellement partager leurs textes ? Désolée, mais quel professeur va travailler gratuitement ? Quels directeurs d’écoles ? Quels concierges ? Quelle maison d’édition distribuera gratuitement ces livres pour les écoles ? Aucun. Quels commerçants donneront leurs produits gratuitement ? Quel maçon travaillera gratuitement ? Quel avocat ? Quelle secrétaire ? Quel employé ? Alors pourquoi pourrait-on faire des copies de mes textes à des fins éducatives gratuitement ? Pourquoi ne veut-on jamais payer les gens qui écrivent ? Pensez-vous que l’on vit d’amour et d’eau fraîche ?

Je suis touchée doublement. À titre de journaliste indépendante et d’auteure de livres. Car je reçois des sommes d’argent de Copibec pour les copies que font les écoles, bibliothèques, compagnies et autres institutions de mes textes. L’éducation est sous-financée ? Tout à fait d’accord. Mais c’est au gouvernement d’y voir, à l’ensemble de la société. Ce n’est pas aux auteurs et journalistes indépendants, déjà sous-payés, à financer le matériel scolaire.

L’association des journalistes indépendants du Québec fait partie des nombreuses organisations qui s’opposent à cette loi.

Je copie une partie du texte de la pétition que je vous engage à signer en soutien aux auteurs, artistes et journalistes.

Nous affirmons donc avec les auteurs et les artistes :
-qu’il est inacceptable de les priver d’une rémunération équitable en échange de l’utilisation de leurs œuvres;
-que rien ne justifie qu’une catégorie de travailleurs soit contrainte par une loi à renoncer à être rémunérée pour son travail ;
-qu’il est injuste de faire reposer sur les seules épaules des créateurs la défense de leurs droits, en la faisant dépendre d’un recours obligé aux tribunaux ou de la mise en place de mesures de protection technologiques coûteuses.

*Je sais que donner et gratuitement ensemble ne se disent pas. C’est un pléonasme. C’est fait exprès. Pour être bien certaine d’être bien comprise. Vraiment.

La lecture en cadeau, magnifique idée !

Le programme La lecture en cadeau est formidable. Il permet aux enfants moins favorisés de 0
12 ans, d’avoir des livres neufs et aux auteurs de voir leurs livres vendus. Un ami a acheté mes trois livres du Pirate des caramels, Cristo nettoie l’eau, À la rescousse des bélugas et Cristo nettoie l’espace pour les offrir aux enfants. Belle initiative.

Évidemment, je les ai dédicacés pour les enfants qui les recevront. C’est ça aussi le salon. En profiter pour aller voir les auteurs et leur demander de dédicacer leur livre pour un enfant qui le recevra en cadeau. J’irai acheter plusieurs livres de mes amis cet après-midi pour faire de même.

Et vous ? Achèterez-vous un livre d’un auteur jeunesse pour l’offrir à un enfant inconnu, pour le simple plaisir d’offrir un livre ?

Cristo, le pirate des caramels en chair et en os… Il existe vraiment…


Cristo, le personnage principal de ma série jeunesse Pirate des caramels existe maintenant en chair et en os. Si vous voulez le voir, il m’accompagnera lors de mes séances de signature de la fin de semaine: demain samedi 20 novembre de 12 h à 13 h et dimanche 21 novembre de 14 h 30 à 16 h. Les enfants seront ravis, ils vont adorer Cristo qui les séduira à tout coup. Et l’auteure est très heureuse de lui laisser la place… Très émouvant de voir un personnage que l’on a imaginé devenir vivant et exister ailleurs que dans mon imagination et sous le crayon d’Eva Rollin son illustratrice.

Un jeune fan de Cristo

Yoda le comédien qui joue le rôle de Cristo est formidable, drôle et écolo. En plus il porte le chapeau avec Vermi et a même un caramou. Ne manque que Fée Colo !

Voici plusieurs vidéos de la présentation donnée au salon mercredi. Cristo existe maintenant en chair et en os…Émouvant. Et ici il se débarrasse de Caramou.

Signatures au salon du livre de Montréal


Déjà mon quatrième salon du livre de Montréal. Cette année, un peu moins d’heures, car ce salon n’est pas mon préféré. Je me sens plus à l’aise en région. À Montréal, on favorise les stars du livre, les autres passent dans le beurre. Et puis, la nourriture est banale, chère, il fait chaud, l’éclairage est épouvantable, les tapis rejettent de la poussière qui brûle les yeux et il y a du monde, du bruit. Et puis, les auteurs moins connus servent souvent d’agent d’information pour les visiteurs qui cherchent les vedettes. Quand on vous a demandé 10 fois où sont les toilettes, 30 fois l’endroit où est René Angelil et 40 fois quel est le prix des livres d’India Desjardins ou de Bryan Perron, votre séance est terminée. Remarquez, au moins, on ne s’ennuie pas. On se sent utile.

La seule raison pour laquelle j’y participe est le fait que j’y vois plein de monde, mes amis, etc. Je serai exclusivement au stand de Goélette pour le Pirate des caramels dont Cristo nettoie l’eau qui vient de recevoir le prix littéraire Lancemot des lecteurs. Un livre qui raconte l’histoire de Cristo un pirate écolo qui carbure au caramel dont la mission est de sauver la planète.

Je ne serai pas au stand des Intouchables, mais si vous achetez l’un des trois livres que j’y ai publié (ils seront quelque part sur leurs tablettes) L’écolo écono, la bible écolo toujours d’actualité, le junior et les Pollutions invisibles, passez au stand de Goélette pour que je les signe. Et ne soyez pas timide, les auteurs sont présents pour ça, justement, signer votre livre.


J’y serai pour les cinq prochains jours, mercredi matin de 10 h à 11 h 30, jeudi de 19 h à 20 h, vendredi de 10 h à 11 h 30, samedi de 12 h à 13 h et dimanche de 14 h 30 à 16 h.

Un prix des lecteurs pour le Pirate des caramels

L’un des trois titres de ma série jeunesse, le Pirate des caramels a gagné le prix littéraire le Livre préféré de Lancemot remis par les lecteurs des bibliothèques de Laval, Laurentides et Lanaudière. Il s’agit de Cristo nettoie l’eau publié aux Éditions Goélette.

Mon premier prix dans le domaine littéraire et même à vie. À la veille de Noël, un beau cadeau qui j’espère redonnera une seconde vie à Cristo et les trois histoires de la série jeunesse. Car Cristo le pirate écolo et ses amis, Fée colo, Caramou et Vermi, ont nettoyé l’eau, ont sauvé les bélugas et ont exploré l’espace. Pour les enfants de 1 à 9 ans.

L’une de mes amies le lit à son fils de 18 mois et il adore les histoires. Son préféré: Cristo nettoie l’eau justement. Il adore la machine qui nettoie l’eau. Les plus grands peuvent lire les histoires seuls et fabriquer du caramel en suivant la recette incluse à la fin des livres.

Par ailleurs, je serai au salon du livre de Montréal du mercredi 17 novembre au dimanche 20 novembre.