Des auteurs à Occupons Montréal

Depuis plus d’un mois, des indignés occupent le square Victoria à Montréal. Coincé entre la tour de la Bourse, l’immeuble de Quebecor, le Centre du Commerce mondial, l’édifice de la Banque Nationale et j’en passe, le mouvement Occupons Montréal résiste alors que les autres tombent les uns après les autres. Mais résisteront-il à l’hiver?

Les écrivains Jean Barbe et Bertrand Laverdure ont profité du Salon du livre se déroulant tout proche à la place Bonaventure pour lancer une invitation aux auteurs : lire un texte pour appuyer les indignés. Un petit groupe a grossi, certains ne sont pas venus, d’autres étaient présents. Plus d’une trentaine d’écrivains, d’auteurs ont lu.
La foule était petite, peu d’indignés qui campent sur place sont venus écouter. Mais quelques uns se sont assis avec leur assiette pour écouter.

Voici l’album photo de ce moulin à paroles des indignés avec les images de la vie qui continuait dans ce campement improvisé.

Non je ne donnerai pas mon travail gratuitement !!!

Le projet de loi C-32 du gouvernement canadien sur le droit d’auteur n’est pas équitable. Des artistes connus ont attiré l’attention sur ce projet de loi en allant manifester contre son adoption hier à Ottawa. Les auteurs-compositeurs et chanteurs sont contre. Ils ne veulent pas donner leur musique.

Les auteurs et les journalistes indépendants sont contre. On ne veut pas donner notre travail gratuitement. Pourquoi ce sont toujours les gens qui écrivent qui devraient gracieusement et naturellement partager leurs textes ? Désolée, mais quel professeur va travailler gratuitement ? Quels directeurs d’écoles ? Quels concierges ? Quelle maison d’édition distribuera gratuitement ces livres pour les écoles ? Aucun. Quels commerçants donneront leurs produits gratuitement ? Quel maçon travaillera gratuitement ? Quel avocat ? Quelle secrétaire ? Quel employé ? Alors pourquoi pourrait-on faire des copies de mes textes à des fins éducatives gratuitement ? Pourquoi ne veut-on jamais payer les gens qui écrivent ? Pensez-vous que l’on vit d’amour et d’eau fraîche ?

Je suis touchée doublement. À titre de journaliste indépendante et d’auteure de livres. Car je reçois des sommes d’argent de Copibec pour les copies que font les écoles, bibliothèques, compagnies et autres institutions de mes textes. L’éducation est sous-financée ? Tout à fait d’accord. Mais c’est au gouvernement d’y voir, à l’ensemble de la société. Ce n’est pas aux auteurs et journalistes indépendants, déjà sous-payés, à financer le matériel scolaire.

L’association des journalistes indépendants du Québec fait partie des nombreuses organisations qui s’opposent à cette loi.

Je copie une partie du texte de la pétition que je vous engage à signer en soutien aux auteurs, artistes et journalistes.

Nous affirmons donc avec les auteurs et les artistes :
-qu’il est inacceptable de les priver d’une rémunération équitable en échange de l’utilisation de leurs œuvres;
-que rien ne justifie qu’une catégorie de travailleurs soit contrainte par une loi à renoncer à être rémunérée pour son travail ;
-qu’il est injuste de faire reposer sur les seules épaules des créateurs la défense de leurs droits, en la faisant dépendre d’un recours obligé aux tribunaux ou de la mise en place de mesures de protection technologiques coûteuses.

*Je sais que donner et gratuitement ensemble ne se disent pas. C’est un pléonasme. C’est fait exprès. Pour être bien certaine d’être bien comprise. Vraiment.

La lecture en cadeau, magnifique idée !

Le programme La lecture en cadeau est formidable. Il permet aux enfants moins favorisés de 0
12 ans, d’avoir des livres neufs et aux auteurs de voir leurs livres vendus. Un ami a acheté mes trois livres du Pirate des caramels, Cristo nettoie l’eau, À la rescousse des bélugas et Cristo nettoie l’espace pour les offrir aux enfants. Belle initiative.

Évidemment, je les ai dédicacés pour les enfants qui les recevront. C’est ça aussi le salon. En profiter pour aller voir les auteurs et leur demander de dédicacer leur livre pour un enfant qui le recevra en cadeau. J’irai acheter plusieurs livres de mes amis cet après-midi pour faire de même.

Et vous ? Achèterez-vous un livre d’un auteur jeunesse pour l’offrir à un enfant inconnu, pour le simple plaisir d’offrir un livre ?

Cristo, le pirate des caramels en chair et en os… Il existe vraiment…


Cristo, le personnage principal de ma série jeunesse Pirate des caramels existe maintenant en chair et en os. Si vous voulez le voir, il m’accompagnera lors de mes séances de signature de la fin de semaine: demain samedi 20 novembre de 12 h à 13 h et dimanche 21 novembre de 14 h 30 à 16 h. Les enfants seront ravis, ils vont adorer Cristo qui les séduira à tout coup. Et l’auteure est très heureuse de lui laisser la place… Très émouvant de voir un personnage que l’on a imaginé devenir vivant et exister ailleurs que dans mon imagination et sous le crayon d’Eva Rollin son illustratrice.

Un jeune fan de Cristo

Yoda le comédien qui joue le rôle de Cristo est formidable, drôle et écolo. En plus il porte le chapeau avec Vermi et a même un caramou. Ne manque que Fée Colo !

Voici plusieurs vidéos de la présentation donnée au salon mercredi. Cristo existe maintenant en chair et en os…Émouvant. Et ici il se débarrasse de Caramou.

À quand un répertoire des auteur-E-s de Rosemont ? de Montréal ? Ajout

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal offre sur Internet et dans ses bibliothèques un répertoire des auteurs de l’arrondissement. Cela permet aussi aux bibliothèques du Plateau d’offrir les livres de leurs auteurs en prêt (même si c’est toujours plus payant pour un ou une auteure de vendre une copie que de la voir prêter – on n’obtient rien pour les prêts sauf quand on écrit des romans. Les essais guides pratiques ne comptent pas. Mes livres sont considérés comme des guides pratiques et non comme des essais).

Évidemment, il n’est pas question ici de ne glorifier que les auteurs locaux et de laisser tomber les autres. Mais quand on peut encourager des auteurs du coin intéressants, c’est toujours valorisant pour ces derniers. Les bibliothèques de Montréal le font-elles ? Aucune idée. Mais je sais que mes livres sont dans peu de bibliothèques montréalaises. Car on regarde toujours selon son propre exemple.

Quand je parle de ma série jeunesse, Le pirate des caramels, on ne trouve aucune copie des trois tomes dans les bibliothèques de Rosemont La Petite-Patrie où j’habite. Ce n’est pas mieux ailleurs, on ne le retrouve que dans deux ou trois bibliothèques. De quoi se questionner, je l’avoue…

Voyons du côté d’autres auteures du coin. Ma collègue Corinne De Vailly a écrit de très nombreux romans jeunesse et habite Rosemont. Son livre aux éditions Goélette, Mon premier livre de contes du Québec, n’est même pas dans les bibliothèques de Rosemont se trouve un peu partout si on clique sur visionner les autres exemplaires. Merci au commentaire qui me permet de rectifier.

Un autre exemple, ma voisine Sophie Legault et son livre : Vaincre le désordre. Pas disponible dans les bibliothèques de Rosemont. Ici aussi il faut cliquer sur Visionner les autres exemplaires.

Même chose pour mon autre voisine Jacinthe Tremblay et pour Patrick Dion qui habite Rosemont. Pour la première, son livre Entretiens avec Henry Mintzberg n’est même pas répertorié dans les bibliothèques. Au moins, on le trouve chez Paulines sur la rue Masson, bien mis en évidence. Ce qui n’est pas le cas de tous les auteurs du coin.

Le roman de Patrick Dion, Fol allié n’est pas aux bibliothèques de Rosemont et Petite-Patrie.

Ma collègue et voisine me souligne qu’il existe le regroupement Arts et cultures de Rosemont La Petite Patrie.

Quand on se fait tirer le portrait…

Maudit que ça fait plaisir. Oui, je suis une fille de Terre. Mon amie et collègue Marie-Julie Gagnon a eu une idée de génie. Son nouveau vlog – blogue Préfaces permet de découvrir des auteurs d’ici. Elle ne pose pas les questions habituelles. Ça permet d’en savoir un peu plus, de connaître les facettes cachées des auteurs. On peut y voir Patrick Dion, Mélodie Nelson et Annie Bacon.

J’ai le grand plaisir d’être la quatrième auteure à apparaître dans Préfaces. Une expérience géniale. Évidemment, on a bien ri, comme toujours avec Marie-Julie. Elle m’a aussi fait dire des choses que je n’avais jamais évoquées avant. Par exemple ce cours d’écriture que m’a fait donner ma mère quand j’avais 16-17 ans. Mon écriture était trop compliquée, sinueuse avec des phrases interminables. L’étudiante qui m’a donné le goût d’écrire, qui m’a montrée, m’a fait recommencé, réécrire, expliqué a été déterminante. Ses conseils et son enseignement m’ont toujours accompagnée. Malheureusement, je ne l’ai jamais revu et je ne me souviens que de son prénom Pascale. Je me souviens de son petit appartement où je passais une heure une fois par semaine.

L’entrevue avec Marie-Julie m’a rappelé l’importance de ce cours, de cette jeune femme de quelques années mon aînée. Je l’avais presque oublié. Je devrais demander à ma mère et sa mémoire d’éléphant si elle se souvient de son nom. J’ai aussi avoué que j’avais des idées sous la douche. Pour équilibrer le tout, j’en ai aussi en faisant du vélo. Pédaler me délie le cerveau ou me l’aère… Mais difficile de prendre des notes sur une bicyclette. Pour ne rien oublier, je suis le fil de mon idée et je la développe. Je peux écrire un livre complet en roulant, mais j’en oublie parfois le début…


Pourquoi écrire…

Aussi, j’écris pour laisser une trace à défaut de faire des enfants. Et j’écris pour les enfants. Bref, j’étais vraiment émue de regarder ce vidéo, de lire le titre, Fille de Terre. Ça rime avec Fille de mon père. Celui qui n’est plus présent physiquement, mais qui accompagne chacun de mes souffles. Un père qui travaillait la terre et qui me l’a fait aimer. Et de l’autre côté de la barrière, mon neveu Tristan et Hugo le fils de ma meilleure amie. La vie, l’avenir qui me pousse et m’inspire. L’imagination de Tristan, ses idées me nourrissent. Hugo est mon public. À 16 mois, il aime vraiment le Pirate des caramels. Il réclame quelques pages chaque soir, inlassablement. Il pense que je suis Fée Colo, l’un des personnages. Il dit le mot bactérie sans savoir ce qu’il veut dire, car il l’a entendu dans un des Pirate.

Le pirate écolo qui explore l’espace est en librairie


À la veille du 40e anniversaire du Jour de la Terre, le troisième tome du Pirate des caramels, le pirate écolo dont je raconte les aventures depuis septembre dernier, vient de sortir aux Éditions Goélette. Éva Rollin dessine les fabuleuses illustrations. Ces histoires s’adressent aux jeunes de moins de 8 ans et permettent de les sensibiliser à l’environnement tout en les amusant.

Car ce sont des histoires, dont Cristo, le pirate écolo est le héros. Il est accompagné par Fée colo, la fée-sirène artiste, Vermi, le ver composteur scientifique et Caramel, le chat gaffeur, pas très écolo, qui adore les caramels.

Dans ses deux premières aventures, Cristo nettoyait l’eau puis sauvait les bélugas. Dans sa troisième aventure, il explore l’espace pour le dépolluer.

Si votre enfant est attiré par les planètes et l’espace, on l’explore de long en large.

En plus, en fin de livre, une série de 10 questions sur le thème de la pollution de l’espace plus une recette de caramel.

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Le communiqué de presse