Nature et Découvertes : le magasin écolo par excellence?

Connaissez-vous le magasin Nature et Découvertes ? Malgré mes nombreux voyages en France et le livre l’écolo écono publié chez Michel Lafon que j’y ai publié (c’est peut-être pour ça que je ne trouve pas mon livre dans leur boutique? Car je ne parle pas d’eux ?), j’ai mis les pieds dans un de ces magasins pour la première fois hier. Pourtant cela fait 15 ans que cette chaîne existe.

C’est une sorte de Moutain Equipement Coop qui intégrerait des jouets, livres et gadgets. En plus, 10 % des profits des 70 magasins sont reversés à la fondation Nature et Découvertes qui financent des projets en développement durable. Est-ce beaucoup ou trop peu ? Est-ce que les produits vendus en magasin respectent tous l’environnement ? C’est sûrement une bonne question à se poser lorsqu’on parle de consommation responsable. Car en cette veille de Noël et d’orgie d’achats, on va acheter. Alors pourquoi ne pas privilégier des achats « un peu plus » verts ?

Je suis aussi certaine que les écolos français ont sûrement des critiques envers Nature et Découvertes ? En attendant, je prendrais bien de tels magasins au Québec, car j’ai aimé ce que j’y ai vu hier.

Pourquoi des cadeaux selon le genre
Seule réserve pour le moment, la séparation des suggestions cadeaux selon le genre de la personne sur le site web. Peut-on laisser les gens être ce qu’ils veulent sans catégoriser les hommes et les femmes. Pourquoi ne pas dire, pour la personne qui aime le plein air, celle qui aime la relaxation, celle qui aime l’aventure, le bricolage et ainsi de suite.

Et pour ceux et celles qui habitent dans le coin de la Rue Masson ou à Montréal, voici quelques suggestions de cadeaux de dernière minute hyperlocal. À aller acheter sans voiture en plus.

Les dangereuses portières des automobilistes imbéciles !!!

Chaque fois que je prends mon vélo, je risque ma vie. Je sais. Pas besoin de pédaler pour ça. Mais un danger guette les cyclistes à cause de l’insouciance (et je suis polie) des automobilistes. Cette menace s’appelle les portières d’automobile que l’on ouvre sans regarder si un cycliste arrive. Ces portières qui s’ouvrent sans crier gare devant notre guidon, nos roues, notre vélo, notre vie. C’est un coup de gueule, car j’en ai marre de risquer ma vie à cause d’une étourderie, d’un oubli.

Chers automobilistes, vous savez que ces portières peuvent nous blesser gravement et même nous tuer. Bordel. Pourtant un simple geste peut l’éviter. Très simple. Avant d’ouvrir une portière, regardez en arrière, utilisez votre rétroviseur, vérifiez qu’aucun cycliste n’est en vue. C’est obligatoire. Ne pas le faire est une infraction. « Il est de la responsabilité de l’automobiliste de regarder avant d’ouvrir sa portière pour s’assurer que la voie est libre : cela est indiqué dans le Code de la sécurité routière.»

Une portière s’ouvre devant moi chaque fois que je prends mon vélo. Chaque fois, je dois rappeler à un automobiliste qu’il doit faire attention aux cyclistes. Quelques-uns s’excusent, certains vocifèrent, d’autres m’insultent. Le dernier date d’hier. Je montais la rue Fullum. J’attaquais la dernière côte. Je roulais donc lentement, je montais, dois-je vous rappeler. Pourtant, un papa m’a ouvert sa portière en pleine face et m’a engueulée. Il a grogné. J’allais si lentement que j’ai pu l’entendre… Je vous le rappelle, je montais.

Chaque jour, une portière manque de me frapper et je suis fatiguée de toujours répéter la même chose. Je suis même fâchée de devoir répéter qu’une portière peut tuer, peut blesser sérieusement. Que faudra-t-il faire pour que ça rentre enfin dans la tête des automobilistes ???

Le geste est simple. Regardez, crime. Ce n’est pas compliqué de prendre 5 secondes pour jeter un oeil dans le rétroviseur. Car la cycliste pourrait être votre ami, votre enfant, votre père ou votre mère. Car il n’y a plus d’excuse. Les automobilistes n’ont plus d’excuse. C’est tout.

Et ne me dites pas que c’est encore la faute du cycliste. Ce n’est tout de même pas lui qui ouvre votre portière.

Ah oui, une dernière petite chose. Quand vous doublez un cycliste, si vous vous rabattez immédiatement, ça s’appelle une queue de poisson. Vous coupez la route au cycliste. Car figurez-vous que le cycliste avance réellement. Oui oui même sans moteur, il avance, il bouge. Alors on lui laisse la place de passer, surtout quand vous vous arrêtez à un feu de circulation 10 secondes après l’avoir doublé. Car dans ce cas, il vous doublera, surtout dans une circulation dense. Il vous doublera par la droite. N’oubliez pas, le cycliste sera généralement à votre droite et il a la priorité, même quand vous tournez à droite.

Kleenex mise encore sur le jetable !!!

Alors qu’on parle souvent d’éviter le jetable, le gaspillage. Alors que Greenpeace semble avoir enterré la hache de guerre contre Kimberly Clark, la compagnie qui fabrique entre autres les produits Kleenex. Alors qu’on parle d’intégrer l’environnement dans nos vies, Kleenex fait totalement le contraire.

Leur dernier produit ? Un distributeur de serviette jetable au lieu de la serviette en tissu dans la salle de bain. La publicité m’a fait bondir. Difficile à croire qu’une compagnie ose mettre sur le marché de tel produit. Est-ce un signe d’incompréhension de ce qu’attendent les consommateurs ? Ou alors est-ce que Kleenex se moque à ce point de la gestion des déchets et du gaspillage des ressources que les produits jetables entraînent ? Dans la vidéo, comptez le nombre de serviettes jetables utilisées par rapport à la serviette en tissu. Et ne me parlez pas des bactéries, des germes et tout ça, nous parlons de nos maisons, pas d’un hôpital. Il faut se calmer avec la folie antibactérienne !!!

En fait, il semble que Kleenex ait choisi la réduction de la consommation d’eau comme fer de lance écolo avec cet objet. Mais à une condition, il faut acheter des produits Kimberly Clark pour « gagner » ce réducteur de consommation d’eau.

Bref, on nous encourage à jeter, à consommer et surtout à acheter. 2,99 $ par boîte pour quelques jours alors qu’un paquet de serviettes va durer plusieurs années. Évidemment, il ne faut pas les laver une par une dans la laveuse ! Soyez donc écolo écono, gardez vos serviettes en tissu !

Une vidéo comptabilise d’ailleurs le nombre de serviettes jetables nécessaires au lieu d’une serviette en tissu

SunChips vraiment compostable ?

La compagnie SunChips a lancé au printemps un sac qui serait 100 % compostable. Une vidéo a même été produite pour le montrer.

J’ai donc fait l’expérience en mettant un sac de SunChips dit 100 % compostable dans notre composteur au début du mois de juin. Après presque 3 mois et plus de 10 semaines, je l’ai retrouvé lors du déménagement du composteur. Intact ou presque. Rien n’a changé…. Et pourtant il était dans un composteur plein au beau milieu dans les conditions normales. En plein été avec la chaleur. Je l’ai remis. On continue l’expérience.

Des dildos écolos…en bois

Ce n’est pas la première fois que je parle de sexe écolo. Cette fois, c’est un jouet sexuel écolo. Un godemiché en bois fabriqué au Québec, plus précisément en Gaspésie. Il y a quelques semaines, je recevais un courriel de M. Dubois, le nom du godemiché en question et de la compagnie qui les fabrique. La masturbation et les jouets sexuels effectueraient donc un virage écolo. Eux aussi. Comme quoi aucun domaine n’échappe à la révolution verte !

Les personnes derrière cette entreprise désirent garder l’anonymat. La compagnie a été lancée il y a sept à huit mois.
L’un des co-créateur me signale que le site internet ainsi que le produit en tant que tel ont été lancés la semaine dernière après beaucoup de recherche et développement et que le produit a été créé, testé par des femmes et modifié à plusieurs reprises pour lui donner sa forme actuelle.

Par ailleurs, la fabrication se fait en Gaspésie, presque entièrement à la main. Le bois provient d’une forêt certifiée FSC. Leurs prochains dildos seront fabriqués de bois qui provient de la Gaspésie. Même la boite est fabriquée au Québec.

Ce co-créateur ajoute que « chaque produit est unique de par sa couleur et le veinage du bois, par contre, la forme a été standardisée pour que tous les M. Dubois donnent le même plaisir.» Finalement le vernis utilisé est un polyuréthane à l’eau qui lui donne un fini lisse et une protection très résistante.

Si les dildos en plastique sont parmi les plus polluants et contiennent des COV et certains polluants, il en existe, outre celui-ci en bois, en verre et autres matières plus écolos. Mais un dildo écolo à piles ? À moins qu’il n’existe une version rechargeable sans plastique ?

Pourquoi ces godemichés en bois ?
« L’idée derrière M. Dubois vient de mon désir de faire connaitre la beauté du bois du Québec au plus grand nombre possible. Je devais trouver un objet pas très gros, qui s’envoie par la poste et qui a le plus beau fini possible pour rendre au bois la beauté qui lui revient. Ainsi, se sont imposés les érables, noyer, cerisier et merisier qui sont nos feuillus nobles et durs », répond le co-créateur.

Il y a même une page Facebook M.Dubois.

L’ancêtre du dildo
D’ailleurs, les co-créateurs de M.Dubois m’ont envoyé un article qui parle du possible premier godemiché trouvé en Suède qui était fabriqué en bois de cerf. On n’a vraiment rien inventé !!!

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

Les fouineurs du recyclage

Vous le savez. Lorsque le bac ou le sac de recyclage se retrouve au bord de la rue, il sera fouillé sous toutes ses coutures à la recherche de quelconques canettes, bouteilles consignées. Ce matin, jour du recyclage, je travaillais sur mon balcon. J’ai donc été la témoin du nombre de personnes qui peuvent fouiller notre recyclage. J’en ai compté quatre qui sont passées. Il semble que le siphonnage du recyclage soit un métier en pleine expansion. Est-ce un bienfait ou une plaie ?

Je n’ai aucun problème avec ça. Cela leur fait sûrement un complément d’argent. Cependant, certains laissent le bordel après leur passage. J’ai dû demander à un monsieur de remettre ce qu’il avait sorti du bac, dans le bac. D’autres, comme celui de la photo, ont tout remis dans le sac de recyclage en partant. Il a même refermé soigneusement les sacs après les avoir ouverts par l’ouverture. Il ne les a pas éventrés, comme vient de faire une dame sur le même sac.

C’est le problème. Les sacs sont éventrés. Leur contenu s’échappe et s’envole. Le problème n’est pas le même pour le bac. Bref. Les solutions parfaites n’existent pas.

On peut se poser une question. Est-ce que la majorité des gens font la tournée du recyclage pour le plaisir, pour un complètement d’argent ou pour leur survie ? Car il semble que la concurrence devient grande. On peut observer une forte augmentation des gens qui siphonnent les bacs de recyclage. Note-t-on aussi que les citoyens deviennent plus fainéants et mettent les objets consignés dans le recyclage ? Est-ce que ça rapporte vraiment beaucoup d’argent cette tournée du recyclage ?