La pollution peut-elle causer le cancer du sein?

Je voulais parler de cet article depuis longtemps. Depuis la sortie en kiosque du numéro spécial de Clin d’Oeil sur le cancer du sein, je voulais parler de cet article que j’ai signé sur les causes environnementales de cette terrible maladie. En fait, on aurait pu faire le même article pour l’ensemble des cancers.

Alors c’est dans le numéro d’octobre, encore en kiosque, de Clin d’Oeil. Le texte n’est pas en ligne mais en page 141 selon le sommaire.

En passant, si vous avez le magazine, la Josée dont je cite le témoignage dans mon article est la même qui est prise en photo en page 177. Magnifique. Ce reportage est maintenant en ligne sur le site de Clin d’Oeil.

Faire des provisions pour l’hiver : chronique au 98,5 FM

Pour les personnes qui n’ont pu prendre les informations lors de ma chronique environnement, que l’on peut écouter ici, à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM, voici un résumé avec les sites internet et les petites recettes. Il y en a sûrement beaucoup d’autres comme me l’ont dit des amis sur Facebook. N’hésitez donc pas à ajouter votre grain de sel.



L’automne, le Québec regorge de fruits et légumes qui n’auront pas fait des milliers de kilomètres pour se rendre dans nos assiettes. Un bon point pour l’environnement. On en profite pour faire des provisions pour l’hiver. Des fruits et légumes que l’on paye moins cher quand on achète de saison et qui nous permettent de cuisiner des plats sains et sans produits chimiques et conservateurs divers.



Et c’est plus simple qu’il paraît. En plus, c’est rassembleur. Et je vous préviens, je ne suis pas une spécialiste, pas douée, pas une cuisinière alors si je suis capable de faire ce qui suit, tout le monde est capable…Il faut juste s’informer, lire un peu. S’adjoindre des amis qui en connaissent plus est une bonne solution aussi. Poser des questions autour de vous.



Tout d’abord quels sont les produits de saison :

Fruits : pommes, poires, fraises, framboises, prunes, raisins.

Légumes : tomates, courgettes jaunes, vertes, longues, rondes (il en existe de nombreuses variétés), patissons, courges, carottes, citrouilles, aubergines, etc.

Les fines herbes à gérer avant les premiers gels : fleur d’ail, basilic, persil, thym.

Un super pesto facile : fleur d’ail, basilic, persil et huile d’olive : on passe le tout au mélangeur puis on garde au frigo dans un pot masson en ajoutant une couche d’huile sur le dessus pour éviter l’oxydation. Se garde plusieurs mois.

Des herbes salées selon la recette de Martine Gingras sur son merveilleux site Banlieusardises:

En résumé, on prend une tasse de fines herbes hachées et 1\4 de tasse de sel que l’on mélange, on laisse le tour macérer au frigo durant quelques jours et le tour est joué.



Les méthodes :

Conserves : beaucoup plus facile que cela ne paraît. Il suffit d’avoir une grande casserole pour la stérilisation, acheter les pots masson et surtout les couvercles qu’on ne peut réutiliser pour les conserves. Le site internet de Vincent Rivard, dit Vincent le canneux, de Montréal est essentiel car tous les conseils s’y trouvent. Lisez les questions de base avant de commencer.



Aussi Le grand livre des conserves aux Éditions de l’homme, qui contient conseils et recettes. Les conserves sont un moyen très sain et très écolo de conserver les aliments. Ma voisine ne disait que contrairement à la congélation, pas besoin d’énergie pour les conserver, seulement pour les stériliser.


Confitures en utilisant la méthode de stérilisation des conserves.


Congélation : On prend les fraises, framboises, courgettes ou betterave blanchies quelques minutes dans l’eau bouillante, on les place sur une plaque dans le congélateur . Quand elles sont dures, on les places dans des sacs à congélation en enlevant l’air. En janvier, on peut profiter de fraises du Québec pour faire un smoothie, une tarte et plus !!!



On cuisine puis on congèle: on fait une bonne ratatouille avec les légumes que l’on trouve actuellement puis on la congèle en portion individuelle. C’est excellent pour accompagner plein de plats de riz, couscous, tofu et viande. Aussi, lasagne, couscous, mijotés, etc.



Ma recette de ratatouille ( on la fait en grosse quantité, je ne mesure jamais, j’y vais selon les légumes que j’ai) : tomates, courgettes de toutes sortes, aubergines, poivrons + fines herbes ( séchées : basilic, origan, thym et persil frais). On fait revenir dans la poêle puis on fait mijoter dans un grand chaudron à feu doux pendant au moins 1h mais je préfère au moins 4h.



Déshydratation : La manière la plus facile est d’attacher les fines herbes en bottes puis de les laisser sécher la tête en bas. On peut le faire pour d’autres fruits ou légumes, mais c’est plus compliqué. Il existe des déshydratateurs.



Cuisiner en groupe

Certaines recettes sont plus faciles, d’autres plus compliquées. On y va selon le temps et la facilité. La manière que je préfère c’est d’en faire une activité entre membres de la famille, entre voisins, entre amis. On réserve une journée de la fin de semaine. Durant la semaine, on prévoit ce que l’on veut faire : confiture de fraises (il faut acheter les fraises, ou aller les cueillir le samedi et les traiter le dimanche- et le sucre), conserve de tomates (acheter ou cueillir les tomates). Ensuite le jour même, autour d’un verre de vin, en discutant, on épluche, on lave, on coupe, on fait cuire et on empote, on met dans les plats. À la fin de la journée on se sépare les plats pour pouvoir les déguster durant l’hiver.



BIO ou pas ? C’est un choix. Évidemment je préfère des produits biologiques mais certains producteurs utilisent peu de pesticides et produits chimiques. Faites une vérification, poser des questions. Est-ce que les pommes brillent et sont donc cirées ? Est-ce que les fruits et légumes sont parfaits ?



Trouver le bio

Les produits que je reçois de mon fermier biologique ont des imperfections, parfois des insectes non nuisibles…c’est ainsi. Pour trouver les producteurs bios on va sur ce site de l’Union paysanne bio et son répertoire.



Pour l’auto-cueillette c’est ici. Mais si on ne peut se déplacer dans une ferme, on peut aussi aller dans l’un des marchés publics du Québec ou ceux de Montréal.

On peut aussi participer aux cueillettes et corvées organisées par Aliments d’Ici, il y en a samedi et dimanche, vérifiez sur leur site.



Ah oui et un dernier truc de Martine Gingras, la banlieusarde : faire mûrir à l’intérieur les tomates restées vertes quand les gels vont prendre — dans une boîte de carton, avec une pomme.

Voler du gravier et des plantes

Il y a de la construction dans mon quartier. Les entrepreneurs ont laissé du gravier dans la rue pour finir les travaux. Les deux derniers soirs, j’ai constaté avec stupeur qu’un couple vient se servir dans le tas de gravier pour son usage personnel. Après 23 heures, ils viennent remplir des sacs de gravier et repartent cinq minutes plus tard…

Non mais. Quel aplomb. Quel irrespect pour le bien public. Imaginez si tous les citoyens décidaient de se servir un peu partout. Est-ce que le fait de payer des taxes leur donne le droit de se servir ? Car dans mon livre à moi, c’est du vol. Tout simplement.

Mercredi soir je les ai pris en photo avec flash, ils l’ont remarqué, mais sont revenus hier soir. Que faire ? Car je trouve que ce serait du gaspillage du temps de la police que de demander une intervention pour un vol aussi bénin mais si dommage et triste en même temps. Je pense que la prochaine fois, je vais aller les voir…et leur parler.

D’après les échanges avec mes voisins, ce sont les mêmes personnes qui ont volé nos plantes dans la ruelle pour une deuxième fois. Toutes nos vivaces ont disparu cette fois. Car des plantes avaient déjà été volées. J’en parlais ici.

J’ajouterais que la ville se fait souvent voler du matériel durant des travaux. Les gens se croient vraiment tout permis…

Los Angeles vert ? Erreur…

Coucher de soleil de la plage de Santa Monica
Poubelles côtoient bacs de recyclage sur cette plage
Manière écolo de transporter sa planche. Car la plupart des surfers ont une voiture.
Autobus au gaz naturel
Vélo à Santa Monica
Les jardins communautaires de Santa Monica
Mon endroit préféré en Californie au milieu des montagnes à quelques minutes du centre-ville de L.A et des plages: Topanga, qui est aussi un parc.

« Aucune ville aux États-Unis n’est aussi verte que Montréal», m’a lancé Joël Pomerantz, un écolo de la première heure, lorsque je l’ai rencontré à San Francisco lors d’une randonnée de masse critique dont je vous reparlerai.

Je vous reparlerai aussi de ma déception de découvrir que San Francisco n’est pas une ville aussi verte que je pensais.

Quand à L.A., le vert est difficile à trouver même si on veut nous faire croire que la ville est devenue un modèle écolo. En furetant sur le site The official guide of Los Angeles et en vérifiant les adresses données dans le guide L.A eco-friendly, j’ai noté que plus de la moitié des quelques magasins écolos ont fermé. Ils ne sont pas vraiment à jour. Les deux compagnies qui louaient des véhicules hybrides aussi. Quand je demande une voiture dans la « green collection » chez Hertz, voici ce qui sort...

Alors non, L.A. est loin d’être vert malgré les 25 points définis ici. C’est de la poudre aux yeux complètement. Les seuls endroits verts à L.A sont Santa Monica et Venice, des exceptions américaines comme on les présente partout dans les guides. Dans ces deux villes et quartiers, on peut vivre sans voiture mais il ne faut pas être trop éloigné du centre, et il faut être riche car il semble que les prix des loyers est astronomique.

J’avais déjà parlé ici des ces multiples autoroutes qui emprisonnent et divisent la ville. Si je vois de nombreuses Prius, il y a plus. La consommation omniprésente, le jetable partout, la climatisation au max, les voitures qu’on laissent tourner pour avoir moins chaud, l’eau que l’on gaspille, les gazons hyper vert alors que nous sommes dans le désert. Et j’en passe. Non L.A. n’est pas une ville verte. La Californie non plus, n’est pas un état vert malgré plusieurs avancées.

Après avoir vécu trois semaines dans cet état de rêve très séduisant, je vois qu’il y a du travail à faire, beaucoup de travail. Même si plusieurs se battent comme des diables pour faire changer les choses. Car il y a des exceptions, j’en ai rencontré. Les Farmers’s Market qui permettent aux producteurs locaux de vendre leurs produits, principalement bios. Ils sont partout et le maire de Los Angeles les célébrait.

Je vous reparlerai aussi de la famille Dervaes de Pasadena, des écolos extrêmes et auto-suffisants que j’ai rencontrés il y a deux semaines. Aussi quelques boutiques comme celle-ci, les jardins communautaires de Santa Monica, une randonnée de masse critique rencontrée par hasard hier soir à Santa Monica dont voici des photos ci-dessous. Les cyclistes étaient sur Ocean avenue et descendaient, pas une voie étroite et dangereuse, sans place pour les cyclistes, sur la Pacific Highway, la route 1 du bord de mer, qui est aussi dangereuse. Quatre voies où les voitures roulent vite. Même si une bande à droite est réservée aux cyclistes, c’est du vent…car peu protégé.

Les cyclistes qui descendaient sur la route 1, au milieu des nombreuses voitures. Un gros défi.

Un peu comme cette voie réservée sur l’autoroute entre Moorpark et Thousand Oak. Je ne roulerai pas avec des camions qui peuvent me doubler à 120 km/h…Le même type de voie cycliste existe sur la route 1 qui longe la mer entre L.A et San Francisco alors que parfois c’est une véritable autoroute à quatre voies. Un non-sens.

Non à l’annuaire papier

L’un de mes amis, Dominic Désilets, a posté ce lien sur Facebook pour ne pas recevoir l’annuaire papier du Groupes pages jaunes en 2010 et 2011, mais aussi les autres petits annuaires. Un bon truc. Je l’ai fait car avec Internet j’utilise très rarement ce gros truc. En fait, il me sert de support pour mon écran d’ordinateur!!!

Outre cet aspect qui nous permet enfin de ne pas vouloir l’annuaire (j’ai bien hâte de voir si ceux qui le distribuent vont faire la différence), les pages jaunes avaient commencé leur éco-annuaire l’an dernier. Pas très concluant car la sélection n’était pas très bonne. Un coup de téléphone avec un questionnaire…Dans de cas-là, tout le monde va se dire vert.

Cette année, fort de leur mauvaise expérience, ils se sont associés avec Équiterre, le Jour de la Terre Canada et Green Communities Canada comme le soulignait Novae en juin dernier. Et ce guide est fait selon les municipalités, ici celui de Laval, ville très verte comme nous le savons tous!!!

Il semble que tous les annuaires sont offerts sur Internet, celui de Québec ici. Excellent.

D’ailleurs, en cliquant ici vous trouverez plein de documents et publicités en format papier sur internet. Trouvé par hasard. Si j’aime lire mes livres, mes journaux, mes revues en format papier, certaines choses comme la publicité, les annuaires et autres peuvent très bien se lire sur l’ordinateur. Quel économie de papier…

Les feux à L.A et l’environnement à Isabelle Maréchal au 98,5 FM

Le soleil, voilé par l’épais nuage brun de fumée. Alerte maximale à la qualité de l’air avec ces millions de particules dans l’air.

Chassé de leur habitat naturel par les feux, ces daims avaient trouvés refuge dans les quartiers résidentiels et n’étaient plus effrayés par les humains et les nombreux camions de pompiers qui passaient. Nous en avons vu à d’autres endroits mais aussi des lapins, ratons-laveurs, etc. J’ai aussi noté que les insectes, mouches, guêpes et autres étaient plus agressifs envers les humains proche des feux. J’ai d’ailleurs failli me faire piquer par une guêpe alors que je parlais à un citoyen devant chez lui.

En soirée, les pompiers protègent une résidence
Ces herbes sèches sont partout et compose un excellent carburant pour le feu. C’est pour ça que ça brûle si vite.
Spectacle de désolation au bord de Big Tujunga Canyon mardi après-midi. Mariève et moi sommes restés plusieurs minutes, muettes devant ce paysage lunaire.

Si c’est ma collègue Mariève Paradis qui est spécialiste des converses à RDI et plusieurs autres médias, tant sur les feux que sur la mort de Michaël Jackson, c’est à titre de sa chroniqueuse environnement régulière que j’ai parlé à Isabelle Maréchal ce matin. La discussion est ici.

Si les feux continuent toujours et que les autorités ne s’attendent pas à les contrôler avant le 15 septembre, on peut se demander pour Los Angeles et la Californie sont toujours aux prises avec de telles catastrophes. La réponse est simple mais complexe aussi. Le climat californien est désertique. En fin d’été, il n’a pas plu depuis des mois, donc la moindre étincelle déclenche les incendies. Que cette étincelle soit humaine ou naturelle. Un article de Tree Hugger en parle justement ici ( trouvé via François Cardinal): «Around Los Angeles, researchers have found that about two-thirds of new building in Southern California over the past decade was on land susceptible to wildfires, said Mike Davis, a historian at the University of California at Irvine and author of a social history of Los Angeles.»

Étant donné que les forêts sont nombreuses en Californie, ainsi que le climat désertique, la tradition revient. La forêt brûle quelque part. Dans le coin actuel, la forêt nationale d’Angeles, les citoyens de Tujunga et La Crescenda qui résident dans ce coin depuis une trentaine d’années n’avaient jamais vu leur forêt brûler.

Mais les feux de forêts sont aussi un phénomène et processus naturel pour que la nature se régénère. Un pompier, le capitaine Art Burgess, grand adepte de plein air, me le soulignait. Les cendres servent d’engrais naturel pour la repousse. Il me disait aussi que les citoyens construisaient leurs maisons dans des endroits dangereux et qu’ensuite il fallait aller les protéger…Finalement l’être humain tente toujours de contrôler la nature, de se l’approprier mais elle reprend toujours ses droits.

Il faut voir ses maisons tant dans les secteurs touchés actuellement qu’à Beverly Hills, Bel Air et autres, perchées dans les montagnes et défiant totalement la nature. Un jour ou l’autre celle-ci vous rappelle à l’ordre. Et ici, en Californie, état le plus peuplé des États-Unis, les humains ne cessent de pousser les limites. Pourtant, la nature n’a pas été particulièrement accueillante: désert, pas d’eau, feux, vents et surtout une ville qui repose sur une faille et une zone sismique importante. Comme me le disait un ami, les catastrophes naturelles ne sont pas terminées à L.A. Et on ne parle pas des feux mais de tremblement de terre, le fameux big one…

Whole Food Market dans la tourmente

Le stationnement du Whole Foods de la ville de Thousand Oaks, une charmante et verte municipalité. J’y habiterai, vraiment. Car des arbres, il y en a…Avez-vous déjà vu le stationnement d’un supermarché avec autant d’arbres ?

Whole Food Market est un supermarché américain écolo si on peut dire. J‘en avais déjà parlé ici quand j’y avais acheté du papier de banane en mai dernier. Pas parfait, loin de là mais on y trouve des produits biologiques (ou non) locaux mais aussi d’ailleurs. Mais tout est parfaitement indiqué. C’est écrit cultivé de manière biologique ou conventionnel à tel endroit.
D’ailleurs, j’ai bien ri lorsque j’ai lu que les poivrons venaient du Canada.

On y trouve aussi toute une section vitamines (en avons-nous vraiment besoin?), livres alternatifs, produits locaux, vêtements en coton bio, chaussures, chandelles en soya et bien plus.

Autre surprise, les produits Attitude de l’entreprise québécoise Bio Spectra se trouvent sur les tablettes de Whole Food. Même si je n’ai jamais aimé la vaste gamme que fabrique Attitude, un produit pour ci, un produit pour ça, leurs produits sont intéressants et se sont rapidement retrouvés dans de nombreux magasins comme Wal Mart et Jean Coutu. Et ici en Californie dans un Whole Food, bilingue et fabriqué au Canada. Bravo ! Comme il n’y a pas que le Cirque du Soleil qui réussit dans l’ouest ! En furetant sur leur site, je note qu’on les retrouve en Europe et en Asie.

Si Whole Food est intéressant, cette entreprise n’est pas sans tâche. Aujourd’hui le co fondateur et président John Mackey est pointé du doigt pour avoir critiqué la réforme du système de santé de Barack Obama. En citant la très conservatrice Magaret Thatcher au début d’un texte sur la manière dont Whole Food réglerait les problèmes en santé, il s’est attiré les foudres des consommateurs de Whole Food.

Voici la citation: “The problem with socialism is that eventually you run out of other people’s money.” (le problème avec le socialisme est qu’à un moment donné vous êtes à court de l’argent des autres). Pas très coopératif, ni très alternatif pour le dirigeant d’une compagnie qui prône une manière de faire différente en vendant du bio et des produits équitables…Bof.

J’avoue que cette prise de position sur une réforme qui est tout sauf socialiste est dérangeante. À suivre. Mais plusieurs consommateurs de ce supermarché entame un boycott. Pas seulement au Royaume-Uni mais aussi aux États-Unis comme ABC le raconte à New-York.

AJOUT: ce n’est pas la première fois que le PDG de Whole Food fait parler de lui. Nadia en parlait il y a deux ans.

Pour finir, les photos de quelques produits que j’ai achetés.

Les produits Québécois Attitude
Surprise des piments du Canada….
De l’excellent raisin de Californie biologique. Délicieux.
Beurre d’arachides
Café équitable dont l’emballage est compostable.
Du miel d’Hawaï…Bien hâte de goûter…
J’adore le lait en bouteille. Je trouve que ça donne une autre saveur au lait que le plastique ou le carton. Et c’est magnifique. Cette bouteille revient à Montréal avec moi.

De retour après la pause

Un ami m’a écrit hier pour me demander s’il devait s’inquiéter du peu de billets que j’écris en ce moment. C’est vrai. Je délaisse ce blogue mais c’est seulement conjoncturel. Je travaille à temps plein à Radio-Canada, plus des articles à écrire, mon blogue sur Branchez-vous et les deux premiers livres de ma série jeunesse à fignoler. C’est beaucoup donc je n’ai pas le temps…

Et puis, j’écris régulièrement sur Twitter, ce type de micro-blogging que vous pouvez suivre dans la colonne de droite sous ma photo. C’est plus rapide. Il est vrai que vous ne pouvez commenter. Sauf que les commentaires ne se bousculent pas.

Bref, ce blogue reprendra un peu de vie dès cette fin de semaine. J’écrirai de Los Angeles où je vais passer trois semaines. Je vais garder l’appart et les chats de ma copine et collègue Mariève-MJ-Paradis ( MJ car elle a couvert de long en large la mort de Michael Jackson comme pigiste, démontrant qu’il faut sauter sur les occasions même funestes lorsqu’elles se présentent).

Mariève se marie à Montréal donc je me suis sacrifiée pour passer quelques jours avec ses minous pendant que mes charmants voisins gardent les miens. Mariève et Charles reviennent le 24 août à L.A pour une semaine. J’en profiterai pour vadrouiller et camper sur la route 1 entre L.A et San Francisco ( débranchée d’Internet donc ce blogue sera inactif. Surveillez Twitter, que je pourrais updater grâce à mon Iphone). Tout suggestion de camping sur la plage, au bord du Pacifique et autre chose à ne pas manquer sont les bienvenues…

Ensuite retour à L.A pendant le voyage de noces des nouveaux mariés. J’aurai sûrement des milliers de choses à raconter et des centaines de photos à poster, à moins que ce ne soit le contraire…D’ailleurs je dois aller m’acheter une autre carte mémoire avant mon départ samedi matin…

Voila donc mes prochaines semaines. Je serai de retour mi septembre pour lancer mes deux livres jeunesse, les histoires d’un pirate écolo et de ses amis. Sortie en librairie le 25 septembre. Je serai aussi une chroniqueuse environnement régulière à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Mon automne sera toujours marqué par les salons du livre, celui du Saguenay pour le lancement du Pirate, puis celui de la Péninsule acadienne à Shippagan où je suis invitée. Une première pour moi…Vivement que ce soit celui de Québec ou de Montréal. Signification de gloire 😉

D’ici là, racontez-moi vos pires cas de greenwashing au Québec. C’est pour un article…

Puis la phase deux du Bixi?

Au début du mois de juillet, la ville de Montréal annonçait la mise en place immédiate de la phase deux du Bixi initialement prévue pour le printemps 2010. Cela fera presque un mois et je n’ai vu l’ombre de l’implantation de nouvelles stations?

Je sais que Stationnement de Montréal est très occupé avec les innocents qui s’amusent à vandaliser les stations existantes et voler les Bixi mais pourquoi les politiciens s’amusent toujours à faire des annonces alors que les actions suivent très lentement. Si la ville de Montréal n’était pas prête, il aurait fallu retarder l’annonce ? Car les citoyens attendent et sont alors déçus…

Je tente d’avoir des réponses chez Stationnement de Montréal…à suivre.

MAJ: les stations devraient être installées à la mi-août. Il aurait fallu attendre début août pour l’annoncer non ?

Écoeurés du climat? Bandes de caves

Excellent billet de Patrick Dion concernant le lien entre une murale de Jordi Bonet dans les années 70 et la situation climatique actuelle.

Patrick a tellement raison. On se plaint du climat à longueur de journée…Il fait trop chaud, trop froid, il pleut trop mais on ne fait pas le lien entre nos actions et ces changements climatiques prononcés de plus en plus.

Beaucoup de gens parlent de réchauffement climatique. Ça c’est pour les zones polaires. Maintenant il faut plutôt parler de changement ou de dérèglement climatique. Les saisons sont mélangés. Il pleut en été, la canicule se pointe en automne, la neige hésite ou tombe en rafales. Bref, c’est le bordel. Nous en sommes responsables.

Évidemment, comme je le disais l’autre jour dans mon billet sur Branchez-vous, La dictature de l’écolo parfait: « Évidemment, les citoyens ont leur rôle à jouer (malheureusement ce sont eux qui pousseront les gouvernements et les entreprises à agir, pas le contraire) mais en ce moment, ils ont l’impression de se faire prendre pour le dindon de la farce à grands coups de culpabilisation collective. Et je ne parle pas des écolos que l’on prend généralement plaisir à pointer du doigt mais des entreprises et des gouvernements. Qui nous bassinent avec l’environnement mais agissent peu…».

C’est encore les citoyens qui doivent prendre leur petit pouvoir collectif et faire pression sur les entreprises et les gouvernements. Surtout les gouvernements qui tergiversent tellement. Allez…au lieu de chialer contre l’été soi-disant pourri, faisons monter la pression.

La dictature de l’écolo parfait?

Je suis certaine que certains lecteurs vont en profiter pour faire du « écolo bashing » mais je vise particulièrement les entreprises et les gouvernements. J’en parle sur Branchez-vous ce matin.

Fourchette Bleue et les bateaux électriques au 98,5 FM

Ce matin, je parlais de la certification Fourchette Bleue au 98,5 Fm avec Catherine Lafrance. Ma chronique est ici.

J’ai aussi parlé de bateau électrique. Avec le nombre de bateaux à moteurs, bruyants et dangereux, qui pullulent sur nos cours d’eau, les bateaux électriques sont une excellente solution de rechange. Comme le disait Catherine, va-t-on sur l’eau pour relaxer ou faire de la vitesse? Malheureusement, trop s’y croient tout permis. D’ailleurs, un propriétaire de voilier, Jacques Godin, y a laissé sa vie la semaine dernière. J’aimerais beaucoup savoir comment on ne peut pas voir un voilier sur l’eau? Ça aurait pu être une moto-marine, une petite embarcation, etc. Disons que sur l’eau, c’est comme sur la route, tu respectes les limites de vitesse (qui devraient être rabaissées) et tu t’assures que tu ne mets la vie de personne en danger. Tous les pilotes de bateaux à moteur ne sont pas des vauriens inconscients mais trop d’accidents sont à déplorer…

En passant, les parents d’amis habitent au bord du Richelieu. Pas très calme la fin de semaine. Impossible d’avoir une conversation sans être interrompu par le bruit des moteurs. Pire que St-Denis…Vive le calme de la banlieue et de la campagne. Il ne faut pas s’étonner que plus de 200 plans d’eau interdisent les bateaux à moteur. Si je devais acheter un chalet au bord de l’eau, ce serait mon premier critère.

Surtout que maintenant les bateaux électriques sont de plus en plus intéressants et abordables. Le bateau électrique a donc une niche que peu d’entrepreneurs exploitent. Si ce n’est Alain Brault de Bateaux Électriques International qui depuis plusieurs années, développe ce créneau. Il a commencé par le bateau électrique et offre maintenant le hybride et le solaire. À l’époque, la compagnie s’appelait Impact plein air.

Après ma chronique, deux personnes ont appelé pour dire qu’à Oka une autre compagnie faisaient des bateaux électriques: Busch Marine. Je la connais, j’en avais parlé dans l’article que j’avais écrit pour La Presse en 2006 qui est ici. Voici ce que m’avait dit Claude Pépin, vice-président du développement des affaires de Busch Marine connu aussi maintenant sous le nom Compagnie canadienne de bateaux électriques: « Éventuellement, nous proposerons un modèle moins cher. Mais nos bateaux sont très sophistiqués et demandent peu d’entretien. Et puis on économise de 50 à 100 d’essence par jour lorsqu’on fait une sortie». J’imagine que j’aurai pu en parler aussi. Je le fais ici…

Des bateaux plus de gamme contrairement à ceux de Bateaux Électriques International. Mais il semble proposer un bateau électrique intéressant le Fantail 217. J’imagine que l’engouement pour les bateaux électriques depuis 3 ans les a encouragé à offrir un bateau plus petit et moins cher.

Autre point contre les bateaux à moteur. Ils dérangent aussi la vie sous l’eau. Car les bateaux qui circulent à plus de 10 km/heure provoquent des vagues qui dérangent la flore marine et remuent les sédiments au fond des lacs.

La certification Fourchette Bleue pour une saine gestion des ressources maritimes


Lors de mon voyage de presse à Virginia Beach en avril dernier, j’avais découvert la certification Sensible Seafood. Dans l’Ouest canadien, il existe une certification semblable dont l’objectif est la protection des poissons et fruits de mer en voie de disparition.

La certification en Virginie

Greenpeace le rappelle chaque année, la surpêche et la surconsommation de certains types de poissons et fruits de mer remettent en cause la survie de certaines espèces. Le plus critique : la morue. Même si la pêche est interdite à plusieurs endroits, on nous a répété durant notre voyage de presse en Gaspésie qu’il était trop tard pour la morue, vouée à disparaître. Dommage.

Un point sur les phoques, qui font l’objet d’une exposition, Phoque, la controverse à Exploramer, une institution muséale reconnue, dont la mission est de sensibiliser le public à la préservation et à la reconnaissance du milieu marin du Saint-Laurent cet été. On devrait augmenter les quotas de la chasse pour protéger les morues. Car les phoques se nourrissent de morue et sont trop nombreux. Quand est-ce que les Européens comprendront ?

Revenons à Fourchette Bleue. C’est Sandra Gauthier, directrice générale d’Exploramer, qui a eu l’idée de Fouchette Bleue après un voyage dans l’ouest. Le programme prend son envol en grand cet été.

Cette dernière a mis sur pied le programme Fouchette Bleue géré par Exploramer. Contrairement à divers programmes de protection, le programme mis sur pied par Exploramer, « Fourchette bleue, pour une saine gestion des ressources marines » encourage les restaurants et les poissonneries de la Gaspésie à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent.

Ce programme d’accréditation, en encourageant la diversification de la consommation de produits marins, permettra aux pêcheurs de réduire la surpêche de certaines espèces. Laminaires, oursins verts, chair de phoque, maquereau… il y en a pour les plus téméraires, comme pour les plus timides!

Le programme Fourchette Bleue est en vigueur en Gaspésie pour le moment, mais pourrait s’implanter partout au Québec. Normand Laprise du fameux restaurant Toqué à Montréal serait intéressé.

Au départ, Sandra pensait avoir 10 restaurants et poissonneries pour la première année, mais 32 font maintenant partie de cette certification indépendante. La majorité des restaurants que nous avons visité, dont ceux de la SEPAQ, ont leur accréditation Fouchette Bleue : Jardin de Métis, Gîte du Mont Albert, Le Brise-Bise, Auberge du Fort-Prével, Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. La liste des restaurants et poissonneries est ici.

Exemples de poissons et fruits de mer peu connus et cuisinés: phoque du Groenland, oursin vert, bourgot ( que j’ai goûté dans du vinaigre : caoutchouteux, mais intéressant). La liste est ici sur le site d’Exploramer.

Dernier petit point sur Exploramer qui se trouve à Sainte-Anne-des-Monts. L’institution organise des sorties en mer où l’on sort des paniers pour vérifier quels sont les types de poissons et crustacés pris au piège. Un guide nous accompagne, donne de nombreuses explications, nous permet de toucher aux animaux puis de les rejeter dans leur habitat naturel. Passionnant. Les enfants vont adorer. On finit par une visite de leurs expositions et leur aquarium sans oublier la boutique ou j’ai acheté un bébé phoque en peluche et des porte-clefs avec homard, baleine et dauphin. Adorable.

L’hiver, Exploramer est fermé et offre des activités dans les écoles. À quand de telles activités dans l’ensemble du Québec pour que les jeunes apprennent à aimer et respecter la mer.

En images ce sera beaucoup plus intéressant. Soit vous cliquez ici ou sur le diaporama ci-dessous.

J’adore la mer, vraiment…Photo de Lise Giguère

Ce voyage a été payé et organisé par la SEPAQ et Toursime Gaspésie.

J‘en parlais aussi au 98,5 FM à l’émission d’Isabelle Maréchal animée par Catherine Lafrance.

Éliminer les contenants individuels dans les hôtels


J’en parle souvent puisqu’en raison des salons du livre et de mes récents voyages, j’ai fréquentais les hôtels. La grande majorité ont encore bien du chemin à faire en matière d’environnement et de réduction des déchets. Beaucoup font des efforts pour réduire le changement des serviettes et des draps. D’ailleurs qui changent ses serviettes et ses draps chaque jour ? Franchement…

Je parlais des distributeurs de savon, shampoing à l’Amosphère à Amos.

Durant mon voyage en Gaspésie, j’ai donc regardé ce que faisais les hôtels. La majorité des hôtels visités sont sous la gestion de la SEPAQ. Ils font des efforts et du recyclage mais les contenants individuels sont encore présents.

Si les contenants individuels sont légions, la SEPAQ fait affaire avec la compagnie NaturAlgo qui mentionne sur son site que les produits sont écologiques, biodégradables, sans paraben…etc

Je ne connais pas cette compagnie et je ne vois aucune certification donc je ne pourrais en dire plus. J’imagine et surtout j’espère que la SEPAQ a vérifié leurs dires. Je regarde la composition d’un savon que j’ai ramené: sodium palmitate, sodium palm kernelate, eau, stearic acid, glycerin, fragrance, tocotheryl nicotinate, spirulina extract, BHT, tétrasodium EDTA. Il faut un bac en chimie pour traduire tout ceci. Je ne sais pas.

Voici pour comparer les ingrédients du savon que j’achète chez Nettoyants écologiques Lemieux: Huile coco, poudre de lait de chèvre, huile et extraits d’amande, glycérine kasher. Beaucoup moins.

Bref, je ne suis pas convaincue. Mais hier dans mon billet sur le Gîte du Mont-Albert, j’ai oublié de mentionner que cet hôtel allait transférer vers les distributeurs de produits pour éliminer les contenants individuels. Le directeur du Gîte, David Dubreuil, expliquait faire des efforts pour offrir un produit québécois et plus écologique. Par ailleurs, la SEPAQ fait affaire avec Cascades pour le papier toilette et les mouchoirs.

Le Gîte fait la même chose pour le lait et les autres produits qui peuvent être offert en vrac.

Espérons maintenant que les autres hébergements de la SEPAQ emboiteront le pas.

L’enivrement floral des Jardins de Métis


Saviez-vous que la porte de la Gaspésie change de place ? Ce ne sera plus Sainte-Flavie, mais Mont-Joli. Une anecdote puisqu’aujourd’hui commençait notre tournée de la Gaspésie. Première visite aux Jardins de Métis en compagnie de l’arrière-petit-fils de la fondatrice Elsie Reford. Alexander Reford nous a donc raconté l’histoire de sa famille qui se fond avec celle des Jardins de Métis.

Après avoir laissé la gestion de ce patrimoine québécois au gouvernement provincial en 1955, le 24 juin plus précisément, les Jardins de Métis sont revendus aux héritiers de la famille Reford en 1995.

Bref, tout en gardant l’esprit d’Elsie, ses descendants se sont aussi tournés vers l’avenir avec des expositions modernes et inusitées dans le cadre du Festival des Jardins qui déroule du 27 juin au 4 octobre 2009.

Outre les magnifiques fleurs et plantes du jardin, on peut aussi visiter la villa où vivait Elsie et son mari durant l’été. Maintenant on y mange (des fleurs entre autres) et on peut visiter une sorte de musée à la mémoire de la fondatrice.

Si nous avons fait la visite en 1 h 30, on peut réserver une journée complète à cet endroit. Si vous avez des enfants, des jeux les distrairont. Évidemment, après quelques minutes d’émerveillement devant les fleurs, ils perdront sûrement patience.

Pas les adultes. Les odeurs florales, l’harmonie parfaite entre les couleurs des fleurs et le vert des plantes et des arbres ravissent l’œil. Il faut prendre son temps pour goûter à ce plaisir visuel. Laissez-vous bercer par le vent, le soleil (qui n’était pas présent lors de notre visite), glissez-vous sur les fauteuils et regardez la mer, tout simplement. Les Jardins de Métis ce sont les vacances, les vraies…

Pour ceux qui connaissent le Jardin botanique de Montréal, c’est aussi beau, aussi magnifique, mais différent. L’un est urbain, l’autre plus campagnard, mais vraiment différent.

Les Jardins de Métis sont également cultivés sans pesticides. Alexander Reford a d’ailleurs participé au comité de consultation sur la réglementation interdisant plusieurs pesticides mis en place en 2006.

Sa constatation depuis l’arrêt des pesticides: les fleurs sont aussi belles, les oiseaux sont plus nombreux et les jardiniers sont plus heureux !

La suite de la visite en images !

Je vous rappelle que ce voyage est organisé et payé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie

La phase 2 du BIxi devancée!!!

En jaune, ce sont les quartiers de la phase 2 qui n’auront pas à attendre le printemps 2010.

Excellente nouvelle ce matin. La ville de Montréal a devancée la phase 2 de l’implantation du Bixi. Ceux qui n’étaient pas desservis, comme moi, seront contentés d’ici les prochaines semaines.

Voici ce que dit le communiqué: « Suite au grand succès que connaît BIXI auprès des Montréalaises et des Montréalais et à une demande de plus en plus pressante, le comité exécutif de la Ville de Montréal a décidé d’accélérer le déploiement de son système de vélos en libre-service et de débuter la deuxième phase d’implantation dès cet été.

La deuxième phase de déploiement, qui débutera dans les prochaines semaines, consiste à ajouter 2 000 vélos BIXI, ainsi que 100 nouvelles stations dans les arrondissements de Mercier/ Hochelaga-Maisonneuve, Côte-des-Neiges/ Notre-Dame-de-Grâce, Villeray/ Saint-Michel/ Parc-Extension et le Sud-Ouest. Des stations seront également ajoutées dans Outremont et Rosemont-La Petite-Patrie. Ces nouveaux équipements porteront à 5 000 le nombre de vélos disponibles et à 400 les stations réparties sur un territoire de plus en plus étendu.»

J’ai hâte de savoir quelle sera la station la plus proche de chez moi.

Bixi: facile, très facile d’utilisation… MAJ

Mon ami Carle Bernier-Genest, conseiller municipal de Marie-Victorin est un grand utilisateur de Bixi. Il m’a fait une petite démonstration.
On insère sa clef Bixi

Lorsque le voyant est vert, le vélo est libre.

Hier pour la première fois, j’ai utilisé un Bixi. Enfin j’ai utilisé ma carte de crédit pour que l’amie qui m’accompagnait puisse l’utiliser. C’est facile et ça prend 30 secondes. Je ne comprends pas que certaines personnes n’arrivent pas à l’utiliser.

MAJ: sauf que je viens d’apprendre que lorsqu’on utilise sa carte de crédit sans être membre, on nous facture automatiquement 5 $!!!!! En appelant à Bixi on me dit que c’est indiqué sur la borne…Sauf que ce n’est pas indiqué sur l’écran tactile lorsque l’on fait la transaction…Il me semble qu’on devrait être averti que 5$ nous sera facturé pour la journée avant que l’on glisse notre carte de crédit. Pas très cool…

Évidemment si vous n’avez pas de carte de crédit ou qu’elle est à son max, on oublie ça à cause du 250 $ de dépôt qui sera bloqué. Mais ensuite, pas de problème, on clique 2 fois sur l’écran, on passe la carte, on prend le code, on l’entre pour le vélo choisi, et voila, on roule. 30 minutes gratuites. J’imagine que les touristes vont adorer cette manière de visiter Montréal.

Bien entendu, il est plus rapide encore et plus pratique d’être abonnée puisqu’on insère la carte magnétique et le vélo se libère. Vraiment une réussite ce Bixi. Vivement qu’une station Bixi soit installée devant chez moi dès le printemps prochain. J’en parlais ici.

Un déménagement plus écolo au 98,5 FM


Voici un résumé de ma chronique environnement à l’émission Isabelle le matin animée par Catherine Lafrance pour l’été. Ça s’écoute ici.

J’ai déjà fait plusieurs articles et billets sur la version plus écolo de ce sport national du 1er juillet: le déménagement. Car cela laisse meubles, frigo, sofa, matelas et déchets de toute sorte sur les trottoirs. Un déménagement écolo? Ça existe? Sûrement, lorsqu’on donne, récupère, recycle. On peut aussi utiliser un déménagement pour réviser sa manière de consommer. Acheter plus raisonnablement. Prendre conscience de toutes les affaires que l’on n’emploie pas et que l’on déménage d’année en année. Le déménagement est le moment idéal pour prendre conscience de sa surconsommation et en profiter pour libérer de l’espace. Trop souvent on donne pour consommer encore plus, continuer à accumuler et remplir le nouveau logement.

Quelques règles pour un déménagement plus écolo

Règle 1 : On ne laisse pas les objets sur le trottoir en pensant que quelqu’un va les ramasser. Il peut pleuvoir, l’objet peut être abîmé, il peut blesser quelqu’un, les éboueurs sont obligés (par contrat) de l’envoyer au dépotoir donc il pourrait ne faire aucun heureux et se retrouver à la poubelle. Et puis honnêtement ça fait tellement désordre dans les rues.

Règle 2 : On récupère et donne beaucoup d’objets. On fera beaucoup d’heureux que ce soit des inconnus ou des amis. Envoyez des courriels et demandez si certaines personnes ont besoin d’objets. L’organisatrice professionnelle Sophie Legault recense une ribambelle de liens d’organismes de récupération sur son blogue. Aussi le guide du réemploi de Montréal et ses nombreuses adresses. L’Armée du Salut, Friperie Renaissance et autres éco-quartier récupèrent vos objets, meubles et vêtements devenus inutiles pour soi. Ces dons doivent être en bon état. Mais en ces temps occupés de déménagement, les organismes sont surchargés, il faudra vous déplacer. Profitez du camion de déménagement pour mettre les objets à donner en premier ou au fond du camion et passer par l’éco-quartier ou Friperie Renaissance.

Règle 3 : On en profite pour faire le ménage et on ne déménage pas des objets inutiles qui encombre nos placards. On achète peut-être trop ?

Règle 4 : On réorganise tranquillement. « Je conseille toujours d’attendre quelques semaines avant de faire des achats pour une nouvelle maison. On vérifie ses nouvelles habitudes puis on fait tranquillement une liste de choses dont on a besoin. On ne précipite rien, car on risque de s’encombrer d’articles inutiles », m’a déjà dit ma voisine Sophie Legault.

Le déménagement en vélo
Julien Myette a mis sur pied son entreprise de déménagement à vélo en aout 2008, Transport Myette. J’en parlais ici et ici alors que j’avais fait un article sur lui pour le cahier Mon toit de la Presse en octobre 2008. En ce moment, il est partout. Le Journal de Montréal en fin de semaine, Libre comme l’air et le Devoir aujourd’hui, Jobboom, etc. Bien contente d’en avoir parlé avant tout le monde, sauf The Gazette.

Les matelas et sofas
Autre point les matelas. J’ai déjà écrit la dessus, ici, pour la Presse et j’en ai parlé lors d’une chronique à Samedi et rien d’autre en juin dernier. Malheureusement la ville de Montréal et les autres villes ne ramassent pas les matelas pour les recycler mais pour les envoyer à la poubelle. Il existe une manière de recycler, lorsque vous achetez un nouveau matelas, généralement la compagnie reprend l’ancien et l’enverra au recyclage. Sinon, il faut payer 10 $ et emmener son matelas chez Recyc-Matelas ou Matt Canada. Faut le faire, on nous demande de payer pour recycler. Je vous disais que la fibre écolo devait être particulièrement développée.

Voici quelques exemples de ce qui jonchent nos rues aujourd’hui. Une amie française Yvette n’en revenait pas que l’on puisse se débarrasser ainsi de nos affaires. Très irrespectueux non ?
On ne trie pas le recyclable et on obstrue le trottoir…Merci pour les poussettes et les chaises roulantes.

Ah les ruelles…Misère… Il s’agit de celle au nord de Masson, entre la 6e et la 7e avenue.
Des matières recyclables, des matières dangereuses qu’on a la responsabilité d’amener dans les éco-centres( peinture- pneus) et un matelas…

La bataille de Farrah Fawcett contre le cancer


Farrah Fawcett a produit un documentaire sur sa propre bataille contre le cancer, Farrah’s story (Les 11 épisodes sont en ligne sur ce blogue). Je ne l’avais pas vu avant sa mort. Je viens de le visionner. J’en suis encore bouleversée. Si les images, le message et l’histoire sont émouvantes, la tristesse s’y ajoute maintenant. Car on connait le dénouement de sa bataille. Elle voulait tellement survivre, elle voulait tellement guérir. Malheureusement elle a perdu.

J’ai regardé Farrah Fawcett avec envie durant mon adolescence. Je voulais ses cheveux, son sourire et ses yeux bleus. Je regardais Charlie’s Angels (Drôles de dames en France) avec passion. J’étais si triste lors de son départ. Je n’ai jamais vraiment aimé celle qui l’a remplacée.

Le documentaire finit en février 2009, soit moins de 4 mois avant sa mort. Après quelques semaines de rémission, elle repart dans une série de traitement qui lui font finalement perdre ses cheveux. Celle qui était connue pour sa superbe crinière ose quand même montrer sa boule à zéro à l’écran. On la voit souffrir et sourire, danser et crier de douleur, vomir, dormir, se facher contre les paparazzis qui la poursuivent alors qu’elle revient d’un traitement en Allemagne. Quelle honte de faire les manchettes des magazines à potins avec la maladie d’une vedette.

Si Farrah Fawcett se pose des questions et se demande pourquoi certains traitements alternatifs ne sont pas offerts aux États-Unis, pourquoi la recherche délaisse certains type de cancer, on ne parle jamais de prévention, en particulier à cause des facteurs environnementaux qui causent le cancer.

En la voyant aller si souvent en Allemagne, je me demandais combien coûtait tous ses traitements ? Comment les simples Américains sans assurance pouvaient bien lutter contre le cancer ou tout autre maladie ?

Finalement, son histoire est celle de milliers de personnes qui luttent contre cette saloperie de maladie. Une lutte qui ravage son corps, son esprit (elle ne semble pas reconnaître son fils qui vient la visiter, menottes au pieds). Ryan O’Neal, le père de son enfant et son fidèle compagnon, témoigne, les larmes aux yeux et des sanglots dans la voix. Le cancer affecte aussi les gens qui nous entourent.

J’écris en ce moment un article sur le cancer du sein. Voir ce film alimente ma plume tout en me remplissant d’émotions. Cela fait aussi peur. Qui veut passer à travers ce calvaire ? La recherche nous offre des traitements qui font vivre les compagnies pharmaceutiques. Mais qui s’occupent de la prévention ? Je veux bien manger bio, faire du sport, ne pas fumer mais enlevez donc de ma vie les produits chimiques qui la jalonnent.

Autres articles sur le cancer:
Soleil et crème solaire: qui est le plus mortel ?
Quand on découvre une bosse au sein…
Lien entre cancer du sein et pollution
Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
La pollution peut-elle causer le cancer du sein ?

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

Visite au salon de l’environnement

Beaucoup de nouveaux kiosques, certains sont toujours présents. Moins d’artisans, plus d’agences gouvernementales, gouvernements, universités. Moins de kiosques dont certains douteux. La section ésotérique était de trop. Que vient faire un vendeur de cartes dans un salon de l’environnement?

J’y ai appris que Biovert offrait le remplissage à la Coop la maison verte en bidons de 4 litres. C’est pour ceci que j’utilise les produits de Nettoyants Lemieux. Je remplis mes bidons de 4 litres quelque fois par année. Moins de contenants en plastique à recycler. On réutilise.

Je vous invite à une visite du salon de l’environnement par le biais de mes photos. Commentaires inclus.

Des ruches en ville

Surprise en écoutant le chef du Château Frontenac, Jean Soulard: il y a des ruches sur le toit de l’établissement. Incroyable et super intéressant.

Après les poules urbaines, pourquoi ne pas élever des abeilles urbaines ? Jean Soulard explique aussi qu’il utilise les fines herbes du jardin sur le toit du Château. Merveilleux.

Il en parlait ce matin à l’émission animée par Dominique Poirier, Libre comme l’air.

Salon de l’environnement

Peu de visibilité cette année pour le Salon de l’environnement. Pourtant, cet événement a toute la place, pas de Formule 1 dans les pattes comme la première année.

C’est toujours intéressant d’aller y faire un tour pour voir un peu ce qui se fait, les nouveautés, les idées, etc. Sauf qu’il y a toujours ce que j’appelle les vendeurs du temple. Alors que j’y vais pour m’informer, pour fouiller et apprendre, j’ai toujours un énorme malaise lorsque je sens qu’on ne tient qu’à me vendre quelque chose. Peu importe si l’objet n’est pas tout à fait écolo. Je pense que les organisateurs devraient resserrer les vérifications et ne pas accepter tout le monde. Qu’ils se fassent aider par Ethiquette.ca, ils savent de quoi ils parlent.

Profitez-en. Ça se déroule durant trois jours, à partir de demain, dans le vieux port et l’entrée est gratuite. J’irai y faire un tour comme d’habitude pour voir un peu ce qu’on veut me vendre et rencontrer des gens à qui je parle durant l’année !

Des stations Bixi dans les ruelles?

Pourquoi pas ? Vous savez que les ruelles ne peuvent servir pour passer d’une rue à l’autre, un règlement interdit de les utiliser comme transit. Dans notre ruelle que nous verdissons, nous avons le projet de bloquer la ruelle en Z. C’est à dire que les citoyens pourront toujours y accéder mais d’un côté seulement et ce ne sera pas le même côté qui sera bloqué.

Tout pour éviter la circulation de transit et ralentir les automobilistes. D’ailleurs, ces derniers ont les rues, peuvent-ils nous laisser les ruelles pour y vivre, pour que les enfants puissent y jouer en toute sécurité. Les ruelles de Montréal ont un historique utilitaire mais devraient être habitées et verdies.

Pourquoi ne pas les fermer (d’un côté seulement) avec des stations Bixi. Cela permettrait d’allier l’utilité à l’agréable ! Les automobilistes se plaignent que ces stations leur volent des espaces de stationnement.

En passant, si une très forte majorité des citoyens de notre ruelle sont favorable à la ruelle verte et à la fermeture en Z, une couple s’y oppose. Pourquoi ? Car ils ont l’habitude de rentrer par le côté de la ruelle que l’on fermerait. Ils devraient entrer par l’autre côté et cela ne leur plait pas. Difficile de changer des habitudes ancrées depuis des années. Surtout qu’ils ne peuvent entrer par ce côté durant les mois d’hiver puisqu’il est bloqué par la neige !!!

Pour ou contre les poules urbaines?

Photo: Edible Los Angeles

J’ai parlé de ce sujet en avril dans ce billet, les poules en ville. Je l’avais fait sur Twitter aussi, ce micro-bloggue que vous pouvez suivre dans le carré à droite. (Peut-être devrais-je le mettre plus en vue?).

Le dossier des poules urbaines font donc beaucoup parler actuellement. Comme je le disais en avril, L’actualité a publié un article. J’ai aussi trouvé un article sur le sujet dans une revue achetée à L.A, Edible Los Angeles. On y apprend que la Première famille des États-Unis ne pourra avoir des poules à la Maison Blanche car c’est interdit à Washington, comme à Montréal.

Pas à Los Angeles où l’élevage des poules est réglementé. Les coqs sont interdits.

Sur Twitter, un québécois exilé à San Francisco, Jacques Geoffrion m’a mentionné qu’il élevait six poules dans son jardin, il dit qu’elles sont trippantes. Intéressant. Peut-être irai-je les voir en août lorsque j’irai garder les chats de Mariève à Los Angeles pour trois semaines ;-).

Justement hier, Mariève, après avoir vu un article dans le L.A. Times, me lançait la balle en s’opposant aux poules urbaines. Elle décrit ses arguments ici.

Intéressant mais je ne suis pas d’accord. Je vais donc reprendre les arguments de Mariève qui sont tout à fait valables et pertinents. Beau débat de société !

Si on permet les poules, pourquoi perdrait-on le contrôle ? On permet bien les chiens ? Qui sont selon moi plus gros et plus problèmatique que des poules. Les chiens font du bruit et laissent leur trace d’urine et de crottes partout. Même chose pour les chats. Il suffit de réglementer et de n’autoriser qu’un nombre maximum de 4-5 poules.

Les poules volent? Non et il y a des moyens simples pour les empêcher de voler et de s’enfuir. Elles ne causeront pas plus d’accidents que les chiens, les piétons, les cyclistes et surtout les erreurs des automobilistes.

Les coqs font du bruit ? Oui mais il s’agit de permettre les poules et non les coqs. Même si je préfère le chant d’un cop aux multiples bruits dont nous abreuve la ville.

Si on permet des poules, cela veut dire qu’on permettra des cochons, des vaches et des chèvres. Pourquoi pas. Mais tout dépend de la grandeur de la cour. La encore, il ne faut pas exagérer. Les vaches et les cochons ont besoin d’espace. Quelqu’un qui a une grande cour dans un quartier de Rivière-des-prairies ou Baie d’Urfé pourrait peut-être avoir une vache mais pas dans ma petite cour de Rosemont. Soyons intelligents.

Bien entendu, certaines personnes pourraient ambitionner. Toujours. Les gens le font avec d’autres animaux mais cela ne représente pas la majorité.

Donc, je ne crois pas que permettre des poules en ville est une absurdité. C’est au contraire une manière de verdir, démocratiser, humaniser et redonner l’accès à des produits frais aux urbains.
Tout le monde ne souhaite pas s’occuper d’une ferme mais pourquoi ne pas donner l’occasion aux familles qui le désirent l’accès aux produits frais et maison. On cultive bien son petit coin de potager, pourquoi ne pas élever ses animaux dans la limite du raisonnable ?

D’autres photos tirées d’ici. Il s’agit d’Alan Graham, Community Liaison for Discovery’s Planet Green and TreeHugger, mais je ne sais pas où il habite. Deux poules dans le jardin, c’est formidable. Via @suzlortie et @Treehugger sur Twitter.

L’aberration des rues en garde partagée à Montréal !!!

Photo: Véronique Savoie

Les rues de Montréal sont en garde partagée entre les arrondissements et la ville centre. Une autre aberration de la division des responsabilités entre ces deux niveaux de gouvernements. Un autre argument pour Louise Harel. Puisque les pistes cyclables sont sous la responsabilité de la ville centre (une bonne chose pour pouvoir sillonner l’île), on assiste à des situations ridicules.

Comme la rénovation de la rue St-Zotique a deux vitesses. C’est une rue entourée d’une piste cyclable. L’une de mes amies m’a envoyé des photos car elle emprunte ce chemin en vélo chaque jour. Elle n’en revenait pas. Pourquoi ? Car la rue a été asphaltée sauf les deux extrémités qui sont les bandes cyclables identifiés par des poteaux. Une piste cyclable en très mauvais état. Je l’emprunte souvent. Véronique me dit que c’est la même chose que la rue Boyer. De l’asphaltage non uniforme. Une séparation entre la rue et la piste cyclable. Bizarre.

En m’informant auprès de l’arrondissement, j’ai donc appris que la rue est en garde partagée. La partie de la rue empruntée par les automobilistes a été asphaltée par l’arrondissement tandis que la piste cyclable doit attendre le bon vouloir de la ville centre. Qui est en retard par rapport à l’arrondissement qui a effectué les travaux dans les temps. Ce qui donne l’impression qu’on favorise les automobilistes au détriment des cyclistes. Ce n’est pas le cas. C’est plutôt la ville centre qui se traîne les pieds. Quand vont-ils refaire l’affreuse piste cyclable? Très bientôt m’a-t-on dit. Sauf que la saison de vélo a déjà débuté. Ils attendent quoi ? L’automne?

Pourquoi ne pas avoir refait la rue en entier en même temps ? Ce n’est pas clair mais les contrats ne sont pas octroyés au même entrepreneur. C’est donc ça l’une des aberration totale de la nouvelle ville de Montréal ! Pourquoi ne pas s’entendre pour donner le contrat au même entrepreneur qui ferait tout en même temps ? Ou alors au mieux, s’arranger pour le faire en même temps ? RIDICULE, totalement ! Combien d’autres cas?

Le verdissement de Coca Cola fait parler !

Participation à l’émission Dutrizac, l’après-midi au 98,5 FM pour parler de verdissement de réputation ou Greenwashing ( Ça s’écoute ici). Encore. J’ai d’ailleurs fait un billet sur le sujet il y a trois jours.

On partait d’un article du Globe&Mail ce matin qui parle du verdissement de la compagnie et du lien avec sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Dans le cas de Coca Cola, c’est toujours et encore la même chose. Les compagnies annoncent des actions pour le futur alors que normalement on devrait mettre les actions en place puis les annoncer. Pourquoi attendre 2010? Mais des groupes environnementaux les accompagnent tel que mentionné dans l’article. J’ai tendance à ne pas tomber dans le cynisme complet puisque de telles compagnies ont un pouvoir d’achat énorme. Quand elle verdissent, c’est bénéfique pour l’ensemble du marché. Mais ne restons pas naïf et angélique devant ce récent besoin de respecter l’environnement.

Coca Cola a un gros problème : les bouteilles de plastique qui sont tout sauf écolos. Le recyclage n’est pas la panacée et rien n’est fait pour réduire le nombre de bouteilles utilisées. C’est bien beau de proposer une bouteille plus écolo en sucre et mélasse, mais c’est encore du plastique en majorité. Surtout quand on pense à l’eau Dasani (produit par Coca Cola) qui utilise l’eau du réseau d’aqueduc. Le plus écolo, c’est d’éviter l’eau embouteillée et non de recycler les bouteilles d’eau. Si Coca Cola renonçait à Dasani, ce serait une véritable action écolo…Les canettes et bouteilles en verre sont aussi plus facilement recyclables.

Au sujet des bouteilles en plastique, on remarque que moins de 20 % de ces bouteilles sont recyclées à l’extérieur de la maison et 57% à la maison. Ces chiffres viennent d’un excellent article de Catherine Dubé dans Québec Science de mai 2009.

D’ailleurs, un site internet vient d’être lancé par Ethiquette.ca, le site de la consommation responsable (très utile pour savoir si tel produit ou telle compagnie est vraiment écolo). Le site Ethipedia.net présente les pratiques d’affaires réellement durables sur le plan social et environnemental. Si les entreprises veulent s’inspirer, c’est là qu’elles trouveront les bonnes idées. On peut aussi faire affaire avec un consultant comme Jean-Sébastien Trudel qui vous indiquera les chemins pour devenir vraiment vert. Car ça ne s’improvise pas.

D’ailleurs, dans son dernier billet il parle du virage de (General Electric) GE. Il y a une entrevue avec le grand patron de GE, Jeffry Immelt, responsable de ce virage dans la Presse Affaires.

Les gens devraient aussi se fier aux certifications indépendantes : équitable de Transfair, biologique, LEED, FSC, etc. Pas aux certifications gérées par l’industrie.

L’obsolescence programmée!

Chaque fois que les grandes compagnies d’ordinateurs, de logiciels et de jeux vidéos annoncent leur nouveauté, j’ai envie de crier. Autant d’horreur que d’envie. Car en matière de gadget, je suis un paradoxe sur deux pattes!!! Car je les aime. J’adore les nouveautés. Ils me torturent.

Je me contrôle cependant et plutôt bien. J’essaye d’acheter usagé (mon Iphone de première génération qui permet de remplacer autant mon téléphone que mon agenda électronique et éviter l’achat d’un Ipod puisqu’il l’inclut). Je résiste également même si j’ai un Macbook acheté en janvier 2008. Je n’ai jamais craqué pour un Ipod ni pour la Wii, ni pour un quelconque autre jeux. Et poutant…

Une journée comme aujourd’hui me rend furieuse, quand je vois Apple sortir son nouveau Macbook, Macbook Pro et Iphone. Pourquoi toujours de nouveaux appareils ? Pourquoi ne pas seulement sortir des améliorations que l’on pourrait installer dans nos appareils qui dureraient 10 ans et plus? Des piles durables qui ne seraient pas bonnes à jeter au bout de quelques mois. Des disques durs externes utilisables sur tous les appareils jamais obsolètes.

Ils ne vont pas me faire croire qu’ils ne peuvent pas nous sortir un super appareil fonctionnel pendant au moins 10 ans ? S’ils sont si bons, qu’ils nous le prouvent!

En même temps, on parle de recyclage d’appareils, de compagnie qui fait un effort pour l’environnement. Mon oeil. De la poudre aux yeux. Le véritable effort serait de sortir un appareil fiable et durable. Ils sont les champions des appareils désuets au bout de six mois ou 1 an.

Le recyclage ce n’est pas la panacée, c’est une solution pour ne pas jeter mais ce n’est pas la solution idéale. Car si on recycle, cela veut dire qu’il a fallu fabriquer et utiliser des ressources naturelles. J’en parlais ici.

Bref si Apple veut vraiment être responsable et écologique, ils se sont trompés de chemin et ne font que du verdissement de réputation. Pire, ils utilisent le marketing de la manière la plus insidieuse. Je les déteste de s’amuser avec mon faible cerveau de consommatrice.

Me répéter tous les matins: je n’achèterai pas de nouveau Mac, ni Iphone, je n’achèterai pas de nouveau Mac, ni Iphone…..Penser aux déchets électroniques, la plaie (et le désastre) écologique de notre siècle.

Composter la litière de chat ?

On me parle beaucoup de compost ces temps-ci. Les gens semblent s’y mettre. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a un projet pilote de ramassage et il existe ce service (payant) de Compost Montréal.

Un super service mais il est dommage de constater que les compagnies de ramassage de déchets font des affaires d’or qui leur permettent de s’acheter des réseaux de télévision alors que les citoyens doivent payer pour composter !

Si je composte depuis plusieurs années, j’ai un truc qui remplit allègrement mes poubelles encore. Sans la litière de mes chats je n’aurai qu’un sac tous les 2 ou 3 mois ! Mais cette satanée litière remplit encore mes sacs. Car je ne peux pas la mettre dans mon petit composteur domestique. Il n’atteint pas une chaleur assez forte pour détruire et stériliser la litière. Mais je cherche un endroit qui fait du compost industriel pour éviter de l’envoyer dans les sites d’enfouissement. En connaissez-vous?

Tout le monde devient écolo?

Il semble que toutes les entreprises, tout le monde devient écolo en ce moment. Les annonces, les courriels que je reçois des relations publiques et autres se succèdent à un rythme effréné. Pourtant, je n’ai pas l’impression que ces changements sont réels et profonds. N’est-ce que du vernis superficiel?
En tout cas, j’ai du mal à en sortir des sujets intéressants. Il n’y a plus grande nouveauté. À part le WWOOFing dont parle Marie-Julie, et la mise en ligne du nouveau projet d’Ethiquette.ca, Ethipedia, des projets durables qui fonctionnent (j’en reparle), je n’ai pas de sujets nouveaux en tête? En avez-vous à me suggèrer ?

Stationnement réservé chez Mountain Equipment Coop


Intéressant le stationnement que réserve le magasin de plein air Mountain Equipment Coop aux véhicules hybrides ou de l’autopartage (Communauto). J’en ai profité aujourd’hui de retour d’une conférence à Sainte-Agathe-des-Monts.

Malheureusement tout le monde ne les respecte pas. Comme les stationnements réservés aux personnes handicapées. La Yaris c’est ma Communauto.

Les massacreurs d’arbres à l’oeuvre

Des arbres, des vrais


Et les arbres « émondés »

Triste

Avant
Quelques minutes plus tard, après
À l’oeuvre
Avant, à 10h
Après à 11h30

Avez-vous vu les arbres qui passent par les sécateurs des émondeurs embauchés par Hydro-Québec? Totalement éventrés, décharnés et défigurés.

J’en ai un exemple probant devant chez moi. Ils sont actuellement à l’œuvre sur ma rue. Ce matin j’ai donc pris une photo de l’arbre avant. Je viens de sortir sur mon balcon pour constater les dégâts. Épouvantable. Pauvre arbre. Sans compter les nombreux dégâts que les employés engendrent sur les plantes-bandes que les citoyens entretiennent à leurs frais.

Ils restent deux arbres à décapiter. J’ai peur.

Mise à jour: j’ai eu raison, le dernier arbre a été décapité. J’ai aussi ajouté quelques photos d’arbres défigurés croqués dans le quartier ainsi que des arbres qui ont la chance de ne pas se trouver sur le chemin de fils électriques. Quand investirons-nous dans l’enfouissement des fils. Cela évitera les coûts d’émondage, d’entretien et surtout les nombreux coûts de réparation…À long terme, je me demande si nous ne sommes pas gagnants.

Banana paper

J’ai fait quelques découvertes durant mon voyage en Californie. J’étais en vacances mais je ne pouvais m’empêcher de fouiner. Lors d’un passage au Whole Foods de Hollywood proche du Farmer’s Market que décrit admirablement Mariève, j’ai découvert du papier de banane. Il existe aussi du papier de café, de mangue, de tabac, de citron, etc… Qu’est-ce?

Simplement du papier fabriqué d’un mélange de papier recyclé et de restes de bananes ou autres feuilles. Pourquoi pas. Évidemment je n’ai pas eu le temps d’analyser le produit et de savoir si le procédé de transformation utilisé des produits chimiques ou si on pouvait utiliser les feuilles de bananier et autres restes de manière plus écologiques. Si vous le savez, merci de me le dire. Je ne connais pas l’entreprise non plus. J’espère que cette réutilisation et la vente de ces blocs de papier profitent aux producteurs locaux. Voici où l’on peut trouver ce papier écologique et qui vient du Costa Rica.

Ah oui et je suis jalouse des Whole Food. Quand en aurons-nous au Canada?

Cannes, glamour, cinéma, argent, sexe et…pollution

J’aime Cannes et j’ai toujours rêvé d’y assister. Ce festival mythique qui est si paradoxal!
Et vous aimez-vous Cannes et le cinéma.
J’en parle plus sur Branchez-vous, surtout en matière d’impact du cinéma sur l’environnement. Le gaspillage est chose courante dans cette industrie ainsi que la production de déchets. Que fait-on des décors à la fin des tournages ?

Hôtel presqu’écolo…

Dans un dernier billet, je parlais du gaspillage de petits contenants de shampoing, crème et savon dans les hôtels. Le MGM à Las Vegas ne dérogeait pas à ce gaspillage. Ici à Amos, l‘Amosphère se démarque. En effet, ici pas de petits contenants mais des distributeurs de savon, shampoing et compagnie. Intéressant. L’hôtel prête même des vélos à ses clients, et ce, gratuitement. Je compte me prévaloir de cette offre dès demain pour me rendre sur le site du salon qui se trouve à 20 minutes à pied de l’hôtel. J’aurai aimé le savoir ce matin au lieu d’utiliser une navette pour 8 personnes, pour moi toute seule. J’aurai pu marcher mais j’étais en retard. Pas parfaite la journaliste écolo.

Mais rien n’est jamais parfait dans la tentative d’être écolo de l’hôtel Amosphère. En entrant dans ma chambre, un parfum m’incommode. Même après avoir laissé la fenêtre ouverte durant plusieurs heures, le parfum persiste. J’ai finalement trouvé le coupable, un diffuseur que j’ai rapidement décollé et éjecté de ma chambre. Le type de parfum chimique qui pollue l’air ambiant. Je m’en plains d’ailleurs dès demain. Ma voisine de chambre, la charmante et populaire Dre Blais a souffert de cette odeur durant la nuit. Je lui ai donné la solution ce matin.
Dernière chose, pourquoi offrir des verres stérilisés enveloppés dans un papier ? Est-ce qu’ils stérilisent les draps et les couvre-lits aussi ? Est-ce que les restaurants stérilisent et enveloppent dans du papier leurs couverts? Dur dur d’être écolo !





Fin de règne des pick-up aux États-Unis?






Barack Obama est toujours aussi impressionnant. Hier il a annoncé une entente historique avec les constructeurs automobiles pour enfin réduire la puissance des énormes chars américains. Il a du travail ce président…Car, revenant des États-Unis, j’ai pu encore une fois noter cette omniprésence de l’automobile et le manque total de sensibilité envers la population générée par leur bolide.

Tant à Vegas qu’en Californie, il faisait chaud. La climatisation fonctionne à fond, même lorsque les autos ne roulent pas. Le summum de l’imbécilité? Une décapotable rencontrée sur un arrêt-point de vue de Mulholland drive. Deux américains typiques prennaient des photos d’eux avec L.A. en arrière tandis que le moteur de leur voiture tournait!!! (La photo) Je bouillais.
Même chose à Red Rocks Canyon à quelques minutes de Las Vegas. Un homme laisse tourner le moteur de sa voiture pendant qu’il admire le magnifique paysage. Il laisse aussi les portes ouvertes pour qu’on entende une musique d’enfer au coeur de ce silence reposant. Je n’ai pu m’empêcher de lui en faire la remarque. Même s’il s’en moquait, ça m’a fait du bien !

Vivre le rêve Californien


Avant de partir, Martine m’avait dit que la Californie est une grande séductrice. C’est vrai. Autant que les Californiens ! Non pas les sauveteurs musclés que l’on voyait dans Alerte à Malibu mais les surfeurs qui envahissent la mer dès qu’une vague se pointe. Une passion. J’ai même vu un cycliste avec une installation pour porter sa planche. Mais je n’ai pas été assez rapide pour le prendre en photo.

Je crois que Los Angeles n’est pas aussi séduisante que San Francisco. Mais je ne sais pas car je n’ai pas visité cette dernière. Sauf que L.A a des défauts. Ses énormes autoroutes, des tentacules qui étouffent la ville de la pollution automobile, qui séparent fermement les quartiers. Parlons-en de la pollution, omniprésente telle une écharpe brune.

Il faut dire que la ville n’est pas vraiment faite pour se déplacer autrement qu’en voiture, à part peut-être si on habite à Venice ou Santa Monica. Mais je n’ai pas tester le transport en commun. Mariève Paradis, ma collègue et amie qui m’a accueillie devrait le faire aujourd’hui. À suivre.

D’ailleurs dans son dernier billet, Mariève raconte notre épisode de discussion avec un pompier de Beverly Hills. À lire puisqu’il nous a expliqué comment on pouvait arbitrairement baisser l’amplitude d’un tremblement de terre pour éviter des dépenses…Important et d’actualité car la Californie vote aujourd’hui. Un état en presque faillite, ai-je appris. Le texte de Mariève explique le tout mieux que je ne saurai le faire.

J’ai pris des centaines de photos, en voici quelques unes avec le vélo pour thème. D’autres suivront dans les prochains jours.
À Venice en route pour Santa Monica

Nous avons loué des vélos ici. 15 $ par jour, 6$ de l’heure. J’en rêve pour Montréal.
Sur la rue à Santa Monica
À Santa Monica

La ville n’appartient pas aux automobilistes!!!

Le Bixi arrive mardi (je le manque car je serai à Las Vegas puis Los Angeles, pour des vacances, de vraies, enfin) ! Un autre pas pour briser le monopole des automobilistes en ville! Car les villes a été pensée et construite pour les automobilistes. Alors ils se croient tout permis.

J’ai déjà parlé des mille et un risques d’être un cycliste à Montréal. Chaque fois que je sillonne les rues de la métropole, j’en ai des exemples. L’autre jour, je remonte la 4e avenue qui est à sens unique. Un homme se prépare à monter dans son bolide, il me voit mais ouvre sa portière devant moi au lieu d’attendre que je passe. Même si une voiture me double. Je freine et lui dit ma manière de penser…Il est surpris et crie quelque chose que je ne comprends pas. Finalement, il démarre rapidement et me rattrape, ralentit en me doublant pour me crier qu’il a un permis lui!

J’ai ravalé ma rage et ma réponse. J’aurai pu lui brandir mon permis de conduire en plein visage. Un autre idiot d’automobiliste qui pense avoir tous les droits sur la ville et ses rues. Il a un permis ? Puis moi aussi je suis une automobiliste et j’ai un permis. Ce qui ne m’empêche pas de me déplacer en vélo.

Bref, j’espère que les divers stationnements pour les bicyclettes qui gobent quelques places de stationnement, l’arrivée des Bixis, le nombre de pistes cyclables, les vélos électriques, les marcheurs, les rollers-bladeurs, les planchistes, les scooters et autres moyens de se déplacer, ouvriront l’esprit des automobilistes et les encourageront à partager la rue. Ils ne sont plus seuls.

Vraiment plus cher de manger bio?

Un collègue blogueur, Jean-Luc Henry, a fait l’exercice de calculer combien lui coûter son épicerie à 95 % biologique par semaine. Vraiment passionnant et intéressant. Bravo Jean-Luc.

Voici ce qu’il en découle. Il en coûte 2,5 $ par repas par personne soit 195 $ par mois. Je vous le rappelle , il s’agit de repas à 95 % biologique.

Pourquoi son bio lui coûte sûrement moins cher que la plupart des épiceries du Québécois moyen comme le démontre les chiffres de Jean-Luc. ( 7 320$ par année pour le panier moyen des familles canadiennes, 7 000 $ par année pour la famille de Jean-Luc) Car la famille est végétarienne, cuisine beaucoup, utilise les paniers biologiques d’Équiterre, s’approvisionne localement et directement du production comme pour les yaourts Pinehedge que je consomme également et qui sont délicieux. En plus, leurs pots en verre sont consignés.

Si vous mangez de la viande, c’est plus cher. Comment faire pour diminuer les coûts et acheter biologique alors? Diminuer votre consommation de viande, acheter directement du producteur, se doter d’un congélateur et acheter en grosse quantité avec des amis, par exemple.

Les déchets de l’espace

Les êtres humains n’avaient pas assez de la Terre pour y jeter leurs multiples et immondes déchets, ils ont aussi pollué l’espace. Car Le Devoir nous apprend que les déchets pullulent dans l’atmosphère de morceaux de satellites ou autres. Quelle honte. Qui va nettoyer? Les compagnies de télécommunications qui possèdent ces satellites?

Interdire le phoque mais pas le foie gras?

Les européens m’énervent vraiment avec leur fixation sur la chasse aux phoques. Comme je le disais à ma cousine la semaine dernière, j’aimerais bien les emmener visiter les Îles de la Madeleine pour leur montrer qui sont ces soi-disant chasseurs sanguinaires.

Pendant ce temps, aucun pays n’interdit le thon rouge et les nombreux poissons en surpêche. Personne ne se bat pour sauver les milliers d’animaux en voie de disparition comme le béluga. Si on mettait la moitié de l’énergie mise sur les phoques pour ces animaux, ce serait un bel effort. Mais non, ça ne fait pas vendre des cartes de membre pour les groupes animalistes.

Bon, j’arrête car j’en parle aussi sur Branchez-vous.

Journée verte à Longueuil

Longueuil a sa journée verte. C’est aujourd’hui et j’y donne deux conférences. L’une à 10h, la deuxième à 13h.

La vie en avion est une attente et de la sécurité…

Peut-être que c’est pour encourager les voyages en train, moins dommageables pour l’environnement mais les attentes des voyages en avion sont interminables. Sans compter la classe sardines (Air France) ou bétail (Air Transat et les autres compagnies à rabais)…

Je sais je me plains le ventre plein. J’ai la chance de faire plusieurs voyages. Sauf que parfois, j’ai l’impression que nous ne sommes que du bétail tant pour les compagnies aériennes que pour les aéroports et les douaniers…

Quant à la sécurité, on nous bassine avec son utilité. Vraiment? N’est-ce pas une manière de faire fructifier la peur collective et les compagnies privées de sécurité? Peut-être que je regarde un peu trop la série américaine 24 mais je les trouve très pertinent en cette septième saison…Je n’en dirai pas plus pour les adeptes qui attendent la version française.

À Roissy-Charles-de-Gaulle, jeudi 30 avril, veille du 1er mai, jour férié en France, c’est l’attente interminable pour se faire fouiller. Plus d’une heure, entourée de Français peu patient qui ne se gène pas pour le faire savoir.

Ensuite, pour la deuxième fois (j’avais été fouillée à Clermont-Ferrand pour le vol jusqu’à Paris), il faut presque se déshabiller. Enlève les bottes, le foulard, la ceinture, le gilet, sort l’ordinateur du sac, le cellulaire, bois ton litre d’eau en 30 secondes, jette le pot de crème et le parfum cher, place les autres dans un sac en plastique transparent. Et remballe le tout puis recommence.

Ah tiens…J’y pense. J’avais placé mon tube de dentifrice dans mon sac à dos. Pas dans le sac de plastique transparent. Personne ne m’a rien dit. Il a passé deux contrôles de sécurité…

Après l’attente pour déposer ses bagages, pour passer la sécurité, je le rappelle 1h en ligne à Roissy, il faut encore attendre pour embarquer dans l’avion, attendre pour s’asseoir dans l’avion, attendre pour en sortir, attendre pour manger, pour aller aux toilettes, attendre pour passer la douane en 5 secondes, attendre pour ses valises…La vie en avion est en attente! La vie en avion est une longue et définitive attente.

Sauf pour les chanceux qui voyagent en classe affaires…

Oui je sais, l’avion n’est pas écolo. Pas tant que ça. J’aime la suggestion d’Hervé Kempf. Il n’est pas question de ne plus voyager en avion mais d’éviter les séjours courts. Lorsqu’on prend l’avion, on peut rester plus longtemps. On peut aussi prendre le train pour les courtes distances et le bateau si on a du temps.

Mais le train fonctionne mal en Amérique du Nord. Dommage car j’aurais préféré aller à Virginia Beach en train. Vraiment. Tout comme j’irai à Las Vegas et Los Angeles en train aussi la semaine prochaine…Un jour.

Le répertoire des meilleures pratiques écolos

Cela fait un moment que je voulais en parler. Les gens qui sont derrière Ethiquette.ca, le carrefour du consommateur responsable, ont mis en ligne Ethipedia, un site qui répertorie les initiatives et entreprises écologiques. Inspiration garantie.

Allez y faire un tour. Une preuve de plus que la protection de l’environnement n’est pas synonyme d’austérité et de repli sur soi. Une preuve qu’après le capitalisme, l’économie pourra survivre ainsi que la planète…

Que faites-vous en ce Jour de la Terre?

Ce billet sera court car je suis actuellement en France et j’éprouve des difficultés pour me brancher aux livebox de ma soeur ou des voisins de ma mère. Pour le moment, j’écris du stationnement du McDo d’Issoire. Même en entrant la clef wep de la livebox et en la redémarrant, je n’arrive pas à me connecter à Internet. Comprends pas.
Bref j’ai eu le temps d’écrire mon billet sur Branchez-vous, à propos du Jour de la Terre. Et vous que faites-vous en cette journée célébrant la Planète?

Québec poursuivi pour avoir protégé ses citoyens!!!

Incroyable. La compagnie Dow AgroSciences poursuit le Québec car la province a interdit l’un de ses pesticides, le 2,4 D. Autre problème, Santé Canada ne reconnaît pas la dangerosité de ce pesticide et pourrait ne pas défendre le Québec.

Un peu fou quand on pense qu’une compagnie préfère ses profits à la santé des gens et de la planète….

J’en parle sur Branchez-vous.

Les "spécial écolo" des revues…

Chaque magazine fait son petit « spécial écolo », surtout pour les numéros d’avril car c’est le mois du Jour de la Terre le 22 avril prochain. Évidemment, je les achète. Car je suis une maniaque de revues et que je couvre l’environnement. Je veux lire ce qu’ils écrivent, font, qui a écrit les articles, etc. Je regarde aussi s’ils parlent parfois de mes livres. Intéressée donc pour de multiples raisons. J’en avais ramené une véritable cargaison de France en mai dernier. Les revues françaises avaient aussi sentit l’intérêt du public pour l’environnement. Sauf que trop souvent, les articles sont sporadiques, peu fouillés, répètent les mêmes choses et présentent le recyclage comme le summum du geste écolo. Passons à autre chose.

Je donc suis souvent déçue car il ne s’agit que de quelques pages qui se fondent dans le reste du contenu. Aussi car les mêmes sujets se répètent de revue en revue.

Voici celles qui ont retenu mon attention ces derniers mois.

Espace Parents propose un spécial écolo. Vert bien sûr. Intéressant même si c’est un magazine de TVA Publications (Je boycotte cette compagnie et j’ai fait exception pour ce numéro et Clin d’Oeil dans lequel j’ai un article sur les Locavores). Juste déçue que dans la section nouveautés, on propose un livre de la France. Oui on parle de mon livre, l’écolo junior en page 31. Ouf;-)

Ricardo aussi propose un spécial édition verte dans le numéro du printemps. C’est celui qui m’a le plus déçue. Vraiment pas grand chose…On aurait pu faire beaucoup mieux.

-Dans le même ordre de déception, le numéro 100 % vert de Moi&cie du 25 septembre au 10 octobre 2008. Pas grand chose.

-Une revue passionnante, Québec Science parle souvent d’environnement et depuis longtemps. Ils n’ont pas attendu que ce soit la mode. Dans le numéro de Dec2008-janv2009 on parlait de la vaisselle jetable et compostable ainsi que de la Gaspésie rongée par les changements climatiques. Ce mois-ci c’est le nucléaire.

-Le Sélection d’avril présente sa nouvelle chroniqueuse environnement, ma voisine Laure Waridel. Elle est en couverture d’un Spécial Planète.

Châtelaine offre tous les mois une chronique écolo de ma collègue Dominique Forget. Ça c’est un minimum. Châtelaine est cependant le premier à le faire. Dans le numéro d’avril, on parle des produits de beauté biologiques. Bien.

-Le Psychologies français, un excellent magazine qui parle souvent d’environnement et consommation responsable depuis un an ou deux. Le numéro de février consacre 20 pages au bio: reconnaître le vrai, le faux, l’idiot. Un article en ligne intéressant sur les anti-écolos.

-Un habitué de l’environnement aussi, le National Geographic. Le numéro de Mars parle de l’économie d’énergie qui commence à la maison.

Science&Vie, une revue française fait souvent des hors-séries et en a produit un remarquable en juin 2008. Vous le trouverez sûrement dans les bibliothèques et en le commandant par Internet. Le titre: Construire un monde durable.

– Special environnement issue du Times du 13 avril 2009. Sur la couverture : How climate change is causing A new age of Extinction.

-La revue de Martha Stewart, Body + soul a toujours un petit quelque chose sur l’environnement. Is climate change making you sick? se demande-t-on dans le numéro d’avril.

-Flare
du mois d’avril a aussi un dossier sur la mode écolo. Tendance quand tu nous tiens.

Budget Travel qui a un article : How it pays to travel green. Le numéro d’avril 2009.

U.S.News se demande : Can America prosper in the new Green economy? Une flopée d’articles sur les emplois verts, l’énergie, les autos, la réduction de l’empreinte écologique des militaires ainsi que les coûts réels des changements climatiques. Tout un programme.

-La revue Dwell a l’habitude de parler de trucs écolos comme en témoigne le titre de son dernier numéro de mai 2009: Beyond Green From niche to normal. On propose aussi des solutions vertes pour chaque pièce.

-Même Paris-Match s’y met. On souligne l’engagement de la revue pour la Planète en peinturant leur logo sur la banquise. Heu, un peu faible comme engagement, il faudrait beaucoup mieux… Dans le dernier numéro que j’ai acheté, un article sur le troc. En temps de crise, on énumère les exemples de Français qui se débrouillent et pratiquent le troc et autres solutions anti-crise et pro-écolo. Ça j’aime.

-Je m’en voudrais de ne pas mentionner L’Actualité qui a souvent un article sur l’environnement et des reportages web intéressants sur le sujet. Sans compter le blogue sur la maison écolo.

Finalement, les revues qui en ont toujours parlé, qui existent depuis longtemps comme Utne que j’ai acheté à l’aéroport de Détroit l’autre jour.

D’autres revues que j’ai oubliées? Des liens et numéros intéressants?

Trouver un hôtel plus écolo…


Depuis la publication de mon premier livre, je fréquente plus les hôtels lors des salons du livre. Lors de mon séjour à Virginia Beach, je séjournais aussi dans un bel hôtel, supposé « vert », le Courtyard by Marriott Oceanfront North. Il a la « certification » Virginia Green. Disons que la « vertitude » de cet hôtel est tirée par les cheveux. Comme la plupart des hôtels d’ailleurs.

Ce que j’ai remarqué dans tous les hôtels, c’est le petit mot qui souligne que les serviettes ne seront changées chaque jour que si elles sont dans le bain. Est-ce vraiment nécessaire? Changez-vous les serviettes chaque jour chez vous? Cela devrait être une exception sur demande mais pas la norme.

À Virginia Beach, le chauffage ou la climatisation pouvait être gérée individuellement dans ma chambre. Un bon point. Sauf que la femme de chambre a laissé la lumière et la ventilation allumées dans ma chambre après son passage…Le café n’est pas équitable, en portion individuelle et le frigo fonctionnait à vide. On pourrait suivre l’exemple de l’hôtel Les suites Victoria à Hull. On devait allumer le frigo.

Sauf que les hôtels pêchent par excès de déchets en multipliant les petits contenants et les trucs jetables. Le Marriot de Virginia Beach ne fait pas exception. Les petits savons, les minis contenants de shampoing, de gel douche, etc…Pourquoi ne pas installer des distributeurs de savons, gel douche, shampoing, etc. au lieu de multiplier les bouteilles de plastique que l’on recycle ou jette? Sans compter les savons jettés car peu utilisés. Un gros gaspillage.

Évidemment les gens les ramènent mais ce n’est pas une raison. La photo représente les multiples savons et produits de beauté ramenés de mes derniers séjours dans les hôtels. Beaucoup trop. Je les ramène car j’ai peur qu’ils soient jetés, surtout lorsqu’ils sont entamés. Mais honnêtement, je n’aime pas trop les utiliser car ils ne sont ni biologique ni certifiés sans phosphate. Ça aussi c’est un problème.

D’autres choses que les hôtels peuvent faire pour diminuer leur empreinte écologique? Savez-vous qu’il existe le programme de reconnaissance en développement durable de l’industrie hôtelière: RéserVert. Un bon pas, sauf que je me méfie toujours des certifications créées par l’industrie elle-même. Qui vérifie et réglemente?

Précision: Mon voyage à Virginia Beach était défrayé par le bureau du tourisme de Virginia Beach.

Des poules en ville

J’en ai parlé plusieurs fois avec ma voisine. Avoir des poules dans notre cour. J’ai été élevé sur une ferme et j’ai toujours eu des poules. Pourquoi donc les seuls campagnards peuvent en avoir et non en ville?

Il semble que ce soit interdit à Montréal d’avoir des poules. À notre grande déception. Ça l’était aussi à Vancouver jusqu’au 3 mars. Un règlement le permet maintenant. Les chanceux. Je déménage à Vancouver.

L’émission radio-canadienne Désautels a fait un reportage que vous pouvez écouter ici. En voici un résumé: «Plusieurs villes empêchent l’élevage des poules dans la ville. Mais le conseil municipal de Vancouver a accepté, le 3 mars dernier, de modifier son règlement qui limite l’élevage d’un petit nombre de poulets aux fermes et aux propriétaires de terrain de plus de 2000 mètres carrés. Les habitants de la métropole britanno-colombienne pourront donc, d’ici quelques mois, garder des poules dans leur jardin privé, suivant ainsi l’exemple de bon nombre de villes américaines, dont New York, Seattle et Portland.»

Je fouille dans la règlementation de la ville de Montréal sans rien trouver sur les poules pour le moment. Mais je suis certaine que les gens ne connaissent pas le règlement suivant: « Il est interdit de donner quelque nourriture que ce soit aux pigeons, aux goélands et aux
écureuils. »

La manie des Américains avec les pailles…


Je reviens donc d’un voyage de presse de quatre jours à Virginia Beach aux États-Unis. Destinations prisée des Québécois mais beaucoup moins des Français. Il est vrai que c’est plus compliqué pour ces derniers de s’y rendre, pas de vol direct. C’est aussi moins au sud que Cuba, la Tunisie, le Maroc, l’Égypte, la Grèce…

Au cours des prochains jours, je ferai quelques billets sur ce voyage qui se voulait eco-friendly.
Je vais commencer par cette manie des restaurants américains de nous servir des pailles en tout temps et à toutes les sauces. Même pour boire de l’eau. Je les refuse souvent par souci environnemental. Les pailles sont en plastique, souvent emballés dans du papier, ne servent qu’une fois, ne se recyclent pas vraiment facilement et remplissent les sites d’enfouissement.

Je sais que c’est peut-être un détail par rapport à de nombreux autres problèmes environnementaux. Sauf que c’est un détail qu’on pourrait régler facilement. Imaginez le nombre de pailles jetées si on calcule que chaque américain (302 millions de personnes) consomment au moins une paille par jour…Le point est de refuser tout objet (dans la mesure du possible) qui se jette après une courte utilisation.

Ma collègue Anne Marie Parent s’en offusquait aussi telle qu’on peut la voir sur la photo prise hier midi lors de notre dernier repas à Virginia Beach au Rockafeller’s un restaurant vert!!!

Au moins, le restaurant suit le Sensible seafood program (je vous en reparlerai bientôt) et utilise des serviettes en tissu. C’est vrai qu’on ne peut être parfait…

Refusez-vous les pailles ? Pourquoi utilise-t-on des pailles ? Ici vous trouverez un forum qui parle du recyclage possibles des pailles et des autres utilisations. Intéressant. C’est un peu comme les baguettes qui sont jetées en grand nombre.

Des serviettes en tissu. Bravo!
Un système de ventilateurs original…

Les certifications vertes ne sont pas toutes parfaites et strictes…
Anne Marie n’est pas impressionnée…

Arrêtons de faire des enfants pour sauver la planète?

C’est la suggestion extrême d’un député français. Un peu fort non. J’en parle sur Branchez-vous ce matin.