Verdir en étant délinquant

On pourrait aussi appeler ça du verdissement illégal… J’étais à Médium Large ce matin avec Marie-Claude Lortie pour parler de désobéissance écologique ou de guérilla jardinière. Ça s’écoute par ici et voici mes notes et de nombreux liens pour aller voir plus loin. Un sujet passionnant.

Il n’y a pas que le couple de Drummondville qui pratique la désobéissance par rapport aux règlements municipaux ou autres sur le verdissement. Plusieurs citoyens et groupes communautaires décident aussi de verdir, embellir pour limiter les espaces bétonnés, asphaltés et les terrains vagues, surtout en ville.

En fait la guérilla jardinière est née à New York dans les années 70 quand des gens se sont aperçus que des plants de tomates poussaient à travers des déchets et débris sur un terrain vague abandonné depuis presque 30 ans. C’est devenu le Clinton community Garden qui existe toujours.

Ces méthodes ont pour divers objectifs : verdir pour limiter les îlots de chaleur qui favorise les hausses de température en ville (surtout durant les canicules), pour limiter les inondations ( l’eau ruisselle sur l’asphalte et le béton alors qu’elle est absorbée par la terre des espaces verts), et diminuer la pollution ( les arbres absorbent le gaz carbonique)

Roger Doiron, directeur de potager sans frontières a lancé la pétition pour soutenir le couple jardinier de Drummondville. C’est aussi celui qui a encouragé le couple Obama à avoir un potager à la Maison-Blanche.

Des exemples de verdissement ou d’embellissement :

-Le plus populaire : les bombes de semences : on envoie des boules de terre et d’argiles avec des semences dans des terrains vagues. Quelques exemples à Montréal, mais peu répertoriés.

D’ailleurs des ateliers de bombes de semences sont donnés lors de divers événements, comme à la Sustainability Fair at Concordia, au centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres groupes.

-Le centre canadien d’architecture offrait un atelier le 14 mars dernier, en collaboration avec Dare-Dare (en anglais et français)
-Autre exemple, des grains de fleurs ont été semés à Paris dans les parcs en friche avec de la pelouse en mai dernier.

-Semences indigènes,des plantes qui vivent partout. On les fait avec de l’eau et de l’argile. C’est mieux de les lancer un jour de pluie.

-Un quartier au sud-est de Londres, Deptford, où le jardin de fleurs a été détruit début juillet au grand dam des voisins qui l’ont semé et l’entretenait.

Un site anglais Kabloom vend des bombes de semences toutes prêtes. Mais il faut choisir des semences indigènes pour ne pas déranger l’écosystème. Mauvaise idée de les faire venir d’Angleterre.

-À Toronto, on a Public Space, un regroupement qui organise de la guérilla jardinière, dans les lieux publics, carrés d’arbres.

-Il y a aussi le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM qui a été actif dans le dossier des poules, mais dans l’aménagement d’espaces non choyés pour les verdir. Ils ont fait de la guérilla jardinière en 2007 pour se faire connaître. C’est ainsi qu’ils ont convaincu l’UQAM de convertir certains terrains vagues ou en pelouse ou des toits en potagers.

Dans ce billet, Sheena Swirlz parle de toutes les formes d’art et de verdissement dans la rue qui peuvent exister. Il y en a beaucoup et toutes ces photos sont prises aux États-Unis. Il y a aussi les graffitis verts, une sorte de mousse. Les embellissements de rues comme le remplissage des nids de poule se pratique aussi. Une troupe de théâtre l’a fait pour Pâques sur la rue Masson le printemps dernier.

– Il y a aussi un potager « interdit » dans Pointe-Saint-Charles, à côté du marché Atwater.

-Un potager illégal de pommes de terre dans un terrain vague a aussi été menacé de démantèlement à Calgary au printemps, voir le reportage de Radio-Canada.

– Les citoyens veulent souvent pouvoir occuper des terrains vagues qui sont totalement inoccupés. C’est arrivé dans Rosemont coin Laurier et Charlemagne. Des citoyens entretenaient un terrain vague en y plantant des arbres. Ce terrain appartient à la ville qui l’a vendu à un promoteur immobilier. Ce dernier va raser les arbres pour y construire des condos. C’est le revers de la médaille. Voir mon article
-Le verdissement des carrés d’arbres : plusieurs citoyens prennent en charge les carrés d’arbres en y plantant des vivaces, annuelles ou même des légumes. Mais c’est légal… ou du moins encouragé dans la majorité des arrondissements.
L’exemple de Trixi Rittenhouse qui s’occupe de ces carrés d’arbres, qui plantent des vivaces un peu partout dans les rues de Montréal, mais a aussi fabriqué des personnages qui embrassent les arbres. Voir cet article de Sylvie St-Jacques dans La Presse.

-Certains citoyens ont décidé d’enlever l’asphalte de leur trottoir: c’est ce qu’a fait mon voisin, durant la nuit il y a plus de 4 ans, dans Rosemont. Il y a planté des fleurs, de la verdure. Les voisins d’en face l’ont imité jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’Arrondissement vient les voir et leur donne finalement l’autorisation. Maintenant chaque citoyen de Rosemont peut demander l’autorisation d’enlever l’asphalte du trottoir et verdir ainsi. Voir l’article de RueMasson sur le sujet.
Ces mêmes voisins ont aussi décidé d’enlever une bande de béton de la ruelle pour y planter des arbustes, vivace sans autorisation. Encore une fois l’inspecteur de l’Arrondissement est venu et ils sont passés à deux doigts d’avoir une amende, car une ruelle fait partie du domaine public. Maintenant l’Arrondissement de Rosemont (et plusieurs autres) encourage les ruelles vertes et casse le béton…

Autre exemple de potager devant une maison à Sherbrooke, celui d’André Nault, le fondateur des Ami-E-s de la terre de l’Estrie.

Il y a aussi les chèvres urbaines pour désherber, mais aussi pour le lait. À Vancouver, Victoria, Eugene (mais interdit), etc. À quand les chèvres à Montréal ?

D’autres liens intéressants

Le site Guerrilla Gardening (en anglais – de Londres)

Public space à Toronto

Le potager de Drummondville

Des exemples d’art et de verdissement dans la rue

Un exemple de verdissement de trottoir à Montréal

Le yarnbombing ou bombardement de fils à Montréal

Un exemple de verdissement contagieux dans le Vieux-Rosemont

Les ruelles vertes mode d’emploi dans Rosemont

Article : enlever l’asphalte du trottoir

Lettre de Yannick Gélinas sur le potager de Drummondville et le mouvement en Californie

Le jardinier urbain

Des œufs de pâques dans les nids de poule dans Rosemont

Le centre d’écologie urbaine de Montréal

Des cosmétiques plus écolos ?

Le gel douche shampoing Attitude

Marie-Claude Lortie écrit sur les produits de soins personnels moins polluants tant pour l’environnement, mais surtout pour nous-même. J’ai fait plusieurs articles sur le sujet et un spécialiste me soulignait combien on était entouré de produits chimiques simplement dans notre salle de bain avec nos savons, shampoings et plus.

J’ai eu la même réflexion que Marie-Claude lorsque j’ai vu les nouveaux savons et shampoing de la marque québécoise Attitude, propriété de la compagnie Bio Spectra. On y a écrit en grosses lettre sans cancérigènes. Assez éloquent et percutant. Dans la chronique de Marie-Claude, le président de la compagnie avant-gardiste s’explique. Il souligne qu’il n’utilise aucun des ingrédients que l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer met sur sa liste.

Compagnie à suivre donc. Mais il y a une autre compagnie québécoise dont les produits cosmétiques, shampoing, savons, crème et plus sont certifiés Ecocert donc composé d’ingrédients biologiques en majorité. C’est la compagnie Druide. Les produits sont fabriqués à Pointe-Claire. Une compagnie sérieuse dont le président Alain Renaud est un puriste et un précurseur. J’utilise de très nombreux produits Druide.

Quelques produits Druide que j’utilise

Autres articles sur les produits écolos, cosmétiques et nettoyants

Une maison plus saine sans polluant

Un article sur le supermarché Whole Food Market où l’on trouve d’ailleurs les produits Attitude

Les produits pour les vitres

Les produits pour les lave-vaisselle

Les éco-résistants !

Intéressant, je viens d’apprendre un nouveau terme, les éco-résistants, qui semblent plus nombreux qu’estimé. Est-ce une réaction aux nombreuses actions de sensibilisation et messages dont nous sommes bombardés ? Est-ce légitime ?

Voici un article de 20 minutes.fr qui parle de ces éco-résistants. «Portrait robot de l’éco-résistant: un homme de plus de 50 ans, souvent peu diplômé, habitant dans une petite ville et à faibles revenus. Plutôt climato-sceptique, il ne veut pas changer ses habitudes de consommation pour des raisons écologiques. «L’écologie était très à la mode en 2007, notamment avec le pacte de Nicolas Hulot, analyse Jean-Marie Boucher, fondateur de consoGlobe. Mais à partir de 2008, on a commencé à voir apparaître des messages négatifs sur la consommation responsable: arrêtez de nous bassiner avec ça et de nous faire la morale.»

Pourtant, le baromètre de la consommation responsable 2011 qui vient de paraître en France souligne que 88 % des citoyens veulent être des consommateurs responsables. Mais est-ce que cette volonté se traduit en action ou ce ne sont que des voeux pieux.

Les îlots urbains de chaleur à C’est ça la vie

Cet automne, je ferai des chroniques écolos à l’émission C’est ça la vie à Radio-Canada. La première était diffusée aujourd’hui, enregistrée vendredi à Ottawa, ma ville canadienne d’accueil.

J’y parlais des îlots urbains de chaleur et de leur impact sur la hausse des températures, mais aussi de la gestion des eaux fluviales. J’en avais déjà parlé au 98,5 FM l’an dernier.

La chronique, en deux parties, est sur le site web de l’émission. Dans la première partie, je commente le reportage sur Baldwin Baldwin, un personnage haut en couleurs qui récupère le bois des granges. Très intéressant comme initiative. À voir également.

La deuxième partie est sur le sujet de ma chronique, les îlots urbains de chaleur.

Réno à saveur écolo pour une nouvelle proprio!

Quand on devient propriétaire, comme je le suis devenue en août 2010, et qui est raconté dans un article du Elle Québec d’octobre 2011 sur le cohabitat (la photo, mais rien en ligne pour le moment), on tente par tous les moyens de concilier l’environnement et les rénovations. Pas toujours facile. Je ne suis pas encore une grande spécialiste des rénovations, mais j’apprends. Je vous reparlerai une autre fois du toit vert artisanal que l’on a fabriqué pour notre cabanon. Pour le moment, parlons numéro des adresses…

En fin de semaine, on a commencé le relooking de notre façade qui en arrache. Peinture et sablage dans le désordre.

Petit truc. Pour les chiffres de nos adresses, on pensait en acheter des nouveaux tant leur apparence était désolante. Pendant que j’aidais Éric sur la construction du toit vert, Stéphanie passait son temps en tentant de trouver un moyen pour sauvegarder les chiffres de nos adresses. Elle s’est mis à les sabler. Et surprise le résultat est magnifique. On les a donc sablé (assez facile et rapide, il n’y avait que 8 chiffres). Ensuite, la version beaucoup moins écolo, Stéphanie leur a pulvérisé une couche protectrice pour éviter qu’ils ne s’oxydent. Et voilà, il ne restait plus qu’à les revisser à leur place.

Il suffit de sabler avec un papier fin, et voilà... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo


La différence entre les deux chiffres, sablés et non sablés... Photo: Cécile Gladel/La Planète écolo

Et voilà le résultat final.

Mon entrevue avec David Servan-Schreiber

David Servan Schreiber est mort ce dimanche. Il avait eu 50 ans en avril. Le cancer l’a finalement vaincu. Je pensais vraiment qu’il s’en sortirait encore une fois. Je suis très émue par son départ. Très touchée.

J’ai lu il y a quelques semaines ce qui est maintenant son dernier livre : On peut se dire au revoir plusieurs fois. C’était bel et bien son dernier adieu. Un livre émouvant, très bouleversant. Il meurt alors que je pars demain pour quelques jours de totales vacances. Je me promets de suivre ses conseils et de relaxer, prendre le temps de vivre, faire du sport et manger des framboises. À sa mémoire.

Voici le texte que j’avais fait en mars 2007 pour la revue Mieux-Être. J’avais rencontré David Servan-Schreiber le 10 octobre 2006 lors de l’un de ses nombreux passages à Montréal. Il avait répondu à mes questions avec grâce, même quand je lui avais posé des questions plus difficiles sur ses liens avec une compagnie qui vendait des omégas 3. Il séduisait totalement son interlocuteur. Il m’avait séduite. Un beau souvenir. Une rencontre marquante.

Cette phrase qu’il m’a dite, m’a marquée.
« Quand on connaît la littérature scientifique, c’est de la folie ce qu’on mange aujourd’hui. Comme le dit le Dr Béliveau, c’est comme si on arrosait et on mettait du soleil sur la graine du cancer qui est à l’intérieur de chaque personne. On peut décider de faire quelque chose ou de ne rien faire ».

Voici cette entrevue:

David Servan-Schreiber : le médecin qui guérit naturellement

On connaît David Servan-Schreiber comme monsieur oméga-3. Ce n’est pas son seul cheval de bataille. Dans son livre Guérir, paru en 2003, le célèbre médecin et psychiatre décrit comment éliminer la plupart des maladies sans médicaments ni psychanalyse. Possible? Oui, grâce à une alimentation saine, le sport et la gestion de ses émotions.

Un nom connu
David Servan-Schreiber vient d’une famille française connue. D’ailleurs, son père, Jean-Jacques Servan-Schreiber, écrivain et fondateur de la revue l’Express, est décédé quelques jours après notre seule rencontre le 7 novembre 2006.

« Porter un nom connu c’est comme être une jolie fille, vous avez droit à cinq minutes d’attention », a constaté David Servan-Schreiber.

Ce dernier a tout de même quitté la France à l’âge de 23 ans pour venir étudier à Québec et à Pittsburgh. « Je ne sais pas si je suis parti car je portais un nom connu. Je me suis posé la question puisque j’ai étudié la psychanalyse. Ce dont je suis certain, c’est que je ne supportais pas le système français, alors qu’ici j’étais en admiration totale sur la façon dont il fonctionne. Je suis parti pour ça et du même coup j’ai coupé le lien avec mon nom, Bien sur, cet exode m’a donné une assurance que je n’aurais jamais pu gagner autrement. Ça a contribué à forger mon caractère».

Vous prêchez par l’exemple?
Absolument. Je pratique ce que je recommande et je me sens mieux. Ça fait aussi du bien aux personnes qui l’essayent. La preuve, ce sont les nombreux courriels qu’elles m’envoient. C’est touchant, puisque je suis devenu médecin afin de soulager la souffrance. J’ai écrit ce livre, car personne n’en parlait. Aucun brevet n’existe pour la respiration, le mouvement des yeux, le poisson, le jogging, donc il n’y a pas d’argent à gagner en répandant ce message. Personne ne s’en empare pour en faire son métier.

Saine alimentation, sport, gérer ses émotions est essentiel?
Oui. Gérer ses émotions n’est pas suffisant, il y a plusieurs aspects : le EMDR (l’intégration neuroémotionnelle par les mouvements oculaires), la cohérence cardiaque qui est très similaire au Yoga et à la méditation, la communication non violente. Chacun de ses points est un pilier qui sert à gérer nos émotions.

Le livre a été bien reçu, car vous êtes médecin ?
Non ce n’est pas tout, ce livre a contribué à retirer ce mur de silence autour de ces principes car j’avais et j’ai encore un parcours de scientifique irréprochable. Parler d’acupuncture et de respiration avec 350 références scientifiques, c’était la nouveauté. Ça donne une crédibilité et oblige les médecins à faire attention.

Est-ce que l’avenir passe par une combinaison des médecines traditionnelles et alternatives ?
Bien sur. D’ailleurs à l’Université Laval, il existe la Chaire Lucie et André Chagnon pour l’avancement d’une approche intégrée en prévention qui incarne l’idée que ça n’a aucun sens aujourd’hui d’avoir une médecine purement fondée sur les médicaments et la chirurgie; qui ne prendrait pas en compte les méthodes naturelles de traitement démontrées être efficaces.

N’y a-t-il pas une réticence de la part des médecins ?
C’est tout à fait normal que les médecins soient septiques. Ils sont payés pour être ceux qui décident de la séparation du bon grain et de l’ivraie. Mais tous les médecins ont envie de traitement efficace, rapide et sans effets secondaires. Il faut simplement leur montrer que ça peut être fait avec des méthodes naturelles.

Finalement, les oméga-3 sont vraiment essentiels ?
Aucun doute, ce sont des acides gras essentiels. Ils sont absolument indispensables au fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Un manque joue sur l’ensemble des maladies de ce début de 21e siècle : les problèmes cardio-vasculaires, de mémoire et de concentration, l’irritabilité, l’agressivité et même l’arthrite. On peut remédier à ces maladies en ramenant les oméga-3 dans notre alimentation. C’est extraordinaire. Contrairement aux autres grands déficits nutritionnels, les problèmes reliés aux carences en oméga-3, mettent du temps à se développer. Si vous manquez de vitamine C, en quatre semaines vous avez un scorbut, en deux mois vous êtes mort. Quand on arrête de prendre des omega-3, les problèmes se développent sur une période de 20 ans.

Doit-on absolument prendre des suppléments ?
Non pas si on les intègre dans notre alimentation. Tout le monde doit corriger son alimentation et manger du poisson deux fois par semaine. Par contre, si on a des problèmes de santé comme un infarctus ou des problèmes émotionnels, il faut y aller plus fort. Introduire des suppléments est alors nécessaire.

Est-ce que les enfants hyperactifs devraient prendre des oméga-3 au lieu du Ritalin ?
Ça me parait essentiel d’essayer. Si ça suffit, il est préférable de corriger leur problème grâce aux oméga-3 qu’avec le Ritalin. Il y a une étude d’Oxford qui démontre la correction d’une grande partie du problème quand on leur prescrit des suppléments à base d’oméga 3. La première chose à recommander est que les enfants mangent du poisson, mais pas panné ou frit. Car ça, c’est pire que de ne pas en manger.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires aux oméga 3 ?
Seulement positifs. Les cheveux et les ongles poussent plus vite, ils sont en meilleure santé, plus brillants.

Quelle est la différence entre les oméga 3 et 6 ?
C’est le rapport entre les deux qui contrôle la physiologie. Les oméga-6 sont pro-inflammatoires, favorise la coagulation. Aujourd’hui il y a entre 10 à 40 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3 dans notre alimentation, alors que l’équilibre devrait être de trois fois plus. Les oméga-3 sont anti-inflammatoires. Lorsqu’il y a un équilibre entre les deux, tout va bien, mais lorsqu’il y a 40 fois plus d’oméga-6, on a des maladies inflammatoires. Il faut donc diminuer les oméga 6.

Où trouve-t-on des oméga-3 ?
Ceux qui ont des propriétés importantes pour le cerveau, viennent du poisson et des œufs seulement. Ceux qui sont dans les huiles, les noix, les graines de lin sont des oméga-3 végétaux. Ce ne sont pas les mêmes. Ils sont très bien, mais ne suffisent pas pour des actions sur la physiologie.

Que faire si on n’aime pas le poisson ou si on est végétarien ?
C’est un problème, car actuellement il n’y a qu’un type d’oméga-3 de poisson fabriqué par des algues et que l’on peut trouver sous forme de gélules.

D’ailleurs, vous avez fondé une compagnie qui vend des produits que vous conseillez ? Vous ne craignez pas de perdre votre crédibilité ?
J’ai contribué à créer cette compagnie, car il n’existait aucun complément alimentaire oméga-3 avec les critères de pureté et de concentration de ce qui avait été testé scientifiquement. Or mon argumentation sur les oméga-3 se basait sur ces études. Je ne pouvais pas dire aux gens que c’était formidable, mais que ça n’existait pas. J’ai donc voulu aller au bout de ma démarche. Si je ne l’avais pas fait, il y a aurait eu une incohérence dans mon discours.

Mais c’est cher ?
Moins cher que ceux de mauvaise qualité. Il suffit de comparer la concentration en EPA.

Comparativement aux médicaments ?
Oui, mais ils sont remboursés donc ça parait peu cher. Les compléments d’oméga-3 ne sont pas remboursés, c’est évidemment moins cher que les médicaments !

Ressources :
Guérir
David Servan-Schreiber
Les éditions Robert Laffont
Le site internet de Guérir

L’une des dernières entrevues de David Servan-Schreiber.

Pluie de pub papier par la poste

Depuis longtemps j’ai un collant anti-pub sur ma porte d’entrée. Je refuse le publisac et toutes les autres publicités non sollicitées. Sauf bien sur l’information de la ville, du gouvernement, les dépliants des candidats aux élections et autres informations nécessaires. Je parle d’information et non de publicité.

Certains restaurants et commerces locaux passent outre cet autocollant, rarement et malgré le fait qu’ils sont obligés, eux aussi de s’y conformer.

Il est très dommage que le journal de quartier généralement distribué avec le publisac soit malheureusement inclus dans cette publicité. Bien que parfois, en le lisant, je pense lire un simple dépliant publicitaire où se glissent quelques articles. Trop peu nombreux.

Quelle ne fut pas ma surprise hier lorsque j’ai reçu pas moins de trois belles publicités dans mon courrier. Car il semble que les publicités de ces trois compagnies m’aient été livrées par mon facteur. Est-ce que Poste Canada n’est pas soumise à la réglementation sur l’auto-collant anti-publicité non sollicitée ? Il semble que le facteur doit aussi respecter le collant anti-publicité et ne pas livrer de publicité. Normalement mon facteur respecte le tout, mais hier il s’est laissé aller. Je vais donc remettre cette publicité non sollicitée dans une boîte aux lettres de Postes Canada.

Une heure de noirceur, pourquoi pas à l’année longue?

Ce soir, c’est une heure pour la Terre lancée il y a quelques années par le WWF. L’objectif ? Éteindre les lumières pendant 1h pour montrer la consommation d’électricité la nuit et réfléchir à notre consommation d’énergie.

Un article du Figaro souligne que l’éclairage représente 1/5 de la consommation d’électricité mondiale. C’est aussi la source de la pollution lumineuse. Bref, on éclaire trop souvent la nuit pour rien. Et si on éteignait toute l’année et pas seulement pour 1h ?

Les démarreurs à distance pollueurs me découragent…

Les démarreurs à distance me découragent totalement. Ça devrait être interdit. J’en ai parlé à multiples reprises, mais je me répète. En plus, ils engendrent encore plus de gaspillage d’essence, pollue notre atmosphère tant au niveau de l’air qu’au niveau sonore.

Quand les gens n’arrêtent pas de se plaindre à la moindre augmentation du prix de l’essence, je ne comprends pas pourquoi on démarre sa voiture à distance pour la laisser tourner 3, 5, 10 et parfois 15 et même 30 minutes. Tant que les démarreurs seront largement utilisés par la population, je n’aurai aucune pitié et aucune tristesse lors des augmentations du prix à la pompe. Avant de se lamenter, de chialer, consommons moins d’essence et les pétrolières nous écouterons peut-être. Je suggérai justement de ralentir et d’éviter de faire tourner son moteur quand on ne roule pas hier à l’émission d’Isabelle Maréchal.

Et ce n’est pas nécessaire. Plusieurs garagistes et concessionnaires automobiles m’ont souligné qu’il suffisait de laisser tourner le moteur 30 secondes et de rouler lentement. C’est la meilleure manière de réchauffer le moteur.

En plus, le prix du pétrole va augmenter avec ce qui se passe en Libye (gros producteur), au Bahreïn, en Iran et ailleurs dans ce coin du monde.

Par ailleurs, les démarreurs à distance encouragent les automobilistes à laisser tourner leur véhicule pendant de longues minutes alors que le gaz carbonique se répand dans l’atmosphère. Laisseriez-vous votre voiture tourner dans votre garage ? Non. Alors pourquoi dans notre grand garage collectif.

Vous avez peur d’avoir froid ? Habillez-vous calvaire comme le disait mon ami Pascal Henrard il y a quelques années. Vous avez peur que votre chérubin ait froid ? Habillez-le aussi. Ce n’est pas quelques minutes au froid qui fera une différence. On est au Québec, un pays où l’hiver est froid. On est équipé de bons manteaux, de bottes, et de caleçons longs. Portez-les et laissez-nous respirer sans nous empoisonner.

Sans compter la pollution sonore des voitures qui tournent devant notre fenêtre. Merci pour le réveil. Un ronronnement de moteur constant pendant de longues minutes est particulièrement désagréable, surtout quand on tente de se rendormir le matin à 6h. Pas très sympa.

Et puis, saviez-vous qu’il y a un règlement à Montréal et dans plusieurs villes du Québec qui interdit de laisser tourner un véhicule plus de trois minutes sans rouler ? Évidemment il y a des exceptions. Pour les travailleurs comme les taxis, les autobus et lorsque la température descend sous 10. Il est aussi évident que lorsque le véhicule est glacé, on doit le dégivrer.

Autres articles sur le sujet
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Interdire les démarreurs à distance

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Il faut le dire! Pour que les moteurs s’éteignent

Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

Les meilleurs produits écolos pour nettoyer les vitres

Vitres écolos

Les six produits essayés

Petit laboratoire pour l’Après-midi porte conseil à Radio-Canada afin de tester des produits nettoyants écolos pour les vitres. En compagnie d’Hans Labrie, qui a fondé Les Lavettes une entreprise de nettoyage écolo, j’ai donné mes commentaires et mon classement des six produits que je devais essayer. On peut entendre nos commentaires et notre classement (meilleur et pire produit) sur le site de l’émission.

Voici des commentaires supplémentaires sur les produits essayés et sur les nettoyants pour les vitres et le verre en général suivit de mes commentaires pour les six produits.

La méthode
En testant l’efficacité des six produits écolos écolos, j’ai donc aussi évalué, avec la complicité de ma voisine et collègue de RueMasson, Stéphanie Lalut, leur manipulation, le jet du vaporisateur, l’endroit de fabrication, les ingrédients, la réutilisation du contenant, le remplissage et la multi-utilisation pour d’autres usages.

J’ai nettoyé mes fenêtres à l’aide d’un chiffon. J’ai essayé l’essuie-tout, mais j’ai remarqué que c’était moins efficace et que l’on utilisait plus de produit. Le chiffon est donc plus économique et plus écologique. Tous les produits ont une mise en garde : tenir hors de la portée des enfants. Car écolo ne veut pas dire inoffensif, on l’oublie trop souvent.

Les ingrédients non écolos et qu’on doit éviter

Tout d’abord, les produits qui veulent se dire écolos ne peuvent contenir certains ingrédients pour être réellement écologiques. Un livre écrit par un ingénieur chimique Ousseynou Dieye, 175 questions-réponses sur les produits ménagers donne la réponse (bémol: ce livre est commandité par Bio-vert, écrit par un ingénieur qui travaille pour eux, mais est très objectif malgré tout et ne fait pas la promotion des produits Bio-vert) et explique ce qu’il faut surveiller dans les produits ménagers, dont les nettoyants pour les vitres.

Un nettoyant pour les vitres écolos ne doit pas contenir de l’ammoniac, de l’éther de glycol, des solvants pétroliers ou de l’alcool, car ces ingrédients ont des teneurs parfois élevés en composés organiques volatils. On respire ces vapeurs lorsqu’on vaporise le produit sur notre fenêtre ou miroir. Pas fameux.

Les produits écologiques ne peuvent contenir de l’ammoniac car c’est un produit toxique qui pollue la faune et la flore tel que le souligne Ousseynou Dieye. En contact avec du chlore, l’ammoniac devient dangereuse si respiré. Un solvant comme le butoxyéthanol est interdit au Canada. Les produits problématiques comme l’éthanol améliore le temps de séchage du produit. L’acide éthylène diamine trétra acétique (EDTA) (dangereux pour l’environnement) et l’acide nitrilotriacétique (NTA) possiblement cancérigène et interdit en Europe.

Des listes d’ingrédients pas complète
La liste des ingrédients sur les contenants ne sont pas complets, ils le sont plus sur le site internet des produits, mais ce n’est que la liste des ingrédients principaux. J’ai mis les produits en ordre de préférence, mais si les numéros 1 et 6 se démarquent clairement comme étant pour moi le meilleur et le pire, entre les quatre autres, c’est très proche. Mais le meilleur produit écolo est tout simple. Pas besoin d’acheter un produit spécifique pour nettoyer ses vitres. Du liquide vaisselle (écolo) mélangé à de l’eau que l’on met dans un vaporisateur et/ou du vinaigre.

Les six produits évalués dans leur ordre de préférence:
1-Attitude – Limette et lavande
Compagnie québécoise, fabriqué au Québec.
Ecologo
Biodégradable selon la norme 301 de l’OCDE
Ingrédients : Coco glucoside, laryl glucoside, alcool, huiles essentielles (- de 5%), eau (+ de 30 %)

Pas d’ammoniac et colorant, Huiles essentielles pures, Sans enzymes, Produit végétalien, Non cancérigène (les ingrédients choisis ne se retrouvent pas dans les catégories 1, 2A ou 2B du CIRC), Hypoallergène, Sans chlore, Sans éther de glycol, Sans colorants, Sans fragrances artificielles

Les informations sont les mêmes sur le site internet que sur le contenant

Bon produit, efficace, pas de traces et odeur faible.

2-Lemieux – Bleu
Fabriqué au Québec, compagnie québécoise
Norme biodégradable selon le test de l’OCDE no.301B ou équivalent

Ingrédients : Eau, alcool isopropylique (inflammable et irritant), composé d’ammonium quaternaire (Est-ce de l’ammoniac, difficile de le savoir ? Hans Labrie soutient avoir reconnu l’odeur de l’ammoniac)

Les informations sur les ingrédients sont semblables sur le site internet

Spécifications écologiques : Sans risque pour les fosses sceptiques, Sans solvants pétroliers, Sans enzymes, Sans phosphate, Sans chlore, Sans Lauryl sulfate, Sans EDTA/NTA, Sans substances cancérogènes ou tératogènes, Sans Alkyl, Octyl, Nonyl, phénols éthoxylés (APE, OPE, NPE), Sans composés qui détruisent la couche d’ozone, Sans composés organiques volatils (COV), Sans composantes toxiques ou corrosives, Sans extraits fermentaires actifs, Biodégradable en moins de 28 jours, Non inflammable, Non testé sur les animaux, Sans Butoxy-2éthanol, Sans ammoniaque, Sans formaldéhyde, Sans azurants optiques, Sans nitrate

Le seul qui n’a pas de vaporisateur intégré, c’est moins pratique

Les avantages : le remplissage, le vrac, on réutilise les bouteilles de plastique. Plusieurs formats (500 ml à 205 l). Odeur agréable très légère. Pas de traces sur la vitre. Efficace. Dissous bien la saleté.
La solution : on le transfère dans une bouteille avec vaporisateur ou on peut insérer un vaporisateur à la bouteille. Tous les vaporisateurs ne fonctionnent pas… un peu problèmatique.

3 –Bio-Vert – Orange-cantaloup
Fabriqué au Canada, compagnie québécoise: Innuscience.
Entièrement biodégradable en six jours selon l’analyse 302B de l’OCDE.
Eco-logo (récent, car il n’était pas sur le contenant que j’avais)

Ingrédients : eau, extraits fermentaires actifs (des enzymes bactériennes embryonnaires vivantes créées en laboratoire. Selon Santé Canada peut-être nocif), surfactant non ionique, surfactant amphotérique, agent de préservation, fragrance. Sur le site web, on ajoute le propylène glycol ether, agent séquestrant écologique et agent de conservation,

On mentionne qu’il n’y a pas de colorant, alcool, ammoniac, solvant, dérivés pétroliers, formaldéyde, chlore, phosphate,

Odeur légère, un peu citronnée. J’aime bien le jet, qui est uniforme et léger. Pas de traces.

4-Eco respect de La Parisienne
Compagnie québécoise, Lavo, fabriqué au Québec
Ecologo
Biodégradable selon les normes de l’OCDE 301D

Ingrédients principaux : eau, agents tensio-actifs dérivés de l’huile de noix de coco et du maïs, Agents stabilisants dérivés du sucre, Alcool dérivé du maïs, huiles essentielles

Odeur assez chimique. Système de vaporisation agréable. Le produit fait des bulles miniatures sur la vitre et est difficile a essuyer totalement. Pas de traces une fois sec.

5-Nature Clean
Fabriqué au Canada, compagnie ontarienne
Eco-logo
Biodégradable selon le test 301D de l’OCDE
Le mot naturel sur le contenant ne veut rien dire et est inscrit sur la bouteille. All natural est traduit par au naturel. Pas exact.
Ingrédients : eau, polyglycoside gras (à partir de l’amidon de maïs et de l’huile de palmiste, extrait d’hamamélis de virginie et acide acétique (vinaigre).

Pas d’amoniaque, biodégradable et non toxique (difficulté avec ces deux derniers mots qui ne sont pas réglementés et ne veulent pas dire grand chose – surtout quand on lit sur le contenant par la suite, Peut irriter les yeux et ne pas ingérer. Si avaler obtenir des soins médicaux immédiatement. Tendance au greenwashing.
Non testé sur les animaux.

Efficace mais forte odeur de vinaigre, pas dangereuse. L’odeur s’évapore rapidement. Le système de vaporisation envoi de trop gros jets, ca noie les fenêtres. Pas de traces sur les vitres.

On se demande pourquoi acheter un tel produit alors qu’on pourrait facilement le remplacer par du vinaigre et de l’eau, tout simplement.

6-Green works, Clorox, nettoyant pour verre et surfaces
Fabriqué aux États-Unis
Logo U.S EPA, conception pour l’environnement et reconnu pour une chimie sûre ( ?)
Ingrédients : eau filtrée, éthanol de maïs, agent nettoyant à base de noix de coco, carbonate de sodium, parfum contenant de l’huile essentielle de citron, colorant bleu.

Sur le site, on a une bonne explication en français de chaque ingrédient. Le Alkylpolyglucoside C8-C10 et le colorant ne sont pas super écolos comme ingrédients.

Il est efficace, ça nettoie. L’odeur est trop forte, elle m’a saisie, pas celle du citron et m’a donné mal à la tête. Bon système de vaporisation, lasse un filme sur la vitre malgré sa nouvelle formule « sans traces améliorée ». On doit relaver la vitre avec un autre produit.

Ce n’est pas un produit vraiment écolo. Plus proche du Windex que du vinaigre.

Les mal aimés de l’environnement

Quel retard dans mes mises à jour sur les articles que j’ai fait sur plusieurs dossiers. RueMasson m’accapare. J’ai particulièrement aimé travailler sur ce dossier pour Jobboom sur les mal aimés de l’environnement. Il s’agit des métiers ou des entreprises qui ne travaillent pas dans des domaines très écolo.

Malheureusement, ceux qui travaillent dans le domaine des sables bitumineux, gaz de schiste ou autres métiers pas super écolos n’ont pas voulu m’en parler. Soit ils se moquent bien de ce qu’on pense d’eux, soit ils n’en sont pas très fiers. Qu’en pensez-vous?

J’y ai aussi appris des informations intéressantes. Comme le fait que la baisse de la consommation de sacs en plastique a engendré des pertes d’emploi, mais a fait explosé la vente de sacs poubelles. Totalement paradoxal !

Bref, en diminuant notre consommation de sacs plastiques, il aurait aussi fallu penser à diminuer notre production de déchets ou apprendre à accepter un sac de temps en temps pour la poubelle. Ça aide quand on recycle tout, qu’on composte et qu’on diminue les emballages.

Rénovez sa cuisine de manière plus écolo – 1

Ce texte est le début d’une série sur les rénovations que je ferai dans ma cuisine en 2011. Pas de grosses rénovations, mais un rafraîchissement. De la manière la plus écologique possible et de mes moyens.

Ma cuisine avant. L'après dans un an.


Aucune démolition, les armoires ne bougent pas. De couleurs sombres, brunes, ce serait trop cher et peu écolo de les remplacer. Cependant, je pense y ajouter des poignées de couleur argent. J’aimerais bien en trouver usagées. Peut-être d’une ancienne cuisine ? Le remplacement des pentures d’armoire est aussi envisagée. Ou alors je repeins celles qui sont en place actuellement.

La couleur des murs est récente. Blanche pour compenser le brun des portes d’armoires et de mon frigo et four qui sont noirs. L’autre couleur dominante est l’argent-inox. Le micro-ondes, la machine à café, le grille-pain sont de couleur argent. Les deux autres électro-ménagers, le lave-vaisselle et la machine à laver sont blancs. C’est ce qui reste.

Ce qui doit changer :
-le comptoir (on en profite pour ajouter une surface sur la machine à laver et on cache l’arrivée d’eau), la céramique. Ma recherche la plus importante. Quel est le matériel le plus écolo ? durable ? sans être trop cher ? Des suggestions ?
Il y a ce comptoir avec planche intégrée et écoulement. Est-ce que le quartz est une solution ? Ou alors en béton ? J’aime bien les solutions proposées par Éco Habitation d’Emmanuel Cosgrove qui a construit la première maison certifiée LEED au Canada.

-le revêtement du plancher. Du vinyle de couleur clair très fatigué. Je dois vérifier le plancher dessous pour voir s’il peut être récupéré, sablé et vernis. Sinon, j’ai une préférence pour la céramique ou l’ardoise ?

-l’emplacement des tiroirs et de la poubelle. On ne fait que les changer de place.

-l’éclairage. Je le veux plus efficace.

-le long calorifère peint en rouge. Je n’aime pas les longs calorifères, j’en cherche des plus efficaces. Des idées ?

Le très laid calorifère et plancher


Ce qui doit partir : le meuble à côté de mon four doit être remplacé par un comptoir ou quelque chose pour ranger les livres de cuisine et cuisiner. Le robinet de l’évier que je veux moderniser.

Ce qui doit apparaître: une manière de ranger plus pratique, l’emplacement du garde-manger, un trou pour le compost. Les photos que j’ai prises qui doivent être imprimées, mises dans des cadres qui sont achetés depuis plus d’un an et poser au mur.

À l’étude: l’évier en inox est en bon état. Puis-je l’échanger pour un évier différent ? À voir.

Avant de me décider, je fais des recherches et je consulte. L’important est de ne pas improviser.

Mon budget ? Le moins cher possible et le plus écologique. Est-ce possible ?

Le vrac, pour ou contre?

Photo : Philippe Santerre- Radio-Canada

Je participais en début d’après-midi à la discussion sur le vrac et l’emballage à l’émission radio-canadienne, L’après-midi porte conseil.

Évidemment j’étais pour le vrac, donc contre l’emballage.

Tel que j’avais ramassé comme information lors de ma recherche, selon Recyc-Québec, 26% de tous les rebuts que l’on génère, recyclable ou pas, sont des emballages. On en recycle. Mais, beaucoup prennent le chemin de la poubelle. 20 % du contenu de nos poubelles sont des emballages. Selon Statistique Canada, chaque Canadien jette chaque jour environ un demi-kilo d’emballages. Cela fait 182,5 kilos par an. Souvent, on parle de styromousse, particulièrement utilisé par les fruiteries. J’ai choisi de laisser le styromousse à la caisse. Je déballe en mettant mes fruits et légumes dans mon sac. Ce n’est pas à moi de gérer leurs déchets.

Pourquoi je préfère le vrac à l’emballage ?
Car on diminue le montant de déchets donc des ressources utilisées

Acheter ses céréales en vrac permet de choisir la quantité exact et de ne pas avoir un emballage de plastique et de carton. En plus si on veut vraiment être plus écolo on utilise un contenant réutilisable au lieu du sac de plastique.

Acheter ses noix, riz, légumineuses, épices et autres produits en vrac élimine le montant de déchets.

Même chose pour le café mais surtout pour le thé. En plus on peut varier les saveurs de nos tisanes en les achetant en vrac.

Pour les fruits et légumes qui sont emballés, c’est une production supplémentaire de styromousse qui n’est pas recyclé au Québec et qu’on doit donc jeter. L’une des solutions est de le laisser à la caisse. Pourquoi je gèrerai les déchets de ma fruiterie.

Aussi pourquoi emballer des bananes, des oranges et autres fruits et légumes dans du plastique ? On les lave de toute manière à la maison. Et qui nous dit qu’ils n’ont pas été contaminés lors de l’emballage ? Même chose pour les céréales et autres produits en vrac.

Si les commerçants veulent prolonger leur durée de vie, il devrait peut-être miser sur la fraîcheur de leurs produits au lieu d’utiliser le plastique pour les faire durer plus longtemps.

Car tel que le mentionne Jean-Sébastien Trudel dans son billet sur l’emballage tout n’est pas surremballage. Le plastique permet de garder la fraîcheur et d’éviter le gaspillage, mais veut-on manger un concombre vieux de quatre semaines ? On sait que les vitamines et les nutriments d’un produit faiblissent rapidement après la cueillette.

Par ailleurs, le montant de gaspillage dans le domaine des fruits et légumes est déjà énorme, même si on utilise le plastique. Le problème est peut-être ailleurs ? Le plastique ne serait qu’un diachelon sur une blessure plus grande.

Aussi les fruits et légumes sont souvent emballés en paquet de quatre ou plus. Que faire si je n’ai besoin que d’une tomate ? Les autres vont pourrir dans le frigo. Quand on sait que

Le surremballage est aussi présent dans de nombreux objets en tout genre. Pensons au gadget électronique minuscule vendu dans un emballage de plastique dur 10 fois plus grand qu’il est presque impossible d’ouvrir sans une hache !!!
Ou alors comme l’a souligné une maman sur YouTube des jouets ou collants pour les enfants qui sont emballés et emballés par du plastique.

Les objets dans d’énormes boites de carton qui vont directement au recyclage et j’en passe.

Car c’est moins cher
En 2007, l’émission la vie en vert a fait un test à l’épicerie. Un reportage d’Ariane Paré-Legal.
Un couple a fait son épicerie habituelle : Le résultat était impressionnant : le volume des emballages étant supérieur à celui de la nourriture! À la pesée l’épicerie de Stéphanie et Philippe-Antoine contenait 3,8 livres d’emballages divers.

Quand on opte pour les grands formats et le vrac, c’est moins cher. La vie en vert avait fait le test avec du thé. En sachet, emballé dans une enveloppe en plastique puis dans un contenant en carton, il n’y a plus beaucoup de thé. Pour le même prix en vrac, on obtient plus de thé.

Car on gaspille moins

Puisqu’on achète selon nos besoins réels et non selon les quantités proposées par les commerçants. Avec le nombre de personnes qui habitent seules en augmentation, il est mieux de pouvoir choisir la quantité.

Et l’argument de l’hygiène est tiré par les cheveux. Est-ce que l’on va aussi arrêter d’embrasser et toucher les gens ? N’est-on pas un peu trop obséder par l’hygiène en Amérique du nord ?

Seul argument qui est solide pour moi, les allergies. Le vrac peut être problèmatique en permettant la contamination de certains produits. Seul endroit où on trouve des produits en vrac qui n’ont pas été contaminés par des noix ou des arachides : Bulk Barn. Une suggestion d’Isabelle Goyette, qui s’y connait en matière d’allergies.

Sur Facebook, on suggère Terre en soi une coopérative dans Hochelaga, sur Sainte-Catherine.

Il y a aussi la boutique de la Soder sur Masson. J’en avais parlé sur RueMasson.

Intéressant article aussi sur RueMasson à propos des fruiteries du coin. Ma collègue Lisa Marie Noël a aussi évalué l’emballage.

Signatures au salon du livre de Montréal


Déjà mon quatrième salon du livre de Montréal. Cette année, un peu moins d’heures, car ce salon n’est pas mon préféré. Je me sens plus à l’aise en région. À Montréal, on favorise les stars du livre, les autres passent dans le beurre. Et puis, la nourriture est banale, chère, il fait chaud, l’éclairage est épouvantable, les tapis rejettent de la poussière qui brûle les yeux et il y a du monde, du bruit. Et puis, les auteurs moins connus servent souvent d’agent d’information pour les visiteurs qui cherchent les vedettes. Quand on vous a demandé 10 fois où sont les toilettes, 30 fois l’endroit où est René Angelil et 40 fois quel est le prix des livres d’India Desjardins ou de Bryan Perron, votre séance est terminée. Remarquez, au moins, on ne s’ennuie pas. On se sent utile.

La seule raison pour laquelle j’y participe est le fait que j’y vois plein de monde, mes amis, etc. Je serai exclusivement au stand de Goélette pour le Pirate des caramels dont Cristo nettoie l’eau qui vient de recevoir le prix littéraire Lancemot des lecteurs. Un livre qui raconte l’histoire de Cristo un pirate écolo qui carbure au caramel dont la mission est de sauver la planète.

Je ne serai pas au stand des Intouchables, mais si vous achetez l’un des trois livres que j’y ai publié (ils seront quelque part sur leurs tablettes) L’écolo écono, la bible écolo toujours d’actualité, le junior et les Pollutions invisibles, passez au stand de Goélette pour que je les signe. Et ne soyez pas timide, les auteurs sont présents pour ça, justement, signer votre livre.


J’y serai pour les cinq prochains jours, mercredi matin de 10 h à 11 h 30, jeudi de 19 h à 20 h, vendredi de 10 h à 11 h 30, samedi de 12 h à 13 h et dimanche de 14 h 30 à 16 h.

Stationnements réservés pour autos écolos et l’horreur des méga centre commerciaux

Si les personnes handicapées et les familles ont leur stationnement réservé, les véhicules à faibles émissions, hybrides et d’auto-partage aussi.

De plus en plus de commerces leur réservent des espaces proche de l’entrée. Mountain equipment Coop a été l’un des premiers à le faire. Puis IKEA. Cet après-midi j’ai remarqué que le Reno-dépôt du Marché Central à Montréal Le faisait aussi. Mais une seule place qui était embourbée par des chariots! Je n’ai pas remarqué les 10 autres espaces réservés… sur des centaines d’espaces pour les autres voitures

L’horrible Marché Central
Il n’y avait pas que ça qui était embourbé! Le Marché Central n’était un vaste stationnement! Du monde, des pare-chocs à pare-chocs. On critique souvent le mega centre Dix-30, mais le Marché Central est aussi une erreur d’urbanisme, le royaume de la voiture sans trottoir ou tout le monde se déplace en voiture pour aller de boutique en boutique! Pourquoi ne pas avoir fait des magasins sur 2 étages? Un stationnement central, des trottoirs pour se déplacer à pied? Un transport en commun adéquat? Bref le Marché Central est un souvenir du passé pour se rappeler ce qu’il ne faut pas refaire.

Et ce, même si ce méga centre fait des efforts pour l’environnement.

Est-ce que d’autres commerces réservent ainsi des stationnements?

Parlant de Communauto pour le Québec, il faut noter son partenariat avec Via Rail qui permet aux abonnés d’obtenir 10% de rabais sur tous les billets de train au Canada! Sympa.