Le quotidien d’une cycliste : les automobilistes souffrent d’amnésie cycliste en hiver?

Cet après-midi, par une température clémente et un magnifique soleil, je suis sortie en vélo. Il y a de la glace le long des rues seulement, mais la chaussée était sèche. Idéale pour une sortie cycliste hivernale (je ne prends pas encore mon vélo quand il neige, je n’ai pas mes pneus clous ou un vélo avec trois roues comme celui-ci utilisé par le co-propriétaire de Dumoulin Bicylettes).

Sauf que la température ne semblait pas idéale pour les automobilistes semblent-ils. Sauf un qui m’a gentiment remercié de lui l’avoir laissé passé dans une rue rendue étroite par les bords glacés. Le geste de la main est assez rare de la part des automobilistes pour que je le signale.

En roulant sur Masson, puis St-Joseph, ensuite Gilford et Mont-Royal, les automobilistes ne m’ont que doublé en me collant de trop proche. Je sais que la Saint-Valentin approche, mais j’aime mon espace quand je roule. Et c’est franchement désagréable de sentir le rétroviseur jouer du coude avec nous. Sans compter la jeune femme qui a ouvert sa portière alors que j’arrivais à son niveau, l’autre qui m’a coupé la route en tournant ou la fourgonnette blanche qui a lentement mais surement grillé le feu rouge (le orange avait tourné) à l’un des carrefours les plus dangereux de Montréal: Iberville/St-Joseph surnommé le tunnel de la mort.

Bref, l’hiver n’est pas exclusivement réservé aux voitures dans nos rues. La preuve est que j’ai croisé de nombreux cyclistes et les photos sur ce blogue en montrent aussi. Est-ce que le nombre grossissant fera un jour la différence ?
Soulignons aussi un événement de sensibilisation au vélo d’hiver cette fin de semaine, partout au Québec.

Le quotidien d’une cycliste : le malotru du volant, et le gentil..

Ce matin, alors que je roule tranquillement sur Dandurand, dans le Vieux-Rosemont, trop proche des voitures stationnées à mon goût, le chauffeur d’une camionnette de compagnie me klaxonne et me double dangereusement en me frôlant. Je proteste en levant la main. Il freine brusquement au milieu de la chaussée sans raison pour redémarrer alors que j’approche de lui.

Dommage je lui aurais gentiment expliqué qu’on ne klaxonne pas sans raison les cyclistes (ça nous surprend et ça fait peur pour rien), on les double en prenant soin d’avoir une distance raisonnable et finalement on ne freine pas pour rien dans une rue, humide de surcroît, il a même dérapé légèrement.

J’ai aussi pris ça pour une tentative d’intimidation. Je n’ai pas été assez vite pour prendre une photo du camion afin de l’envoyer à la compagnie de débouchage de drain en question.

Heureusement, quelques minutes plus tard, le chauffeur d’une camionnette d’une autre compagnie m’a gentiment laissé le passage et m’a doublé en prenant ses distances. Tout le monde n’est pas dangereux au volant. Une chance que l’on croise aussi des automobilistes respectueux.

Le quotidien d’une cycliste : Le bonheur de la nouvelle piste cyclable sur Laurier

La nouvelle rue Laurier. Photo: Cécile Gladel

J’ai emprunté la nouvelle voie cyclable sur Laurier pour la première fois il y a quelques jours depuis les changements du printemps. Laurier est devenue une rue à sens unique vers l’est avec deux voies cyclables de chaque côté dans les deux directions est et ouest. Bonheur.

J’ai souvent eu l’occasion de passer en vélo sur l’ancienne rue Laurier et les voitures nous frôlaient toujours, même quand on roulait à quelques millimètres du trottoir. Ce changement est vraiment une véritable amélioration pour la sécurité des cyclistes, même si les automobilistes n’ont pas encore avalé les changements mis en place par l’administration Ferrandez. J’avais d’ailleurs écrit un texte sur le traitement qu’on lui avait réservé.

Maintenant, j’ai vraiment hâte que le reste de l’avenue Laurier de Brébeuf à Papineau soit aussi doté de deux voies cyclables !

Concernant ces changements, j’ai rencontré dernièrement plusieurs personnes qui habitent le quartier concerné et qui sont absolument ravis des changements. Ils n’ont pas de voiture et n’habitent pas sur la rue Chambord qui semble avoir reçu un flot de circulation supplémentaire.

Deux de ces personnes habitent sur Christophe-Colomb et me soulignaient que le bruit a diminué car les camions n’empruntent plus cette artère. Bref, les citoyens de l’extérieur du Plateau ont chialé, mais pas les résidents. Qui a raison?

Le quotidien d’une cycliste : un problème criant, les maudits écouteurs en roulant…

Combien de cyclistes croise-t-on avec des écouteurs sur les oreilles ? Beaucoup en effet. Un tel fléau que la police a décidé d’agir et de lancer une vaste opération demain mercredi pour sensibiliser la population cycliste.

Même QMI a sorti la caméra pour s’intéresser à ce gravissime problème. Vite une grande enquête journalistique sur cette malédiction.

En fait, pour être juste, tous les médias ont sorti les caméras, Cyberpresse et Radio-Canada aussi.

Oui, je suis ironique. Même si je trouve que ce n’est pas du tout une bonne idée d’avoir des écouteurs quand on roule en vélo, ce n’est pas une catastrophe et un énorme danger. Il y a pire. J’en vois souvent en effet, surtout des cyclistes en Bixi. Chaque fois, j’ai envie de leur dire que c’est illégal et que c’est dangereux, mais ils ne m’entendent pas…

Alors je passe mon chemin, car je croise beaucoup plus d’automobilistes qui parlent encore avec leur téléphone cellulaire en conduisant. Rappelons qu’une voiture avec un chauffeur inattentif est beaucoup plus dangereuse qu’un cycliste qui n’entend pas.

Alors, demain soyez vigilant et écoutez la musique du bruit de la ville au lieu du dernier album de Céline Dion. Car je suis persuadée que tous les cyclistes l’écoutent…

Le quotidien d’une cycliste : même sur le Tour de France, les automobilistes heurtent les cyclistes… (MàJ)

L'accident avec une voiture de France Télévision qui a été exclue du Tour.


Vous voulez voir ce que ça fait de se faire rentrer dedans pas une voiture quand on roule en vélo ? Regardez le début de la vidéo suivante, c’est spectaculaire, je vous avertis.

Saisissante, car ces coureurs du Tour de France roulaient à 60 km/h, l’un d’eux a été projeté sur des fils barbelés, ces jambes étaient en sang.

On ne sait pas si les deux cyclistes pourront continuer le Tour. Dans leur malchance, ils ont la chance d’une journée de congé demain lundi.

Bref, il est stupéfiant et dérangeant de voir qu’en milieu protégé (les routes sont fermées lorsque le Tour de France passe), lors d’un événement sportif, les automobilistes peuvent encore blesser des cyclistes.

Quand une voiture double un cycliste trop rapidement, le frôle, se rabat presque sur nous ou ne laisse pas une distance de sécurité en nous doublant, c’est l’accident qui peut se produire. À méditer pour y penser la prochaine fois que vous doublez un cycliste. Laissez au moins 1,5 mètre en vous et le vélo.

Si vous ne pouvez doubler de manière sécuritaire, restez derrière et attendez. Un point c’est tout. En ville, la vitesse est généralement limitée à 40 km/h et vous serez probablement arrêté à un prochain feu de circulation et le cycliste que vous venez de doubler en le frôlant et en mettant sa vie en jeu vous rattrapera…

Autre article sur le Tour de France qui est en Auvergne dans ma région natale.

L’affaire fait du bruit en France, le Journal L’équipe souligne que la voiture n’avait pas respecté les consignes, que la voiture est exclue et les coureurs se plaignent que souvent les voitures les frôlent. Inadmissible dans une épreuve pour les cyclistes.

Ironiquement, la voiture était identifiée à France Télévision qui s’excuse faiblement. Je suivais le tour sur France Télévision via RFO et les commentateurs n’ont jamais mentionné que la voiture était de leur équipe. France Télévision, la télévision publique en France, couvre le Tour de France depuis longtemps…

Le quotidien d’une cycliste : attention aux camions de déménagements…

Ce camion m'avait doublé dangereusement

Ces jours-ci, des milliers de personnes déménagent et on se retrouve avec des centaines de chauffeurs de camions totalement inexpérimentés et dangereux sur la route.

Ce soir, j’ai constaté que les camions sont plus nombreux, et plusieurs me dépassaient en me frôlant, en me faisant une queue de poisson. Les camions sont évidemment plus dangereux pour les cyclistes, car plus gros. Ils font très mal si on s’y frotte. Il faut aussi tenir compte du fait que leur visibilité est moindre.

Déjà que certaines personnes conduisent mal leur voiture, imaginez un camion…Cycliste, roulez sur les trottoirs pour les prochains jours… mettez vos casques…

Le quotidien d’une cycliste: des utilisateurs de Bixi incontrôlables?

Il n’y a pas que certains automobilistes qui font comme si les cyclistes n’existaient pas, quelques utilisateurs de Bixi aussi. Même si j’apprécie grandement ce service et que je crois que le Bixi est une belle réalisation montréalaise et québécoise qu’il faut importer, j’ai quelques bémols sur les utilisateurs occasionnels.

Patrick Lagacé en parle, et j’ai noté la même chose, certains Bixeux ne connaissent pas les us et coutumes de la conduite cycliste. Ils pédalent sans se préoccuper des autres, coupent les autres cyclistes, roulent rapidement sur les trottoirs et à contre-sens. Bref, on sent le manque d’habitude de la conduite cycliste.

J’en voyais l’autre jour qui prenaient leur Bixi pour un tout terrain et s’amusaient à rouler sur une roue, tout en roulant sur le trottoir rapidement sans se préoccuper des piétons qui y marchaient.

Sans compter ceux qui prennent le Bixi en état d’ébriété après un 5 à 7 bien arrosé au centre-ville. C’est moins cher que prendre le taxi, mais ça peut coûter cher, puisqu’il est autant interdit de rouler en voiture qu’en vélo lorsqu’on dépasse la limite permise niveau alcool. J’en parlais dans un article écrit pour RueMasson.
Un cycliste qui se fait arrêter en état d’ébriété, ou pire qui cause un accident, verra son permis de conduire pénalisé au même titre que s’il était automobiliste.

Y-a-t-il un moyen d’éduquer les utilisateurs occasionnels de Bixi sans remettre en cause ce service essentiel ?