Réinventer le baptême

Un de mes dossiers sur le baptême dans la Presse+ ce matin en plusieurs parties pour les personnes qui n’ont pas de tablette. Pour celles qui en ont une c’est dans la section Pause famille

Célébrer l’arrivée de son enfant en 2014

D’une religion à l’autre

Témoignages : la tradition sans la religion

Quelques chiffres sur la religion

Signeriez-vous ce contrat?

Transcontinental, maintenant TC Média, était l’un des bons clients des pigistes. Le contrat que l’on signait était respectueux. Malheureusement, ce n’est plus vrai. Le nouveau contrat de TC Media est indigne de notre travail. Ne signez pas.

Ne signez pas, collègues pigistes, car vous perdez tous vos droits, donc de l’argent à long terme.

Ne signez pas, car vous renoncez à vos droits moraux, à votre intégrité. Et surtout vous perdez votre crédibilité face à toutes les personnes que vous interviewez.

Ne signez pas, car être pigiste c’est aussi être solidaire.

Ne signez pas, car c’est la mort lente et triste du journalisme. C’est la qualité de l’information qui est en jeu.

Ne signez pas, car ces clients qui font signer des contrats indignes pourraient survivre en faisant signer des contrats équitables. Gesca le fait et semble bien s’en tirer. Pourquoi pas TC Média et Québécor?

Ne signez pas. Pourquoi toujours dénigrer et dévaloriser le travail des pigistes?

Ne signons pas et demandons aux journalistes permanents de nous soutenir. Car des pigistes mal payés et mal traités c’est de la concurrence déloyale.

Et vous, est-ce que vous signeriez un tel contrat?

L’AJIQ dénonce ce contrat dans un communiqué

Extraits : La propriété intellectuelle qu’ils conservent sur leur travail constitue le pain et le beurre des journalistes indépendants. Exiger de la céder de façon aussi totale revient à leur couper les vivres, d’autant plus que les tarifs stagnent depuis 30 ans. Quant au droit moral, il garantit l’intégrité de l’œuvre et empêche sa modification sans l’accord de l’auteur et son utilisation à des fins autres que journalistiques, comme la publicité.

« Avec ce contrat, TC Media se hisse d’un seul coup au sommet de la liste des éditeurs québécois les plus méprisants envers les journalistes indépendants. Il est désolant de voir un éditeur qui reconnaissait les droits d’auteur de ses collaborateurs vouloir aujourd’hui les anéantir », a déclaré André Dumont, vice-président à l’AJIQ.

L’AJIQ rappelle à TC Media que les journalistes indépendants fournissent la majorité du contenu de ses publications mensuelles et réitère que de bonnes conditions de travail – tels les 10 principes d’un contrat équitable proposés par l’AJIQ et la FPJQ – sont essentielles à une information de qualité et à une information intègre et rigoureuse, que le public est en droit d’obtenir.

Les appuis aux pigistes sont nombreux et les témoignages de collègues également

Le communiqué de presse d’appui de l’UNEQ

Le communiqué de presse de la CAPIQ dont les photographes pigistes subissent le même sort

Le billet de Mariève Paradis

Le billet de Marie-Ève Martel

Un article de Stéphane Baillargeon dans Le Devoir et une réponse de TCMédia qui dit que la compagnie suit la tendance et doit s’adapter pour survivre.

Du côté du Canada anglais surtout, où la bataille a commencé depuis quelques semaines, ça fait du bruit. Un article du StoryBoard sur les problèmes avec le contrat et la réponse de TCMédia.

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Ne cédez pas vos droits moraux, ne signez pas!

Régulièrement, des clients (des médias qui publient des journaux et des revues) demandent à des journalistes indépendants de brader leur travail tout en signant des contrats inacceptables. Les droits d’auteurs et moraux de ces journalistes (tout aussi professionnels que les journalistes permanents dans les salles de rédaction) sont bafoués. L’Association des journalistes indépendants du Québec s’en offusque régulièrement et recommande à tous les journalistes pigistes de ne pas signer de tels contrats. J’appuie mon association.

Nos clients, des entreprises de communication, qui devraient se faire une gloire de respecter les gens qui écrivent pour eux, nous demandent au contraire de céder allègrement nos droits d’auteur et pire notre droit moral sur une oeuvre.

Ça veut dire quoi ? Que le client pourra reprendre notre texte pour de la publicité s’il le désire ou la sortir hors de son contexte. Bref, faire ce qu’il veut avec ce qu’on écrit. Si des personnes sont citées et ont été interviewées pour l’article, ça veut dire que leurs propos pourraient aussi être cités lors du contexte. Imaginez votre crédibilité la prochaine fois que vous voudrez leur parler…

Ne signez pas

Ne signez pas. Une journaliste pigiste vient d’écrire un billet pour expliquer pourquoi elle a dû renoncer à sa chronique dans le Toronto Star. Oui il y a encore des gens, des journalistes qui ont des principes et qui renoncent à de l’argent, beaucoup d’argent, une régularité et une chronique que l’on aime faire pour leurs principes. Je l’ai déjà fait à plusieurs reprises dont la fois où j’ai renoncé à un contrat payant et régulier.

Ne signez pas. Depuis quelques jours, c’est au tour de Transcontinental de faire signer un abominable contrat où les journalistes doivent céder leur droit moral sur leur article, entre autres clauses inacceptables.

Ne signez pas. Du côté aussi du Canada anglais, les journalistes pigistes ne signent pas et dénoncent ce type de contrat.

TVA publications l’a fait avant ça et l’AJIQ avait dénoncé ce contrat. Je ne travaille plus pour eux depuis.

Ne signez pas. Ce type de contrat va à l’encontre du travail journalistique qui fait que notre travail pourrait être modifié et utilisé à des fins publicitaires sans notre consentement. Imaginez les gens avec lesquels on fait des entrevues pour les articles. Ils pourraient être cités hors contexte. Notre crédibilité en prendrait pour son rhume.

Ne signez pas. Par solidarité avec tous les journalistes pigistes. Si personne ne signe, notre pouvoir de négociation et celui de l’AJIQ sera plus fort.

Ne signez pas. Le travail des journalistes pigistes n’est pas à vendre à bas prix.

Ne signez pas. Dans ce cas, il vaut mieux faire de la rédaction publicitaire. Au moins on est bien mieux payé et c’est transparent et clairement de la publicité.

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Verdir en étant délinquant

On pourrait aussi appeler ça du verdissement illégal… J’étais à Médium Large ce matin avec Marie-Claude Lortie pour parler de désobéissance écologique ou de guérilla jardinière. Ça s’écoute par ici et voici mes notes et de nombreux liens pour aller voir plus loin. Un sujet passionnant.

Il n’y a pas que le couple de Drummondville qui pratique la désobéissance par rapport aux règlements municipaux ou autres sur le verdissement. Plusieurs citoyens et groupes communautaires décident aussi de verdir, embellir pour limiter les espaces bétonnés, asphaltés et les terrains vagues, surtout en ville.

En fait la guérilla jardinière est née à New York dans les années 70 quand des gens se sont aperçus que des plants de tomates poussaient à travers des déchets et débris sur un terrain vague abandonné depuis presque 30 ans. C’est devenu le Clinton community Garden qui existe toujours.

Ces méthodes ont pour divers objectifs : verdir pour limiter les îlots de chaleur qui favorise les hausses de température en ville (surtout durant les canicules), pour limiter les inondations ( l’eau ruisselle sur l’asphalte et le béton alors qu’elle est absorbée par la terre des espaces verts), et diminuer la pollution ( les arbres absorbent le gaz carbonique)

Roger Doiron, directeur de potager sans frontières a lancé la pétition pour soutenir le couple jardinier de Drummondville. C’est aussi celui qui a encouragé le couple Obama à avoir un potager à la Maison-Blanche.

Des exemples de verdissement ou d’embellissement :

-Le plus populaire : les bombes de semences : on envoie des boules de terre et d’argiles avec des semences dans des terrains vagues. Quelques exemples à Montréal, mais peu répertoriés.

D’ailleurs des ateliers de bombes de semences sont donnés lors de divers événements, comme à la Sustainability Fair at Concordia, au centre d’écologie urbaine de Montréal et plusieurs autres groupes.

-Le centre canadien d’architecture offrait un atelier le 14 mars dernier, en collaboration avec Dare-Dare (en anglais et français)
-Autre exemple, des grains de fleurs ont été semés à Paris dans les parcs en friche avec de la pelouse en mai dernier.

-Semences indigènes,des plantes qui vivent partout. On les fait avec de l’eau et de l’argile. C’est mieux de les lancer un jour de pluie.

-Un quartier au sud-est de Londres, Deptford, où le jardin de fleurs a été détruit début juillet au grand dam des voisins qui l’ont semé et l’entretenait.

Un site anglais Kabloom vend des bombes de semences toutes prêtes. Mais il faut choisir des semences indigènes pour ne pas déranger l’écosystème. Mauvaise idée de les faire venir d’Angleterre.

-À Toronto, on a Public Space, un regroupement qui organise de la guérilla jardinière, dans les lieux publics, carrés d’arbres.

-Il y a aussi le Collectif de recherche sur l’aménagement paysager et l’agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM qui a été actif dans le dossier des poules, mais dans l’aménagement d’espaces non choyés pour les verdir. Ils ont fait de la guérilla jardinière en 2007 pour se faire connaître. C’est ainsi qu’ils ont convaincu l’UQAM de convertir certains terrains vagues ou en pelouse ou des toits en potagers.

Dans ce billet, Sheena Swirlz parle de toutes les formes d’art et de verdissement dans la rue qui peuvent exister. Il y en a beaucoup et toutes ces photos sont prises aux États-Unis. Il y a aussi les graffitis verts, une sorte de mousse. Les embellissements de rues comme le remplissage des nids de poule se pratique aussi. Une troupe de théâtre l’a fait pour Pâques sur la rue Masson le printemps dernier.

– Il y a aussi un potager « interdit » dans Pointe-Saint-Charles, à côté du marché Atwater.

-Un potager illégal de pommes de terre dans un terrain vague a aussi été menacé de démantèlement à Calgary au printemps, voir le reportage de Radio-Canada.

– Les citoyens veulent souvent pouvoir occuper des terrains vagues qui sont totalement inoccupés. C’est arrivé dans Rosemont coin Laurier et Charlemagne. Des citoyens entretenaient un terrain vague en y plantant des arbres. Ce terrain appartient à la ville qui l’a vendu à un promoteur immobilier. Ce dernier va raser les arbres pour y construire des condos. C’est le revers de la médaille. Voir mon article
-Le verdissement des carrés d’arbres : plusieurs citoyens prennent en charge les carrés d’arbres en y plantant des vivaces, annuelles ou même des légumes. Mais c’est légal… ou du moins encouragé dans la majorité des arrondissements.
L’exemple de Trixi Rittenhouse qui s’occupe de ces carrés d’arbres, qui plantent des vivaces un peu partout dans les rues de Montréal, mais a aussi fabriqué des personnages qui embrassent les arbres. Voir cet article de Sylvie St-Jacques dans La Presse.

-Certains citoyens ont décidé d’enlever l’asphalte de leur trottoir: c’est ce qu’a fait mon voisin, durant la nuit il y a plus de 4 ans, dans Rosemont. Il y a planté des fleurs, de la verdure. Les voisins d’en face l’ont imité jusqu’à ce qu’un inspecteur de l’Arrondissement vient les voir et leur donne finalement l’autorisation. Maintenant chaque citoyen de Rosemont peut demander l’autorisation d’enlever l’asphalte du trottoir et verdir ainsi. Voir l’article de RueMasson sur le sujet.
Ces mêmes voisins ont aussi décidé d’enlever une bande de béton de la ruelle pour y planter des arbustes, vivace sans autorisation. Encore une fois l’inspecteur de l’Arrondissement est venu et ils sont passés à deux doigts d’avoir une amende, car une ruelle fait partie du domaine public. Maintenant l’Arrondissement de Rosemont (et plusieurs autres) encourage les ruelles vertes et casse le béton…

Autre exemple de potager devant une maison à Sherbrooke, celui d’André Nault, le fondateur des Ami-E-s de la terre de l’Estrie.

Il y a aussi les chèvres urbaines pour désherber, mais aussi pour le lait. À Vancouver, Victoria, Eugene (mais interdit), etc. À quand les chèvres à Montréal ?

D’autres liens intéressants

Le site Guerrilla Gardening (en anglais – de Londres)

Public space à Toronto

Le potager de Drummondville

Des exemples d’art et de verdissement dans la rue

Un exemple de verdissement de trottoir à Montréal

Le yarnbombing ou bombardement de fils à Montréal

Un exemple de verdissement contagieux dans le Vieux-Rosemont

Les ruelles vertes mode d’emploi dans Rosemont

Article : enlever l’asphalte du trottoir

Lettre de Yannick Gélinas sur le potager de Drummondville et le mouvement en Californie

Le jardinier urbain

Des œufs de pâques dans les nids de poule dans Rosemont

Le centre d’écologie urbaine de Montréal

Un premier prix en journalisme !

Jeudi dernier lors du Gala des Grands Prix du journalisme indépendant, RueMasson.com, le média que j’ai créé avec quatre amis a gagné son premier prix grâce au dossier de Stéphan Dussault sur l’Empire Shiller. Joie et bonheur pour notre bébé qui a seulement deux ans et n’a pas de grands moyens.

Par ailleurs, de mon côté, j’ai gagné le prix pour la recherche audio/vidéo pour cette discussion de l’Après-midi porte conseil. Un premier prix aussi.

Écrire gratuitement dévalorise l’écriture, le métier… (MàJ no2)

Des gens acceptent d’écrire en échange de visibilité. Ils acceptent de ne pas être payés. Est-ce que la visibilité est devenue une nouvelle monnaie ? Comment les fournisseurs de contenus, surtout les pigistes, peuvent ensuite négocier un tarif ? Comment justifier de se faire rémunérer alors que des personnalités ne l’exigent pas ? Pourquoi le contenu a de moins en moins de valeur ?

Le débat fait rage depuis l’annonce du Huffington Post Québec qui fera appel à une armada de blogueurs, des personnalités, qui ne seront pas payées. Simon Jodoin a parti le bal, puis en a rajouté. Renart Léveillé a plutôt proposé aux blogueurs de participer à son site Le Globe, sorte de un Huff Post Québécois qui n’offre pour le moment ni salaire (MÀJ : pas encore mais c’est dans les plans), ni visibilité (MÀJ : Pas aussi grande que celle du HPQ), mais qui espère générer des revenus. Puis Le Voir est intervenu en soulignant que ses blogueurs étaient payés. 5$ pour 1000 clics…

Est-ce qu’un plombier, un caméraman, un avocat, un maçon, un ingénieur, un imprimeur, un graphiste, un politicien travaille gratuitement ? Demande-t-on à notre comptable, notre épicier, Hydro ou notre banquier si on peut le payer en visibilité ? Pourquoi des journalistes, des blogueurs, des écrivains devraient écrire gratuitement, toujours.

Écrire est un métier. On l’oublie trop souvent. Ça ne veut pas dire que plein de gens ne peuvent pas écrire pour le plaisir, le web le permet. Avant, on écrivait dans un journal intime, ou on écrivait sur le coin du feu. Maintenant, tout le monde se met à écrire, et surtout à donner son opinion. Le web a permis à des blogueurs de se faire lire, de donner son opinion, ou pas. Tant mieux.

Mais écrire est aussi un métier, je le répète. C’est un travail et tout travail mérite rémunération, à quelques exceptions près. Si j’écris gratis, comme je vais vivre ? Si tout le monde se met à écrire gratis, pourquoi engager des journalistes, des chroniqueurs et des blogueurs ? Pourquoi les payer ?

Heureusement des clients comme Radio-Canada, Coup de Pouce, L’actualité, MSN, Yahoo, Elle Québec payent pour écrire sur le web. J’ajoute Branchez-vous, même si les tarifs sont ridiculement bas. Outre le HPQ, il y a aussi Urbania qui ne payent pas les gens qui écrivent dans la revue. Une revue qui est vendue.

Nathalie Collard le dit aussi : tout travail mérite une rémunération.

«Voilà pourquoi la participation de personnalités bien en vue comme Amir Khadir, Françoise David (ces derniers ont finalement décidé de ne pas participer), Steven Guilbault ou Bernard Drainville, des gens identifiés à la gauche ET un ancien journaliste, soulève l’ire de la communauté journalistique. En acceptant de bloguer gratuitement, ils participent à la dévalorisation du travail d’écriture et de production de contenu pour lequel des associations comme l’AJIQ (Association des journalistes indépendants du Québec) se battent depuis des années.

En acceptant de bloguer bénévolement, ils donnent raison à la logique de Mme Huffington: tes mots, ton opinion en échange d’une certaine visibilité. Ce faisant, ils oublient un principe primordial.
Tout travail mérite salaire. »

Et ça se bouscule pour écrire gratis
Dans le Devoir, Pat White, l’éditeur du Huffington Post Québec souligne que les blogueurs se bousculent pour écrire gratuitement pour une entreprise rachetée 300 millions par AOL. Pas pour un organisme sans but lucratif. Pas une entreprise qui a du mal à joindre les deux bouts.

Plusieurs personnes que je connais écriront pour le site web. Projet J a été le premier à dévoiler quelques noms, Françoise David, Amir Khadir, Steven Guilbeault, Normand Baillargeon, Évelyne de la Chenelière, Jean Barbe, Djemila Benhabib, Charlotte Laurier, Bernard Drainville, Yves-François Blanchet, Louise Harel, Philippe Couillard, Michel Kelly Gagnon, Louis Bernard, Jean-Philippe Warren, Pierre Curzi et Bruno Guglielminetti, puis Jocelyne Robert est sortie du placard et explique qu’elle n’offrira pas du contenu original au HPQparticipera, mais qu’on n’exige pas seulement du contenu original, , puis Marc-François Bernier, un professeur, observateur de la scène journalistique. Il souligne qu’il a toujours offert ses analyses et opinions gratuitement aux médias.

Dans un article de la Presse
, le député Yves-François Blanchet souligne qu’il s’agit du même type d’opinion qu’une lettre ouverte dans les médias. Alors dans ce cas, que le HPQ réserve une place identifiée comme étant des lettres d’opinions des politiciens. Mais une chronique régulière ? Non.

Projet J souligne que le Voir s’indigne donc et paye ses blogueurs… 5$ pour 1000 clics, ce qui correspond en gros à un salaire moindre que le salaire minimum. Sans oublier l’historique de Voir avec les pigistes, qui n’est pas très glorieux. Bref, avant de s’offusquer, il serait bon de faire le ménage dans sa propre cour.

Et pour finir, outre les tarifs décents, on doit aussi offrir aux pigistes des contrats équitables et des conditions respectueuses. C’est pour ceci que l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) se bat pour obtenir la négociation collective. Pour avoir des conditions minimums décentes. Ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Plusieurs ont abordé le sujet
Nadia Seraicco parle du fait qu’on attire des personnalités pour bloguer, car ceux-ci attirent la publicité. On ne paye donc pas ceux qui permettent que le site soit rentable.

Patrick Lagacé compatit avec les pigistes, mais n’est pas trop hérissé par le fait que les blogueurs travaillent gratis.

Martin Lessard a parlé de l’effet de l’arrivée du HuffPost sur le visage médiatique québécois sur Triplex.

Même débat en France où les blogueurs ne seront pas payés. Rue89 en parle.

MÀJ : ça continue à jaser sur le sujet. Mario Asselin analyse le sujet et a finalement décidé de ne pas écrire pour le HPQ. Il se demande si la quête de visibilité justifie d’encourager n’importe quel modèle d’affaires. Michel David pointe du doigt Amir Khadir.

Mise au point: J’écris sur mon blogue perso ici pour le plaisir, pour moi, c’est mon coin. Mon choix.

J’ai co-fondé RueMasson.com avec quatre amis pour le plaisir et pour créer un nouveau type de média, notre propre entreprise. Pour le moment, nous ne nous payons pas. Nous ne payons pas les journalistes bénévoles très généreux qui écrivent pour nous. L’argent que l’on fait avec la publicité, on le dépense pour la logistique, l’administration, des flyers et j’en passe. Le jour où nous, les propriétaires, commenceront à se payer, les autres journalistes seront aussi payés. L’un n’ira pas sans l’autre. Il serait vraiment triste de ne pas arriver à développer un modèle d’affaires qui ne pourrait financer le contenu, mais je suis certaine qu’on y arrivera avec le temps. Une entreprise n’est pas toujours rentable du jour au lendemain, surtout dans le monde des médias.

Peut-on utiliser Facebook comme source?

L’affaire Sormany fait beaucoup jaser ces temps-ci. En particulier les journalistes, mais aussi les citoyens. On peut donc être poursuivi pour ce qu’on écrit sur Facebook ? Est-ce que ce qu’on écrit sur Facebook est privé ou public ? Mais que se passe-t-il quand un commentaire Facebook est rendu public sur Twitter (ou toute autre plateforme Web) par un tiers? Est-ce qu’on peut utiliser Facebook comme source journalistique ?

En fait tout dépend. Beaucoup de personnes ont des paramètres de sécurité sur Facebook qui empêchent à certains de leurs contacts de voir une partie des commentaires et statuts. Je me prends comme exemple. J’ai quatre groupes de contacts : de mes amis proches, mes connaissances, à de simples contacts professionnels et ainsi qu’un groupe de personnes que je ne connais pas « dans la vraie vie ». Mes amis proches ont accès à tout. Les personnes que je ne connais pas n’ont accès à presque rien, excepté ce que je rends totalement public. Entre les deux, ça dépend.

À titre de journaliste, j’ai toujours fait la différence entre Facebook et Twitter. L’un est privé (sauf les pages fans) et l’autre est public. Quand je désire citer une personne qui a écrit quelque chose sur Facebook, je lui demande avant. Rigueur simple.

Une collègue journaliste faisait l’analogie suivante à laquelle je souscris. Notre page Facebook est comme notre maison. C’est privé en général. On prête la clef à des amis, parfois on peut simplement les inviter. Lorsque ces gens sont chez nous, lisent une note sur la table de la cuisine ou entendent des propos lors d’une conversation, peuvent-ils répandre cette information sans nous en parler, sans vérifier avec les personnes concernées ? N’est-ce pas semblable?

Alors si une personne utilise le commentaire d’un tiers sur la page Facebook d’une collègue et le publie sur Twitter sans la consulter, est-ce normal, éthique, correct ?

Au fait, pourquoi personne n’a mentionné que l’information a été écrite sur Facebook, mais a été rendue publique sur Twitter? Puisque le profil Facebook de Lise Millette (la collègue en question qui est citée dans plusieurs médias) n’est pas public, n’est pas accessible à tout le monde.

Autre questionnement : Peut-on prendre une photo Facebook sans en demander la permission ?

Et pourquoi n’a-t-on pas contacté Lise Millette pour lui demander si son profil Facebook était si ouvert que ça ?

Une apparition au 19/20 de France 3 Auvergne

Le rédacteur en chef de France 3 Auvergne, Alain Fontan, m’a contactée cette semaine pour me demander une petite entrevue via Skype pour inaugurer une nouvelle chronique hebdomadaire pour l’édition du samedi du 19/20 de France 3 Auvergne : les Auvergnats du bout du monde.

On peut voir cette minute d’apparition après la 22e minute du Journal, c’est à la fin. On peut aussi le voir en baladodiffusion sur iTunes, c’est gratuit.

Durant la minute gardée au montage, j’explique que l’Auvergne est peu connue au Québec. En fait comme me le disait mon compatriote auvergnat, Laurent Maisonnave, l’Auvergne est TOTALEMENT méconnue. Il est rare, très rare que quelqu’un sache où est l’Auvergne quand j’explique d’où je viens. En 24 ans d’expatriation, moins de 10 personnes connaissaient ma région d’origine. Dommage.

Quand on me demande d’où je viens en France, dire que je suis Auvergnate ne suivit que rarement. Je dois expliquer que c’est au centre de la France, à mi-chemin entre Paris et la Méditerranée, à 2 heures à l’ouest de Lyon. J’explique aussi que l’Auvergne est la région de Michelin. Que le siège social de la compagnie de pneus se trouve à Clermont-Ferrand, la plus grosse ville d’Auvergne.

Quelques fromages sont connus ici, le bleu d’Auvergne, le Cantal et le Saint-Nectaire (à un moindre niveau).

Lorsque j’ai vérifié le nombre d’articles écrit sur l’Auvergne avant d’en proposer à La Presse il y a quelques années, j’étais étonnée de n’en trouver qu’un ou deux. Alors j’ai fait un article sur les châteaux en Auvergne, un collègue est allé en Auvergne par la suite pour la trouver ensorcelante.

Bref, l’Auvergne est à découvrir. Ses volcans, ses paysages, ses randonnées, sa nourriture, ses lacs, ses châteaux, son histoire, son Festival international du court-métrage et bien plus.

Annecdote: Les trois livres jeunesse à mon actif ont été fait avec Eva Rollin, une compatriote auvergnate que j’ai connue au Québec.

Autres articles sur l’Auvergne
Mon portrait dans le journal La Montagne.
Le tour de France cycliste en Auvergne
Un billet sur l’Auvergne sur Copines en cavale.
Matinée de marché en Auvergne.
Mon village Saint-Rémy de Chargnat
Un portrait de l’Auvergne

Chronique environnement à Salut Bonjour : les activités écolos pour les enfants

J’étais à Salut Bonjour ce matin pour une chronique environnement pour parler des activités écolos pour sensibiliser les enfants. J’ai tenté de faire une sélection parmi le grand nombre d’activités offertes un peu partout au Québec et ailleurs. J’en reparlerai lors de l’une de mes chroniques au 98,5 FM, car je n’ai qu’effleuré le sujet. Je n’ai pas pu parler de tout, mais ma chronique et les liens sont en ligne sur le site de l’émission.

Vous pouvez aussi revoir la chronique en vidéo sur le site aussi. Je n’aime pas du tout me regarder… On ne voit que nos défauts et le poids que la télé nous fait prendre, mais c’est la vie…

Sur le toit de l’édifice TVA par cette magnifique journée, c’était hyper agréable. La vue sur Montréal en 360 est magnifique ! Un toit vert avec plusieurs plantes et fleurs. J’y verrais bien un potager…

Et la robe que je porte est une création de la designer montréalaise Eve Lavoie, achetée à la boutique Folle Guenille sur Sainte-Catherine.

Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

Autres textes sur le journaliste à la pige:
Pourquoi signer ces contrats indignes?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Journalisme professionnel et contrat équitable
Gil Courtemanche et la solidarité à sens unique
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
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Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

RueMasson à Dimanche Magazine à Radio-Canada

La gang de RueMasson lors du lancement de la version 2 de notre site web: de gauche à droite: Éric Noël, Lisa Marie Noël, Dominic Désilets, Cécile Gladel, David Bruneau et Stéphanie Lalut. Photo: Alex Albert

Ce matin, incroyable reportage d’Arthur Lacomme à Radio-Canada sur RueMasson.com. Le reportage peut être écouté en cliquant sur ce lien. J’en parle souvent et j’y écris plus souvent qu’ici (Oui je sais, le nombre de billets sur La Planète écolo a diminué du même niveau qu’augmentait le nombre de mes articles pour RueMasson.com).

Pour une journaliste pigiste comme moi qui tient farouchement à son indépendance, le summum de celle-ci a été de créer sa propre entreprise de presse indépendante. Avec mes quatre autres collègues, on choisit nos sujets, notre ton, notre angle, etc. C’est notre vision, notre entreprise et notre bébé qui va fêter son premier anniversaire à la fin du mois de février.

Évidemment les défis qui nous attendent sont importants. Dont celui de durer. Et pour durer, il faudra trouver des moyens de se financer à long terme. Pas évident. Pas facile, car il s’agit de ne pas être tributaire de la seule publicité. Pour plusieurs raisons dont deux importantes.
1-On a pu constater les difficultés des médias avec la baisse des revenus publicitaires lors de la dernière crise économique.
2-Au niveau de l’hyperlocal, la proximité est grande entre tous les intervenants dont les « acheteurs » de publicité et les médias. Il faut garder son indépendance et ne pas dépendre seulement de la publicité qui peut s’évaporer rapidement si un commerçant mécontent d’un article décide de faire pression sur le média et de convaincre ses collègues de ne plus annoncer dans le média en question.

RueMasson a choisi, comme il se doit, de séparer le côté rédaction et publicité. Les journalistes ne vendent pas de pub bien entendu et il n’y a aucun lien entre l’achat de publicité et un article évidemment. Ce n’est pas facile (il faut expliquer et ré-expliquer souvent cette séparation aux annonceurs, aux organismes), mais on entend respecter cette indépendance. La règle est simple: on fait un article quand on juge qu’il y a un sujet, un intérêt, une nouvelle. Que le commerce ou l’organisme ait acheté ou non de la publicité n’entre pas en ligne de compte. Il n’y a aucun rapport encore les deux.

Pour réussir, il faut donc innover et expérimenter. Ce qu’on entend faire dans les prochaines années…Que de beaux défis à l’aube d’entreprendre notre deuxième année d’existence.

Le quotidien Le Devoir est l’un des médias québécois qui a gardé la tête hors de l’eau lors de crise. Il a peu de publicité et fait payer une partie de l’accès à ses articles. Sauf que Le Devoir s’appuie sur une solide crédibilité et histoire de plus de 100 ans.

Non je ne donnerai pas mon travail gratuitement !!!

Le projet de loi C-32 du gouvernement canadien sur le droit d’auteur n’est pas équitable. Des artistes connus ont attiré l’attention sur ce projet de loi en allant manifester contre son adoption hier à Ottawa. Les auteurs-compositeurs et chanteurs sont contre. Ils ne veulent pas donner leur musique.

Les auteurs et les journalistes indépendants sont contre. On ne veut pas donner notre travail gratuitement. Pourquoi ce sont toujours les gens qui écrivent qui devraient gracieusement et naturellement partager leurs textes ? Désolée, mais quel professeur va travailler gratuitement ? Quels directeurs d’écoles ? Quels concierges ? Quelle maison d’édition distribuera gratuitement ces livres pour les écoles ? Aucun. Quels commerçants donneront leurs produits gratuitement ? Quel maçon travaillera gratuitement ? Quel avocat ? Quelle secrétaire ? Quel employé ? Alors pourquoi pourrait-on faire des copies de mes textes à des fins éducatives gratuitement ? Pourquoi ne veut-on jamais payer les gens qui écrivent ? Pensez-vous que l’on vit d’amour et d’eau fraîche ?

Je suis touchée doublement. À titre de journaliste indépendante et d’auteure de livres. Car je reçois des sommes d’argent de Copibec pour les copies que font les écoles, bibliothèques, compagnies et autres institutions de mes textes. L’éducation est sous-financée ? Tout à fait d’accord. Mais c’est au gouvernement d’y voir, à l’ensemble de la société. Ce n’est pas aux auteurs et journalistes indépendants, déjà sous-payés, à financer le matériel scolaire.

L’association des journalistes indépendants du Québec fait partie des nombreuses organisations qui s’opposent à cette loi.

Je copie une partie du texte de la pétition que je vous engage à signer en soutien aux auteurs, artistes et journalistes.

Nous affirmons donc avec les auteurs et les artistes :
-qu’il est inacceptable de les priver d’une rémunération équitable en échange de l’utilisation de leurs œuvres;
-que rien ne justifie qu’une catégorie de travailleurs soit contrainte par une loi à renoncer à être rémunérée pour son travail ;
-qu’il est injuste de faire reposer sur les seules épaules des créateurs la défense de leurs droits, en la faisant dépendre d’un recours obligé aux tribunaux ou de la mise en place de mesures de protection technologiques coûteuses.

*Je sais que donner et gratuitement ensemble ne se disent pas. C’est un pléonasme. C’est fait exprès. Pour être bien certaine d’être bien comprise. Vraiment.

Journalistes : statut professionnel et contrat équitable en discussion

Ce matin, dernière journée du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) avec l’Assemblée générale. Hier RueMasson participait à l’atelier sur les médias hyperlocaux. Aujourd’hui, pas d’élections pour le CA, mais deux gros, énormes sujets de discussion : le statut professionnel et les 10 principes d’un contrat équitable. Deux sujets qui me tiennent à coeur pour le respect des droits des journalistes indépendants qui sont bafoués depuis si longtemps. Espérons que les journalistes indépendants pourront compter sur la solidarité de leurs collègues.

Le respect de notre statut, de nos droits et de notre professionnalisme passe par la mise en place d’un statut professionnel. J’en reparlerai. Mais la position de l’AJIQ est claire et je la soutiens totalement.

Pour les 10 principes d’un contrat équitable, c’est une avancée extraordinaire que le sujet soit enfin débattu à la FPJQ qui s’est peu soucié des pigistes dans son existence. (ce qui a d’ailleurs entraîné la création de l’AJIQ, même si plus du quart des membres de la FPJQ sont des pigistes). Ce sera discuté en assemblée générale et, je l’espère, adopté. C’est la résolution 5.

Voici les 10 principes proposés (on ne demande pas la lune, simplement le respect qu’on mérite ):

1. Respect du droit d’auteur
Tout contrat ou bon de commande doit reconnaître la notion de droit d’auteur et offrir une compensation correspondant aux droits concédés. Le journaliste indépendant demeure propriétaire de tous ses droits d’auteur, ne concédant qu’une licence d’utilisation. On ne peut exiger que le journaliste indépendant concède des droits pour des usages (livre, film, traduction, publication/diffusion à l’étranger, etc.) dont l’éditeur ne fera pas l’exploitation.

2. Rémunération acceptable
Toute production journalistique doit être rémunérée selon un tarif décent, compte-tenu du travail et de l’expertise nécessaires à sa réalisation.

Si le journaliste engage des dépenses (voyages, télécommunications ou autres) avec l’accord de la rédaction, ces frais sont remboursables aussitôt les pièces justificatives présentées à l’éditeur, sans égard à la publication/diffusion de l’œuvre.

3. Rémunération pour chaque utilisation de l’oeuvre
Toute exploitation d’une oeuvre par l’éditeur doit être précisée clairement dans un contrat écrit. Une rémunération raisonnable doit être prévue pour chacun des droits concédés, qu’elle soit incluse dans le tarif global (licence) ou spécifiée séparément pour chacun des usages (primes supplémentaires).

En l’absence d’une entente énumérant clairement les droits concédés, le journaliste indépendant est réputé n’avoir concédé qu’un droit de première publication. Toute exploitation subséquente de l’oeuvre, peu importe le média, l’endroit, le temps ou l’utilité (archivage, diffusion en milieu éducatif, etc.), de même que son adaptation à un autre support (livre, documentaire, etc.), doit être autorisée par écrit par le journaliste indépendant et accompagnée d’une rémunération raisonnable.

Tout contrat ou entente conclus lors de la commande d’une œuvre devrait être assorti d’un délai de prescription spécifié (idéalement six mois), au terme duquel l’exclusivité de la première publication devient caduque. Le journaliste devient alors libre d’exploiter son œuvre ailleurs.

L’objet du contrat ne doit être que l’œuvre en tant que telle. Le matériel de recherche (notes, enregistrements, documents imprimés et numériques) demeure la propriété du journaliste.

4. Aucune cession de droits rétroactive
On ne peut exiger que le journaliste indépendant concède des droits supplémentaires sur des œuvres livrées antérieurement. Toute demande de concession de droits supplémentaires doit faire l’objet d’une entente écrite et s’assortir d’une offre de rémunération raisonnable. Le contrat ne porte que sur des droits pour des oeuvres à livrer dans l’immédiat ou dans un futur rapproché. Dans le cas d’oeuvres futures, la nature de ces oeuvres et l’exploitation qu’il est prévue d’en faire doit être spécifiées.

5. Signature du contrat au moment de la commande
La signature d’un contrat doit se faire au moment de la commande et non en cours d’exécution. Faute de contrat signé, l’entente verbale ou écrite consentit au moment de la commande a valeur légale.

Conformément à la loi, tout contrat est négociable. Un contrat imposé n’a aucune valeur légale.

Tout contrat soumis par l’éditeur après la commande correspond à une renégociation des termes du contrat initial, que le journaliste est libre d’accepter ou non.

L’éditeur ne peut exiger la signature d’un contrat comme condition au traitement d’une facture.

6. Durée raisonnable dans le temps
Le contrat peut se limiter spécifiquement à une oeuvre ou s’appliquer à l’ensemble des oeuvres à livrer sur une période d’un an maximum. Tout contrat portant sur plusieurs oeuvres a une échéance d’une durée raisonnable. Ce contrat spécifie clairement la nature et le domaine des oeuvres à livrer.

Conformément à la loi, tout contrat est résiliable.

7. Protection juridique du journaliste indépendant
L’éditeur prend fait et cause pour le journaliste indépendant en cas de poursuite judiciaire.

8. Paiement en 30 jours suivant la réception de la facture
Le mandat est payable dans les 30 jours suivant la réception de la facture, peu importe la date de publication/diffusion prévue. Le paiement seulement après la publication/diffusion est inacceptable.

9. Paiement de l’oeuvre, qu’elle soit publiée/diffusée ou non
Toute oeuvre exécutée et livrée conformément aux termes de la commande et aux normes de l’éditeur doit être payée en entier, qu’elle soit publiée/diffusée ou non.

La pratique des «kill fees» (versement d’une somme inférieure advenant que l’éditeur choisisse de ne pas publier une œuvre qui ne correspond pas à la commande ou à ses normes) est acceptable seulement suite à la remise de la première version de l’oeuvre par le collaborateur. Dans ce cas, la somme payée doit être d’au moins 50% du tarif prévu au départ. À partir du moment où un éditeur commande des modifications à cette version initiale de l’oeuvre, il s’engage à la payer en entier, qu’elle soit éventuellement publiée/diffusée ou non.

Un refus de publication dégage l’auteur de toute obligation d’exclusivité auprès de l’éditeur.

10. Respect du droit moral
On ne peut exiger que le journaliste indépendant renonce à son droit moral, qui le lie à son oeuvre et lui permet d’en préserver l’intégrité. L’éditeur ne peut apporter de changements significatifs à l’oeuvre sans l’autorisation du journaliste indépendant.

L’information hyperlocale, l’avenir ?

RueMasson est l’un de mes projets (avec mes livres et ce blogue) dont je suis le plus fière. Lancer un site de nouvelles hyperlocales avec zéro budget et en investissant de l’argent de notre poche, se faire connaître, travailler en gang, faire des compromis, couvrir des sujets qui nous allument, et réussir en sept mois à faire quelque chose de reconnu, c’est très gratifiant. Il n’y a pas que l’argent dans la vie. Surtout quand on travaille pour soi et non pour quelqu’un d’autre.

En entrevue à Projet J avec Anne-Caroline Desplanques, j’ai parlé de plein de choses, mais surtout de l’avenir de RueMasson. Elle est revenue avec la question que tout le monde nous pose, nous avec. Est-ce possible d’être rentable ? Pourrons-nous un jour vivre de RueMasson ? En faire un média où on paye les gens ? Je n’ai pas encore la réponse. Mais celle de Jeff Mignon dans l’article de Projet J me fait penser que nous avons eu une excellente idée et que l’hyperlocal comme RueMasson représente l’avenir. En plus, je suis totalement d’accord avec lui quand il dit que la publicité ne doit et ne pourra être la seule source de revenus. Il faut avoir plusieurs sources de revenus pour survivre.

Et puis inclure de la publicité n’est pas aussi simple que ça. Il faut une personne pour vendre de cette publicité, l’inclure dans le site de manière intelligente sans bombarder les lecteurs, s’assurer de l’indépendance des journalistes par rapport aux commerçants, gérer le tout. Puis, ça ne veut pas dire que l’argent généré par la publicité serait énorme… Il y a plusieurs étapes à franchir qui demandent de la planification et de la gestion.

Depuis le lancement de RueMasson en janvier dernier, je prends connaissance de l’existence de plusieurs sites du même genre. Lisa Marie Noël a découvert le média de Brooklyn, le site BushwickBK.com, lors de son séjour à New York. Un ami de David Bruneau lui a fait suivre cet article de Media Trend qui se demande aussi si les sites hyperlocaux sont viables et qui m’a permis de découvrir deux sites semblables à Paris, dixhuitinfo.com et dixneufinfo.com.

Il y a aussi le réseau Patch.com qui vient d’être acheté par AOL qui regroupe un réseau de site hyperlocaux aux États-Unis. D’ailleurs, l’une des solutions pour l’hyperlocal est peut-être de s’unir. La plupart des nouvelles se recoupent et peuvent se ressembler. Un exemple ? L’article de RueMasson sur les poules et celui de Dixhuitinfo sur les abeilles. Sujet commun : l’agriculture urbaine.

Bref, n’est-ce pas l’avenir après la mode de la mondialisation, sans oublier l’actualité internationale, tout aussi importante.

Pourquoi bloguer ? Je l’explique sur Canoë

Je blogue depuis octobre 2006. Presque quatre ans. Un plaisir qui se multiplie sur le web pour moi puisque outre ce blogue, j’écris sur Branchez-vous, RueMasson et Workopolis. Bientôt, un quatrième endroit se rajoutera. À suivre.
Pour le moment voici le portrait de blogueuse qu’a fait de moi Simon-Pierre Goulet. La vidéo semble avoir disparu. Je ne la trouve plus.

Sympa. Le texte est là.

J’ai trouvé drôle et dommage que le logo de Rue Frontenac a été brouillé, car il est collé sur mon ordinateur depuis plus d’un an… Avec celui de RueMasson et un autre slogan.

Quand on se fait tirer le portrait…

Maudit que ça fait plaisir. Oui, je suis une fille de Terre. Mon amie et collègue Marie-Julie Gagnon a eu une idée de génie. Son nouveau vlog – blogue Préfaces permet de découvrir des auteurs d’ici. Elle ne pose pas les questions habituelles. Ça permet d’en savoir un peu plus, de connaître les facettes cachées des auteurs. On peut y voir Patrick Dion, Mélodie Nelson et Annie Bacon.

J’ai le grand plaisir d’être la quatrième auteure à apparaître dans Préfaces. Une expérience géniale. Évidemment, on a bien ri, comme toujours avec Marie-Julie. Elle m’a aussi fait dire des choses que je n’avais jamais évoquées avant. Par exemple ce cours d’écriture que m’a fait donner ma mère quand j’avais 16-17 ans. Mon écriture était trop compliquée, sinueuse avec des phrases interminables. L’étudiante qui m’a donné le goût d’écrire, qui m’a montrée, m’a fait recommencé, réécrire, expliqué a été déterminante. Ses conseils et son enseignement m’ont toujours accompagnée. Malheureusement, je ne l’ai jamais revu et je ne me souviens que de son prénom Pascale. Je me souviens de son petit appartement où je passais une heure une fois par semaine.

L’entrevue avec Marie-Julie m’a rappelé l’importance de ce cours, de cette jeune femme de quelques années mon aînée. Je l’avais presque oublié. Je devrais demander à ma mère et sa mémoire d’éléphant si elle se souvient de son nom. J’ai aussi avoué que j’avais des idées sous la douche. Pour équilibrer le tout, j’en ai aussi en faisant du vélo. Pédaler me délie le cerveau ou me l’aère… Mais difficile de prendre des notes sur une bicyclette. Pour ne rien oublier, je suis le fil de mon idée et je la développe. Je peux écrire un livre complet en roulant, mais j’en oublie parfois le début…


Pourquoi écrire…

Aussi, j’écris pour laisser une trace à défaut de faire des enfants. Et j’écris pour les enfants. Bref, j’étais vraiment émue de regarder ce vidéo, de lire le titre, Fille de Terre. Ça rime avec Fille de mon père. Celui qui n’est plus présent physiquement, mais qui accompagne chacun de mes souffles. Un père qui travaillait la terre et qui me l’a fait aimer. Et de l’autre côté de la barrière, mon neveu Tristan et Hugo le fils de ma meilleure amie. La vie, l’avenir qui me pousse et m’inspire. L’imagination de Tristan, ses idées me nourrissent. Hugo est mon public. À 16 mois, il aime vraiment le Pirate des caramels. Il réclame quelques pages chaque soir, inlassablement. Il pense que je suis Fée Colo, l’un des personnages. Il dit le mot bactérie sans savoir ce qu’il veut dire, car il l’a entendu dans un des Pirate.

Finaliste aux Grands prix du journalisme indépendant de l’AJIQ

Joie, bonheur, nervosité et fierté quand j’ai appris que j’étais finaliste dans la catégorie Article pratique des Grands prix du journalisme indépendant organisés par l’AJIQ. C’est la première fois que ça m’arrive. Ça peut paraître peu modeste d’en faire un billet, mais il faut parfois se féliciter et publiciser nos bons coups et surtout parler de l’AJIQ.

En plus, l‘Association des journalistes indépendants du Québec est une organisation qui me tient à coeur. J’ai siégé quatre ans sur le conseil d’administration. Je ne cesse de me battre pour l’amélioration des conditions de tarifs, contrats et travail des journalistes pigistes. Alors, je profite de ma nomination comme finaliste pour en parler encore. Pour souligner combien il est important pour les pigistes de s’unir, de devenir membre de l’AJIQ. Remplissez votre formulaire d’adhésion aujourd’hui, on peut le faire en ligne.

Il est aussi important de participer en grand nombre au gala du 3 juin prochain qui annoncera les grands gagnants. J’y serai, bien sûr. Et ce sera l’occasion d’acheter une belle robe et de se faire belle ! Les billets sont en pré-vente au coût de 50 $ avant le 16 mai. Après ce sera 65 $. Aucun billet ne sera vendu sur place le soir même. Alors venez en grand nombre, on peut les acheter facilement sur le web.

J’en profite pour féliciter Jean-Benoît Nadeau et Carolyne Parent qui sont sélectionnés dans la même catégorie que moi. Je suis fière de côtoyer des gens de cette qualité que je lis depuis plusieurs années. J’ai commencé à la pige et je suis revenue au journalisme en assistant à une formation de Jean-Benoit qui m’a grandement inspirée. Avec mon mentor, Carle Bernier-Genest et mon père, il est la troisième personne que je dois remercier.

Je félicite les autres sélectionnés, plusieurs amis et connaissances ( Dominique Forget, Lisa-Marie Gervais, Catherine Mathys, Steve Proulx, Melissa Maya Falkenberg, Charles Plourde, Arthur Lacomme, Mathieu Burgard, Pascal Léveillé), la liste est longue, et illustre la vitalité et la qualité du journalisme indépendant.

L’année dernière, je n’avais pas présenté ma candidature, car j’étais membre du CA, mais le gala 2009 était magique et grandiose. La parodie de Pierre Karl Péladeau de Christian Vanasse était hilarante. Même si l’organisation est séparée du CA, je ne voulais pas qu’il persiste un doute. Cette année, quand j’ai décidé de ne pas me représenter, je me suis dit que c’était donc une bonne idée de présenter plusieurs articles à ces Grands prix. L’un est parvenu en finale. Hourra.

AJOUT : Ma collègue de RueMasson, Lisa Marie Noël m‘a fait toute une surprise en écrivant un article sur le sujet.

Autres articles sur le journaliste indépendant et l’AJIQ:
Pourquoi signer ces contrats indignes ?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Mandat terminé au CA de l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ ? Par solidarité.
Financeriez-vous un pigiste pour un reportage ?
L’arroseur arrosé: Quebecor se bat pour ses droits d’auteur et moraux.
Quand la diversité n’existe pas…
Signeriez-vous ça ?
Le journalisme indépendant, un nom, une marque.
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Un petit Coup de Pouce !

Bonheur et joie lorsque j’ai lu cet article de ma collègue Annie Richer dans Coup de Pouce hier matin. Il est toujours agréable d’être remarquée et reconnue. Surtout quand on lit quelque chose d’aussi gentil et agréable:

«Cécile Gladel est auteure, journaliste indépendante (pour Coup de pouce, notamment) et, surtout, passionnée d’écologie, d’engagement social et de consommation responsable. Quand les discours environnementaux s’embrouillent et qu’on peine à s’y retrouver, elle s’empresse de prendre le clavier et d’éclairer nos lanternes. Cette Auvergnate d’origine, Québécoise d’adoption, a le don de lancer des discussions enlevantes sur les questions d’actualité et de dénoncer la bêtise. »

J’essaye d’éclairer les lanternes, même s‘il semble que le journalisme environnemental est en voie de disparition. Une chance que je me diversifie et que je travaille sur divers autres sujets.

On découvre aussi d’autres blogues que l’on ne connaissait pas. Allez voir.

Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?

La vie de journaliste indépendante est difficile. On nous soumet des contrats et des tarifs ridicules. J’en ai déjà parlé. Quand on vous offre un beau contrat, un tarif supérieur à la moyenne et une certaine régularité, c’est formidable. Quand vous prenez la décision de ne pas accepter ce contrat, car il y a un petit hic, vous en avez le coeur brisé. Mais je persiste et continue à dire que tous les journalistes pigistes devraient être membres de l’AJIQ. Pour garantir l’avenir du journalisme indépendant. (Voir la vidéo à la fin de ce texte).

C’est ce que je viens de faire, la mort dans l’âme (Pas devenir membre de l’AJIQ, mais refuser un contrat). J’en ai honnêtement les larmes aux yeux. De tristesse et de rage de devoir toujours choisir. Je ne vous donnerai pas les détails sur le nom du client. Mais je peux vous dire que c’était quelque chose d’intéressant, de passionnant que j’aurai adoré faire. Et très bien payé. Sauf que je devais renoncer à mes droits moraux. Aucune négociation possible.

Je ne pouvais pas, même en secret, signer un tel contrat. J’aurai eu l’impression de trahir mes collègues, mon association (l’AJIQ), mon métier. À titre de membre du CA de l’AJIQ, je me suis battue pendant plus de quatre ans contre la cessionle renoncement à ses droits moraux. Je suis montée aux barricades pour dénoncer de tels contrats. J’ai conseillé mes collègues de ne pas signer. Comment aurais-je pu signer ? J’ai réfléchi. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais aller à l’encontre de mes principes.

Ça me brise le coeur, car je me prive ainsi d’un revenu intéressant et de l’écriture de textes différents de ce que je fais habituellement. Mais c’est ainsi. J’ai choisi puisqu’aucune négociation n’était possible. J’ai choisi de ne pas signer pour garder ma crédibilité et mon éthique personnelle.

J’en parle car je veux que tout le monde sache que notre métier n’est pas toujours facile. Je veux que l’on sache que tout n’est pas rose et que de nombreux autres journalistes choisissent aussi de renoncer à de bons contrats qui payent bien pour une question de droits et de principes. Et puis j’ajouterai que j’aimerais que les éditeurs qui nous font signer ces contrats sachent qu’il y a des implications humaines derrières ces simples mots et ces contrats qui ne semblent être que des bouts de papier. Qu’il y a des décisions déchirantes que l’on doit prendre. Que tout n’est pas que business et cash…Il y a des humains, des professionnels qui tiennent et aiment leur métier.

Je veux aussi pouvoir toujours dire à d’autres journalistes de ne pas signer et leur donner mon exemple. Car sans union et solidarité, on ne fera jamais avancer les choses. Je veux aussi que ça change et que l’on n’impose plus des contrats inacceptables. Car c’est injuste, vraiment trop injuste. Mais j’ai fait le meilleur choix. Car il faut s’unir pour agir.
J’en profite pour vous présenter la vidéo préparée pour l’AJIQ pour sa nouvelle campagne de recrutement dont parle Nicolas Langelier. Bref, devenez donc membre de l’AJIQ. C’est important.

Autres textes sur le journalisme et les contrats:
Mandat terminé au CA de l’AJIQ.
Quebecor: l’arroseur arrosé
Signeriez-vous ça ?
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Mandat terminé au CA de l’AJIQ

Depuis le 10 mars dernier, un nouveau conseil d’administration a été élu lors de l’Assemblée générale annuelle de l’AJIQ. Je ne me suis pas représentée. Après quatre mandats au sein du CA de l’Association des journalistes indépendants du Québec, j’ai jugé qu’il était temps de laisser la place à d’autres et de m’occuper de mon autre bébé, RueMasson. Entre deux bénévolats importants, il fallait choisir.

J’ai été élue pour la première fois au CA de l’AJIQ en mai 2006. Pendant ces quatre années, l’AJIQ a évolué et n’a jamais eu autant de membres en règle. Il reste cependant beaucoup de travail à faire pour aller chercher les nombreux journalistes indépendants qui ne sont pas membres de l’Association. Ce que je vais faire en m’impliquant dans le comité recrutement. La cause des pigistes me tient à coeur. Il n’était pas question que je m’en désintéresse totalement. C’est mal me connaître.

Je reste impliquée et j’encourage les journalistes indépendants, recherchistes, photographes et autres de devenir membre de l’association. Je donne plusieurs raisons de devenir membre dans un autre billet. La première: la solidarité.

Autre texte sur le journaliste à la pige:
Quebecor: l’arroseur arrosé
Signeriez-vous ça ?
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Pourquoi devenir membre de l’AJIQ? Par solidarité!

Souvent les pigistes me demandent pourquoi devenir membre de l’AJIQ. Il y a plus de 20 raisons très tangibles sur le site de l’AJIQ. La première raison, selon moi, en est une de solidarité et de regroupement. On se plaint des mauvais tarifs, des contrats abusifs, des mauvaises conditions de travail, de l’isolement des pigistes et bien plus. Justement, en devenant membre de l’AJIQ, on donne à l’association le pouvoir de négocier, la force du nombre, l’élan solidaire. Un premier pas a été franchi grâce à l’entente avec GESCA, il faut maintenant continuer en devenant membre et en se positionnant avec l’AJIQ pour la cause des journalistes indépendants.

Si j’ai quitté le CA de l’AJIQ, j’en reste membre avec fierté, et je m’y implique toujours, car la cause des pigistes et la solidarité me tiennent à coeur.

Voici ce que j’écrivais dans le premier bulletin de l’année, l‘Indépendant de janvier 2010. En passant, si vous voulez recevoir l’Indépendant, écrivez-moi (cecile.gladel at gmail.com) en mentionnant abonnement Indépendant. Tout le monde peut le recevoir pour en connaître plus sur le journalisme.

Je profite de ce premier bulletin de l’année 2010 pour vous souhaiter au nom du CA de l’AJIQ une excellente année, remplie de contrats dignes, de tarifs plus élevés, mais surtout d’une solidarité plus présente.
Une solidarité entre journalistes indépendants qui pourrait d’abord s’exprimer en devenant membre de l’AJIQ. Évidemment, l’AJIQ est un regroupement de journalistes indépendants professionnels et offre des services à ses membres.
Mais l’AJIQ est aussi le lieu de regroupement de tous les journalistes indépendants, l’association qui les représente dans le domaine politique. Pour que la voix de l’association soit forte, les journalistes indépendants doivent s’unir autour d’elle. Car je le répète, il faut s’unir pour agir.
Une résolution pour 2010 ? Encouragez vos collègues à devenir membres de l’AJIQ. Devenez membre de l’AJIQ. Nous avons besoin de vous.

Je le répète, car je reste persuadée que la solidarité est primordiale parmi les journalistes pigistes, mais aussi les permanents. Nous exerçons le même métier, chacun à sa place. La solidarité doit être de tous les bords.

Par ailleurs en obtenant de meilleurs tarifs, les pigistes ne deviennent plus de la concurrence déloyale envers les permanents. On sera enfin payé au même niveau sans être traité comme du «cheap labor».

Financeriez-vous un pigiste pour un reportage ? (MAJ The Tyee)

L’initiative du photographe de RueFrontenac Martin Bouffard m’a inspirée et donnée des idées. Ce dernier a ramassé 2 600 $ pour financer son voyage en Haïti en Twittant. Il est parti avec un journaliste de Rue Frontenac, Vincent Larouche. leurs reportages sont sur Rue Frontenac. Quelques heures et la solidarité faisaient effet. J’y ai participé. À la mesure de mes maigres moyens de journaliste indépendante.

Cette initiative fait parler. Certains comme mon collègue Steve Proulx n’approuve pas. Il souligne que tout l’argent doit servir pour Haïti en ce moment. Je pense que l’un n’empêche pas l’autre. Cela ne m’a pas empêchée de donner à Médecins sans Frontières. Cela ne m’empêchera pas de donner à d’autres organismes pour Haïti.

D’autres pensent qu’envoyer un journaliste et un photographe en plus en demandant de l’argent n’était pas nécessaire. Plusieurs s’expriment tant chez Steve que chez Dominic Arpin. C’est leur opinion. Je ne la partage pas. Je crois qu’il est intéressant qu’un organe de presse indépendant comme Rue Frontenac puisse couvrir cette tragédie. Chaque journaliste présent ramène quelque chose de différent. C’est ce que je constate en étant branchée sur Radio-Canada, radio et télé, CNN, France 2, La Presse, Rue Frontenac.

Autre point de vue, celui d’une journaliste indépendante qui a l’habitude de financer de sa poche ses voyages à l’étranger. Ma collègue Mariève Paradis a écrit un message sur le billet de Rue Frontenac. Elle souligne que les journalistes de Rue Frontenac vivent la réalité habituelle des journalistes indépendants: insécurité financière, travailler sans filet, etc.

Il est vrai que parfois, il y a une certaine incompréhension entre les journalistes permanents et indépendants. Pourtant, on fait le même travail, nous faisons du journalisme. Certains pour un seul média, d’autres pour plusieurs. L’un n’est pas mieux que l’autre. Seulement différent.

Il est donc évident que plusieurs journalistes pigistes ont réagi comme Mariève lors de la demande de financement de Rue Frontenac. Les journalistes indépendants ont l’habitude de s’autofinancer lorsqu’ils partent à l’étranger ou même en reportage à l’extérieur de chez eux. Aucune revue ou média (sauf exception) ne rembourse les frais de voyage des journalistes indépendants.

C’est pour ceci que l’initiative de se faire financer des journalistes de Rue Frontenac m’a inspirée. Serait-ce une nouvelle manière de faire du journalisme ? Se faire financer des reportages ? Serait-ce une solution pour les journalistes indépendants pour arriver à faire des voyages à l’étranger ?

Dominic Arpin parle justement de l’initiative américaine Spot.us qui permet de financer des reportages. Intéressant. À explorer. Du reportage coopératif financé par les lecteurs. Les journalistes indépendants ont l’habitude de vendre leurs histoires. On le fait avec les rédacteurs en chef. Pourquoi pas sur Internet.

Ou alors devrait-on se trouver des commanditaires pour les billets d’avion, le logement ? Trouver des ententes avec les compagnies aériennes ? Les ONG ? Va-t-on nous accuser de ne pas être impartiaux ?

N’est-ce pas la même chose lorsqu’on fait des voyages de presse ? Nous sommes invités, tout est payé. D’ailleurs, c’est souvent la seule manière pour les journalistes indépendants de voyager. L’important étant d’indiquer que le voyage a été payé et de rester critique et rapporter la réalité. Ensuite, c’est chacun son éthique. Que l’on soit journaliste pigiste ou permanent d’ailleurs. Car tout le monde participe aux voyages de presse.

Car plusieurs de mes collègues pigistes voyagent. Trop souvent à leur frais. Ils se payent eux-mêmes le billet d’avion, se débrouillent avec les moyens du bord. Je pourrais faire une longue liste de collègues qui s’autofinancent. D’autres arrivent à glaner quelques bourses.

Les bourses Nord-Sud sont financées par l’ACDI, organisée par le FPJQ, la bourse Québec-Japon. Il y a avait les bourses Air France qui offrait des billets d’avion à des journalistes. Malheureusement, après une polémique dans le Trente, ceci n’existe plus. Dommage pour les pigistes.

Qui serait donc prêt à financer un journaliste indépendant pour un reportage à l’étranger ? Pour un reportage ici au Québec spécifique ? Est-ce préférable le style commanditaires ?

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les journalistes indépendants, le site internet de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) en parle en long et en large. Le Répertoire présente les journalistes membres.

L’une de mes amies Facebook, Brigitte Gemme, m’a souligné une initiative très intéressante en Colombie-Britannique, The Tyee. Un quotidien en ligne qui existe depuis 2003, totalement indépendant et financé par le public. L’histoire est ici. Est-ce un nouveau modèle de média ? Un modèle que développe aussi Rue Frontenac. Un modèle qui ne se base pas seulement sur la publicité, mais sur l’abonnement, sur le financement des citoyens ?

Il y a 5 ans, le tsunami…Des journalistes québécois étaient sur place…

Il y a 5 ans, plusieurs collègues journalistes sont partis en catastrophe pour couvrir ce drame, le tsunami en Asie. À leur retour, j’ai recueilli leurs témoignages pour écrire mon premier article pour le Trente, la revue des journalistes !

Pour se rappeler ce qu’il s’est passé, voici l’article en question, vous pouvez le lire ici.

L’arroseur arrosé: Quebecor se bat pour ses droits d’auteur et moraux!!!

Je parle souvent de la situation peu avantageuse des journalistes indépendants et du peu de respect des droits d’auteurs et moraux de nos textes. TVA Publications, propriété de l’empire Quebecor, a reçu le prix citron de l’AJIQ pour leur contrat indigne et totalement inacceptable.

En effet, tel que je le dénonçais ici, TVA Publications oblige les pigistes à signer un contrat qui nous dépouille de nos droits d’auteurs et moraux pour l’éternité et le monde entier.

Sauf que parfois, le balancier nous revient. Rue 89 résume l’histoire d’un millième lipdub produit par les jeunes de l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy en France. La chanson utilisée l’a été sans l’autorisation de Musicor, qui fait partie de la grande famille de Quebecor. Il semble que le droit d’utiliser la version de cette chanson de Luc Plamondon interprétée par Marie-Mai avait été refusé. L’UMP l’a quand même utilisée. L’avocat de Musicor leur a rappelé que des droits d’auteur et moraux ça se respectent.

J’aimerais que les dirigeants de Quebecor se rappellent que les droits d’auteur et moraux des journalistes indépendants, ça se respecte aussi et se rémunère dignement. Pas à coups de tarifs au feuillet plus bas que le salaire minimum.

Seul blogue du Québec en lice pour les blogs de l’info en France !

Je vais vous reparler périodiquement de la Coupe de l’Info et de l’élection des blogs de l’info d’ici la fin du vote sur Internet le 23 janvier. Je donnais les grands points ici. Je vous rappelle que je suis l’une des cinq finalistes dans la catégorie blogue développement durable. La seule québécoise (oui je suis aussi française, mais c’est le seul blogue du Québec) parmi les six catégories. Et l’une des quatre journalistes indépendantes. Les autres finalistes sont des blogues de journalistes de grands médias français.

Chaque fois que je regarde les finalistes, que je pense à ce concours, mon étonnement, mon ravissement et ma fierté augmentent d’un cran. Pas au point d’avoir la grosse tête. Simplement contente et heureuse.

Car les journalistes indépendants n’ont pas les moyens d’un gros média et que je milite depuis longtemps pour la reconnaissance des journalistes indépendants. Car je suis très fière de représenter le Québec. Car je n’ai jamais eu de grandes prétentions pour mon blogue. Car je suis heureuse que mes compatriotes français m’offrent une certaine reconnaissance.

Finalement, mon seul regret est de ne pouvoir me rendre à Courchevel le 23 janvier prochain pour la soirée qui dévoilera les gagnants. À moins qu’une compagnie aérienne ne veuille me commanditer?

Avez-vous voté?

Est-ce mieux de travailler pour une femme ou pour un homme?

Avez-vous eu plusieurs types de patrons. Des hommes et des femmes. Avez-vous une préférence?
Quels étaient les caractéristiques des uns et des autres ? Est-ce plus facile de travailler pour un homme quand on est une femme ou pour une femme quand on est une femme ? Ou le contraire?

En réfléchissant à tout ceci, je me rends compte que j’ai souvent eu des patrons mais peu de patronne. D’ailleurs depuis 6 ans, je suis ma propre patronne et je m’en porte très bien.

Le seul problème que j’ai eu avec une femme est qu’elle était plus vieille que moi et semblait avoir peur de moi et de mes compétences. Dommage. Mais c’est une seule expérience qui ne peut mettre toutes les femmes plus vieilles dans le même bateau.

Et vous? Racontez-moi vos histoires, je cherche des témoignages, des histoires par uniques mais plus larges et générales que la mienne. Si vous ne voulez la racontez en public, écrivez-moi par courriel: cecile.gladel@gmail.com

Donner, à qui et comment ? dans le dernier Coup de Pouce



Attention, auto-promotion. Dans le dernier numéro de la revue la plus vendue au Québec, Coup de Pouce, celui de décembre, j’écris un article sur le don. Une première collaboration pour cette revue. Très heureuse.

L’article n’est pas offert en ligne, puisqu’il est dans la revue imprimée et en kiosque en page 61.

De quoi parle-t-il ? Du don aux organismes en tout genre, aux fondations, aux causes diverses. La générosité est devenu une véritable industrie. On se bat pour obtenir notre argent et souvent on fait appel à nos émotions. Dans l’article, j’explique comment reconnaître la légitimité de l’oeuvre, comment vérifier la part des frais d’administration ( incontournables), les différentes manières de récolter des dons, et comment donner au mieux pour nous et pour les organismes.

Finalement, je termine avec la liste des organismes les plus riches…Grosse surprise. La liste est celle de l’Agence du revenu du Canada selon la liste des organismes qui reçoivent le plus de dons déductibles d’impôts. Je vous laisse aller en page 66 de la revue pour trouver ces 10 organismes où l’on trouve deux universités, un hôpital, Centraide du Grand Montréal qui redistribue ensuite à de nombreux petits organismes qui peuvent ainsi vivre. Mais je peux vous dire que leurs dons annuels se chiffrent de 62 millions pour le numéro 1 à 16 millions pour le 10e. Petite comparaison avec d’autres organismes: l’Association québécoise de la fibromalgie reçoit 821 $ tandis que l’Association québécoise de prévention du suicide 51 000 $.

Enfin, mes chiffres n’incluent pas les montants que certains petits organismes comme les deux cités ci-dessus pourraient recevoir de Centraide par exemple. D’ailleurs, pour connaître les quelques centaines d’organismes qui bénéficient de l’aide de Centraide, il suffit d’aller sur leur site internet.

Pour vérifier si l’organisme que vous souhaitez appuyer est un réel organisme de bienfaisance reconnu par le gouvernement fédéral, rendez-vous sur le site de l’Agence du revenu. J’explique comment vérifier les chiffres en page 66 de la revue.

Finalement, je parle aussi des causes plus populaires et plus « noble » et médiatiques. La cause de la santé mentale n’est pas aussi populaire que celle du cancer du sein par exemple.

Et vous, donnez-vous ? À qui ? Et comment ?

Signeriez-vous ça ?

« Je cède à TVA tous mes droits, titres et intérêts (y compris les droits d’auteur) relativement aux Oeuvres passées, présentes et futures transmises ou à être transmises à TVA, le tout de façon exclusive, irrévocable, à perpétuité pour le monde entier et pour toute exploitation et reproduction d’une partie ou de la totalité des Oeuvres sur tout format et tout support (y incluant en format individuel, collectif, électronique, en recueil ou dans des banques de données). »

Mise à jour : il n’y a pas que TVA Publications qui fait signer de telles horreurs, les publications Charron aussi (La Semaine). Pour 65 $ le feuillet. Voici un extrait du contrat en question.

«À la réception des textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées, conformément au présent bon de commande, je transfère et cède de façon exclusive et perpétuelle, sans limitation de territoire, tous les droits, titres et intérêts sur ces textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies affiliées. De plus, je renonce, en faveur des Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées à tous les droits moraux que je pourrais avoir actuellement et dans l’avenir, aux termes de la loi sur les droits d’auteur ou de créateur commandé par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées conformément au présent bon de commande.

AJOUT: L’AJIQ, dont je fais partie du CA, a souvent dénoncé ce type de contrat et ce contrat en particulier. C’est ici, ici et ici. J’en parle aujourd’hui, car deux pigistes m’ont écrit dernièrement pour me dire que la pression s’accentuait pour signer.

J’ai écrit trois textes pour Clin d’Oeil et Passion en refusant de signer. Mais je n’ai plus de commandes depuis juin…Généralement les textes sont payés 100 $ et moins le feuillet. Pour céder tous ses droits, ça coûte beaucoup plus cher, très cher. Question de respect…

Autre texte sur le journaliste à la pige:
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

C’est quoi une nouvelle exclusive???

Ce matin, La Presse parle d’une étude sur le fait que Céline Dion pourrait chanter en espagnol et se faire des millions de nouveaux fans. L’article est chapeauté du mot: exclusif. C’est un peu tiré par les cheveux, non…

Il n’y a rien d’exclusif dans la nouvelle. En effet, les deux professeurs qui ont effectué l’étude en parlaient chez Christiane Charette en février dernier. La seule exclusivité est le fait que l’étude est terminée. Moyen.

Par ailleurs, dans le bulletin de l’Université de Montréal du 18 février on mentionne leur passage à l’émission. Il y a un article de La Presse canadienne sur Cyberpresse daté du 18 février aussi.

N’a-t-on pas l’exclusivité un peu trop facile ?

Je couvre autre chose que l’environnement…

Un peu d’auto-promo. Ce soir, une amie me disait que j’étais (évidemment) très identifiée à l’environnement comme journaliste. Mais je couvre autre chose. J’en profite donc pour rappeler tout ce que j’ai fait hors environnement…Car si j’aime couvrir l’environnement, j’apprécie aussi en sortir parfois. Et ce billet me permet de faire un survol et me rappeler ce que j’ai écris…

Ou ce que je fais aussi pour Workopolis actuellement, carrière, métiers. Mon dernier article sur les retraités qui doivent continuer à travailler est ici.

Mais j’ai couvert de nombreux sujets sociaux ( j’aime beaucoup et j’ai de nombreuses idées toujours et encore) comme les dossiers que j’avais fait pour la Presse (ahh c’était le bonheur ces dossier pour le cahier Actuel, qui n’existe plus) sur Cracher, le congé paternité, les politiciennes qui ont des bébés « en service », sur le bonheur à Repentigny, les femmes monoparentales qui vivent ensemble sur le modèle de La Galère, la folie du mariage du 7 juillet 07, les ingénieurs (femmes et immigrants), les immeubles vacants à Montréal, même un article sur les plantes aphrodisiaques, etc…

J’ai écrit de nombreux articles sur l’activité physique et le sport tant pour La Presse (cahier Actuel) que pour la revue Mieux-Être (pour laquelle j’ai arrêté d’écrire). Voici quelques sujets couverts: le yoga, l’aquaforme, le trapèze, trampoline, une nouvelle discipline peu connue: Nia, la Boxe ou la Savate, la randonnée automnale, la Gyrotonic, les cours de danse, le plein air, l’équitation, etc.

D’ailleurs, je m’ennuie du sport et du plein air. J’espère recommencer à écrire sur le sujet très bientôt.

J’ai aussi fait des entrevues, souvent pour Mieux-Être avec Josée Blanchette, Albert Jacquart, Jean Lemire, David Suzuki, etc.

Mais aussi la pyscho, la santé pour Guide Ressources (qui n’existe plus). J’avais écrit sur le célibat, la méditation, les ados et le cannabis, les défis de la vie de célibataire, l’industrie pharmaceutique, l’impact des jeux de rôles sur Internet, la méditation, la préparation à la naissance, la biodanza, la ménopause, la sclérose en plaques, et plusieurs autres…

Pour Femmes plus (qui n’existe plus), j’avais fait des articles sur les meilleurs CD de relaxation et sur les endroits pour se retirer dans le silence. Des articles que je devrais ressortir et réactualiser d’ailleurs. Car ce ne sont que quelques exemples…

Bref, il est temps que je publicise mon off-environnement. Car il n’y a pas que ça dans la vie. D’ailleurs, dans le prochain numéro de Coup de Pouce, celui de décembre 2009, je parle du don et des meilleures manières de donner. À suivre très bientôt. Il devrait sortir en kiosque ce vendredi ou le prochain.

Le journaliste indépendant: une marque, un nom ou une réputation?

Article très intéressant de Stéphane Baillargeon dans le Devoir ce matin. Il parle du journaliste qui deviendrait maintenant une marque en utilisant l’exemple de Dominic Arpin.

Dommage en passant qu’il n’ait pas parlé à Nicolas Ritoux, qui a fait une excellente présentation de son projet Pigistes anonymes lors du dernier 6 à 8 du journalisme de l’AJIQ.

Je crois que le journalisme change mais restera toujours du journalisme. Certains journalistes indépendants doivent gérer leur « marque ». Sauf que je parlerai plus de son nom que d’une marque. Plus d’une réputation que d’un logo. Pas tous les journalistes indépendants choisissent de le faire. Je le fais car je crois que c’est l’avenir et que j’aime bien ajouter des cordes à mon arc. J’aime cultiver ma polyvalence et ne pas me cantonner à un seul type de contrat. Certains préfèrent la jouer plus discret. Chacun son truc.

Actuellement on parle de marque, mais le journaliste indépendant vit de son nom et a toujours vécu de son nom, de sa réputation, etc. Rien de nouveau. Que ce dernier améliore son offre de service n’est pas un problème. Ou disons son champ d’expertise et ses compétences. Il reste un journaliste qui est propriétaire de son nom. Et puis chacun est libre de se publiciser ou marketer comme il l’entend. La diversité a bien meilleur goût!

La notion de marque est un peu poussée, je pense. Dominic Arpin est une exemple parmi les plus connus, il en existe d’autres. Je crois que dans l’article de Stéphane Baillargeon, il manque un autre exemple, celui d’un journaliste indépendant qui vit de son nom et de ses compétences diverses.

D’ailleurs, avant l’article du Devoir, il y a eu cet article de Fast Compagny nous rappelle Michel Dumais sur Twitter.

Il y a aussi cette chronique de Nicolas Langelier dans le Trente sur la nouvelle tendance en matière de journalisme très ciblé.

La pollution peut-elle causer le cancer du sein?

Je voulais parler de cet article depuis longtemps. Depuis la sortie en kiosque du numéro spécial de Clin d’Oeil sur le cancer du sein, je voulais parler de cet article que j’ai signé sur les causes environnementales de cette terrible maladie. En fait, on aurait pu faire le même article pour l’ensemble des cancers.

Alors c’est dans le numéro d’octobre, encore en kiosque, de Clin d’Oeil. Le texte n’est pas en ligne mais en page 141 selon le sommaire.

En passant, si vous avez le magazine, la Josée dont je cite le témoignage dans mon article est la même qui est prise en photo en page 177. Magnifique. Ce reportage est maintenant en ligne sur le site de Clin d’Oeil.

Le cellulaire peut vous pièger…surtout quand un journaliste est proche…

Est-ce que les gens qui parlent fort dans leur téléphone portable vous dérangent ? Souvent, il n’est pas agréable d’entendre une partie de la vie privée de personnes qui, sans aucune gène, crient presque dans leur cellulaire.

Parfois, il faut faire attention à ce que l’on dit. Comme lorsque vous parlez avec une autre personne. Les murs ont toujours des oreilles. Surtout quand un journaliste est proche.

Aujourd’hui, assise dans un lieu public, une jeune femme arrive dans mon environnement. Elle parle fort au téléphone. Sans qu’elle soit proche de moi ( 4 ou 5 mètres), j’entends très clairement ce qu’elle dit.

Au fur et à mesure de ses conversations, je comprends qu’elle parle d’un black-out qui serait survenu à V (l’ancien TQS). Un black out de 20 minutes. Je twitte le tout. «Ne parlez pas au cell à côté de journalistes, ils écoutent 🙂 Des clients (pub) se plaindraient que V ait eu un black-out hier soir de 30 min ?»

Mon collègue Richard Therrien le confirme et reprend le tout sur son blogue.

J’espère que V n’annulera pas la publicité que la chaîne achète sur mon blogue comme c’est arrivé au Voir après la chronique de mon ami Steve. J’oubliais, il n’y a pas de publicité sur ce blogue où j’écris tout à fait gratuitement pour mon seul et unique bénéfice. Ouf.

Au moins Steve tente de rattraper le tout en écrivant une chronique inoffensive. Mais c’est grave. Ce qu’à fait V est une entrave à la liberté d’expression. De telles tentatives, j’en ai déjà vu. Surtout des tentatives d’obtenir de la publicité gratuite dans certaines revues peu scrupuleuses.

D’ailleurs, on m’a déjà demandé de regarder les publicités du magazine pour lequel j’écrivais et de m’en servir pour mes sources. J’ai refusé et je n’écris plus pour cette revue. Le service de publicité et la rédaction d’un média doivent être séparés. Un mur. Ça s’appelle de la crédibilité et du professionnalisme. Un point c’est tout.

Les feux à L.A et l’environnement à Isabelle Maréchal au 98,5 FM

Le soleil, voilé par l’épais nuage brun de fumée. Alerte maximale à la qualité de l’air avec ces millions de particules dans l’air.

Chassé de leur habitat naturel par les feux, ces daims avaient trouvés refuge dans les quartiers résidentiels et n’étaient plus effrayés par les humains et les nombreux camions de pompiers qui passaient. Nous en avons vu à d’autres endroits mais aussi des lapins, ratons-laveurs, etc. J’ai aussi noté que les insectes, mouches, guêpes et autres étaient plus agressifs envers les humains proche des feux. J’ai d’ailleurs failli me faire piquer par une guêpe alors que je parlais à un citoyen devant chez lui.

En soirée, les pompiers protègent une résidence
Ces herbes sèches sont partout et compose un excellent carburant pour le feu. C’est pour ça que ça brûle si vite.
Spectacle de désolation au bord de Big Tujunga Canyon mardi après-midi. Mariève et moi sommes restés plusieurs minutes, muettes devant ce paysage lunaire.

Si c’est ma collègue Mariève Paradis qui est spécialiste des converses à RDI et plusieurs autres médias, tant sur les feux que sur la mort de Michaël Jackson, c’est à titre de sa chroniqueuse environnement régulière que j’ai parlé à Isabelle Maréchal ce matin. La discussion est ici.

Si les feux continuent toujours et que les autorités ne s’attendent pas à les contrôler avant le 15 septembre, on peut se demander pour Los Angeles et la Californie sont toujours aux prises avec de telles catastrophes. La réponse est simple mais complexe aussi. Le climat californien est désertique. En fin d’été, il n’a pas plu depuis des mois, donc la moindre étincelle déclenche les incendies. Que cette étincelle soit humaine ou naturelle. Un article de Tree Hugger en parle justement ici ( trouvé via François Cardinal): «Around Los Angeles, researchers have found that about two-thirds of new building in Southern California over the past decade was on land susceptible to wildfires, said Mike Davis, a historian at the University of California at Irvine and author of a social history of Los Angeles.»

Étant donné que les forêts sont nombreuses en Californie, ainsi que le climat désertique, la tradition revient. La forêt brûle quelque part. Dans le coin actuel, la forêt nationale d’Angeles, les citoyens de Tujunga et La Crescenda qui résident dans ce coin depuis une trentaine d’années n’avaient jamais vu leur forêt brûler.

Mais les feux de forêts sont aussi un phénomène et processus naturel pour que la nature se régénère. Un pompier, le capitaine Art Burgess, grand adepte de plein air, me le soulignait. Les cendres servent d’engrais naturel pour la repousse. Il me disait aussi que les citoyens construisaient leurs maisons dans des endroits dangereux et qu’ensuite il fallait aller les protéger…Finalement l’être humain tente toujours de contrôler la nature, de se l’approprier mais elle reprend toujours ses droits.

Il faut voir ses maisons tant dans les secteurs touchés actuellement qu’à Beverly Hills, Bel Air et autres, perchées dans les montagnes et défiant totalement la nature. Un jour ou l’autre celle-ci vous rappelle à l’ordre. Et ici, en Californie, état le plus peuplé des États-Unis, les humains ne cessent de pousser les limites. Pourtant, la nature n’a pas été particulièrement accueillante: désert, pas d’eau, feux, vents et surtout une ville qui repose sur une faille et une zone sismique importante. Comme me le disait un ami, les catastrophes naturelles ne sont pas terminées à L.A. Et on ne parle pas des feux mais de tremblement de terre, le fameux big one…

Les feux de forêts de L.A prennent de l’ampleur


Les billets et photos sur mon voyage à San Francisco et la côte attendront, j’ai couvert ces dramatiques feux de forêts au nord de Los Angeles pour la Presse aujourd’hui, à lire ce matin dans votre journal ou sur Cyberpresse.

Avec ma collègue Mariève Paradis, dont le dernier billet décrit parfaitement les faits que je ne répéterai pas ici, nous avons pris la route pour se jeter dans les bras du feu. Quelques 30 minutes après notre départ, nous voyions les flammes sur les collines qui bordent l’autoroute 210 qui va à Pasadena.

Notre objectif est de se rendre à La Crescenda où plusieurs foyers menacent les maisons agrippés aux collines. Les hélicoptères n’arrêtent de nous passer sur la tête, des voitures de police, des pompiers et des médias. On prend la sortie indiquant la Crescenda puis on monte.

À un moment donné, Mariève me pointe un groupe de citoyens regroupés dans le stationnement d’une maison le regard vers les hauteurs. C’est le moment de recueillir des témoignages pour mon article pour La Presse dont le deadline est à 18h heure de Los Angeles. Il est 14h15!!!

Les résidents sont gentils lorsque je me présente et leur demande si je peux leur poser quelques questions. Finalement nous restons presque 1h avec eux. Ils nous offrent même de l’eau que nous refusons, gênées. Nous avons de l’eau dans la voiture. Car il fait chaud, très chaud. Presque 40 degrés.

Alors que nous sommes arrivées depuis quelques minutes, les policiers passent pour signaler que les résidents doivent évacuer. Ce qu’ils ne comptent pas faire, sauf si le danger devient imminent.

Après une heure, nous partons sans quitter la zone d’évacuation que les policiers ont bouclé. Nous remontons plus proche d’un autre foyer d’incendie. Les résidents nous apprennent que le feu est sous contrôle pour justement créer un espace déjà brûlé, une barrière entre la forêt et les résidences. Vous verrez les photos que j’ai prises. L’une des résidences étaient pratiquement encerclée par les flammes. Heureusement les pompiers réussissaient à la sauvegarder.

Les résidents regardaient le spectacle en compagnie des journalistes et des pompiers. À l’ombre d’un arbre, car le soleil brûlait, assis dans leur chaise de pique-nique, ils attendaient que le Canyon brûle complètement afin de parfaire leur protection. En espérant aussi que le vent ne tourne pas brusquement.

Les médias de Los Angeles ne parlent que de ces feux, surtout que le Mont Wilson est menacé d’être touché d’ici quelques heures. Un endroit où sont situés les tours de transmission des chaînes de télévision et radio de L.A ainsi que les tours cellulaires. Nous perdrons peut-être les nouvelles et le cellulaire mais pas l’Internet. Mais ce n’est pas tout, le Mont Wilson est aussi un observatoire comme le Mont Mégantic qui pourrait être détruit.

En se rendant sur place, Mariève et moi ne comptions pas être des voyeuses. En fait, c’est notre travail de journaliste. Notre instinct. Pour rendre compte de la réalité des faits, il faut aller sur place et parler aux gens. Des citoyens qui se confient facilement et qui ont beaucoup de choses à dire. En partant, je leur ai dit de faire attention et de ne pas rester si le danger approchait. Que leur vie valait beaucoup plus que n’importe quelle maison…

Outre les humains et les maisons, il y a aussi des milliers d’animaux à évacuer dans les ranchs des montagnes. Des chevaux. Les chiens d’un chenil ont été sauvés avant que les bâtiments ne soient totalement détruit dans la région d’Acton, de l’autre côté de La Crescenda, de l’autre côté de la Angeles National Forest.

Quand aux animaux sauvages, normalement, ils fuient et arrivent à se sauver. Sauf que leur habitat naturel est détruit. Ils reviendront.

L’autre danger actuellement est aussi le niveau de la qualité de l’air à Los Angeles qui chute dramatiquement avec ces panaches de fumée qui recouvrent tout. On avait oublié nos masques et Mariève ressentait les effets sur sa gorge de ses quelques heures près du feu. Je vous laisse avec les photos…

Elles sont ici ou ci-dessous dans le diaporama.

Feux de forets à L.A: enflure verbale

Ce matin à Los Angeles, où je suis toujours, les feux ont doublé de superficie. Deux pompiers sont morts dans un accident, la qualité de l’air est épouvantable à cause du panache de fumée, la température n’aide pas les pompiers, l’humidité étant très basse.

Bref, les nouvelles ne sont pas bonnes. Ma collègue Mariève Paradis, chez qui je réside, fera une converse avec RDI sur le sujet demain matin. Je vais donc aller sur le terrain avec elle pour voir, recueillir des informations, prendre des photos. L’instinct de journaliste, même en vacances, reprend vite le dessus. En plus, à deux, c’est mieux! Plus rassurant.

En faisant une petite recherche j’ai trouvé cet article de M6 dont le titre est franchement faux. Une bel exemple d’enflure journalistique. Les feux ne menacent pas Los Angeles, voyons donc. Le feu menace des quartiers de certaines petites villes au Nord de L.A, pas des quartiers urbains de L.A mais des villes qui nichent au coeur de la Angeles National Forest.

Il est évident qu’un tel feu est dramatique pour les gens qui voient leur maison partir en fumée, mais surtout pour les personnes comme les pompiers qui mettent leur vie en danger, la faune et la flore totalement détruite, les animaux. On parle aussi d’une qualité de l’air en chute à Los Angeles à cause des particules engendrée par la fumée.

La cause de ce feu n’est pas encore connue. Mais parfois la forêt se gère elle-même et les feux sont d’origine naturelle, parfois non. Ici les humains ont envahi la forêt, de nombreuses habitations s’y trouvent et certains tiennent à rester sur place même si les évacuations sont obligatoires. Il me semble évident qu’une vie est plus importante qu’une maison.

Pour vous donner une idée de l’endroit du feu, voir la carte sur le site du L.A Times ou ci-dessous ( pour votre information, je suis à Moorpark quand vous glissez sur la gauche)

View Los Angeles County fires north of La Canada Flintridge, Altadena in a larger map

Est-ce plus "sexy" de donner de l’argent pour le cancer que pour la schizophrénie?

Je termine un article sur la meilleure manière de faire des dons. Il existe tellement de fondations, de causes et d’organismes qu’il est difficile de faire un choix.

En France, j‘ai vu qu’il existait un organisme qui s’occupe des causes orphelines, surtout en matière de maladies. On parle beaucoup du cancer, on a beaucoup parlé du SIDA mais quand la maladie touche peu de personne, il est difficile de sensibiliser la population et aller chercher des dons.

Il y a aussi les maladies moins « sexy » (si on peut dire et pour paraphraser une ministre conservatrice) comme la maladie mentale qui reçoit beaucoup moins d’argent et d’attention que le cancer du sein.

Aussi certaines causes ont la chance d’avoir plus de visibilité grâce à l’implication d’une vedette. Mais que faire quand on a un grand besoin d’argent et peu de moyens?

Quels sont les organismes et les causes les moins connues ? Les plus négligées ? Je veux des exemples pour le Québec ?

Déclaration d’intérêts

Avis: Cette déclaration sur mes clients n’est pas à jour. Elle sera mise à jour bientôt.
Sur le modèle de mon collègue Nicolas Langelier, je l’imite, comme il encourage les journalistes à le faire. Une déclaration d’intérêts de tout ce que l’on fait, est intéressante. Cela permet aussi à tout le monde de savoir où on se situe.

Mon domaine de prédilection est l’environnement et la consommation responsable. Si je suis très sensibilisée par l’environnement et tout ce qui se passe dans notre monde, à titre de journaliste, je ne suis membre d’aucun groupe environnemental. Je ne donne d’argent à aucun d’entre eux. Et je n’appuie aucun produit en particulier. Chacun ayant ses qualités et ses défauts. Si j’en cite dans mes conférences, je n’ai pas d’accès gratuit à ces produits, à part lorsqu’on me les fait essayer. Dans quel cas, si j’en parle, je le mentionne. Ajoutons aussi que parfois on m’envoie des produits que je ne peux tester. Dernier exemple: les couches jetables soi-disant plus écolo du Choix du Président. Je doute, mais un couple d’amis parents d’un Hugo de 5 mois les teste pour moi.

Actuellement je travaille avec quelques magazines en ce moment : Affaires plus, Coup de Pouce, Clin d’oeil et Passion ( mon article p28). Cela peut changer. J’écris sur l’environnement mais aussi la santé, la société, le sport, et bien d’autres sujets variés.

J’écris aussi pour le site internet Workopolis, des articles sur l’emploi.

J’écris chaque jour sur Branchez-vous, l’événement sur le web. Bien entendu sur mon blogue, sur Twitter et Facebook (que je garde privé).

J’ai une chronique bi-hebdomadaire à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM sur l’environnement.

Je suis édimestre remplaçante à la radio de Radio-Canada. Principalement pour l’émission de Christiane Charrette.

J’écris des livres pour les jeunes aux Éditions Goélette. Ils paraissent le 24 septembre. Je participe donc aux Salons du livre autant pour Goelette que pour les Intouchables.

Je donne aussi des conférences sur l’écolo écono à différents organismes, villes, écoles et entreprises. Par exemple, le 20 avril 2010, je donnerai une conférence à la Caisse de dépôt et placement. L’agence de conférenciers, Terre-à-terre s’occupe de tout ça.

Finalement, je tente tout le temps de dévoiler mes possibles conflits d’intérêt. Je rappelle que j’ai été impliquée en politique municipale comme attachée de presse de Pierre Bourque, l’ancien maire de 2000 à 2003. J’ai coupé ensuite les ponts avec la politique municipale sauf qu’elle m’a rattrapée en 2005-2006 lorsqu’un de mes meilleurs amis, Carle Bernier-Genest s’est présentée pour l’équipe du maire Tremblay et a été élu. Je me tiens le plus loin possible de ses affaires politiques que me permet notre amitié. Pas toujours facile. Mais les discussions vives que nous avons parfois me démontrent que je garde mon objectivité. J’ai aussi un ami en politique provinciale, le péquiste Martin Lemay.

Tel que le mentionne Nicolas, la parfaite objectivité n’existe pas. La transparence est plus facile et devrait être obligatoire. Nos lecteurs savent alors où se situer.

Car chaque fois qu’un rédacteur en chef, qu’un affectateur aux nouvelles, qu’un chef d’antenne, qu’un pupitreur, qu’un journaliste fait un choix, il perd un peu de son objectivité. Même s’ils sont fait le plus honnêtement possible, nos choix sont guidés par nos valeurs et nos connaissances. Pas très objectif et c’est humain, simplement.

J’oubliais. On dirait que je suis très occupée et que je dois être assez riche. Vrai et faux. Je suis occupée mais pas riche. Je vous ferai grâce de mes revendications habituelles sur la manière dont sont rémunérés les journalistes indépendants.

De retour après la pause

Un ami m’a écrit hier pour me demander s’il devait s’inquiéter du peu de billets que j’écris en ce moment. C’est vrai. Je délaisse ce blogue mais c’est seulement conjoncturel. Je travaille à temps plein à Radio-Canada, plus des articles à écrire, mon blogue sur Branchez-vous et les deux premiers livres de ma série jeunesse à fignoler. C’est beaucoup donc je n’ai pas le temps…

Et puis, j’écris régulièrement sur Twitter, ce type de micro-blogging que vous pouvez suivre dans la colonne de droite sous ma photo. C’est plus rapide. Il est vrai que vous ne pouvez commenter. Sauf que les commentaires ne se bousculent pas.

Bref, ce blogue reprendra un peu de vie dès cette fin de semaine. J’écrirai de Los Angeles où je vais passer trois semaines. Je vais garder l’appart et les chats de ma copine et collègue Mariève-MJ-Paradis ( MJ car elle a couvert de long en large la mort de Michael Jackson comme pigiste, démontrant qu’il faut sauter sur les occasions même funestes lorsqu’elles se présentent).

Mariève se marie à Montréal donc je me suis sacrifiée pour passer quelques jours avec ses minous pendant que mes charmants voisins gardent les miens. Mariève et Charles reviennent le 24 août à L.A pour une semaine. J’en profiterai pour vadrouiller et camper sur la route 1 entre L.A et San Francisco ( débranchée d’Internet donc ce blogue sera inactif. Surveillez Twitter, que je pourrais updater grâce à mon Iphone). Tout suggestion de camping sur la plage, au bord du Pacifique et autre chose à ne pas manquer sont les bienvenues…

Ensuite retour à L.A pendant le voyage de noces des nouveaux mariés. J’aurai sûrement des milliers de choses à raconter et des centaines de photos à poster, à moins que ce ne soit le contraire…D’ailleurs je dois aller m’acheter une autre carte mémoire avant mon départ samedi matin…

Voila donc mes prochaines semaines. Je serai de retour mi septembre pour lancer mes deux livres jeunesse, les histoires d’un pirate écolo et de ses amis. Sortie en librairie le 25 septembre. Je serai aussi une chroniqueuse environnement régulière à l’émission d’Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Mon automne sera toujours marqué par les salons du livre, celui du Saguenay pour le lancement du Pirate, puis celui de la Péninsule acadienne à Shippagan où je suis invitée. Une première pour moi…Vivement que ce soit celui de Québec ou de Montréal. Signification de gloire 😉

D’ici là, racontez-moi vos pires cas de greenwashing au Québec. C’est pour un article…

Fourchette Bleue et les bateaux électriques au 98,5 FM

Ce matin, je parlais de la certification Fourchette Bleue au 98,5 Fm avec Catherine Lafrance. Ma chronique est ici.

J’ai aussi parlé de bateau électrique. Avec le nombre de bateaux à moteurs, bruyants et dangereux, qui pullulent sur nos cours d’eau, les bateaux électriques sont une excellente solution de rechange. Comme le disait Catherine, va-t-on sur l’eau pour relaxer ou faire de la vitesse? Malheureusement, trop s’y croient tout permis. D’ailleurs, un propriétaire de voilier, Jacques Godin, y a laissé sa vie la semaine dernière. J’aimerais beaucoup savoir comment on ne peut pas voir un voilier sur l’eau? Ça aurait pu être une moto-marine, une petite embarcation, etc. Disons que sur l’eau, c’est comme sur la route, tu respectes les limites de vitesse (qui devraient être rabaissées) et tu t’assures que tu ne mets la vie de personne en danger. Tous les pilotes de bateaux à moteur ne sont pas des vauriens inconscients mais trop d’accidents sont à déplorer…

En passant, les parents d’amis habitent au bord du Richelieu. Pas très calme la fin de semaine. Impossible d’avoir une conversation sans être interrompu par le bruit des moteurs. Pire que St-Denis…Vive le calme de la banlieue et de la campagne. Il ne faut pas s’étonner que plus de 200 plans d’eau interdisent les bateaux à moteur. Si je devais acheter un chalet au bord de l’eau, ce serait mon premier critère.

Surtout que maintenant les bateaux électriques sont de plus en plus intéressants et abordables. Le bateau électrique a donc une niche que peu d’entrepreneurs exploitent. Si ce n’est Alain Brault de Bateaux Électriques International qui depuis plusieurs années, développe ce créneau. Il a commencé par le bateau électrique et offre maintenant le hybride et le solaire. À l’époque, la compagnie s’appelait Impact plein air.

Après ma chronique, deux personnes ont appelé pour dire qu’à Oka une autre compagnie faisaient des bateaux électriques: Busch Marine. Je la connais, j’en avais parlé dans l’article que j’avais écrit pour La Presse en 2006 qui est ici. Voici ce que m’avait dit Claude Pépin, vice-président du développement des affaires de Busch Marine connu aussi maintenant sous le nom Compagnie canadienne de bateaux électriques: « Éventuellement, nous proposerons un modèle moins cher. Mais nos bateaux sont très sophistiqués et demandent peu d’entretien. Et puis on économise de 50 à 100 d’essence par jour lorsqu’on fait une sortie». J’imagine que j’aurai pu en parler aussi. Je le fais ici…

Des bateaux plus de gamme contrairement à ceux de Bateaux Électriques International. Mais il semble proposer un bateau électrique intéressant le Fantail 217. J’imagine que l’engouement pour les bateaux électriques depuis 3 ans les a encouragé à offrir un bateau plus petit et moins cher.

Autre point contre les bateaux à moteur. Ils dérangent aussi la vie sous l’eau. Car les bateaux qui circulent à plus de 10 km/heure provoquent des vagues qui dérangent la flore marine et remuent les sédiments au fond des lacs.

La station touristique Duchesnay






Premier arrêt sur la route pour la Gaspésie: l’auberge Duchesnay. L’un des endroit pour dormir dans cette station touristique de la SEPAQ. Le plus cher à 186 $ la chambre en haute saison tel que le démontre la grille de tarifs. Pas donné. J’ai dormi dans des hôtels plus luxueux pour moins cher. Il y a des chalets, des pavillons. Notre passage est rapide. Une petite nuit. Pas le temps de profiter des nombreuses activités, de la piscine, du jacuzzi et des vélos.

J’ai quand même eu le temps de constater que l’air climatisé fonctionnait à mon arrivée dans la chambre. Il ne faisait pas si chaud que ça. Et comme le montre la photo que les multiples petits contenants et emballages sont toujours présents. Il y a la poubelle de recyclage mais bon la réduction a meilleur goût!

L’auberge offre aussi un restaurant sympathique avec un menu intéressant. Le tartare de saumon aux fraises, mangues et vanille surprenait.

Je rappelle que ce voyage est organisé et payé par la SEPAQ et Tourisme Gaspésie.

Intéressant, j’aurai aimé en essayer !



Veut-on d’une société sans journaliste?

Depuis quelques années, de nombreux blogueurs et gens du web frappent sans vergogne sur les journalistes et les médias. Actuellement, je trouve que ça se transforme en acharnement total. Mais que cherche-t-on vraiment en frappant sur une industrie à terre?

Je sais que les journalistes sont loin d’être parfaits, que certains regardent les journalistes citoyens et blogueur de haut, mais veut-on vraiment d’une société sans journalisme ? Avec des nouvelles par Twitter, Facebook et blogues seulement? Oublie-t-on que les journalistes sont des professionnels qui savent comment pratiquer leur métier (vulgarisation, vérification, enquête, questionnement, doute, éthique, équilibre). Car oui, le journalisme est un métier, n’en déplaise à certains.

Sur Twitter en particulier, on parle beaucoup de la vitesse de transmission de l’information mais qui parle de la qualité de l’information, de la qualité du contenu ? Car l’une des tâches du journaliste est de vérifier, de poser des questions, de s’assurer de l’exactitude des faits.

Un exemple ? Le site internet qui a annoncé la mort de Michael Jackson était le premier mais a pris une chance. Le Los Angeles Times a été plus lent mais a attendu d’avoir une confirmation officielle. Que veut-on ? Une information au conditionnel ou vérifiée? Finalement, n’oublions pas que chacun a sa vérité. Si l’objectivité journalistique est un leurre, le métier du journaliste est toujours de tenter d’être le plus neutre possible et de vérifier les deux côtés. Parfois c’est difficile mais on tente toujours d’avoir un équilibre, d’aller voir de l’autre côté de la lorgnette. Est-ce que de lancer en rafales toutes les rumeurs sur Twitter ou ailleurs, sans filtre est un avancement pour la qualité de l’information ? Pas certaine.

Tout ça pour dire que je ne suis pas contre l’utilisation du web puisque j’y travaille moi même depuis plusieurs années. Mais s’acharner contre les médias traditionnels est une erreur, une grosse erreur.

Quand le maire de Roxton Falls s’attaque à la liberté de presse

Histoire de la journaliste d’un hebdo qui a fait son travail. Histoire d’un maire qui ignore la liberté de presse et qui fait ce que plein de politiciens locaux font. À dénoncer. Ce qu’à fait Michel Laliberté, journaliste et blogueur de la Voix de l’Est, puis Patrick Lagacé ainsi que Raymond Viger qui signifie avec grande justesse que cette affaire n’est pas du nombrilisme mais de liberté et de démocratie. Cette affaire ne concerne pas seulement les journalistes mais la société entière.

Je reprendrais un exquis paragraphe de Patrick Lagacé pour résumer ma pensée: «D’habitude, les élus et autres membres des cliques dirigeantes de petites municipalités, confrontés à des médias teigneux, pensent exactement ce que M. Laplante a écrit. Mais s’abstiennent, justement, d’attacher un haut-parleur à ces pensées stupides et revanchardes. Ils agissent par derrière, dans l’ombre, c’est tout. Là, on a un maire qui a oublié son filtre à la salle de bain et qui écrit ces menaces, noir sur blanc. C’est tout à fait exquis de candeur.»

Des nouvelles du contrat de TVA Publications

Souvent, mes amis ne comprennent pas pourquoi je suis aussi fâchée contre Quebecor. Je leur parle des contrats ignobles qu’imposent aux journalistes pigistes cette compagnie via TVA Publications.

Un billet sur le blogue de l’AJIQ vous en donne des nouvelles, pas très bonnes malheureusement. Le respect du droit d’auteur et moraux des journalistes ne semblent pas faire partie de leurs plans.

Je vous rappelle que le droit d’auteur est aussi important pour les journalistes que le tarif. Deux choses qui ne sont pas une priorité de la compagnie.

Le droit moral est primordial afin que chaque journaliste préserve sa crédibilité. Ce qui ne peut être possible lorsqu’on peut utiliser un texte journaliste à toutes les sauces en y enlevant le nom de l’auteur. Imaginez la réputation du journaliste auprès des personnes qu’il a interrogées si elles se retrouvent citer hors contexte ou autre? Est-ce qu’elles nous parleront la prochaine fois?

Le verdissement de Coca Cola fait parler !

Participation à l’émission Dutrizac, l’après-midi au 98,5 FM pour parler de verdissement de réputation ou Greenwashing ( Ça s’écoute ici). Encore. J’ai d’ailleurs fait un billet sur le sujet il y a trois jours.

On partait d’un article du Globe&Mail ce matin qui parle du verdissement de la compagnie et du lien avec sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Dans le cas de Coca Cola, c’est toujours et encore la même chose. Les compagnies annoncent des actions pour le futur alors que normalement on devrait mettre les actions en place puis les annoncer. Pourquoi attendre 2010? Mais des groupes environnementaux les accompagnent tel que mentionné dans l’article. J’ai tendance à ne pas tomber dans le cynisme complet puisque de telles compagnies ont un pouvoir d’achat énorme. Quand elle verdissent, c’est bénéfique pour l’ensemble du marché. Mais ne restons pas naïf et angélique devant ce récent besoin de respecter l’environnement.

Coca Cola a un gros problème : les bouteilles de plastique qui sont tout sauf écolos. Le recyclage n’est pas la panacée et rien n’est fait pour réduire le nombre de bouteilles utilisées. C’est bien beau de proposer une bouteille plus écolo en sucre et mélasse, mais c’est encore du plastique en majorité. Surtout quand on pense à l’eau Dasani (produit par Coca Cola) qui utilise l’eau du réseau d’aqueduc. Le plus écolo, c’est d’éviter l’eau embouteillée et non de recycler les bouteilles d’eau. Si Coca Cola renonçait à Dasani, ce serait une véritable action écolo…Les canettes et bouteilles en verre sont aussi plus facilement recyclables.

Au sujet des bouteilles en plastique, on remarque que moins de 20 % de ces bouteilles sont recyclées à l’extérieur de la maison et 57% à la maison. Ces chiffres viennent d’un excellent article de Catherine Dubé dans Québec Science de mai 2009.

D’ailleurs, un site internet vient d’être lancé par Ethiquette.ca, le site de la consommation responsable (très utile pour savoir si tel produit ou telle compagnie est vraiment écolo). Le site Ethipedia.net présente les pratiques d’affaires réellement durables sur le plan social et environnemental. Si les entreprises veulent s’inspirer, c’est là qu’elles trouveront les bonnes idées. On peut aussi faire affaire avec un consultant comme Jean-Sébastien Trudel qui vous indiquera les chemins pour devenir vraiment vert. Car ça ne s’improvise pas.

D’ailleurs, dans son dernier billet il parle du virage de (General Electric) GE. Il y a une entrevue avec le grand patron de GE, Jeffry Immelt, responsable de ce virage dans la Presse Affaires.

Les gens devraient aussi se fier aux certifications indépendantes : équitable de Transfair, biologique, LEED, FSC, etc. Pas aux certifications gérées par l’industrie.

Le Gala des Grands prix en images

Le Gala des Grands prix du journalisme indépendant de l’AJIQ a été filmé par Christian Aubry. Les vidéos de la remise de tous les prix se trouvent ici. Bravo !

Christian Vanasse dans une parodie délirante de PKP

Neuf des quatorze gagnants des Grands prix (de gauche à droite): Steve Proulx, Marie-Ève Cousineau, Charles-Éric Blais-Poulin, Lili Marin, Me Normand Tamaro, David Murray, Aude Perron, Lisa-Marie Gervais et François Pesant (gagnant de deux prix).
Photo: Nicolas Ritoux

Grosse aventure pour l’Association des journalistes indépendants du Québec hier soir. Notre premier gala distribuant les Grands prix du journalisme indépendant ( la liste des gagnants est ici et photos ici). Superbe soirée menée de main de maître par un Christian Vanasse (humoriste québécois faisant partie des Zapartistes) en grande forme.

Le clou de la soirée fut son impayable et inimitable transformation en Pierre Karl Péladeau le grand patron de Quebecor. Certains membres de Ruefrontenac présents dans la salle se seraient laissés prendre au jeu tellement il paraissait réel ! Pour tout ceux qui s’intéressent au journalisme et à la situation de la presse, c’est à voir pour se faire peur. Car l’ironie semble parfois trop proche de la réalité entre les bas tarifs offerts aux pigistes, les contrats pourris, les cessions de droits et j’en passe…

Grâce à Christian Aubry vous pouvez en profitez et dégustez via You Tube ces 7 minutes de rire garanti et d’ironie. Sauf que la parodie semble parfois très proche de la réalité.

Rue Frontenac s’intéresse au sort des pigistes

Enfin un article complet sur le sort des pigistes. Merci à Marilou Séguin même si elle s’est trompée dans mon prénom. Je déteste me faire appeler Céline mais bon…

Il est intéressant de voir que les efforts de l’AJIQ semble enfin obtenir l’oreille attentive du gouvernement du Québec. En ce temps difficiles pour les journalistes, espérons que les politiciens leur accorderont enfin la reconnaissance nécessaire à l’exercice de notre métier.

À suivre.

La vie de pigiste à Vous êtes ici…

Hier soir à l’émission radio-canadienne Vous êtes ici, reportage sur notre vie de pigiste. J’y ai participé en compagnie d’un autre collègue pigiste et président de l’AJIQ, Nicolas Langelier.

Je vous avoue que je suis un peu déçue du reportage. J’ai un peu l’air de la chialeuse de service contre les conditions de vie des pigistes, contrats et tarifs, alors que j’ai passé un si long moment avec le journaliste à vanter ce qui est mon choix de carrière. J’ADORE la vie de pigiste.

Aussi, le journaliste Louis Belzile, mentionne mes chroniques à Isabelle Maréchal au 98,5 FM (sans nommer la station) mais néglige de souligner mes participations à L’été et rien d’autre et mon travail d’édimestre à Radio-Canada. C’était drôle d’entendre Isabelle sur les ondes de Radio-Canada.

Pour finir, Patrick Masbourian fait une erreur à la fin. Il a donné les références de l’édition française de mon livre, l’écolo écono qui a été publié chez Michel Lafon. Non distribué au Québec car la version québécoise est la première édition, aux Intouchables. J’aurai aimé qu’il mentionne mes deux autres livres: le junior et les pollutions invisibles…

Ah oui, un autre point, Nicolas est loin d’être l’étoile montante (il l’a été) mais plutôt un journaliste confirmé depuis plus de 10 ans, bref une référence. Ce n’est pas pour rien qu’il est président de l’AJIQ!