J’ai 25 ans …

J’ai 25 ans. 25 ans aujourd’hui que j’ai posé les pieds au Québec. C’était en milieu d’après-midi à Mirabel le 16 août 1987. Une journée chaude et humide comme je n’en avais jamais connue. Mon baptême de l’air au-dessus de l’Atlantique. La première fois que je quittais ma patrie aussi longtemps, pour un an. 25 ans que ça dure.

J’avais 20 ans lors de ma première visite à Montréal en septembre 87.

25 ans et le cul entre deux chaises. Pour les Québécois j’ai encore l’accent français, pour les Français, j’ai l’accent québécois.

25 ans sans aucun doute, ou presque. Si je venais d’abord pour une seule année, j’ai rapidement pris la décision de prolonger mon séjour. Encore et encore. J’ai rarement pensé repartir en France. L’idée de quitter le Québec m’a effleuré l’esprit lors de la naissance de mon neveu. Je ne pensais pas retourner en France, mais aller vivre au Mexique où il est né. Cette idée n’a vécu qu’un instant.

25 ans et des amis précieux.

25 ans sans regret. Sauf lors des fêtes qui impliquent des réunions de famille. Même si les amis veulent nous inclure dans leur famille, à un moment donné, certains mots, certaines actions nous rappellent que nous ne faisons pas complètement partie de la famille.

25 ans que j’ai quitté mon pays d’origine, mes parents, mes amis. Pourquoi ? Pour guérir une vilaine peine d’amour infligée par un garçon français du même âge que moi (on est naïf à 20 ans), pour voir du pays, pour apprendre l’anglais. Pourquoi le Canada, j’aurais pu aller en Angleterre ? Car c’était trop proche. Tant qu’à partir, je voulais aller loin, traverser l’Atlantique. Pourquoi pas les États-Unis ? Car il était trop compliqué d’y être jeune fille au pair. Pourquoi Ottawa ? Car c’est la première agence de placement de jeune fille au pair qui m’a répondu. J’ai envoyé mon dossier et on m’a trouvé une famille d’accueil. Je suis restée dans cette famille, dont les parents étaient séparés, pendant 2 ans. J’ai gardé les trois enfants, Fannie, Hugo et Ariane, qui ont maintenant l’âge de mes amis les plus proches.

25 ans et ma première expérience de Cheezwiz et de Shopper’s Drug mart. Ce sont les premières choses dont m’a parlé l’ainée des enfants que je gardais. Je m’en souviens encore.

25 ans que j’ai coupé le cordon avec mes parents. Ça a pris plusieurs années à mon père pour accepter mon choix, même s’il n’en disait mot. En fait, il ne l’a accepté qu’en 1999 lors de son unique visite à Montréal. Il a aimé cette ville et devait revenir voir les couleurs de l’automne en 2003. Son vélo en a décidé autrement en juin 2003.
La période la plus difficile. Deux allers-retours en France en un mois. Vivre un deuil loin, c’est dur. Je ne sais pas si c’est mieux ou pas. L’absence est plus facile à apprivoiser quand on ne vit plus au quotidien avec la personne. Mais on aimerait parfois que le téléphone fonctionne aussi bien entre la France et le Québec qu’avec le Québec et l’au-delà.

25 ans que je n’arrive plus à faire la différence entre l’avant et l’après, entre la France et le Québec, entre leurs expressions, les miennes, les vôtres ou les nôtres.

25 ans qu’on me demande pourquoi j’ai débarqué ici. 25 ans que je raconte la version courte, moyenne ou longue. Je l’ai racontée ici lors du 22e anniversaire. Je venais d’arriver à Los Angeles pour trois semaines.

25 ans que j’apprends sur mon pays d’accueil. J’ai commencé avec les trois enfants que je gardais. J’ai continué avec mes amis à l’Université d’Ottawa, mes cours de science politique et mon insatiable curiosité. 25 ans que je rêve d’aller visiter toutes les provinces canadiennes. Il m’en manque trop. Plus que la moitié.

25 ans que j’aime la poutine, le sirop d’érable, les déjeuners oeufs/bacon/saucisses/patates.

25 ans que je bâtis ma carrière de journaliste, le métier que j’ai toujours voulu exercer, depuis que j’ai 5 ans. Tout a commencé un soir après mon premier cours à l’Université en septembre 1988. J’ai pris le journal étudiant La Rotonde en sortant. Je le feuillette dans l’autobus 95 (le fameux) qui me ramène à Orléans et je tombe sur une annonce. Le journal cherche des journalistes pour la section actualités. J’ai peine à attendre au lendemain pour appeler et offrir mes services, croyant que je devrais passer par une sévère sélection. Mais non, on me confie un premier article (je l’ai gardé en souvenir, mais n’ose le montrer – si mauvais). Puis on m’en confie un deuxième. Tout un sujet, la conférence d’Elena Bonner et Andreï Sakharov. Je suis restée six ans à La Rotonde. J’y ai appris mon métier, j’y ai rencontré plein de monde. Un doux souvenir.

25 ans qu’on me reprend sur ma prononciation des mots gauche, jaune, juin, pâte, côte, beach et j’en passe.

25 ans qu’on me demande « comment c’est en France? ». 25 ans que je ne m’en souviens plus.

25 ans que je reste, car c’est ainsi, ma vie est à Montréal. Ma ville. Car je suis heureuse, je me suis trouvée. Je suis maintenant autant, et sinon plus Québécoise que Française. Mais j’ai déjà dit et je redis que les deux nationalités sont en moi. Mes racines sont françaises et auvergnates. La France m’a élevée, m’a donné la vie, m’a guidée durant mon enfance et mon adolescence. Une partie tellement importante de sa vie que son pays d’origine reste marqué dans ses gênes. Tandis que mon pays d’adoption a forgé l’adulte que je suis devenue. Il représente mon présent et mon avenir.

25 ans que je n’arrive pas à mettre de la relish dans mon hot-dog (sauf celle maison de Dominique Gagné qui est fabuleuse – MÀJ 2015), à manger des Jos Louis ou à boire de la Root beer.

25 ans que cet heureux mélange rend impossible tout choix. Quand certains disent que l’on ne peut avoir deux nationalités, qu’il faut choisir, ils ne savent pas de quoi ils parlent. C’est impossible. Comment choisir entre sa mère biologique et sa mère adoptive ? Le lien est différent, mais le choix est déchirant. Impossible!

25 ans que j’accumule mes souvenirs canadiens, québécois. 25 ans que je réalise mes rêves. 25 ans que j’aime ce pays. 25 ans que j’aime ses habitants. Ça fait 25 ans aujourd’hui que je suis Canadienne et Québécoise.

Le texte écrit lors de l’anniversaire de mes 20 ans au Canada avec les photos de la jeune fille de 20 ans que j’étais.

MAJ 16 août 2015 :

Le 16 août 1987 était aussi un dimanche chaud et humide. Je débarquais à Mirabel au milieu de l’après-midi après un baptême de l’air de plus de sept heures.

Mon père m’avait conduite à l’aéroport. Plus de cinq heures de route de mon Auvergne natale. 1h de sommeil après une fête avec des amis. Départ à quatre heures du matin. Ma mère retenait ses larmes avec peine.

À Roissy, je me souviens encore du moment où j’ai quitté mon père. Il m’a laissée au pied d’un escalier roulant qui montait vers les départs. Aucune larme. Je ne me suis retournée qu’une fois. Je souriais, pas lui.

28 ans plus tard, il n’est plus là et ma mère ne s’en souvient plus. Les enfants qui poussent nous rappellent que le temps passe. Depuis 3 ans, quelques gros changements. Ma mère ne vit plus chez elle, mais dans une maison pour les gens qui ont l’Alzheimer. France, la mère des trois enfants que je gardais est décédée (bien trop jeune). Trois beaux enfants sont entrés dans ma vie et me comblent de bonheur, même si ce ne sont pas les miens.

MÀJ 16 août 2017

Ça fait 30 ans et je ne change pas un mot. Ça va aussi faire 20 ans que j’habite Montréal en décembre. C’est la ville où j’ai habitée le plus longtemps. Plus que mon village natal Saint-Rémy-de-Chargnat.

Le budget de Rosemont La Petite-Patrie sur RueMasson

Dépôt du budget 2011 et du plan d’immobilisations triennal de l’arrondissement Rosemont La Petite-Patrie. Des nouvelles comme une maison du citoyen (ou de la citoyenne non?) pour 2013 et d’autres nouvelles à lire sur RueMasson.

Pour ou contre les manifs de Greenpeace

Greenpeace lutte pour la protection de l’environnement et utilise parfois des méthodes très démonstratives et vigoureuses. Rien de violent cependant.

Si Steven Guilbeault, l’ancien DG de Greenpeace au Québec a déjà escaladé la tour du CN, l’organisme se fait moins radical au Canada qu’en France.

En 1985, il y a eu l’histoire du Rainbow Warrior. Le bateau de Greenpeace France était en route pour protester contre les essais nucléaires de la France dans l’océan Pacifique. Des espions français l’ont fait couler. Rien de moins. Belle démocratie.

Aujourd’hui, Greenpeace a envahi l’Assemblée Nationale à Paris. Slogan criés, bannières déployés, une militante est même descendue au rang des députés dans l’hémicycle.

Gros mots du côtés des députés, surtout ceux de la majorité, du parti du président Sarkozy. L’un les traite de clown, l’autre les accuse de bafouer l’institution et la démocratie et l’un les traite de voyou. Rien de moins.

Ont-ils raison? N’est-ce pas des mots un peu fort pour qualifier ce petit intermède? Franchement, est-ce nécessaire de déchirer sa chemise pour une bataille très réelle que mène Greenpeace pour l’environnement? Alors que le gouvernement français semble, comme les autres, dormir au gaz? Mais l’enflure verbale n’a jamais manqué aux politiciens…

Pendant ce temps les élus verts applaudissaient. Ont-ils raison? Peut-on encourager de telles actions? Est-ce anti-démocratique?

Noël Mamère, un député vert a souligné que pendant que le gouvernement tentait de détourner l’attention en parlant d’immigration et de minarets, on ne parlait pas des changements climatiques. Bon point qui vaut aussi pour le gouvernement canadien.

Alors les manifs de Greenpeace sont-elles si dangereuses? N’est-ce pas ceci, aussi, la démocratie? Pouvoir manifester sans violence? Pas de quoi fouetter un chat…Les députés devraient se garder une petite gène et s’indigner pour la planète et non pour cette petite manifestation. Non?

Déneigement sur le Plateau: enfin des politiciens courageux.

Depuis la parution de l’article d’Éric Clément sur les modifications sur la pratique du déneigement dans l’arrondissement du Plateau, les élus de Projet Montréal se font attaquer. Et voila. On ne pense plus qu’à nos voitures et la circulation automobile.

Et pourtant la décision des élus du Plateau de ne plus charger la neige la fin de semaine et d’attendre qu’il en soit tombé 15 cm au lieu de 8 cm se défend tout à fait. Si bien entendu, on arrête de penser avec notre esprit d’automobiliste.

Il y a bel et bien une hystérie du déneigement. On vit dans un pays nordique. Quand la neige tombe, rangez donc votre voiture (un peu fou d’ailleurs d’avoir une voiture quand on décide d’habiter le Plateau, vive Communauto) et marchez. Car les trottoirs seront déneigés. Et oui, l’argent économisé servira à d’autres projets.

Les cols bleus sont contre. Évidemment ils perdront de nombreuses heures supplémentaires payées à temps double, parfois triple. Pourtant, ils devraient appuyer Projet Montréal qui veut limiter les contrats donnés au secteur privé.

Quand à l’aspect sécurité ? Ben voyons donc. De quoi parle-t-on ? Les camions de pompiers, les policiers et les ambulances arriveront toujours à se déplacer. Ce sera aux automobilistes de ne pas stationner leur voiture n’importe comment. Si tu prends la responsabilité d’être propriétaire d’une auto sur le Plateau, et bien tu as aussi la responsabilité de t’en occuper durant l’hiver et de ne pas la stationner tout croche, même par une tempête de neige…C’est ainsi.

Ah la maudite totale et complète dépendance à l’automobile…

J’ai vraiment mal à ma ville et à ma démocratie…

Montréal se réveille avec un gros mal de tête. Pour de nombreuses raisons, ces élections laissent tout le monde avec un étrange goût amer. Mais que se passe-t-il dans notre ville, qui je le rappelle est la métropole du Québec, la plus grande ville. C’est triste et grave.
Il est temps de changer le système électoral et le financement des élections. Aussi une enquête publique est de mise. On a besoin d’un grand ménage et vite.

Voici les différentes raisons qui font que j’ai mal à ma ville.

-Nous sommes lundi midi et beaucoup de résultats de bureaux de vote ne sont pas encore comptabilisés. Certains élus ne savent pas encore s’ils sont élus.

-Le maire de Montréal, Gérald Tremblay est élu avec 15 % du vote des citoyens inscrits sur la liste électorale. 15 %. Pincez-moi. Qu’il n’ose pas dire que c’est une victoire. C’est rien du tout.

-La fusion mal faite et les défusions ont affaibli Montréal. Le maire Tremblay est élu principalement par des anciennes villes de banlieue où on avait l’habitude de tourner les coins ronds. Rendez-moi ma ville.

-Des élus comme Michel Labrecque et André Lavallée, maitres d’oeuvre du plan de transport ont été battus. Un écolo a battu un autre écolo sur le Plateau. Dommage. J’ai l’impression que des candidats d’excellente valeur se sont fait concurrence et se sont éliminés alors que les moins bons sont récompensés. Dommage.

-Dans Rosemont, c’est l’organisation politique du parti québécois qui a fait la différence et pas le travail des élus en place. Anti-démocratique. (Je note ma non-objectivité ici car l’un de mes meilleurs amis, Carle Bernier-Genest se représentait dans le district de Marie-Victorin et a été battu. Je suis triste pour lui tout comme pour ma conseillère municipale, Carole Du Sault, une amie aussi).

-Quand je vois des maires être élus avec 82 % (Régis Labeaume à Québec) et 78 % ( Jean Tremblay à Saguenay) et que ce dernier affirme qu’une opposition est nocive à une ville. Que Gilles Vaillancourt, le monarque de Laval, affirme croire en la démocratie de proximité me rendent très cynique face aux élections. Ne sommes-nous face qu’à une simple mascarade de démocratie municipale. Une république de bananes.

Quelques points positifs, heureusement…

-L’élection de la première femme à la tête de Longueuil, Caroline St-Hilaire. Même si elle est minoritaire. On voit que lorsque l’opposition se divise comme à Montréal, le maire sortant en profite pour se faufiler entre les deux. Ne serait-il pas temps de changer de système pour avoir un scrutin proportionnel à deux tours comme en France ?

-L’élection de plusieurs élus de Projet Montréal, un parti différent, plus à gauche, plus environnementaliste, plus social. Et pas seulement sur le Plateau mais aussi dans Rosemont, Ahuntsic-Cartierville et, surprise, même l’ancienne ville de Lasalle.

-Le fait que les scandales aient fait tombés certains élus à Longueuil et Boisbriand est une bonne nouvelle. Parfois la démocratie parle. C’est sain.

Pourquoi l’ADISQ en même temps que les élections?

Vous avez remarqué que des élections municipales ont lieu aujourd’hui au Québec. Partout, dans toutes les municipalités. C’est ainsi depuis 4 ans, les élections municipales ont lieu en même temps dans la province, chaque premier dimanche de novembre. La date est donc connue depuis des lunes.

Malgré tout, l’ADISQ remet ses trophées ce soir. Pas fort. Une amie appelle ça anti-démocratique et non respectueux pour le processus électoral. Je suis d’accord. On a du mal à intéresser les citoyens à la politique, surtout municipale. Une soirée électorale est passionnante, intéressante et permet de sensibiliser les citoyens. Malheureusement l’ADISQ va les attirer ailleurs. Dommage, très dommage…

L’aveugle partisanerie de la politique

Je peux en parler. Je suis une ancienne partisane et je ne l’ai jamais caché. J’ai aussi souffert de l’aveuglement qu’engendre automatiquement le fait d’appuyer et surtout de travailler activement pour un parti politique. Je suis tellement heureuse d’en être sortie pour observer la politique de l’extérieur. Activité que je préfère grandement. C’est bien la politique active et partisane pour savoir de quoi on parle, mais à très petite dose. J’en parlais ici.

Lorsqu’on travaille pour un parti politique ou qu’on l’appuie fortement, on perd toute perspective et analyse critique. Je le note d’autant plus que j’étais comme ça lorsque je travaillais avec Pierre Bourque. Je le note auprès des gens que je connais qui travaillent pour l’un des trois partis municipaux de Montréal. Surtout quand une campagne électorale éprouvante tire à sa fin.

Ce matin sur Branchez-vous, je me risque à faire un pronostic car il faut bien prendre des risques et voir si on aura peut-être raison. Je dis que je prends un risque, car je prédis la victoire de Louise Harel, à la tête de Vision Montréal. Vais-je me faire accuser de prendre parti ? Même si je précise bien que c’est tout sauf une prise de position.

La semaine dernière alors qu’un membre de l’équipe de Louise Harel twittait pour elle alors qu’elle était en direct en débat à Radio-Canada. Je l’ai rewittait en signifiant l’aspect bizarre de la voir son nom écrire alors qu’elle parlait…Et bien je me suis fait accuser de faire de la politique par son équipe. De prendre parti pour Gérald Tremblay.

C’est facile de dire ça. J’ai l’un de mes bons amis, Carle Bernier-Genest qui est candidat dans Marie-Victorin pour Tremblay. Il est certain que j’encourage mon ami avec des mots, pas des gestes.

Hier j’ai remis en contexte la vidéo de Richard Bergeron. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour lui.

Ce matin je prédis la victoire de Louise Harel. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour elle.

Finalement, c’est ainsi quand on est partisan. Le moindre geste, la moins parole nous font penser à une prise de position. Même les journalistes (surtout) sont montrés du doigt. Je m’en souviens. À la moindre manchette, lorsque je travaillais en politique, mes collègues classifiaient le journaliste. Il est avec nous ou contre nous. J’avais beau leur dire que les journalistes ne sont avec personne, ils étaient aveuglés.

Il est certain que personne ne peut être objectif à 100 %. Impossible. On a tous et toutes une opinion. Mais on peut prendre du recul pour analyser la situation. Ce que la majorité des personnes partisanes ne peuvent faire. C’est l’une des raisons qui font que je suis sortie de la politique. Je ne voulais plus vivre avec des œillères.

Sondage de La Presse : une presque égalité à la mairie

Les chiffres du sondage de La Presse qui sort demain matin viennent de sortir. Incroyable. Du jamais vu. Les trois candidats à la mairie sont pratiquement à égalité: Louise Harel, 34 %, Richard Bergeron, 32 % et Gérald Tremblay 30 %. Bien malin qui pourra prédire qui sera maire dimanche soir…

Sur sa page Facebook, Richard Bergeron dénonce ce qu’il appelle la campagne de salissage de l’équipe Harel.

Dernier droit de la campagne: à boulets rouges sur R. Bergeron?

Plus que 2 jours et demi avant l’ouverture des bureaux de vote dans toutes les municipalités du Québec. Mais surtout à Montréal où personne ne se risque à faire des pronostics. Aucun sondage depuis la sortie de l’affaire Labonté. Enfin, il y en aura un demain dans La Presse.

Michel C. Auger soulignait que la grande interrogation reste le taux de participation. Plus il est élevé, plus les gens veulent du changement. Par ailleurs, la communauté anglophone qui vote généralement pour le maire Tremblay pourrait se tourner vers Projet Montréal et Richard Bergeron. Puisqu’il est hors de question de penser que des anglophones veuillent voter pour Louise Harel. Une séparatiste pour eux et la grande artisane des fusions forcées.

Quand aux francophones. Ce sera à voir. Vont-ils voter pour Harel ? Tremblay ? ou Bergeron ?
Bonne question. Même La Presse ce matin ne se prononce pas. Elle a seulement cité quelques candidats jugés intéressants dans chaque parti.

Mais il semble que les partis de Tremblay et Harel soient en mode panique et fouille dans le passé de Bergeron comme le dit Michel Dumais dans Twitter. D’ailleurs, ce soir j’ai reçu un courriel assez bizarre qui relatait le billet de Patrick Lagacé sur Bergeron. Une entrevue qu’il donnait à Michaële Jean en 1999 lors de la sortie de son livre: Les Québécois au volant c’est mortel.

Il n’utilise pas la langue de bois et souligne que son attitude était inacceptable lorsqu’il était chauffeur de taxi. Ce dernier ne dit pas que les femmes ne savent pas conduire, il dit qu’on leur a appris à conduire de manière différente des gars. Ce qui explique qu’elles ne savent pas déraper en hiver, on ne leur a pas appris. Je discutais de ça avec une amie tantôt, qui me disait qu’elle avait scrappé sa voiture à 16 ans, car son père ne lui avait jamais appris à déraper….Son frère n’a jamais eu ce type d’accident….Question d’éducation.

Dans ce courriel, vraisemblablement envoyé par des adversaires, on déforme les propos de Bergeron en les prenant hors contexte et on suggère un texte pour envoyer le courriel à plus de monde possible:

Voici une suggestion de texte de réseautage:«INCROYABLE…!!! Richard Bergeron frôle des piétons à 120 km/h pour leur donner des leçons, il estime que les femmes meurent en hiver parce qu’elles ne savent pas déraper au volant d’une auto, que l’on vend des autos d’hommes aux femmes et ridiculise le niveau de scolarité d’une classe de la population, les camionneurs! Et cet homme aspire à être maire? Non. Montréal a besoin de retrouver un peu de stabilité, pas d’être une risée…»

Il semble que le candidat de Projet Montréal soit devenu un vainqueur potentiel ou du moins sérieux puisqu’on l’attaque. Demain les sondages devraient nous le confirmer. Mais celui ou celle qui prédira avec justesse les résultats est un fin devin…Cela faisait longtemps que Montréal n’avait pas connu une telle fin de course! Quelles sont vos prédictions?

AJOUT: Patrick Lagacé précise que finalement c’est Jocelyn Desjardins, membre de l’équipe de Vision Montréal qui a fait le montage du clip qu’il a diffusé. Il souligne aussi que Projet Montréal accuse l’équipe Harel de salissage. C’est drôle, j’avais d’abord pensé que ça venait de l’équipe Tremblay. Mais en voyant ce courriel, je sentais le spin politique…

Quand j’ai lancé du macaroni sur les députés de la Chambre des communes…

Des écologistes viennent de manifester durant la période de question à la Chambre des communes à Ottawa. Ils se sont faits expulser manu-militari et non sans heurts et se rebeller. Bon moyen pour faire parler de soi.

Cela me rappelle des souvenirs. J’ai déjà été expulsé du parlement de la même manière. Je me souviens encore de la pression des mains du garde de sécurité qui m’a attrapée par les épaules pour me faire sortir. Rapidement. 30 sec après le début de notre manifestation, on était à l’extérieur du Parlement.

La raison? C’était en 1990. J’étais étudiante. On manifestait contre l’imposition d’une taxe de 3 % que comptait imposer le gouvernement conservateur de Mulroney sur les prêts étudiants. Une autre décision incompréhensible d’un gouvernement de droite.

Bref, la fédération étudiante de l’Université d’Ottawa avait organisé une manif. La seule manière de faire parler de nous. On se présentait à la période de question avec du macaronis Kraft-dinner dans les poches, non cuits. Le porte-parole de l’opposition, un député du NPD dont j’ai oublié le nom, a posé une question au gouvernement sur le dossier. Lorsque le ministre responsable s’est levé pour répondre, nous nous sommes tous levés d’un trait en criant Non Non Non et en jetant nos macaronis sur les députés.

Rien de très grave, ni dangereux, ni violent. D’ailleurs, lorsque la sécurité du Parlement nous a sorti, personne n’a été blessé contrairement à ce qui semble s’être passé aujourd’hui.
Voici ce qu’en disait une revue de presse parlementaire retrouvée sur Internet:

Le 17 octobre 1990, la Chambre a été le théâtre d’un incident assez fâcheux, qui a par la suite retenu l’attention pendant plusieurs jours. Prenant place à la tribune du public pendant la période de questions, des étudiants ont choisi d’exprimer leur opposition aux changements apportés au programme de prêts étudiants en lançant sur le parquet de la Chambre des poignées de riz et de macaroni. Le lendemain, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre, Albert Cooper a soutenu que Howard McCurdy, le député qui avait la parole au moment de l’incident, connaissait les intentions des étudiants et s’était, en conséquence, rendu coupable d’un outrage au Parlement. M. McCurdy s’est vivement défendu d’avoir été de quelque façon complice de cet acte. Dans une décision rendue le 6 novembre, le Président a déclaré que la parole d’un député était sacrée à la Chambre des communes et que le démenti de M. McCurdy suffisait à clore la question.

Le Président a ensuite dit déplorer l’incident lui-même et a invité M. Cooper à présenter à la Chambre une version modifiée de sa motion visant à renvoyer la question au Comité permanent des privilèges et élections. La motion a depuis été adoptée, et le Comité est maintenant saisi de la question.

L’un de mes meilleurs souvenirs d’université. Même si j’étais aussi journaliste au journal étudiant à cette époque et que je m’étais fait chicaner par le rédacteur en chef car j’avais utilisé une passe de presse pour entrer. Je couvrais et je participais pour évaluer…

D’ailleurs, il y a eu des conséquences. La Rotonde, le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, a été barré durant quelques années du Parlement, si mes souvenirs sont justes. Désolée. Ma faute.

J’ai d’ailleurs trouvé un article en anglais de la Presse canadienne qui décrit l’événement. C’était le 17 octobre 1990. Il y a 19 ans. Ouf. L’article date du 18 octobre et avait été publié dans la Gazette.

OTTAWA – Students shouted and pelted stunned MPs with handfuls of macaroni and protest cards in the Commons yesterday to protest against federal funding policies on higher education.

About 20 university students were quickly hustled out of the public gallery by security guards as they chanted: « Three-per-cent tax: No, no, no. »

They were upset the government has imposed a 3-per-cent surcharge on student loans to discourage defaults after graduation.

The outburst came during the daily question period after New Democrat Howard McCurdy complained to the government that some students must take out « huge and onerous » loans because of government funding policies.

Speaker John Fraser remarked the timing of the protest was obviously not coincidental, but later withdrew the remark.

Protester Marc Molgat, a University of Ottawa student, complained students are so financially strapped that they must eat cheap meals of pasta and rice.

« These people in here are sitting here eating steak and potatoes every night and what have you, filet mignon or whatever, » he said. « And we’re sitting out here eating Kraft Dinner. » The protest was part of activities to mark National Students Day and to draw attention to what many students believe is inadequate federal support for higher education.

Gerry Weiner, the minister responsible for post-secondary education, defended the government’s record.

The budget for student loans has doubled to more than $400 million during the last six years while defaults have tripled, Weiner said.

McCurdy would not condone the protest although he said outside the House he believes it was held because Ottawa has patronized and ignored students for years.

« Demonstrations and civil disobedience have their place, » he said. « But you target and find the appropriate soft spots to make it work. You don’t use it under conditions where it is counterproductive. »

Yesterday the Canadian Federation of Students released a report calling for an overhaul of higher education.

The federation’s plan would give the federal government more power over colleges and universities, abolish tuition fees and increase funding by $1.7 billion a year.

The report says the federal government should increase its share of funding to $8.2 billion a year.

Sacrez-nous la paix avec la police

Les partis au pouvoir (Parti libéral du Québec et Union Montréal) ne cessent de dire que ceux qui ont des choses à dire doivent porter plainte à la police. Quelle belle manière de se laver les mains et se débarrasser d’un problème qui va les éclabousser à coups certains.

Même Jacques Duchesneau, un ancien chef du Service de police de la ville de Montréal, souligne que ce n’est pas suffisant. Il faut une enquête publique. Pourquoi le gouvernement Charest refuse de mettre sur pied une enquête publique et préfère laisser sa responsabilité à la police? Bonne question. Sûrement car le gouvernement a grandement peur de se faire éclabousser. D’ailleurs, il ne faut pas se leurrer. Tout le monde sera éclaboussé. Tous les partis. Mais il faut faire le ménage en grand…

J’ai aussi bien ri en entendant cette déclaration d’un député du parti libéral du Québec: Que le parti suit en tout point la loi sur le financement des partis et la loi électorale. Ah oui? Alors si le parti libéral est blanc comme neige, il ne doit pas avoir peur des résultats d’une enquête publique.

Les politiciens devraient enfin se mettre à table…

Radio-Canada présentera ce soir une entrevue dans laquelle Benoît Labonté dit tout, vraiment tout. Je viens de voir un extrait où il parle d’un certain Bernard Trépanier qui prend 3 %… Il raconte en avoir parlé à Gérald Tremblay qui a dit que c’était comme ça en politique municipale.

J’ai bien hâte d’entendre toute l’entrevue et surtout de voir la réaction des politiciens mis en cause. Feront-ils comme Jean Charest qui s’est offusqué des accusations de la cheffe de l’ADQ, Sylvie Roy alors que l’on sait très bien qu’il doit y avoir quelque chose de vrai en arrière. S’offusquer ainsi c’est nous prendre pour des imbéciles et pour des cons. Qu’ils arrêtent de souffrir de ce que Michèle Ouimet appelle le syndrome Gérald Tremblay : je ne sais rien, je ne sais rien.

Comme Gilles Vaillancourt le maire de Laval depuis 20 ans, qui ne sait rien du fait que l’entreprise de Tony Accurso (encore lui) rafle une bonne partie des contrats. Vraiment ils continuent à nous prendre pour des imbéciles.

N’est-il pas temps que les politiciens de tout bord et tout acabit se mettent enfin à table et nous disent les véritables affaires? Qu’ils nous disent simplement et seulement la vérité. Ça changera et les citoyens auront enfin l’impression qu’on les respecte. Sinon, ce sera pire et le cynisme déjà énorme, ira en grandissant. Je n’ose penser au taux de participation des prochaines élections municipales le 1er novembre prochain.

Par ailleurs, je n’arrive pas à croire que Benoît Labonté dévoile tout par pur bonté d’esprit civique. Même s’il se dit mort politiquement, une telle sortie ne peut que le positionner comme le super Mr Propre de la politique non ? En tout cas, ses déclarations de ce soir promettent d’occuper la dernière fin de semaine de campagne…Est-ce que Richard Bergeron en profitera pour se glisser entre les deux et pourrait gagner?

En passant, lisez la chronique de Yves Boisvert pour en avoir plus sur les coûts d’une campagne électorale et pourquoi les lois sur le financement ne fonctionnent pas.

L’effet des pancartes électorales…

Avant cette campagne, je pensais honnêtement qu’on n’avait pas besoin de pancartes électorales. Maintenant que les partis municipaux montréalais ont décidé de ne pas en poser sur le domaine public (Union Montréal a lancé l’idée, Vision Montréal a suivi), je me demande si cela n’affectera pas le taux de participation…J’espère que non. Mais je me pose des questions.

Ironiquement, et je le disais hier, c’est le parti le plus écolo Projet Montréal, qui pose des pancartes. Et pas de belles pancartes, peu visibles. Par ailleurs, il y a très peu de pancartes sur les balcons.

À Longueuil aussi, peu de pancartes. Caroline St-Hilaire n’en a pas. Elle utilise les abris bus pour sa publicité. J’ai aussi remarqué des publicités de Louise Harel sur les abribus de Montréal. Une amie m’a fait remarqué que c’était une excellente idée puisque l’argent retournait ainsi dans un service public, le transport en commun. Très bon point. Je n’y avais pas pensé. Alors placardons donc les abribus !

Finalement, est-ce qu’un minimum de pancartes est nécessaire ou non ?

Pour des élections financées publiquement et contrôlées

Ce matin, la politique municipale fait toujours les manchettes. Pour les mauvaises raisons. On ne parle que de corruption. Sur Branchez-vous, je me demande s’il ne reste qu’un parti propre car loin du pouvoir en théorie, Projet Montréal. Car l’argent ne devrait pas influencer la démocratie. Jamais. L’argent fausse la donne.

Le parti québécois a d’ailleurs demandé ce matin que la loi sur le financement des partis politiques soit modifiée pour que les courses à la chefferie soit aussi couvert par la loi. Benoit Labonté n’a donc fait aucun geste illégal puisqu’il aurait reçu de l’argent d’un entrepreneur lors d’une course à la chefferie. Faille majeure et immense dans la loi…qui est aussi contournable.

Je dit à maintes reprise. J’ai frayé en politique municipale lorsque j’étais attachée de presse de Pierre Bourque de Vision Montréal. Je ne connais pas les détails du financement en politique car j’ai toujours refusé qu’on m’en parle. Moins j’en savais, mieux je me portais. Mais je sais que le financement se moquait pas mal de la loi en vigueur car il est toujours possible de la contourner. D’ailleurs, Vision Montréal a déjà eu des problèmes avec le DGE à ce sujet…et je ne pense pas que ce soit le seul parti municipal en ayant eu.

Les journalistes qui couvrent le municipal le savent. Il suffit de fouiller la liste des donateurs de chaque parti pour trouver des perles. Les entreprises ne peuvent donner aux partis politiques. Les citoyens de la ville de Montréal peuvent contribuer jusqu’à concurrence de 1 000$. Ici, un article de Radio-Canada explique la loi.

D’ailleurs, Vision Montréal publie régulièrement la liste des donateurs depuis août dernier. Est-ce que Tony Accurso fait partie de la liste?

Comment pensez-vous que les entreprises contournent ce règlement? Il suffit de vérifier quels employés d’une même entreprise ont contribué à un parti ainsi que leurs conjoints et proches…
Paul Cliche, ex-conseiller municipal du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) et membre de Projet Montréal, explique la manière de faire dans un billet ici.

Il y a aussi les bénévoles qui ne sont pas vraiment bénévoles. Je suis certaine que d’autres trucs sont possibles et que certains peuvent en raconter beaucoup plus.

Pourquoi le financement est la clef de la réussite en politique? Car une élection coûte chère. Il faut acheter de la publicité, payer les graphistes, les imprimeurs, les organisateurs, les locaux, etc.

La solution? Que les fonds proviennent du gouvernement, du public donc, seulement. Que les dons anonymes soient bannis comme le préconise Projet Montréal. Que tout le monde puisse se faire rembourser les dépenses et pas seulement les candidats qui ont plus de 15 % du vote. Que les limites de dépenses soient strictes et sévères pour ne pas avantager les plus riches mais que les partis reconnus puissent dépenser les mêmes sommes, provenant des fonds publics. C’est ainsi que pourra s’exprimer la véritable démocratie, sans que l’argent ne puisse faire la différence.

Par ailleurs, Diane Lemieux fait le tour des médias pour faire la leçon à Louise Harel. Elle souligne qu’elle a magasiné un parti politique avant de choisir Vision Montréal et qu’elle aurait dû faire un meilleur tour du propriétaire. Sauf que Diane Lemieux ne devrait pas trop parlé. Car elle aussi pourrait avoir des surprises. Union Montréal n’est pas à l’abri d’un scandale de financement. D’ailleurs des scandales, Union Montréal en a eu son lot depuis quelques mois.

Des élections municipales à revirement!!!

La dernière nouvelle: Benoit Labonté annoncerait cet après-midi qu’il quitterait Vision Montréal à la demande de Louise Harel. Radio-Canada vient de l’annoncer et La Presse aussi.

À deux semaines des élections, les revirements de situation ne manquent pas. Autant du côté du parti du maire, Union Montréal que de Louise Harel et Vision Montréal. Comment réagiront les Montréalais? Iront-ils voter ou continueront-ils à bouder le niveau municipal et à contribuer à un taux de participation famélique?

C’est avec surprise que j’écris ça, mais sans pancartes électorales, on dirait qu’il n’y a pas d’élections. Et il y en a peu sur les balcons. Ironiquement les seules pancartes sont celles du parti le plus écologique, Projet Montréal. Sauf qu’elles sont presque invisibles, mal faites, trop sombre avec un message illisible sauf si on se rapproche.

Par ailleurs, les partis politiques municipaux utilisent très peu les médias sociaux. Quand ils le font, c’est très mal fait. Ils devraient prendre l’exemple de Barack Obama. Mais ça ne s’improvise pas et ça demande du temps et de l’argent. L’argent économisé par les pancartes auraient d’ailleurs pu être réinvestit dans les médias sociaux.

En plus, pour couronner le tout, les nouvelles de collusion, corruption et autres bébelles financières avec les entrepreneurs en construction ne cessent de faire les manchettes. À ce rythme, on se demande s’il restera des candidats le matin du 1er novembre…Est-ce que les gens se résigneront à voter pour celui qui semble le plus propre Richard Bergeron ? Ou alors ils resteront chez eux?

Élections municipales à Montréal: c’est parti !

De retour depuis presque une semaine de mon voyage en Californie, la campagne électorale municipale à Montréal vient de me sauter en plein visage. Sur Facebook, ceux qui avaient un profil mais ne l’utilisaient pas, s’y mettent et nous inondent de statuts à saveur politique.

Il est aussi comique de suivre des gens de différents camps qui analysent les sondages selon leur propre biais. Sur Twitter aussi ça bouge beaucoup. On s’échange les twitts, on fait des erreurs, on récupère, on dénonce, on se félicite. J’en parle sur Branchez-vous ce matin.

Vous connaissez mon implication passée en politique municipale, j’en ai parlé, particulièrement dans ma déclaration d’intérêt. Malheureusement, tout le monde ne l’a pas lu et on me demande encore si je travaille pour l’un ou l’autre. Misère. Je suis journaliste, je ne travaille que pour moi et mes clients.

Mais je connais la politique, j’entendais mes anciens collègues dire que tel journaliste était pour le parti adverse ou que celui-ci était pour nous. Je tentais de leur dire que les journalistes ne sont pour personne et ne font que couvrir ce qui se passe…

Hier, j’ai eu la preuve que rien n’a changé. Louise Harel a lancé son compte Twitter en faisant une erreur reprise un peu partout sur Twitter. Je l’ai retwitté aussi. L’un de mes contacts m’a alors demandé ce que je faisais et si je travaillais pour l’équipe Tremblay ou quoi?

J’avoue que ça me mets le feu au cul ce genre de question. Dès que l’on pointe, remarque ou dénonce un politicien ou un parti, on se fait accuser de travailler pour l’autre camp. Je vois que certaines personnes n’ont pas encore compris que depuis octobre 2003, j’ai quitté le monde politique. Complètement et totalement. Que l’on m’assomme ou m’enferme si j’émets la possibilité d’y retourner. Je peux vous dire que c’est bel et bien fini, terminé. La politique je préfère la couvrir comme journaliste. Plus passionnant. Vraiment.

Les pendules sont donc remises à l’heure. Ouf, cette élection ne sera pas facile. Tel que je l’ai souligné à plusieurs reprises, j’ai des amis et des connaissances dans les trois principaux partis en lice. J’ai surtout un très bon ami qui est conseiller municipal, Carle Bernier-Genest. Je n’arrêterai pas de lui parler mais je n’arrêterai pas de jouer mon rôle de journaliste et de souligner les bons et aussi les mauvais coups de chaque parti. Ce n’est pas facile car les amis ont leur sensibilité, qui au maximum pendant une campagne électorale. Pas facile de critiquer et de leur expliquer que ce n’est pas contre eux.

Mais c’est ainsi. Je n’hésite donc pas à parler de politique municipale et des ratés parfois. Comme ici lorsque je pourfendais les rues en garde partagée entre les arrondissements et la ville centrale.

L’aberration des rues en garde partagée à Montréal !!!

Photo: Véronique Savoie

Les rues de Montréal sont en garde partagée entre les arrondissements et la ville centre. Une autre aberration de la division des responsabilités entre ces deux niveaux de gouvernements. Un autre argument pour Louise Harel. Puisque les pistes cyclables sont sous la responsabilité de la ville centre (une bonne chose pour pouvoir sillonner l’île), on assiste à des situations ridicules.

Comme la rénovation de la rue St-Zotique a deux vitesses. C’est une rue entourée d’une piste cyclable. L’une de mes amies m’a envoyé des photos car elle emprunte ce chemin en vélo chaque jour. Elle n’en revenait pas. Pourquoi ? Car la rue a été asphaltée sauf les deux extrémités qui sont les bandes cyclables identifiés par des poteaux. Une piste cyclable en très mauvais état. Je l’emprunte souvent. Véronique me dit que c’est la même chose que la rue Boyer. De l’asphaltage non uniforme. Une séparation entre la rue et la piste cyclable. Bizarre.

En m’informant auprès de l’arrondissement, j’ai donc appris que la rue est en garde partagée. La partie de la rue empruntée par les automobilistes a été asphaltée par l’arrondissement tandis que la piste cyclable doit attendre le bon vouloir de la ville centre. Qui est en retard par rapport à l’arrondissement qui a effectué les travaux dans les temps. Ce qui donne l’impression qu’on favorise les automobilistes au détriment des cyclistes. Ce n’est pas le cas. C’est plutôt la ville centre qui se traîne les pieds. Quand vont-ils refaire l’affreuse piste cyclable? Très bientôt m’a-t-on dit. Sauf que la saison de vélo a déjà débuté. Ils attendent quoi ? L’automne?

Pourquoi ne pas avoir refait la rue en entier en même temps ? Ce n’est pas clair mais les contrats ne sont pas octroyés au même entrepreneur. C’est donc ça l’une des aberration totale de la nouvelle ville de Montréal ! Pourquoi ne pas s’entendre pour donner le contrat au même entrepreneur qui ferait tout en même temps ? Ou alors au mieux, s’arranger pour le faire en même temps ? RIDICULE, totalement ! Combien d’autres cas?

Louise Harel est-elle la meilleure candidate? Pas certaine…

Enfin. On aura une vraie et belle (je l’espère) campagne électorale à Montréal. La candidature de Louise Harel est une bonne nouvelle même si je reste persuadée que ce n’est pas la meilleure candidate. J’aurai aimé du sang neuf, quelqu’un qui ne vient pas finir sa carrière politique à Montréal mais qui la commence.

Ce début de campagne me permet de faire une petite mise au point. Puisque j’ai été identifiée à Vision Montréal et son fondateur Pierre Bourque durant 3 ans, je constate que certains n’ont pas réalisé que les années ont passés et que je suis maintenant journaliste.

Je ne le nie pas. J’ai été attachée de presse de Pierre Bourque de 2000 à 2003. J’étais donc partisane à ce moment là. Le jour où j’ai quitté mon emploi, j’ai aussi quitté la politique et la partisanerie. Depuis novembre 2003, j’ai coupé les liens avec Vision Montréal.

En plus, l’un de mes meilleurs amis, Carle Bernier-Genest est désormais conseiller municipal pour l’équipe de Gérald Tremblay. Je connais bien ma conseillère municipale, Carole DuSault. Je connais plusieurs personne de Projet Montréal dont Josée Duplessis. Bref, j’ai des liens partout mais aucun intérêt ni partisanerie.

Après presque 6 ans de sevrage, je crois maintenant être capable d’analyse objectivement la politique municipale. J’ai certaines convictions. Environnementales mais je reste totalement persuadé du bienfait des fusions pour un Montréal fort. Je pense que le gouvernement Charest a erré en permettant les défusions. Je pense que Louise Harel a un bon point en disant qu’il faut remettre de l’ordre dans la distribution des pouvoirs entre la ville centrale et les arrondissements. Maintenant reste à savoir comment cela se passera.

Le plus triste dans tout ça est la séparation toujours aussi linguistique qui sévit à Montréal. The Gazette oppose déjà une fin de non-recevoir à Louise Harel. J’avoue que la meilleure manière de réveiller les monstres fusion-défusion de la campagne de 2001 était d’avoir une candidate comme elle. C’est un peu comme si Pierre Bourque revenait à la tête de Vision Montréal. La réaction de la communauté anglophone serait semblable.

C’est pour ceci que je ne suis pas certaine du tout que Louise Harel est la meilleure candidate. J’aurai préféré une Isabelle Hudon par exemple. Quelqu’un qui n’a pas l’historique de Louise Harel. Et je pense que Gérald Tremblay doit passer le flambeau. Deux mandats sont suffisants.

Harper n’accorde pas d’entrevues aux femmes journalistes?

Excellente question posée par Chantal Hébert sur le fait que Stephen Harper a accordé une entrevue au chef d’antenne de CBC mais pas à la chef d’antenne ni de la SRC, ni de TVA. Est-ce que M.Harper a des problèmes avec les femmes journalistes ? Vraiment, vraiment une bonne question…

Une radio de Québec dénigre Françoise David

Décidément, les radios de la région de Québec ont vraiment le chic pour faire parler d’elles et embaucher des animateurs irrespectueux. C’est une maladie à Québec ? D’ailleurs Jean-François Cloutier a écrit un essai qui tente d’expliquer cette malheureuse tendance de la ville de Québec. Très intéressant.

Bref, après Jeff Fillion et André Arthur, un certain Sylvain Bouchard pollue les ondes du 93,3 Fm. Sa dernière trouvaille ? Organiser un jeu en ridiculisant Françoise David. Ses participants : des jeunes qui doivent, entre autre, déchirer la page de l’un de leur manuel scolaire. Bravo, quelle intelligence d’esprit. L’histoire est ici.

La Fédération des femmes du Québec demandait aujourd’hui l’arrêt de ce jeu stupide. Ce qui est a été fait aujourd’hui semble-t-il. Françoise est ma voisine, je l’ai croisée ce soir et elle me mentionnait que la radio avait stoppé le concours mais s’est bien gardée de s’excuser. Sauf que c’est inacceptable et elle n’entend pas en rester là. J’espère sincèrement qu’elle ne laissera pas cet animateur sans scrupule et irrespectueux s’en tirer à bon compte. Trop facile de salir par des mots lancés à travers un micro.

Une première femme à la tête de l’opposition…

Notre société avance pas à pas, très lentement, très tranquillement, trop selon moi, dans l’inclusion des femmes en politique et dans les plus hautes sphères. Françoise David a été la première femme cheffe d’un parti, puis est arrivée Pauline Marois, maintenant la première femme cheffe de l’opposition officielle au Québec. En compagnie des Louise Harel, Lise Payette, Pauline Marois a gravit les marches, repoussé le machisme ambiant, abattu des murs. Pas toujours facile de se faire juger sur sa coiffure, ses vêtements, sa réussite, sa fatigue alors qu’aucun homme ne subirait un tel traitement. Elle me l’avait raconté lors de cet article sur les femmes députées qui deviennent mères, très rares. Depuis la ministre espagnol de la Défense a accouché et Rachida Dati, la ministre de la justice française s’apprête à le faire. Elle accouchera en janvier 2009 comme Ségolène Royal l’a fait avant elle alors qu’elle était ministre de l’environnement. Lisez le texte de Rue 89 ici sur Carme Chacon pour constater qu’il reste encore beaucoup à faire, un chemin pavé de remarques sexistes qui aimeraient voir une femme enceinte et/ou une maman à la maison…
Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre une société plus égalitaire et plus ouverte aux femmes. Je suis impatiente et pessimiste, moi l’éternelle optimiste, quand j’entends les Yvon Dallaire, les masculinistes, le feministe bashing, les hommes qui crient au sexisme alors que l’on ne veut que notre place, la simple place qui nous revient, rien de plus. Je veux une société égalitaire et plus humaine pour les femmes et les hommes, ensemble!

Est-ce démocratique de proroger un Parlement?

Bonne question non ? On peut se la poser quand on sait combien les Conservateurs avaient le mot démocratie facile ces derniers temps. J’en parle sur Branchez-Vous.
Je laisse ce blogue tranquille pour les trois prochains jours. Je file à Québec au congrès de la FPJQ, les journalistes. Profitez-en pour commenter les nombreux billets que j’ai posté dernièrement…Je vous en promets un sur le salon des artistes récupérateurs avec de nombreuses photos à mon retour. C’était la fin de semaine dernière et j’ai trouvé des trucs supers. Des idées pour Noël.

Harper sort l’épouvantail séparatiste!

Comme Jean Chrétien l’a déjà fait. Stephen Harper ressort l’épouvantail séparatiste pour garder le pouvoir. Le Canada anglais s’enflamme. Exit la paix relative en matière d’unité nationale. Les sentiments anti-Québec vont ressortir dans l’ouest tandis que le contraire va exploser au Québec. Dommage, on aurait pu rester sur les idées politiques au lieu de jouer sur la division.
J’en parle sur Branchez-vous.

Coup d’état ou coup de démocratie?

Très intéressant ce qui se passe à Ottawa. Passionnant même. Coalition entre trois partis dont le Bloc québécois!!! Les Conservateurs qui paniquent et parlent de coup d’état, de putsch, de coalition anti-démocratique. Bref les gros mots balayent les ondes. La panique s’installe. À trop vouloir jouer au poker et au gouvernement majoritaire. On perd parfois. Cependant, Stéphane Dion n’est pas encore Premier ministre. En politique, une semaine est une éternité. Imaginez un mois.
J’en parle sur Branchez-vous.

Harper ouvre la porte à un gouvernement de coalition?

En pleine élections provinciales, Stephen Harper nous une crise politique à Ottawa. La mise à jour économique, qui est plus une mise à jour idéologique, fait l’unanimité contre elle. Anti-démocratique, erreur, hypocrisie, les mots sont forts pour cristalliser l’opposition contre Harper. En fait, Chantal Hébert résume la situation en soulignant que le gouvernement canadien se ramasse une raclée médiatique. J’en parle sur Branchez-vous.
Il serait temps que l’opposition fasse preuve de maturité et nous forme un gouvernement de coalition.

Françoise David s’invite au débat des chefs

J’en parle sur Branchez-vous même si les commentaires ne volent pas très haut…..

Mario le mauvais joueur, Jean le copieur et Pauline…

Imaginez Nicolas Sarkozy ou Barack Obama qui participent à une émission de variétés et s’affublent d’une perruque ou qui jouent dans un remake de Brokeback Mountain? Impossible n’est ce pas ?
Pas pour les politiciens québécois. Après André Boisclair, ex-politicien et gai, qui a fait un fou de lui même en s’insérant dans une parodie du film américain, Mario Dumont s’est coiffé d’une perruque blonde pour faire le guignol à Dieu Merci au lieu d’aller s’expliquer à Tout le monde en parle. En plus, il accuse l’émission de partisanerie. N’importe quoi.
Désolant de voir les politiciens s’abaisser ainsi…Plus sur Branchez-vous.

Péage et augmentation de tarif…

Alors que les partis promettent mer et monde pour le transport en commun, la STM demande une énième augmentation des tarifs du transport en commun. Contradictoire non? Pendant ce temps, on reparle encore de l’instauration d’un péage pour entrer sur l’Île de Montréal.

Belle manière d’encourager le transport en commun. On augmente les tarifs. Surtout que c’est une habitude depuis quelques années à la STM. Totalement incohérent avec les discours politiques de développement du transport en commun.

Comme par exemple les promesses du Parti québécois dévoilées hier. Celles du Parti libéral aujourd’hui. Les croyez-vous?

Par ailleurs, le dossier du péage refait surface. Il semblerait que l’administration du maire de Montréal, Gérald Tremblay, voudrait l’instaurer. Mais personne n’ose en parler en pleine campagne électorale.

Alors on fait quoi avec le transport en commun? Investissement massif au lieu de construire des ponts et de nouvelles routes? Baisse des tarifs? Péage comme à Londres et Stockholm?

Aussi sur Materre.ca

Un débat sans Québec Solidaire et le parti vert ? AJOUT – pétition en ligne

Désolée mais je ne suis pas d’accord. Ces deux partis doivent être inclus. Ce n’est pas acceptable. Si Elizabeth May a pu participer au débat fédéral, Françoise David ( ma voisine je le rappelle pour être transparente) et le chef du parti vert devraient être du débat provincial. Surtout si Mario Dumont y participe avec sa baisse annoncée….
AJOUT : Il y a une pétition en ligne pour que les chefs participent. Vous pouvez même y inclure votre photo avec un baillon….Faites suivre.

L’économie d’abord OUI….Vraiment?

Le slogan du Parti libéral du Québec pour cette campagne électorale m’a fait frémir. L’économie, juste l’économie. Pour aller ou? Pour polluer plus ? Pour penser seulement à l’argent et oublier les gens ? Selon moi ce sont les humains d’abord pas l’économie.

Déconnectés, mauvaise cible. De toute manière, cela n’est pas étonnant de la part d’un gouvernement qui n’a rien fait pour l’environnement. Le bilan n’est pas fameux. En fait cela ressemble beaucoup à du vernis très superficiel.

Exemples : les sacs en plastique, les voitures électriques, le transport en commun, la gestion des déchets, dont les déchets électroniques dont le projet dort sur les tablettes depuis tant d’années, etc.

Ce qui a été fait : Rabaska, rénovation de la centrale nucléaire de Bécancour, le pont de la 25, l’autorisation d’un projet pilote pour la Zenn, une voiture électrique qui ne roule qu’à 40 km/h, le volontariat pour les sacs de plastique….

Les enflures verbales et vidéos de l’ADQ

J’en ai parlé la semaine dernière lors du lancement de la campagne, le discours de Mario Dumont devient de plus en plus démagogique. Il lance des trucs en l’air. Des trucs qui avaient fonctionné en 2007. Sauf que les Québécois ne semblent plus acheter cette superficialité. Une chance.
Le ton de la campagne doit changer. En ce moment c’est épouvantable.
J’en parle ce matin sur Branchez-vous.

Québec Solidaire

Je viens de lire le billet de Christian Vanasse et je ne peux qu’être d’accord avec lui. La campagne commence mal. Les couteaux volent bas. La démagogie de Mario Dumont dégouline de partout, la mauvaise foi de Jean Charest transpire, tandis que Pauline Marois doit se dépatouiller avec des bagarres. Rien pour attirer les citoyens dans le giron politique. On ne parle pas de contenu mais de broutilles. On ne parle du menu mais on se lance des assiettes, on déchire la nappe. Lamentable.

Comme le fait remarquer Christian, seuls Amir Khadir et Françoise David sortent du lot. Mais on ne parle que peu d’eux. Comme le chef du parti vert. Pratiquement invisible dans les médias. Les caprices de Charest pour le débat alimentent les nouvelles. Ne devrait-on pas parler de la présence de Québec solidaire et du parti vert à ce débat d’ailleurs ?

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Déclaration de conflit d’intérêt. J’ai plusieurs amis dans tous les partis politiques dont un de mes bons amis, Martin Lemay qui est député du parti québécois de Sainte-Marie-Saint-Jacques. L’une de mes voisines est Françoise David, la cheffe de Québec Solidaire et le frère de ma voisine et amie se présente pour Québec Solidaire, Éric Noël.
J’en oublie peut-être…à suivre.

Le Parti québécois : son meilleur ennemi?

Misère, misère. Le Parti québécois n’a pas besoin d’ennemis pour le critiquer, ses amis s’en chargent…Toujours pareil. Quel parti!
En plus, une femme est à la tête. Tellement facile de la saborder. Je la plains! Comme le souligne Richard Martineau. On demande à une femme qui va s’occuper des enfants, pas à un homme. Une femme riche est snob. Un gars riche a réussi. Misère, misère.
J’en parle sur Branchez-vous.

On retourne en élection…historique ?

Qui a envie de se farcir une autre campagne électorale ? Nous n’aurons pas le choix. Le Québec votera le 8 décembre. Après le Canada, les États-Unis, notre province.

Pour les Français, chaque province canadienne organise ses propres élections. Les partis sont presque les mêmes. En fait, oui ils sont semblables.

J’en veux à Jean Charest. De nous faire redescendre sur terre trop rapidement. Je viens d’entendre la conférence presse de Mario Dumont. Une douche glaciale après l’euphorie d’hier soir. Dire qu’il a presque prétendu représenter le changement comme le représente Obama. C’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, l’hôpital qui se fout de la charité, la démagogie incarnée.

Bref, nous irons voter. Mais le Québec pourrait aussi entrer dans l’histoire en élisant une femme première ministre. N’oublions pas que deux femmes sont cheffes de parti : le parti Québécois et Québec Solidaire. D’un côté Pauline Marois, de l’autre Françoise David. Ma voisine sera fort occupée. Notre comité Jardiner le bitume pour verdir la ruelle devra fonctionner avec une membre en moins…

I have a dream

Le rêve de Martin Luther King est maintenant réalisé. J’ai toujours cru en mes rêves. Ils se sont réalisés, sauf celui de trouver l’homme idéal….pour moi. Il faut croire en ses rêves. Surtout si on leur donne le pouvoir de se réaliser. Surtout si on agit sans attendre que les autres les réalisent à notre place.

Hier soir, dans ma chambre d’hôtel de Drumondville, en écoutant le discours de Barack Obama avec des larmes dans mes yeux, je pensais comme Nicolas. Que cet homme en avait gros sur les épaules. Comme Nicolas, j’ai peur. Peur que les gens lui donnent la responsabilité de réaliser leurs rêves à leur place.

N’attendons pas.Sautons sur l’élan de cette victoire historique, embrassons l’énergie que nous donne Obama pour avancer. Pour s’impliquer dans la réalisation de nos rêves et de nos vies. Agissons au lieu de réagir et d’attendre, attendre, attendre que le train passe. Puis le regarder passer sans le prendre.

J’en parle ce matin sur Branchez-Vous.

Ouvrir les magasins le dimanche?

Nicolas Sarkozy veut changer la France. Y ouvrir les magasins le dimanche. C’est pratique mais en même temps, a-t-on vraiment besoin de magasiner 7 jours sur 7? Je suis partagée. Et la vie de famille des travailleurs du domaine de la vente ?

Je le constate avec mon beau-frère qui travaille chez Carrefour en France. Il n’a qu’un jour de congé : le dimanche. Que se passera-t-il si l’ouverture des magasins le dimanche est permise ? Il devra travailler 7 jours sur 7 ? Indécent.

Malheureusement, on peut instaurer les meilleures protections possibles des travailleurs, certains patrons trouveront toujours le moyen de les contourner. Et certains travailleurs accepteront toujours tout, même si c’est illégal ou immoral.

Le changement ne se fera pas sans heurts en France où de nombreux magasins (surtout dans les petites villes) sont fermés le dimanche et le lundi encore. Cette politique avantagera encore les gros centres commerciaux, les Carrefours et cie mais sûrement pas les petits commerçants qui travaillent déjà beaucoup. Après la libéralisation du développement des Hards discounts, voici une autre mesure qui tuera le commerce local et de proximité.

La France prend le virage nord-américain qui ne fonctionne pas. Attention. Résistez!

Ici au Canada, les magasins sont ouverts 7 jours sur 7. Une surprise pour les Français en visite. Ils sont ouverts de 9-10h à 17h du lundi ou mercredi ainsi que samedi et dimanche (certains n’ouvrent qu’à partir de 12h) en général. Jusqu’à 21h le jeudi et vendredi. Honnêtement, je crois que ce n’est pas à la France de changer mais aux autres de retourner au bon vieux dimanche de congé. Je sais c’est utopique. Mais la société de consommation doit laisser sa place à une vie plus simple et moins axée sur l’achat à toute heure et en tout genre. On est habitué à tout avoir tout de suite. On s’habituera au contraire et à planifier. Je dis ça en sachant bien que de temps en temps, je vais acheter des trucs le dimanche mais il faut décider quel type de société nous souhaitons.

Retour à la case départ pour le parti Libéral du Canada!

Pas facile la vie politique. Surtout celle d’un chef qui, au premier abord, n’était pas destiné à diriger le parti libéral . Retour à la case départ avec une nouvelle course à la chefferie.

Stéphane Dion était tout sauf serein hier lors de son annonce. Si j’ai été la première à le défendre, je trouve aussi qu’il aurait dû reconnaître son incapacité à mener le bateau. Sauf qu’il n’est jamais facile de reconnaître ses erreurs et ses faiblesses surtout en public. Que le premier à pouvoir le faire lui jette la pierre…

Sa première erreur a été de se présenter dans la course à la chefferie. Il faut parfois avoir l’humilité de savoir que l’on est incapable d’être un leader…Sauf que le parti Libéral l’a complètement trahi et torpillé. Bonne chance à celui ou celle (rêvons un peu) qui lui succèdera pour rebâtir ce parti au bord de la faillite. En passant, seulement trois députés (un ou deux battus) étaient avec lui hier dont Martha Hall Findlay, la seule femme qui s’était présentée dans la course à la chefferie. Il y a en au moins une qui a de la classe.

Je verrai bien une fusion avec le NPD… Si on veut vraiment marquer un véritable virage et renovuellement.

Sommet de la Francophonie : l’absence de Sarkozy

La ville de Québec est l’hôte du Sommet de la Francophonie. Une réunion où Nicolas Sarkozy brillera par sa visite éclair. Plusieurs critiquent ce désintérêt évident du président français pour la francophonie. Est-ce parce que la France, le plus grand pays francophone au monde, ne se sent pas menacée par l’anglais et la montée des autres langues?

Chaque fois que des Français me rendent visite, ils s’étonnent de voir les Québécois aussi conscient du français et du besoin de défendre notre langue commune. Est-ce que les Français devraient prendre modèle sur les Québécois au lieu d »intégrer des mots anglais qu’ils ont, d’ailleurs, du mal à bien prononcer?

J’en parle plus en détail ce matin sur Branchez-vous.

La victoire de Harper = défaite pour l’environnement ?

Je ne crois pas comme je l’écris sur MaTerre.ca.
En tournant les chiffres de l’autre côté, on se rend compte que 63 % des citoyens ont voté pour des partis en faveur de mesures environnementales. Une victoire non ?

Personne n’a gagné

Tout le monde a perdu. Nous avons gaspillé des millions pour revenir à la case départ. Un gouvernement conservateur minoritaire. Bien sur, Stephen Harper a amélioré son sort avec 16 députés supplémentaires. Sauf que ces députés sont en Ontario et Colombie-Britannique. Pas au Québec. Le Québec qui joue encore à l’encontre des autres provinces canadiennes. Montréal est encore plus isolé sans ministre.

La démocratie a perdu des morceaux avec le plus bas taux de participation dans l’histoire canadienne, moins de 60 %. Aussi, nous avons un gouvernement qui dirigera le pays avec seulement 37 % des voix. Vivement une proportionnelle.

Tout le monde a perdu. Les conservateurs n’ont pas réussi à percer au Québec et se sont fait balayés à Terre-Neuve sous l’impulsion du premier ministre conservateur Danny Williams.
Les Libéraux qui ont perdu de nombreux députés, particulièrement en Ontario et Colombie-Britannique. Combien de temps Stéphane Dion résistera à la tête de ce parti? Le NPD grimpe tranquillement mais n’a pas réussi à faire élire plus qu’un député au Québec. Ce parti a tout de même fait des gains appréciables dans le nord de l’Ontario.

Fait notable, un député NPD a été élu en Alberta, pratiquant ainsi une brèche dans l’unanimité conservatrice albertaine. Même chose dans les autres provinces de l’ouest. Faudra-t-il une fusion des libéraux et du NPD pour réussir à bloquer la route aux conservateurs ? Ces derniers l’ont fait en réunissant le Reform et le Parti conservateur.

J’en parle plus sur Branchez-vous.

Je ne comprends pas

Que certaines personnes partent voter sans papier d’identification !
Que l’on vote un jour de semaine. En France c’est le dimanche. Cela permettrait de trouver plus de travailleurs d’élections et aux gens de voter à toute heure sans être obligé de quitter le travail plus tôt.
Que l’on oblige pas les citoyens à voter sous peine d’amende.
Que les jeunes de moins de 18 n’aient pas le droit de vote. Pourquoi ne pourraient-ils pas voter à partir de 14 ans ?
Que l’isoloir soit aussi peu isolé…
Que l’on ne vote pas dans les bureaux d’arrondissements, les mairies, etc. Cela évite de trouver des lieux de vote et d’en changer. Imaginez. Je vais aller voter dans une église. J’y cours de ce pas.
Bref, je trouve comme mon collègue Pascal, que l’on fait république de banane. Comme lui, j’ai aussi le droit de vote en France et je trouve que c’est mieux organisé. En plus, ce sont des fonctionnaires qui s’occupent du vote. Il me semble qu’on a assez de fonctionnaires ici aussi pour éviter des dépenser des milliers de dollars en travailleurs qui n’y connaissent absolument rien, mais alors rien du tout.

AJOUT 1 : je viens d’aller voter dans un sous-sol d’église peu inspirant. Les employés d’élection devraient peu être avoir un certain code vestimentaire. Car ça faisait vraiment pitié. Par ailleurs, celui qui a vérifié mon nom arrivait à peine à le lire. Un autre employé est venue me dire de reculer sans aucune manière alors que l’autre avait mon permis de conduire entre les mains. Bref le bordel. Si je me moquais du conformisme lors des dernières élections présidentielles, il est préférable à un laisser-aller et un manque de professionnalisme flagrant. Disons qu’Élections Canada devraient vraiment, mais alors vraiment, revoir ses méthodes de fonctionnement, la division des boîtes de scrutin et surtout l’embauche de ses scrutateurs. De toute manière qui va accepter ce travail un jour de semaine ?

AJOUT 2 : En fait lors des élections municipales, on vote le dimanche….

Si la tendance se maintient, le gouvernement sera…

Je vais aller voter cet après-midi. Je n’ai pas encore pris ma décision finale et je ne sais pas encore à quel endroit je dois voter. Si vous êtes comme moi, en entrant votre adresse sur le site d’élections Canada, vous le saurez. Car voter est une obligation que je rendrais d’ailleurs obligatoire sous peine d’amende.
Ce soir, soirée électorale. J’adore. Le suspens de savoir si les sondeurs avaient raison ou tout faux. Et puis de nombreuses circonscriptions donneront lieu à des batailles serrées, passionnant. Je ne me coucherai pas tôt. Et vous qu’en pensez-vous ?

Stéphane Dion : la tortue qui surprend?

Stéphane Dion nous refera-t-il le coup de la fable du lièvre et de la tortue, mardi prochain? J’en parle sur Branchez-vous ce matin.

Les conservateurs en perte de vitesse?

J’aborde le sujet sur Branchez-vous. Il semblerait que la campagne s’essouffle pour les conservateurs en fin de campagne. Ont-ils présumé de la volonté des Canadiens de choisir un gouvernement conservateur majoritaire?

Débat : quatre contre un!

Avez-vous regardé le débat des chefs en français hier soir ? Comme la majorité des gens, je pense que Stéphane Dion a gagné des points. J’ai été déçue par Jack Layton que je n’arrive pas à prendre au sérieux. Le niveau de français d’Élizabeth May m’a suprise ainsi que le manque de fermeté de ces interventions sur l’environnement.
Gilles Duceppe a trop parlé de Bush et Stephen Harper a été égal à lui même. Fuyant et hypocrite qui ne répond pas aux questions.
Je fais le survol de ce qui se dit sur le Web sur Branchez-vous.

N’importe qui sauf Harper

J’ai rarement vu un parti autant faire l’unanimité contre lui. Les sites internet dénonçant les politiques du parti conservateur se multiplient. J’en parle sur Branchez-vous. Est-ce que ce sera suffisant ?
Ce site est super intéressant et vient de Toronto. Un encouragement au vote stratégique pour l’environnement. Et les sites anti-harper envahissent la toile, celui-ci et celui-ci.
Aussi ce site qui revient lors de chaque élection : Democratic space qui a un guide du vote stratégique.

C’est le temps de la proportionnelle

Jack Layton, chef du NPD (l’un des partis les plus à gauche du Canada mais qui serait centre-droite en Europe) vient de proposer une alliance avec le parti libéral de Stéphane Dion (un parti de droite). Ce dernier a refusé. J’en parle ce matin dans Branchez-Vous.
Dommage, cela aurait été un bon moyen de contrer les conservateurs. Aussi à droite que le Front National, racisme en moins. Sauf que le parti conservateur se rapproche dangereusement des républicains américains.
Imaginez un parti français faire la prière avant une réunion ? C’est ce que font les républicains. Je ne le sais pas pour les conservateurs…
Le problème en Amérique du Nord c’est le peu de diversité politique. Tout le monde est à droite ou presque. En fait non, la majorité est à droite, donc la droite gouverne depuis la nuit des temps. Pas très démocratique. Il serait temps d’instaurer le scrutin proportionnel afin que chaque vote puisse se faire entendre et que chaque citoyen se sente représenter. Cela augmenterait la participation citoyenne, l’intérêt et le nombre de femmes et minorités visibles élu. Plus que temps !

Peu de temps pour le calme et la pédagogie

L’éco-taxe fait toujours parler en France. La secrétaire à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, se range derrière son chef, Sarkozy, et n’essaye surtout pas de brasser la cage. Elle souligne ici que l’écologie demande du calme et de la pédagogie. Mais a-t-on le temps ?
Cela fait plus de 30 ans que la Commission Bruntland nous avertissait. Si l’environnement est maintenant au coeur des préoccupations (tant que ça ne change pas trop notre vie de sur-consommateur), les gouvernements restent très timides.
Évidemment, il ne faut pas se demander d’ou vient cette timidité. Pensez-vous que les lobbys des multinationales restent muets devant la possibilité d’éco-taxe et de bonus-malus ? Pourtant, il faudra agir un jour ou l’autre. Il faudra comme le mentionne l’un des commentaires de cet article du Journal du dimanche prendre des mesures drastiques. L’obsolescence programmée des appareils est un problème. Les entreprises ne le reconnaissent pas mais tout le monde le sait.
Par ailleurs, je suis étonnée d’entendre les citoyens se plaindrent d’une nouvelle taxe. Pourtant la solution est simple. N’achetez pas le produit soumis à l’éco-taxe. Trop souvent, ces produits jetables, non-recyclables, polluants ne sont absolument pas nécessaire à notre vie. Alors on met notre porte-monnaie au régime au lieu de chialer contre une nouvelle taxe. Finalement, on aura plus d’argent dans nos poches. Essayez pour voir…

Josée Verner dérape…encore

Je ne vous surprendrais pas en critiquant encore les conservateurs. En fait, je n’ai jamais vu de politiciens aussi partisans, de mauvaise foi et qui détruisent nos acquis. Pour moi, le choix est clair : n’importe qui sauf les conservateurs.
Le dernier dérapage de Josée Verner, qui ne vole jamais haut, me laisse pantoise. De la basse partisanerie, du populisme de bas étage comme le mentionne Pierre Cayouette. Un écho de la radio poubelle. J’en parle ce matin sur Branchez-Vous.
Je suis triste de constater que le Québec succombe pour de tels politiciens. Une chance que Montréal, tel le village gaulois résiste encore. Ce n’est pas avec de tel candidat unilingue que le parti conservateur percera. Il faut dire que celui-ci se présente dans la circonscription de Vivian Barbot et Justin Trudeau…Le parti conservateur n’a aucune chance d’y gagner. Sauf que ceci représente bien le respect que démontre ce parti envers les francophones et le Québec.
Savez-vous quoi ? Je regrette même le temps du parti progressite conservateur avec Brian Mulroney et Joe Clark !!!

Annulation du débat des chefs sur l’environnement

Pourquoi ? Car Stephen Harper refuse d’y participer. Êtes-vous surpris ?
Autant je n’aime pas les politiques de Nicolas Sarkozy, lui aussi à droite, autant je reconnais son implication pour l’environnement(ref : Grenelle de l’environnement). J’en conclue qu’Harper est vraiment à droite. Très à droite comme Bush. Vendu aux pétrolières et à l’argent. La destruction de la Planète, on s’en moque. Il n’essaye surtout pas de concilier les deux éco : écologie et économie. Pourtant c’est notre seule planche de salut. Dommage.
J’en parle plus en détail sur Ma Terre.