Tu ne peux pas comprendre, tu n’as pas d’enfants…

J’entends cette phrase trop souvent. Ou alors tu ne peux comprendre, tu n’es pas mère ou tu n’as pas d’enfants. À bout d’arguments ou dans la volonté de clore une discussion, on enlève du mordant ou de l’importance à l’opinion d’une autre personne. C’est la réflexion d’Éric Turgeon sur Twitter il y a quelques jours qui a engendré ce billet.

Je l’ai peut-être même utilisé quand on me parle de l’immigration ou du célibat. Mea-culpa. Ce n’est pas un argument. Ou si peu.

Si on n’a pas vécu telle ou telle situation, on peut certainement donner son avis, discuter et avoir une opinion ou des observations extérieures tout à fait valables. Parfois intéressantes, car justement extérieures qui nous amène un regard neuf et différent. À ne pas négliger.

Évidemment, il y a une manière de partager son opinion. Car le parent est le seul maître pour élever son enfant. Il faut respecter cet état de fait. La personne, peu importe sa situation ou son statut, est la seule maîtresse de sa vie. Elle seule peut décider de sa vie. On ne peut que partager notre pensée, avec respect et en précisant que ceci n’est que notre opinion personnelle et que l’on est pas dans la peau de l’autre personne.

Les parents sont particulièrement prompts à nous servir cette réplique. « Tu ne peux pas comprendre, tu n’as pas d’enfants.» Je les comprends. Il n’est pas facile d’être parent. On est toujours partagé entre l’immense joie d’avoir un enfant et la complexité grandissante de l’élever. On nous dit une chose et son contraire, on nous juge, on nous donne 1001 conseils, suggestions, etc.

Du moment de la conception et même avant. On s’approprie la bedaine de la femme enceinte. Cette dernière devient une propriété publique. Tout le monde se permet de donner des conseils et juger une femme enceinte. Surtout si elle s’offre un verre de vin ou une cigarette en public. C’est son corps, elle en est maître. Dès que l’enfant est au monde, surtout les premiers mois, ça fuse de tous les côtés. Il suffit de voir fleurir les nombreux blogues de mère surtout pour comprendre leur frustration et leur besoin qu’on les laisse tranquille. Avec raison.

Mais de l’autre côté, les parents sont parfois intransigeants quand quelqu’un ose exprimer une opinion sur les enfants, la parentalité, leur enfant, leur merveille. On n’a pas d’enfant. On ne peux comprendre. Et puis, dans cet esprit, les parents adoptifs ne pourraient pas totalement comprendre la parentalité ? Les oncles, tantes et amis ? Suffit-il d’engendrer naturellement un être humain pour comprendre ? Comme le souligne Véronique Gosselin sur Twitter: «On a par contre un œil extérieur! Qui peut voir autre chose!!!»

Bref, soyons ouverts et modérés.

Trop mous les parents?
Parlant de ça et des parents, certains brassent la cage des parents que l’on dit trop mous. Une discussion intéressante chez Isabelle Maréchal avec deux spécialistes. Car il n’est pas question de revenir à la punition physique, à l’humiliation. Il faut développer l’équilibre et un encadrement. Bon point. Écoutez amis parent, c’est très pertinent les commentaires de Jean-François Chicoine (avec lequel je suis rarement d’accord, mais pas cette fois) et Hélène Renaud.

Le problème ? On dit qu’on n’a pas le temps. Or, on en a. Mais on le gaspille.

La psychologue Josée Lemieux a déjà soulevé ce même point. Les parents n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants.

Des cours d’auto-défense pour les jeunes

Photo fournie par KidPower

On connaît les cours d’auto-défense pour les femmes, mais les jeunes, enfants et adolescents peuvent aussi prendre des cours. Spécifiquement pour eux, mais avec les mêmes objectifs, leur donner confiance. En 2007 je fais un article sur les cours d’auto-défense pour les femmes dans La Presse, aujourd’hui dans le même journal, j’écris sur les cours d’auto-défense pour les jeunes. À lire dans le cahier Vivre !

La lecture en cadeau, magnifique idée !

Le programme La lecture en cadeau est formidable. Il permet aux enfants moins favorisés de 0
12 ans, d’avoir des livres neufs et aux auteurs de voir leurs livres vendus. Un ami a acheté mes trois livres du Pirate des caramels, Cristo nettoie l’eau, À la rescousse des bélugas et Cristo nettoie l’espace pour les offrir aux enfants. Belle initiative.

Évidemment, je les ai dédicacés pour les enfants qui les recevront. C’est ça aussi le salon. En profiter pour aller voir les auteurs et leur demander de dédicacer leur livre pour un enfant qui le recevra en cadeau. J’irai acheter plusieurs livres de mes amis cet après-midi pour faire de même.

Et vous ? Achèterez-vous un livre d’un auteur jeunesse pour l’offrir à un enfant inconnu, pour le simple plaisir d’offrir un livre ?

Quand on se fait tirer le portrait…

Maudit que ça fait plaisir. Oui, je suis une fille de Terre. Mon amie et collègue Marie-Julie Gagnon a eu une idée de génie. Son nouveau vlog – blogue Préfaces permet de découvrir des auteurs d’ici. Elle ne pose pas les questions habituelles. Ça permet d’en savoir un peu plus, de connaître les facettes cachées des auteurs. On peut y voir Patrick Dion, Mélodie Nelson et Annie Bacon.

J’ai le grand plaisir d’être la quatrième auteure à apparaître dans Préfaces. Une expérience géniale. Évidemment, on a bien ri, comme toujours avec Marie-Julie. Elle m’a aussi fait dire des choses que je n’avais jamais évoquées avant. Par exemple ce cours d’écriture que m’a fait donner ma mère quand j’avais 16-17 ans. Mon écriture était trop compliquée, sinueuse avec des phrases interminables. L’étudiante qui m’a donné le goût d’écrire, qui m’a montrée, m’a fait recommencé, réécrire, expliqué a été déterminante. Ses conseils et son enseignement m’ont toujours accompagnée. Malheureusement, je ne l’ai jamais revu et je ne me souviens que de son prénom Pascale. Je me souviens de son petit appartement où je passais une heure une fois par semaine.

L’entrevue avec Marie-Julie m’a rappelé l’importance de ce cours, de cette jeune femme de quelques années mon aînée. Je l’avais presque oublié. Je devrais demander à ma mère et sa mémoire d’éléphant si elle se souvient de son nom. J’ai aussi avoué que j’avais des idées sous la douche. Pour équilibrer le tout, j’en ai aussi en faisant du vélo. Pédaler me délie le cerveau ou me l’aère… Mais difficile de prendre des notes sur une bicyclette. Pour ne rien oublier, je suis le fil de mon idée et je la développe. Je peux écrire un livre complet en roulant, mais j’en oublie parfois le début…


Pourquoi écrire…

Aussi, j’écris pour laisser une trace à défaut de faire des enfants. Et j’écris pour les enfants. Bref, j’étais vraiment émue de regarder ce vidéo, de lire le titre, Fille de Terre. Ça rime avec Fille de mon père. Celui qui n’est plus présent physiquement, mais qui accompagne chacun de mes souffles. Un père qui travaillait la terre et qui me l’a fait aimer. Et de l’autre côté de la barrière, mon neveu Tristan et Hugo le fils de ma meilleure amie. La vie, l’avenir qui me pousse et m’inspire. L’imagination de Tristan, ses idées me nourrissent. Hugo est mon public. À 16 mois, il aime vraiment le Pirate des caramels. Il réclame quelques pages chaque soir, inlassablement. Il pense que je suis Fée Colo, l’un des personnages. Il dit le mot bactérie sans savoir ce qu’il veut dire, car il l’a entendu dans un des Pirate.

Le pirate écolo qui explore l’espace est en librairie


À la veille du 40e anniversaire du Jour de la Terre, le troisième tome du Pirate des caramels, le pirate écolo dont je raconte les aventures depuis septembre dernier, vient de sortir aux Éditions Goélette. Éva Rollin dessine les fabuleuses illustrations. Ces histoires s’adressent aux jeunes de moins de 8 ans et permettent de les sensibiliser à l’environnement tout en les amusant.

Car ce sont des histoires, dont Cristo, le pirate écolo est le héros. Il est accompagné par Fée colo, la fée-sirène artiste, Vermi, le ver composteur scientifique et Caramel, le chat gaffeur, pas très écolo, qui adore les caramels.

Dans ses deux premières aventures, Cristo nettoyait l’eau puis sauvait les bélugas. Dans sa troisième aventure, il explore l’espace pour le dépolluer.

Si votre enfant est attiré par les planètes et l’espace, on l’explore de long en large.

En plus, en fin de livre, une série de 10 questions sur le thème de la pollution de l’espace plus une recette de caramel.

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Le communiqué de presse