La télévision n’aime pas les rides et les femmes vintages?


La télévision souffre-t-elle d’âgisme ou du syndrome: pas de femmes avec des rides, ou pas de rides ou pas de femmes de 55 ans et plus ? Ou toutes ces réponses ? Est-ce la dictature du sans rides ?

Les rides, n’est-ce pas une phobie totale ? La phobie des rides qu’il faut combattre et éliminer à tout prix. Notre société déteste les rides. On veut les cacher, les faire disparaître au prix de Botox, crèmes couteuses, chirurgies esthétiques potentiellement dangereuses (on se souvient de Micheline Charest) et j’en passe.

Je n’ai pas encore vu l’entrevueJe viens de voir l’entrevue de Suzanne Lévesque aux Francs-Tireurs. Selon ce que j’ai pu lire sur Twitter, elle a abordé le cas des femmes vieillissantes à la télévision. Elle souligne que les femmes sont toujours perdantes. Si elles n’ont pas de chirurgie, on les critique sur leur apparence, si elles ont eu une chirurgie, on les critique sur ce point. Elle pense que la société n’aime pas les femmes. L’entrevue est vraiment excellente. À regarder, c’est la deuxième après Pierre Thibault.

Sur Twitter, Pénélope McQuade souligne qu’elle pense comme Suzanne Lévesque. Après 45 ans, point de salut pour une femme à la télévision. A-t-elle raison ? Connaissez-vous beaucoup de femmes de plus de 45 ans qui font de la télévision ? Évidemment, Suzanne Lévesque a 66 ans et elle en fait toujours. Mais sinon…à part Céline Galipeau, Sophie Thibault, Marie-Claude Lavallée. À part les nouvelles, où sont les femmes de 45 ans et plus à l’animation à la télévision ?

Anne Darche constate que pas de rides ou pas de femmes de 55 ans et plus, ce n’est pas la même chose.

Autre constatation. Plusieurs femmes qui travaillent pour la télévision ne veulent pas révéler leur véritable âge de peur que cela leur enlève un emploi potentiel. Certaines amies me l’ont dit mot pour mot. Elles restent très vagues sur leur âge. Les rides sont beaucoup moins problématiques pour les hommes. Signe de maturité et non de vieillesse. Triste pour les femmes soumises à cette dictature des rides et de la jeunesse.

Marie-Claude Lortie, qui a écrit le livre antirégimes, Mangez, va plus loin et pense qu’on ne veut pas de femmes avec des rides, mais surtout pas de femmes pas minces avec des rides.

AJOUT: Je ne vous parle même pas de ce qui se passe en France. La dictature de l’apparence pour les femmes est encore plus forte. Sans rides, jeunes, elles doivent être aussi très minces. Nommez-moi des femmes de plus de 45 ans à la télévision française? Claire Chazal, une Auvergnate (les nouvelles toujours sur Tf1) ? Et ? Je n’en vois pas d’autres. Évidemment, je ne regarde pas la télévision française tous les jours. Aidez-moi, si vous avez des exemples ?

Pire pour les comédiennes
Une autre femme sur Twitter me dit que la situation est pire chez les comédiennes. Les rides ne sont pas les bienvenues. Pire. Une femme de 115 livres et 5″4 est considérée comme voluptueuse. Je pense plutôt qu’elle est assez mince. Presque en dessous de son poids santé. Ridicule.

Parlant de rides, de poids, une campagne a été lancée lundi, la charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. J’embarque. La diversité a bien meilleur goût. Je veux aussi que mes amies (et amis, car ça touche de plus en plus les hommes) arrêtent de parler de perdre du poids alors qu’ils et elles sont vraiment loin de l’obésité. Car l’obésité est un problème de santé. Avoir des formes, être grassette, quelques livres de plus qu’à 20 ans, c’est normal, ça fait partie de la vie. Arrêtons de vouloir être filiforme en se jetant dans les régimes, les privations et j’en passe.

Autres textes sur le même sujet:
La confiance en soi se détruit en trois secondes
Cette maudite cellulite
La galère des femmes de 40 et plus
Anti-régime
Alain Goldberg devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche

Des objets-souvenirs qui nous suivent…

Ils me suivent depuis très longtemps. La plupart depuis ma naissance ou presque. Ils ont fait, sauf un, le voyage de la France au Québec pour m’y rejoindre. Vous savez, ces quelques objets qui n’ont aucune valeur monétaire, mais ont une inestimable valeur sentimentale. Parfois, ils nous rappellent des personnes chères. Parfois, un moment, un souvenir.

L’idée m’est venue en prenant le bol que m’avaient offert mes grands-parents paternels il y a très longtemps. Je devais avoir 5 ou 6 ans. Ce bol me suit depuis. Il a aussi traversé l’Atlantique.

Il y a mon toutou d’enfance que vous pouvez voir sur la photo de moi alors que j’avais un an ou deux. Il s’appelle titi tout simplement. Mes parents me l’avaient amené lors de leur voyage à Montréal en décembre 1999.

Il y a aussi le premier appareil photo de mon père. Il l’a acheté lors de ma naissance et m’a beaucoup utilisée comme mannequin. J’étais son premier bébé.

Et puis le pot à lait que mes grands-parents et parents utilisaient pour aller chercher le lait chez les voisins qui nous le vendaient. J’adorais accompagner ma grand-mère et le porter. Car j’adorais les vaches qui étaient mes amies. J’ai été élevée sur une ferme…

Finalement, le dernier objet me relie au Mexique. Ma soeur (et peut-être mon beau-frère, je ne m’en souviens pas) m’avait amené ses sous-verres lors de son premier séjour. Le Mexique est le pays de mon beau-frère, la moitié des gênes de mon neveu. Mon troisième pays.

Voilà. Et vous ? Avez-vous des objets-souvenirs qui vous suivent depuis longtemps et qui vous rappellent de bons souvenirs ?

Joyeux Noël

Saviez-vous que ces fêtes de Noël augmentent le sentiment de solitude des personnes qui sont seules. L’agence Science presse explique que les psychologues le remarque chaque année. Notre société met tellement l’emphase sur le fait que l’on doive absolument être en famille et se faire bombarder de cadeaux à Noël, que les personnes qui ne « fittent » se sentent encore plus seules.

Noël vient mettre les projecteurs sur leur solitude. Évidemment, certaines personnes décident de leur propre chef de s’isoler et ne pas fêter Noël. Mais de nombreuses autres sont irrémédiablement seules dans la vie.

Que ce soit pour de multiples raisons, disputes, problèmes psychologiques, pauvreté, et bien d’autres, Noël peut s’avérer un désastre. Parfois, on oublie que tout le monde ne vit pas dans une famille heureuse et unie, que les familles sont désunies, éloignées. Les gens célibataires, immigrants sont aussi dans ce cas.

Faire du ménage, de l’air!

L’approche d’une nouvelle année est le moment idéal pour faire le ménage, ouvrir ses placards et faire le vide. Ce que je fais. En suivant les sages conseils du livre de Sophie Legault, Vaincre le désordre, que je conseille à tout le monde.

Outre le fait que Sophie donne des conseils sur comment procéder, son livre a des tableaux de conservation des aliments au frigo, au congélateur et les aliments secs. Très utile. J’ai malheureusement composté des céréales, fines herbes, farine, pois secs qui étaient passés date. J’ai aussi appris une leçon: tout utiliser pour ne pas gaspiller et surtout inscrire sur une étiquette le nom du produit (comment faire la différence entre du son ou de la semoule, du romarin et du thym, de la farine de sarrazin ou de lin) et la date d’achat.

Dans la cuisine, on fait aussi le ménage du frigo, du congélateur puis des autres placards. Il y a toujours des objets que l’on garde, mais que l’on n’utilise peu et parfois pas du tout. Alors on donne. Renaissance les accueillera avec plaisir.

Même chose dans le bureau. Les papiers, les coupures de journaux, les revues seront triés et recyclés, donnés.

Dans la salle de bains aussi, ouste les produits que je n’utilise plus, le maquillage passé date, le vernis séché.

Ensuite on passe aux vêtements, que l’on ne porte plus, qui sont trop petits.

Ce ménage est aussi l’occasion de faire un inventaire au lieu d’acheter sans penser. On retrouve des objets que l’on ne se souvenait plus posséder. On les utilise ou on les donne.

Sans parler du bien-être que procure le ménage, l’espace que l’on récupère. On fait le vide pour repartir sans traîner toute sorte de choses. Car même si ce ne sont que des objets, ils prennent de la place et nous empêche d’avancer. Allez ouste, faisons de l’air !

Offrez votre famille à Noël

Saviez-vous que tout le monde ne célèbre pas Noël en famille? Avez-vous vérifié autour de vous si quelqu’un était seul à Noël ? Car trop souvent on se réfugie dans son individualisme sans se soucier de ses propres amis. Ne sont-ils pas aussi notre famille au fait?

Évidemment, à titre d’immigrante célibataire, je suis la parfaite candidate pour passer Noël seule. Mais cela ne m’est jamais arrivée. En fait, si cela m’arrive c’est mon choix. Car Noël et sa surconsommation excessive et hallucinante me dégoute pas mal.

Mais aujourd’hui, pour la deuxième fois, une amie m’a appelée pour me demander ce que je faisais pour Noël. Elle sait que ma famille est en Auvergne et que je n’ai pas de chum et sa famille pour compenser. Gentille attention. Une attention qui est rare. Peu d’amis me demandent si je passe Noël seule.

Rassurez-vous, j’ai deux familles adoptives sans compter des amis fidèles. Je ne serai pas seule à Noël. Mais est-ce que quelqu’un autour de vous sera seul ? Vous êtes-vous posé la question ?
Pourquoi est-ce si nécessaire de n’être qu’en famille à Noël, excluant tous les autres ? Ne peut-on faire une petite place aux amis ? Après tout ne sont-ils pas aussi notre famille ?

Donner, à qui et comment ? dans le dernier Coup de Pouce



Attention, auto-promotion. Dans le dernier numéro de la revue la plus vendue au Québec, Coup de Pouce, celui de décembre, j’écris un article sur le don. Une première collaboration pour cette revue. Très heureuse.

L’article n’est pas offert en ligne, puisqu’il est dans la revue imprimée et en kiosque en page 61.

De quoi parle-t-il ? Du don aux organismes en tout genre, aux fondations, aux causes diverses. La générosité est devenu une véritable industrie. On se bat pour obtenir notre argent et souvent on fait appel à nos émotions. Dans l’article, j’explique comment reconnaître la légitimité de l’oeuvre, comment vérifier la part des frais d’administration ( incontournables), les différentes manières de récolter des dons, et comment donner au mieux pour nous et pour les organismes.

Finalement, je termine avec la liste des organismes les plus riches…Grosse surprise. La liste est celle de l’Agence du revenu du Canada selon la liste des organismes qui reçoivent le plus de dons déductibles d’impôts. Je vous laisse aller en page 66 de la revue pour trouver ces 10 organismes où l’on trouve deux universités, un hôpital, Centraide du Grand Montréal qui redistribue ensuite à de nombreux petits organismes qui peuvent ainsi vivre. Mais je peux vous dire que leurs dons annuels se chiffrent de 62 millions pour le numéro 1 à 16 millions pour le 10e. Petite comparaison avec d’autres organismes: l’Association québécoise de la fibromalgie reçoit 821 $ tandis que l’Association québécoise de prévention du suicide 51 000 $.

Enfin, mes chiffres n’incluent pas les montants que certains petits organismes comme les deux cités ci-dessus pourraient recevoir de Centraide par exemple. D’ailleurs, pour connaître les quelques centaines d’organismes qui bénéficient de l’aide de Centraide, il suffit d’aller sur leur site internet.

Pour vérifier si l’organisme que vous souhaitez appuyer est un réel organisme de bienfaisance reconnu par le gouvernement fédéral, rendez-vous sur le site de l’Agence du revenu. J’explique comment vérifier les chiffres en page 66 de la revue.

Finalement, je parle aussi des causes plus populaires et plus « noble » et médiatiques. La cause de la santé mentale n’est pas aussi populaire que celle du cancer du sein par exemple.

Et vous, donnez-vous ? À qui ? Et comment ?

Quels sont les bars "parlables" à Montréal?

Ce soir, première participation au Yulbiz afin d’enregistrer ma seconde pour le vidéo viral de Dominic Arpin dans le cadre de la campagne du Tck Tck avant Copenhague. Je vous en reparlerai.

C’était au Laïka sur St-Laurent. Un bar mais surtout resto où il est impossible d’avoir une saine conversation. Musique étourdissante avec la présence d’un DJ. Le niveau sonore nous a fait fuir Martine Pagé, Marie-Julie Gagnon et moi. Nous sommes allés jaser tranquillement dans un resto pas loin.

Ce qui nous a donné une idée à Martine et moi. Faire la liste des bars de Montréal où l’on peut discuter sans avoir à crier. Pourquoi monter le son lorsque personne ne danse ? Une pratique qui m’irrite au plus haut point. Obligée de crier, de hausser le ton, de faire répéter, conversation hachée par les décibels. Hyper désagréable et totalement inutile.

Je comprends que la musique soit plus forte dans les bars dotés de pistes de danse. Et encore les décibels sont généralement beaucoup trop puissants et causent des dommages irréparables à nos oreilles…J’ai fait plusieurs articles sur les dommages du bruit (la Presse, Guide Ressources, Mieux-Être) et j’en parlais ici et ici. Mon amie Marie Charbonniaud avait gagné un prix avec un article dans Sélection. Un sujet qui me tient à coeur, j’aime le silence. D’ailleurs, j’y ai aussi consacré l’un des cinq chapitres de mon livre: Les pollutions invisibles.

Il est très facile de se faire traiter de matante lorsqu’on demande de baisser le son dans un bar ou un resto. Sauf que le bruit est mauvais pas seulement pour son système auditif mais aussi pour son coeur.

En effet, on le sait, un bruit soudain et très élevé nous prend par surprise, notre coeur réagit en s’emballant. Sauf que même un son légèrement plus élevé que la norme va automatiquement faire accélérer les battements du coeur. On ne s’en aperçoit même plus, on s’habitue, mais le coeur réagit toujours en accélérant la cadence, se fatiguant. Le bruit est donc aussi l’une des causes des maladies cardiaques.

Alors, commençons cette liste des bars parlables à Montréal et même ailleurs. Je vais parler de ce qui se passe à côté de chez moi sur la rue Masson: Le café Lézard est un bar-resto parfait avec un niveau de son agréable. Chez Baptiste est dans la catégorie niveau de son acceptable. Et les autres ? Le Laïka est à éviter. Hyper désagréable ce soir.

Je suis certaine que le Regroupement québécois contre le bruit se ferait un plaisir d’avoir une telle liste aussi.