Du camping ou des hôtels écolos au Québec ?

Ce matin, j’étais au 98,5 FM avec Marie Plourde qui remplace Isabelle Maréchal pour quelques semaines. J’y serai les deux prochains lundis matins à 10 h 45. On peut écouter la chronique sur leur site.

Une tente Huttopia du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Comment savoir où trouver l’endroit le plus écolo pour les vacances ? Car de plus en plus d’hôtel et de campings font attention à l’environnement. Je parle principalement du Québec.
Il y a la garantie clef verte (http://www.laclefverte.org/), qui a été créée en 1994 au Danemark, puis en France en 1998.

La SEPAQ
Au Québec, il y a surtout les parcs de la Sépaq pour qui la protection de l’environnement fait partie des principes de base, mais aussi l’éducation avec les nombreuses activités de découverte offertes dans tous les parcs. Depuis quelques années, les parcs de la Sépaq ont mis les bouchées doubles et sont les précurseurs au Québec.

Les panneaux solaires sont partout dans les parcs de la Sépaq. Ici au parc de la Jacques-Cartier. Photo: Cécile Gladel

Que ce soit dans les chalets, les campings, les prêts à camper, les auberges comme celle du Gite du Mont-Albert, la SEPAQ offre des produits locaux, recycle, a des règles strictes sur les principes du Sans trace, utilise des énergies renouvelables, etc.

On parle aussi de l’installation de l’énergie solaire dans les parcs, l’exemple des Hautes-Gorges et son centre d’accueil est incroyable, car une partie du parc est alimenté à l’énergie solaire, tel que vous pouvez le constater avec les photos ci-dessous.

solaire

Les panneaux solaires du chalet d'accueil du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Le chalet du parc des Hautes-Gorges, on peut voir la centrale solaire. Photo: Cécile Gladel


Les piles qui emagasinne l'énergie solaire. Photo: Cécile Gladel

Dans les parcs, la récupération est partout, dans les campings, les chalets. L’achat local est maintenant favorisé dans les boutiques de la SEPAQ, les t-shirts en coton bio et j’en passe.

Disons que cet article, écrit en 2007, n’est plus du tout d’actualité. La SEPAQ a fait ses devoirs. Depuis de la vaisselle compostable est utilisée au restaurant du centre de service.

Ajoutons que la Sépaq a mis en place, en 2008, la récupération et le recyclage de bonbonnes de propane pour le camping.

Par ailleurs, sur le site Internet on donne d’autres exemples d’actions pour préserver l’environnement:

• des véhicules électriques dans plusieurs campings

• des scooters au lieu de camionnettes

• le remplacement des motoneiges de service et des moteurs hors-bord à 2 temps par des modèles plus propres ou à 4 temps

• l’implantation du transport en commun dans certains parcs nationaux, comme dans ceux des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ou de la Jacques-Cartier

Il existe aussi quelques campings hors Sépaq qui sont écolos, on peut les trouver sur le site de Camping Québec.Mais je ne les ai pas testés contrairement à la Sépaq, où j’ai pu constater de visu les efforts réels faits pour l’environnement.
Le camping écologique de Frelighsburg

La Halte écologique de Kamouraska
ou Sebka. Un collègue y va au mois d’août, je lui demanderai ses commentaires.

Le jardin Achillée millefeuille sont situés dans les Laurentides et leur réputation n’est plus à faire. Un véritable éden écolo!

Aussi, un endroit pour dormir dans les arbres qui prône la protection de l’environnement : au Diable vert.
Entre Cîmes et Racines propose des éco-gites, des chalets contruits dans le respect de l’environnement et de la forêt.
Par ailleurs, du côté des auberges plus vertes, L’autrejardin à Québec est une pionnière dans le domaine en faisant de l’environnement sa priorité depuis plusieurs années

À respecter quand on part, peu importe ou et surtout dans la nature le Sans trace. Même jeter de la nourriture dans un parc de la Sépaq est interdit. Imaginez si tout le monde jette son trognon de pomme… Quand 900 personnes passent dans un sentier, ça fera un beau tas de pommes… Et les animaux s’y habituent.

Lors des voyages dans les installations de la Sépaq, j’étais leur invitée.

Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

Autres textes sur le journaliste à la pige:
Pourquoi signer ces contrats indignes?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Journalisme professionnel et contrat équitable
Gil Courtemanche et la solidarité à sens unique
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

L’achat à plusieurs : les nouvelles communes modernes ?

Dans les années 70, il y avait les communes. De nos jours, on cherche de nouvelles manières de partager et de rendre son habitation plus écolo. Est-ce les communes modernes avec un brin d’individualisme ? Il y a les coopératives, mais personne n’est vraiment propriétaire. Il y a les écovillages, mais plusieurs problèmes avec deux d’entre eux leur ont fait une mauvaise presse. Et en ville, on achète de plus en plus avec des amis ou de la famille. Est-ce que c’est la nouvelle manière de pouvoir se permettre de vivre en ville ? J’ai parlé de ce sujet avec Marie Plourde au 98,5 Fm pour ma chronique environnement, car je suis au coeur d’un processus d’achat d’un duplex avec un couple d’amis.

Je pense donc que l’achat à plusieurs, surtout à Montréal est presque obligatoire puisque
1-si on lit l’Actualité qui vient de sortir, il y a de plus en plus de gens qui habitent seuls.
2-En étant seul, il est plus difficile d’avoir les moyens d’acheter un duplex. Les prix ont grimpé en flèche, même en ayant des locataires, il n’est pas évident, que les banques vont te prêter. Donc en achetant à plusieurs, on répartit les risques et les paiements, les banques sont moins frileuses.

Et finalement, même en étant en couple, il n’est pas évident d’avoir les moyens d’acheter. La preuve, j’achète mon duplex avec un couple.

L’achat à plusieurs à de nombreux avantages et peut-être vu comme plus écolo aussi. Cela nous permet de partager plusieurs outils, objet. On peut acheter un congélateur en commun. On partage la tondeuse mécanique et plusieurs autres outils. On cuisine ensemble, on a aussi un jardin.

Aussi, en achetant avec des amis ou de la famille, on recrée une vie communautaire, surtout quand on est célibataire.

Comment acheter en groupe sans problème
Évidemment on n’achète pas avec des inconnus en sautant dans le vide. Il faut avoir un style de vie semblable. Mes co-acheteurs et moi partageons notre sensibilité environnementale, sociale. On est des amis. On s’entend sur ce qu’on veut faire du duplex.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se préparer. Nous allons signer une convention préparée par notre notaire pour palier à toute éventualité. C’est un peu comme un mariage. On prévoit le divorce et les éventuels problèmes avant le mariage. Quand on s’entend bien, il est plus facile de prévoir.

Les nouvelles communes ?
Je crois foncièrement que ce nouveau style de vie prend ses racines dans celui des anciennes communes des années 70, tout en se modernisant et s’individualisant.

Un peu différent des coopératives qui n’impliquent pas le lien de propriétaire.

D’ailleurs, les coopératives sont de plus en plus populaires qui caractérisent ce phénomène. Plusieurs coopératives à vocation écolo existent à Montréal en particulier sur le Plateau. Le Coteau-vert est une coopérative qui verra le jour en septembre prochain au coeur du Quartier 54, qui se construit actuellement coin Chateaubriand-Rosemont, tout juste à côté du métro Rosemont. 95 logements à venir. C’est un projet de l’équipe d’architectes Oeuf.

Ces coopératives sont un mélange de cohabitation, de partage, de construction plus écolo (matériaux), d’installations de toits verts, de support à vélo, mais aussi de stationnement pour Communauto.

Mais l’achat de duplex ou triplex à plusieurs permet également d’accéder à la propriété en restant en ville et en devenant propriétaire si on ne veut pas vivre en coopérative.

Pourquoi des familles n’achèteraient pas ainsi ? Avec des amis sans enfants qui habitent au 2e. Qui peut partager, garder les enfants. Des femmes monoparentales qui pourraient ainsi s’entraider comme le modèle dont je parlais il y a quelque temps.

Aspect réduction de l’étalement urbain et du trou de beigne
En achetant à plusieurs, on peut se permettre quelque chose à Montréal, plus proche de son travail. Ce qui évite les longs et polluants déplacements. Il est certain que tout le monde ne peut pas habiter sur l’île de Montréal. Mais tout le monde ne travaille pas à Montréal.

Les voitures engendrent une forte pollution. On a développé les banlieues sans tenir compte des lieux de travail des citoyens et en favorisant le déplacement en automobile.

Un couple d’amis a déménagé à Longueuil il y a trois ans, car les prix étaient trop chers à Montréal, mais aussi parceque’ils travaillaient à Longueuil. Au lieu de prendre deux métros et un autobus pour un trajet d’une heure, le déplacement se fait en 10 minutes de la résidence au travail.

Le déplacement, c’est aussi du temps perdu avec sa famille, la course pour arriver à temps à la garderie.

Des exemples de projets écolos à Montréal
Des exemples de coopératives qui allient travail et habitation : Coop Lézard dans le Centre-Sud pour les artistes en arts visuels.

Un projet est en gestation actuellement. Il est à suivre. Il s’agit de la Cathédrale: coopérative d’habitation créative, écologique et communautaire et Le Bazar: espace de coworking abordable, convivial et professionnel.

La société d’habitation de Montréal a un premier projet vert le Phoenix est le premier projet vert de la SHDM, qui vise la certification écologique LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), de niveau argent. Diverses mesures ont notamment été adoptées pour réduire la consommation d’énergie et d’eau. Toutes les unités sont dotées d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur.

On aime moins: le Phoenix se trouve à l’intersection des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, où la circulation est particulièrement dense. Constructions Marton a toutefois porté attention à l’insonorisation des appartements: on voit davantage le trafic qu’on ne l’entend.

Adresse et site internet: 4885, Henri-Bourassa Ouest

Un prêt écolo à 0 %
Si plusieurs banques canadiennes offrent des prêts spéciaux pour des rénos écolos, rien n’égale ce que l’on trouve en France : des prêts à 0 % d’intérêts. Quand j’habitais en France, j’avais un compte au Crédit Agricole. Je l’ai fermé depuis quelques années. En voyant un prêt à 0 % d’intérêt pour les nouveaux acheteurs de maisons, une aubaine, je l’ai regretté.

Exemple de quartier plus écolo
Certains quartiers en Suède n’ont pas de stationnement pour les voitures. On est loin de nos immenses stationnements pour deux ou trois voitures ou les condos montréalais qui incluent souvent un stationnement en arrière (au détriment de la verdure, d’une cours) ou souterrain.
Le quartier Vauban est un écoquartier de la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Un modèle du genre.

Des sites internet et ressources pour l’habitation écolo

Eco Habitation

La maison du 21e siécle, la revue de l’habitation plus écolo

Bon pour l’environnement la piétonnisation ?

Petite discussion hier avec Marie Plourde au sujet de la piétonnisation. Bon ou non pour l’environnement la piétonnisation ? Ça s’écoute au 98,5 FM.

Marie en a profité pour me parler de vie de banlieue. Car je garde la maison d’amis à Boucherville en ce moment. Que l’on se rassure, cette vie provisoire et temporaire de banlieue ne me donne pas du tout l’envie d’y déménager. C’est parfait pour quelques jours, pour changer et prendre la vie plus relaxe au bord de la piscine. Surtout que je suis dans le processus de devenir propriétaire à Montréal. J’ai la vie urbaine de quartier bien ancrée. RueMasson représente bien cet attachement.

Bref, le sujet de la piétonnisation représente bien cette vie urbaine que l’on veut humaniser. Mais il n’est pas certain que toutes les rues peuvent être piétonnisées. Tout dépend de la situation géographique, de la densité urbaine, de la circulation de transit, du transport en commun, du type de commerce de la rue en question. Bref, il ne s’agit pas de donner la rue aux piétons sans se poser de question. Ça demande un plan, sinon on fait comme le maire de Rosemont a du faire. On annonce une piétonnisation puis on est obligé de faire marche arrière et de remettre le tout à plus tard. J’en parlais sur RueMasson. Tous les articles sont à la fin de ce texte.

Petit point qui me chicote. Les cyclistes sont interdits sur les voies piétonnes, à moins de descendre de leur monture. Très irréaliste de leur demander ça. Pourquoi ne pas réserver une voie pour les cyclistes en leur demandant de rouler prudemment ? C’est aussi aux piétons de faire attention non ?
Mardi midi sur la Sainte-Catherine, des policiers en vélo circulaient… en vélo. Un cycliste délinquant s’est fait crier de descendre de son vélo, ce qu’il n’a pas fait, il a continué sans se faire inquiéter. Les policiers ne l’ont pas poursuivi. D’autres ont reçu des contraventions. Deux poids, deux mesures ?

Le danger des îlots de chaleur au 98,5 FM

On vient de vivre une canicule au Québec dont l’impact est plus important en ville qu’à la campagne. Pourquoi ? À cause des îlots urbains de chaleur. C’est à dire des endroits en ville qui ont une température de 10 à 12 degrés par rapport à d’autres endroits. Ce n’est pas un effet de l’esprit ou du corps, le béton, l’asphalte, le goudron absorbe la chaleur, la conserve et la rejette. C’est l’objet de ma chronique environnement au 98,5 FM à Isabelle le matin animée par Marie Plourde durant l’été. (à 10h45 lundi 12 juillet) On peut écouter la chronique, mais aussi la discussion sur la maternité que j’ai eu avec Marie Plourde au début de l’émission. Il s’agissait de la suite de ma recherche sur les mères au travail.

Problème de chaleur et d’eau

On paye maintenant la mode des années 70 de tout bétonner. Le plus bel exemple ? Le Parc Olympique. Ce béton n’accumule pas seulement la chaleur pendant la canicule, il n’absorbe pas l’eau lorsque l’orage arrive… Il existe des revêtements absorbants et des stationnements qui favorisent l’écoulement des eaux pluviables. Celui de Mountain Equipment Coop au Marché central.

Ilots seulement dans les grandes villes ?

Non, partout où il y a une concentration d’asphalte. Les mégas centres commerciaux comme Dix30 et le carrefour Laval en sont. Ailleurs aussi, car le Conseil régional en environnement de la Mauricie s’intéresse de près au sujet et entend caractériser et identifier les ilots de chaleur. Jusqu’à présent, les données préliminaires indiquent la présence de tels îlots à Trois-Rivières, Louiseville, Yamachiche, Maskinongé et Shawinigan

Interdiction des toits en goudron dans Rosemont
Une première au Québec dans le sens de réduire les ilots de chaleur, l’arrondissement de Rosemont La Petite-Patrie forcera le verdissement en adoptant plusieurs mesures dont l’interdiction des toits en goudron dans les nouvelles constructions, mais aussi lors de la réfection des toits. Dès l’adoption de la refonte complète du plan d’urbanisme prévu en septembre, plus de goudron dans Rosemont.

D’ici septembre, il faudra un permis pour refaire son toit. Lors de l’émission du permis, il sera interdit d’y étaler du goudron. On préconise les toits blancs, les toits verts et autre matériau qui n’absorbe pas la chaleur. Car le goudron est un véritable aimant de chaleur. Les autres matériaux la réfléchissent sans l’emmagasiner. J’en parlais dans RueMasson en détails.

Pour éviter les ilots, il faut verdir
C’est bien beau de parler des ilots mais que peuvent faire les citoyens qui sentent souvent qu’ils n’ont pas de pouvoir. Ils peuvent verdir. Les ruelles, les cours arrières, les rues, les trottoirs, les toits, etc.
Planter des fleurs, des vivaces, des arbres, du gazon,etc. Éviter d’asphalter sa cour, choisir un revêtement absorbant et clair… Plusieurs solutions sont offertes. Les villes aident d’ailleurs les citoyens en donnant des fleurs au printemps. Certains députés distribuent des arbres… très petits mais ils pousseront…
On peut demander à son arrondissement d’inclure des carrés de terre dans les trottoirs lors des réfections. L’habitude de bétonner est souvent utilisée, mais on peut faire des demandes. Avec mes voisins, on l’a fait sur la 5e avenue dans Rosemont l’an dernier. Résultat, des carrés de verdure et 20 arbres de plus. On peut aussi enlever l’asphalte sur les trottoirs.

Petite nouvelle : c’est le lancement aujourd’hui d’Ecotrip, la webtélé durable. Le premier épisode sur le web sera le verdissement urbain. La vidéo sera en ligne à partir de 14h aujourd’hui !

L’ABC du compostage à domicile

On parle de plus en plus du compost. On veut s’y mettre, mais on hésite à cause des odeurs, insectes, etc. Pourtant, c’est plus facile qu’on pense. J’en parlais ce matin avec Marie-Claude Barrette qui remplace Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Voici un complètement à ma chronique.

Nos déchets sont constitués de 40 % de matières organiques. Après le recyclage, le compostage est le geste concret qui met son sac-poubelle au régime. Les matières organiques, une fois dans les sites d’enfouissement, émettent des biogaz en se désintégrant dans le sol. Les sites doivent les gérer. La décomposition de ces matières produit aussi du lixiviat, ce fameux jus de poubelle. Et finalement, les déchets organiques sont responsables des odeurs qui s’échappent des sites. En compostant à la maison, on évite ces inconvénients, on réduit la grosseur de ses poubelles et on fabrique son propre compost au lieu de l’acheter à fort prix dans les centres de jardinage.

Que faire pour commencer ?
On s’informe des principes de base, puis on demande à sa municipalité si elle subventionne l’achat de composteurs.

Est-ce que tout le monde peut composter ?
Oui, mais ce sera beaucoup plus facile si vous avez un jardin, même petit. On peut composter sur un balcon ou dans sa cuisine, mais ça demande plus de temps et de doigté. les gens qui n’ont pas de jardin peuvent vérifier s’il existe des centres de compostage communautaire, il en existe plusieurs à Montréal. Vérifier avec les éco-quartiers. On peut aussi amener ses résidus de cuisine chez des amis qui compostent.

Dois-je prendre un atelier ?
Ce n’est pas nécessaire pour le compostage domestique à l’extérieur, mais fortement recommandé pour le vermicompostage. Il faut cependant montrer à tous les membres de la famille ce qu’on autorise dans le compost et ce qu’on y interdit.

Où dois-je placer mon composteur ?
Dans sa cour, son jardin, facile d’accès. On préfère mi-ombre, mi-soleil.

Dois-je préparer la surface avant de l’installer ?
Non. On place son composteur directement sur le sol.

Quels sont les éléments à disposer dans le composteur ?
On y met ce qu’on appelle des matières vertes et brunes. On peut commencer par un peu de terre du jardin pour y ajouter les insectes nécessaires à la décomposition.

Quelles sont les matières vertes ? Plantes et fleurs non séchées, résidus de fruits et légumes, marcs cafés, filtres, poche de thé, poils d’animaux, coquilles d’œufs, légumineuses, pain, pâtes.

Quelles sont les matières brunes ? Les feuilles, la paille, plantes séchées, brindilles, branches coupées, gazon sec, grains de céréales crus ou cuits, copeaux et sciures, foin, épis de maïs séchés et coupés, papier journal (encre noire seulement), papier essuie-tout (non blanchi).

Y a-t-il des choses qui ne doivent pas aller dans le composteur ?

Viande, poisson, produits laitiers, gras, huile. Feuilles de rhubarbe, chêne et noyer. La cendre, la litière des chats, les excréments. Le contenu des sacs d’aspirateurs et charpies de la sécheuse, car cela contient trop de résidus synthétiques. Les mauvaises herbes comme l’herbe à puce, à poux. Les végétaux très malades.

Comment remplir le compost ?
On fait une sorte de lasagne. Lorsqu’on y jette nos matières vertes, on les recouvre toujours d’une couche de matières brunes. La proportion moyenne est deux volumes de matières brunes pour un volume de matières vertes.

Comment doit-on entretenir son compost ?
Deux actions sont importantes pour l’entretien : aération et humidité
La décomposition des matières se fait grâce aux insectes qui ont besoin d’eau et d’air. Il faut donc mélanger le contenu du composteur aux deux semaines en moyenne, avec un aérateur.
Par ailleurs, le compost doit être légèrement humide sans être détrempé. La fréquence d’arrosage dépend de la température ambiante, de l’emplacement, des matières.

Comment prévenir les mauvaises odeurs?
On ne met pas exclusivement les résidus de cuisine. On ajoute toujours des résidus du jardin. On recouvre chaque nouvel apport de matières vertes par des matières brunes. On ne met jamais de viande, produits laitiers et oeufs.

Que faire lorsque les mauvaises odeurs apparaissent?
Une odeur indique un problème. En général, le compost est trop humide.

Puis-je composter si je vis en appartement ?
c’est un type de compostage beaucoup plus difficile qui demande une bonne connaissance. Aussi, il ne faut pas être dégoûté par les vers de terre. Ce n’est vraiment pas pour tout le monde. Il faut être très motivé et il est nécessaire de prendre un atelier.

Autres solutions. Certaines villes proposent le service gratuit de collecte des matières organiques. À Montréal, une compagnie, Compost Montréal, offre le service de collecte résidentielle. Le coût est de 5 $ par semaine.

Puis-je continuer le compost en hiver ?

Tout à fait. On continue la lasagne.

Quels sont les outils du parfait composteur ?
Un Aérateur à ailettes qui coute entre 25 et 30 $
Un contenant fermé dans la cuisine pour stocker les résidus de cuisine, un vieux pot fait l’affaire
Un contenant pour les matières brunes
Un composteur ou deux (préférable) : plusieurs modèles existent. Ils sont en plastiques ou en bois, ont des côtés rigides et aérés, sans fond avec un couvercle étanche et un système pour la récolte, plus ou moins grands.

Il existe des composteurs rotatifs qui ne sont pas en contact avec le sol. Lili Michaud ne les recommande pas, car ils sont très chers (environ 200 $) et de capacités réduites. Ils peuvent cependant accommoder les personnes qui n’ont pas de jardins et une grande terrasse.

Quand on récupère le compost, on peut le tamiser s'il y a encore des matières non décomposées. Si on fonctionne à deux compostières, aucun besoin de tamiser. Car c'est du travail. Mais le jardin adore ce compost


Pour aller plus loin
Un livre indispensable : Tout sur le compost, le connaître, le faire, l’acheter et l’utiliser, Lili Michaud, Éditions Multimondes

Le compostage dans les écoquartiers de Montréal.

Compost Montréal

Le résultat : du bon compost totalement gratuit ! Ceci est le résultat de deux compostières qui ont travaillé durant plus d'un an.

J'aime les vers, ils sont les bienvenus dans mon compost... Et il y en a beaucoup. Tant mieux.