Faut-il plus de rues piétonnes ?

Intéressante discussion ce matin à l’émission d’Isabelle Maréchal, animée par Marie Plourde durant l’été, sur les rues piétonnes. Est-ce un moyen pour revitaliser un quartier ? Une rue commerciale? J’en discutais avec le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, qui comme moi, ne pense pas que les rues piétonnes sont la panacée. La discussion est ici.

La piétonnisation est souvent vu comme la mort pour les commerçants qui l’avaient refusé les fins de semaine de l’été sur Masson. Pourtant, ce sont les mêmes commerçants qui organisent les ventes-trottoir et ferment les rues ?

Évidemment, la piétonnisation n’est pas la solution, loin de là, pour toutes les rues. Nous ne sommes pas en Europe avec une forte densité urbaine. Il y a bien des solutions pour verdir, revitaliser et améliorer nos rues avant de les fermer.

La rue Masson piétonne le temps d’une vente trottoir. Photo : Cécile Gladel

La violence inacceptable envers un élu

Parlant de Luc Ferrandez, pour ceux qui veulent le diaboliser (car il semble être le paratonnerre de toutes les personnes qui pensent que la circulation va mal à Montréal), il n’est pas un adepte de la rue piétonne à tout prix. C’était la première fois que je le rencontrais en personne et il est très sympathique. L’un des rares politiciens qui ne pratiquent pas la langue de bois.

Par ailleurs, je n’arrive pas encore à comprendre la violence des citoyens envers Luc Ferrandez. Un citoyen l’a insulté et a craché devant lui alors qu’il se promenait avec son bébé !?!. Lors d’une assemblée publique sur la fermeture de la rue Marie-Anne au niveau du parc Baldwin, un citoyen s’est levé en disant qu’il fallait le trouver et lui casser les deux jambes. Il a été chaudement applaudi. Quand un citoyen s’est levé pour dire qu’il ne fallait pas exagérer, il a été hué. Pardon ?!?

On peut être en total désaccord avec un élu (ou toute autre personne), mais rien, absolument rien, n’excuse ce type d’attitude indigne d’un être humain. Ce type de violence doit être dénoncée. Peut-on discuter et donner son opinion sans menacer, insulter ou cracher sur quelqu’un ? J’en avais déjà parlé d’ailleurs dans un autre billet.

J’en parlais aussi lors des manifestations ce printemps et que les manifestants se rendaient devant la résidence de Jean Charest. Inacceptable. Devant la résidence de chroniqueur. Tout aussi inacceptable.

L’automobile rend violent ?

Pourquoi les êtres humains et ici les automobilistes deviennent si violents et intolérants quand on réduit leur marge de manoeuvre ? Est-ce que l’auto nous rend inhumains? Je n’ai jamais vu ce type de réaction en Europe. On peut sabrer dans les services de santé, dans l’éducation et plus, sans que presque personne ne s’en formalise, mais osez changer le sens de quelques rues, restreindre un peu la marge de manoeuvre des automobilistes et on vous traite comme le pire des criminels. Il faudrait qu’un psychologue m’explique ? Pourquoi l’automobiliste devient violent ? On peut aussi parler des cas de rages au volant…

Et je m’inclus, quand je conduis, je suis une championne chialeuse. Mais je conduis beaucoup moins vite depuis que je couvre les conseils d’Arrondissements de Rosemont-La Petite-Patrie et que j’entends chaque mois des citoyens se plaindre de la vitesse sur leur rue. En ville, je respecte scrupuleusement les limites de vitesse maintenant. Je ne voudrais pas renverser un enfant, un cycliste…

Évidemment, il y a des cyclistes violents aussi. Mais ce n’est pas mon cas, je suis beaucoup plus sereine et tranquille quand je pédale que lorsque je conduis. Il faut vraiment en parler à un psychologue.

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Du camping ou des hôtels écolos au Québec ?

Ce matin, j’étais au 98,5 FM avec Marie Plourde qui remplace Isabelle Maréchal pour quelques semaines. J’y serai les deux prochains lundis matins à 10 h 45. On peut écouter la chronique sur leur site.

Une tente Huttopia du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Comment savoir où trouver l’endroit le plus écolo pour les vacances ? Car de plus en plus d’hôtel et de campings font attention à l’environnement. Je parle principalement du Québec.
Il y a la garantie clef verte (http://www.laclefverte.org/), qui a été créée en 1994 au Danemark, puis en France en 1998.

La SEPAQ
Au Québec, il y a surtout les parcs de la Sépaq pour qui la protection de l’environnement fait partie des principes de base, mais aussi l’éducation avec les nombreuses activités de découverte offertes dans tous les parcs. Depuis quelques années, les parcs de la Sépaq ont mis les bouchées doubles et sont les précurseurs au Québec.

Les panneaux solaires sont partout dans les parcs de la Sépaq. Ici au parc de la Jacques-Cartier. Photo: Cécile Gladel

Que ce soit dans les chalets, les campings, les prêts à camper, les auberges comme celle du Gite du Mont-Albert, la SEPAQ offre des produits locaux, recycle, a des règles strictes sur les principes du Sans trace, utilise des énergies renouvelables, etc.

On parle aussi de l’installation de l’énergie solaire dans les parcs, l’exemple des Hautes-Gorges et son centre d’accueil est incroyable, car une partie du parc est alimenté à l’énergie solaire, tel que vous pouvez le constater avec les photos ci-dessous.

solaire

Les panneaux solaires du chalet d'accueil du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Le chalet du parc des Hautes-Gorges, on peut voir la centrale solaire. Photo: Cécile Gladel


Les piles qui emagasinne l'énergie solaire. Photo: Cécile Gladel

Dans les parcs, la récupération est partout, dans les campings, les chalets. L’achat local est maintenant favorisé dans les boutiques de la SEPAQ, les t-shirts en coton bio et j’en passe.

Disons que cet article, écrit en 2007, n’est plus du tout d’actualité. La SEPAQ a fait ses devoirs. Depuis de la vaisselle compostable est utilisée au restaurant du centre de service.

Ajoutons que la Sépaq a mis en place, en 2008, la récupération et le recyclage de bonbonnes de propane pour le camping.

Par ailleurs, sur le site Internet on donne d’autres exemples d’actions pour préserver l’environnement:

• des véhicules électriques dans plusieurs campings

• des scooters au lieu de camionnettes

• le remplacement des motoneiges de service et des moteurs hors-bord à 2 temps par des modèles plus propres ou à 4 temps

• l’implantation du transport en commun dans certains parcs nationaux, comme dans ceux des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ou de la Jacques-Cartier

Il existe aussi quelques campings hors Sépaq qui sont écolos, on peut les trouver sur le site de Camping Québec.Mais je ne les ai pas testés contrairement à la Sépaq, où j’ai pu constater de visu les efforts réels faits pour l’environnement.
Le camping écologique de Frelighsburg

La Halte écologique de Kamouraska
ou Sebka. Un collègue y va au mois d’août, je lui demanderai ses commentaires.

Le jardin Achillée millefeuille sont situés dans les Laurentides et leur réputation n’est plus à faire. Un véritable éden écolo!

Aussi, un endroit pour dormir dans les arbres qui prône la protection de l’environnement : au Diable vert.
Entre Cîmes et Racines propose des éco-gites, des chalets contruits dans le respect de l’environnement et de la forêt.
Par ailleurs, du côté des auberges plus vertes, L’autrejardin à Québec est une pionnière dans le domaine en faisant de l’environnement sa priorité depuis plusieurs années

À respecter quand on part, peu importe ou et surtout dans la nature le Sans trace. Même jeter de la nourriture dans un parc de la Sépaq est interdit. Imaginez si tout le monde jette son trognon de pomme… Quand 900 personnes passent dans un sentier, ça fera un beau tas de pommes… Et les animaux s’y habituent.

Lors des voyages dans les installations de la Sépaq, j’étais leur invitée.

Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

Autres textes sur le journaliste à la pige:
Pourquoi signer ces contrats indignes?
Renonceriez-vous à vos droits moraux pour un bon tarif ?
Journalisme professionnel et contrat équitable
Gil Courtemanche et la solidarité à sens unique
Quebecor: l’arroseur arrosé
Mandat terminé à l’AJIQ
Pourquoi devenir membre de l’AJIQ
Le journalisme indépendant, une marque, un nom ?
Des nouvelles du contrat de TVA Publications
Christian Vanasse parodie Pierre-Karl Péladeau: délirant
La vie de pigiste à Vous êtes ici.

Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

Virilité, célibat et vie en solo

Un sujet qui me touche et me passionne est en vedette aujourd’hui et génère de nombreuses discussions. Le célibat, la vie en solo et la virilité des hommes québécois. Tout un dossier.

On commence d’abord avec le dernier numéro de L’actualité en kiosque qui parle de la vie en solo sous la plume de ma collègue Dominique Forget. J’ai participé à ce dossier, ainsi que ma collègue Sophie Galipeau qui en fait la page couverture et mon amie Sandra Doyon, la camionneuse solitaire.

Par ailleurs, ce matin à l’émission Isabelle le matin au 98,5 FM, Marie Plourde et ses invités, Claudia Larochelle, Johanne Charbonneau et Jean-Michel Dufaux parler de la vie en solo et du célibat. Ce dernier soulignait très justement que les célibataires sont toujours montrés du doigt, analysés, décortiqués, alors que le couple est jugé comme une situation normale. Mais que fait-on des nombreuses personnes en couple qui ne sont pas heureuses ?

Bref, les célibataires peuvent être heureux et le sont de plus en plus, car c’est souvent un choix. Certaines personnes sont aussi faites pour la vie en solo et non en duo. Chacun vit selon ses besoins et ses envies. Pourquoi y aurait-il un seul modèle bon pour tout le monde ? Pourquoi chaque personne ne pourrait pas trouver son modèle, la façon de vivre qui lui convient ?

Autre discussion qui rejoint le sujet du célibat, la virilité des hommes. À l’émission d’Anne-Marie Withenshaw à la Première chaîne de Radio-Canada, Stéphane Dompierre, Jean-Sébastien Marsan et Mathieu-Robert Sauvé décortiquait le mâle moderne.

Et finalement, Gina Desjardins a lancé une discussion sur son Facebook, qui engendré pas moins de 73 commentaires. Elle se demande pourquoi plusieurs de ses amies belles, intelligentes et intéressantes sont toujours célibataires et ne semblent pas intéresser les hommes.

Voici mon commentaire: « Je pense que les gars restent moins seuls que les filles et se matchent rapidement. Et parmi les célibataires, il y a ceux qui veulent, 1-soit le rester, 2-soit sont pissous et ne regardent même pas les filles, ne cruisent pas. Et si on tente de les cruiser, ils ne répondent même pas !!! Et puis, 3-il y a ceux qui ne nous intéressent pas, car c’est ainsi, ça ne clique pas. Alors finalement, on ne trouve rien, rien, rien…. »

Il faut faire attention aux généralités. Il y a sûrement une combinaison de réponses qui explique ce fait: le fait que les hommes ne draguent plus, que les femmes prennent les devants, que ces changements engendrent des adaptations, des ajustements. Que les hommes restent moins seuls longtemps que les femmes, en général. Qu’ils sont souvent seuls par choix. Que ceux qui sont seuls depuis longtemps attendent souvent la superbe femme belle et mince des magazines, que certains autres ne font pas d’effort pour se rendre intéressants (moins que les filles qui se font belles), que certains entretiennent leurs bibittes et que d’autres, au fond, ne sont pas prêts. Les mêmes commentaires s’adressent aussi aux femmes célibataires.

Autres articles sur le célibat:
L’achat d’un duplex ou maison à plusieurs
Anti-fête des mères
Le cahier de charges de la femme moderne
Se contenter de monsieur potable ? Faudrait-il le rencontrer…
Les hommes préfèrent les jeunes
La galère des femmes de 40 ans et plus
Femmes épanouies, mentez pour draguer !!!
Femmes célibataires, ne pas contribuer à l’infidélité des hommes ?
Les futures familles: femmes célibataires et gais?
La drague, en parler pour se rapprocher et pour se comprendre
La peur du rejet dans la drague
Les Québécois ne veulent plus draguer
L’amour, l’amour

L’achat à plusieurs : les nouvelles communes modernes ?

Dans les années 70, il y avait les communes. De nos jours, on cherche de nouvelles manières de partager et de rendre son habitation plus écolo. Est-ce les communes modernes avec un brin d’individualisme ? Il y a les coopératives, mais personne n’est vraiment propriétaire. Il y a les écovillages, mais plusieurs problèmes avec deux d’entre eux leur ont fait une mauvaise presse. Et en ville, on achète de plus en plus avec des amis ou de la famille. Est-ce que c’est la nouvelle manière de pouvoir se permettre de vivre en ville ? J’ai parlé de ce sujet avec Marie Plourde au 98,5 Fm pour ma chronique environnement, car je suis au coeur d’un processus d’achat d’un duplex avec un couple d’amis.

Je pense donc que l’achat à plusieurs, surtout à Montréal est presque obligatoire puisque
1-si on lit l’Actualité qui vient de sortir, il y a de plus en plus de gens qui habitent seuls.
2-En étant seul, il est plus difficile d’avoir les moyens d’acheter un duplex. Les prix ont grimpé en flèche, même en ayant des locataires, il n’est pas évident, que les banques vont te prêter. Donc en achetant à plusieurs, on répartit les risques et les paiements, les banques sont moins frileuses.

Et finalement, même en étant en couple, il n’est pas évident d’avoir les moyens d’acheter. La preuve, j’achète mon duplex avec un couple.

L’achat à plusieurs à de nombreux avantages et peut-être vu comme plus écolo aussi. Cela nous permet de partager plusieurs outils, objet. On peut acheter un congélateur en commun. On partage la tondeuse mécanique et plusieurs autres outils. On cuisine ensemble, on a aussi un jardin.

Aussi, en achetant avec des amis ou de la famille, on recrée une vie communautaire, surtout quand on est célibataire.

Comment acheter en groupe sans problème
Évidemment on n’achète pas avec des inconnus en sautant dans le vide. Il faut avoir un style de vie semblable. Mes co-acheteurs et moi partageons notre sensibilité environnementale, sociale. On est des amis. On s’entend sur ce qu’on veut faire du duplex.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se préparer. Nous allons signer une convention préparée par notre notaire pour palier à toute éventualité. C’est un peu comme un mariage. On prévoit le divorce et les éventuels problèmes avant le mariage. Quand on s’entend bien, il est plus facile de prévoir.

Les nouvelles communes ?
Je crois foncièrement que ce nouveau style de vie prend ses racines dans celui des anciennes communes des années 70, tout en se modernisant et s’individualisant.

Un peu différent des coopératives qui n’impliquent pas le lien de propriétaire.

D’ailleurs, les coopératives sont de plus en plus populaires qui caractérisent ce phénomène. Plusieurs coopératives à vocation écolo existent à Montréal en particulier sur le Plateau. Le Coteau-vert est une coopérative qui verra le jour en septembre prochain au coeur du Quartier 54, qui se construit actuellement coin Chateaubriand-Rosemont, tout juste à côté du métro Rosemont. 95 logements à venir. C’est un projet de l’équipe d’architectes Oeuf.

Ces coopératives sont un mélange de cohabitation, de partage, de construction plus écolo (matériaux), d’installations de toits verts, de support à vélo, mais aussi de stationnement pour Communauto.

Mais l’achat de duplex ou triplex à plusieurs permet également d’accéder à la propriété en restant en ville et en devenant propriétaire si on ne veut pas vivre en coopérative.

Pourquoi des familles n’achèteraient pas ainsi ? Avec des amis sans enfants qui habitent au 2e. Qui peut partager, garder les enfants. Des femmes monoparentales qui pourraient ainsi s’entraider comme le modèle dont je parlais il y a quelque temps.

Aspect réduction de l’étalement urbain et du trou de beigne
En achetant à plusieurs, on peut se permettre quelque chose à Montréal, plus proche de son travail. Ce qui évite les longs et polluants déplacements. Il est certain que tout le monde ne peut pas habiter sur l’île de Montréal. Mais tout le monde ne travaille pas à Montréal.

Les voitures engendrent une forte pollution. On a développé les banlieues sans tenir compte des lieux de travail des citoyens et en favorisant le déplacement en automobile.

Un couple d’amis a déménagé à Longueuil il y a trois ans, car les prix étaient trop chers à Montréal, mais aussi parceque’ils travaillaient à Longueuil. Au lieu de prendre deux métros et un autobus pour un trajet d’une heure, le déplacement se fait en 10 minutes de la résidence au travail.

Le déplacement, c’est aussi du temps perdu avec sa famille, la course pour arriver à temps à la garderie.

Des exemples de projets écolos à Montréal
Des exemples de coopératives qui allient travail et habitation : Coop Lézard dans le Centre-Sud pour les artistes en arts visuels.

Un projet est en gestation actuellement. Il est à suivre. Il s’agit de la Cathédrale: coopérative d’habitation créative, écologique et communautaire et Le Bazar: espace de coworking abordable, convivial et professionnel.

La société d’habitation de Montréal a un premier projet vert le Phoenix est le premier projet vert de la SHDM, qui vise la certification écologique LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), de niveau argent. Diverses mesures ont notamment été adoptées pour réduire la consommation d’énergie et d’eau. Toutes les unités sont dotées d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur.

On aime moins: le Phoenix se trouve à l’intersection des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, où la circulation est particulièrement dense. Constructions Marton a toutefois porté attention à l’insonorisation des appartements: on voit davantage le trafic qu’on ne l’entend.

Adresse et site internet: 4885, Henri-Bourassa Ouest

Un prêt écolo à 0 %
Si plusieurs banques canadiennes offrent des prêts spéciaux pour des rénos écolos, rien n’égale ce que l’on trouve en France : des prêts à 0 % d’intérêts. Quand j’habitais en France, j’avais un compte au Crédit Agricole. Je l’ai fermé depuis quelques années. En voyant un prêt à 0 % d’intérêt pour les nouveaux acheteurs de maisons, une aubaine, je l’ai regretté.

Exemple de quartier plus écolo
Certains quartiers en Suède n’ont pas de stationnement pour les voitures. On est loin de nos immenses stationnements pour deux ou trois voitures ou les condos montréalais qui incluent souvent un stationnement en arrière (au détriment de la verdure, d’une cours) ou souterrain.
Le quartier Vauban est un écoquartier de la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Un modèle du genre.

Des sites internet et ressources pour l’habitation écolo

Eco Habitation

La maison du 21e siécle, la revue de l’habitation plus écolo

Bon pour l’environnement la piétonnisation ?

Petite discussion hier avec Marie Plourde au sujet de la piétonnisation. Bon ou non pour l’environnement la piétonnisation ? Ça s’écoute au 98,5 FM.

Marie en a profité pour me parler de vie de banlieue. Car je garde la maison d’amis à Boucherville en ce moment. Que l’on se rassure, cette vie provisoire et temporaire de banlieue ne me donne pas du tout l’envie d’y déménager. C’est parfait pour quelques jours, pour changer et prendre la vie plus relaxe au bord de la piscine. Surtout que je suis dans le processus de devenir propriétaire à Montréal. J’ai la vie urbaine de quartier bien ancrée. RueMasson représente bien cet attachement.

Bref, le sujet de la piétonnisation représente bien cette vie urbaine que l’on veut humaniser. Mais il n’est pas certain que toutes les rues peuvent être piétonnisées. Tout dépend de la situation géographique, de la densité urbaine, de la circulation de transit, du transport en commun, du type de commerce de la rue en question. Bref, il ne s’agit pas de donner la rue aux piétons sans se poser de question. Ça demande un plan, sinon on fait comme le maire de Rosemont a du faire. On annonce une piétonnisation puis on est obligé de faire marche arrière et de remettre le tout à plus tard. J’en parlais sur RueMasson. Tous les articles sont à la fin de ce texte.

Petit point qui me chicote. Les cyclistes sont interdits sur les voies piétonnes, à moins de descendre de leur monture. Très irréaliste de leur demander ça. Pourquoi ne pas réserver une voie pour les cyclistes en leur demandant de rouler prudemment ? C’est aussi aux piétons de faire attention non ?
Mardi midi sur la Sainte-Catherine, des policiers en vélo circulaient… en vélo. Un cycliste délinquant s’est fait crier de descendre de son vélo, ce qu’il n’a pas fait, il a continué sans se faire inquiéter. Les policiers ne l’ont pas poursuivi. D’autres ont reçu des contraventions. Deux poids, deux mesures ?