Je ne voterai pas aux élections françaises

En général, je vote tout le temps. Par civisme et devoir citoyen. En France et au Canada, puisque ma double citoyenneté me confère ce droit, mais d’abord ce devoir. J’avoue voter avec moins de détermination et régularité pour les élections françaises, une exception lors des présidentielles. Sauf en 2012.

Je ne me suis pas inscrite sur la liste électorale du Consulat français de Montréal avant le 31 décembre 2011. Trop occupée pour aller au consulat, je pensais qu’il fallait prendre rendez-vous comme la dernière fois. Je ne savais pas qu’on pouvait le faire par le web… Avant j’étais inscrite au Consulat, mais ce n’est pas à la vie, à la mort. On nous désinscrit après quelques années. Et de manière assez abrupte. Une lettre très officielle. La bureaucratie typique française. Dommage. Je ne me suis pas réinscrite et voilà, je ne voterai pas. Mais je n’habite pas en France, je n’y habite plus depuis presque 25 ans donc je me sens moins le droit d’intervenir dans la politique française.

Mais je tenterais de m’inscrire pour la prochaine fois, car je reste quand même française, attachée à mes racines.

Si on augmentait les cotisations au régime des rentes du Québec de 75 % ?

Alors qu’on parle de la hausse de 75 % sur cinq ans des droits de scolarité depuis 2 mois avec la grève étudiante. Alors qu’on entend partout que les étudiants sont des enfants gâtés. Alors que la ministre ne cesse de répéter que les étudiants doivent aussi faire leur part, une seule question me turlupine :

Et si on augmentait les cotisations au régime des rentes du Québec de 75 % durant les cinq prochaines années ? Que dirait les personnes plus âgées ? Car les caisses de retraite seront vides pour les jeunes générations et que tout le monde doit faire sa part. Surtout les babyboomers qui profiteront de leur retraite, mais pas les jeunes qui trouveront une caisse moins garnie après 2037.

Voici ce qu’on me disait quand j’ai fait un article en 2010 sur les retraites.

«Le fait que le taux de cotisation ait été gelé durant les 20 premières années d’existence du Régime a de quoi alimenter l’indignation des moins de 40 ans. «Ils ont totalement raison de dire qu’ils assument les abus des aînés, et qu’ils n’en auront pas pour leur argent», reconnaît René Delsanne, professeur de mathématiques à l’UQAM, spécialisé en finances et régimes de retraite, membre de plusieurs comités de retraite. «Les baby-boomers comme moi vont être gagnants, car ils auront cotisé au Régime un pourcentage plus bas tandis qu’ils recevront leur pleine rente», poursuit-il. »

Et si on augmentait les garderies de 75 % ?

 

La différence entre une blogueuse et une journaliste ?

Plusieurs personnes ont du mal à faire la différence entre ces deux statuts ( j’ai utilisé le féminin, car je parle de moi). En fait ce sont des métiers. Particulièrement celui de journaliste. Un blogueur peut être médecin, professeur, mécanicien, plombier, économiste et aussi journaliste.

Un blogueur peut être rémunéré pour parler d’un sujet ou d’un produit. L’important est de le dire et d’être transparent. Un journaliste est généralement payé par une entreprise de presse pour informer la population.

Pourquoi je parle de ce sujet ? Car je viens de me faire offrir de couvrir comme blogueuse un gala de reconnaissance en développement durable. Pour 500 $ je devais, m’écrivait-on :

-Assurer le rayonnement des partenaires engagés et leurs actions, sur mon blogue et les médias sociaux.

-Assurer la visibilité le Gala toujours sur mon blogue et dans les médias sociaux pendant quelques jours

-Divulguer le nom des gagnants sur mon blogue et dans les médias sociaux, en direct, le jour de l’évènement.

Ce qui est bien pour un blogueur identifié comme tel par l’organisme qui l’embauche, mais en désaccord total avec le métier de journaliste. On ne peut être payée par des organismes, des entreprises ou des gouvernements que l’on pourrait aussi couvrir. Ça nous placerait en conflit d’intérêts. Un journaliste informe, mais ne fait pas de la promotion.

Ce qui me désole, c’est que la demande vient d’une firme de relations publiques qui ne semble pas faire la différence entre journalisme et blogue. Pourtant il est clairement écrit que je suis journaliste sur la page d’accueil de mon blogue.

Attention à la confusion des genres.

Une nouvelle race : les éco-résistants !

Intéressant, je viens d’apprendre un nouveau terme, les éco-résistants, qui semblent plus nombreux qu’estimé. Est-ce une réaction aux nombreuses actions de sensibilisation et messages dont nous sommes bombardés ? Est-ce légitime ?

Voici un article de 20 minutes.fr qui parle de ces éco-résistants. «Portrait robot de l’éco-résistant: un homme de plus de 50 ans, souvent peu diplômé, habitant dans une petite ville et à faibles revenus. Plutôt climato-sceptique, il ne veut pas changer ses habitudes de consommation pour des raisons écologiques. «L’écologie était très à la mode en 2007, notamment avec le pacte de Nicolas Hulot, analyse Jean-Marie Boucher, fondateur de consoGlobe. Mais à partir de 2008, on a commencé à voir apparaître des messages négatifs sur la consommation responsable: arrêtez de nous bassiner avec ça et de nous faire la morale.»

Pourtant, le baromètre de la consommation responsable 2011 qui vient de paraître en France souligne que 88 % des citoyens veulent être des consommateurs responsables. Mais est-ce que cette volonté se traduit en action ou ce ne sont que des voeux pieux.