La différence entre une blogueuse et une journaliste ?

Plusieurs personnes ont du mal à faire la différence entre ces deux statuts ( j’ai utilisé le féminin, car je parle de moi). En fait ce sont des métiers. Particulièrement celui de journaliste. Un blogueur peut être médecin, professeur, mécanicien, plombier, économiste et aussi journaliste.

Un blogueur peut être rémunéré pour parler d’un sujet ou d’un produit. L’important est de le dire et d’être transparent. Un journaliste est généralement payé par une entreprise de presse pour informer la population.

Pourquoi je parle de ce sujet ? Car je viens de me faire offrir de couvrir comme blogueuse un gala de reconnaissance en développement durable. Pour 500 $ je devais, m’écrivait-on :

-Assurer le rayonnement des partenaires engagés et leurs actions, sur mon blogue et les médias sociaux.

-Assurer la visibilité du Gala toujours sur mon blogue et dans les médias sociaux pendant quelques jours

-Divulguer le nom des gagnants sur mon blogue et dans les médias sociaux, en direct, le jour de l’évènement.

Ce qui est bien pour un blogueur identifié comme tel par l’organisme qui l’embauche, mais en désaccord total avec le métier de journaliste. On ne peut être payée par des organismes, des entreprises ou des gouvernements que l’on pourrait aussi couvrir. Ça nous placerait en conflit d’intérêts. Un journaliste informe, mais ne fait pas de la promotion.

J’ai refusé.

Les éco-résistants !

Intéressant, je viens d’apprendre un nouveau terme, les éco-résistants, qui semblent plus nombreux qu’estimé. Est-ce une réaction aux nombreuses actions de sensibilisation et messages dont nous sommes bombardés ? Est-ce légitime ?

Voici un article de 20 minutes.fr qui parle de ces éco-résistants. «Portrait robot de l’éco-résistant: un homme de plus de 50 ans, souvent peu diplômé, habitant dans une petite ville et à faibles revenus. Plutôt climato-sceptique, il ne veut pas changer ses habitudes de consommation pour des raisons écologiques. «L’écologie était très à la mode en 2007, notamment avec le pacte de Nicolas Hulot, analyse Jean-Marie Boucher, fondateur de consoGlobe. Mais à partir de 2008, on a commencé à voir apparaître des messages négatifs sur la consommation responsable: arrêtez de nous bassiner avec ça et de nous faire la morale.»

Pourtant, le baromètre de la consommation responsable 2011 qui vient de paraître en France souligne que 88 % des citoyens veulent être des consommateurs responsables. Mais est-ce que cette volonté se traduit en action ou ce ne sont que des voeux pieux.