Dire aux gens de ne pas sortir quand il fait froid?

Il fait froid en Europe. Comme jamais. Il fait aussi froid en France. Un froid auquel les Français ne sont pas habitués et surtout préparés. Même chose pour la canicule. La France n’est pas habituée aux températures extrêmes. Un pays tempéré ne sait plus comment réagir quand les températures passent sous zéro ou au-dessus de 35 degrés, ou quand il neige. Et ce manque d’habitude fait qu’on entend des choses vraiment bizarres.

Par exemple au Journal télévisé de France 2 de 20h en ce 12 février : on dit aux personnes âgées et aux enfants de sortir le moins possible. Pardon? Et pourquoi ? Si les enfants et les personnes âgées ne sortaient pas au Canada à de pareilles températures, elles passeraient l’hiver à l’intérieur. Au contraire, il faut bien s’habiller et sortir. Un point c’est tout.

Aussi, on conseille aux personnes moins jeunes d’éviter le sport quand il fait froid ? Pardon ? Alors pourquoi les joggeurs, skieurs, raquetteurs québécois s’en donnent à coeur joie pendant l’hiver ?

Bref, je vois qu’il y a quand même des avantages à vivre dans un pays nordique comme le Canada. On est capable de vivre à des températures de très froides à très chaudes avec nos systèmes de chauffage et climatisation. On est équipé pour l’hiver et l’été. Évidemment, ça coûte plus cher.

Parlez-en à ces Corses coincés dans leur village par 80 cm de neige, car la route n’est pas dégagée…

Peut-être que les Français devraient faire appel à l’expertise québécoise du froid ? A-t-on pensé à leur proposer ? Amis Québécois des conseils pour mes compatriotes français ?

Le quotidien d’une cycliste : les automobilistes souffrent d’amnésie cycliste en hiver?

Cet après-midi, par une température clémente et un magnifique soleil, je suis sortie en vélo. Il y a de la glace le long des rues seulement, mais la chaussée était sèche. Idéale pour une sortie cycliste hivernale (je ne prends pas encore mon vélo quand il neige, je n’ai pas mes pneus clous ou un vélo avec trois roues comme celui-ci utilisé par le co-propriétaire de Dumoulin Bicylettes).

Sauf que la température ne semblait pas idéale pour les automobilistes semblent-ils. Sauf un qui m’a gentiment remercié de lui l’avoir laissé passé dans une rue rendue étroite par les bords glacés. Le geste de la main est assez rare de la part des automobilistes pour que je le signale.

En roulant sur Masson, puis St-Joseph, ensuite Gilford et Mont-Royal, les automobilistes ne m’ont que doublé en me collant de trop proche. Je sais que la Saint-Valentin approche, mais j’aime mon espace quand je roule. Et c’est franchement désagréable de sentir le rétroviseur jouer du coude avec nous. Sans compter la jeune femme qui a ouvert sa portière alors que j’arrivais à son niveau, l’autre qui m’a coupé la route en tournant ou la fourgonnette blanche qui a lentement mais surement grillé le feu rouge (le orange avait tourné) à l’un des carrefours les plus dangereux de Montréal: Iberville/St-Joseph surnommé le tunnel de la mort.

Bref, l’hiver n’est pas exclusivement réservé aux voitures dans nos rues. La preuve est que j’ai croisé de nombreux cyclistes et les photos sur ce blogue en montrent aussi. Est-ce que le nombre grossissant fera un jour la différence ?
Soulignons aussi un événement de sensibilisation au vélo d’hiver cette fin de semaine, partout au Québec.