Je fus une rejet à l’école…

J’ai été une rejet à l’école, pendant une année, une longue année.

Durant ma deuxième année de secondaire. Je me souviens encore de l’une des pires années de ma vie. J’ai manqué la moitié de mon année. Pourtant le secondaire avait bien commencé à Issoire, dans un lycée catholique et privé.

Entrée à 10 ans avec une année d’avance, la première année fut agréable. De bons souvenirs avec une groupe de filles sympas.

Mon cauchemar a commencé lors de ma 2e année. Les profs avaient dit à mes parents que je devais redoubler à cause de mon jeune âge. Alors j’ai redoublé et j’ai perdu mes chères amies.

Nouveau groupe, nouvelle adaptation avec des élèves de mon âge, même si j’ai une année d’expérience de plus dans cette école…Je ne sais plus comment les moqueries ont commencé. Je n’étais pas si différente.

Mais je me souviens ne plus vouloir aller à l’école. J’ai tellement pleuré lors de cette année maudite. Je me suis inventée toutes sortes de maladies, pour ne pas affronter les moqueries de la meneuse. Elle est devenue une adulte charmante. Je me souviens de son nom puisque j’ai fait tout mon secondaire avec elle, sans problème par la suite.

Des moqueries qui marquent à vie

Les moqueries ont blessé profondément la jeune adolescente que j’étais. Ça mine la confiance.

Mes parents ne savaient plus quoi faire avec mes larmes, mes refus d’aller à l’école, mes maux physiques qui n’étaient que le reflet de mon mal intérieur.

Ce mal a été jusqu’à l’hôpital, puisque je me suis faite opérée de l’appendicite cette année là. J’avais enfin de l’attention, pas pour se moquer de moi, car on ne se moque pas d’une opérée!!!
Ce fut fini. Après mon hospitalisation et ma convalescence à la maison, je revenais en héroïne. Je me demande si j’avais vraiment besoin de me faire opérer de l’appendicite?

J’ai eu aussi la chance d’avoir des parents qui ont pris le problème au sérieux et une école qui a agi, qui a compris.
Les enfants et les adolescents ne ménagent pas les plus faibles, les différents. Les mots et les actions peuvent être cinglants, méchants, blessants. L’adolescence, en particulier, est une période si difficile. On peut être si bête et si fragile à la fois…

Que faire ? Comment les parents peuvent ne rien voir, peuvent laisser faire ? Comment agir nous les adultes ? J’ai posé la question à l’une de mes amie qui travaille avec les jeunes. Voici sa réponse : « On est présent et on écoute… mais on n’est pas dans la tête des gens 24h/24h. Et autant pour les intimidateurs qui cherchent de l’attention. Qu’un jeune s’exprime par la violence ou en se repliant sur lui-même, c’est une réaction à quelque chose et qui demande la même présence et la même écoute pour briser le cycle de la violence. On ne cautionne pas les gestes de violence, mais on offre du soutien. Si un jeune peu identifier au moins un adulte en qui il peut avoir confiance dans les lieux qu’il fréquente ou dans sa famille, il y a de quoi qui peut être fait. Mais beaucoup de jeunes ont l’impression que personne ne peut comprendre ce qu’ils vivent. C’est pas facile de défaire ce mythe.»

PS : la vie d’intimidateur ou d’intimidé ne s’arrête pas quand on devient adulte. Combien intimide (se moque) sous le couvert de l’humour? Combien font des remarques désobligeantes ou dénigrantes?

L’émission le Code Chastenay a parlé des intimidateurs et des mesures à prendre.

Des auteurs à Occupons Montréal

Depuis plus d’un mois, des indignés occupent le square Victoria à Montréal. Coincé entre la tour de la Bourse, l’immeuble de Quebecor, le Centre du Commerce mondial, l’édifice de la Banque Nationale et j’en passe, le mouvement Occupons Montréal résiste alors que les autres tombent les uns après les autres. Mais résisteront-il à l’hiver?

Les écrivains Jean Barbe et Bertrand Laverdure ont profité du Salon du livre se déroulant tout proche à la place Bonaventure pour lancer une invitation aux auteurs : lire un texte pour appuyer les indignés. Un petit groupe a grossi, certains ne sont pas venus, d’autres étaient présents. Plus d’une trentaine d’écrivains, d’auteurs ont lu.
La foule était petite, peu d’indignés qui campent sur place sont venus écouter. Mais quelques uns se sont assis avec leur assiette pour écouter.

Voici l’album photo de ce moulin à paroles des indignés avec les images de la vie qui continuait dans ce campement improvisé.