L’inspiration d’une enfance à la ferme

L'une des oeuvres de Ginette Dorais. Photo : Cécile Gladel

Ginette Dorais est une artiste peintre. C’est aussi la mère de ma meilleure amie. Une mère qui m’accueille toujours comme une membre de la famille. Une famille où l’on peint. J’ai toujours vu des oeuvres de Ginette dans ma vie, dans la vie de sa fille. Ginette est une artiste.

Avec l’arrivée de la soixantaine, l’artiste s’affirme et s’exprime. Elle a aussi senti le besoin de retourner à ses racines, la ferme, la campagne, les animaux, la réflexion, la vie, la méditation.

Des oeuvres colorées comme je les aime, intenses et profondes. Bref j’aime et je vous encourage à profiter des quelques heures qui restent pour aller les voir à l’Espace 64 au 64, rue Prince dans le Vieux-Montréal.

L’exposition Terra Nobile est à l’Espace 64 dans le Vieux-Montréal jusqu’au dimanche 30 octobre prochain, donc demain.

Voir les photos que j’ai prises lors du vernissage samedi dernier.

Exposition Terra Nobile 2011

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La mode, les designers et les boutiques plus écolos

On en parle de plus en plus et on peut dire que le Québec est vraiment à l’avant-garde dans ce domaine, tant par le nombre de designers que par leur originalité. On trouve de plus en plus de designers qui utilisent des matériaux recyclés, mais aussi d’autres matériaux, très originaux.

Il y a eu un modèle ici et c’est Harricana. Mariouche Gagné est la précurseure qui a commencé à recycler la fourrure, il y a maintenant 15 ans. Mariouche avait décidé de montrer qu’on peut faire de la haute couture avec du recyclé.

Évidemment, Harricana c’est de la haute couture qui n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais Mariouche Gagné a été et est toujours une inspiration pour des dizaines de designers.

On a aussi Maude Léonard, une éco-designer depuis longtemps qui a toujours essayé de récupérer tout. Alors que Etienne Jongen avait commencé à faire des sacs avec les bannières publicitaires en 2003-2004, elle a récupéré le concept depuis que la compagnie d’Étienne n’existe plus. Avec son atelier Entre-peaux design, elle conçoit divers objets en bannières et autres matières. Elle fabrique aussi des bijoux et sacs avec les fermetures éclairs sous le nom de Zip design.

Depuis que je couvre l’environnement comme journaliste, j’ai vu une réelle évolution de cette mode écolo. Alors qu’au début, les modèles n’étaient pas toujours très réussis, la mode écolo s’est raffinée, améliorée, solidifiée et peut maintenant rivaliser avec les autres designers.

Écolo, c’est quoi ?

-Fait et dessiné à Montréal comme les robes de la designer Eve Lavoie qui fait de magnifiques modèles pour toutes les femmes ou Émilie Desmeules et ses fabuleuses tuniques.

-Utilisation de tissu récupéré comme Musky. On prend 2, 3 vêtements pour en faire 1. J’aime Musky qui n’habille pas que les femmes qui portent du 4.

-Utilisation de matériaux recyclés comme Elroy (ananas, soie, coton bio)

-Utilisation de coton bio comme OÖM, une autre compagnie montréalaise partie de rien qui est maintenant un gros joueur.

Sans oublier les friperies qui vendent des vêtements seconde main comme la Gaillarde dans le Sud-Ouest. La Gaillarde est aussi une boutique précurseure qui existe depuis 10 ans. Les friperies Renaissance, Cul de sac et Prêt à reporter sur Masson et plusieurs autres sont à visiter.

Mes coups de coeur

Voici les boutiques incontournables pour la mode écolo et recyclée dans la région de Montréal. Plusieurs ont le nom des designers et des liens vers leurs sites ou pages Facebook sur leur site Internet. Il y en beaucoup, à découvrir.

Une petite boutique incontournable dans Hochelaga-Maisonneuve sur la rue Sainte-Catherine : Folle Guenille, située au même endroit qu’une autre boutique incontournable pour les bijoux et accessoires La Coccinelle Jaune.

La toute nouvelle boutique sur Masson : Les coureurs de jupons, une boutique que je n’ai pas eu le temps d’évaluer encore, mais dont la décoration est impressionnante. Et des pots Mason remplace les globes des lampes. Prometteur.

Je l’ai découverte il y a quelques semaines, la boutique 4 éléments sur St-Denis. On peut facilement la manquer à cause de l’enseigne qui n’est pas sur le local, mais devant et perpendiculaire. C’est un modèle de Musky dans la vitrine qui a attiré mon oeil. À l’intérieur, je n’ai pas été déçue. Des vêtements, des bijoux, des accessoires et plusieurs autres objets pour la maison ou la vie. Toujours dans l’objectif de consommer mieux.

Une boutique qui se décline en deux versions sur Saint-Hubert, Belle et rebelle qui vend des vêtements faits au Québec et la Petite Rebelle qui se spécialise dans les vêtements faits ailleurs dans le monde.

Rien à cacher est l’une des premières boutiques écologiques moyen/haut de gamme qui s’est installées sur Saint-Denis. J’étais d’ailleurs la première journaliste à en parler. On y trouve des designers québécois, canadiens et américains. C’est l’un des seuls endroits à Montréal pour trouver la fameuses Vega, les espadrilles en caoutchouc d’Amazonie.

Finalement, pour vos vêtements de yoga, la compagnie Respecterre les fabrique en bambou, coton et eucalyptus, au Québec. Et les prix sont très concurrentiels avec ceux de Lululemon, même si cette compagnie souligne que ses vêtements sont fabriqués partout dans le monde dans le respect des normes internationales du travail.

Et voici quelques boutiques que je n’ai jamais visitées, mais dont on m’a parlé.
Ethik BGC

Il était deux fois

Espace creation

Les sacs :
USED, fait en ceinture de sécurité
RESSAC, fait en chambre à air de vélo.

Bagnole, fait de cuir et objet de voiture
Lily ecolo : des sacs pour tous les usages.
Voici un de mes articles publié dans La Presse.

Les bijoux :
Les bijoux Otra fait en chambre à air de vélo

Un bracelet fabriqué de chambre à air de vélo. Photo: Cécile Gladel

Les designers
Elroy (ananas, soie, coton bio)

Foutez moi la paix avec l’accent (MàJ d’une première publication)

Ça m’énerve. Quand on fait remarquer à Marie-Josée Croze qu’elle a pris l’accent français. Qui n’a pas entendu des commentaires sur l’accent de Diane Tell, sur d’autres artistes québécois, par exemple Natasha St-Pierre, qui prennent l’accent français. Ben quoi ? Quel est le problème ?

Moi la Française, j’ai bien pris l’accent québécois. Je n’ai pas renié ma patrie mère pour autant. C’est la vie, c’est ainsi. À vivre avec des Québécois en sol québécois, on prend l’accent. Pour les Québécois qui vivent en France en côtoyant des Français, ils prennent l’accent français.

Et encore. Les Québécois le remarquent pour leurs concitoyens. Mais les Français notent encore l’accent québécois. On garde toujours des traces de notre accent d’origine pour les autres. Rassurez-vous, pour les Français, les Stéphane Rousseau, Fabienne Thibault, Marie-José Croze, Marc-André Grondin ont encore l’accent québécois.

Même chose ici, beaucoup de Québécois détectent mon origine française. Alors que pour les Français, je suis 100 % Québec.
Y-a-t-il un sentiment d’infériorité, de trahison ressenti par les Québécois lorsque l’un des leurs voit son accent changer ?

Arrêtons d’en faire un drame de société. Pitié ! Chaque personne a une manière de prendre plus facilement ou non les accents. C’est la vie. Je trouve que les Québécois sont fatigants en le faisant remarquer chaque fois. Soyons fiers de leurs réussites, soyons fiers de notre accent, mais par pitié arrêtons de voir comme des traîtres les Québécois qui perdent leur accent. SVP.

Et puis, c’est aussi pour se fondre dans son pays d’accueil, pour éviter d’avoir à toujours répéter pour se faire comprendre. On en prend l’habitude et l’accent reste quand on revient au pays. Que pensez-vous que dit ma famille quand j’arrive en France ?

Peut-on utiliser Facebook comme source?

L’affaire Sormany fait beaucoup jaser ces temps-ci. En particulier les journalistes, mais aussi les citoyens. On peut donc être poursuivi pour ce qu’on écrit sur Facebook ? Est-ce que ce qu’on écrit sur Facebook est privé ou public ? Mais que se passe-t-il quand un commentaire Facebook est rendu public sur Twitter (ou toute autre plateforme Web) par un tiers? Est-ce qu’on peut utiliser Facebook comme source journalistique ?

En fait tout dépend. Beaucoup de personnes ont des paramètres de sécurité sur Facebook qui empêchent à certains de leurs contacts de voir une partie des commentaires et statuts. Je me prends comme exemple. J’ai quatre groupes de contacts : de mes amis proches, mes connaissances, à de simples contacts professionnels et ainsi qu’un groupe de personnes que je ne connais pas « dans la vraie vie ». Mes amis proches ont accès à tout. Les personnes que je ne connais pas n’ont accès à presque rien, excepté ce que je rends totalement public. Entre les deux, ça dépend.

À titre de journaliste, j’ai toujours fait la différence entre Facebook et Twitter. L’un est privé (sauf les pages fans) et l’autre est public. Quand je désire citer une personne qui a écrit quelque chose sur Facebook, je lui demande avant. Rigueur simple.

Une collègue journaliste faisait l’analogie suivante à laquelle je souscris. Notre page Facebook est comme notre maison. C’est privé en général. On prête la clef à des amis, parfois on peut simplement les inviter. Lorsque ces gens sont chez nous, lisent une note sur la table de la cuisine ou entendent des propos lors d’une conversation, peuvent-ils répandre cette information sans nous en parler, sans vérifier avec les personnes concernées ? N’est-ce pas semblable?

Alors si une personne utilise le commentaire d’un tiers sur la page Facebook d’une collègue et le publie sur Twitter sans la consulter, est-ce normal, éthique, correct ?

Au fait, pourquoi personne n’a mentionné que l’information a été écrite sur Facebook, mais a été rendue publique sur Twitter? Puisque le profil Facebook de Lise Millette (la collègue en question qui est citée dans plusieurs médias) n’est pas public, n’est pas accessible à tout le monde.

Autre questionnement : Peut-on prendre une photo Facebook sans en demander la permission ?

Et pourquoi n’a-t-on pas contacté Lise Millette pour lui demander si son profil Facebook était si ouvert que ça ?

Une apparition au 19/20 de France 3 Auvergne

Le rédacteur en chef de France 3 Auvergne, Alain Fontan, m’a contactée cette semaine pour me demander une petite entrevue via Skype pour inaugurer une nouvelle chronique hebdomadaire pour l’édition du samedi du 19/20 de France 3 Auvergne : les Auvergnats du bout du monde.

On peut voir cette minute d’apparition après la 22e minute du Journal, c’est à la fin. On peut aussi le voir en baladodiffusion sur iTunes, c’est gratuit.

Durant la minute gardée au montage, j’explique que l’Auvergne est peu connue au Québec. En fait comme me le disait mon compatriote auvergnat, Laurent Maisonnave, l’Auvergne est TOTALEMENT méconnue. Il est rare, très rare que quelqu’un sache où est l’Auvergne quand j’explique d’où je viens. En 24 ans d’expatriation, moins de 10 personnes connaissaient ma région d’origine. Dommage.

Quand on me demande d’où je viens en France, dire que je suis Auvergnate ne suivit que rarement. Je dois expliquer que c’est au centre de la France, à mi-chemin entre Paris et la Méditerranée, à 2 heures à l’ouest de Lyon. J’explique aussi que l’Auvergne est la région de Michelin. Que le siège social de la compagnie de pneus se trouve à Clermont-Ferrand, la plus grosse ville d’Auvergne.

Quelques fromages sont connus ici, le bleu d’Auvergne, le Cantal et le Saint-Nectaire (à un moindre niveau).

Lorsque j’ai vérifié le nombre d’articles écrit sur l’Auvergne avant d’en proposer à La Presse il y a quelques années, j’étais étonnée de n’en trouver qu’un ou deux. Alors j’ai fait un article sur les châteaux en Auvergne, un collègue est allé en Auvergne par la suite pour la trouver ensorcelante.

Bref, l’Auvergne est à découvrir. Ses volcans, ses paysages, ses randonnées, sa nourriture, ses lacs, ses châteaux, son histoire, son Festival international du court-métrage et bien plus.

Annecdote: Les trois livres jeunesse à mon actif ont été fait avec Eva Rollin, une compatriote auvergnate que j’ai connue au Québec.

Autres articles sur l’Auvergne
Mon portrait dans le journal La Montagne.
Le tour de France cycliste en Auvergne
Un billet sur l’Auvergne sur Copines en cavale.
Matinée de marché en Auvergne.
Mon village Saint-Rémy de Chargnat
Un portrait de l’Auvergne