Oublions la banlieue, on peut aussi élever des enfants en ville et connaître ses voisins!

Une ruelle habitée

Un article de La Presse ce matin détruit quelques mythes selon lesquels on ne peut élever une famille en ville et qu’on ne connait pas ses voisins. Plusieurs rabâchent que c’est impossible d’élever leurs enfants à Montréal en évoquant leurs raisons de déménager en banlieue. Faux. On élève très bien les enfants en ville.

Je vis exactement la même situation que ce couple du Plateau, excepté que les enfants ce ne sont pas les miens, mais ceux de mes voisins. Et il y en a des enfants dans mon quartier. Dans la ruelle, il y en a plus d’une quarantaine qui joue ensemble, alors que les parents sont assis avec une coupe de vin ou une bière à discuter.

Juste autour de chez moi en haut de la ruelle, il y Arthur, Charlotte, Tess, Zoyia, Pénélope, Louis-Ferdinand, Joseph-Emmanuel, Arnaud, Clémence, Mathilde…et j’en oublie plein. Ce sont les enfants que je connais bien et qui me parlent presque quotidiennement. Qui agace ou parle à notre chien Napoléon quand celui-ci leur aboie après quand il a peur.

Ce sont des enfants qui me lancent des allo quand j’arrive chez moi en vélo. D’autres qui s’amusent avec moi et me sautent dans les bras pour que je les fasse rire. Une autre qui veut que je lui mette mon vernis bleu sur les ongles des pieds, un autre qui m’offre un truc qu’il a fabriqué avec des plantes. Bref c’est une vie de quartier riche et intéressante.

Des voisins que l’on côtoie au quotidien, qui nous donne des conseils de rénovation, qui nous masse (ma voisine immédiate est massothérapeute), avec qui on fait des projets de ruelle verte, qui nous donne des vivaces ou des framboisiers, qui nous prête leur gant de baseball quand on a un match dans une heure et pas de gants, qui s’occupent de nos chats quand on est absente, qui nous donne des nouvelles pour notre média hyperlocal et qui nous offre aussi parfois un verre de vin.

C’est donc ma vie dans un quartier de Rosemont où je connais presque tous mes voisins, que ce soit ceux à proximité, que ceux de toute ma ruelle. Et c’est ainsi dans le quartier. Les gens se parlent beaucoup et connaissent leurs voisins.

Est-ce que c’est ainsi dans les banlieues faites pour les voitures avec certaines rues sans trottoir. Les enfants jouent dans leurs cours arrière, parfois avec leurs amis, des voisins ou autres, mais ils n’ont pas tout l’univers d’une ruelle où ils jouent sans fin, sans avoir besoin que les parents les occupent.

Mais je ne parle pas de la vie en campagne, dans un village qui s’apparente à notre vie de quartier, sans la beauté de la nature évidemment.

Une ruelle devenue lieu de vie
On a même fait barrer deux entrées sur quatre de la ruelle pour avoir plus de tranquillité et surtout de sécurité pour les enfants comme le rapporte l’article dans RueMasson. Sans oublier l’article sur le monde d’emploi des ruelles vertes. L’album photo de l’article montre combien les ruelles peuvent être des espaces de vie magnifiques.

D’ailleurs, de nombreuses personnes ne savent pas que l’utilisation de la ruelle comme voie de transit est interdite, en particulier dans Rosemont:

R.R.V.M., c. C-4.1 RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT À L’ÉGARD DE L’ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT–LA PETITE-PATRIE (CODIFICATION ADMINISTRATIVE). Article 14. Le conducteur d’un véhicule routier ne peut circuler dans une ruelle à seule fin de passer d’une rue à une autre.

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7 Réponses

  1. … Et chez nous, c’est Amin, Gabry, Isabelle, Charlotte, Gaëlle…. + les 4 miens et alouette! Toute une toile d’entraide et de dépanage et de solidarité au quotidien.

    Ça me toujours sourire ces gens qui affirment qu’oh mon dieu, jamais je n’élèverais ma famille en ville… C’est mal connaitre l’urbanité et tout ce qu’elle a à offrir.

    Malheureusement, l’accès à la propriété reste difficile et Montréal devrait s’y attarder. Une ville en santé a aussi besoin de familles et de la classe moyenne…

  2. Bien souvent Cécile, c’est purement une question financière. Nous n’aurions jamais eu les moyens d’acheter en ville, dans les quartiers que nous aimions, à moins de nous taper d’interminables rénovations (ce qui était hors de question). Je trouve donc ta réflexion un peu réductrice… 😉 J’ai appris à être heureuse en banlieue, même si ce n’était pas mon premier choix, parce que je voulais avant tout que ma fille aie un toit. Pas parce qu’on ne voulait pas vivre en ville! Et il en est de même pour la plupart des familles que je connais qui ont migré vers la banlieue… P.S.: Je fais tout à pied, même si je suis en banlieue. 😉

  3. Annie: Oui totalement, il faudrait des programmes pour les achats groupés, les achats entre amis, car une ville a besoin de tout le monde, pas seulement des familles.

    MJ: Ma réflexion est seulement par rapport à ceux qui disent et répètent que Montréal est une ville dangereuse où ils n’élèveraient pas des enfants et où les gens ne se connaissent pas. Ma réflexion n’est pas pour dire que tout le monde devrait habiter en banlieue.

    Je ne suis pas certaine que tous les voisins se connaissent aussi en banlieue et où tous les enfants jouent ensemble dans les ruelles. Bref, c’était pour montrer qu’on entretient parfois des mythes.

    Et quant à la question financière, je ne suis pas totalement d’accord, je n’avais pas plus les moyens d’acheter en ville, j’ai juste trouver une solution alternative, l’achat avec des amis.

    Mais il y a d’autres raisons de déménager en banlieue, vouloir un plus terrain, une piscine, une grande maison, se rapprocher de son travail, de sa famille, ne pas aimer la ville, etc. Mais ne pas vouloir élever ses enfants en ville, car c’est impossible n’en est pas une valable selon moi…Ce n’est pas la ville qui n’élèvent pas bien les enfants 😉

  4. Je pense qu’il est important de donner les deux côtés de la médaille, ce que vous semblez omettre dans votre article. Tout n’est pas rose en ville. Pendant les 8 ans ou j’ai habité sur le Plateau j’y ai vu et ce à plusieurs reprises : des gens uriner dans les ruelles, des itinérants complètements gelés et parfois agressifs dans les mêmes ruelles, seringues souillées, actes indécents dans le parc Lafontaine, accident impliquant un cycliste enragé qui a frappé un enfant dans le parc Laurier, etc…

    Bref, un beau milieu pour élever une famille…

    Et comme vous le fait remarquer une intervenante, jamais à Montréal je n’aurais été en mesure de m’offrir ma propriété actuelle.

    Je n’ai pas d’enfants, mais j’ai quand même décidé de déménager en banlieue. Bien que tout n’y soit pas toujours rose, notamment à cause du trafic sur les ponts, je n’ai jamais regretté ma décision.

    Ps. moi aussi j’ai des voisins qui s’occupent de mon chat en mon absence, car oui on se parle imaginez-vous donc.

  5. J’ai aussi oublié de mentionner les 5 actes criminels dont j’ai été victime au cours de ces 8 années. 4 fois du vandalisme sur mon véhicule et un vol de mes effets personnels au bain Lévesque.

  6. Chère anonyme: Chaque endroit où l’on veut habiter a ses avantages et ses inconvénients. Les inconvénients que vous décrivez peuvent arriver n’importe ou, mais il est certain que plus on habite proche d’un centre ville peuplée de manière dense, plus les problèmes de la société s’y trouvent.

    Mais je ne disais aucunement que la vie en ville est parfaite ou que la vie en banlieue l’est aussi. Je disais et je répète qu’il est faux de dire qu’on ne peut élever des enfants en ville et qu’on ne connaît pas nos voisins.

    Tant mieux si vous avez fait le choix d’habiter en banlieue. Il en faut pour tout le monde, car on ne peut pas tous habiter en ville. Les problèmes que vous énumérez peuvent très bien se retrouver en banlieue, mais à moindre échelle évidemment, puisque moins peuplée avec moins de commerces de touristes et de travailleurs.

    Quelques exemples des problèmes en banlieue : gang de rue à Laval, vol et attaques dans les résidences, noyades d’enfants dans les piscines, accidents de voitures. Bref, ce n’est pas seulement à Montréal. Il ne faut surtout pas généraliser.

    L’important est que chaque personne fasse son choix pour ce qui est le mieux pour elle sans dénigrer l’autre choix et constamment véhiculer des faussetés sur la vie à Montréal.

  7. Tout à fait d’accord. Et j’ajouterais qu’en ville, les activités offertes aux jeunes sont plus nombreuses et variées. Le hockey et le patin artistique, c’est ben l’fun, mais la culture, c’est pas mal non plus!
    Montréal et ses ruelles, ses cinémas de quartier, ses cafés personnalisés, ses dizaines de langues parlées, sa diversité enfin, valent toutes les banlieues du monde, où le mot clef semble être trop souvent: l’uniformité.
    J’espère que les maisons y sont moins chères, ce serait tout de même fou de payer plus pour avoir moins…

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