Mon entrevue avec David Servan-Schreiber

David Servan Schreiber est mort ce dimanche. Il avait eu 50 ans en avril. Le cancer l’a finalement vaincu. Je pensais vraiment qu’il s’en sortirait encore une fois. Je suis très émue par son départ. Très touchée.

J’ai lu il y a quelques semaines ce qui est maintenant son dernier livre : On peut se dire au revoir plusieurs fois. C’était bel et bien son dernier adieu. Un livre émouvant, très bouleversant. Il meurt alors que je pars demain pour quelques jours de totales vacances. Je me promets de suivre ses conseils et de relaxer, prendre le temps de vivre, faire du sport et manger des framboises. À sa mémoire.

Voici le texte que j’avais fait en mars 2007 pour la revue Mieux-Être. J’avais rencontré David Servan-Schreiber le 10 octobre 2006 lors de l’un de ses nombreux passages à Montréal. Il avait répondu à mes questions avec grâce, même quand je lui avais posé des questions plus difficiles sur ses liens avec une compagnie qui vendait des omégas 3. Il séduisait totalement son interlocuteur. Il m’avait séduite. Un beau souvenir. Une rencontre marquante.

Cette phrase qu’il m’a dite, m’a marquée.
« Quand on connaît la littérature scientifique, c’est de la folie ce qu’on mange aujourd’hui. Comme le dit le Dr Béliveau, c’est comme si on arrosait et on mettait du soleil sur la graine du cancer qui est à l’intérieur de chaque personne. On peut décider de faire quelque chose ou de ne rien faire ».

Voici cette entrevue:

David Servan-Schreiber : le médecin qui guérit naturellement

On connaît David Servan-Schreiber comme monsieur oméga-3. Ce n’est pas son seul cheval de bataille. Dans son livre Guérir, paru en 2003, le célèbre médecin et psychiatre décrit comment éliminer la plupart des maladies sans médicaments ni psychanalyse. Possible? Oui, grâce à une alimentation saine, le sport et la gestion de ses émotions.

Un nom connu
David Servan-Schreiber vient d’une famille française connue. D’ailleurs, son père, Jean-Jacques Servan-Schreiber, écrivain et fondateur de la revue l’Express, est décédé quelques jours après notre seule rencontre le 7 novembre 2006.

« Porter un nom connu c’est comme être une jolie fille, vous avez droit à cinq minutes d’attention », a constaté David Servan-Schreiber.

Ce dernier a tout de même quitté la France à l’âge de 23 ans pour venir étudier à Québec et à Pittsburgh. « Je ne sais pas si je suis parti car je portais un nom connu. Je me suis posé la question puisque j’ai étudié la psychanalyse. Ce dont je suis certain, c’est que je ne supportais pas le système français, alors qu’ici j’étais en admiration totale sur la façon dont il fonctionne. Je suis parti pour ça et du même coup j’ai coupé le lien avec mon nom, Bien sur, cet exode m’a donné une assurance que je n’aurais jamais pu gagner autrement. Ça a contribué à forger mon caractère».

Vous prêchez par l’exemple?
Absolument. Je pratique ce que je recommande et je me sens mieux. Ça fait aussi du bien aux personnes qui l’essayent. La preuve, ce sont les nombreux courriels qu’elles m’envoient. C’est touchant, puisque je suis devenu médecin afin de soulager la souffrance. J’ai écrit ce livre, car personne n’en parlait. Aucun brevet n’existe pour la respiration, le mouvement des yeux, le poisson, le jogging, donc il n’y a pas d’argent à gagner en répandant ce message. Personne ne s’en empare pour en faire son métier.

Saine alimentation, sport, gérer ses émotions est essentiel?
Oui. Gérer ses émotions n’est pas suffisant, il y a plusieurs aspects : le EMDR (l’intégration neuroémotionnelle par les mouvements oculaires), la cohérence cardiaque qui est très similaire au Yoga et à la méditation, la communication non violente. Chacun de ses points est un pilier qui sert à gérer nos émotions.

Le livre a été bien reçu, car vous êtes médecin ?
Non ce n’est pas tout, ce livre a contribué à retirer ce mur de silence autour de ces principes car j’avais et j’ai encore un parcours de scientifique irréprochable. Parler d’acupuncture et de respiration avec 350 références scientifiques, c’était la nouveauté. Ça donne une crédibilité et oblige les médecins à faire attention.

Est-ce que l’avenir passe par une combinaison des médecines traditionnelles et alternatives ?
Bien sur. D’ailleurs à l’Université Laval, il existe la Chaire Lucie et André Chagnon pour l’avancement d’une approche intégrée en prévention qui incarne l’idée que ça n’a aucun sens aujourd’hui d’avoir une médecine purement fondée sur les médicaments et la chirurgie; qui ne prendrait pas en compte les méthodes naturelles de traitement démontrées être efficaces.

N’y a-t-il pas une réticence de la part des médecins ?
C’est tout à fait normal que les médecins soient septiques. Ils sont payés pour être ceux qui décident de la séparation du bon grain et de l’ivraie. Mais tous les médecins ont envie de traitement efficace, rapide et sans effets secondaires. Il faut simplement leur montrer que ça peut être fait avec des méthodes naturelles.

Finalement, les oméga-3 sont vraiment essentiels ?
Aucun doute, ce sont des acides gras essentiels. Ils sont absolument indispensables au fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Un manque joue sur l’ensemble des maladies de ce début de 21e siècle : les problèmes cardio-vasculaires, de mémoire et de concentration, l’irritabilité, l’agressivité et même l’arthrite. On peut remédier à ces maladies en ramenant les oméga-3 dans notre alimentation. C’est extraordinaire. Contrairement aux autres grands déficits nutritionnels, les problèmes reliés aux carences en oméga-3, mettent du temps à se développer. Si vous manquez de vitamine C, en quatre semaines vous avez un scorbut, en deux mois vous êtes mort. Quand on arrête de prendre des omega-3, les problèmes se développent sur une période de 20 ans.

Doit-on absolument prendre des suppléments ?
Non pas si on les intègre dans notre alimentation. Tout le monde doit corriger son alimentation et manger du poisson deux fois par semaine. Par contre, si on a des problèmes de santé comme un infarctus ou des problèmes émotionnels, il faut y aller plus fort. Introduire des suppléments est alors nécessaire.

Est-ce que les enfants hyperactifs devraient prendre des oméga-3 au lieu du Ritalin ?
Ça me parait essentiel d’essayer. Si ça suffit, il est préférable de corriger leur problème grâce aux oméga-3 qu’avec le Ritalin. Il y a une étude d’Oxford qui démontre la correction d’une grande partie du problème quand on leur prescrit des suppléments à base d’oméga 3. La première chose à recommander est que les enfants mangent du poisson, mais pas panné ou frit. Car ça, c’est pire que de ne pas en manger.

Est-ce qu’il y a des effets secondaires aux oméga 3 ?
Seulement positifs. Les cheveux et les ongles poussent plus vite, ils sont en meilleure santé, plus brillants.

Quelle est la différence entre les oméga 3 et 6 ?
C’est le rapport entre les deux qui contrôle la physiologie. Les oméga-6 sont pro-inflammatoires, favorise la coagulation. Aujourd’hui il y a entre 10 à 40 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3 dans notre alimentation, alors que l’équilibre devrait être de trois fois plus. Les oméga-3 sont anti-inflammatoires. Lorsqu’il y a un équilibre entre les deux, tout va bien, mais lorsqu’il y a 40 fois plus d’oméga-6, on a des maladies inflammatoires. Il faut donc diminuer les oméga 6.

Où trouve-t-on des oméga-3 ?
Ceux qui ont des propriétés importantes pour le cerveau, viennent du poisson et des œufs seulement. Ceux qui sont dans les huiles, les noix, les graines de lin sont des oméga-3 végétaux. Ce ne sont pas les mêmes. Ils sont très bien, mais ne suffisent pas pour des actions sur la physiologie.

Que faire si on n’aime pas le poisson ou si on est végétarien ?
C’est un problème, car actuellement il n’y a qu’un type d’oméga-3 de poisson fabriqué par des algues et que l’on peut trouver sous forme de gélules.

D’ailleurs, vous avez fondé une compagnie qui vend des produits que vous conseillez ? Vous ne craignez pas de perdre votre crédibilité ?
J’ai contribué à créer cette compagnie, car il n’existait aucun complément alimentaire oméga-3 avec les critères de pureté et de concentration de ce qui avait été testé scientifiquement. Or mon argumentation sur les oméga-3 se basait sur ces études. Je ne pouvais pas dire aux gens que c’était formidable, mais que ça n’existait pas. J’ai donc voulu aller au bout de ma démarche. Si je ne l’avais pas fait, il y a aurait eu une incohérence dans mon discours.

Mais c’est cher ?
Moins cher que ceux de mauvaise qualité. Il suffit de comparer la concentration en EPA.

Comparativement aux médicaments ?
Oui, mais ils sont remboursés donc ça parait peu cher. Les compléments d’oméga-3 ne sont pas remboursés, c’est évidemment moins cher que les médicaments !

Ressources :
Guérir
David Servan-Schreiber
Les éditions Robert Laffont
Le site internet de Guérir

L’une des dernières entrevues de David Servan-Schreiber.

Chronique environnement à Salut Bonjour : les activités écolos pour les enfants

J’étais à Salut Bonjour ce matin pour une chronique environnement pour parler des activités écolos pour sensibiliser les enfants. J’ai tenté de faire une sélection parmi le grand nombre d’activités offertes un peu partout au Québec et ailleurs. J’en reparlerai lors de l’une de mes chroniques au 98,5 FM, car je n’ai qu’effleuré le sujet. Je n’ai pas pu parler de tout, mais ma chronique et les liens sont en ligne sur le site de l’émission.

Vous pouvez aussi revoir la chronique en vidéo sur le site aussi. Je n’aime pas du tout me regarder… On ne voit que nos défauts et le poids que la télé nous fait prendre, mais c’est la vie…

Sur le toit de l’édifice TVA par cette magnifique journée, c’était hyper agréable. La vue sur Montréal en 360 est magnifique ! Un toit vert avec plusieurs plantes et fleurs. J’y verrais bien un potager…

Et la robe que je porte est une création de la designer montréalaise Eve Lavoie, achetée à la boutique Folle Guenille sur Sainte-Catherine.

Le quotidien d’une cycliste : un problème criant, les maudits écouteurs en roulant…

Combien de cyclistes croise-t-on avec des écouteurs sur les oreilles ? Beaucoup en effet. Un tel fléau que la police a décidé d’agir et de lancer une vaste opération demain mercredi pour sensibiliser la population cycliste.

Même QMI a sorti la caméra pour s’intéresser à ce gravissime problème. Vite une grande enquête journalistique sur cette malédiction.

En fait, pour être juste, tous les médias ont sorti les caméras, Cyberpresse et Radio-Canada aussi.

Oui, je suis ironique. Même si je trouve que ce n’est pas du tout une bonne idée d’avoir des écouteurs quand on roule en vélo, ce n’est pas une catastrophe et un énorme danger. Il y a pire. J’en vois souvent en effet, surtout des cyclistes en Bixi. Chaque fois, j’ai envie de leur dire que c’est illégal et que c’est dangereux, mais ils ne m’entendent pas…

Alors je passe mon chemin, car je croise beaucoup plus d’automobilistes qui parlent encore avec leur téléphone cellulaire en conduisant. Rappelons qu’une voiture avec un chauffeur inattentif est beaucoup plus dangereuse qu’un cycliste qui n’entend pas.

Alors, demain soyez vigilant et écoutez la musique du bruit de la ville au lieu du dernier album de Céline Dion. Car je suis persuadée que tous les cyclistes l’écoutent…

Du camping ou des hôtels écolos au Québec ?

Ce matin, j’étais au 98,5 FM avec Marie Plourde qui remplace Isabelle Maréchal pour quelques semaines. J’y serai les deux prochains lundis matins à 10 h 45. On peut écouter la chronique sur leur site.

Une tente Huttopia du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Comment savoir où trouver l’endroit le plus écolo pour les vacances ? Car de plus en plus d’hôtel et de campings font attention à l’environnement. Je parle principalement du Québec.
Il y a la garantie clef verte (http://www.laclefverte.org/), qui a été créée en 1994 au Danemark, puis en France en 1998.

La SEPAQ
Au Québec, il y a surtout les parcs de la Sépaq pour qui la protection de l’environnement fait partie des principes de base, mais aussi l’éducation avec les nombreuses activités de découverte offertes dans tous les parcs. Depuis quelques années, les parcs de la Sépaq ont mis les bouchées doubles et sont les précurseurs au Québec.

Les panneaux solaires sont partout dans les parcs de la Sépaq. Ici au parc de la Jacques-Cartier. Photo: Cécile Gladel

Que ce soit dans les chalets, les campings, les prêts à camper, les auberges comme celle du Gite du Mont-Albert, la SEPAQ offre des produits locaux, recycle, a des règles strictes sur les principes du Sans trace, utilise des énergies renouvelables, etc.

On parle aussi de l’installation de l’énergie solaire dans les parcs, l’exemple des Hautes-Gorges et son centre d’accueil est incroyable, car une partie du parc est alimenté à l’énergie solaire, tel que vous pouvez le constater avec les photos ci-dessous.

solaire

Les panneaux solaires du chalet d'accueil du parc des Hautes-Gorges. Photo: Cécile Gladel


Le chalet du parc des Hautes-Gorges, on peut voir la centrale solaire. Photo: Cécile Gladel


Les piles qui emagasinne l'énergie solaire. Photo: Cécile Gladel

Dans les parcs, la récupération est partout, dans les campings, les chalets. L’achat local est maintenant favorisé dans les boutiques de la SEPAQ, les t-shirts en coton bio et j’en passe.

Disons que cet article, écrit en 2007, n’est plus du tout d’actualité. La SEPAQ a fait ses devoirs. Depuis de la vaisselle compostable est utilisée au restaurant du centre de service.

Ajoutons que la Sépaq a mis en place, en 2008, la récupération et le recyclage de bonbonnes de propane pour le camping.

Par ailleurs, sur le site Internet on donne d’autres exemples d’actions pour préserver l’environnement:

• des véhicules électriques dans plusieurs campings

• des scooters au lieu de camionnettes

• le remplacement des motoneiges de service et des moteurs hors-bord à 2 temps par des modèles plus propres ou à 4 temps

• l’implantation du transport en commun dans certains parcs nationaux, comme dans ceux des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ou de la Jacques-Cartier

Il existe aussi quelques campings hors Sépaq qui sont écolos, on peut les trouver sur le site de Camping Québec.Mais je ne les ai pas testés contrairement à la Sépaq, où j’ai pu constater de visu les efforts réels faits pour l’environnement.
Le camping écologique de Frelighsburg

La Halte écologique de Kamouraska
ou Sebka. Un collègue y va au mois d’août, je lui demanderai ses commentaires.

Le jardin Achillée millefeuille sont situés dans les Laurentides et leur réputation n’est plus à faire. Un véritable éden écolo!

Aussi, un endroit pour dormir dans les arbres qui prône la protection de l’environnement : au Diable vert.
Entre Cîmes et Racines propose des éco-gites, des chalets contruits dans le respect de l’environnement et de la forêt.
Par ailleurs, du côté des auberges plus vertes, L’autrejardin à Québec est une pionnière dans le domaine en faisant de l’environnement sa priorité depuis plusieurs années

À respecter quand on part, peu importe ou et surtout dans la nature le Sans trace. Même jeter de la nourriture dans un parc de la Sépaq est interdit. Imaginez si tout le monde jette son trognon de pomme… Quand 900 personnes passent dans un sentier, ça fera un beau tas de pommes… Et les animaux s’y habituent.

Lors des voyages dans les installations de la Sépaq, j’étais leur invitée.

Le quotidien d’une cycliste : même sur le Tour de France, les automobilistes heurtent les cyclistes… (MàJ)

L'accident avec une voiture de France Télévision qui a été exclue du Tour.


Vous voulez voir ce que ça fait de se faire rentrer dedans pas une voiture quand on roule en vélo ? Regardez le début de la vidéo suivante, c’est spectaculaire, je vous avertis.

Saisissante, car ces coureurs du Tour de France roulaient à 60 km/h, l’un d’eux a été projeté sur des fils barbelés, ces jambes étaient en sang.

On ne sait pas si les deux cyclistes pourront continuer le Tour. Dans leur malchance, ils ont la chance d’une journée de congé demain lundi.

Bref, il est stupéfiant et dérangeant de voir qu’en milieu protégé (les routes sont fermées lorsque le Tour de France passe), lors d’un événement sportif, les automobilistes peuvent encore blesser des cyclistes.

Quand une voiture double un cycliste trop rapidement, le frôle, se rabat presque sur nous ou ne laisse pas une distance de sécurité en nous doublant, c’est l’accident qui peut se produire. À méditer pour y penser la prochaine fois que vous doublez un cycliste. Laissez au moins 1,5 mètre en vous et le vélo.

Si vous ne pouvez doubler de manière sécuritaire, restez derrière et attendez. Un point c’est tout. En ville, la vitesse est généralement limitée à 40 km/h et vous serez probablement arrêté à un prochain feu de circulation et le cycliste que vous venez de doubler en le frôlant et en mettant sa vie en jeu vous rattrapera…

Autre article sur le Tour de France qui est en Auvergne dans ma région natale.

L’affaire fait du bruit en France, le Journal L’équipe souligne que la voiture n’avait pas respecté les consignes, que la voiture est exclue et les coureurs se plaignent que souvent les voitures les frôlent. Inadmissible dans une épreuve pour les cyclistes.

Ironiquement, la voiture était identifiée à France Télévision qui s’excuse faiblement. Je suivais le tour sur France Télévision via RFO et les commentateurs n’ont jamais mentionné que la voiture était de leur équipe. France Télévision, la télévision publique en France, couvre le Tour de France depuis longtemps…

Vous voulez voir l’Auvergne, regardez le Tour de France

auvergne

Coucher de soleil sur le Mont-Dore au loin. Prise de la terrasse de chez ma mère. Photo: Cécile Gladel

L’Auvergne est ma région d’origine, magnifique et majestueuse, elle est méconnue de l’extérieur. Heureusement de moins en moins. Si vous voulez la voir, le meilleur moyen est de vous brancher sur le Tour de France qui arrive en Auvergne aujourd’hui et pour les quatre prochains jours.

Au loin, encore couvert de neige, on voit le Mont-Dore, endroit où est le Tour de France en ce 9 juillet. Photo: Cécile Gladel

Demain, le tour sera totalement dans le coin où j’ai grandi. Il partira d’Issoire, la ville à quelques kilomètres de mon village natal, Saint-Rémy-de-Chargnat. La ville où je suis allée à l’école secondaire.

Ensuite le tour passera par la région du puy Mary et plusieurs cols qui promettent de faire souffrir les cyclistes. Le puy Mary était (est toujours) selon mon père le plus beau coin d’Auvergne. C’est d’ailleurs le coin où il a été photographié pour la dernière fois avant son accident de vélo. Ironique.

C’est d’ailleurs un petit clin d’oeil à mon paternel, alors que le Tour de France arrive en Auvergne aujourd’hui, jour de son anniversaire. Il aurait eu 73 ans et il a toujours suivi le Tour de France depuis sa plus tendre enfance, en témoigne les nombreuses revues qui sont toujours au grenier chez ma mère. Je suis allée voir le Tour de France à plusieurs reprises avec lui, dont la fameuse montée du Puy de Dôme lors d’un contre-la-montre en 1983.

Mais le Tour de France ne pourra plus gravir le Puy de Dome, sauf en contre-la-montre, puisqu’une voie ferrée sera mise en opération en 2012. Les infrastructures seront construites par SNC Lavallin d’ailleurs.

Vous pourrez admirer les magnifiques paysages de la Chaîne des Puys que vont gravir les cyclistes. Aujourd’hui, il arrive à Super-Besse, l’une des stations de sports d’hiver auvergnate.

Autour de Super Besse, il y a le puy de Sancy, magnifique, qui avec ses 1886 mètres est le plus haut volcan de la France métropolitaine, donc le plus haut sommet d’Auvergne.

Une région qui peut ressembler au Québec en hiver.Voyez la vidéo que j’ai trouvée.
http://www.dailymotion.com/embed/video/x42f2g
Mercredi16janv par vinxcent

S’il est impossible de le voir sur le web sur France TV (quand on est à l’extérieur de la France) on peut virtuellement voir la progression des cyclistes. Avec les échappées, les côtes, le nombre de km, etc.

Au Québec, on peut le voir en direct sur Canal Évasion qui le couvre de belle manière depuis plusieurs années. Si on est abonné à RFO, on peut aussi voir France TV.

Je parlais de l’Auvergne dans un billet pour Ulysse récemment.

Aussi mon article sur les châteaux en Auvergne fait pour la Presse.

Le Tour de France a fait le même circuit il y a trois ans.

Oublions la banlieue, on peut aussi élever des enfants en ville et connaître ses voisins!

Une ruelle habitée

Un article de La Presse ce matin détruit quelques mythes selon lesquels on ne peut élever une famille en ville et qu’on ne connait pas ses voisins. Plusieurs rabâchent que c’est impossible d’élever leurs enfants à Montréal en évoquant leurs raisons de déménager en banlieue. Faux. On élève très bien les enfants en ville.

Je vis exactement la même situation que ce couple du Plateau, excepté que les enfants ce ne sont pas les miens, mais ceux de mes voisins. Et il y en a des enfants dans mon quartier. Dans la ruelle, il y en a plus d’une quarantaine qui joue ensemble, alors que les parents sont assis avec une coupe de vin ou une bière à discuter.

Juste autour de chez moi en haut de la ruelle, il y Arthur, Charlotte, Tess, Zoyia, Pénélope, Louis-Ferdinand, Joseph-Emmanuel, Arnaud, Clémence, Mathilde…et j’en oublie plein. Ce sont les enfants que je connais bien et qui me parlent presque quotidiennement. Qui agace ou parle à notre chien Napoléon quand celui-ci leur aboie après quand il a peur.

Ce sont des enfants qui me lancent des allo quand j’arrive chez moi en vélo. D’autres qui s’amusent avec moi et me sautent dans les bras pour que je les fasse rire. Une autre qui veut que je lui mette mon vernis bleu sur les ongles des pieds, un autre qui m’offre un truc qu’il a fabriqué avec des plantes. Bref c’est une vie de quartier riche et intéressante.

Des voisins que l’on côtoie au quotidien, qui nous donne des conseils de rénovation, qui nous masse (ma voisine immédiate est massothérapeute), avec qui on fait des projets de ruelle verte, qui nous donne des vivaces ou des framboisiers, qui nous prête leur gant de baseball quand on a un match dans une heure et pas de gants, qui s’occupent de nos chats quand on est absente, qui nous donne des nouvelles pour notre média hyperlocal et qui nous offre aussi parfois un verre de vin.

C’est donc ma vie dans un quartier de Rosemont où je connais presque tous mes voisins, que ce soit ceux à proximité, que ceux de toute ma ruelle. Et c’est ainsi dans le quartier. Les gens se parlent beaucoup et connaissent leurs voisins.

Est-ce que c’est ainsi dans les banlieues faites pour les voitures avec certaines rues sans trottoir. Les enfants jouent dans leurs cours arrière, parfois avec leurs amis, des voisins ou autres, mais ils n’ont pas tout l’univers d’une ruelle où ils jouent sans fin, sans avoir besoin que les parents les occupent.

Mais je ne parle pas de la vie en campagne, dans un village qui s’apparente à notre vie de quartier, sans la beauté de la nature évidemment.

Une ruelle devenue lieu de vie
On a même fait barrer deux entrées sur quatre de la ruelle pour avoir plus de tranquillité et surtout de sécurité pour les enfants comme le rapporte l’article dans RueMasson. Sans oublier l’article sur le monde d’emploi des ruelles vertes. L’album photo de l’article montre combien les ruelles peuvent être des espaces de vie magnifiques.

D’ailleurs, de nombreuses personnes ne savent pas que l’utilisation de la ruelle comme voie de transit est interdite, en particulier dans Rosemont:

R.R.V.M., c. C-4.1 RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT À L’ÉGARD DE L’ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT–LA PETITE-PATRIE (CODIFICATION ADMINISTRATIVE). Article 14. Le conducteur d’un véhicule routier ne peut circuler dans une ruelle à seule fin de passer d’une rue à une autre.