Avoir 44 ans, mieux que 43 ou en attente du 45 ?

Pourquoi on fête plus les dizaines ou les 35, 45, 55 ans ? Pourquoi on ne fête moins les 44 ans, 33 ans, 66 ans, 22 ans ? Drôle non ? Pourquoi on aime cette journée où tout le monde s’arrête quelques secondes pour écrire un bonne fête ou joyeux anniversaire dans un courriel, sur Facebook, dans une carte ? Pourquoi on remarque plus les gens qui n’y pensent pas ? Qui oublie ? Est-ce si grave ?

N’est-ce pas mieux un ami qui nous appelle deux semaines en retard qu’une connaissance qui nous lance un bonne fête pour se débarrasser et remplir sa corvée de la journée ? Sur Facebook, lancez-vous des voeux à tout le monde ou simplement aux personnes qui sont importantes pour vous ? Et puis est-ce si dramatique de passer son anniversaire seule, sans personne pour organiser une fête, un souper ou quelque chose ? N’est-ce pas des journées comme celle de son anniversaire, de Noël, de la St-Valentin ou de l’Action de grâce que la solitude devient encore plus pesante ?

Les anniversaires sont des journées comme les autres. On agrippe une année de plus au passage, puis ? Et s’ajoute une ride charmante, une oreille plus sourde, un oeil avisé, une peau qui se relâche, la tête blanchit, le coeur s’allège, la raison s’apaise, la confiance s’encre au creux de son âme et le bonheur paraît un peu plus facile. Vieillir s’apprend. On s’endurcit. Tout simplement. Et la Lune se met à briller. Le cadeau ultime. Merci la vie. Merci les amis.