Si on ne signe pas, on fait quoi pour exercer le métier de journaliste?

Les employés du Journal de Montréal en lock-out, incluant les journalistes, ont accepté hier soir à 64 % les offres patronales. Plusieurs, dont le président du syndicat, ont souligné qu’ils n’avaient plus le choix, qu’ils se dirigeaient vers un mur. C’est un peu la règle avec les médias de Quebecor, on signe ou c’est rien. Pas vraiment de négociation possible. Les autres, 36 %, ont fait comme certains journalistes indépendants et ont dit NON. Pas question.

Mais que faire pour exercer son métier tel qu’on l’aspire ? Dans mon cas, c’est créer RueMasson, travailler à Radio-Canada, La Presse, Protégez-vous, Coup de Pouce, 98,5 FM, Branchez-vous, Workopolis, Marche et Randonnées, Ulysse, mes livres et des conférences. Une chance que certains respectent mes droits et n’exigent pas que je signe des contrats indignes comme ce contrat. Le signeriez-vous?

Car le règlement sans gloire et au pied du mur de ce très long conflit ne doit pas faire oublier la lutte que mènent les journalistes indépendants avec l’Association des journalistes indépendants, l’AJIQ, contre les contrats indignes de Quebecor et des autres. En 2009, TVA Publications recevait le prix citron de l’AJIQ. L’AJIQ a dénoncé le contrat abusif de TVA Publications, celui du défunt ICI.

Ajoutons que Canoe fait aussi signer ces contrats. Je leur laisse le soin de s’identifier, mais certains pigistes ne collaborent plus avec le site internet ayant refusé de signer le contrat qui demande de céder non seulement ces droits d’auteurs, mais de renoncer d’exercer ses droits moraux sur leurs textes.

Toujours pareil. Aucune négociation possible. On signe à leurs conditions ou on travaille ailleurs.

Ça a commencé au ICI alors qu’il était encore publié. D’ailleurs, l’un des journalistes pigistes Stéfane Campbell avait refusé de signer. Steve Proulx avait reproduit sa lettre d’explication.

Pas que Quebecor
Malheureusement Quebecor n’est pas la seule compagnie à pratiquer cette manière de traiter avec les journalistes pigistes. D’autres compagnies le font comme je le relatais dans un billet précédent. J’y expliquais pourquoi j’avais renoncé à un lucratif contrat, car on me demandait de renoncer à exercer mes droits moraux.

Un contrat acceptable

On pourra critiquer Gesca sur sa manière de menacer les journalistes de fermeture pour négocier, mais n’empêche que l’autre empire médiatique a signé une entente avec l’AJIQ. Ce qui donne un contrat type acceptable pour les pigistes. Les autres médias devraient s’en inspirer

Quoi faire?
Comme journaliste indépendante, j’ai choisi plusieurs voies pour éviter d’avoir à signer ces contrats. Tout d’abord je ne signe pas. Je préfère renoncer à mon métier que signer de tels contrats.
Ensuite, j’ai créé mon propre média avec quatre amis et voisins, RueMasson.com. Mais si ça nourrit ma passion du journalisme bien fait, ça ne paye pas mon hypothèque encore.

Quand je vois les ex-journalistes du Journal de Montréal qui se tournent maintenant vers RueFrontenac, je les encourage, car c’est un média nécessaire et une belle réussite. Mais je me demande s’ils sont conscients que sans appui du syndicat et de leur fonds de grève, on ne peut que s’en remettre à la publicité et à son propre compte en banque. Ce que font les cinq cofondateurs de RueMasson depuis 1 an. Espérons qu’on pourra trouver d’autres formules de financement et partager ces bonnes idées.

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La vie de pigiste à Vous êtes ici.

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Les démarreurs à distance pollueurs me découragent…

Les démarreurs à distance me découragent totalement. Ça devrait être interdit. J’en ai parlé à multiples reprises, mais je me répète. En plus, ils engendrent encore plus de gaspillage d’essence, pollue notre atmosphère tant au niveau de l’air qu’au niveau sonore.

Quand les gens n’arrêtent pas de se plaindre à la moindre augmentation du prix de l’essence, je ne comprends pas pourquoi on démarre sa voiture à distance pour la laisser tourner 3, 5, 10 et parfois 15 et même 30 minutes. Tant que les démarreurs seront largement utilisés par la population, je n’aurai aucune pitié et aucune tristesse lors des augmentations du prix à la pompe. Avant de se lamenter, de chialer, consommons moins d’essence et les pétrolières nous écouterons peut-être. Je suggérai justement de ralentir et d’éviter de faire tourner son moteur quand on ne roule pas hier à l’émission d’Isabelle Maréchal.

Et ce n’est pas nécessaire. Plusieurs garagistes et concessionnaires automobiles m’ont souligné qu’il suffisait de laisser tourner le moteur 30 secondes et de rouler lentement. C’est la meilleure manière de réchauffer le moteur.

En plus, le prix du pétrole va augmenter avec ce qui se passe en Libye (gros producteur), au Bahreïn, en Iran et ailleurs dans ce coin du monde.

Par ailleurs, les démarreurs à distance encouragent les automobilistes à laisser tourner leur véhicule pendant de longues minutes alors que le gaz carbonique se répand dans l’atmosphère. Laisseriez-vous votre voiture tourner dans votre garage ? Non. Alors pourquoi dans notre grand garage collectif.

Vous avez peur d’avoir froid ? Habillez-vous calvaire comme le disait mon ami Pascal Henrard il y a quelques années. Vous avez peur que votre chérubin ait froid ? Habillez-le aussi. Ce n’est pas quelques minutes au froid qui fera une différence. On est au Québec, un pays où l’hiver est froid. On est équipé de bons manteaux, de bottes, et de caleçons longs. Portez-les et laissez-nous respirer sans nous empoisonner.

Sans compter la pollution sonore des voitures qui tournent devant notre fenêtre. Merci pour le réveil. Un ronronnement de moteur constant pendant de longues minutes est particulièrement désagréable, surtout quand on tente de se rendormir le matin à 6h. Pas très sympa.

Et puis, saviez-vous qu’il y a un règlement à Montréal et dans plusieurs villes du Québec qui interdit de laisser tourner un véhicule plus de trois minutes sans rouler ? Évidemment il y a des exceptions. Pour les travailleurs comme les taxis, les autobus et lorsque la température descend sous 10. Il est aussi évident que lorsque le véhicule est glacé, on doit le dégivrer.

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Des trucs pour épargner et économiser

J’ai souvent parlé de mon premier livre l’écolo écono, un guide pour être écolo et économiser, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour se préoccuper de l’environnement.

Aujourd’hui, avec Martine Gingras de Banlieusardises et Caroline Arel d’Options consommateurs, on participait à une table ronde à Isabelle le matin avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM. On y donne plein de trucs pour reprendre le contrôle de ses finances.

Car souvent, on dépense sans compter et on pleure quand on reçoit les factures… Pourtant, rien de plus facile que de fermer son porte-feuille.

Vous pensiez que les auteurs étaient riches? (Ajout)

Pas vraiment. Écrire un livre ne rend pas riche, même si des centaines de personnes continuent d’envoyer des manuscrits aux éditeurs comme le racontait Jean Barbe dernièrement. Sauf quelques exceptions rares au Québec dont Marie Laberge et Michel Tremblay qui gagnent leur vie en écrivant. (AJOUT: il y en a d’autres, mais je ne voulais pas faire une liste et me tromper, j’ai ciblé les plus connus).

Et puis même. Un livre peut se vendre une année, mais pas les années suivantes. Voici donc le chèque que j’ai reçu pour mes droits d’auteur de mon premier livre l’écolo écono pour la période octobre 2009-octobre 2010. Le livre est paru en octobre 2007. 48,18 $. De quoi me payer un bon souper, sans le vin. Une amie croyait lire 481 $ quand je lui ai montré le chèque. Elle n’en revenait pas. Et je vous rassure, ce livre ne m’a rapporté qu’environ 2300 $ au total, plus les 48,18 $ reçus. Heureusement que le livre a été publié en France où les avances triplent. Les droits d’auteur aussi si on compte les 63 millions de Français acheteurs potentiels par rapport aux 7 millions de Québécois.

Et je n’ai rien touché pour mes deux autres livres, l’écolo écono junior et les pollutions invisibles. Car je n’en ai pas vendu assez. Le montant des droits d’auteur ne dépassent pas l’à-valoir (avance) de 1000 $ que j’ai reçu pour les écrire. Quand on compte les heures de recherche, les heures pour écrire, les heures de promotion (on n’est pas payée quand on fait des entrevues lors de la sortie d’un livre), les heures dans les salon du livre ( pas payée non plus), il ne faut pas faire le calcul du taux horaire sinon on déprime. Il faut compter en terme de visibilité, crédibilité, etc. sinon on n’écrit plus.

Savez-vous combien touche un auteur sur le prix de vente du livre ? En moyenne, 10 % du prix de vente. Faites le calcul. Sur un livre comme l’écolo écono vendu à 14,95 $, c’est 1,49 $ par livre dans ma poche. Le reste est pour l’éditeur (qui est celui qui prend les risques et avance l’argent), le distributeur et le libraire (ces deux derniers touchent la plus grosse partie, mais je ne me risquerai pas dans les chiffres). AJOUT: pour les livres jeunesse avec des illustrations, l’auteure partage ce 10 % avec l’illustrateur. Normal, car les illustrations sont aussi importantes que le texte)

Et quand on sait que 80 % des livres sont vendus dans les grandes surfaces comme le Club Price, Walmart, Jean Coutu et cie, on comprend pourquoi ce sont toujours les mêmes qui cartonnent. Car ces grandes surfaces cassent les prix (il n’y a pas de prix uniques au Québec comparativement à la France) et ne vendent que les plus gros vendeurs. Ne cherchez pas mes livres au Club Price, Walmart (sauf le Pirate des caramels) ou Jean Coutu. Ils n’ont pas été assez vendus pour s’y trouver. Et dans les librairies, les livres les moins vendus sont cachés dans les étagères du fond.

Bref, si vous songez à écrire pour devenir riche, un conseil, achetez un billet de loterie, votre chance sera multipliée par deux. Et n’écrivez pas des livres qui parlent d’environnement.

AJOUT: Je n’ai pas parlé de mes livres jeunesse, le Pirate des caramels. Ce n’est pas aussi pire, mais ce n’est pas la mer à boire. J’ai dépassé mon avance d’environ 200 $ d’après mes souvenirs pour les deux premiers. Les avances sont généralement de 1 000 $.
Mais plusieurs de mes collègues auteurs me soulignent que les avances ne semblent pas la norme. Plusieurs auteurs n’ont pas d’avance… Ils ne touchent leurs droits d’auteur qu’un an après la sortie de leur livre. Alors qu’ils y ont travaillé plus d’un an avant cette sortie. Parfois plus.

Et plusieurs ne reçoivent rien pour faire les salons du livre. Ils payent leur hébergement et leur transport. Comment font-ils ? Ils ont une autre job et carburent simplement à la passion et au bonheur.

Car les droits d’auteur nous parviennent généralement une fois par an, selon les ententes et les contrats.

Et je vous encourage à aller voir le blogue de l’auteur François Bélisle que nous réfère Annie Bacon. Il dévoile ses chiffres de vente.

Et je connais plein de nouveaux auteurs qui se disent qu’ils vont faire différent. Certains perceront, surtout s’ils publient en France. Mais pour un qui perce, combien restent sur le quai ?

La Gaspésie en ski, yoga, raquettes et massage

Un paysage féérique. Photo: Cécile Gladel

Je viens de passer quatre jours en Gaspésie au Gîte du Mont-Albert invitée par la Sépaq. Du pur bonheur. J’y serais restée une semaine. C’est le sujet de mon premier billet sur Copines en cavale. Je parle des diverses activités offertes sur place. Du pur bonheur. Hiver comme été.

Pour voir le diaporama des photos de mon séjour
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Gîte du Mont-Albert – 28-31 janvier 2011

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Car j’y étais passée en juillet 2009 lors de mon tour de la Gaspésie avec la Sépaq. Toute une différence de découvrir le Gîte recouvert de neige. Le jour et la nuit.

Les joyeux raquetteurs. Photo : Cécile Gladel

Pour en lire un peu plus sur la Gaspésie, ma collègue Stéphanie Morin de la Presse était du même voyage que moi. Elle a fait du ski, pendant que je faisais de la raquette. Car en ski, je suis plutôt de type très débutante…

Aussi les textes de Roger Laroche sur le Carnet du ski.

Le voyage était organisé et payé par la Sépaq.

Pour une Saint-Valentin écolo, sexy et surtout coquine!

st-valentin

Mon texte de La Presse


Je ne suis pas très Saint-Valentin et fête programmée qui engendre souvent une surconsommation excessive de gogosses inutiles, jetables et fabriquées à l’autre bout du monde. Mais tant qu’à consommer pour cette fête de l’amour, pourquoi ne pas le faire de manière plus responsable. Sans oublier le côté sexy et coquin.

J’ai trouvé quelques six idées écolos et coquines que vous pouvez lire dans l’article publié dans la Presse de ce matin. J’avais déjà parlé de M.Dubois en août dernier. Que de commentaires et jeux de mots en tout genre ai-je lu. Il est drôle de constater combien un godemiché en bois peut délier les langues et les doigts…. Martin Petit en a ajouté sur son blogue, toujours avec humour. Même la sulfureuse Mélodie Nelson a adopté M.DuBois et l’a testé.

Sexe écolo
J’avais aussi fait un article il y a deux ans pour Elle Québec sur le sexe écolo avec plein de suggestions aussi diverses les unes que les autres. J’avais aussi participé à un reportage de Club Social sur le sexe plus écolo, malheureusement le reportage n’est plus en ligne. On avait tourné dans une boutique montréalaise qui propose divers objets plus responsables et moins dommageables tant pour la planète que pour notre santé. On l’oublie trop souvent. Les jouets sexuels en plastique sont fabriqués de produits à base de pétrole, chimiques et potentiellement polluants.

Et répondez au petit test du Sierra club pour savoir si votre vie amoureuse est vraiment écolo dont j’avais parlé en 2009.

Il existe aussi des agences de rencontres pour écolos, les éco-célibataires comme le souligne un article qui commence à dater. En connaissez-vous pour le Québec ? Le Canada ?

Je parlais aussi des condoms dans les hôtels dans un autre article.

Du vélo en hiver, pas facile

Montréal et plusieurs arrondissements se glorifient de leur réseau blanc cyclable. Après quelques tours de bicyclette entre Rosemont et Hochelaga un vendredi après-midi, je reste traumatisée par la manière dont les automobilistes ignorent totalement les cyclistes. Les piétons aussi sont ignorés des quatre roues.

Mon vélo au retour de ma virée en vélo. Aussi sale que je l'étais

Deux jours après la tempête de neige, par une température plus clémente, je me suis dit que les rues étaient plus praticables, même couverte de slush. J’avais raison, mais j’avais oublié les automobilistes. Je suis sortie traumatisée de ma virée en vélo hivernale, mais rien pour me décourager de ne pas continuer.

Tout d’abord, les cyclistes n’ont plus de pistes réservées pour se déplacer l’hiver. Nous sommes donc obligés d’utiliser les rues. Ne me parlez pas de la piste de la rue Rachel que l’arrondissement déneige. Couverte de neige, je n’ai pas osé l’utiliser de peur d’y glisser. Les trottoirs sont aussi couverts de neige pour la marche souvent pénible pour les piétons, les poussettes, les fauteuils roulants. Les automobilistes semblent être les seuls à avoir droit à des rues dégagées. Malheureusement, ils ne semblent pas du tout enclins à partager, que ce soient avec les cyclistes ou avec les piétons. Dommage et triste.

Vendredi, j’ai donc pris les rues les plus dégagées comme Dandurand, Saint-Michel, Sherbrooke et Pie IX. J’avais l’impression de pédaler sur une autoroute. Les joyeux automobilistes emballés par le vendredi après-midi et pénalisés par la neige pendant deux jours y roulaient vite (plus que le 50 km/h de rigueur) et frôlaient les cyclistes. Un frôlage désagréable et insécurisant. Pourtant, il existe un article dans le Code de la sécurité routière, article 341 : « Le conducteur d’un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l’intérieur de la même voie de circulation que s’il y a un espace suffisant pour permettre le dépassement sans danger.» Quand on me frôle, je suis en danger donc infraction au code. (l’article 344 permet de franchir la ligne continue pour dépasser un véhicule lent comme une bicyclette)

J’ai arrêté de compter ces automobilistes qui faisaient semblant de ne pas me voir après 10. J’ai préféré me concentrer à ne pas déraper dans la slush ou frapper une portière volante.

J’ai relevé ce texte écrit par un cycliste sur Facebook. Son titre : « Une espèce en danger en plein cœur de Montréal : Le cycliste d’hiver! ». L’auteur explique aux automobilistes comment partager la route avec les cyclistes et aussi les piétons.

J’ai particulièrement aimé ce passage : « Sauver un cycliste, ça rapporte! Chaque cycliste réduit l’achalandage des transports utilisant les combustibles fossiles. À chaque fois que vous ne tuez pas un cycliste, vous faites une action aussi bénéfique que si vous aviez fait vingt épiceries avec vos sacs de toile réutilisables. Ce n’est pas rien, pensons-y! C’est une belle occasion de faire votre part! (tout le risque est pour nous.)»

L’objectif ici n’est pas de dire que tous les automobilistes sont des salauds qu’il faut exterminer. Non. L’objectif est de tenter de les sensibiliser à la réalité des cyclistes et des piétons. Car l’automobiliste est le plus puissant, le plus fort. Il doit donc porter une plus grande attention à ceux qui sont moins protégés, les cyclistes et les piétons. Comme les cyclistes doivent porter une attention particulière aux piétons.

Ah oui, et ne me dites pas que le vélo devrait être interdit en hiver et que ceux qui en font sont fous. Est-ce qu’on interdit aux piétons de marcher en hiver et aux automobilistes de rouler ? Non. Alors pourquoi on interdirait aux cyclistes de pédaler. Sinon je revendique l’interdiction pour tout le monde.

Et finalement, ne me sortez pas les sempiternelles complaintes contre les cyclistes fous qui ne respectent pas le code de la sécurité routière. Tout comme les automobilistes et les piétons, il y en existe qui ne respectent aucune règle. Pas plus, pas moins. La seule chose que je réclame est qu’on me respecte lorsque je roule tranquillement (mais pas paisiblement).

Il n’y a pas que les cyclistes qui soient les victimes. Chaque année, plus de 3000 personnes sont heurtées par des voitures, 68 en meurent, le tiers à Montréal. Un reportage de Radio-Canada nous rappelle que les voitures tuent les piétons.