Des cours d’auto-défense pour les jeunes

Photo fournie par KidPower

On connaît les cours d’auto-défense pour les femmes, mais les jeunes, enfants et adolescents peuvent aussi prendre des cours. Spécifiquement pour eux, mais avec les mêmes objectifs, leur donner confiance. En 2007 je fais un article sur les cours d’auto-défense pour les femmes dans La Presse, aujourd’hui dans le même journal, j’écris sur les cours d’auto-défense pour les jeunes. À lire dans le cahier Vivre !

Journalistes : statut professionnel et contrat équitable en discussion

Ce matin, dernière journée du congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) avec l’Assemblée générale. Hier RueMasson participait à l’atelier sur les médias hyperlocaux. Aujourd’hui, pas d’élections pour le CA, mais deux gros, énormes sujets de discussion : le statut professionnel et les 10 principes d’un contrat équitable. Deux sujets qui me tiennent à coeur pour le respect des droits des journalistes indépendants qui sont bafoués depuis si longtemps. Espérons que les journalistes indépendants pourront compter sur la solidarité de leurs collègues.

Le respect de notre statut, de nos droits et de notre professionnalisme passe par la mise en place d’un statut professionnel. J’en reparlerai. Mais la position de l’AJIQ est claire et je la soutiens totalement.

Pour les 10 principes d’un contrat équitable, c’est une avancée extraordinaire que le sujet soit enfin débattu à la FPJQ qui s’est peu soucié des pigistes dans son existence. (ce qui a d’ailleurs entraîné la création de l’AJIQ, même si plus du quart des membres de la FPJQ sont des pigistes). Ce sera discuté en assemblée générale et, je l’espère, adopté. C’est la résolution 5.

Voici les 10 principes proposés (on ne demande pas la lune, simplement le respect qu’on mérite ):

1. Respect du droit d’auteur
Tout contrat ou bon de commande doit reconnaître la notion de droit d’auteur et offrir une compensation correspondant aux droits concédés. Le journaliste indépendant demeure propriétaire de tous ses droits d’auteur, ne concédant qu’une licence d’utilisation. On ne peut exiger que le journaliste indépendant concède des droits pour des usages (livre, film, traduction, publication/diffusion à l’étranger, etc.) dont l’éditeur ne fera pas l’exploitation.

2. Rémunération acceptable
Toute production journalistique doit être rémunérée selon un tarif décent, compte-tenu du travail et de l’expertise nécessaires à sa réalisation.

Si le journaliste engage des dépenses (voyages, télécommunications ou autres) avec l’accord de la rédaction, ces frais sont remboursables aussitôt les pièces justificatives présentées à l’éditeur, sans égard à la publication/diffusion de l’œuvre.

3. Rémunération pour chaque utilisation de l’oeuvre
Toute exploitation d’une oeuvre par l’éditeur doit être précisée clairement dans un contrat écrit. Une rémunération raisonnable doit être prévue pour chacun des droits concédés, qu’elle soit incluse dans le tarif global (licence) ou spécifiée séparément pour chacun des usages (primes supplémentaires).

En l’absence d’une entente énumérant clairement les droits concédés, le journaliste indépendant est réputé n’avoir concédé qu’un droit de première publication. Toute exploitation subséquente de l’oeuvre, peu importe le média, l’endroit, le temps ou l’utilité (archivage, diffusion en milieu éducatif, etc.), de même que son adaptation à un autre support (livre, documentaire, etc.), doit être autorisée par écrit par le journaliste indépendant et accompagnée d’une rémunération raisonnable.

Tout contrat ou entente conclus lors de la commande d’une œuvre devrait être assorti d’un délai de prescription spécifié (idéalement six mois), au terme duquel l’exclusivité de la première publication devient caduque. Le journaliste devient alors libre d’exploiter son œuvre ailleurs.

L’objet du contrat ne doit être que l’œuvre en tant que telle. Le matériel de recherche (notes, enregistrements, documents imprimés et numériques) demeure la propriété du journaliste.

4. Aucune cession de droits rétroactive
On ne peut exiger que le journaliste indépendant concède des droits supplémentaires sur des œuvres livrées antérieurement. Toute demande de concession de droits supplémentaires doit faire l’objet d’une entente écrite et s’assortir d’une offre de rémunération raisonnable. Le contrat ne porte que sur des droits pour des oeuvres à livrer dans l’immédiat ou dans un futur rapproché. Dans le cas d’oeuvres futures, la nature de ces oeuvres et l’exploitation qu’il est prévue d’en faire doit être spécifiées.

5. Signature du contrat au moment de la commande
La signature d’un contrat doit se faire au moment de la commande et non en cours d’exécution. Faute de contrat signé, l’entente verbale ou écrite consentit au moment de la commande a valeur légale.

Conformément à la loi, tout contrat est négociable. Un contrat imposé n’a aucune valeur légale.

Tout contrat soumis par l’éditeur après la commande correspond à une renégociation des termes du contrat initial, que le journaliste est libre d’accepter ou non.

L’éditeur ne peut exiger la signature d’un contrat comme condition au traitement d’une facture.

6. Durée raisonnable dans le temps
Le contrat peut se limiter spécifiquement à une oeuvre ou s’appliquer à l’ensemble des oeuvres à livrer sur une période d’un an maximum. Tout contrat portant sur plusieurs oeuvres a une échéance d’une durée raisonnable. Ce contrat spécifie clairement la nature et le domaine des oeuvres à livrer.

Conformément à la loi, tout contrat est résiliable.

7. Protection juridique du journaliste indépendant
L’éditeur prend fait et cause pour le journaliste indépendant en cas de poursuite judiciaire.

8. Paiement en 30 jours suivant la réception de la facture
Le mandat est payable dans les 30 jours suivant la réception de la facture, peu importe la date de publication/diffusion prévue. Le paiement seulement après la publication/diffusion est inacceptable.

9. Paiement de l’oeuvre, qu’elle soit publiée/diffusée ou non
Toute oeuvre exécutée et livrée conformément aux termes de la commande et aux normes de l’éditeur doit être payée en entier, qu’elle soit publiée/diffusée ou non.

La pratique des «kill fees» (versement d’une somme inférieure advenant que l’éditeur choisisse de ne pas publier une œuvre qui ne correspond pas à la commande ou à ses normes) est acceptable seulement suite à la remise de la première version de l’oeuvre par le collaborateur. Dans ce cas, la somme payée doit être d’au moins 50% du tarif prévu au départ. À partir du moment où un éditeur commande des modifications à cette version initiale de l’oeuvre, il s’engage à la payer en entier, qu’elle soit éventuellement publiée/diffusée ou non.

Un refus de publication dégage l’auteur de toute obligation d’exclusivité auprès de l’éditeur.

10. Respect du droit moral
On ne peut exiger que le journaliste indépendant renonce à son droit moral, qui le lie à son oeuvre et lui permet d’en préserver l’intégrité. L’éditeur ne peut apporter de changements significatifs à l’oeuvre sans l’autorisation du journaliste indépendant.

Libérez-nous du rose

L'une des pires récupérations du "rose" que j'ai vu... Des champignons emballés de rose...

Je n’aime vraiment pas la couleur rose, en fait je la déteste. Question de goût, mais aussi de signification et d’un ras-le-bol de l’utilisation à toutes les sauces de cette couleur. Rose pour les filles, rose pour le cancer du sein, rose pour le marketing rose, rose pour nous vendre plein de trucs. Rose nanane. Rose bonbon. Rose qui dégouline.

Ce n’est pas nouveau chez moi, je n’ai jamais aimé le rose. Comme je n’aime pas trop le foie de veau ou que je déteste le pamplemousse.

Et puis, dites-moi qui a décidé un jour qu’une couleur devait représenter le genre féminin? Peut-on laisser les couleurs libres de sexe, de genre. N’est-ce pas un peu ridicule cette appropriation d’une couleur que l’on utilise ensuite pour badigeonner allégrement tous les sujets féminins de rose? Sans parler des petites filles que l’on assomme de rose. Pitié. Libérez-nous du rose. Au diable la dictature du rose.

PS: je n’ai rien contre les personnes qui aiment le rose, comme moi j’aime le vert et le bleu, simplement contre cette récupération féminine, fifille du rose…

Le vrac, pour ou contre?

Photo : Philippe Santerre- Radio-Canada

Je participais en début d’après-midi à la discussion sur le vrac et l’emballage à l’émission radio-canadienne, L’après-midi porte conseil.

Évidemment j’étais pour le vrac, donc contre l’emballage.

Tel que j’avais ramassé comme information lors de ma recherche, selon Recyc-Québec, 26% de tous les rebuts que l’on génère, recyclable ou pas, sont des emballages. On en recycle. Mais, beaucoup prennent le chemin de la poubelle. 20 % du contenu de nos poubelles sont des emballages. Selon Statistique Canada, chaque Canadien jette chaque jour environ un demi-kilo d’emballages. Cela fait 182,5 kilos par an. Souvent, on parle de styromousse, particulièrement utilisé par les fruiteries. J’ai choisi de laisser le styromousse à la caisse. Je déballe en mettant mes fruits et légumes dans mon sac. Ce n’est pas à moi de gérer leurs déchets.

Pourquoi je préfère le vrac à l’emballage ?
Car on diminue le montant de déchets donc des ressources utilisées

Acheter ses céréales en vrac permet de choisir la quantité exact et de ne pas avoir un emballage de plastique et de carton. En plus si on veut vraiment être plus écolo on utilise un contenant réutilisable au lieu du sac de plastique.

Acheter ses noix, riz, légumineuses, épices et autres produits en vrac élimine le montant de déchets.

Même chose pour le café mais surtout pour le thé. En plus on peut varier les saveurs de nos tisanes en les achetant en vrac.

Pour les fruits et légumes qui sont emballés, c’est une production supplémentaire de styromousse qui n’est pas recyclé au Québec et qu’on doit donc jeter. L’une des solutions est de le laisser à la caisse. Pourquoi je gèrerai les déchets de ma fruiterie.

Aussi pourquoi emballer des bananes, des oranges et autres fruits et légumes dans du plastique ? On les lave de toute manière à la maison. Et qui nous dit qu’ils n’ont pas été contaminés lors de l’emballage ? Même chose pour les céréales et autres produits en vrac.

Si les commerçants veulent prolonger leur durée de vie, il devrait peut-être miser sur la fraîcheur de leurs produits au lieu d’utiliser le plastique pour les faire durer plus longtemps.

Car tel que le mentionne Jean-Sébastien Trudel dans son billet sur l’emballage tout n’est pas surremballage. Le plastique permet de garder la fraîcheur et d’éviter le gaspillage, mais veut-on manger un concombre vieux de quatre semaines ? On sait que les vitamines et les nutriments d’un produit faiblissent rapidement après la cueillette.

Par ailleurs, le montant de gaspillage dans le domaine des fruits et légumes est déjà énorme, même si on utilise le plastique. Le problème est peut-être ailleurs ? Le plastique ne serait qu’un diachelon sur une blessure plus grande.

Aussi les fruits et légumes sont souvent emballés en paquet de quatre ou plus. Que faire si je n’ai besoin que d’une tomate ? Les autres vont pourrir dans le frigo. Quand on sait que

Le surremballage est aussi présent dans de nombreux objets en tout genre. Pensons au gadget électronique minuscule vendu dans un emballage de plastique dur 10 fois plus grand qu’il est presque impossible d’ouvrir sans une hache !!!
Ou alors comme l’a souligné une maman sur YouTube des jouets ou collants pour les enfants qui sont emballés et emballés par du plastique.

Les objets dans d’énormes boites de carton qui vont directement au recyclage et j’en passe.

Car c’est moins cher
En 2007, l’émission la vie en vert a fait un test à l’épicerie. Un reportage d’Ariane Paré-Legal.
Un couple a fait son épicerie habituelle : Le résultat était impressionnant : le volume des emballages étant supérieur à celui de la nourriture! À la pesée l’épicerie de Stéphanie et Philippe-Antoine contenait 3,8 livres d’emballages divers.

Quand on opte pour les grands formats et le vrac, c’est moins cher. La vie en vert avait fait le test avec du thé. En sachet, emballé dans une enveloppe en plastique puis dans un contenant en carton, il n’y a plus beaucoup de thé. Pour le même prix en vrac, on obtient plus de thé.

Car on gaspille moins

Puisqu’on achète selon nos besoins réels et non selon les quantités proposées par les commerçants. Avec le nombre de personnes qui habitent seules en augmentation, il est mieux de pouvoir choisir la quantité.

Et l’argument de l’hygiène est tiré par les cheveux. Est-ce que l’on va aussi arrêter d’embrasser et toucher les gens ? N’est-on pas un peu trop obséder par l’hygiène en Amérique du nord ?

Seul argument qui est solide pour moi, les allergies. Le vrac peut être problèmatique en permettant la contamination de certains produits. Seul endroit où on trouve des produits en vrac qui n’ont pas été contaminés par des noix ou des arachides : Bulk Barn. Une suggestion d’Isabelle Goyette, qui s’y connait en matière d’allergies.

Sur Facebook, on suggère Terre en soi une coopérative dans Hochelaga, sur Sainte-Catherine.

Il y a aussi la boutique de la Soder sur Masson. J’en avais parlé sur RueMasson.

Intéressant article aussi sur RueMasson à propos des fruiteries du coin. Ma collègue Lisa Marie Noël a aussi évalué l’emballage.

La lecture en cadeau, magnifique idée !

Le programme La lecture en cadeau est formidable. Il permet aux enfants moins favorisés de 0
12 ans, d’avoir des livres neufs et aux auteurs de voir leurs livres vendus. Un ami a acheté mes trois livres du Pirate des caramels, Cristo nettoie l’eau, À la rescousse des bélugas et Cristo nettoie l’espace pour les offrir aux enfants. Belle initiative.

Évidemment, je les ai dédicacés pour les enfants qui les recevront. C’est ça aussi le salon. En profiter pour aller voir les auteurs et leur demander de dédicacer leur livre pour un enfant qui le recevra en cadeau. J’irai acheter plusieurs livres de mes amis cet après-midi pour faire de même.

Et vous ? Achèterez-vous un livre d’un auteur jeunesse pour l’offrir à un enfant inconnu, pour le simple plaisir d’offrir un livre ?

Cristo, le pirate des caramels en chair et en os… Il existe vraiment…


Cristo, le personnage principal de ma série jeunesse Pirate des caramels existe maintenant en chair et en os. Si vous voulez le voir, il m’accompagnera lors de mes séances de signature de la fin de semaine: demain samedi 20 novembre de 12 h à 13 h et dimanche 21 novembre de 14 h 30 à 16 h. Les enfants seront ravis, ils vont adorer Cristo qui les séduira à tout coup. Et l’auteure est très heureuse de lui laisser la place… Très émouvant de voir un personnage que l’on a imaginé devenir vivant et exister ailleurs que dans mon imagination et sous le crayon d’Eva Rollin son illustratrice.

Un jeune fan de Cristo

Yoda le comédien qui joue le rôle de Cristo est formidable, drôle et écolo. En plus il porte le chapeau avec Vermi et a même un caramou. Ne manque que Fée Colo !

Voici plusieurs vidéos de la présentation donnée au salon mercredi. Cristo existe maintenant en chair et en os…Émouvant. Et ici il se débarrasse de Caramou.

Signatures au salon du livre de Montréal


Déjà mon quatrième salon du livre de Montréal. Cette année, un peu moins d’heures, car ce salon n’est pas mon préféré. Je me sens plus à l’aise en région. À Montréal, on favorise les stars du livre, les autres passent dans le beurre. Et puis, la nourriture est banale, chère, il fait chaud, l’éclairage est épouvantable, les tapis rejettent de la poussière qui brûle les yeux et il y a du monde, du bruit. Et puis, les auteurs moins connus servent souvent d’agent d’information pour les visiteurs qui cherchent les vedettes. Quand on vous a demandé 10 fois où sont les toilettes, 30 fois l’endroit où est René Angelil et 40 fois quel est le prix des livres d’India Desjardins ou de Bryan Perron, votre séance est terminée. Remarquez, au moins, on ne s’ennuie pas. On se sent utile.

La seule raison pour laquelle j’y participe est le fait que j’y vois plein de monde, mes amis, etc. Je serai exclusivement au stand de Goélette pour le Pirate des caramels dont Cristo nettoie l’eau qui vient de recevoir le prix littéraire Lancemot des lecteurs. Un livre qui raconte l’histoire de Cristo un pirate écolo qui carbure au caramel dont la mission est de sauver la planète.

Je ne serai pas au stand des Intouchables, mais si vous achetez l’un des trois livres que j’y ai publié (ils seront quelque part sur leurs tablettes) L’écolo écono, la bible écolo toujours d’actualité, le junior et les Pollutions invisibles, passez au stand de Goélette pour que je les signe. Et ne soyez pas timide, les auteurs sont présents pour ça, justement, signer votre livre.


J’y serai pour les cinq prochains jours, mercredi matin de 10 h à 11 h 30, jeudi de 19 h à 20 h, vendredi de 10 h à 11 h 30, samedi de 12 h à 13 h et dimanche de 14 h 30 à 16 h.