Il n’y a pas que les familles qui veulent acheter, les célibataires aussi…ou le ras le bol des célibataires

Avec l’augmentation du rôle d’évaluation foncière à Montréal, on s’inquiète de plus en plus de l’accès à la propriété pour les premiers acheteurs. Avec l’explosion de la valeur des maisons, de moins en moins de monde aura les moyens d’acheter une maison. Résultat : le trou de beigne s’agrandira et les gens iront acheter en banlieue.

Évidemment, la ville de Montréal planifie des mesures et des programmes pour faciliter l’accès à la propriété. Là où je commence à sentir la moutarde me monter au nez, c’est qu’on ne parle que des familles. Les familles n’auront plus les moyens d’habiter en ville. On veut garder les jeunes familles en ville, les familles par ci, les familles par là. Et les célibataires alors ? Et les personnes qui vivent seules ? Pensez-vous qu’elles auront les moyens d’acheter en ville ?

Petit calcul simple. Une famille est généralement composée de deux personnes qui travaillent, deux revenus qui forment un revenu familial. Un ou une célibataire est seule. Un seul revenu. Qui a plus de moyens ? On va me dire que les dépenses sont aussi plus élevées. Sûrement. Mais jusqu’à preuve du contraire, les couples achètent plus souvent que les personnes seules.

En plus, selon les statistiques, les personnes vivent de plus en plus seules à Montréal. Il faudrait donc penser à des programmes d’accès à la propriété par seulement pour les familles, mais aussi pour les personnes qui vivent seules, avec enfant ou non.

On peut aussi acheter à plusieurs comme je viens de le faire avec un couple d’amis. Nous avons acheté d’un couple d’amis et j’étais locataire du duplex acheté. Aucun besoin d’expulser un locataire. Une exception.

Car souvent c’est aussi un problème. Comment le résoudre sans mettre à la rue des locataires ? Pourrait-on faciliter les échanges d’appartement entre l’acheteur et le locataire expulsé ? Car si on achète un duplex à deux et que les logements sont occupés par des locataires non propriétaires, il sera impossible de reprendre les logements.

Y-a-t-il des moyens de favoriser l’achat pour les personnes seules, mais ensemble ?

Alors, arrêtons de ne parler que des familles, que l’on semble favoriser un peu trop. Les célibataires sont de plus en plus nombreux et veulent aussi devenir propriétaires. Ne les oublions pas.