Le célibat des agriculteurs, un problème d’attitude ?

Documentaire sur RDI à 109 sur le célibat des agriculteurs. Un problème criant semble-t-il qui serait l’un des facteurs de l’abandon des jeunes agriculteurs ? Les femmes sont pointées du doigt. Elles n’accepteraient plus la vie difficile du monde agricole. Facile de culpabiliser les femmes. Et si le problème était dans l’attitude des agriculteurs envers la femme ? Et si ces derniers devaient revoir leur manière de traiter les femmes ?

Une sociologue, Diane Parent, explique que c’est un facteur qui menace l’agriculture au Québec. En écoutant le documentaire, j’ai plutôt l’impression que les hommes cherchent plus des cuisinières et des femmes de ménage que des partenaires. Une twitteuse me souligne que les messages sur agrirencontres ( un site de rencontre pour le milieu rural) laissent à penser que plusieurs cherchent aussi du cheap labor à rabais au lieu d’une conjointe. Elle mentionne aussi qu’elle connait plusieurs femmes célibataires de son entourage qui n’ont aucun problème avec la dureté de la vie agricole.

Serait-ce donc plutôt un problème d’attitude des agriculteurs ?

Autre point. Où sont les femmes agricultrices ? Pourquoi ne parle-t-on pas du fait que même les femmes peuvent faire carrière en agriculture. Est-ce l’attitude macho et un peu rétrograde qui empêche les femmes d’investir ce domaine ?

Car je sais de quoi je parle. J’ai été élevée sur une ferme. Mon père était agriculteur. Je pense parfois que cela me plairait de finir ma vie sur une ferme, car j’aime le style de vie, j’aime les animaux, la terre et je peux travailler de partout maintenant… Mais je ne serai jamais une cuisinière qui attendra son homme au retour de l’étable avec le dîner sur le feu…

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3 Réponses

  1. Je n’ai écouté que le début de ce reportage qui ne semblait pas parti pour expliquer pourquoi les femmes ne se bousculent pas pour s’établir sur des fermes dont elles ne sont pas co-propriétaires.

    Selon la Fédération des agricultrices du Québec, il y aurait au moins 10,000 agricultrices sans statut légal ni rémunération (les agricultrices ne sont propriétaires ou co-propriétaires que de 10% des fermes du Québec). Lors d’une rupture, les conjointes de fait sans statut quittent la ferme avec rien. Quant à celles qui déclarent moins de 2,000$ par année en revenu, ce qui est le cas de la majorité des agricultrices, ou qui sont co-propriétaires d’une ferme au bilan négatif, elles ne reçoivent rien du Régime québécois d’assurance parentale. Tandis que leurs conjoints ont droit à cinq semaines de congé parental, elles n’ont droit à rien du tout. Les garderies ne répondent pas non plus aux besoins de parents qui ont des horaires atypiques. Alors qu’en plus de s’occuper de la maison et de prendre soin des enfants – ce qui rejoint ce que vous soulevez dans votre billet – afin d’assurer la survie de la ferme familiale, elles occupent souvent aussi des emplois rémunérés à l’extérieur tout en participant aux tâches agricoles. Selon une enquête réalisée en 2006, 59,2% des femmes éprouvent des sentiments de détresse alors que c’est le cas de 49,5% des hommes.

    Si ces agriculteurs cherchaient plutôt des partenaires à part entière, co-propriétaires de la ferme, ils auraient peut-être plus de succès. Et s’ils faisaient aussi des pressions pour obtenir une aide financière afin de pouvoir engager un employé lors d’un retrait préventif ou d’un congé parental, et qu’on accorde aux femmes un congé de maternité sans égard à leur statut légal et aux bénéfices de l’entreprise.

    Source : http://www.oregand.ca/veille/2007/06/le_2_mai_2007.html

  2. Mes parents avaient aussi une ferme laitière. Je crois que je peux parler en connaissance de cause.

    Je suis sure que plusieurs femmes ne veulent pas faire le travail éreintant d’une ferme! Alors que reste-il? S’occuper de la maison. Or, plusieurs femmes ne veulent pas non plus finir leurs jours autour d’un chaudron, d’un balais et d’un torchon.

    Elles peuvent travailler à l’extérieur, mais elles ne veulent pas d’une maison et d’un mari qui sent le fumier!

    Autre problème: l’agriculture est un travail très prenant, qui demande plusieurs heures de travail. Madame se sent alors délaissée. Bien oui, homme travaille les fins de semaines, le soir tard et tôt le matin! Quand il y a du travail, il faut qu’il se fasse!

    Quant aux femmes agricultrices, sachez qu’il est très difficile de faire ce métier seule. On a beau être forte et travaillante, plusieurs tâches conviennent beaucoup plus à un homme. À la limite, ce serait possible à deux femmes.

    C’est mon avis.

  3. Bonjour! mon nom est Carmelle, je suis sur agrirencontre depuis quelque mois , je leurs envoient des invitationa et ils n’ont même pas la politesse de répondre, pourtant je répond très bien à leurs critères , je suis plutôt jolie j’ai travaillé sur des fermes laitière pendent 10 ans, j’ai mon propre cheval depuis 16 ans , j’aime la campagne, les animaux et je vivre en campagne mais je croie que les hommes sont trops difficile, j’ai 57 ans en forme mais ils recherchent des femmes plus jeune, à mon grand désarroi merci de m’avoir permi de m’exprimée

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