Kleenex mise encore sur le jetable !!!

Alors qu’on parle souvent d’éviter le jetable, le gaspillage. Alors que Greenpeace semble avoir enterré la hache de guerre contre Kimberly Clark, la compagnie qui fabrique entre autres les produits Kleenex. Alors qu’on parle d’intégrer l’environnement dans nos vies, Kleenex fait totalement le contraire.

Leur dernier produit ? Un distributeur de serviette jetable au lieu de la serviette en tissu dans la salle de bain. La publicité m’a fait bondir. Difficile à croire qu’une compagnie ose mettre sur le marché de tel produit. Est-ce un signe d’incompréhension de ce qu’attendent les consommateurs ? Ou alors est-ce que Kleenex se moque à ce point de la gestion des déchets et du gaspillage des ressources que les produits jetables entraînent ? Dans la vidéo, comptez le nombre de serviettes jetables utilisées par rapport à la serviette en tissu. Et ne me parlez pas des bactéries, des germes et tout ça, nous parlons de nos maisons, pas d’un hôpital. Il faut se calmer avec la folie antibactérienne !!!

En fait, il semble que Kleenex ait choisi la réduction de la consommation d’eau comme fer de lance écolo avec cet objet. Mais à une condition, il faut acheter des produits Kimberly Clark pour « gagner » ce réducteur de consommation d’eau.

Bref, on nous encourage à jeter, à consommer et surtout à acheter. 2,99 $ par boîte pour quelques jours alors qu’un paquet de serviettes va durer plusieurs années. Évidemment, il ne faut pas les laver une par une dans la laveuse ! Soyez donc écolo écono, gardez vos serviettes en tissu !

Une vidéo comptabilise d’ailleurs le nombre de serviettes jetables nécessaires au lieu d’une serviette en tissu

Il n’y a pas que les familles qui veulent acheter, les célibataires aussi…ou le ras le bol des célibataires

Avec l’augmentation du rôle d’évaluation foncière à Montréal, on s’inquiète de plus en plus de l’accès à la propriété pour les premiers acheteurs. Avec l’explosion de la valeur des maisons, de moins en moins de monde aura les moyens d’acheter une maison. Résultat : le trou de beigne s’agrandira et les gens iront acheter en banlieue.

Évidemment, la ville de Montréal planifie des mesures et des programmes pour faciliter l’accès à la propriété. Là où je commence à sentir la moutarde me monter au nez, c’est qu’on ne parle que des familles. Les familles n’auront plus les moyens d’habiter en ville. On veut garder les jeunes familles en ville, les familles par ci, les familles par là. Et les célibataires alors ? Et les personnes qui vivent seules ? Pensez-vous qu’elles auront les moyens d’acheter en ville ?

Petit calcul simple. Une famille est généralement composée de deux personnes qui travaillent, deux revenus qui forment un revenu familial. Un ou une célibataire est seule. Un seul revenu. Qui a plus de moyens ? On va me dire que les dépenses sont aussi plus élevées. Sûrement. Mais jusqu’à preuve du contraire, les couples achètent plus souvent que les personnes seules.

En plus, selon les statistiques, les personnes vivent de plus en plus seules à Montréal. Il faudrait donc penser à des programmes d’accès à la propriété par seulement pour les familles, mais aussi pour les personnes qui vivent seules, avec enfant ou non.

On peut aussi acheter à plusieurs comme je viens de le faire avec un couple d’amis. Nous avons acheté d’un couple d’amis et j’étais locataire du duplex acheté. Aucun besoin d’expulser un locataire. Une exception.

Car souvent c’est aussi un problème. Comment le résoudre sans mettre à la rue des locataires ? Pourrait-on faciliter les échanges d’appartement entre l’acheteur et le locataire expulsé ? Car si on achète un duplex à deux et que les logements sont occupés par des locataires non propriétaires, il sera impossible de reprendre les logements.

Y-a-t-il des moyens de favoriser l’achat pour les personnes seules, mais ensemble ?

Alors, arrêtons de ne parler que des familles, que l’on semble favoriser un peu trop. Les célibataires sont de plus en plus nombreux et veulent aussi devenir propriétaires. Ne les oublions pas.

Recettes avec des concombres

L’un des loisirs qui me permet de relaxer est le jardinage. Même en ville, j’ai une cour qui me permet d’avoir un jardin. Cultiver ses propres légumes bios, les cueillir pour les cuisiner est un bonheur. Cette année, j’ai exagéré en semant un peu trop de concombres. La récolte est donc incroyable. On en donne aux amis et à la famille, mais on a toujours autant de concombres et peu d’idées pour les cuisiner.

J’ai aussi semé des carottes qui sont prêtes. Que faire avec ces tonnes de concombres ? J’ai cherché. Il y a des recettes de mise en conserves, de salade, de soupe froide. Mais je voulais quelque chose de rapide, facile et qui nous réchaufferais durant les froides soirées d’automne. J’ai trouvé une recette de crème de concombres que j’ai adaptée.

Durant l’essai, j’ai enlevé la peau du concombre, mais je le laisserai la prochaine fois. Après tout, c’est bio grâce à notre compost, les semences de l’Écoumène que j’ai utilisées et le désherbage manuel. Voici donc la recette en gros pour faire cette excellente crème de concombres. Je n’ai jamais été forte sur les quantités alors je les laisse à votre discrétion… Désolée pour les adeptes des recettes à suivre à la lettre…

Des concombres que l’on coupe en tranches, quelques carottes (celles de mon jardin aussi) que l’on coupe aussi en tranches, quelques oignons coupés grossièrement et deux ou trois pommes de terre. On fait cuire le tout dans du bouillon de poulet assaisonné de sel et poivre. Puis on passe au mélangeur en ajoutant un peu de lait ou de boisson d’amandes ou de riz. Mon premier essai était avec celle de riz. J’ajoute aussi un peu de beurre.

Je ferai une variante avec des mangues et du lait de coco. Je vous en donne des nouvelles. À suivre. Et non ce blogue ne se transformera pas en blogue de recettes style banlieusardises. Martine est unique et je préfère la consulter régulièrement. On va d’ailleurs s’en inspirer pour l’aménagement de notre jardin l’année prochaine

Le célibat des agriculteurs, un problème d’attitude ?

Documentaire sur RDI à 109 sur le célibat des agriculteurs. Un problème criant semble-t-il qui serait l’un des facteurs de l’abandon des jeunes agriculteurs ? Les femmes sont pointées du doigt. Elles n’accepteraient plus la vie difficile du monde agricole. Facile de culpabiliser les femmes. Et si le problème était dans l’attitude des agriculteurs envers la femme ? Et si ces derniers devaient revoir leur manière de traiter les femmes ?

Une sociologue, Diane Parent, explique que c’est un facteur qui menace l’agriculture au Québec. En écoutant le documentaire, j’ai plutôt l’impression que les hommes cherchent plus des cuisinières et des femmes de ménage que des partenaires. Une twitteuse me souligne que les messages sur agrirencontres ( un site de rencontre pour le milieu rural) laissent à penser que plusieurs cherchent aussi du cheap labor à rabais au lieu d’une conjointe. Elle mentionne aussi qu’elle connait plusieurs femmes célibataires de son entourage qui n’ont aucun problème avec la dureté de la vie agricole.

Serait-ce donc plutôt un problème d’attitude des agriculteurs ?

Autre point. Où sont les femmes agricultrices ? Pourquoi ne parle-t-on pas du fait que même les femmes peuvent faire carrière en agriculture. Est-ce l’attitude macho et un peu rétrograde qui empêche les femmes d’investir ce domaine ?

Car je sais de quoi je parle. J’ai été élevée sur une ferme. Mon père était agriculteur. Je pense parfois que cela me plairait de finir ma vie sur une ferme, car j’aime le style de vie, j’aime les animaux, la terre et je peux travailler de partout maintenant… Mais je ne serai jamais une cuisinière qui attendra son homme au retour de l’étable avec le dîner sur le feu…

Consommer = bonheur ?

Le sac Chanel de Varda et Moutain Equipment Coop de Cécile

« Le bonheur est-il dans la consommation ? » C’est la question que nous posait Dominique Poirier à l’Après midi porte conseil sur la Première chaîne de Radio-Canada. J’y répondais en compagnie de Varda Étienne. Elle était pour le magasinage, moi contre.

En fait d’un côté, on avait la magasineuse qui trouve son bonheur dans l’achat en gros et de l’autre la simplicité volontaire. Comme je le soulignais, la simplicité volontaire ne veut pas dire ne rien acheter, mais acheter de manière plus responsable et surtout durable. Acheter ce dont on a réellement besoin.

Photo : Radio-Canada/ Philippe Santerre

Contre le magasinage
Je suis contre le magasinage d’habitude pour plusieurs raisons. D’abord, car c’est un entraînement sans fin à la consommation, à la dépense d’argent, au gaspillage et au remplissage de nos sites d’enfouissement. Un manque de respect pour la Planète. Par ailleurs, le magasinage est un écran de fumée qui comble le vide intérieur de manière très futile et rapide. C’est un peu comme un fix de sucre qui nous laisse encore plus affamer une heure plus tard. C’est un diachylon sur une plaie. C’est un plaisir rapide, futile qui ne règle rien.

En plus, ça engendre des frustrations pour plusieurs raisons. Les gens qui n’ont pas l’argent nécessaire se voient balancer notre société de consommation en pleine face alors qu’ils ne peuvent rien acheter.

À voir le nombre de personnes hier qui étaient coincés dans les embouteillages de l’immense stationnement du Marché central hier, et les klaxons que l’on entendait, la frustration était grande. Moi même j’ai dû pratiquer ma zenitude avant de quitter rapidement cette folie.

En plus, le magasinage est une perte totale de temps. On se promène sans but dans un centre commercial trop éclairé, surchauffé ou surclimatisé. Il y a 1001 choses à faire au lieu de magasiner. On peut ne rien faire, prendre une marche, dormir, aller au cinéma, lire un livre, etc. Pourquoi ne pas aller dans les musées pour voir de belles choses. C’est une manipulation de nos émotions et le remplissage d’un vide de manière totalement temporaire comme une drogue. Tant qu’à faire autant prendre un bon verre de vin. Trop souvent la publicité joue également sur nos émotions et sur notre culpabilité. On magasine pour se faire pardonner, pour se consoler, pour acheter la paix. Etc.

Mais c’est aussi un gaspillage total de nos ressources, matières premières et autres. Le magasinage entraîne la surconsommation qui est une plaie pour l’environnement. Trop souvent on achète des objets qui ont une durée de vie très limitée. Et trop souvent ils sont jetables et ne servent qu’à remplir les sites d’enfouissement. On jette son argent à la poubelle tout en remplissant nos maisons déjà surchargées d’une foule de choses totalement inutiles. On ne fait qu’embourber nos placards. On remplit sans discernement.

Le magasinage est un style de vie futile et superficiel. L’industrie de la surconsommation nous créé des besoins. Car l’objectif des centres commerciaux en particulier c’est de nous pousser à acheter un millier de choses et d’objets dont nous n’avons pas du tout besoin. En plus le magasinage forme nos jeunes à être des consommateurs actifs ce qui nourrit une chaîne infernale de la surconsommation.

Et finalement le magasinage est un énorme gaspillage d’argent que souvent les consommateurs n’ont pas. On magasine à crédit. On dépense de l’argent que l’on n’a pas. Car le magasinage engendre des dépenses non prévues et des achats impulsifs.

On se plaint si souvent de ne pas avoir assez d’argent. On se plaint que le gouvernement est trop gourmand, que le prix de l’essence est trop élevé, on fait la moue devant le prix des fruits et légumes bio alors qu’on dépense sans vergogne pour une robe, un sac, une paire de chaussures, un ramasse-poussière ( les bibelots inutiles), un gadget (parfois on en a plusieurs et on a oublié qu’on en avait déjà un.

La dépendance
Par ailleurs, la consommation est une dépendance comme l’alcool ou la drogue. Varda soulignait que la consommation était excessive chez elle, elle le reconnaissait. C’est un peu paradoxal. Quand des personnes sont excessives dans la consommation d’alcool, de drogue, de nourriture, on les traite. Car c’est un problème. Pourquoi les excès de notre société de consommation seraient normaux et admirables ? Pourquoi ce serait acceptable ? Seulement, car c’est le fondement de notre société capitaliste ?

À méditer, en reportant votre prochain achat pour y penser. En se demandant combien de temps l’objet sera utilisé et surtout si on en a vraiment besoin…

Stationnements réservés pour autos écolos et l’horreur des méga centre commerciaux

Si les personnes handicapées et les familles ont leur stationnement réservé, les véhicules à faibles émissions, hybrides et d’auto-partage aussi.

De plus en plus de commerces leur réservent des espaces proche de l’entrée. Mountain equipment Coop a été l’un des premiers à le faire. Puis IKEA. Cet après-midi j’ai remarqué que le Reno-dépôt du Marché Central à Montréal Le faisait aussi. Mais une seule place qui était embourbée par des chariots! Je n’ai pas remarqué les 10 autres espaces réservés… sur des centaines d’espaces pour les autres voitures

L’horrible Marché Central
Il n’y avait pas que ça qui était embourbé! Le Marché Central n’était un vaste stationnement! Du monde, des pare-chocs à pare-chocs. On critique souvent le mega centre Dix-30, mais le Marché Central est aussi une erreur d’urbanisme, le royaume de la voiture sans trottoir ou tout le monde se déplace en voiture pour aller de boutique en boutique! Pourquoi ne pas avoir fait des magasins sur 2 étages? Un stationnement central, des trottoirs pour se déplacer à pied? Un transport en commun adéquat? Bref le Marché Central est un souvenir du passé pour se rappeler ce qu’il ne faut pas refaire.

Et ce, même si ce méga centre fait des efforts pour l’environnement.

Est-ce que d’autres commerces réservent ainsi des stationnements?

Parlant de Communauto pour le Québec, il faut noter son partenariat avec Via Rail qui permet aux abonnés d’obtenir 10% de rabais sur tous les billets de train au Canada! Sympa.