L’information hyperlocale, l’avenir ?

RueMasson est l’un de mes projets (avec mes livres et ce blogue) dont je suis le plus fière. Lancer un site de nouvelles hyperlocales avec zéro budget et en investissant de l’argent de notre poche, se faire connaître, travailler en gang, faire des compromis, couvrir des sujets qui nous allument, et réussir en sept mois à faire quelque chose de reconnu, c’est très gratifiant. Il n’y a pas que l’argent dans la vie. Surtout quand on travaille pour soi et non pour quelqu’un d’autre.

En entrevue à Projet J avec Anne-Caroline Desplanques, j’ai parlé de plein de choses, mais surtout de l’avenir de RueMasson. Elle est revenue avec la question que tout le monde nous pose, nous avec. Est-ce possible d’être rentable ? Pourrons-nous un jour vivre de RueMasson ? En faire un média où on paye les gens ? Je n’ai pas encore la réponse. Mais celle de Jeff Mignon dans l’article de Projet J me fait penser que nous avons eu une excellente idée et que l’hyperlocal comme RueMasson représente l’avenir. En plus, je suis totalement d’accord avec lui quand il dit que la publicité ne doit et ne pourra être la seule source de revenus. Il faut avoir plusieurs sources de revenus pour survivre.

Et puis inclure de la publicité n’est pas aussi simple que ça. Il faut une personne pour vendre de cette publicité, l’inclure dans le site de manière intelligente sans bombarder les lecteurs, s’assurer de l’indépendance des journalistes par rapport aux commerçants, gérer le tout. Puis, ça ne veut pas dire que l’argent généré par la publicité serait énorme… Il y a plusieurs étapes à franchir qui demandent de la planification et de la gestion.

Depuis le lancement de RueMasson en janvier dernier, je prends connaissance de l’existence de plusieurs sites du même genre. Lisa Marie Noël a découvert le média de Brooklyn, le site BushwickBK.com, lors de son séjour à New York. Un ami de David Bruneau lui a fait suivre cet article de Media Trend qui se demande aussi si les sites hyperlocaux sont viables et qui m’a permis de découvrir deux sites semblables à Paris, dixhuitinfo.com et dixneufinfo.com.

Il y a aussi le réseau Patch.com qui vient d’être acheté par AOL qui regroupe un réseau de site hyperlocaux aux États-Unis. D’ailleurs, l’une des solutions pour l’hyperlocal est peut-être de s’unir. La plupart des nouvelles se recoupent et peuvent se ressembler. Un exemple ? L’article de RueMasson sur les poules et celui de Dixhuitinfo sur les abeilles. Sujet commun : l’agriculture urbaine.

Bref, n’est-ce pas l’avenir après la mode de la mondialisation, sans oublier l’actualité internationale, tout aussi importante.

SunChips vraiment compostable ?

La compagnie SunChips a lancé au printemps un sac qui serait 100 % compostable. Une vidéo a même été produite pour le montrer.

J’ai donc fait l’expérience en mettant un sac de SunChips dit 100 % compostable dans notre composteur au début du mois de juin. Après presque 3 mois et plus de 10 semaines, je l’ai retrouvé lors du déménagement du composteur. Intact ou presque. Rien n’a changé…. Et pourtant il était dans un composteur plein au beau milieu dans les conditions normales. En plein été avec la chaleur. Je l’ai remis. On continue l’expérience.

Des dildos écolos…en bois

Ce n’est pas la première fois que je parle de sexe écolo. Cette fois, c’est un jouet sexuel écolo. Un godemiché en bois fabriqué au Québec, plus précisément en Gaspésie. Il y a quelques semaines, je recevais un courriel de M. Dubois, le nom du godemiché en question et de la compagnie qui les fabrique. La masturbation et les jouets sexuels effectueraient donc un virage écolo. Eux aussi. Comme quoi aucun domaine n’échappe à la révolution verte !

Les personnes derrière cette entreprise désirent garder l’anonymat. La compagnie a été lancée il y a sept à huit mois.
L’un des co-créateur me signale que le site internet ainsi que le produit en tant que tel ont été lancés la semaine dernière après beaucoup de recherche et développement et que le produit a été créé, testé par des femmes et modifié à plusieurs reprises pour lui donner sa forme actuelle.

Par ailleurs, la fabrication se fait en Gaspésie, presque entièrement à la main. Le bois provient d’une forêt certifiée FSC. Leurs prochains dildos seront fabriqués de bois qui provient de la Gaspésie. Même la boite est fabriquée au Québec.

Ce co-créateur ajoute que « chaque produit est unique de par sa couleur et le veinage du bois, par contre, la forme a été standardisée pour que tous les M. Dubois donnent le même plaisir.» Finalement le vernis utilisé est un polyuréthane à l’eau qui lui donne un fini lisse et une protection très résistante.

Si les dildos en plastique sont parmi les plus polluants et contiennent des COV et certains polluants, il en existe, outre celui-ci en bois, en verre et autres matières plus écolos. Mais un dildo écolo à piles ? À moins qu’il n’existe une version rechargeable sans plastique ?

Pourquoi ces godemichés en bois ?
« L’idée derrière M. Dubois vient de mon désir de faire connaitre la beauté du bois du Québec au plus grand nombre possible. Je devais trouver un objet pas très gros, qui s’envoie par la poste et qui a le plus beau fini possible pour rendre au bois la beauté qui lui revient. Ainsi, se sont imposés les érables, noyer, cerisier et merisier qui sont nos feuillus nobles et durs », répond le co-créateur.

Il y a même une page Facebook M.Dubois.

L’ancêtre du dildo
D’ailleurs, les co-créateurs de M.Dubois m’ont envoyé un article qui parle du possible premier godemiché trouvé en Suède qui était fabriqué en bois de cerf. On n’a vraiment rien inventé !!!

L’annuaire Canoe411 à nos portes

Avant Internet, on avait l’annuaire Bell. Deux grosses briques livrées à nos portes. Puis l’Internet. Qui utilise maintenant l’annuaire ? Moins de monde. Mais il reste pratique pour surélever mon écran d’ordi et trouver un numéro quand une panne électrique survient.

Puis on a eu un autre annuaire imprimé par une compagnie concurrence à Bell dont le nom m’échappe. Ça n’a pas duré devant les protestations. Que de papier gaspillé avec cette énorme brique livrée aussi à domicile, même avec le collant anti circulaires que l’on peut se procurer gratuitement dans tous les écoquartiers.

D’ailleurs, si vous ne voulez plus recevoir l’annuaire des pages jaunes, vous pouvez vous désabonner en quelque sorte. Je l’ai fait quand j’ai écrit ce billet. Je ne l’ai pas reçu… encore.

Mais j’ai reçu cette semaine un nouvel annuaire. Un autre encore. Celui de Canoe 411 : Media pages, une compagnie de Quebecor. Malgré le collant anticirculaire. Comment peut-on encore distribuer des bottins papier sans me demander mon avis ? Désolée, mais ce bottin sera retourné à l’expéditeur : Canoe411 : Média pages, 7400, Boulevard les Galeries d’Anjour, bureau 600, Montréal, H1M 3S9. Et je ne mettrai pas de timbre. À eux de payer. On devrait faire la même chose pour tout ce qu’on reçoit, qui est non sollicité et publicitaire.

D’ailleurs, un appel à Canoe411 m’apprend que les distributeurs ont reçu des consignes strictes. Ils ne devaient pas distribuer le bottin aux personnes qui ont ce collant antipub. Une erreur et la personne au bout du fil s’est excusée. On peut renvoyer le bottin ou le déposer dans un magasin Archambault.

Dire qu’il impossible de recevoir le Journal de Rosemont quand on a le collant anticirculaire, car il est distribué dans le publisac. Un publisac que l’on peut trouver sur Internet en passant. Avec les mêmes réductions et selon sa région. On imprime selon les besoins.

Les fouineurs du recyclage

Vous le savez. Lorsque le bac ou le sac de recyclage se retrouve au bord de la rue, il sera fouillé sous toutes ses coutures à la recherche de quelconques canettes, bouteilles consignées. Ce matin, jour du recyclage, je travaillais sur mon balcon. J’ai donc été la témoin du nombre de personnes qui peuvent fouiller notre recyclage. J’en ai compté quatre qui sont passées. Il semble que le siphonnage du recyclage soit un métier en pleine expansion. Est-ce un bienfait ou une plaie ?

Je n’ai aucun problème avec ça. Cela leur fait sûrement un complément d’argent. Cependant, certains laissent le bordel après leur passage. J’ai dû demander à un monsieur de remettre ce qu’il avait sorti du bac, dans le bac. D’autres, comme celui de la photo, ont tout remis dans le sac de recyclage en partant. Il a même refermé soigneusement les sacs après les avoir ouverts par l’ouverture. Il ne les a pas éventrés, comme vient de faire une dame sur le même sac.

C’est le problème. Les sacs sont éventrés. Leur contenu s’échappe et s’envole. Le problème n’est pas le même pour le bac. Bref. Les solutions parfaites n’existent pas.

On peut se poser une question. Est-ce que la majorité des gens font la tournée du recyclage pour le plaisir, pour un complètement d’argent ou pour leur survie ? Car il semble que la concurrence devient grande. On peut observer une forte augmentation des gens qui siphonnent les bacs de recyclage. Note-t-on aussi que les citoyens deviennent plus fainéants et mettent les objets consignés dans le recyclage ? Est-ce que ça rapporte vraiment beaucoup d’argent cette tournée du recyclage ?

Pourquoi bloguer ? Je l’explique sur Canoë

Je blogue depuis octobre 2006. Presque quatre ans. Un plaisir qui se multiplie sur le web pour moi puisque outre ce blogue, j’écris sur Branchez-vous, RueMasson et Workopolis. Bientôt, un quatrième endroit se rajoutera. À suivre.
Pour le moment voici le portrait de blogueuse qu’a fait de moi Simon-Pierre Goulet. La vidéo semble avoir disparu. Je ne la trouve plus.

Sympa. Le texte est là.

J’ai trouvé drôle et dommage que le logo de Rue Frontenac a été brouillé, car il est collé sur mon ordinateur depuis plus d’un an… Avec celui de RueMasson et un autre slogan.

L’achat à plusieurs : les nouvelles communes modernes ?

Dans les années 70, il y avait les communes. De nos jours, on cherche de nouvelles manières de partager et de rendre son habitation plus écolo. Est-ce les communes modernes avec un brin d’individualisme ? Il y a les coopératives, mais personne n’est vraiment propriétaire. Il y a les écovillages, mais plusieurs problèmes avec deux d’entre eux leur ont fait une mauvaise presse. Et en ville, on achète de plus en plus avec des amis ou de la famille. Est-ce que c’est la nouvelle manière de pouvoir se permettre de vivre en ville ? J’ai parlé de ce sujet avec Marie Plourde au 98,5 Fm pour ma chronique environnement, car je suis au coeur d’un processus d’achat d’un duplex avec un couple d’amis.

Je pense donc que l’achat à plusieurs, surtout à Montréal est presque obligatoire puisque
1-si on lit l’Actualité qui vient de sortir, il y a de plus en plus de gens qui habitent seuls.
2-En étant seul, il est plus difficile d’avoir les moyens d’acheter un duplex. Les prix ont grimpé en flèche, même en ayant des locataires, il n’est pas évident, que les banques vont te prêter. Donc en achetant à plusieurs, on répartit les risques et les paiements, les banques sont moins frileuses.

Et finalement, même en étant en couple, il n’est pas évident d’avoir les moyens d’acheter. La preuve, j’achète mon duplex avec un couple.

L’achat à plusieurs à de nombreux avantages et peut-être vu comme plus écolo aussi. Cela nous permet de partager plusieurs outils, objet. On peut acheter un congélateur en commun. On partage la tondeuse mécanique et plusieurs autres outils. On cuisine ensemble, on a aussi un jardin.

Aussi, en achetant avec des amis ou de la famille, on recrée une vie communautaire, surtout quand on est célibataire.

Comment acheter en groupe sans problème
Évidemment on n’achète pas avec des inconnus en sautant dans le vide. Il faut avoir un style de vie semblable. Mes co-acheteurs et moi partageons notre sensibilité environnementale, sociale. On est des amis. On s’entend sur ce qu’on veut faire du duplex.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se préparer. Nous allons signer une convention préparée par notre notaire pour palier à toute éventualité. C’est un peu comme un mariage. On prévoit le divorce et les éventuels problèmes avant le mariage. Quand on s’entend bien, il est plus facile de prévoir.

Les nouvelles communes ?
Je crois foncièrement que ce nouveau style de vie prend ses racines dans celui des anciennes communes des années 70, tout en se modernisant et s’individualisant.

Un peu différent des coopératives qui n’impliquent pas le lien de propriétaire.

D’ailleurs, les coopératives sont de plus en plus populaires qui caractérisent ce phénomène. Plusieurs coopératives à vocation écolo existent à Montréal en particulier sur le Plateau. Le Coteau-vert est une coopérative qui verra le jour en septembre prochain au coeur du Quartier 54, qui se construit actuellement coin Chateaubriand-Rosemont, tout juste à côté du métro Rosemont. 95 logements à venir. C’est un projet de l’équipe d’architectes Oeuf.

Ces coopératives sont un mélange de cohabitation, de partage, de construction plus écolo (matériaux), d’installations de toits verts, de support à vélo, mais aussi de stationnement pour Communauto.

Mais l’achat de duplex ou triplex à plusieurs permet également d’accéder à la propriété en restant en ville et en devenant propriétaire si on ne veut pas vivre en coopérative.

Pourquoi des familles n’achèteraient pas ainsi ? Avec des amis sans enfants qui habitent au 2e. Qui peut partager, garder les enfants. Des femmes monoparentales qui pourraient ainsi s’entraider comme le modèle dont je parlais il y a quelque temps.

Aspect réduction de l’étalement urbain et du trou de beigne
En achetant à plusieurs, on peut se permettre quelque chose à Montréal, plus proche de son travail. Ce qui évite les longs et polluants déplacements. Il est certain que tout le monde ne peut pas habiter sur l’île de Montréal. Mais tout le monde ne travaille pas à Montréal.

Les voitures engendrent une forte pollution. On a développé les banlieues sans tenir compte des lieux de travail des citoyens et en favorisant le déplacement en automobile.

Un couple d’amis a déménagé à Longueuil il y a trois ans, car les prix étaient trop chers à Montréal, mais aussi parceque’ils travaillaient à Longueuil. Au lieu de prendre deux métros et un autobus pour un trajet d’une heure, le déplacement se fait en 10 minutes de la résidence au travail.

Le déplacement, c’est aussi du temps perdu avec sa famille, la course pour arriver à temps à la garderie.

Des exemples de projets écolos à Montréal
Des exemples de coopératives qui allient travail et habitation : Coop Lézard dans le Centre-Sud pour les artistes en arts visuels.

Un projet est en gestation actuellement. Il est à suivre. Il s’agit de la Cathédrale: coopérative d’habitation créative, écologique et communautaire et Le Bazar: espace de coworking abordable, convivial et professionnel.

La société d’habitation de Montréal a un premier projet vert le Phoenix est le premier projet vert de la SHDM, qui vise la certification écologique LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), de niveau argent. Diverses mesures ont notamment été adoptées pour réduire la consommation d’énergie et d’eau. Toutes les unités sont dotées d’un échangeur d’air avec récupérateur de chaleur.

On aime moins: le Phoenix se trouve à l’intersection des boulevards Henri-Bourassa et Marcel-Laurin, où la circulation est particulièrement dense. Constructions Marton a toutefois porté attention à l’insonorisation des appartements: on voit davantage le trafic qu’on ne l’entend.

Adresse et site internet: 4885, Henri-Bourassa Ouest

Un prêt écolo à 0 %
Si plusieurs banques canadiennes offrent des prêts spéciaux pour des rénos écolos, rien n’égale ce que l’on trouve en France : des prêts à 0 % d’intérêts. Quand j’habitais en France, j’avais un compte au Crédit Agricole. Je l’ai fermé depuis quelques années. En voyant un prêt à 0 % d’intérêt pour les nouveaux acheteurs de maisons, une aubaine, je l’ai regretté.

Exemple de quartier plus écolo
Certains quartiers en Suède n’ont pas de stationnement pour les voitures. On est loin de nos immenses stationnements pour deux ou trois voitures ou les condos montréalais qui incluent souvent un stationnement en arrière (au détriment de la verdure, d’une cours) ou souterrain.
Le quartier Vauban est un écoquartier de la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Un modèle du genre.

Des sites internet et ressources pour l’habitation écolo

Eco Habitation

La maison du 21e siécle, la revue de l’habitation plus écolo