Propos diffamatoires sur un blogue : on ne peut pas tout écrire…

Canoë vient d’être condamné à verser 107 000 $ à une avocate de Québec pour des propos diffamatoires à son sujet. Ces commentaires ont été laissés six mois sur le site de Canoë après un billet de Richard Martineau sur un procès où l’avocat a défendu un accusé. Bref peu importe la cause ou le coupable.

Ça aurait pu être n’importe quel blogue, d’un grand média, d’un blogueur seul, etc. Ce que dit ce jugement est qu’on ne peut dire n’importe quoi sur le web. Il dit aussi que les diffuseurs sont responsables et vont sûrement serrer la vis et effacer plus promptement les commentaires qui pourraient être diffamatoires. Cela ne fera pas de tort. Mais je me demande si les médias ont les moyens et les ressources pour modérer les commentaires ? À suivre.

Il y en aura beaucoup à crier à la censure. Dès que j’efface le moindre commentaire sur Branchez-vous, on me m’accuse rapidement de pratiquer la censure. Disons que ça ne me dérange jamais ces accusations. Et elles me dérangeront encore moins après avoir vu ce qui est arrivé à Canoë. Je vais pratiquer cette modération sur mon blogue ici même. Car je n’ai même pas les moyens de me payer un avocat. Je me demande d’ailleurs ce qui va arriver le jour ou un simple blogueur sera poursuivi pour diffamation (d’après mes souvenirs c’est déjà arrivé, mais où?) … Car certains poussent les limites de la diffamation toujours plus loin…

Canoë a joué avec le feu et s’est brûlé. Ça va servir d’exemple à tout le monde, car personne ne veut être le prochain.