L’ABC du compostage à domicile

On parle de plus en plus du compost. On veut s’y mettre, mais on hésite à cause des odeurs, insectes, etc. Pourtant, c’est plus facile qu’on pense. J’en parlais ce matin avec Marie-Claude Barrette qui remplace Isabelle Maréchal au 98,5 FM. Voici un complètement à ma chronique.

Nos déchets sont constitués de 40 % de matières organiques. Après le recyclage, le compostage est le geste concret qui met son sac-poubelle au régime. Les matières organiques, une fois dans les sites d’enfouissement, émettent des biogaz en se désintégrant dans le sol. Les sites doivent les gérer. La décomposition de ces matières produit aussi du lixiviat, ce fameux jus de poubelle. Et finalement, les déchets organiques sont responsables des odeurs qui s’échappent des sites. En compostant à la maison, on évite ces inconvénients, on réduit la grosseur de ses poubelles et on fabrique son propre compost au lieu de l’acheter à fort prix dans les centres de jardinage.

Que faire pour commencer ?
On s’informe des principes de base, puis on demande à sa municipalité si elle subventionne l’achat de composteurs.

Est-ce que tout le monde peut composter ?
Oui, mais ce sera beaucoup plus facile si vous avez un jardin, même petit. On peut composter sur un balcon ou dans sa cuisine, mais ça demande plus de temps et de doigté. les gens qui n’ont pas de jardin peuvent vérifier s’il existe des centres de compostage communautaire, il en existe plusieurs à Montréal. Vérifier avec les éco-quartiers. On peut aussi amener ses résidus de cuisine chez des amis qui compostent.

Dois-je prendre un atelier ?
Ce n’est pas nécessaire pour le compostage domestique à l’extérieur, mais fortement recommandé pour le vermicompostage. Il faut cependant montrer à tous les membres de la famille ce qu’on autorise dans le compost et ce qu’on y interdit.

Où dois-je placer mon composteur ?
Dans sa cour, son jardin, facile d’accès. On préfère mi-ombre, mi-soleil.

Dois-je préparer la surface avant de l’installer ?
Non. On place son composteur directement sur le sol.

Quels sont les éléments à disposer dans le composteur ?
On y met ce qu’on appelle des matières vertes et brunes. On peut commencer par un peu de terre du jardin pour y ajouter les insectes nécessaires à la décomposition.

Quelles sont les matières vertes ? Plantes et fleurs non séchées, résidus de fruits et légumes, marcs cafés, filtres, poche de thé, poils d’animaux, coquilles d’œufs, légumineuses, pain, pâtes.

Quelles sont les matières brunes ? Les feuilles, la paille, plantes séchées, brindilles, branches coupées, gazon sec, grains de céréales crus ou cuits, copeaux et sciures, foin, épis de maïs séchés et coupés, papier journal (encre noire seulement), papier essuie-tout (non blanchi).

Y a-t-il des choses qui ne doivent pas aller dans le composteur ?

Viande, poisson, produits laitiers, gras, huile. Feuilles de rhubarbe, chêne et noyer. La cendre, la litière des chats, les excréments. Le contenu des sacs d’aspirateurs et charpies de la sécheuse, car cela contient trop de résidus synthétiques. Les mauvaises herbes comme l’herbe à puce, à poux. Les végétaux très malades.

Comment remplir le compost ?
On fait une sorte de lasagne. Lorsqu’on y jette nos matières vertes, on les recouvre toujours d’une couche de matières brunes. La proportion moyenne est deux volumes de matières brunes pour un volume de matières vertes.

Comment doit-on entretenir son compost ?
Deux actions sont importantes pour l’entretien : aération et humidité
La décomposition des matières se fait grâce aux insectes qui ont besoin d’eau et d’air. Il faut donc mélanger le contenu du composteur aux deux semaines en moyenne, avec un aérateur.
Par ailleurs, le compost doit être légèrement humide sans être détrempé. La fréquence d’arrosage dépend de la température ambiante, de l’emplacement, des matières.

Comment prévenir les mauvaises odeurs?
On ne met pas exclusivement les résidus de cuisine. On ajoute toujours des résidus du jardin. On recouvre chaque nouvel apport de matières vertes par des matières brunes. On ne met jamais de viande, produits laitiers et oeufs.

Que faire lorsque les mauvaises odeurs apparaissent?
Une odeur indique un problème. En général, le compost est trop humide.

Puis-je composter si je vis en appartement ?
c’est un type de compostage beaucoup plus difficile qui demande une bonne connaissance. Aussi, il ne faut pas être dégoûté par les vers de terre. Ce n’est vraiment pas pour tout le monde. Il faut être très motivé et il est nécessaire de prendre un atelier.

Autres solutions. Certaines villes proposent le service gratuit de collecte des matières organiques. À Montréal, une compagnie, Compost Montréal, offre le service de collecte résidentielle. Le coût est de 5 $ par semaine.

Puis-je continuer le compost en hiver ?

Tout à fait. On continue la lasagne.

Quels sont les outils du parfait composteur ?
Un Aérateur à ailettes qui coute entre 25 et 30 $
Un contenant fermé dans la cuisine pour stocker les résidus de cuisine, un vieux pot fait l’affaire
Un contenant pour les matières brunes
Un composteur ou deux (préférable) : plusieurs modèles existent. Ils sont en plastiques ou en bois, ont des côtés rigides et aérés, sans fond avec un couvercle étanche et un système pour la récolte, plus ou moins grands.

Il existe des composteurs rotatifs qui ne sont pas en contact avec le sol. Lili Michaud ne les recommande pas, car ils sont très chers (environ 200 $) et de capacités réduites. Ils peuvent cependant accommoder les personnes qui n’ont pas de jardins et une grande terrasse.

Quand on récupère le compost, on peut le tamiser s'il y a encore des matières non décomposées. Si on fonctionne à deux compostières, aucun besoin de tamiser. Car c'est du travail. Mais le jardin adore ce compost


Pour aller plus loin
Un livre indispensable : Tout sur le compost, le connaître, le faire, l’acheter et l’utiliser, Lili Michaud, Éditions Multimondes

Le compostage dans les écoquartiers de Montréal.

Compost Montréal

Le résultat : du bon compost totalement gratuit ! Ceci est le résultat de deux compostières qui ont travaillé durant plus d'un an.

J'aime les vers, ils sont les bienvenus dans mon compost... Et il y en a beaucoup. Tant mieux.

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J’aurais voulu être une pilote de F1… mais je suis une femme… (AJOUT)

Verra-t-on un jour une femme sous ce casque ? Photo : Cécile Gladel

Périodiquement, quelques femmes ont tenté leur chance en Formule 1. Un article dans la Presse en fait la liste et a réveillé mon vieux rêve. J’ai toujours voulu être journaliste. Aucun autre métier n’a attiré mon attention. Jamais. Sauf un. J’aurais voulu être une pilote de F1. Vraiment.

On comprend que mon premier métier de rêve a été plus facile à réaliser que le deuxième… Je n’ai jamais eu le début d’une chance de percer en F1. Mes parents n’avaient pas les moyens de me payer du karting. Pourtant, j’habitais en Auvergne, proche de Clermont-Ferrand, la ville de Michelin. Mon père m’a seulement permis de piloter le tracteur très jeune, maigre consolation, de gabarit différent d’une formule 1, puis m’a appris à conduire une « vraie » voiture dès l’âge de 14 ans. Bonheur ou torture, puisque je ne pouvais conduire « sur la route » avant d’obtenir mon permis, quelques jours à peine après mes 18 ans. Autant vous dire que je piaffais d’impatience, en parcourant les chemins de terre autour de chez moi… et quelques rares incursions sur la route. Sans permis. Vive la campagne.

Plus de 30 ans après le début de ma passion pour la F1, les femmes en sont toujours exclues. Sauf pour la décoration. Les femmes sont largement utilisées pour les publicités en tout genre. La pitoune fait encore les jours heureux des chars. Pourtant, les femmes s’intéressent à la Formule 1 comme sport tel que le démontre le site Femin-F1 que j’ai découvert il y a deux ans.

C’est vrai que des femmes se pointent dans les écuries dans des postes autres qu’attachée de presse. Mais on présente encore la grille de départ avec des pitounes légèrement habillées à titre de porteuse de drapeau, pendant que quelques femmes sont ingénieures, directrice d’écurie et autres.

Ne nous y trompons pas, malgré ces quelques avancées, on est loin du moment où une femme fera son entrée en F1. Alors que les hommes y font leur apparition dès l’âge de 20 ou 21 ans parfois, Danica Patrick, pilote de Indy depuis plusieurs années, semblent devoir faire ses preuves à la dure avant de penser peut-être intégrer la reine des courses automobiles.

Dans l’article de la Presse, le patron du Grand prix du Canada, François Dumontier, pense que la résistance physique des femmes a joué dans leur absence. Je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est une raison facile et une bonne excuse. Une excuse acceptable dans les cas de force physique. Mais la résistance physique qui est primordiale en F1 et non la force physique (les pilotes de F1 sont assez petits et minces) ? J’en doute. Je crois que les femmes sont pratiquement aussi résistantes que les hommes. La preuve ? Les temps des femmes dans les marathons et les longues distances se rapprochent des hommes.

Au contraire, il semble que les femmes qui ont tenté leur chance en F1 n’ont jamais eu la moindre chance de faire réellement leurs preuves à cause d’une voiture beaucoup moins compétitive que celles dont bénéficient les hommes. On ne leur a jamais donné la chance de montrer leur talent de pilote. Prenez Michael Schumacher et ses performances cette année. Il n’a pas le même type de voiture qu’à l’époque de sa domination avec Ferrari. Il ne gagne pas. On aurait déjà montré la porte à une femme qui donnerait le même type de performance.

Bref, si on donnait la même chance aux jeunes femmes qu’aux jeunes hommes qui arrivent en Formule 1, ce serait plus équitable. Un jour, peut-être qu’une écurie voudra profiter des retombées marketing de l’arrivée d’une femme qui fera plus que de participer aux qualifications. Quand est-ce que Danica Patrick ou une autre fera une saison complète en F1 ?

En attendant, voyez le reportage de Philippe Crépeau de Radio-Canada sur mon amie Katia Bohémier qui est l’une des seules femmes commissaires de la FIA au Québec et sur le circuit de F1. Katia occupe de poste bénévole depuis 12 ans. Je parlais d’elle et de son rôle il y a trois ans.

AJOUTS
J’ajoute ce site britannique, Girl racer sur les femmes en course automobile.

J’ajouterai aussi la pilote de rallye française, Michèle Mouton qui a gagné plusieurs rallyes dans les années 80 alors qu’elle était en compétition contre des hommes.

Autres billets sur les femmes et la F1
Montréal et la F1: un mariage gagnant, mais pas pour les femmes.

Le Bixi ou le vélo vont au Grand prix de Formule 1 (MàJ)

Le parc fermé des Bixi prêt à être emprunter

Il est plus facile qu’on le pense d’aller assister au Grand prix de Formule 1 du Canada en bicyclette, la votre ou le Bixi puisque le parc Jean-Drapeau est accessible en vélo. Je l’ai testé pour la première fois ce samedi pour la session des qualifications. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas utilisé ce moyen de transport avant. Rapide, facile et évite l’interminable attente pour le métro.

Si vous n’avez pas le vertige (la piste cyclable du pont Jacques-Cartier est suspendue au-dessus de l’eau et assez étroite), c’est beaucoup plus rapide et agréable que le métro. Malheureusement, il est impossible de prendre le pont de la Concorde. Les policiers vous barrent la route.

Pour ceux qui veulent utiliser le Bixi, rien de plus simple. La compagnie a prévu le coup : une station dépôt. Le stationnement est devant l’entrée du métro. Ne vous inquiétez pas de ne pas trouver de place dans les supports à vélo, des employés vous attendent pour enregistrer votre retour et stationner le Bixi dans ce « parc fermé » qui peut en contenir une centaine.

Pour repartir, une fois les festivités terminées, les employés sont toujours là pour enregistrer votre départ et aider les nombreux touristes qui ne savent pas comment ça fonctionne. Lors de mon passage, environ 1 h 30 après la fin des qualifications, il ne restait qu’une quinzaine de Bixi. Des amateurs de F1 américains s’offraient justement le retour vers la ville en vélo. Pour les avoir croisés à leur arrivée endiablée et joyeuse sur la piste du pont, j’espère qu’ils savaient où se situait les freins, car la piste est étroite. Leur enthousiasme était aussi bruyant et visible que le verre de bière que l’un d’entre eux terminait !!! Savaient-ils qu’il est aussi interdit de pédaler que de conduire en état d’ébriété?

La piste cyclable en direction de Longueuil était aussi ouverte. Mais sur le site de la société des ponts, on indique qu’elle est fermée durant la période du Grand prix. À vérifier. Mais il n’y a pas de stations Bixi à Longueuil. Il faut donc utiliser son propre vélo.

La piste du pont Jacques-Cartier ne pourrait accueillir des milliers de cyclistes, trop étroite et partagée avec les piétons

Pont de la Concorde interdit
Malheureusement, la police de Montréal empêche l’accès au parc Jean-Drapeau en vélo par le pont de la Concorde. Un ami s’est fait revirer de bord vendredi. L’un des employés de Bixi m’a souligné que l’accès devait être ouvert, mais que finalement la police aurait décidé de le fermer aux vélos. À vérifier. Manque de communication ou problème de sécurité ? Dommage, car le pont de la Concorde est beaucoup plus facile d’accès pour les cyclistes, pour ceux qui sont moins en forme ou qui ont simplement peur d’utiliser la piste du pont Jacques-Cartier, et plus proche du centre-ville.

La STM mousse son côté écolo
Ne perdant pas le nord, la STM (Société des transports de Montréal) mousse son côté écolo en publicisant de manière imagée le montant de CO2 non généré par l’utilisation des transports en commun. Intéressant. Est-ce efficace ? Ça permet au moins de visualiser les quantités de CO2.

Le ballon de CO2 qui flotte sur la station de métro du parc Jean-Drapeau

 

La version portable de la publicité de la STM

Publicité volante pour les pompiers
Les pompiers de Montréal ont fait fi des montants de CO2 engendrée par la publicité volante en faisant circuler un message. Est-ce pour les touristes, le maire Tremblay ou les citoyens de Montréal ? Il est vrai qu’avec le montant de pollution générée par les voitures de Formule 1, autant en profiter pour saturer le ciel…

Et pour parler de Formule 1, l’objet de tous ces déploiements, voici quelques secondes de ce que j’ai vu cet après-midi. Attention, mettez vos bouchons !!!

Écolo la F1?

Chaque fois que je mentionne ma passion pour la Formule 1, une voix s’élève pour noter cette incompatibilité totale. Chaque fois, je souligne que je suis comme tout le monde, que je vis bien avec mes paradoxes. Que je n’ai jamais caché cette passion. Je la mentionne dans les premières pages de mon livre.

Comme je l’ai souvent écrit, je ne suis pas naïve et je connais bien les effets d’une Formule 1 sur l’environnement. Je suis très consciente aussi que le monde de la Formule 1 est un monde de consommation et de gaspillage honteux. Un monde qui devrait faire plus. Certains le font. La Formule 1 commence tranquillement (trop tranquillement, comme le monde entier d’ailleurs) à virer au vert.

Mais il y a une chose dont l’organisation du Grand Prix du Canada peut se vanter. C’est d’avoir été le premier à faire trier ses poubelles et favoriser le recyclage. Car le consortium Écho Logique travaille avec le Grand Prix depuis 2003. On parle aussi de compostage en 2011. Bien, même si on préfère toujours plus tôt qu’un peu tard. Surtout que dans les loges VIP, le Paddock et tout, on m’a toujours dit que le gaspillage était assez présent.

La F1 est aussi la cible idéale pour ceux qui veulent donner des leçons. Car avant de critiquer le grand prix comme je le lis encore ce matin dans la Presse, on pourrait envisager mille et une actions politiques. Le grand prix c’est à peine une semaine par année. C’est un événement international qui met Montréal sur la map. Ce sont des retombées pour l’industrie touristique. C’est mondial, tout simplement. Et ce n’est pas en éliminant cet événement que l’on va sensibiliser des milliers de Québécois et nos gouvernements à adopter de véritables politiques de développement durable.

C’est de bon ton de critiquer le côté pas écolo du grand prix, avec raison. Mais si la F1 vire tranquillement au vert, ça pourrait bénéficier à toute l’industrie automobile. La F1 est un laboratoire qui permet de tester la technologie. Si on imposait des critères de diminution de consommation d’essence, de récupération de l’énergie du freinage aux ingénieurs qui travaillent en F1, on l’aurait en moins de deux notre voiture super écolo. Car ces ingénieurs sont les meilleurs au monde.

Autres textes en lien avec la Formule 1
Les femmes des joueurs de hockey
L’écurie Honda de F1 championne de l’air pur
Les femmes, la F1 et Katia
Des écolos amateurs de F1

Tour la nuit = embouteillages monstres (MAJ)

L'embouteillage du parc Maisonneuve

C’était un Tour la nuit cycliste hier dans les rues de Montréal. Un prélude au Tour de l’île de dimanche. J’aime et j’ai participé. 20 km dans les rues de la métropole fermées et sans voiture, un délice. Mais à voir les embouteillages et les voitures au pas-à-pas un peu partout en se rendant vers le départ, de nombreux automobilistes ont dû pester contre les maudits vélos. Même les policiers semblaient à bout de nerfs. Sauf les automobilistes le savent et ont aussi la responsabilité de s’informer.

Alors, que fait-on pour éviter cette congestion annuelle ? On dirait que tout le monde se souvient du Tour de l’île de dimanche, mais qu’on oublie le Tour la nuit et qu’on se fait prendre dans la prison des multiples rues fermées. Si je fais du vélo, si je n’étais pas prise dans ces bouchons, ça me préoccupe, car c’est une occasion de plus que l’on donne aux automobilistes de pester contre les cyclistes.

J’imagine que les organisateurs de la Féria du vélo pensent aux meilleurs parcours et solutions pour éviter de fermer des artères principales. Mais en quelques minutes hier, ma rue tranquille et très résidentielle s’est transformée en stationnement. Du jamais vu. C’est que le Tour passait dans mon quartier et que la rue Dandurand était fermée, ainsi qu’une partie de St-Joseph. Pourtant, Rosemont ne l’était pas. Seulement entre Pix IX et Viau.

Manque d’information ?
En écoutant la radio toute la journée ainsi que la télévision, je n’ai pas entendu grande publicité sur les fermetures de rues durant le Tour la nuit. Il faudrait peut-être envoyer des avis à toutes les personnes qui habitent dans les quartiers qui seront touchés ? Car je n’ai rien reçu. Mais est-ce que les organisateurs ont vraiment les moyens financiers de faire un énorme blitz publicitaire ? Ne serait-ce pas vain, car les automobilistes oublieraient ?

Je ne sais pas. On jase là. Y-a-t-il vraiment un moyen pour éviter cette cacophonie automobile ? Faire partir les cyclistes plus tard ? Genre vers 21h ? 22h ? 23h ? Pour en faire un véritable Tour la nuit ?

Responsabilité des automobilistes de s’informer
Ou alors comme le suggère Dumoulin Bicyclettes, les automobilistes devraient aussi avoir la responsabilité d’aller faire une petite visite sur le site de la Féria du vélo pour s’informer des rues fermées. On sait que c’est la fin de semaine du vélo. Faites donc un effort pour éviter les rues fermées. Ce n’est pas une surprise pour les automobilistes. La première fin de semaine de juin est réservé au vélo. Toutes les rues fermées sont sur le site de la Féria. Les automobilistes doivent donc arrêter de plaider l’ignorance et s’informer. Il leur faut prévoir. S’ils oublient, ils ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes.

Autre point. Le jeune cadet qui était placé au coin de notre rue pour diriger et informer les gens ne connaissait absolument pas le quartier et n’avait pas de carte adéquate. Il nous a demandé de l’aide. St-Michel était à quelques rues. Il ne le savait pas. Il ne savait même pas si la rue était fermée. Entre les automobilistes exaspérés et les cyclistes exaltés, il a sûrement fait une crise de nerfs…Bref, manque de coordination…

Le goulot d’étranglement du Parc Maisonneuve
Parlant du Tour de nuit en tant que tel. Nous étions les derniers. Très agréable de ne pas être dans la foule et de pouvoir rouler tranquillement et pas au pas. Sauf le fameux goulot d’étranglement du parc Maisonneuve. De la rue Viau à trois voies de circulation, on passait sur la piste cyclable. Embouteillage monstre. L’objectif était de nous faire passer sous la rue Sherbrooke, puis par le Stade olympique et rejoindre Hochelaga-Maisonneuve. C’était dommage, mais j’imagine inévitable afin d’éviter la fermeture de la rue Sherbrooke, une rue de transit…

Sauf qu’il y a plusieurs accès aux pistes cyclables du Parc…On aurait pu diversifier les accès et éviter l’embouteillage. Mais il nous a permis de relaxer, de jaser, de nous reposer. Car après tout, le Tour de nuit n’est pas une compétition, mais une joyeuse balade dans les rues de Montréal. Des rues qui nous appartiennent totalement pour une rare fois dans l’année.

Un trottoir partagé entre cyclistes et piétons ?

Photo: Cécile Gladel

Les cyclistes sont en danger dans la rue. Entre les portières, les automobilistes qui frôlent, coupent, les autobus, les camions et plus. C’est l’enfer.

Rouler sur le trottoir ? Pourquoi pas, mais il faut que les trottoirs soient plus larges et qu’ils soient séparés en deux. De manière très distincte. J’ai trouvé ce genre de piste cyclables dans le quartier du MIT (Massachusset Institute of Technology) à Boston. Une piste dans le sens de la circulation sur chaque côté du trottoir. Évidemment, ce type d’aménagement ne sensibilise pas vraiment les automobilistes qui continuent à ne pas partager la rue.

Les cyclistes roulaient sur la piste, loin des portières et des véhicules. Les piétons de leur côté du trottoir. Évidemment, il faut un respect mutuel. Les piétons doivent regarder avant de traverser la piste et les cyclistes doivent y rester. Avec les étroits trottoirs de nos villes, ce n’était pas dans les plans des urbanistes. Dommage.

Par ailleurs, autre aménagement pour les cyclistes remarqué à Boston: The Bike Box. Une bande verte est réservée aux cyclistes devant les feux de circulation tels que le montre la photo. Une sorte de zone tampon qui leur permet de partir en premier. Les voitures qui tournent à droite ou à gauche n’ont d’autres choix que de les voir.

Photo Cécile Gladel

Photo : Cécile Gladel