Le libre choix pour l’avortement toujours menacé

Les États-Unis ne sont pas un modèle en matière de libre choix pour l’avortement. Quand on sait le nombre de médecins tués par des radicaux-fous qui tuent alors qu’ils prônent la survie de foetus…Mais bon, ils ne sont pas à une contradiction de plus.

Cette fois-ci, le magazine Bust nous apprend qu’un élu républicain de la Floride ne propose rien de moins que la prison pour les médecins qui pratiquent des avortements. Peut-être mieux que la peine de mort que leur imposent les pro-vie qui les assassinent. La loi est proposée. Elle ne sera sûrement pas adoptée, mais quand même. De quoi je me mêle.

Je le répète. L’avortement n’est pas un choix magique et agréable pour une femme. Sauf que la femme est maîtresse de son corps et elle doit avoir le choix. C’est son corps, c’est à elle de décider. Un point c’est tout. Vous pouvez tout à fait être contre l’avortement, c’est votre opinion, mais vous n’avez pas le droit de l’imposer à quelqu’un d’autre. C’est simple et c’est tout. Et le foetus n’est pas un être humain.

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13 Réponses

  1. Et avant d’inciter les femmes à mener une grossesse non désirée, faudrait peut-être aussi mettre les hommes qui donnent généreusement leur sperme à contribution…

    Si l’on présume que dans un rapport sexuel, la femme porte toute la responsabilité, alors elle devrait pouvoir décider de son destin ensuite. Si des groupes politiques veulent décider pour les femmes, ils devraient conséquemment être responsables des décisions qu’ils prennent à leur place et soutenir les petites familles ainsi créer. Ça serait pas beau ça? Il faut voir le film Citizen Ruth pour réfléchir à la game pro-vie, pro-choix…

    Je me sens Sartienne aujourd’hui.

  2. L’attaque contre ce droit est partout et constant. Il faut d’abord dénoncer les églises qui sont les premiers à vouloir réduire les femmes à la soumission.

  3. C’est très rare que je répond sur des blogues mais je vais dire une chose ici puisque la plateforme est disponible.

    Le débat de l’avortement ne devrais pas en être un du tout. La femme est reine et maîtresse de son corps, tout comme l’homme l’est du sien. Le problème est simple: en disant que les « groupes politiques » devraient gérer la situation, on leur accordent une autorité sur nous et sur nos décisions. On demande au gouvernemaman de nous prendre en main car nous n’en sommes individuellement incapable. Le gouvernement est le corps dirigeant d’une entreprise privée qui n’a absolument aucune autorité sur l’être humain, à moins que celui-ci ne consente à cette autorité. Bien qu’il est pratique d’avoir en place un système de gestion général des services de la masse populaire, c’est autorité est « de facto », et tout être humain sur le territoire dit « canadien » est protégé des décisions dudit gouvernement « de facto ». Si vous ne me croyez pas, voyez l’article 15 du Code criminel Canadien, ensuite, « questionnez-vous sérieusement » aur la raison d’être de cet article. (Ce n’est pas le code criminel du Nigeria là, c’est celui du Canada, il y a donc une raison pour ça.)

    Quand on demande au gouvernement de légiférer, on lui demande de s’occuper de nous parce que nous en sommes incapables, parce que nous sommes des enfants ou des invalides. Nous sommes ce que les avocats définissent en anglais des « ward of court », soit des incapables qui ont besoin d’aide.

    Si j’étais une femme et que je décidais d’avorter une grossesse non-désirée, il n’y aurais absolument AUCUNE autorité en ce monde qui aurait le pouvoir véritable de m’en empêcher. Toute tentative serait contre mon gré, criminelle est simplement inhumaine. Et je prendrais cette décision comme une adulte, et non comme un enfant qui doit demander la permission au gouvernemaman.

    @Nadia: vous avez écrit: « Et avant d’inciter les femmes à mener une grossesse non désirée, faudrait peut-être aussi mettre les hommes qui donnent généreusement leur sperme à contribution…  »
    – SVP, il faut en finir avec ce féminisme acharné. Je suis féministe moi-même, juste pas un féministe hard-core. J’ai pour mon dire que la contraception est une histoire commune, et qu’au lieu de mettre « les hommes qui donnent généreusement leur sperme » à contribution, plutôt mettre les DEUX partenaires à contribution. Ce n’est pas une question de sperme, c’est une question de gros bon sens. Je rappelle qu’il y a des femmes aussi qui parfois ne veulent pas de contraception alors que l’homme en veut. Ce n’est pas parce que j’ai un pénis que je suis automatiquement responsable de tout. La responsabilité se partage de façon égale et équitable.

  4. Pardon pour les trois principales fautes:
    – c’est autorité est « de facto » – CETTE autorité »
    – aur la raison d’être de cet article. – SUR la raison d’être
    – criminelle est simplement inhumaine. – ET simplement

    Je serai plus prudent si prochaine fois il y a.

  5. On dirait que c’est à la mode de faire reculer les droits acquis, comme cette histoire sur les droits d’avortement ou encore le droit des mariages gay que j’ai entendu dernièrement. Avec les fermeture de la chambre des communes à chaque année et le stagnement à agir pour l’environnement et changer les modèle économique peut-être que dans 40 ans nos petits-enfants vont qualifier notre époque de pathétique.

    En tout cas c’est certain que nos voisins du sud sont parfois pas mal extrémiste.

  6. Les auteurs de Freakonomics ont établi un lien entre la baisse subite de criminalité aux États-Unis au milieu des années 1990 et la légalisation de l’avortement en 1974. Ils démontrent aussi que les femmes qui ont recours à l’avortement n’ont pas moins d’enfant, ils les ont seulement plus tard, lorsqu’ils ont les moyens d’offrir un bon foyer à leur enfant.

    Un peu de lecture ne ferait pas de tort à nos élus…

  7. @Daniel – « mettre à contribution », est l’expression que j’ai utilisée, pas « seul reponsable », si vous voulez lire une attaque contre les hommes quand on parle de contribuer, un mot qui veut dire participer à quelque chose, libre à vous 😉

  8. @Nadia: Ah ok, merci, je ne l’avais pas interprété de cette façon 🙂

  9. Laissons un peu de côté la Religion très (trop) présente dans ce pays, et regardons un « droit » acquis lors de la Déclaration d’Indépendance: le port d’une arme à feu. Pourquoi est-ce que quelqu’un aurait-il le « droit » de porter une arme sur lui pour se défendre et tuer n’importe qui alors qu’il se sent en danger? Voir ici que quelques (avec beaucoup de « S ») paranos se promènent avec des armes et peuvent tuer n’importe qui sans même avoir une pensée basée sur la logique d' »est-ce que je suis vraiment en danger, ou c’est juste parce que je ne me sens pas bien? » L’avortement est certainement, comme plusieurs gens l’ont dit dans des commentaires, un combat mondial, pas juste états-unien. Mais tout comme le combat contre le port des armes à feu, n’est-il pas question de tuer un être vivant?

    Si on ne connaît pas la personne, c’est correct de la tuer, alors que si on le porte en son ventre c’est mal? Et si on tournait la chose encore autrement (je crois que je vais semer de la controverse… ne pensez pas que je suis sérieux, faites juste y penser… je croirais aussi que c’est immoral). Alors que de tuer des gens est immoral (on s’entend…), mais si on ne les connaît pas, c’est correct; un foetus, c’est quelque chose de connu, qui porte souvent un prénom et toujours un nom de famille, mais alors que ce n’est qu’un être vivant, sans souvenir, est-ce que de le tuer pour la viande de la même manière qu’on le fait pour tous ces animaux serait correct? « NOOOON! » vont-ils dire; c’est un être humain! Alors que le taux d’homicide aux états-unis est de plus de quatre fois celui du Canada, et qu’on va laisser naître des êtres humains qui vont vivre dans la peine et la souffrance pendant toute leur vie, on vient parler que le Petit Jésus n’aime pas l’avortement… Une autre lutte à n’en plus finir, tant que l’éducation n’aura pas pris la place de la Religion (et non pas de la Spiritualité… qui est très importante pour chacun de nous, même quand déniée!)

  10. Tous ces bons samaritains devraient aller aux Philippines ou bien le Brésil pour adopter les enfants qui s’alimentent des ordures qu’ils trouvent dans les dépôts municipaux. On sait que parfois la montagne des ordures a fini par s’écouler et tuer pas mal d’enfants.
    Sûrement si les hommes tombaient en ceinte la situation serait bien différente.
    J’imagine que les naissances sont plus abondantes dans les pays pauvres. Serait-il de fou penser que c’est une façon de s’assurer de la main d’œuvre a exploiter?
    Lorelee

  11. Il faut toujours un républicain pour nous faire la morale.
    Vous souvenez vous le républicain marié qui était contre les homosexuels et la police l’a détenu dans une toilette publique qui sert aux rencontres homosexuels? Il semble que l’individu ouvre les jambes pour toucher la personne qui se trouve dans l’autre compartiment et le faire savoir qu’il veut avoir des rapports. Quand la police lui questionne il dit qu’il avait des problèmes à évacuer et il lui fallait ouvrir bien les jambes. Il y a eu quelques cas d’homosexualité chez les républicains même il y a eu un pasteur et tous, font semblance d’être très agressifs envers les homosexuels.
    On ne questionne pas leur homosexualité ou de comment ils veulent vivre leur vie, mais de l’hypocrisie de vouloir paraître ce qu’on n’est pas et surtout de se permettre en plus de donner de leçons de moral aux autres.
    Lorelee

  12. Trop de gens confondent un Droit collectif et une utilisation d’un Droit individuel. L’avortement doit demeurer légal, de toute façon, les femmes ont de tout temps avorter au besoin, souvent lorsque dans l’illégalité dans de très mauvaises conditions, parfois même au péril de leur vie.

    Une fois la partie légale réglée, chaque femme (ou je pourrais dire chaque couple, mais avec le dernier mot à la femme) est libre et responsable de sa situation, et aura d’ailleurs à vivre avec sa concience après le fait. Chacun et chacune devrait ensuite se dire: est-ce que moi je pourrais vivre, selon mes valeurs et croyances, avec l’idée d’un avortement?

    Je lisais récemment que certains protagonistes de droite sont si convaincus que leurs valeurs sont les meilleures pour la société qu’ils sont prêt à tout pour les « partager » de force (avec lois, interdictions et armes si il le faut!).

  13. Il semble que nous nous entendons tous sur le fait que la femme à le droit à l’avortement, par contre je ne suis pas d’accord avec la phrase « L’avortement doit demeurer légal ». Il n’a pas à être légal, il n’a « qu’à être ». De dire que c’est « légal » stipule qu’on donne le pouvoir au gouvernement de décider à la place de la femme. Il n’a pas sa place dans le processus décisionnel. La femme n’a pas a demander la permission à -=PERSONNE=-, que ça soit un inconnu ou Mouton Insignifiant.

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