Les hommes préfèrent les jeunes

Les hommes préfèrent les femmes plus jeunes. Chaque fois que je souligne cet état de fait, on me dit souvent que l’âge n’a pas d’importance, que ce n’est pas forcément vrai. Je reste toujours sceptique et les chiffres trouvés dans ce billet de Oktrends, le blogue de Okcupid, une site de rencontre, me donne raison. C’est mon amie et collègue Stéphanie Lalut qui a trouvé cette perle de billet.

En fait, en parcourant le billet et regardant les chiffres, je me rends compte que la situation est pire que je pensais. Plus les hommes vieillissent, plus ils s’intéressent à des femmes de plus en plus jeunes.

Les graphiques qui montrent les écarts d’âge des femmes qui intéressent les gars sont surprenants. Les hommes sont prêts à sortir avec des filles beaucoup plus jeunes, mais pas plus que 3-4 ans plus vieilles qu’eux.

On le voit dans ce graphique ci-dessus. L’exemple qui est donné dans le billet: un homme de 31 ans est prêt à sortir avec une fille de 9 ans plus jeune, mais seulement 4 ans plus vieille. Et voici la cerise sur le sundae: «This skewed mindset worsens with age; the median 42 year-old will accept a woman up to fifteen years younger, but no more than three years older.» (un homme de 42 ans va accepter de sortir avec une femme de 15 ans plus jeune, mais jamais plus que 3 ans plus vieille).

Pour comparaison, voici les préférences des femmes en ce qui concerne l’âge des hommes. Très différent. Même si on voit que plus une femme vieillit, plus elle s’intéresse à des hommes plus jeunes elle aussi.

Finalement, peut-être qu’en vieillissant, hommes et femmes s’intéressent aux plus jeunes afin de conserver un bout de jeunesse ? Mais pourquoi est-ce si flagrant pour les hommes ? Pourquoi est-ce que l’âge est si important ? Il est vrai qu’il est généralement imprimé sur notre visage, difficile de mentir.

Ce que je retiens, c’est que les femmes célibataires qui vieillissent ont de moins en moins de chances de trouver l’âme soeur, à part si elles s’intéressent aux hommes de 20 ans plus vieux. On rit souvent des femmes qui ont des conjoints beaucoup plus vieux, sauf qu’il semble que ce soit peut-être plus naturel que l’on pense.

Discussion sur la haine sur les blogues (ajout)

Très intéressante discussion chez Christiane Charette en compagnie de Patrick Lagacé (qui a souligné que j’étais sa première patronne- au journal étudiant de l’Université d’Ottawa, La Rotonde-…ça ne rajeunit pas), Jean-François Lisée, Pierre Trudel et Jérôme Lussier sur la haine que l’on trouve sur les blogues. Anonymat ou non, grosse question. J’étais la seule femme qui participait. La discussion peut être écoutée ici sur le site de Christiane Charette. Ne regardez pas la photo, je me suis couchée tard et j’étais fatiguée. J’aurai dû mettre plus d’anticernes !!!

L’anonymat engendre bien des dérapages, mais j’abonde aussi dans le sens de Jérôme qui souligne que l’anonymat permet à certaines personnes de dire bien des choses, car la liberté d’expression est un leurre dans notre société. Sauf que je refuse l’anonymat qui permet d’insulter, de vomir sur les immigrants et les femmes et bien d’autres déchets que l’on trouve sur les blogues. L’anonymat pour déverser sa haine, ses frustrations est très inquiétant. J’en avais d’ailleurs amplement parlé ici dans un précédent billet après un dossier de Louise Leduc sur le sujet dans La Presse.

Le point que j’ai amené et qui a surpris mes collègues, qui n’ont pas vraiment sympathisé, est la haine sexiste envers les blogueuses. Normal, ils ne le vivent pas, mais j’aurai aimé un peu plus de compréhension de leur part. Je le vis, Marie-Claude Lortie le vit, Emma Waverman lorsqu’elle a parlé des femmes mariées qui prenaient le nom de leur mari et plein d’autres blogueuses ici au Québec, en France, et aux États-Unis. Le sexisme est bel et bien présent encore dans notre société et se reflète dans les commentaires hyper paternalistes, insultants et méprisant que nous recevons, nous les femmes blogueuses.

Une femme qui donne son opinion sera frustrée, mal baisée, sous l’influence de ses hormones et j’en passe. Tandis que le commentateur va seulement discuter avec le blogueur qui exprime son opinion. Un gars c’est normal, pas une fille. Évidemment, je généralise. Mais je le ressens souvent sur le web. L’anonymat permet à tous les masculinistes frustrés de s’exprimer. Leur violence latente m’inquiète beaucoup.

AJOUT: je réécoute la discussion et je me demande si Jérôme Lussier n’a pas raison: en laissant les commentaires racistes et sexistes à l’état brut, on montre la réalité de la société. Je vois par les commentaires que plusieurs ne réalisent pas le sexisme latent et violent envers les femmes dans les blogues. Mon bémol: tant que ces commentaires expriment une opinion sans manquer de respect et insulter, laissons les passer…Pourquoi pas.

AJOUT2: On ne l’a pas mentionné durant la discussion, mais Radio-Canada est un bon exemple de modération très active. Car tout ce qui est publié est lu avant publication et modéré. Il y a aussi une nétiquette à respecter qui est très claire. On doit aussi s’identifier et donner un courriel, même si les gens peuvent bien donner le nom qu’ils veulent.