Le lave-vaisselle plus écologique?

Étant nouvelle propriétaire d’un lave-vaisselle, je me fais poser des questions par mes amis sur les vertus écologiques des lave-vaisselle. Plus ou moins écolo que le lavage à la main ? Bonne question. Selon ma méthode (pas très écolo) de lavage à la main en laissant couler l’eau (oui je sais, mais je ne suis jamais arrivée à me corriger), le lave-vaisselle me permettra d’économiser de l’eau, de l’électricité (il en faut pour chauffer l’eau) et surtout du temps. Je déteste faire la vaisselle et je la laisse traîner dans l’évier. Terminé. Pour ces raisons, l’investissement de l’achat de ce lave-vaisselle certifié Energy Star me comble de bonheur et sera plus écologique.

Selon l’étiquette EnergyGuide, le lave-vaisselle que j’ai choisi consomme 313 kWh par année, ce qui équivaut à 33 $ d’électricité pour les personnes comme moi qui chauffent l’eau à l’électricité. Ce calcul est une moyenne selon les tarifs d’électricité de 2007 et quatre lavages par semaine. Ce que je ne sais pas, c’est si ce calcul inclut le séchage. Car c’est une option qu’il n’est pas conseillé d’utiliser, puisque cela permet d’économiser l’électricité et de rendre son achat plus écologique.

Évidemment, pour obtenir des comparaisons complètes et sérieuses, il aurait fallu que je calcule le coût de l’électricité dépensée pour chauffer l’eau utilisée lors de la vaisselle à la main. Également le nombre de litres d’eau utilisés. Selon le site belge, Ecoconso, le lavage à la main utilise 18 litres d’eau alors que le lave-vaisselle n’utilise que 13 litres. Surtout s’il est récent. Mais il ne vaut pas oublier l’électricité que consomme le lave-vaisselle…Devrions-nous tenir compte du temps économisé aussi ?

Le problème principal (outre l’utilisation du séchage) du lave-vaisselle est les détergents utilisés. Trop souvent, leurs propriétés chimiques sont une source de pollution, en particulier les phosphates qui permettent de nettoyer la vaisselle sale, mais restent une cause des algues bleues. Trouver un produit sans danger pour l’environnement, donc sans phosphates, mais efficace, est un défi.

L’an dernier, j’avais écris un billet sur les détergents écologiques pour lave-vaisselle. Il semblait que c’était un problème pour plusieurs utilisateurs. L’émission l’Épicerie avait fait des essais. Les pastilles Écover avaient remporté la palme. Me promet de les essayer. Je trouve ça dommage que les vendeurs de lave-vaisselle offrent des échantillons de produits peu écologiques. Par ailleurs, est-ce bien utile d’utiliser un agent de rinçage ?

Il existe une étude de l’Université de Bonn qui souligne que le lave-vaisselle est plus écologique, mais elle a été commandée par des fabricants de lave-vaisselle, donc à prendre avec des pincettes car pas indépendante.

Pour dire hors de tout doute que le lave-vaisselle est plus écologique, il faudrait examiner la manière de faire la vaisselle de chaque personne. N’oublions pas que même si on ne fait pas couler l’eau, on doit rincer (quoique certains évitent cette étape) et remplacer l’eau de lavage parfois…Bref tout dépend, mais je crois qu’en général, le lave-vaisselle est plus écologique. Surtout si on le remplit à pleine capacité, ce qui devrait toujours être le cas.

Le nec plus ultra et écologique pour l’avenir ? Un lave-vaisselle à la vapeur pour consommer encore moins d’eau. On y arrivera, si les détergents peuvent arrêter de polluer l’eau…

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La rue Masson deviendrait piétonne cet été?

Une petite nouvelle très intéressante sur RueMasson.com. Le fait que la rue Masson, artère principale du Vieux-Rosemont à Montréal deviendrait piétonne cet été. Après la rue Sainte-Catherine, ce serait la deuxième artère à être réservée aux piétons à Montréal (à part bien entendu la rue Prince-Arthur qui est piétonne en permanence).

En ville les rues piétonnes permettent aux marcheurs (et pourquoi pas aux cyclistes) de se réapproprier l’espace normalement réservé aux automobilistes. N’est-ce pas une nouvelle manière de voir la ville ? Une façon plus humaine et plus écologique ? Connaissez-vous d’autres villes qui piétonnisent ?

Quand Libération commet un impair (MAJ)

Dans mes souvenirs, Libération était un journal de qualité. Quand j’ai vu cette photo via le Twitter de Denis Coderre puis le blogue de Patrick Lagacé, je n’ai pas tiqué. J’ai cependant réalisé l’impair commis par Libération en lisant la légende sous la photo: ««Oh non! J’ai perdu mon portable!» La patineuse canadienne Joannie Rochette se blesse à la hanche lors du programme court, mardi. (Photo Reuters)»

Malheureusement pour la personne qui a écrit cette légende, elle a une mauvaise source…Tout le monde sait (enfin au Canada), mais pas à Libération, que Joannie Rochette pleurait sa mère décédée en terminant sa routine du programme court.

Je me souviens d’avoir lu de telles légendes de photos dans les tabloïds genre Voici, National Enquirer, mais dans Libération ?

MAJ: il semblerait que Libération ait retiré la photo. Sauf que j’en ai trouvé une autre qui n’est pas aussi grave, mais qui démontre tellement le « machisme » français. Sous la photo de deux membres de l’équipe canadienne de Curling avec un bouquet de fleurs, on peut lire ce commentaire: ««Le patron a dit qu’on méritait un bouquet parce que le ménage était nickel!» Les Canadiennes Cori Bartel et Cheryl Bernard après leur victoire face à la Russie en curling. (Photo Reuters)»
L’ensemble des autres photos et surtout leurs commentaires sont d’un humour assez douteux. Indigne d’un grand journal comme Libération non ?

Pourquoi tout ce déluge sur le deuil de Joannie Rochette?

Tout le monde ne parle que d’elle et veut penser à sa place. Son immense deuil est devenu celui de tout le Québec et le Canada. Je vais me faire crucifier, mais je trouve qu’on en fait un peu trop, j’éprouve un malaise devant ce déluge de mots, de couverture, de tout. J’ai l’impression qu’on lui vole son deuil, que tout le monde se l’est approprié. Trop de familiarité. Dans ces moments, la retenue et le silence est parfois préférable, tout en soulignant sa sympathie bien entendu. Qu’on ne se trompe pas, je compatis totalement et complètement avec Joannie Rochette qui vit un immense drame soudain. Mais ne l’élevons pas trop vite au rang d’héroïne de la nation. Ce n’est que les Jeux olympiques, ça reviendra, pas sa mère.

Je trouve qu’on exagère notre compassion qui est un peu égoïste. On exagère notre familiarité avec notre patineuse vedette. En même, on essaye de deviner ses besoins, de penser à sa place, certains la juge, juge sa peine, son deuil. STOP. Et on a Pierre Foglia qui souligne qu’elle devrait se débarrasser de tout le monde qui l’entoure. Ça dépend. Il a eu besoin de solitude, elle a besoin d’autres choses. Chacun sa manière. Personne sauf Joannie Rochette sait ce qu’elle ressent et ce dont elle a besoin. Arrêtons de lui mettre des mots et des pensées dans la bouche !!! (Oui je sais, peut-être qu’elle a besoin de ce déluge, je pense à sa place, et j’en parle aussi)

En même temps, pour avoir perdu mon père de manière subite, je pense (car je ne peux me mettre à sa place) qu’elle doit vivre des montagnes russes d’émotions. Mais je ne vais pas élaborer plus et comparer, car je crois que chaque personne vit son deuil de manière personnelle avec les différentes étapes (tristesse, colère, déni, acceptation qui nécessitent de 6 mois à 4 ans) . Certains ont besoin de solitude, d’autres d’être entourés. Le meilleur moyen d’aider une personne en deuil est de lui faire savoir qu’on est présent, qu’elle peut compter vraiment sur nous. J’insiste sur le mot vraiment, car parfois on lance des promesses en l’air que l’on est incapable de tenir. Surtout quand la mort frappe et que beaucoup ne savent comment réagir face à la mort et sont très mal à l’aise. Soyons naturels sans trop forcer. Et surtout ne pas oublier qu’un deuil ne se règle pas en trois semaines…

Je ne suis pas surprise de l’avoir vu livrer une excellente performance hier soir. Sa performance était superbe, mais on sentait sa tristesse immense. Ce qui m’a touché, ce sont ses larmes à la fin. Chaque personne qui a perdu un père ou une mère aura revécu son propre chagrin avec elle.

Dans ma catégorie, je peux dire que j’ai livré le texte de ma vie lorsque j’ai parlé de mon père à ses funérailles. La comparaison est sûrement boiteuse, je m’en moque. Je ne parlerai pas d’elle, je ne suis pas à sa place, alors je parle de moi, égoïstement et narcissiquement. Car les autres deuils nous ramènent toujours aux nôtres.

Je reste persuadée que mon père m’a donné le courage de le faire comme la mère de Joannie Rochette lui l’a donné hier soir. C’est inexplicable cette force qui a totalement séché mes larmes cinq minutes avant que je ne prenne la parole et qui m’a permis de m’exprimer pendant 10 minutes sans jamais avoir un sanglot dans la voix et en faisant rire l’assistance. C’est ainsi. Parfois, les larmes savent attendre.

Mais sur Twitter, ma collègue Marie-Julie Gagnon pose une bonne question. Pourquoi ce deuil nous touche tant?

Les journalistes ne sont pas des rédacteurs publicitaires (mise à jour)

Mes collègues David Patry, Paul Journet et Julien Cayer ont souligné une nouvelle de Quebecor Média sur Twitter. L’empire lance deux nouveaux hebdos sur la Rive-Nord de Montréal (c’est la nouvelle) en soulignant à gros traits que le nouveau modèle d’affaires veut que les journalistes et l’équipe de vente travaillent de pair au sein des deux publications. DANGER. DANGER.
(mise à jour) Finalement, la phrase est mal comprise. Quebecor signale que les rédactions et les équipes de vente des deux journaux vont collaborer, mais les rédactions et les équipes de ventes publicitaires restent donc séparées et respecteront l’éthique journaliste.

Dans tout média qui se respecte, la rédaction et l’équipe des ventes publicitaires doivent être séparées. Évidemment, ce n’est jamais très facile et c’est une bataille de tous les jours.

J’ai travaillé trois ans dans un hebdo de l’Est ontarien, L’Express d’Orléans et quelques hebdos qui à l’époque appartenait à Publications Dumont avant de se retrouver dans le giron de Transcontinental. Les vendeurs de publicité essayaient toujours de vendre leur publicité en promettant des articles. Sauf que la rédactrice en chef aidait de son équipe de journalistes résistait toujours. Les vendeurs faisaient donc de fausses promesses. Mais la bataille était toujours ardue pour faire comprendre aux vendeurs de publicité que la rédaction était INDÉPENDANTE.

J’ai retrouvé le même problème quelques années plus tard à Montréal dans une publication qui n’appartenait pas à un grand groupe, mais un indépendant. Un problème qui est généralisé et qui n’est pas seulement l’apanage des petits médias et des journalistes indépendants comme parfois on tend à le croire. Par ailleurs, si les syndicats sont une barrière dans les grands médias pour s’opposer à de telles pratiques, ils n’ont jamais empêché le Journal de Montréal de pratiquer la convergence à outrance, même avant le lock-out.

Pourquoi c’est un problème ? C’est évident. On demande à grands cris l’indépendance des journalistes et de nombreuses personnes en doutent. Imaginez, si en plus de nos opinions (tous les êtres humains ont des opinions), de nos liens (on a tous des amis, des connaissances), on est soumis aux besoins publicitaires…

Je suis totalement contre cet aspect. Le journaliste n’est pas un rédacteur publicitaire. Il n’a pas à être en lien avec l’équipe des ventes. Il n’a pas à savoir que telle ou telle compagnie a acheté de la publicité. Lorsque j’écris un article, je choisis mes sources selon leur pertinence, je ne me demande jamais si mon interlocuteur a acheté de la publicité.

AJOUT: Ce qui souligne Fagstein, c’est que la naissance de ces deux hebdos viendraient alimenter QMI, l’agence de Quebecor et possiblement le Journal de Montréal.

Alain Goldberg devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche

Le commentateur du patinage artistique, Alain Goldberg a encore fait sursauter plusieurs personnes ce soir lors de la compétition de danse, quand il a fait un commentaire sur la « taille » d’une patineuse française qui vient d’accoucher. Alors qu’il s’est déjà mis à dos les gais lors de son commentaire sur Johnny Weir, qui ne serait pas un bon modèle, il recommence.

Ce soir, la patineuse française, Isabelle Delobel et son partenaire, participaient à leurs derniers Jeux olympiques. Multiples champions de France, champions d’Europe et du monde en 2008, le duo participe aux olympiques, même s’ils n’ont pas eu tout l’entraînement nécessaire.

Pourquoi ? Car Isabelle (qui est née en Auvergne à Clermont-Ferrand) a accouché le 1er octobre dernier d’un petit garçon. La Québécoise Marie-France Dubreuil a servi de doublure pour qu’Olivier Schoenfelder puisse pratiquer la chorégraphie. Car la chorégraphie du couple était l’oeuvre de Dubreuil et Patrice Lauzon son partenaire et conjoint.

Le manque total de tact de Golberg
Pensez-vous vraiment qu’une femme qui a accouché il y a moins de 5 mois ait besoin qu’un commentateur vienne dire qu’elle n’a pas retrouvé sa taille alors que son partenaire s’apprête à la porter ? Franchement ! Il dépasse les bornes. Bordel. Elle vient d’accoucher.

J’en étais stupéfaite. Plusieurs autres femmes ont réagi sur mon compte Twitter. Sa remarque était malvenue et totalement inadéquate. Manque total de sensibilité. C’est quoi le trip de juger les femmes sur leur taille, et surtout en plus, lorsqu’elles viennent d’accoucher.

Il serait temps qu’Alain Golberg cesse de juger les gens sur leur apparence physique, tant les femmes que les hommes. Même si elles viennent d’accoucher, même s’ils sont efféminés. Son rôle est de commenter les performances sportives, pas plus. Ça suffit d’entendre de tels propos sur nos chaînes télévisées.

L’or pour le Canada
Ce qui fait réellement plaisir, c’est la médaille d’or remportée par le couple canadien, Tessa Virtue et Scott Moir. Et le couple Français a terminé 6e quand même. Ils étaient 4e à Turin.

Le libre choix pour l’avortement toujours menacé

Les États-Unis ne sont pas un modèle en matière de libre choix pour l’avortement. Quand on sait le nombre de médecins tués par des radicaux-fous qui tuent alors qu’ils prônent la survie de foetus…Mais bon, ils ne sont pas à une contradiction de plus.

Cette fois-ci, le magazine Bust nous apprend qu’un élu républicain de la Floride ne propose rien de moins que la prison pour les médecins qui pratiquent des avortements. Peut-être mieux que la peine de mort que leur imposent les pro-vie qui les assassinent. La loi est proposée. Elle ne sera sûrement pas adoptée, mais quand même. De quoi je me mêle.

Je le répète. L’avortement n’est pas un choix magique et agréable pour une femme. Sauf que la femme est maîtresse de son corps et elle doit avoir le choix. C’est son corps, c’est à elle de décider. Un point c’est tout. Vous pouvez tout à fait être contre l’avortement, c’est votre opinion, mais vous n’avez pas le droit de l’imposer à quelqu’un d’autre. C’est simple et c’est tout. Et le foetus n’est pas un être humain.