Le lave-vaisselle plus écologique?

Étant nouvelle propriétaire d’un lave-vaisselle, je me fais poser des questions par mes amis sur les vertus écologiques des lave-vaisselle. Plus ou moins écolo que le lavage à la main ? Bonne question. Selon ma méthode (pas très écolo) de lavage à la main en laissant couler l’eau (oui je sais, mais je ne suis jamais arrivée à me corriger), le lave-vaisselle me permettra d’économiser de l’eau, de l’électricité (il en faut pour chauffer l’eau) et surtout du temps. Je déteste faire la vaisselle et je la laisse traîner dans l’évier. Terminé. Pour ces raisons, l’investissement de l’achat de ce lave-vaisselle certifié Energy Star me comble de bonheur et sera plus écologique.

Selon l’étiquette EnergyGuide, le lave-vaisselle que j’ai choisi consomme 313 kWh par année, ce qui équivaut à 33 $ d’électricité pour les personnes comme moi qui chauffent l’eau à l’électricité. Ce calcul est une moyenne selon les tarifs d’électricité de 2007 et quatre lavages par semaine. Ce que je ne sais pas, c’est si ce calcul inclut le séchage. Car c’est une option qu’il n’est pas conseillé d’utiliser, puisque cela permet d’économiser l’électricité et de rendre son achat plus écologique.

Évidemment, pour obtenir des comparaisons complètes et sérieuses, il aurait fallu que je calcule le coût de l’électricité dépensée pour chauffer l’eau utilisée lors de la vaisselle à la main. Également le nombre de litres d’eau utilisés. Selon le site belge, Ecoconso, le lavage à la main utilise 18 litres d’eau alors que le lave-vaisselle n’utilise que 13 litres. Surtout s’il est récent. Mais il ne vaut pas oublier l’électricité que consomme le lave-vaisselle…Devrions-nous tenir compte du temps économisé aussi ?

Le problème principal (outre l’utilisation du séchage) du lave-vaisselle est les détergents utilisés. Trop souvent, leurs propriétés chimiques sont une source de pollution, en particulier les phosphates qui permettent de nettoyer la vaisselle sale, mais restent une cause des algues bleues. Trouver un produit sans danger pour l’environnement, donc sans phosphates, mais efficace, est un défi.

L’an dernier, j’avais écris un billet sur les détergents écologiques pour lave-vaisselle. Il semblait que c’était un problème pour plusieurs utilisateurs. L’émission l’Épicerie avait fait des essais. Les pastilles Écover avaient remporté la palme. Me promet de les essayer. Je trouve ça dommage que les vendeurs de lave-vaisselle offrent des échantillons de produits peu écologiques. Par ailleurs, est-ce bien utile d’utiliser un agent de rinçage ?

Il existe une étude de l’Université de Bonn qui souligne que le lave-vaisselle est plus écologique, mais elle a été commandée par des fabricants de lave-vaisselle, donc à prendre avec des pincettes car pas indépendante.

Pour dire hors de tout doute que le lave-vaisselle est plus écologique, il faudrait examiner la manière de faire la vaisselle de chaque personne. N’oublions pas que même si on ne fait pas couler l’eau, on doit rincer (quoique certains évitent cette étape) et remplacer l’eau de lavage parfois…Bref tout dépend, mais je crois qu’en général, le lave-vaisselle est plus écologique. Surtout si on le remplit à pleine capacité, ce qui devrait toujours être le cas.

Le nec plus ultra et écologique pour l’avenir ? Un lave-vaisselle à la vapeur pour consommer encore moins d’eau. On y arrivera, si les détergents peuvent arrêter de polluer l’eau…

La rue Masson deviendrait piétonne cet été?

Une petite nouvelle très intéressante sur RueMasson.com. Le fait que la rue Masson, artère principale du Vieux-Rosemont à Montréal deviendrait piétonne cet été. Après la rue Sainte-Catherine, ce serait la deuxième artère à être réservée aux piétons à Montréal (à part bien entendu la rue Prince-Arthur qui est piétonne en permanence).

En ville les rues piétonnes permettent aux marcheurs (et pourquoi pas aux cyclistes) de se réapproprier l’espace normalement réservé aux automobilistes. N’est-ce pas une nouvelle manière de voir la ville ? Une façon plus humaine et plus écologique ? Connaissez-vous d’autres villes qui piétonnisent ?

Quand Libération commet un impair (MAJ)

Dans mes souvenirs, Libération était un journal de qualité. Quand j’ai vu cette photo via le Twitter de Denis Coderre puis le blogue de Patrick Lagacé, je n’ai pas tiqué. J’ai cependant réalisé l’impair commis par Libération en lisant la légende sous la photo: ««Oh non! J’ai perdu mon portable!» La patineuse canadienne Joannie Rochette se blesse à la hanche lors du programme court, mardi. (Photo Reuters)»

Malheureusement pour la personne qui a écrit cette légende, elle a une mauvaise source…Tout le monde sait (enfin au Canada), mais pas à Libération, que Joannie Rochette pleurait sa mère décédée en terminant sa routine du programme court.

Je me souviens d’avoir lu de telles légendes de photos dans les tabloïds genre Voici, National Enquirer, mais dans Libération ?

MAJ: il semblerait que Libération ait retiré la photo. Sauf que j’en ai trouvé une autre qui n’est pas aussi grave, mais qui démontre tellement le « machisme » français. Sous la photo de deux membres de l’équipe canadienne de Curling avec un bouquet de fleurs, on peut lire ce commentaire: ««Le patron a dit qu’on méritait un bouquet parce que le ménage était nickel!» Les Canadiennes Cori Bartel et Cheryl Bernard après leur victoire face à la Russie en curling. (Photo Reuters)»
L’ensemble des autres photos et surtout leurs commentaires sont d’un humour assez douteux. Indigne d’un grand journal comme Libération non ?

Pourquoi tout ce déluge sur le deuil de Joannie Rochette?

Tout le monde ne parle que d’elle et veut penser à sa place. Son immense deuil est devenu celui de tout le Québec et le Canada. Je vais me faire crucifier, mais je trouve qu’on en fait un peu trop, j’éprouve un malaise devant ce déluge de mots, de couverture, de tout. J’ai l’impression qu’on lui vole son deuil, que tout le monde se l’est approprié. Trop de familiarité. Dans ces moments, la retenue et le silence est parfois préférable, tout en soulignant sa sympathie bien entendu. Qu’on ne se trompe pas, je compatis totalement et complètement avec Joannie Rochette qui vit un immense drame soudain. Mais ne l’élevons pas trop vite au rang d’héroïne de la nation. Ce n’est que les Jeux olympiques, ça reviendra, pas sa mère.

Je trouve qu’on exagère notre compassion qui est un peu égoïste. On exagère notre familiarité avec notre patineuse vedette. En même, on essaye de deviner ses besoins, de penser à sa place, certains la juge, juge sa peine, son deuil. STOP. Et on a Pierre Foglia qui souligne qu’elle devrait se débarrasser de tout le monde qui l’entoure. Ça dépend. Il a eu besoin de solitude, elle a besoin d’autres choses. Chacun sa manière. Personne sauf Joannie Rochette sait ce qu’elle ressent et ce dont elle a besoin. Arrêtons de lui mettre des mots et des pensées dans la bouche !!! (Oui je sais, peut-être qu’elle a besoin de ce déluge, je pense à sa place, et j’en parle aussi)

En même temps, pour avoir perdu mon père de manière subite, je pense (car je ne peux me mettre à sa place) qu’elle doit vivre des montagnes russes d’émotions. Mais je ne vais pas élaborer plus et comparer, car je crois que chaque personne vit son deuil de manière personnelle avec les différentes étapes (tristesse, colère, déni, acceptation qui nécessitent de 6 mois à 4 ans) . Certains ont besoin de solitude, d’autres d’être entourés. Le meilleur moyen d’aider une personne en deuil est de lui faire savoir qu’on est présent, qu’elle peut compter vraiment sur nous. J’insiste sur le mot vraiment, car parfois on lance des promesses en l’air que l’on est incapable de tenir. Surtout quand la mort frappe et que beaucoup ne savent comment réagir face à la mort et sont très mal à l’aise. Soyons naturels sans trop forcer. Et surtout ne pas oublier qu’un deuil ne se règle pas en trois semaines…

Je ne suis pas surprise de l’avoir vu livrer une excellente performance hier soir. Sa performance était superbe, mais on sentait sa tristesse immense. Ce qui m’a touché, ce sont ses larmes à la fin. Chaque personne qui a perdu un père ou une mère aura revécu son propre chagrin avec elle.

Dans ma catégorie, je peux dire que j’ai livré le texte de ma vie lorsque j’ai parlé de mon père à ses funérailles. La comparaison est sûrement boiteuse, je m’en moque. Je ne parlerai pas d’elle, je ne suis pas à sa place, alors je parle de moi, égoïstement et narcissiquement. Car les autres deuils nous ramènent toujours aux nôtres.

Je reste persuadée que mon père m’a donné le courage de le faire comme la mère de Joannie Rochette lui l’a donné hier soir. C’est inexplicable cette force qui a totalement séché mes larmes cinq minutes avant que je ne prenne la parole et qui m’a permis de m’exprimer pendant 10 minutes sans jamais avoir un sanglot dans la voix et en faisant rire l’assistance. C’est ainsi. Parfois, les larmes savent attendre.

Mais sur Twitter, ma collègue Marie-Julie Gagnon pose une bonne question. Pourquoi ce deuil nous touche tant?

Les journalistes ne sont pas des rédacteurs publicitaires (mise à jour)

Mes collègues David Patry, Paul Journet et Julien Cayer ont souligné une nouvelle de Quebecor Média sur Twitter. L’empire lance deux nouveaux hebdos sur la Rive-Nord de Montréal (c’est la nouvelle) en soulignant à gros traits que le nouveau modèle d’affaires veut que les journalistes et l’équipe de vente travaillent de pair au sein des deux publications. DANGER. DANGER.
(mise à jour) Finalement, la phrase est mal comprise. Quebecor signale que les rédactions et les équipes de vente des deux journaux vont collaborer, mais les rédactions et les équipes de ventes publicitaires restent donc séparées et respecteront l’éthique journaliste.

Dans tout média qui se respecte, la rédaction et l’équipe des ventes publicitaires doivent être séparées. Évidemment, ce n’est jamais très facile et c’est une bataille de tous les jours.

J’ai travaillé trois ans dans un hebdo de l’Est ontarien, L’Express d’Orléans et quelques hebdos qui à l’époque appartenait à Publications Dumont avant de se retrouver dans le giron de Transcontinental. Les vendeurs de publicité essayaient toujours de vendre leur publicité en promettant des articles. Sauf que la rédactrice en chef aidait de son équipe de journalistes résistait toujours. Les vendeurs faisaient donc de fausses promesses. Mais la bataille était toujours ardue pour faire comprendre aux vendeurs de publicité que la rédaction était INDÉPENDANTE.

J’ai retrouvé le même problème quelques années plus tard à Montréal dans une publication qui n’appartenait pas à un grand groupe, mais un indépendant. Un problème qui est généralisé et qui n’est pas seulement l’apanage des petits médias et des journalistes indépendants comme parfois on tend à le croire. Par ailleurs, si les syndicats sont une barrière dans les grands médias pour s’opposer à de telles pratiques, ils n’ont jamais empêché le Journal de Montréal de pratiquer la convergence à outrance, même avant le lock-out.

Pourquoi c’est un problème ? C’est évident. On demande à grands cris l’indépendance des journalistes et de nombreuses personnes en doutent. Imaginez, si en plus de nos opinions (tous les êtres humains ont des opinions), de nos liens (on a tous des amis, des connaissances), on est soumis aux besoins publicitaires…

Je suis totalement contre cet aspect. Le journaliste n’est pas un rédacteur publicitaire. Il n’a pas à être en lien avec l’équipe des ventes. Il n’a pas à savoir que telle ou telle compagnie a acheté de la publicité. Lorsque j’écris un article, je choisis mes sources selon leur pertinence, je ne me demande jamais si mon interlocuteur a acheté de la publicité.

AJOUT: Ce qui souligne Fagstein, c’est que la naissance de ces deux hebdos viendraient alimenter QMI, l’agence de Quebecor et possiblement le Journal de Montréal.

Alain Goldberg devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche

Le commentateur du patinage artistique, Alain Goldberg a encore fait sursauter plusieurs personnes ce soir lors de la compétition de danse, quand il a fait un commentaire sur la « taille » d’une patineuse française qui vient d’accoucher. Alors qu’il s’est déjà mis à dos les gais lors de son commentaire sur Johnny Weir, qui ne serait pas un bon modèle, il recommence.

Ce soir, la patineuse française, Isabelle Delobel et son partenaire, participaient à leurs derniers Jeux olympiques. Multiples champions de France, champions d’Europe et du monde en 2008, le duo participe aux olympiques, même s’ils n’ont pas eu tout l’entraînement nécessaire.

Pourquoi ? Car Isabelle (qui est née en Auvergne à Clermont-Ferrand) a accouché le 1er octobre dernier d’un petit garçon. La Québécoise Marie-France Dubreuil a servi de doublure pour qu’Olivier Schoenfelder puisse pratiquer la chorégraphie. Car la chorégraphie du couple était l’oeuvre de Dubreuil et Patrice Lauzon son partenaire et conjoint.

Le manque total de tact de Golberg
Pensez-vous vraiment qu’une femme qui a accouché il y a moins de 5 mois ait besoin qu’un commentateur vienne dire qu’elle n’a pas retrouvé sa taille alors que son partenaire s’apprête à la porter ? Franchement ! Il dépasse les bornes. Bordel. Elle vient d’accoucher.

J’en étais stupéfaite. Plusieurs autres femmes ont réagi sur mon compte Twitter. Sa remarque était malvenue et totalement inadéquate. Manque total de sensibilité. C’est quoi le trip de juger les femmes sur leur taille, et surtout en plus, lorsqu’elles viennent d’accoucher.

Il serait temps qu’Alain Golberg cesse de juger les gens sur leur apparence physique, tant les femmes que les hommes. Même si elles viennent d’accoucher, même s’ils sont efféminés. Son rôle est de commenter les performances sportives, pas plus. Ça suffit d’entendre de tels propos sur nos chaînes télévisées.

L’or pour le Canada
Ce qui fait réellement plaisir, c’est la médaille d’or remportée par le couple canadien, Tessa Virtue et Scott Moir. Et le couple Français a terminé 6e quand même. Ils étaient 4e à Turin.

Le libre choix pour l’avortement toujours menacé

Les États-Unis ne sont pas un modèle en matière de libre choix pour l’avortement. Quand on sait le nombre de médecins tués par des radicaux-fous qui tuent alors qu’ils prônent la survie de foetus…Mais bon, ils ne sont pas à une contradiction de plus.

Cette fois-ci, le magazine Bust nous apprend qu’un élu républicain de la Floride ne propose rien de moins que la prison pour les médecins qui pratiquent des avortements. Peut-être mieux que la peine de mort que leur imposent les pro-vie qui les assassinent. La loi est proposée. Elle ne sera sûrement pas adoptée, mais quand même. De quoi je me mêle.

Je le répète. L’avortement n’est pas un choix magique et agréable pour une femme. Sauf que la femme est maîtresse de son corps et elle doit avoir le choix. C’est son corps, c’est à elle de décider. Un point c’est tout. Vous pouvez tout à fait être contre l’avortement, c’est votre opinion, mais vous n’avez pas le droit de l’imposer à quelqu’un d’autre. C’est simple et c’est tout. Et le foetus n’est pas un être humain.

L’achat local est bel et bien une solution pour l’environnement (AJOUT)

Depuis trois jours, on ne parle que de la supposée étude de l’Institut économique de Montréal (IEM) sur le fait que l’achat local ne serait pas aussi bon que prétendu pour l’environnement. L’auteur de la note, Pierre Desrochers était chez Christiane Charette hier matin en compagnie de Laure Waridel. Jean-Sébastien Trudel en parle et remet certaines pendules à l’heure. J’en profite aussi pour remettre les pendules de l’IEM à l’heure. Mais on ne parle pas la même langue. L’organisme prône le capitalisme et les lois du marché, pas moi.

D’abord, Pierre Desrochers a été très démagogue en citant l’exemple d’Haïti comme pays qui a besoin de l’aide alimentaire pour expliquer que les pays qui prônaient la souveraineté alimentaire pouvaient s’en mordre les doigts. L’exemple est mal choisi. N’importe quel pays aurait besoin d’aide alimentaire après une catastrophe d’une telle ampleur.

Il faut savoir qu’il y a 20 ans, Haïti subvenait à ses propres besoins en matière de riz. Maintenant, ils sont dépendants à 80 % du riz américain. Que s’était-il passé ? Simple. C’est la politique du Font monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui sont en cause. Ils ont favorisé le commerce international et non la souveraineté alimentaire. L’un des problèmes.

D’ailleurs, c’est la même situation pour Haïti que dans tous les pays en voie de développement. Ceux-ci produisent de la nourriture pour les pays développés ( coton, bananes, chocolat, café, et j’en passe), sont des employés de multinationales qui ne les payent pas suffisamment et qui, parfois ou souvent, emploient même des enfants. Ces pays ont abandonné leurs cultures vivrières et se sont appauvris.

Le pire ? C’est que le FAO souligne que la majorité des agriculteurs souffrent de pauvreté. Ce n’est pas normal. Cela indique que le système ne fonctionne pas. Clairement. Par ailleurs, il est totalement anormal et ridicule que nos sociétés produisent assez de nourriture pour nourrir l’ensemble des êtres humains, mais que des millions meurent de faim. Allo ??? Comment peut-on prôner le capitalisme et les lois du marché quand des gens, des humains, des enfants, des bébés (je le précise) meurent de faim ? INADMISSIBLE.

De plus, les économies développées sont subventionnées pour produire des surplus qui inondent les pays en voie de développement qui ne peuvent concurrencer.

Ensuite, le professeur de l’Université de Toronto compare les gaz à effet de serre (GES) émis par la voiture qui va à l’épicerie par comparaison au transport par bateau. Mais il oublie que les bananes ne sont pas livrées à domicile par le bateau et qu’elles ne poussent pas dans les ports (à moins que ce soit une nouvelle manière de produire des bananes)… Il faut compter sur des camions pour les transporter jusqu’au bateau puis à l’épicerie. Et si le bateau fait 15 000 km, le producteur local n’en fait que 150 km.

Dans toutes ces données, Pierre Desrochers ne tient pas compte des effets environnementaux de la culture extensive et industrielle ( les engrais, les pesticides, Monsanto, alouette…). Il les balaye de la main.

Par ailleurs, il ne faut pas confondre souveraineté alimentaire et autarcie. Un exemple: le Québec ne produira jamais de bananes, on en importera toujours. Les notes de l’IEM oublient aussi de parler des impacts sociaux de la disparition de l’agriculture telle qu’on la connaît. Des milliers emplois en dépendent ainsi que le dynamisme de la vie en région.

Finalement, si on applique la logique économique implacable et la loi du marché du système capitaliste, l’agriculture devra disparaître, car elle ne sera jamais rentable. C’est impossible. La population devra alors décider si elle veut de la nourriture transformée et fabriquée en laboratoire ou une nourriture fraîche, de saison, locale et la moins transformée et industrielle possible ?

Quand va-t-on admettre que l’agriculture n’est pas un secteur économique comme les autres ? Comme la santé et l’éducation, on ne peut soumettre ces secteurs à une logique capitaliste et aux lois du marché. Sinon, on verra la disparition de l’agriculture remplacée par l’industrie agroalimentaire qui nous fera manger de la merde. Tout simplement.


Encore des enfants esclaves !!!

Oxfam vient d’ailleurs de dévoiler que 99,5 % du chocolat belge est fabriqué à l’aide d’enfants esclaves. Après IKEA, Nike et bien d’autres, Kraft passe à la moulinette. Voici ce qu’engendre notre système capitaliste. L’obligation pour les familles les plus pauvres d’envoyer leurs enfants travailler pour arriver à survivre.

Je ne dis pas qu’il faut brusquement arrêter d’acheter ce chocolat. Car ces enfants et ces familles ont besoin de ces emplois. Sauf qu’il faut en être conscient et faire pression sur les entreprises et les gouvernements pour qu’ils modifient leurs manières de faire. C’est aussi ça l’agriculture dans les pays en voie de développement…

AJOUT: je viens de lire un billet de l’Union des Consommateurs qui répond aussi à l’Institut économique de Montréal. L’analyse d’Ariane Chénard souligne entre autre que l’IEM démontre les limites de l’approche idéologique…

Je retiens ces deux paragraphes, particulièrement important:

«Personne n’a jamais prétendu que l’achat local équivaut à une production nulle de GES. Dans le cas de denrées qu’un pays produit plus difficilement ou hors-saison, le bilan de GES pourrait être plus élevé pour des denrées locales que pour des denrées importées. Il est toutefois beaucoup plus difficile que ne le laisse entendre la note de l’IEDM de calculer le bilan de GES, qui variera bien entendu selon une foule de facteurs: modes de production, transport, types d’énergies utilisées pour l’entreposage et la réfrigération, etc. De plus, le bilan environnemental d’un produit agricole ne se calcule pas que par les émissions de GES.

L’IEDM dérape quand il refuse de faire ces distinctions et résume l’achat local à la simple considération des émissions de GES dues au transport. Et le ridicule pointe quand on prend en exemple les émissions dues à la production en serre ou à la conservation d’aliments en Angleterre, dont l’énergie, au charbon, est éminemment polluante, et qu’on l’oppose au transport en bateau des mêmes denrées à partir d’un pays très proche. L’exemple aurait été moins convaincant s’il s’était basé sur des productions au Québec dans une serre chauffée grâce à une énergie plus propre, l’hydroélectricité, que l’on aurait comparées à des denrées transportées en avion d’un pays lointain.»

Finalement, j’ajouterais une dernière chose. Il serait intéressant et transparent que l’IEM nous dévoile qui a financé ou commandé cette note ? Il est toujours important, d’un côté comme de l’autre, de savoir qui est derrière une étude.

L’amour total et intense des fans…

Après mon billet sur la décevante cérémonie d’ouverture et la critique que j’ai faite de la performance vocale de Garou, j’ai subi les foudres des fans du chanteur. Je n’étais pas surprise. Ce qui m’a étonnée c’est l’amour intense, total et quelque peu limite qu’éprouvent ces fans envers un artiste.

Je suis plus qu’étonnée. Je ne comprends pas et cela me fait même peur. Comment peut-on aimer une personne qu’on ne connait pas ? Qu’on ne connait pas ? Qu’on n’a jamais rencontré ? J’ai eu un peu le même malaise intense lorsque je regardais le DVD de Céline Dion de son spectacle à Vegas. Les fans qui la rencontraient pleuraient, dépensaient des centaines voir des milliers de dollars pour venir la voir, parfois plus d’une fois et même 70-80 fois. Un peu intense non ?

Pourquoi certaines personnes vouent une admiration maladive à des vedettes qu’elles n’ont jamais vues ? Est-ce un manque ? De la solitude ? Je n’arrive pas à comprendre cette passion qui me fait peur. Évidemment, j’apprécie certains artistes. J’étais très heureuse de voir mon groupe favori que j’adorais quand j’étais adolescente, The Police, en spectacle lors de leur réunification. Mais je n’ai pas capoté. J’apprécie Pierre Lapointe, Dumas, Malajube, Manu Chao, surtout en spectacle, mais je ne les aime pas d’amour. Je ne les connais pas.

D’ailleurs, un texte trouvé sur le site de la Libre Belgique, parle du phénomène. Intéressant. Le mot fan vient de fanatique.

«Où s’arrête la normalité? Peut-on parler de pathologie mentale? Dans la plupart des cas, la réponse à la seconde question est «non». En effet, la fan attitude s’avère très fréquente, à des degrés divers toutefois. Elle naît classiquement à l’aube de l’adolescence, période au cours de laquelle le jeune se détourne du milieu familial au profit d’autres figures à aduler. »

Ouf. Mais la majorité quitte l’adolescence en arrêtant cette adulation. D’autres semblent ne jamais en sortir. Parfois ça tourne mal. John Lennon a été tué par un fan. Le président Ronald Reagan a été victime d’un attentat commis par un homme qui voulait attirer l’attention de la comédienne Jodie Foster. Les exemples sont nombreux.

Mais entre les gens qui ne sont pas des fans fanatiques et les fanatiques inquiétants, il y a les fans non dangereux qui consacrent leur vie à leur idole et viennent le défendre bec et ongles sur un blogue, qui lui écrivent des mots doux, lui disent qu’elles l’aiment, lui envoient des bisous, des cadeaux comme ici à la fin du site consacré à Garou. Et ce n’est qu’un exemple, c’est la même chose pour les autres artistes. Ça aussi c’est un peu fort non ? Mais bon, ça ne fait de mal à personne…et si ça peut rendre les gens heureux. Tant mieux.

Des articles sur RueMasson

Si je n’écris plus aussi souvent ici, c’est que j’écris, outre Branchez-vous tous les matins, sur RueMasson.com.
Je vous encourage à visiter ce média nouveau genre quotidiennement. On y trouve les nouvelles du quartier, mais aussi des gens du quartier. Aujourd’hui, je parle du nouveau documentaire d’un voisin, Hugo Latulippe.

Hier on y trouvait un article sur l’histoire de Canada Hot-Dog ainsi que la confirmation par le maire de Rosemont, François W.Croteau, que l’Autre St-Jean reviendra au parc Pélican.

Les hommes préfèrent les jeunes

Les hommes préfèrent les femmes plus jeunes. Chaque fois que je souligne cet état de fait, on me dit souvent que l’âge n’a pas d’importance, que ce n’est pas forcément vrai. Je reste toujours sceptique et les chiffres trouvés dans ce billet de Oktrends, le blogue de Okcupid, une site de rencontre, me donne raison. C’est mon amie et collègue Stéphanie Lalut qui a trouvé cette perle de billet.

En fait, en parcourant le billet et regardant les chiffres, je me rends compte que la situation est pire que je pensais. Plus les hommes vieillissent, plus ils s’intéressent à des femmes de plus en plus jeunes.

Les graphiques qui montrent les écarts d’âge des femmes qui intéressent les gars sont surprenants. Les hommes sont prêts à sortir avec des filles beaucoup plus jeunes, mais pas plus que 3-4 ans plus vieilles qu’eux.

On le voit dans ce graphique ci-dessus. L’exemple qui est donné dans le billet: un homme de 31 ans est prêt à sortir avec une fille de 9 ans plus jeune, mais seulement 4 ans plus vieille. Et voici la cerise sur le sundae: «This skewed mindset worsens with age; the median 42 year-old will accept a woman up to fifteen years younger, but no more than three years older.» (un homme de 42 ans va accepter de sortir avec une femme de 15 ans plus jeune, mais jamais plus que 3 ans plus vieille).

Pour comparaison, voici les préférences des femmes en ce qui concerne l’âge des hommes. Très différent. Même si on voit que plus une femme vieillit, plus elle s’intéresse à des hommes plus jeunes elle aussi.

Finalement, peut-être qu’en vieillissant, hommes et femmes s’intéressent aux plus jeunes afin de conserver un bout de jeunesse ? Mais pourquoi est-ce si flagrant pour les hommes ? Pourquoi est-ce que l’âge est si important ? Il est vrai qu’il est généralement imprimé sur notre visage, difficile de mentir.

Ce que je retiens, c’est que les femmes célibataires qui vieillissent ont de moins en moins de chances de trouver l’âme soeur, à part si elles s’intéressent aux hommes de 20 ans plus vieux. On rit souvent des femmes qui ont des conjoints beaucoup plus vieux, sauf qu’il semble que ce soit peut-être plus naturel que l’on pense.

Discussion sur la haine sur les blogues (ajout)

Très intéressante discussion chez Christiane Charette en compagnie de Patrick Lagacé (qui a souligné que j’étais sa première patronne- au journal étudiant de l’Université d’Ottawa, La Rotonde-…ça ne rajeunit pas), Jean-François Lisée, Pierre Trudel et Jérôme Lussier sur la haine que l’on trouve sur les blogues. Anonymat ou non, grosse question. J’étais la seule femme qui participait. La discussion peut être écoutée ici sur le site de Christiane Charette. Ne regardez pas la photo, je me suis couchée tard et j’étais fatiguée. J’aurai dû mettre plus d’anticernes !!!

L’anonymat engendre bien des dérapages, mais j’abonde aussi dans le sens de Jérôme qui souligne que l’anonymat permet à certaines personnes de dire bien des choses, car la liberté d’expression est un leurre dans notre société. Sauf que je refuse l’anonymat qui permet d’insulter, de vomir sur les immigrants et les femmes et bien d’autres déchets que l’on trouve sur les blogues. L’anonymat pour déverser sa haine, ses frustrations est très inquiétant. J’en avais d’ailleurs amplement parlé ici dans un précédent billet après un dossier de Louise Leduc sur le sujet dans La Presse.

Le point que j’ai amené et qui a surpris mes collègues, qui n’ont pas vraiment sympathisé, est la haine sexiste envers les blogueuses. Normal, ils ne le vivent pas, mais j’aurai aimé un peu plus de compréhension de leur part. Je le vis, Marie-Claude Lortie le vit, Emma Waverman lorsqu’elle a parlé des femmes mariées qui prenaient le nom de leur mari et plein d’autres blogueuses ici au Québec, en France, et aux États-Unis. Le sexisme est bel et bien présent encore dans notre société et se reflète dans les commentaires hyper paternalistes, insultants et méprisant que nous recevons, nous les femmes blogueuses.

Une femme qui donne son opinion sera frustrée, mal baisée, sous l’influence de ses hormones et j’en passe. Tandis que le commentateur va seulement discuter avec le blogueur qui exprime son opinion. Un gars c’est normal, pas une fille. Évidemment, je généralise. Mais je le ressens souvent sur le web. L’anonymat permet à tous les masculinistes frustrés de s’exprimer. Leur violence latente m’inquiète beaucoup.

AJOUT: je réécoute la discussion et je me demande si Jérôme Lussier n’a pas raison: en laissant les commentaires racistes et sexistes à l’état brut, on montre la réalité de la société. Je vois par les commentaires que plusieurs ne réalisent pas le sexisme latent et violent envers les femmes dans les blogues. Mon bémol: tant que ces commentaires expriment une opinion sans manquer de respect et insulter, laissons les passer…Pourquoi pas.

AJOUT2: On ne l’a pas mentionné durant la discussion, mais Radio-Canada est un bon exemple de modération très active. Car tout ce qui est publié est lu avant publication et modéré. Il y a aussi une nétiquette à respecter qui est très claire. On doit aussi s’identifier et donner un courriel, même si les gens peuvent bien donner le nom qu’ils veulent.

Le pirate des caramels à Winnipeg

Depuis la sortie, le Pirate des caramels, la série jeunesse que je signe en compagnie de ma compatriote auvergnate, Éva Rollin, n’a pas fait grand bruit dans les médias malheureusement. Pourtant l’environnement est populaire et les enfants sont intéressés. La troisième histoire doit sortir en avril. J’en reparlerai.

Si on en a peu parlé au Québec, la première entrevue est venue de l’ouest, de Radio-Canada Winnipeg. Samedi dernier, je suis donc passée à l’émission de Jean-Marc Ousset, Samedi détente. On peut l’écouter ici.

L’Autre St-Jean de retour dans Rosemont!

RueMasson a eu le scoop, toute l’histoire est là. L’Autre St-Jean qui avait soulevé la controverse l’an dernier en incluant des groupes anglophones au spectacle célébrant la Fête nationale du Québec, sera de retour au parc Pélican. L’histoire est sur RueMasson.com.

J’y avais été l’année dernière. On n’avait jamais vu autant de monde sur la promenade Masson après le spectacle. Dommage que les restos n’étaient pas restés ouverts. Il semble que cette année, ils ont retenu la leçon et resteront ouverts. Une nouvelle tradition dans Rosemont avec le spectacle du parc Maisonneuve.

Absence du français aux JO, la réponse du Québec: Alexandre Bilodeau!

Après l’insulte de la cérémonie d’ouverture et l’absence du français, le Québec n’a pas attendu longtemps avant d’avoir une douce revanche sur le Canada anglais: la première médaille d’or de tous les temps du Canada en sol canadien.

Alors qu’on a balayé le Québec et le français sous le tapis lors de la cérémonie d’ouverture, Alexandre Bilodeau, petit gars de Rosemère, en banlieue de Montréal, a redonné la fierté et la joie au Québec. Le francophone a remporté la première médaille de l’histoire olympique canadienne lors de Jeux au pays. Car saviez-vous que le Canada était le seul pays hôte à n’avoir jamais remporté l’or. Pas d’or à Montréal en 1976, pas d’or à Calgary en 1988.

Tout le monde en parlait, tout le monde notait cette espèce de malédiction. Une disette effacée par le Québec. Une chance pour le Canada que le Québec fait encore partie de ce pays sinon le pays perdrait le tiers des médailles olympiques. Est-ce qu’une autre province canadienne peut se targuer d’être aussi prolifique? Et pourtant, un comité organisateur se permet de l’oublier lors d’une cérémonie d’ouverture et surtout de ne pas inviter l’un des grands Olympiens de l’histoire des Jeux d’hiver, Gaétan Boucher. Honte. Oublié aussi Marc Gagnon. Pas fort.

Mais joie pour Alexandre Bilodeau qui devient une star, une vedette aux quatre coins du pays. Je ne peux imaginer l’accueil qu’on lui réservera à son retour au Québec. Le jeune athlète fait honneur au Québec. On ne répétera jamais assez à nos compatriotes canadiens que la première médaille d’or est québécoise. Car ça nous fait plaisir quand même…

«Avant que ça déraille» fait du vélo en hiver !

L’organisme ENvironnement JEUnesse organise pour la huitième année l’événement «Avant que ça déraille». Des jeunes en vélo pédalent d’un peu partout au Québec, pour se retrouver devant l’Assemblée nationale à Québec jeudi matin.

Le groupe revendique l’inclusion du vélo dans la planification urbaine. Comme le disait un participant de 15 ans, les pistes cyclables ne sont pas toujours cohérentes. Si les rues s’arrêtaient ou se déployaient comme les pistes cyclables, les automobilistes seraient en révolte permanente.

Par ailleurs, les cyclistes d’ENvironnement JEUnesse veulent démystifier le vélo hivernal. Trop de personnes pensent que c’est trop dangereux. Les jeunes cyclistes ainsi que leur porte-parole, le comédien Emmanuel Bilodeau, prouvent que le vélo d’hiver est possible 80 % du temps. Évidemment, ce n’est pas génial après une tempête de neige ou la nuit lorsqu’il y a de la glace. Mais ça ne l’est pas pour les voitures aussi, rappelons-le.

St-Hubert devient vert… assez pâle…

Les entreprises sont tellement fières des quelques gestes qu’elles posent pour l’environnement et les publicisent à grand renfort de faits, de chiffres. Le dernier en date, les rôtisseries St-Hubert qui se targuent d’avoir verdi leur boite de livraison…

Je suis d’accord, elle est mieux, l’effort est louable, mais St-Hubert devrait arrêter de se péter les bretelles aussi fort. Leur boite est loin d’être parfaite et pourrait être encore mieux. Et puis, pendant qu’on demande des efforts aux citoyens depuis des années, il est vraiment temps que les entreprises mettent la main à la pâte non ? Pas de quoi avertir toute la planète à grands coups de publicité.

On parle d’abord de l’élimination de la styromousse. Un emballage non recyclable qui se dégrade très lentement. Cependant, il semble que la fabrication ne soit pas si dommageable selon un reportage de la Vie en vert. Sauf que le maudit styromousse remplit nos poubelles.

Dernièrement, je n’en revenais pas combien les barquettes de styromousse sont utilisées pour les fruits, les légumes, la viande, le poisson… Pour les légumes et les fruits, je déballe à la caisse et je laisse au commerçant le soin de se débrouiller avec ses déchets. Pas question que je le gère à sa place dans mes poubelles.

St-Hubert a donc éliminé la styromousse ou presque. Il était temps. Rien pour se faire applaudir. En plus, l’entreprise va jusqu’à faire la morale sur sa boîte.

La boite jaune est semblable. En carton 100 % recyclé, mais seulement 35 % postconsommation. Cela veut dire que le reste soit 65 % provient de carton neuf, mais récupéré comme des retailles inutilisables. Bien, mais peut faire mieux, surtout quand on sait que des ballots de cartons prêts à être recyclés dorment dans les centres de recyclage.

Ensuite le contenant de styromousse a été remplacé par du carton. On le dit recyclable, sauf qu’on ne peut recycler les cartons contaminés par la graisse. Avec des frites, du poulet et autre truc St-Hubert, ce carton a absorbé de la graisse, il est contaminé, non recyclable. Désolée, St-Hubert, mais ça ne change rien de la styromousse. En fait, il serait compostable s’il n’était pas blanchi. Peut-être qu’un contenant en plastique recyclé et recyclable serait mieux. Ou alors un matériel, carton ou autre, compostable.

Dernière chose, la boite est plus petite et utilise 6,8 % de moins de carton. Évidemment, St-Hubert estime diminuer les déchets envoyés dans les sites d’enfouissement. Bien. Encore faut-il que les gens le recyclent. Je connais bien des citoyens et surtout des commerçants (beaucoup) ainsi que des entreprises qui ne recyclent pas encore…

Alors, ayant dit tout ça, quelles sont les meilleures solutions pour St-Hubert et tous les restaurants qui livrent et permettent d’emporter la nourriture? Le plastique biodégradable? Mauvais choix, car si on le met au recyclage, il va contaminer le plastique qui doit être recyclé. Ce dernier mélangé à du biodégradable sera de moins bonne qualité. J’ai vu du plastique biodégradable d’un traiteur de Québec. Vraiment mauvaise idée.

Du carton recyclé à 100 % post-consommation, non blanchi et compostable semble être la meilleure idée ? Surtout qu’il peut être recyclé aussi sans problème.

Peut-être aussi qu’on peut penser aux produits de Nova Envirocom fait en fécule de maïs, entre autres, et compostable.

Sauf que le biodégradable et le compostable ne sont pas la solution parfaite. Il faut d’abord réduire au maximum.

Une dernière interrogation dont je n’ai pas la réponse, ce n’est indiqué nul part sur les sites Internet. Où sont fabriqués les boîtes de St-Hubert ? Où sont fabriqués les produits de Nova Envirocom ? Car plus c’est loin, moins c’est écolo.

Un petit truc: lorsque je vais chercher une poutine à mon dépanneur du coin, j’amène mon plat. Que je lave. Zéro déchet. Évidemment, on ne peut penser à la même chose pour les livraisons. Mais il y a des solutions. En avez-vous une ?

Ne pas oublier Haïti…

Pendant que tout le monde tourne les yeux vers Vancouver pour les deux prochaines semaines et d’autres nouvelles, n’oublions pas Haïti. Hier, on priait (même si je ne suis pas croyante contrairement aux Haïtiens) pour les 200 000 et plus morts, pour les vivants, pour Haïti. Cela faisait un mois déjà.

Les médias en parlent beaucoup moins, mais continuent à couvrir les évènements. Le reporter de Radio-Canada, Jean-Michel Leprince ainsi que Philippe Mercure de la Presse sont sur place. Anderson Cooper en parle toujours.

Évidemment, Haïti a toujours besoin d’aide. D’ailleurs, la chanson We are the Word, qui était sortie en 1985 pour contrer la famine en Afrique et particulièrement en Éthiopie. Malheureusement 25 ans plus tard, les paroles sont toujours d’actualité. L’histoire de la chanson est ici.

Les participants ont changé. On a laissé l’enregistrement de Michael Jackson qui a écrit la chanson avec Lionel Ritchie. Ce dernier participe également avec le producteur de l’époque, Quincy Jones. Céline Dion débutait à peine au Québec en 1985.

Notons aussi l’ajout de rap et de mots en créole. La chanson et la vidéo sont en vente sur iTunes pour 1,29 $ et 1,99$. Tout l’argent sera versé pour Haïti par l’intermédiaire de la Fondation We are the world. Des t-shirts sont aussi vendus. J’espère qu’ils ne sont pas faits en Chine…

En même temps, on peut toujours et encore donner de l’argent au CECI, à Oxfam, Medecins sans frontières et tous les autres organismes dont je parlais dans ce billet juste après la terrible catastrophe.

J’aime les JO

Même si j’ai totalement critiqué la cérémonie d’ouverture, je suis une fan finie des Jeux olympiques. J’aime les compétitions, la diversité des sports que l’on peut voir au petit écran. Des sports souvent oubliés. Je suis chauvine, je prends autant pour le Canada que pour la France. J’aime avoir mes deux pays, mes deux identités…Je les savoure.

J’aime aussi la fraternité entre les athlètes, les nations. Parfois superficielle, mais j’aime y croire et être naïve. J’aime l’espèce de trêve qu’entraîne l’esprit olympisme. Évidemment, on est loin de l’esprit de Pierre-de-Coubertin. Les Jeux olympiques sont devenus un gros truc de fric médiatique et politique. Sauf que j’oublie cet aspect lorsque je regarde les athlètes se dépasser.

Bien entendu, j’aimerais que les Jeux se modernisent pour être plus sociaux, plus écolos, moins capitalistes, moins dopés. J’aimerais que le CIO ne soit plus une petite clique bourgeoise qui se donne de bonnes claques dans le dos et dépense sans compter. J’aimerais que les installations des Jeux soient durables, rendues à la communauté, bref que cette orgie d’argent serve pendant plus que 2 semaines. Je suis naïve sans l’être. Je ne suis pas aveugle, mais quand les athlètes prennent la place, je suis la première à les regarder et les encourager. Car j’aime les Jeux olympiques. Je serai tellement heureuse d’être à Vancouver en ce moment…Surtout que je suis en presque vacances pour les deux prochaines semaines.

Et l’environnement. Vancouver a fait beaucoup d’efforts pour être plus vert. La fondation David Suzuki lui a accordé une médaille de bronze par la peau des dents…Par ailleurs, le manque de neige aurait peut-être pu être mieux prévu…Mais bon, la météo est totalement incontrôlable.

Finalement, j’ai tendance a faire confiance au maire de Whistler, Ken Melamed, un écolo pur et dur très convaincu. Je l’avais rencontré à Mont-Tremblant en 2006 et il évitait même de prendre l’avion pour ses vacances.

Décevante cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver…

Vancouver 2010 avait une tâche ingrate. Celle de passer après les Jeux de Pékin ainsi que leur magnifique cérémonie d’ouverture. Difficile de faire mieux. Ce fut pire encore. Les Jeux olympiques de Vancouver ont offert une cérémonie que l’on préfèrera oublier. Sans aucune créativité, originalité, modernisme. Très conservatrice. Et surtout sans français…Oublié alors que le gouvernement du Canada a investit 20 millions pour la soirée ??? Pardon…

Mais se vautrer dans le folklore quétaine, dans la mièvrerie, dans les costumes et les danses indiennes, dans l’unilinguisme anglophone, dans l’oubli de vedettes québécoises des jeux comme Gaétan Boucher, dans le choix totalement épouvantable de Garou qui a totalement et simplement massacré la merveilleuse chanson de Jean-Pierre Ferland… C’est dommage.

Pourquoi ne pas avoir demandé à Ginette Reno de l’interpréter ou au moins à Annie Villeneuve ? Elle n’aurait pas fait pire. Car la chanson était bien choisie, de circonstance. Mais Garou a faussé, avait un accent ou une intonation bizarre. Résultat épouvantable. On voulait se boucher les oreilles. Pour rendre justice à cette chanson, voici la version sur les Plaines avec Céline et Ginette Reno.

Quant à l’absence du français et du Québec, si ce n’est Garou, c’est encore une fois la preuve que le Canada est un faux pays bilingue. On le savait, on en a la preuve. RueFrontenac le souligne à grands traits. Avec raison.

ah oui aussi, la participation des nations autochtones que l’on sort lors des grandes cérémonies pour les cacher une fois la visite partie. Combien de temps encore va-t-on utiliser les autochtones pour seulement danser dans des costumes à plumes ??? Franchement, leur participation était assez réduite et ridicule…Les autochtones représentent tellement plus et auraient pu offrir mieux. Dommage encore.

La cerise sur le sundae ? Les problèmes techniques lors de l’allumage de la flamme. Come on, le monde entier vous regarde et ça ne fonctionne pas ? Plan B peut-être ?

Et ensuite que trouve-t-on de mieux à faire pour clore la cérémonie? Promener Wayne Gretsky en arrière d’un pick-up hybride à la pluie battante pour allumer une deuxième flamme. C’était trop.

Les seuls points positifs: les effets visuels réussis, le choix des cinq derniers relayeurs de la flamme, les porteurs du drapeau olympique ( sauf Jacques Villeneuve qui aurait du être remplacé par Gaétan Boucher). Un oubli énorme tel que le souligne Jean-François Bégin. Sans l’émouvante entrée de la délégation géorgienne qui venait de perdre l’un de ses athlètes, le lugeur Nodar Kumaritashvili. Ainsi que la minute de silence observée en sa mémoire. On ne pouvait l’oublier. Quelle mort tragique.

Bref, que le véritable spectacle commence si la température le désire.

Je reparlerai du développement durable et des jeux.

En passant, suis-je une vraie de vraie Canadienne ? Je vis mes deuxième Jeux olympiques depuis mon arrivée ici après ceux de Calgary en 1988.

Connaissez-vous les oiseaux et leur chant ?

La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) vend de jolis oiseaux en peluche dans ses boutiques. Des oiseaux qui chantent. Cela permet de se familiariser avec les cris de chaque oiseau. Si les enfants les adorent, il semble que les parents s’entichent de ces oiseaux empaillés ! J’ai fait de même lors d’un récent voyage de presse dans la région de Québec.

Pour faire quelques cadeaux à des enfants, j’en ai acheté trois lors du dernier voyage de presse organisé par la SEPAQ. Je vous les présente en vidéo, puisque le son est inclus, jusqu’à ce que le mécanisme rende l’âme… Malheureusement, je doute que sa fabrication en permette le remplacement. Il faudrait y penser…Pour que les jeunes et moins jeunes puissent profiter des ces enregistrements véritables pendant longtemps.

Le premier est le Huard à collier (Gavia Immer). Voici ce qu’en dit l’étiquette incluse: « Cet oiseau aquatique se reproduit sur les lacs et les rivières du nord des États-Unis et du Canada. Il passe l’hiver essentiellement au large des côtes. Le Huard est à peu près de la même taille qu’un grand canard et passe la plupart du temps sur l’eau. Il sait très bien nager, peut plonger et rester jusqu’à cinq minutes sous l’eau. Il se nourrit de petits poissons, d’escargots, de crabes et de grenouilles. Il émet plusieurs cris dont l’un d’eux très particulier ressemble à un rire. »

Le deuxième est le Harfang des neiges (Nycrea scandiaca). « On le trouve au Canada et dans les régions du Nord des États-Unis en hiver et dans le Grand Nord au-delà du cercle polaire en été. Des plumes d’un blanc immaculé recouvrent le corps de l’oiseau adulte de la tête aux pattes le dissimulant ainsi dans le paysage… lorsqu’il recherche des proies, Le Harfang se perche, silencieux et immobile dans des zones découvertes, repérant les oiseaux, les sauvagines, les lapins, les lemmings et les souris. Il chasse à la fois le jour et la nuit. »

Le Cardinal à poitrine rose (Pheucticus ludovicianus). « Ce gros bec est un oiseau commun de forêts et des zones boisées du nord des États-Unis et du Canada. Le mâle est très coloré avec une poitrine rouge vif, des ailes blanche et noire et un dos noir. Il se nourrit de toutes sortes d’insectes, de graines, de fleurs et de baies qu’il trouve dans les arbres et les buissons. Il bâtit son nid dans les arbres avec de l’herbe, des feuilles et des brindilles. Le mâle et la femelle prennent soin des oisillons. »

Ces jouets vendus par la SEPAQ sont produits par Wild Republic, une compagnie américaine et fabriqués en Chine !!! J’imagine qu’aucune compagnie canadienne ne fabrique ces jouets et que la Chine permet de les vendre à prix acceptables de 9,99 $ en moyenne. Les indications sur les animaux inscrits sur les étiquettes sont bilingues, sauf malheureusement la carte qui indique l’emplacement des oiseaux, ainsi que la manière de les nettoyer et les informations sur la compagnie.

(Le voyage de presse a été payé et organisé par la SEPAQ)

Comment travailler dans un quotidien montréalais

La crise économique frappe toujours et encore les médias. Les fermetures se succèdent, les mauvaises nouvelles foisonnent, les contrats sont rares. Bref, ce n’est pas la joie et plusieurs journalistes se demandent s’ils ne doivent pas changer de métier…

Mais un léger espoir pour ceux et celles qui veulent travailler dans un quotidien montréalais. La Bourse AJIQ-Le Devoir offre la possibilité à un ou une journaliste de travailler pendant 4 semaines au Devoir. Un stage rémunéré.

Comment faire? Participer en envoyant votre dossier de candidature à l’Association des journalistes indépendants du Québec. Détail: il faut être membre. Vous pouvez le devenir en envoyant votre dossier de candidature. La date limite est le 12 février. Ne tardez plus. Tous les détails importants sont ici.

Pourquoi une femme change de nom?

Sur Twitter, Nadine Mercure a souligné un texte d’une auteure canadienne anglophone sur le changement de nom des femmes mariées. Sur son blogue sur MSN, Emma Waverman prend position et souligne qu’elle n’a pas pris le nom de son mari ( I am not a Mrs.), qu’elle ne le prendra pas et qu’elle ne comprend pas les femmes qui changent de nom.

Je suis comme elle. Si les femmes peuvent bien faire ce qu’elles veulent, j’avoue que je n’arrive pas du tout à comprendre le désir d’une femme de changer de nom. Car son nom, c’est son identité. Pourquoi l’abandonner ? Aucun homme ne l’accepterait, pourquoi les femmes ?

En 2007, j’avais abordé le cas des femmes françaises qui prennent fièrement et majoritairement le nom de leur mari lors du mariage.

Ici, c’est la situation au Canada anglophone, mais aussi aux États-Unis qui est abordé. Car si au Québec, les femmes gardent leur nom, ce n’est pas le cas ailleurs au pays et au sud de la frontière. Incroyable.

Ma copine Mariève Paradis soulignait même qu’elle sentait une pression, elle qui vit aux États-Unis.

Je pense exactement comme Emma Waverman. Il s’agit d’une manière de dominer les femmes. Car je le répète, rares sont les hommes qui accepteraient d’abandonner leurs noms…

Twitter les conseils municipaux = divertissement ?

Réponse ironique ou réductrice (j’hésite encore) de l’équipe du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, à une remarque de ma collègue Marie-Claude Lortie. Cette dernière souligne que Gilles Duceppe et Françoise David devraient suivre l’exemple des conseillers municipaux qui twittent durant les conseils municipaux.

Bizarrement, voici ce qu’a répondu l’équipe de Gilles Duceppe: «Il ne faut pas confondre politique et divertissement». Comme si la politique municipale était du divertissement. Que les conseillers municipaux s’amusaient à nous envoyer de l’information pour le plaisir. N’est-ce pas une vision réductrice de la politique municipale de la part d’un politicien fédéral ou simplement l’ignorance de l’utilisation de Twitter par les conseillers municipaux ?

Je suis surprise. Très surprise de cette réponse. J’ose espérer qu’il ne s’agit que de la deuxième réponse.

Les conseillers municipaux qui twittent durant les conseils municipaux sont de plus en plus nombreux, j’en parlais lors de la première expérience pour l’adoption du budget. Aussi sur RueMasson puisque les élus rosemontois sont parmi les twitteux les plus actifs. S’ils sont parfois cacophoniques et partisans, ils tentent de s’améliorer et d’huiler la machine pour faire mieux. On ne peut que les encourager quand on connait le peu d’intérêt des citoyens envers ce niveau de gouvernement.

Le Bloc québécois et les autres partis devraient justement s’en inspirer au lieu de juger ceci comme du divertissement.

D’ailleurs, si vous voulez suivre les débats du conseil municipal de Montréal, c’est ici, en cherchant cmmtl dans Twitter.

Épidémie de locaux vides sur Masson ?

Est-ce la rue Masson se vide après avoir connue une période faste ? Car après l’arrivée des Première Moisson, M sur Masson, Les Copains, Librairie Paulines, Brulerie St-Denis, Friperie Prêt à reporter, Chez Baptiste et autres, deux commerces ont fermé dans la dernière semaine.

La suite sur RueMasson.

Acheter plus écolo dans Rosemont (Masson)

Comme si je n’avais pas assez de plateforme pour écrire, suivez-moi aussi sur RueMasson.com. Aujourd’hui vous y trouverez un article sur les endroits pour acheter plus écolo dans le quartier. C’est par sur RueMasson.com.