Maman après 40 ans, pourquoi pas?

Dans mon billet sur l’amour et les femmes de 40 ans et plus, l’une des commentatrices soulignait la galère de celles qui voulaient encore des enfants. Très juste.

Je déteste la manière dont on place et catégorise les femmes de 40 ans et plus, comme passées date n’étant plus capable d’avoir des enfants. Très réducteur.

Évidemment, les ovules ne sont plus super « frais », mais nous n’avons plus les mêmes conditions de vie que nos ancêtres. Nous sommes en meilleure forme, mieux conservées. Nous vivons plus longtemps. D’ailleurs, le nombre de femmes qui deviennent mères après 40 ans augmente sans cesse. Je peux en nommer de nombreuses dont Geena Davis à 47 ans, Marie Plourde va ou vient d’accoucher à 43 ans (le 4 déc dernier, d’une petite fille et d’un conjoint plus jeune, yeah), Renée-Claude Brazeau, 44 ans, Jennifer Lopez, etc… Les grossesses après 40 ans sont plus à risque, mais se passent généralement bien.

Cet article sur Doctissimo souligne que les femmes qui veulent devenir mères après 40 ans sont souvent culpabilisées et jugées. Le Pr. Michel Tournaire, chef de service a l’hôpital Saint-Vincent de Paul et auteur du livre « Le bonheur d’être mère, La grossesse après 35 ans » (éditions Odile Jacob) souligne qu’il est faux de dire que de telles grossesses provoquent des malformations.

Dans cet article, on souligne que le risque de trisomie 21 est réel et augmente avec l’âge, mais que le véritable risque que courent les femmes de 40 ans +, est de ne jamais pouvoir tomber enceinte ! Le taux de fertilité chute à 5 % après 40 ans. C’est mince. Mais ça ne veut pas dire que c’est impossible. Sophie Durocher est tombée enceinte dans le temps de le dire à 43 ans.

Il est vraiment triste que le chiffre 4 signifie trop souvent la fin pour une femme, alors que ce n’est qu’une suite, un autre commencement. Cette attitude vient autant des femmes que des hommes qui pensent automatiquement qu’une quadragénaire en a terminé avec la maternité.

C’est un problème avec les trentenaires qui veulent des enfants. Ils oublient la quadra pour cibler celle qui enfantera sans problème. Enfin, c’est ce qu’ils croient.

Si les hommes peuvent devenir père jusqu’à leur mort, qu’on laisse au moins les quadras le devenir jusqu’à ce que cela soit possible. Laissons la femme et la nature le déterminer et non notre sacro-saint jugement lapidaire qui l’expédie automatiquement dans la catégorie des femmes passées date.

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