La haine sur les blogues…

Ce matin, dossier dans la Presse sur la haine présente sur les blogues. La journaliste, Louise Leduc m’a parlé il y a quelques semaines pour l’article. J’ai déjà abordé la question ici et sur Branchez-vous.

Je reste persuadée que l’anonymat est un terreau fertile à cette haine. Ajoutons-y la jalousie, l’envie mais aussi, quand on est une femme, la misogynie. Surtout quand on se présente comme indépendante et célibataire et encore plus féministe. Automatiquement je suis donc une lesbienne qui déteste les hommes. Cette classification automatique, cette homophobie latente qui est très présente au Québec (et ailleurs), cette misogynie profonde et violente (pensons au masculinisme) me fait toujours un peu peur, mais me rend surtout triste.

Sur Branchez-vous, je n’ai jamais répondu aux attaques homophobes en leur disant que je n’étais pas homosexuelle car je trouve que ce n’est pas le coeur du problème (N’importe qui peut bien penser que je suis lesbienne, j’en ai rien à foutre car ce n’est pas une insulte). J’ai seulement répondu en soulignant l’homophobie de leur commentaire. Car ça c’est super dérangeant.

Au départ sur Branchez-vous, j’ignorais les commentaires insultants puis finalement ma nature impétueuse et qui ne se laisse pas faire a rapidement repris le dessus. Je suis totalement d’accord avec les commentaires de Michel Dumais qui explique dans l’article qu’on ne doit rien laisser passer.

Michel Dumais, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies et animateur de Citoyen numérique sur les ondes de CIBL, croit qu’il faut cesser de banaliser les propos haineux sur le web. «On dit à nos enfants de ne pas accepter de se faire intimider à l’école, de dénoncer ceux qui les tyrannisent, et quand il s’agit de nous-mêmes, on ne fait rien. En tout cas, moi, il y a des limites que je n’accepte plus que l’on franchisse.»

Bref, la violence physique et verbale n’a pas de place dans notre société, que ce soit virtuel ou réel. Et je promets que le prochain qui me fait des menaces saura encore plus de quel bois je me chauffe. Il ne faut plus se laisser faire et l’accepter.