RueMasson dans les médias

Les cinq membres fondateurs de RueMasson.com de gauche à droite: Éric Noël, Cécile Gladel, Stéphanie Lalut, David Bruneau et Lisa Marie Noël

Aussitôt en ligne, aussitôt diffusé. Je parle de RueMasson.com dont je parlais ici et qui mérite un onglet sur ce blogue puisque j’en suis l’une des fondatrices.

Le Journal de Rosemont y consacre un article en nous appelant «Le petit nouveau du Vieux». Très cool. Ça nous encourage.

Haïti la nuit

Où que vous soyez dans le monde, surtout en Europe, et à Haïti, à Montréal, partout au Canada et au Québec ainsi que sur Sirius, vous pouvez écouter Haïti la nuit à l’antenne de la radio de Radio-Canada de minuit à 5 h du matin, heure de l’Est donc de Montréal. 6h plus tard en France, le matin donc.

Je vous en parle, car pour les trois prochaines nuits, j’y serai comme journaliste web. Je parlerai de ce qui se passe sur le web en lien avec Haïti et je lirai les courriels envoyés par les auditeurs. N’hésitez pas si vous connaissez des blogues, sites en lien avec Haïti.

La nuit dernière, j’ai parlé de l’importance de Twitter dans la diffusion de l’information. J’ai aussi parlé des deux journalistes indépendants québécois, Marie-Julie Gagnon et Gary Lawrence qui ont écrit sur le tourisme haïtien.

Marie-Julie parlait de l’historique du tourisme dans la perle des Antilles. Pourquoi ne pas y revenir sans faire du tourisme de pauvreté ? Gary Lawrence souligne que c’est une bonne idée, mais qu’il faut en profiter pour faire du tourisme durable et responsable, qui respecte les travailleurs haïtiens et les impliquent.

Extrait du billet de Gary Lawrence:

«Maintenant que le séisme a pratiquement fait tabula rasa d’une partie de l’île, c’est peut-être l’occasion rêvée de développer un tourisme durable et socialement responsable, et qui profiterait à l’ensemble de la population, que ce soit grâce aux revenus générés ou par l’utilisation d’une main-d’œuvre locale pour la construire et, par la suite, l’exploiter.»

Nouveauté ? Des élus twittent l’adoption du budget à Montréal (AJOUT)

Tout évolue, tout change. Aujourd’hui, c’est l’adoption du budget de la ville de Montréal, incluant une augmentation de taxes, l’adoption d’une taxe sur les stationnements, entre autres, une couple d’élus twittent en direct. Une première à Montréal.

Évidemment, à ma connaissance, les élus d’Union Montréal, le parti au pouvoir, ne twittent pas. Tout ce qui concerne le budget est ici sur Twitter.

On a deux élus, peut-être plus. On peut donc suivre le maire de Rosemont-Petite-Patrie, François Croteau de Vision Montréal, sur Twitter ainsi que le conseiller municipal de Projet Montréal, François Limoges. Projet Montréal a aussi son compte Twitter.

AJOUT: la conseillère du Plateau, Josée Duplessis s’y met aussi sur Twitter.

AJOUT: plusieurs autres élus se mettent à Twitter. Véronique Fournier de Vision Montréal. Marc-André Gadoury de Projet Montréal.

Le seul problème avec les tweets des élus de Vision Montréal et Projet Montréal est qu’ils sont teintés de partisanerie politique. Ce qui est normal. Il serait bien d’avoir la version des élus au pouvoir pour faire la part des choses. Car un budget n’est pas facile à comprendre. Mais à les lire, il semble que l’adoption du budget soit difficile, très difficile.

Finalement, en regardant cette expérience très intéressante, on se demande s’il n’est pas possible de diffuser les réunions du conseil municipal sur Internet ? Est-ce que cela augmenterait l’intérêt des citoyens à la chose municipale ? Y-a-t-il d’autres solutions pour intéresser les résidents au niveau de gouvernement le plus proche de leur vie quotidienne ?

RueMasson.com en ligne

J’ai mis en onglet RueMasson.com pour signaler un nouvel endroit sur le web où j’écrirai. J’explique tout ça ici. Je vous encourage à aller y faire un tour, vous faire connaître si vous êtes des résidents du coin, nous écrire si vous connaissez des sites semblables qui parlent de quartier dans les villes du monde entier.

Pour voir les talents qui ont mis au monde ce site Internet, vous trouverez ici nos biographies revisitées, pas très sérieuses, mais combien réalistes.

Faites suivre, parlez-en et retournez-y.

Meilleurs blogues de la Coupe de l’info : Bravo Rue89 !

Le verdict est tombé hier soir en France. Le blogue de Rue89, Passage à l’acte a été élu meilleur blogue dans la catégorie Développement durable lors de la Coupe de l’info.

Étant une fan de Rue89 depuis longtemps, je ne peux que me réjouir de ce prix et les féliciter chaleureusement. Ils ont été élus très largement avec plus de 50 % des votes.

Mon blogue, La Planète écolo, était aussi finaliste. Cette simple nouvelle m’avait totalement ravie. Étant un site indépendant d’une journaliste indépendante, j’étais très heureuse d’être simplement nominée. Et puis, cela me faisait une petite fleur, moi l’immigrante française, d’être la seule représentante de ma patrie d’adoption au sein de journalistes de ma patrie d’origine.

Encore plus de plaisir en apprenant ce matin que mon blogue est arrivé deuxième avec 28,5 % des votes. Dans ce cas, cette deuxième place vaut largement une première place pour moi. Un énorme merci à ceux et celles qui ont pris la peine de voter. Et encore bravo à tous les finalistes dont je rappelle les noms et les blogues, qui sont toujours à visiter et revisiter.

Conso Gonzo d’Eric Lecluyse de l’Express.fr
Planète de Guillaume Malaurie du Nouvelobs.com
LE BLOG PLANETE DE LAURENT SAMUEL, un autre pigiste comme moi.

La France et son identité

Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence, la nationalité française est devenue un super privilège que même les Français doivent prouver deux fois plutôt qu’une. Les histoires comme celles d’Anne Sinclair, Française de naissance, de ses parents, se multiplient depuis l’adoption du nouveau règlement. Gracieuseté de Sarkozy !

Anne Sinclair, comme l’une de mes amies, n’est pas née en France. Misère. Elle doit doublement prouver sa nationalité française. Mon amie avait un problème supplémentaire, ses deux parents n’étaient pas nés en France, l’un en Espagne, l’autre en Yougoslavie ! Mais elle a toujours, à quelques exceptions, vécu en France.

Inadmissible cette suspicion qui engendre des classes différentes de citoyens. Il va y avoir les « bons » français et les « mauvais » ? Les « vrais » et les « faux »? Belle manière de diviser un pays.

Évidemment, je suis toujours Française, même si je n’habite plus en France depuis plus de 22 ans. Je me sens toujours Française. Comme je me sens aussi Canadienne et Québécoise. J’ai déjà expliqué dans ce billet, l’impossibilité de choix, que certains ne veulent pas comprendre, disant qu’il faut choisir. Non, je n’ai pas à choisir, car j’ai vraiment et totalement deux nationalités. Un point c’est tout.

J’ai mes deux passeports. Je fonctionne principalement avec le Canadien sauf quand je vais en France. Mon passeport français est valide jusqu’en 2012. Vais-je me buter à cette super vérification de ma nationalité française? Il semble que non. D’après le site internet du service public français, j’aurai plus de facilité à justifier ma nationalité française qu’Anne Sinclair ou mon amie. Un peu ridicule non ?

Les personnes qui vivent en France, mais qui n’y sont pas nées, doivent plus prouver leur nationalité que moi. Je suis née en France, j’y ai vécu longtemps, mais réside au Canada depuis plus de 22 ans. Un peu bizarre non ? Qui est la plus française ? Si le gouvernement veut jouer à ce jeu, il peut se faire prendre avec de sacrés imbroglios. Voici les risques de tenter d’imposer des règles et des niveaux de nationalités. Ne sommes-nous pas tous des êtres humains…

Ensemble pour Haïti !!!

On a commencé à entendre la chanson en début de semaine. J’en parlais ici en recopiant les merveilleuses paroles de Grand Corps Malade, notre poète moderne. Voici le clip final. Un mot d’ordre: Ensemble. En espérant que les dirigeants qui se battent en coulisses pour savoir qui va diriger la reconstruction l’entendent et le méditent. Haïti n’a pas besoin qu’on se dispute pour savoir qui doit diriger la reconstruction. Il me semble que la reconstruction devrait être dirigée par les Haïtiens. Le reste du monde à leur service.

Qui en aurait parlé si les journalistes n’étaient pas là ?

Qui aurait parlé de Petit-Goâve, de Jacmel et de Léogâne si les journalistes de Radio-Canada et de La Presse n’étaient pas en Haïti ? Qui ? Ces villes sont en banlieue de Port-au-Prince et ont été délaissées. Heureusement, la journaliste de Radio-Canada Emmanuelle Latraverse a été à Léogâne, ceux de la Presse sont allés à Jacmel, puis Radio-Canada, et maintenant Michèle Ouimet nous parle de sa visite à Petit-Goâve, la ville de Dany Laferrière. Une ville qui a été oubliée par les secours.

On critique beaucoup les journalistes dans la couverture des drames de Haïti comme je le disais dans un autre billet. On les accuse de tous les maux. De se nourrir et de boire ce qui pourrait servir aux sinistrés. Sans savoir que les journalistes doivent être autonomes et amener de quoi survivre (je prépare d’ailleurs un billet là-dessus dans les prochains jours). De faire du spectaculaire et plus. On critique l’un et l’autre. On critique Anderson Cooper qui fait du spectacle bien entendu, qui se met en scène, mais n’est-ce pas une autre manière de sensibiliser les citoyens ?

Une chanson pour Haïti

Une ribambelle d’artistes français a enregistré une chanson pour Haïti: Haïti chérie. Elle sera bientôt offerte en téléchargement. L’argent sera distribué à Médecins sans frontières et la Croix-Rouge. Voici un extrait.

Celui qui est le grand poète moderne, qui écrit de merveilleux textes, Grand corps malade a écrit un couplet qui m’a touché. Encore plus.

Pour reconstruire il faut du monde, de l’espoir et beaucoup de temps
Du courage, du mental, de l’enthousiasme et de l’argent
Pour Haïti et son peuple, le compte à rebours a débuté
Tous ensemble soyons à la hauteur du mot solidarité

Continuons à donner pour Haïti. Longtemps. Continuons à en parler. Longtemps.

Ma rage devant l’égoïsme de certains humains…

Si la catastrophe horrible d’Haïti montre que la majorité des humains sont sensibles, généreux et veulent aider, elle met en lumière l’affreux manque d’humanité de certains. Le racisme latent qui leur permet de juger un autre peuple sans le connaître, sans rien savoir. L’égoïsme et le manque de compassion a animé plusieurs commentateurs à mes billets sur Branchez-vous.

C’est la première fois que les commentaires me donnent envie de pleurer. De rage. De tristesse devant tant d’ignorance et de manque d’humanité. Quand des gens meurent, notre petit confort d’occidentaux gâtés ne pèse pas fort dans la balance.

Quand on m’insulte, je m’en moque. Je me suis forgé une carapace. Mais contre la bêtise humaine, je ne suis pas capable. Trop sensible. Sûrement, car je suis une femme comme a osé dire un autre commentateur. N’importe quoi.

Comment peut-on comparer la dette de notre pays à la misère dans laquelle est plongé le peuple d’Haïti ? Comment peut-on oser dire (anonymement bien entendu) que le gouvernement du Québec devrait investir l’argent ici au lieu de le donner en Haïti. Comment ose-t-on dire qu’on en a trop parlé ? Effroyable.

Je dois dire que lire le billet d’Alain Gravel puis celui de Marie-Julie Gagnon m’a fait du bien. Je ne suis pas la seule à ne pas pouvoir passer à autre chose. Je ne suis pas la seule à tout trouver futile. Cela fait quatre billets de suite que j’écris sur Haïti sur Branchez-vous. Hier soir, j’ai essayé de trouver un autre sujet. J’ai vainement fureté parmi le web, parmi mon agrégateur, et je n’ai rien trouvé. Rien qui pouvait surpasser la gravité du tremblement de terre. Tout le monde sur le web ne parle que de ça. Je ne sais pas ce que je vais trouver comme sujet demain. Mais je peux dire que je parlerai encore d’Haïti. Dans une semaine, dans un mois, dans 1 an.

Patrick Lagacé
a pondu une chronique ce matin sur l’histoire d’Haïti. Nécessaire. Car comme l’écrivait Patrick: «J’ai cru bon résumer ici les explications (complexes) de Jared Diamond dans son magistral Collapse parce que, déjà, l’explication simpliste du racisme et de l’eugénisme (ces-Nègres-sont-des-bons-à-rien) a commencé à polluer ma boîte de courriels.»

Je vous encourage aussi à aller lire le billet d’Emmanuelle Latraverse sur Magalie Marcelin, une femme engagée qui est malheureusement décédée dans la catastrophe. Une amie d’Étienne Côté-Paluck, l’un de mes collègues journalistes et ami qui est sur place avec l’équipe de Radio-Canada. Il donnait des nouvelles ce matin à l’émission de Christiane Charette.

Des logos écolos trop nombreux

Article super intéressant dans le Soleil sur la maladie galopante des logos en tout genre qui se réclament tous plus écolos les uns que les autres.

L’article de Jean-François Cliche parle de l’étude de deux professeurs de l’Université de Sherbrooke Fabien Durif et Caroline Boivin qui ont recensé tous les produits nettoyants offerts au Québec. Résultat: 58 labels…58. Comment faire le tri dans cet incroyable bordel !!!!! Et ils disent ne pas compter les mots naturel, bon pour l’environnement, des trucs qui ne veulent absolument rien dire. Effroyable.

Il y a du ménage à faire, sérieusement. Le nombre de logos qui ne veulent rien dire se multiplie. Il est temps que le gouvernement légifère, car les entreprises sérieuses qui proposent des produits réellement écologiques ne peuvent se distinguer dans cette mer de faux. Dommage. Soyons encore plus sévères et posons des questions.

La guerre des retraites dans Jobboom

Même si Christiane Lanthier fait un portrait de moi dans Jobboom en soulignant ma spécialité, l’environnement, elle parle aussi des autres sujets que j’aborde en écrivant mon billet quotidien dans Branchez-vous. Mais surtout de l’article que j’ai écrit dans la dernière édition de Jobboom sur la guerre des retraites. Comment sauver le régime public des rentes de retraite ? Les babyboomers ? Les générations qui les suivent, moins nombreuses ?

L’article fait le tour des propositions que ce soit avec la Régie des rentes du Québec et autres spécialistes en matière de retraite.

Vie de pigiste

L’Office national du film chapeaute un projet super intéressant: PIB. Un documentaire qui suit des Canadiens en ces temps de crise. L’une des vidéos présente une journaliste qui avait un emploi permanent à la revue Châtelaine, côté anglophone. Elle l’a perdu et est devenue journaliste indépendante, pigiste.

Annie Richer, une collègue journaliste, a recueilli mes commentaires sur le témoignage de Charmaine. Elle en a fait un billet sur le blogue de PIB, qui est ici. La première chose que je lui ai dit, c’est que moi aussi j’avais sauté dans le vide, sans parachute, quand en 2003, j’ai quitté un emploi stable en politique pour redevenir journaliste. Mais c’était mon choix, murement réfléchi. Après avoir travaillé plusieurs années comme employée, après avoir testé la vie de travailleur autonome au milieu des années 90, mon choix était fait. Je serai ma propre patronne. Je fonctionne très mal avec un-e patron-ne. Je suis trop indépendante. Je veux décider pour moi. Je suis allergique au 9 à 5, à la routine, aux horaires, à la répétition. Je ne suis bien que lorsque c’est moi qui décide. Même quand je travaille jusqu’à 4 h du matin pour finir des articles. C’est mon choix.

Voici donc ce que j’ai expliqué à Annie. Allez visiter le site de PIB, on y trouve des vidéos témoignages, le blogue. En anglais et en français. Intéressant de constater l’impact de la crise économique, non pas en terme de chiffres, mais en mettant des visages sur ceux-ci.

Dernière ligne droite pour voter pour mon blogue !!!

Mon blogue est finaliste pour la Coupe de l’info dans la catégorie Développement durable, qui récompense les meilleurs blogues de journalistes en France. Je suis la seule Québécoise en lice !!! C’est la dernière chance, car le vote se termine demain le lundi 18 janvier. Si vous aimez mon blogue, un dernier effort pour le faire savoir en votant. Un gros merci !

Les gagnants seront annoncés le samedi 23 janvier à Courchevel. Évidemment, je ne serai pas sur place, je serai ici, à Montréal. Mais l’important est vraiment de participer et je suis déjà très heureuse d’être finaliste.

Financeriez-vous un pigiste pour un reportage ? (MAJ The Tyee)

L’initiative du photographe de RueFrontenac Martin Bouffard m’a inspirée et donnée des idées. Ce dernier a ramassé 2 600 $ pour financer son voyage en Haïti en Twittant. Il est parti avec un journaliste de Rue Frontenac, Vincent Larouche. leurs reportages sont sur Rue Frontenac. Quelques heures et la solidarité faisaient effet. J’y ai participé. À la mesure de mes maigres moyens de journaliste indépendante.

Cette initiative fait parler. Certains comme mon collègue Steve Proulx n’approuve pas. Il souligne que tout l’argent doit servir pour Haïti en ce moment. Je pense que l’un n’empêche pas l’autre. Cela ne m’a pas empêchée de donner à Médecins sans Frontières. Cela ne m’empêchera pas de donner à d’autres organismes pour Haïti.

D’autres pensent qu’envoyer un journaliste et un photographe en plus en demandant de l’argent n’était pas nécessaire. Plusieurs s’expriment tant chez Steve que chez Dominic Arpin. C’est leur opinion. Je ne la partage pas. Je crois qu’il est intéressant qu’un organe de presse indépendant comme Rue Frontenac puisse couvrir cette tragédie. Chaque journaliste présent ramène quelque chose de différent. C’est ce que je constate en étant branchée sur Radio-Canada, radio et télé, CNN, France 2, La Presse, Rue Frontenac.

Autre point de vue, celui d’une journaliste indépendante qui a l’habitude de financer de sa poche ses voyages à l’étranger. Ma collègue Mariève Paradis a écrit un message sur le billet de Rue Frontenac. Elle souligne que les journalistes de Rue Frontenac vivent la réalité habituelle des journalistes indépendants: insécurité financière, travailler sans filet, etc.

Il est vrai que parfois, il y a une certaine incompréhension entre les journalistes permanents et indépendants. Pourtant, on fait le même travail, nous faisons du journalisme. Certains pour un seul média, d’autres pour plusieurs. L’un n’est pas mieux que l’autre. Seulement différent.

Il est donc évident que plusieurs journalistes pigistes ont réagi comme Mariève lors de la demande de financement de Rue Frontenac. Les journalistes indépendants ont l’habitude de s’autofinancer lorsqu’ils partent à l’étranger ou même en reportage à l’extérieur de chez eux. Aucune revue ou média (sauf exception) ne rembourse les frais de voyage des journalistes indépendants.

C’est pour ceci que l’initiative de se faire financer des journalistes de Rue Frontenac m’a inspirée. Serait-ce une nouvelle manière de faire du journalisme ? Se faire financer des reportages ? Serait-ce une solution pour les journalistes indépendants pour arriver à faire des voyages à l’étranger ?

Dominic Arpin parle justement de l’initiative américaine Spot.us qui permet de financer des reportages. Intéressant. À explorer. Du reportage coopératif financé par les lecteurs. Les journalistes indépendants ont l’habitude de vendre leurs histoires. On le fait avec les rédacteurs en chef. Pourquoi pas sur Internet.

Ou alors devrait-on se trouver des commanditaires pour les billets d’avion, le logement ? Trouver des ententes avec les compagnies aériennes ? Les ONG ? Va-t-on nous accuser de ne pas être impartiaux ?

N’est-ce pas la même chose lorsqu’on fait des voyages de presse ? Nous sommes invités, tout est payé. D’ailleurs, c’est souvent la seule manière pour les journalistes indépendants de voyager. L’important étant d’indiquer que le voyage a été payé et de rester critique et rapporter la réalité. Ensuite, c’est chacun son éthique. Que l’on soit journaliste pigiste ou permanent d’ailleurs. Car tout le monde participe aux voyages de presse.

Car plusieurs de mes collègues pigistes voyagent. Trop souvent à leur frais. Ils se payent eux-mêmes le billet d’avion, se débrouillent avec les moyens du bord. Je pourrais faire une longue liste de collègues qui s’autofinancent. D’autres arrivent à glaner quelques bourses.

Les bourses Nord-Sud sont financées par l’ACDI, organisée par le FPJQ, la bourse Québec-Japon. Il y a avait les bourses Air France qui offrait des billets d’avion à des journalistes. Malheureusement, après une polémique dans le Trente, ceci n’existe plus. Dommage pour les pigistes.

Qui serait donc prêt à financer un journaliste indépendant pour un reportage à l’étranger ? Pour un reportage ici au Québec spécifique ? Est-ce préférable le style commanditaires ?

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les journalistes indépendants, le site internet de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) en parle en long et en large. Le Répertoire présente les journalistes membres.

L’une de mes amies Facebook, Brigitte Gemme, m’a souligné une initiative très intéressante en Colombie-Britannique, The Tyee. Un quotidien en ligne qui existe depuis 2003, totalement indépendant et financé par le public. L’histoire est ici. Est-ce un nouveau modèle de média ? Un modèle que développe aussi Rue Frontenac. Un modèle qui ne se base pas seulement sur la publicité, mais sur l’abonnement, sur le financement des citoyens ?

Trop de journalistes ? Vraiment ?

Plusieurs ont repris et reprennent une phrase lancée par un sinistré: « Moins de journalistes, plus de médecins ». Il est normal que les sinistrés soient frustrés de voir des journalistes et pas de médecins. Mais il n’y a pas de rapport entre l’un et l’autre. Mais puisque certains remettent en question la présence journalistique, discutons-en donc.

La question fait boule de neige sur Internet, dans les commentaires à la suite de cet article du Devoir, sur Twitter. Elle apparaît futile quand on sait que tant de gens souffrent en ce moment. Mais parlons-en, puisque nous sommes, si nous pouvons être sur internet, des privilégiés. Avant de continuer à lire, allez donc faire un don par ici.

Un peu partout plusieurs se demandent pourquoi autant de journalistes sont en Haïti. Des citoyens pensent que les journalistes gênent le travail des sauveteurs, utilisent des ressources essentielles aux sinistrés. La question mérite donc d’être posée et va au-delà de cette tragédie d’Haïti: doit-on envoyer des journalistes sur le terrain en temps de crise humanitaire ? Doit-on faire un pool de journalistes de tous les pays ? Je n’ai aucune idée de la réponse. Je ne sais pas.

Je crois qu’on pourrait envoyer les journalistes des mêmes médias au fur et à mesure, pas tout en même temps, pour qu’ils restent plus longtemps. Mais il est certain que les médias DOIVENT être présents. Il le faut. C’est notre métier. Plusieurs se posaient aussi la question lors du tsunami. J’avais fait un article sur l’expérience de ces journalistes qui avaient couvert cette autre tragédie.

Tout d’abord. Un point. Le journaliste Jean-François Bélanger de Radio-Canada expliquait l’autre jour sur RDI que l’envoi de journalistes nécessite énormément de logistique. Car ces derniers doivent être totalement autonomes sur place, afin de justement ne pas enlever des vivres, de l’eau, un logement et des ressources aux sinistrés. J’imagine que chaque média fait de même. Je l’espère.

Aussi, on souligne que les journalistes prennent le temps de sauveteurs en les interviewant. Parfois oui, parfois non. Les sauveteurs qui accordent des entrevues le font pour une raison, ils ne sont pas obligés. Cela leur fait du bien de parler de ce qu’ils viennent de faire et de voir ? Ils lancent des messages. Il est évident que certains journalistes exagèrent. Il ne faut pas prendre un exemple pour catégoriser tous les autres et leur cracher dessus. Il y a aura toujours des débordements. Comme le rapportait Michelle Blanc sur Twitter, Geneviève Lefevbre a raison en disant que la frontière, tant qu’elle existe encore, entre « information » et « voyeurisme » est ténue.

Les journalistes marchent sur un mince fil très raide… Chaque minute ils doivent juger rapidement dans des circonstances de travail de guerre. Pas facile. Tout dépend aussi du niveau de tolérance de chaque personne.

On souligne aussi que les journalistes pourraient aider. Je crois qu’ils le font en général à leur manière. Ils aident à la sensibilisation, à la transmission de l’information, ils permettent aux gens de parler, de ventiler les horreurs qu’ils viennent de vivre. Ne pensez-vous pas que certains journalistes ne mettent pas la main à la pâte? J’ai vu un journaliste australien donner de l’eau à une petite fille sortie des décombres, la prendre dans ses bras. Les journalistes ne sont pas êtres sans émotion et sans empathie. Arrêtons de les dépeindre comme des monstres.

Par ailleurs, imaginer un seul instant qu’aucun journaliste ne soit sur place. Ce serait mieux ? Sinon, combien il en faut ? Qui peut y aller ? Quelle question futile à se poser quand on pense quand même que des milliers de gens aient tout perdu.

L’important est surtout de ne pas y aller pendant une semaine. D’y retourner souvent. De ne pas laisser tomber Haïti dans quelques jours. Car quand les médias ne parlent plus d’une catastrophe, les citoyens n’y pensent plus. Comme si le drame n’existait plus…

Aussi, l’analyse la plus intéressante et pertinente vient de François Bugingo, journaliste et vice-président de Reporters sans frontières en entrevue avec Dave Parent au 98,5 FM. Il dit une chose importante. Il ne faut pas demander au journaliste sur place de faire une analyse de la situation, car il n’a pas accès à l’information totale et globale. Il faut lui demander de raconter ce qu’il voit.

Ce qui le choque le plus, ce n’est pas le nombre de journalistes sur place, c’est à la vitesse avec laquelle les médias vont repartir. Très pertinent François.

Écoutez aussi Frédéric Nicoloff, journaliste de Radio-Canada (entre 2min 50 et 14 min), (merci à Michel Dumais qui m’a transmis ce lien) qui parle de son expérience personnelle de voir les cadavres des gens qu’ils connaissaient. Aussi, ce dernier souligne que dans les quartiers populaires, il n’a pas vu d’équipe de sauvetage, contrairement aux quartiers plus « aisés ». Il souligne qu’il ne s’agit que de ce qu’il a vu de ses yeux, peut-être qu’il y en avait qui n’était pas là. Ces deux journalistes font leur travail, ils racontent ce qu’ils ont vu.

Frédéric Nicoloff termine en disant qu’il faut absolument éviter de tomber dans le piège du voyeurisme, car les Haïtiens se livrent très facilement.

On verra donc quels médias seront encore présents d’ici deux ou trois semaines. Comme journaliste indépendante, j’aimerais y aller d’ici quelques mois, plus tard. Quand tout le monde aura les yeux tournés ailleurs.

Comment aider Haïti?

Le drame est complet à Haïti. C’est le désastre total. Des morts, des morts…Des survivants aussi qu’il faut aller chercher sous les décombres. C’est pour ceci que les sauveteurs spécialisés en recherche sont les plus importants, ainsi que les médecins, les équipements médicaux. Les États-Unis envoie un bateau-hôpital.

Et nous que pouvons-nous faire?

Faire pression sur nos gouvernements pour que l’aide parte vite.

Donner à des organismes reconnus. Il est vraiment important de donner à des organismes connus qui sont sur place et pourront utiliser cet argent tout de suite. Il ne faut pas donner de l’argent liquide à des gens qui tentent de profiter de la catastrophe, il faut donner aux organismes reconnus répètent les intervenants. Des dons en argent, pas en nature.

Luck Mervil souligne qu’il n’y a pas de concurrence entre les ONG. Peu importe à laquelle vous donnez, mais donnez. Un simple 10 $ peut faire une différence. Juste 10 $ pour chaque personne, c’est un repas au resto de moins, mais multipliez par 100 personnes ça fait 1000 $, multipliez par 1000 personnes qui donnent 10 $ ça fait 10 000 $ et ainsi de suite.

J’ai donné à Médecins sans frontières.

Il y a aussi la Croix-Rouge, le CECI, la Coalition humanitaire.

Par ailleurs, outre l’aide humanitaire, un journaliste et photographe de Rue Frontenac partent pour Haïti afin de couvrir la catastrophe. Car on a aussi besoin de journalistes pour nous rapporter les nouvelles. Évidemment, RueFrontenac n’a pas d’argent pour financer ce voyage et fait appel à ses lecteurs. J’ai aussi fait un don, faites de même en inscrivant Haïti à côté de votre nom.

J’aime aussi la suggestion de Jean-Sébastien Trudel de donner à un organisme qui travaille pour le développement à long terme en Haïti: Haitian Sustainable Development Foundation (HSDF).

Car il a raison et je suggère de faire la même chose. Un don d’urgence et un don à long terme. Peut-être est-ce le moment de planifier un petit don par mois pour cet organisme.

Autre ajout conseillé par une amie pour l’aide sur le long terme: Lambi Fund.

AJOUT: certains personnes n’ont pas d’argent, mais veulent aider. Voici quelques suggestions. Comme le mentionne un commentateur, on peut en parler autour de nous, souligner à quelque point Haïti a besoin d’aide et sensibiliser.
Par ailleurs, le CECI a besoin de bénévoles pour répondre au téléphone, on peut leur proposer notre aide en les appelant au 514-875-9911. Vous pouvez aussi vérifier auprès de la Croix-Rouge et d’autres organismes qui ont sûrement besoin d’aide pour répondre au téléphone ou d’autres tâches diverses. Tout est utile.

B. Bardot écrit à S. Harper pour protéger les ours polaires.

Son combat pour les animaux est connu. Surtout celui contre la chasse aux phoques au Canada. La voila qui prend maintenant pour les ours polaires. Pour une fois, Brigitte Bardot n’a pas du tout tort de réprimander le premier ministre canadien. Elle l’accuse de ne pas vouloir protéger l’ours polaire, un animal qui est fortement menacé par les changements climatiques et qui n’est pas du tout dans la même catégorie de danger que le phoque.

Extrait de sa lettre

«Le refus du Canada de soutenir le classement de l’espèce Ursus maritimus à l’Annexe I de la CITES est criminel et totalement irresponsable. Cette espèce, plus que menacée, est devenue bien malgré elle la tragique victime et le symbole du réchauffement climatique.»

Pour traduire ce qu’écrit Brigitte Bardot: L’Ursus est l’ours, CITES est la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

Évidemment, cette dernière revient sur la chasse aux phoques pour faire un parallèle. Mais on ne peut en faire. L’ours polaire est en danger, pas le phoque. C’est prouvé.

Autre extrait

«Monsieur le Premier Ministre, lorsque nous vous avons interpellé pour dénoncer la cruauté de la chasse aux phoques, vous avez refusé d’entendre nos légitimes protestations. Aujourd’hui, l’Union européenne a fermé ses frontières aux produits issus de ce massacre et ne reviendra pas sur cette décision comme me l’ont confirmé plusieurs représentants des autorités européennes et nationales.
Ferez-vous preuve du même entêtement, du même aveuglement face à nos demandes de protection de l’ours polaire qui n’appartient pas aux Canadiens mais fait partie du patrimoine universel ?»

Quelque chose est dérangeant. Le Canada chasse toujours l’ours polaire? Ah oui? Parle-t-elle des peuples autochtones ou d’une chasse plus large?

C’est l’une des rares fois où j’appuie le combat de Brigitte Bardot. Les ours polaires sont menacés. Préservons-les. Et plus, l’ajout de l’ours à ces espèces protéger est une proposition américaine. Décidément, l’ére Bush est finie, mais Stephen Harper a décidé de le remplacer?

Quand à la chasse aux phoques, j’en ai déjà parlé. L’émission de Martin Picard sur le Grand Nord et l’utilisation du phoque dans la cuisine était super intéressante.

Ami ou non sur Facebook?

Dernièrement plusieurs collègues journalistes se sont posé des questions sur Facebook et les « amis ». En fait, Facebook aurait du les appeler contacts pour garder le terme plus personnel que la majorité des gens donne à l’amitié. Mais bon.

La question est de se demander si on doit accepter toutes les demandes d’amitiés ou non. Ceci sans heurter les sensibilités de chacun et chacune. Ma collègue Marie-Julie Gagnon a écrit un excellent billet sur le sujet. Elle se pose aussi des questions, mais a finalement décidé d’ouvrir peu à peu son Facebook à des inconnus.

J’ai aussi discuté du sujet avec d’autres collègues qui généralement acceptent toutes les demandes. Michelle Blanc dit que refuser une demande c’est comme refuser une carte d’affaires. Ça marche pour Linkedin, pas Facebook qui est plus personnel à mon avis.

D’autres ont des pages fan également pour séparer les deux catégories. Mais un peu comme Marie-Julie, je ne pense pas qu’une page fan soit nécessaire. Je crois que c’est réservé pour les vedettes, les personnalités connues qui ont des fans, pas les journalistes. Alors que faire pour ne vexer personne… ne pas passer pour des snobs?

J’en suis à ce stade. Mais je me pose toujours des questions. Une chose est claire. Mes statuts, mes photos, certains liens, commentaires et vidéos ne seront jamais visibles à tout le monde. Je les réserve à mes amis-collègues, aux gens que je connais vraiment, et encore. J’ai plusieurs niveaux de « privacy » sur Facebook. Il ne reste donc pas grand-chose qu’on ne trouve sur Twitter et ici sur mon blogue.

Une chose que je ne comprends pas, ce sont les personnes que je ne connais pas du tout et qui me font une demande sur Facebook sans même ajouter un petit mot de présentation. Pas très chic. Je clique automatiquement sur ignorer. Si la personne se donne la peine de se présenter, c’est différent.

Autre questionnement. Et si l’inconnu qui me fait une demande est un pervers? Une personne que je ne veux absolument pas avoir dans mon entourage? Un commentateur assez acerbe de Branchez-vous qui passe son temps à m’insulter et me ridiculiser? Le prochain Vincent Lacroix?

Traitement de star pour Halle Berry à Trudeau?

Changeons de sujet, de star, de tête de turc. Petite anecdote qui me fatigue depuis que ma collègue et amie, Mariève Paradis l’a raconté sur son blogue mais surtout lors de sa chronique dans MSN.ca. Lundi dernier, le 4 janvier, lors de son voyage de retour en Californie, Mariève a été témoin du traitement de faveur accordé à l’actrice Halle Berry et son conjoint canadien qui prenaient le même vol qu’elle, en direction de Los Angeles. Mais en première classe.

À l’aéroport, tel que le raconte Mariève, l’actrice a pu passer devant tout le monde afin d’accomplir les formalités d’immigration. Et ce qui m’irrite le plus est qu’elle était escortée par la police de Montréal. Ne peut-on les utiliser à meilleur escient?

Un autre épisode « à la Claude Dubois » donc. Mais pourquoi? Était-elle en danger en faisant la file avec le peuple? Est-ce que les vedettes ont toujours des traitement de faveur? Je suis naïve, je sais, mais cela me déçoit. Y-a-t-il une file spéciale pour les premières classes à l’immigration et la douane? Je sais qu’il y a des files personnel naviguant et diplomates. Les vedettes sont incluses?

Excuses honorables, tournons la page…Repose en paix Lhasa!

La controverse entourant le décès de Lhasa de Sela et l’animateur de la radio 93,3 FM, Louis Lacroix vient de se terminer. J’en parlais hier dans un billet sur le fait qu’il pensait que s’il ne connaissait pas quelque chose c’était zéro.

La journée a été longue. La controverse a fait boule de neige sur le web et les nombreux fans de Lhasa se sont offusqués en grand nombre.

Finalement il y a 1 heure, en début d’émission, Louis Lacroix s’est honorablement excusé. C’est ici par écrit et ici en audio.

Je lui donne raison sur un point. Les insultes et menaces de mort à son endroit étaient et sont totalement inacceptables. Ces insultes et menaces que j’ai aussi lu sur le groupe Facebook qui réclamait des excuses publiques sont indignes des fans d’une telle artistes. Indigne de la mémoire de Lhasa. Il serait bien que ces personnes s’excusent aussi.

Pour ce qui est de sa sortie contre les journalistes. Laissez faire. On s’arrange toujours entre collègues. C’est une broutille interne.

Il est désormais temps de clore le sujet et de laisser Lhasa reposer en paix. Excuses publiques faites. Acceptées. Merci.

La galère des femmes de 40 ans et plus…

C’est un peu la mode de parler des 40 ans et plus. Des femmes. Une revue leur est même destinée, Vita (More du côté anglophone).

On les bichonne, on leur parle, mais on tente surtout de leur refiler moult crèmes contre les rides, botox et autres trucs anti-vieillissement. On les félicite également quand elles ne paraissent pas leur âge, quand elles sont minces, sans rides, sans cellulite.

Au fait? Est-ce vraiment la réalité des femmes de 40 ans et plus? Doivent-elles seulement tenter de ne pas paraître trop vieilles? C’est ça avoir 40 ans et plus? Trouver le meilleur moyen d’échapper au relâchement des muscles, à la descente des seins, la mollesse de la peau, la maniaco-dépression des hormones, du cycle menstruel qui joue avec leurs nerfs?

Que fait-on des femmes de 50 ans, 60 ans et 70 ans? On les jette aux oubliettes ? Comme on le fait aux comédiennes, animatrices et journalistes qui font de la télévision…On les condamne aux visites régulières chez leurs chirurgiens esthétiques?

Par ailleurs, les 40 ans et plus manquent parfois souvent, de chance en amour. Si elles ne sont pas matchées avant 40 ans ou plaquées après 40 ans, c’est le parcours de la combattante.

Il y a celles qui ont des enfants assez jeunes encore et que les gars fuient par peur de ne pas être assez bien maternés.

Il y a celles qui n’ont pas d’enfant car elles n’ont jamais trouvé le père idéal. Les gars qu’elles rencontraient quand elles étaient en âge de procréer ne voulaient pas d’enfants ou désiraient attendre. Maintenant qu’ils en veulent, ils les trouvent trop vieilles. Merde alors. Pas de chance.

Il y a celles qui se tournent vers les hommes de 50 ans? Pas vraiment, ils préfèrent les 40 ans et moins. (Attention généralisation extrême). Car c’est vrai que les hommes de 45-50 ans sont sûrement les meilleurs potentiels de conjoints pour les femmes de 40 ans + mais pas pour celles de 50, 60 ans…Retour à la case départ. Pauvre célibataires de 50 ans, 60 ans…Compassion.

Il y a celles qui rencontrent aussi parfois des hommes dans la trentaine (oui oui oui il y a des hommes qui s’intéressent à des femmes plus vieilles). Plus rare dans la vingtaine ( mais ça existe aussi). Malheureusement, ça ne fonctionne pas. Ces trentenaires, contrairement à leurs aînés, veulent des enfants. Retour à la case départ. Les femmes de 40 ans + sont passées date. Rien à faire. Pas de bébés à moins de forcer, de se dépêcher ou d’adopter…

Finalement le timing n’est jamais bon. En même temps, les quatras+ passent pour des vieilles peaux face aux fringant-e-s trentenaires. Ne vous parle même pas de ceux dans la vingtaine qui les regardent comme des antiquités, des matantes. Normal, elles ont l’âge de leurs mères. Oups.

Alors, elles font quoi les 40+? Elles adoptent un chien, un chat, un singe? Elles se rabattent sur la carrière? Sur les amis? Elles oublient la relation amoureuse?

Elles doivent aussi affronter les amis. Ces amis trentenaires qui ne pensent jamais à leur présenter des trentenaires. Ces amis plus jeunes qui l’ignorent systématiquement lorsque c’est le temps de faire des matchs. Les valeureuses amies trentenaires qui évitent avec précaution de lui présenter leur frère. Car malgré les apparences, ces supers amies ne veulent surtout pas que leur frère se ramasse avec une plus vieille. La quadra+ n’est jamais le premier choix sauf lorsqu’elle est avec des amis plus vieux. Et encore !

Peut-être pas. Peut-être que la solution est dans les nombreux divorcés de 40 + qui ne cherchent qu’à refaire leur vie avec une femme de leur âge, sans enfants ni bagages et qui leur cassera pas les pieds avec son horloge biologique? Pourquoi pas?

Si je ne connais pas, c’est zéro? (MAJx5)

Je résume de manière très schématique la pensée de l’animateur de l’émission du retour au 93,3 FM à Québec, Louis Lacroix au sujet de la couverture médiatique de la mort de Lhesa de Sela. La conversation est ici à la 50e minute de la première heure. L’un de mes amis Charles Messier en a fait un montage des « meilleurs moments ». (AJOUT: je rappelle qu’il est de bon ton de toujours mentionner le nom de l’auteur lorsque l’on fait suivre et circuler un montage vidéo, sonore ou texte. L’extrait monté par Charles circule actuellement sur le web sans mention de son nom.)

Durant une conversation avec des membres de son équipe sur l’annonce de la mort de l’artiste mexicano-américaine qui vivait au Québec, le respect et l’ouverture d’esprit n’étaient pas au menu. Il semble que si l’animateur ne connait pas l’artiste en question, en parler n’est pas nécessaire. Il trouvait que c’était de l’enflure médiatique et une tentative de création d’une vedette.

Tout d’abord, il n’y a pas d’enflure médiatique. Lhasa a vendu plus d’un million d’album et était connue dans le monde entier. Elle n’est pas connue comme Sylvain Cossette, Céline Dion et les vedettes d’Occupation Double. So what? Et puis? Est-ce nécessaire de faire la Une du 7 jours ?

Car outre les médias québécois, le Monde, Libération, la libre Belgique et bien d’autres en parlent. Et contrairement au 93,3 FM, la radio américaine NPR connaissait Lhasa et parle de la disparition de Lhasa dans un reportage.

Sur Facebook où je m’insurgeais du manque de sensibilité mais surtout d’ouverture de l’animateur et son équipe, plusieurs amis m’ont fait des commentaires très intéressants. Tout d’abord, un collègue qui vient de Québec a vu Lhasa en concert à Québec justement. « J’ai vu Lhasa en spectacle en 1998… à Sainte-Foy. C’est à exactement 9 minutes en voiture des bureaux de 93,3 ».

Autre commentaire d’une autre amie pour éclairer notre ami du 93,3 FM: «Lhasa était tellement populaire à la fin des années 90, c’était impossible de sortir dans un café ou un resto sans entendre la Llorona…Tellement que c’en était presque un ver d’oreille! Dans l’extrait de radio, ils auraient au moins dû faire jouer les morceaux plus connus, ça aurait peut-être éclairé leurs lanternes.»

Pour finir deux choses. Aucun média n’essaye de transformer Lhasa en vedette. Tout le contraire de sa personnalité. Il n’y a pas d’enflure médiatique. Les médias rapportent seulement une nouvelle. La disparations d’une grande artiste qui a marqué son temps et qui est trop vite disparue.

Deuxièmement, depuis quand les médias ne devraient parler que des choses populaires qui passent et repassent partout? Depuis quand, les médias ne pourraient parler d’artistes et personnalités moins grand public, moins connus? Ce n’est pas aussi le rôle des médias de faire découvrir? Pour 2010, j’envoie un peu d’ouverture d’esprit à cet animateur de Québec et son équipe. Un peu de respect aussi.

Je suis heureuse que les médias en parlent. Cela m’a permis de la découvrir car je ne la connaissais que de nom. Un peu tard mais sa musique, sa voix et ses paroles touchent mon âme. Une artiste qui, comme moi, était tombée amoureuse du Québec et de Montréal. Écoutez Lhasa de Sela, c’est intense, beau, sensible, magnifique.

MAJ: L’un des membres de l’équipe de l’émission cherche à en faire un autre épisode de la guerre Québec-Montréal. Sauf qu’il se trompe complètement puisque les gens qui s’insurgent contre le manque total de diplomatie de Louis Lacroix viennent de partout au Québec, pour ne pas dire d’ailleurs, puisque un ami Québécois en Californie s’est aussi insurgé. Aussi du monde du Saguenay, du Lac, de Québec…Oui oui de Québec et partout ailleurs.

Il ne faut aussi pas mettre tout le monde dans le même panier et parler des gens de Québec ou de la radio de Québec. Ici je ne faisais que m’inquiéter et dénoncer les propos d’un animateur en particulier et de son équipe. Attention de ne pas généraliser.

MAJ #2: Un internaute Francis Desharnais invite les gens à faire des demandes spéciales des chansons de Lhasa au 93,3 FM en remplissant ce coupon.

MAJ#3: Voici que mon collègue Patrick Lagacé avec son talent habituel fait une sortie pas mal plus sentie et personnelle que moi.

Michel Dumais y va d’un commentaire que je me suis fait aussi: «Je ne sais pas pour vous, mais je pense que Lhasa doit être bien triste à nous observer d’en haut.»

Il est vrai que le genre de controverse qui n’arrête pas depuis le décès de Lhesa ne correspond pas du tout à son style, sa vie et sa carrière…Mais il s’agit peut-être de la manière de faire enfin connaître son merveilleux talent au plus grand nombre de personnes…J’espère qu’elle veille sur nous quand même. On en a besoin.

MAJ #4 – Décidèmment le sujet se répand comme une trainée de poudre. De plus en plus de monde en parle. Sur Facebook, on vient de créer un groupe qui exige que Louis Lacroix s’excuse publiquement.

Je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire. Je pense qu’on va un peu trop loin. Non je ne sais. En fait, j’aimerais que ceux qui connaissaient bien Lhasa nous disent ce qu’elle aurait voulu ou ce qu’ils veulent. Je ne me donne pas le droit de le savoir…

MAJ #5: Vais-je arrêter un jour de faire des mises à jour? Du côté de l’équipe du 93,3 FM et des fans de Lhasa, j’ai lu des insultes et des mots pas très gentils. Je ne crois pas que ça ajoute quelque chose au débat d’insulter Louis Lacroix, même si je suis la première à être outrée par son attitude. Je pense que le débat doit rester civilisé par respect pour Lhasa, sa vie et son oeuvre. Non ?

Faire le travail des ramasseurs de recyclage…

Jour de recyclage aujourd’hui. Comme d’habitude la compagnie qui a eu le contrat pour ramasser le recyclage en laisse. J’ai fait leur travail et ramasser les objets qui trainaient dans la neige. Surtout que la neige sera chargée ce soir ou cette nuit et le recyclage se ramasserait dans les dépôts à neige. Bravo. Il est temps que l’arrondissement Rosemont-La Petite Patrie révise le contrat de ce ramasseur de recyclage…

Être écolo c’est économique !!!

Je l’ai assez répété depuis la sortie de mon livre l’Écolo écono. Plus on est écolo, plus on économise. Tous les gestes de mon livre engendre une économie d’argent…Une économie que le chroniqueur de l’émission de Radio-Canada à L’après-midi porte conseil, Mr Truc a chiffré.

Voici ces trois exemples que vous pourrez réécouter en cliquant sur le lien.
-Ne plus boire d’eau en bouteille c’est une économie de 56 000 $ en 30 ans
-Apportez son lunch au travail trois fois par semaine économise 94 000 $ sur 30 ans.
-Prendre le transport en commun c’est 109 000 $. Imaginez pour moi qui me déplace 9 mois sur 12 en vélo !

Sur 30 ans, vous pouvez mettre 261 000$ dans vos REER. Impressionnant non ?

Je crois que je vais refaire une version de mon bouquin en calculant l’ensemble des économies comme je l’ai fait dans la version française de l’Écolo écono...

L’amour ne se théorise pas, il se vit… sauf quand…

J’adore ces histoires d’amour non traditionnelles comme les raconte cet article de Coup de Pouce. L’amour ne se théorise pas, il se vit !

Les gens jugent souvent les histoires d’amour et donnent 1000 et un conseils selon leur propre expérience. Ça fonctionne rarement. Car il est impossible de théoriser l’amour. Impossible de le rationaliser…Il s’échappe, nous file entre les doigts. Il vaut mieux écouter son coeur et oublier la rationalité que la tête nous souffle dans l’oreille.

Mais trop souvent, on se pose 1000 et unes questions, on n’ose pas, on a peur du rejet. Et pourtant, si on écoutait ce coeur qui bat, si on le laissait prendre le dessus, tout serait plus simple. Peut-être.

Dieu qu’on se complique la vie en se taisant. En enfouissant nos sentiments, en les maquillant. On passe sûrement à côté de belles histoires.

On a tellement peur. Maudite peur. Peur de se faire mal, peur du rejet. A-t-on aussi peur du bonheur ?

Sauf qu’il n’est pas toujours facile de laisser parler son coeur. Surtout, si, lorsqu’on parle, on se fait rejeter. Régulièrement. Toujours.

N’avez-vous jamais avoué à l’autre l’effet qu’il vous faisait pour apprendre que cet effet n’était pas partagé ? Une claque sur la gueule fait moins mal. Ne vous êtes-vous alors jamais demandé pourquoi votre instinct et votre coeur vous avaient trahi à ce point ? Pourquoi au fait ? Pourquoi doit-on se prendre quelques claques ? Pourquoi doit-on avoir mal ? Pourquoi toutes ses émotions ? Je vous l’avais dit, l’amour ne se théorise pas. Il ne laisse que des questions sans réponse. Parce que.

Au fait, combien de rejets peut prendre un coeur ?

Se questionner sur les causes environnementales des maladies?

Aujourd’hui, une étude menée pour la société d’Alzheimer fait sursauter tout le monde, ou presque. En effet, les cas et les coûts de cette maladie dégénérative vont se multiplier au cours des prochaines années. Évidemment, une telle nouvelle demande des explications. Quelles sont les causes de l’Alzheimer, les conséquences, comment la prévenir et comment la guérir?

Bien entendu, on parle d’augmenter les fonds pour la recherche et trouver des moyens pour guérir cette terrible maladie. On parle aussi de prévention. Les moyens habituels, faire plus d’exercice et manger mieux. Aussi, entraîner son cerveau, sa mémoire.

Très bien. Mais posons la question: y-a-t-il des facteurs environnementaux à cette maladie? Certains le pensent. D’autres étudient la question. Tout comme les cancers. Il serait intéressant qu’on s’inquiète un peu plus de l’impact des nombreux produits chimiques en tout genre présent dans notre environnement: nettoyants, meubles, matériaux de construction, cosmétiques, pesticides, nourriture, etc. etc.

Puisqu’aujourd’hui, on parle aussi du décès du cancer du sein de l’artiste Lhasa de Sela a un très jeune âge, 37 ans., interrogeons-nous. Allons un peu plus loin. Pourquoi ne pas en parler plus et élaborer des règles beaucoup plus sévères concernant la pollution, l’utilisation de pesticides, de composantes chimiques dans nos produits de tous les jours. Sans paniquer bien entendu.

J’ai d’ailleurs fait un article pour le numéro d’octobre 2009 de Clin d’Oeil sur les causes environnementales du cancer du sein. Plusieurs médecins m’ont souligné la hausse du nombre de cas de jeunes femmes de l’âge de Lhasa. Sans avoir aucune explication autre que les causes environnementales. Malheureusement il est très difficile et ardu de faire le lien entre la pollution et les maladies. Alors on oublie et les compagnies continuent allégrement de polluer. On s’empoisonne quoi.

Voici ce texte. À la fin, vous trouverez une liste des produits les plus polluants et des liens vers des organismes et documents.
Lien entre pollution et cancer du sein ?

Par Cécile Gladel

Vous mangez bio, faites du sport, deux enfants, aucun antécédent familial ? Vous êtes à l’abri cancer du sein ? Malheureusement non. La pollution et les produits chimiques pourraient jouer un rôle. Voici pourquoi.

À 42 ans, Josée n’imaginait pas être sur la liste des victimes d’un cancer du sein. Naturopathe, non-fumeuse, elle n’avait aucun des facteurs habituels. Pourtant en 2006, le terrible diagnostic tombe. Et les exemples comme Josée pleuvent. Faut-il donc s’en remettre à la fatalité ou soupçonner des liens entre l’environnement le cancer du sein ?

De plus en plus de scientifiques sonnent l’alerte et pointent du doigt les facteurs environnementaux : pollution et produits chimiques et synthétiques. D’ailleurs, Action cancer du sein Montréal, un organisme à but non lucratif, a produit, en 2008, un rapport sérieux et très documenté : L’état des connaissances : les liens entre le cancer du sein et l’environnement. « De décennie en décennie, depuis la Seconde Guerre mondiale, les taux d’incidence de cancer du sein augmentent parallèlement à la prolifération des produits chimiques de synthèse », peut-on y lire.

De l’Institut national de santé publique du Québec au Réseau québécois des femmes en environnement, plusieurs groupes se réfèrent à ce rapport qui fait état des dernières recherches scientifiques sur les effets cancérigènes des contaminants dans les cosmétiques, la nourriture, les plastiques, l’air, l’eau, etc.
Deux mots qui paraissent barbares y sont aussi pointés du doigt : les perturbateurs endocriniens. Il s’agit de contaminants qui viennent modifier notre système endocrinien à long terme. Louise Vandelac, professeure à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et chercheure au CINBIOSE, qui a mené plusieurs recherches sur le sujet, observe qu’on néglige l’analyse des polluants persistants et de leurs effets de perturbation endocrinienne. « La santé des populations est étroitement liée à celle des milieux de vie et des écosystèmes.Il faut donc aller bien au-delà des habitudes de vie personnelles et des services de santé, pour inclure la réduction à la source des principaux contaminants.»

La Fondation canadienne du cancer du sein parle aussi des facteurs environnementaux, tout en précisant que les connaissances dans le domaine ne sont pas complètes. « Vous êtes en contact avec des produits chimiques en respirant, mangeant et buvant, ainsi qu’en touchant des produits naturels ou fabriqués », peut-on lire sur leur site Internet.

La docteure Diane Pelletier de la Fondation québécoise du cancer du sein ajoute que la question est très complexe, expliquant la lenteur du consensus scientifique sur ces facteurs environnementaux. « Les soupçons sont de plus en plus précis sur la responsabilité de plusieurs produits chimiques sur le cancer du sein, mais rien n’est prouvé ».

En effet, chaque femme va réagir de manière différente selon le lieu, la durée et la quantité d’expositions ainsi que la façon dont la substance agit sur la composition génétique de chacune.

Action cancer du sein Montréal n’est pas du même avis et pense que les preuves scientifiques sont suffisantes. « 50 % des cas de cancers du sein ne sont pas liés aux habitudes de vie. Ce type de cancer atteint des femmes de plus en plus jeunes et on continue à leur parler de leur style de vie. C’est très culpabilisant de savoir qu’on est responsable de son cancer », souligne Nancy Guberman, membre de l’organisme.

Que faire ?
Bien entendu, les actions personnelles arrivent en tête de liste : éliminer les produits chimiques de sa vie, manger bio, éviter les aliments transformés, utiliser des cosmétiques certifiés biologiques, des nettoyants, peintures, vernis écolos.
On peut aussi paniquer en pensant que chaque substance nous rapproche d’un cancer. « Il est vrai qu’on peut se sentir impuissante, mais au contraire, une fois informée, on doit faire pression sur les gouvernements pour favoriser l’adoption de réglementations sévères », explique Nancy Guberman.
Des pressions que l’on peut faire en écrivant à son député autant au fédéral qu’au provincial, en s’impliquant, en informant son entourage. « J’ai commencé à agir il y a 11 ans lorsque j’ai été atteinte d’un cancer du sein. N’attendez pas d’être une victime, soyez proactives », lance Mme Guberman.
Pour Louise Vandelac la mise en place du règlement sur les pesticides en 2006 au Québec constitue une importante avancée, mais il faut aussi viser l’agriculture, principal utilisateur de pesticides et d’OGM pesticides.
« Nous vivons dans une véritable « soupe de produits chimiques », dit-elle, d’où l’urgence d’améliorer nos mécanismes d’évaluation, comme l’ont fait les Européens en adoptant le 1er juin 2007 la règlementation REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques) désormais en vigueur en Europe.

En attendant comment se termine l’histoire pour Josée ? Elle est en rémission, mais vit avec une épée de Damoclès. Elle a profité de cette épreuve pour changer de carrière, son couple est plus fort et elle vit maintenant le moment présent. Elle continue à éviter tout ce qui pourrait polluer sa vie dans la mesure de son possible.

Pour en savoir plus
L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein
Sous la direction de Janet Gray, Ph. D.

Action cancer du sein de Montréal

Réseau québécois des femmes en environnement

Fondation québécoise du cancer du sein

Fondation canadienne du cancer du sein

The silent spring Institute

Breast cancer fund

La Convention de Stockholm, entrée en vigueur au plan international le 17 mai 2004, qui vise l’élimination «écologiquement rationnelle» de douze polluants organiques persistants (POPs).

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin ( livre et DVD)

Encadré
Où trouve-t-on des perturbateurs endocriniens ?

Dans les pesticides, les carburants, des matières plastiques, des détergents, des solvants industriels, la fumée de
cigarette, des produits de soins personnels, et dans certains médicaments. Certains additifs alimentaires sont des perturbateurs endocriniens.

Quels sont les principaux produits chimiques problématiques?
-Le DDT, qui demeure omniprésent, même s’il a
été interdit;
-Les herbicides de la famille des triazines. Alors que l’atrazine est interdit dans toute l’Europe, il est épandu à grande échelle aux États-Unis, sur de nombreuses cultures de première importance.
-Le bisphenol A : plastiques
-Les hydrocarbures polyaromatiques : Produits de combustion ubiquitaires.
-La fumée secondaire de cigarette
-Les dioxines : présentes dans les cultures, les viandes et les produits laitiers.
-Les alkylphénols : détergents et d’autres produits nettoyants.
-Les métaux : Cuivre, cobalt, nickel, plomb, mercure, cadmium et chrome.
-Les phtalates : Produits chimiques servant à rendre les plastiques plus flexibles; aussi présents dans certains cosmétiques ( vernis à ongles, fixatifs, parfums)
-Les parabènes : Antimicrobiens utilisés dans certains cosmétiques et certains produits de soins personnels.
-Phytooetrogènes: Soja, cereals

Source: L’État des connaissances: la relation entre l’environnement et le cancer du sein

L’annonce controversée d’une mort…

Depuis samedi soir, Twitter surtout et Facebook annonçaient la mort de Lhasa de Sela. Rien n’était confirmé, rien n’était infirmé. Depuis hier soir, ça l’est malheureusement. Une jeune femme de 37 ans victime d’un cancer du sein. L’annonce officielle du décès de l’artiste est ici.

Le web 2.0 fait des vagues. L’annonce de sa disparition sur Twitter a autant fait jaser que sa mort en elle-même. Même si la rumeur de la mort de Lhasa de Sela ne partait pas de nulle part. Elle venait de Facebook où plusieurs personnes liées à la chanteuse ont annoncé son décès. Même si Facebook peut être fermé et privé, c’est un média de diffusion d’information. Lorsqu’on écrit quelque chose sur son statut, il faut assumer que la nouvelle sera transmise…C’est ainsi. Des proches de l’artiste ont transmis une information sans que la nouvelle soit officielle. Ont-ils eu tort? Les personnes qui ont repris l’information ont-elles eu tort?

La suite sur Branchez-vous.

La haine sur les blogues…

Ce matin, dossier dans la Presse sur la haine présente sur les blogues. La journaliste, Louise Leduc m’a parlé il y a quelques semaines pour l’article. J’ai déjà abordé la question ici et sur Branchez-vous.

Je reste persuadée que l’anonymat est un terreau fertile à cette haine. Ajoutons-y la jalousie, l’envie mais aussi, quand on est une femme, la misogynie. Surtout quand on se présente comme indépendante et célibataire et encore plus féministe. Automatiquement je suis donc une lesbienne qui déteste les hommes. Cette classification automatique, cette homophobie latente qui est très présente au Québec (et ailleurs), cette misogynie profonde et violente (pensons au masculinisme) me fait toujours un peu peur, mais me rend surtout triste.

Sur Branchez-vous, je n’ai jamais répondu aux attaques homophobes en leur disant que je n’étais pas homosexuelle car je trouve que ce n’est pas le coeur du problème (N’importe qui peut bien penser que je suis lesbienne, j’en ai rien à foutre car ce n’est pas une insulte). J’ai seulement répondu en soulignant l’homophobie de leur commentaire. Car ça c’est super dérangeant.

Au départ sur Branchez-vous, j’ignorais les commentaires insultants puis finalement ma nature impétueuse et qui ne se laisse pas faire a rapidement repris le dessus. Je suis totalement d’accord avec les commentaires de Michel Dumais qui explique dans l’article qu’on ne doit rien laisser passer.

Michel Dumais, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies et animateur de Citoyen numérique sur les ondes de CIBL, croit qu’il faut cesser de banaliser les propos haineux sur le web. «On dit à nos enfants de ne pas accepter de se faire intimider à l’école, de dénoncer ceux qui les tyrannisent, et quand il s’agit de nous-mêmes, on ne fait rien. En tout cas, moi, il y a des limites que je n’accepte plus que l’on franchisse.»

Bref, la violence physique et verbale n’a pas de place dans notre société, que ce soit virtuel ou réel. Et je promets que le prochain qui me fait des menaces saura encore plus de quel bois je me chauffe. Il ne faut plus se laisser faire et l’accepter.

L’affaire Claude Robinson-Cinar: qui l’a soutenu pendant 14 ans?

Claude Robinson est un auteur plagié par la grosse compagnie Cinar. Cela lui a pris 14 ans de batailles juridiques pour faire reconnaître le plagiat et le tord de Cinar. Hier soir et ce soir, il était à Tout le monde en parle spécial de fin d’année pour parler de son histoire. La SARTEC propose ici un résumé de l’affaire.

À titre de journaliste et de membre du CA de l’AJIQ, le droit d’auteur me tient à coeur. L’affaire de Claude Robinson est incroyable et devrait inciter le gouvernement à raffermir les lois pour garantir le respect de ce droit, mais aussi la protection des petits contre les gros qui peuvent se payer des firmes d’avocats.

Ce qui me dérange beaucoup dans la couverture de l’affaire Robinson-Cinar est le fait qu’on l’a pratiquement ignoré pendant 14 ans. Il y a quand même cette entrevue avec les Francs-Tireurs. Maintenant qu’il s’est bien battu seul et contre tous et surtout qu’il a gagné, on l’encense, le louange, le félicite, on l’invite. Mais qui l’a soutenu durant ces 14 années de batailles juridiques interminables?

Au moins, il donne de l’espoir à toutes les personnes flouées. Mais qui veut se taper 14 ans de procédures judiciaires pour toucher le fruit de son travail ? Qui aura ce courage? Triste de voir qu’il est si difficile et long de faire respecter ses droits et son travail.